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Synthèse de l'oxyde CeNi1-xCoxO3

Ce mémoire de master présente la synthèse et la caractérisation de l'oxyde mixte CeNi1-xCoxO3 par la méthode sol-gel, en étudiant différentes compositions (x=0, 0.1, 0.2, 0.3). Le travail est encadré par Dr. Ilham Chadli et soutenu par un jury composé de membres de l'Université Mohamed Kheider de Biskra. L'étude met en avant les propriétés physico-chimiques des oxydes pérovskites et leur importance dans divers domaines technologiques.

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Synthèse de l'oxyde CeNi1-xCoxO3

Ce mémoire de master présente la synthèse et la caractérisation de l'oxyde mixte CeNi1-xCoxO3 par la méthode sol-gel, en étudiant différentes compositions (x=0, 0.1, 0.2, 0.3). Le travail est encadré par Dr. Ilham Chadli et soutenu par un jury composé de membres de l'Université Mohamed Kheider de Biskra. L'étude met en avant les propriétés physico-chimiques des oxydes pérovskites et leur importance dans divers domaines technologiques.

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Université Mohamed Kheider de Biskra

Faculté Des Sciences Exactes Et Des Science De La Nature et de la Vie


Département Des Science De La Nature

MÉMOIRE DE MASTER
Domaine : Sciences de la Matière
Filière : Chimie
Spécialité : Chimie des matériaux

Réf. : CH04

Présenté et soutenu par :


Amani CHIKH
Le : 10/06/2024.

Synthèse et caractérisation de l’oxyde mixte


CeNi1-xCoxO3 où (x= 0, 0.1, 0.2, 0.3) par voie solgel

Jury :

Mme Oum keltoum KRIBAA Pr Université Med Khider Biskra Présidente

Mme Noura ABDESSALEM MCA Université Med Khider Biskra Examinatrice

Mme Ilham CHADLI MCB Université Med Khider Biskra Promotrice

Année universitaire : 2023-2024


REMERCIEMENTS
En préambule à ce mémoire de master chimie des matériaux, je remercie
ALLAH qui m'aide et m'a donné la patience et le courage durant ces langues
années d'étude.
Ce travail est réalisé au Laboratoire de Chimie de Département des
Sciences de la Matière de l’Université de Biskra.
J'adresse mes sincères remerciements à mon encadrant [Link]
CHADLI, à qui j'exprime toutes ma reconnaissance, de m'avoir encadré et
encouragé tout le long de de réalisation de ce mémoire. Merci pour sa bonne volonté,
sa patience et ses précieux conseils ainsi que pour la pertinence de ses remarques.
J'exprime aussi mes vifs remerciements aux membres du jury, Dr. Noura
ABDESSALEM et [Link] KRIBAA, pour l'intérêt qu'ils ont
porté à notre recherche en acceptant d'examiner mon travail et de l'enrichir par
leurs remarques.

Pour conclure, je souhaite adresser mes remerciements à tout l'ensemble du


personnel du département de Science de la matière de la faculté des sciences
exactes et science de la nature et de vie, aussi tous ceux qui, de près ou de loin,
ont contribué à la réalisation de ce travail.

Merci sincèrement.
Amani CHIKH
Dédicace
Je dédie ce travail
À mes chers parents, que nulle dédicace ne peut exprimer mes sincères
sentiments, pour leur patience illimitée, leur encouragement contenu,
leur aide, en témoignage de mon profond amour et respect pour ses
grands sacrifices.
À mes chères sœurs : tassnime, Yara et mes frères Abderrahmane,
Chafik pour leur grand amour et leur soutien, qu’ils trouvent ici
l’expression de ma haute gratitude.
À toute ma famille
À toutes mes amies :
Hadjer , Sabrina, Hafsa, Rania, Fadwa
À tous ceux qui me sont chers
À toute la promo 2éme Master chimie des matériaux 2024.

