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1. INTRODUCTION
0.1. Problématique
La planification familiale est connue l’ensemble des programmes employés pour
provoquer une infécondité temporaire chez une femme ou un homme, est une
nécessité de santé publique puisqu’elle concerne particulièrement toute femme en âge
de procréer soit 28% de la population mondiale (MERGER S, 1993 ; P : 11)
Dans le monde, le nombre des femmes souhaitant recourir à la planification familiale a
nettement augmenté au cours de ces 20 dernières années passant de 900 millions en 2000
après de 1.9 milliard en 2021 (BOKUMA 2014 ; P :7)
Entre 2000 ans et 2020, le nombre des femmes utilisant la méthode contraceptive moderne est
passé de 663 millions à 851 millions.
En 2020, on a dénombré 81,5% des femmes mariés ou vivent dans une relation concubine
utilisent une méthode contraceptive aux Etats Unies. En Asie, l’utilisation des méthodes
contraception augmenté considérablement au cours des dernières années, le pourcentage
sensiblement plus élevé 71% de 7500 million de population utilise la contraception
(NYEMBO 2020 P :5).
En Afrique subsaharienne, le taux des femmes utilisant les méthodes contraceptions est bas
32%.
L’indice statistique, de fécondité est très élevée dans la plupart des pays Africains, souvent en
raison de manque d’accès à la contraception et à la planification familiale. Selon le
département des affaires économiques et sociales de nations unies, l’Afrique a un taux le plus
élevé de besoin non satisfaisant en contraception.
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L’utilisation des méthodes contraceptives est encore très faible, il n y a que 42% des femmes
en âge de procréer qui utilisent les méthodes contraceptives (UNICEF et USID 2006)
La province du Maniema n’est pas épargnée de la question liée à l’utilisation des méthodes
contraceptives, il a été clairement démontré que le Maniema demeure la province ayant la
prévalence contraceptive la plus faible de toute la RDC et le taux des grossesses
d’adolescentes de 15 à 19 ans est de 54% (rapport PNSR 2023), or, la déclaration d’Alma Ata
de 1978 préconise la prise en compte de la planification comme une composante de la santé
maternelle et infantile, de ce fait, elle est la quatrième composante de soins de santé primaire.
En plus, il est admis qu’à ce jours, qu’aucune femme ne peut mourir en donnant la vie, tout
comme aucun enfant ne peut perdre la vie en venant au monde pour des causes évaluables
notamment : Les grossesses trop précoces, trop rapprochées, nombreuses et trop tardive
“4Trop” (UNFPA .2011).
La planification aide les gouvernements à la réalisation des objectifs sociaux économiques à
partir du niveau communautaire ; permet également à éviter des morts de nourrissons et
enfants, réduis les accouchements à des problèmes et assure la survie des enfants, assure aussi
l’égalité des sexes et l’autonomisation de la femme.
Au monde, 78 % des femmes mariées ou vivant en union libre et en âge de procréer utilisent
les contraceptifs, soit 32 millions des femmes dans les régions les plus développées, 83 %des
femmes mariées ou vivant en union libre utilisent un moyen de contraception contre 17%
dans les régions moins développées (LOCOHT 2010 P.36, 38).
En Afrique, la proportion de femmes en union ayant besoin non satisfait en matière de
planification est estimée à 20% ; Parmi celle-ci, la grande majorité aurait davantage besoin
d'utiliser la contraception pour espacer que pour limiter (21 %) ([Link]à.org)
En RDC, 846 femmes meurent chaque année suite au non-respect des principes liés à la suite
de la reproduction pendant la grossesse et
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après la grossesse (OMS 2006) La RDC est l'un de six pays au monde qui contribuent à 50%
de la mortalité maternelle où l'on enregistre le faible taux d'utilisation des méthodes
contraceptives (BOKUMA 2014) Dans ce pays le taux de mortalité maternelle s'élève à 670
décès pour 100.000 naissance. KAYEMBE (2023) dont la prévalence du Maniema n'est pas
épargnée, elle garde la prévalence la plus élevée de la République (Rapport PNSR Maniema
2013).
L'accès aux méthodes contraceptives usuelles est plus limité dans la province du Maniema
qu'ailleurs. Rapport au Sud-Kivu, seul 5 % des femmes en âge de procréer utilisent les
méthodes contraceptives modernes suite à la disponibilité croissante des intrants. Or, la
planification familiale permet de sauver des vies, prévenir des grossesses non désirées, le
nombre d'avortement et de réduire les mortalités infantiles et maternelles dues aux
complications liées à l'accouchement. ([Link])
L’hôpital général de référence de Kibombo lieu de notre recherche présente un nombre
insignifiant des femmes qui utilisent les méthodes contraceptives
Mais il reste les questions de savoir :
✓ Quel est le taux d’utilisation des méthodes contraceptives chez les femmes en âge de
procréer à l’HGR/Kibombo au cours de notre période d’étude ?
✓ Pourquoi les femmes en âge de procréer posent encore des problèmes en matière d’accès à
la planification familiale à l’HGR/Kibombo, et quelles sont les difficultés qu’elles éprouvent
pour accéder à l’utilisation des méthodes contraceptives moderne dans cet établissement
pendant notre période d’étude ?
✓ Quelles sont les méthodes contraceptives modernes utilisées par les femmes en âge de
procréer à l’HGR/Kibombo lors de notre période recherche ?