Amani CHIKH
Liste des figures
N° Figure Page
I.1 Différents éléments des sites A et B qui peuvent être logés dans la structure
4
ABO3…………………………………………………………………………………….
I.2 Représentation de la structure pérovskite cubique idéale de type pérovskite
6
ABO3…………………………………………………………………………………….
I.3 Différents défauts ponctuels dans un réseau cristallin………………………….. 13
I.4 Structure en bandes d’énergie des matériaux ; Isolants, Semi-conducteurs et
14
Métaux………………………………………………………………………………….
I.5 Dopage de type N et de type P……………………………………………………… 15
II.1 Schéma des différentes étapes du processus sol-gel……………………………... 17
II.2 Gel polymérique………………………………………………………………………. 18
II.3 Gel colloïdal..………………………………………………………………………. 18
II.7 Spectrophotomètre infrarouge à transformation de Fourier de type FTR-
23
8400S SHIMADZU…………………………………………………………………...
II.8 Transitions entre les différents niveaux d'énergie HOMO-LUMO…………….. 24
II.9 Arrangement optique dans un spectrophotomètre à double faisceau…………. 25
II.10 Absorption optique bande à bande entre la bande de valence occupée et la
25
bande de conduction inoccupée……………………………………………………..
II.11 Structure de bande d'un semi-conducteur à gap: a) direct, b) indirect……….. 26
II.12 Courbe (αℎ)2 = f(ℎ) pour la détermination du gap optique de CuO………... 27
III.1 Les produits (réactifs) utilisés dans la synthèse deCeNi1-xCoxO3 avec (x=0,
28
0.1, 0.2, 0.3)…………………………………………………………………………....
III.2 Les étapes de la synthèse de CeNiO3par la méthode citrate…………………… 31
III.3 Organigramme résumant la méthode d’élaboration de poudre des oxydes de
32
composition CeNi1-xCoxO3 ( x=0, 0.1, 0.2, 0.3) par la méthode sol gel………
III.3 Mortier en agate et presse hydraulique pour préparation des échantillons….. 33
III.4 Spectromètre infrarouge à transformée de Fourier FTIR- Shimadzu FTIR -
33
8400……………………………………………………………………………………..
III.5 Spectres IRTF de l’oxyde CeNi1-xCoxO3 (x=0, 0.1, 0.2, 0.3)…………………… 34
III.6 Spectres d’absorptions UV-Visible de l’oxyde CeNi1-xCoxO3 (x=0, 0.1, 0.2,
35
0.3)………………………………………………………………………………………
III.7 Courbes (𝛼ℎ𝜈)2 = f(ℎ𝜈) pour les compositions CeNi1-xCoxO3 ( x=0, 0.1, 0.2, 37
0.3)………………………………………………………………………………………
III.8 La variation de l’énergie de gap E g en fonction de la teneur du dopage x
37
dans CeNi1-xCoxO3 ……………………………………………………………………
Liste des tableaux
N° Tableau Page
I.1 Quelques applications des oxydes type pérovskite selon leurs propriétés…….... 11
III.1 Caractéristiques et provenance des réactifs de départ……………………………. 29
III.2 Facteurs de tolérance pour les différents composants étudiés…………………… 29
III.3 Quantités des produits de départs et volumes d’éthanol pour dissoudre les
sels précurseurs de nitrates et l’acide citrique……………………………………... 30
Liste des Abréviations
Abréviation Désignation
BV Bande de valence
BC Bande de conduction
Eg Energie de gap
SOFC Solid Oxide Fuel cell
DRX Diffraction des rayons X
Infrarouge à transformation de
IRTF
fourrier
UV-Visible Ultraviolet-Visible
TABLE DE MATIERE

TABLE DE MATIERE
LISTE DES FIGURES
LISTE DES TABLEAUX
LISTE DES ABREVIATIONS
INTRODUCTION GENERALE 1
Références bibliographiques
CHAPITRE I
ÉTUDE BIBLIOGRAPHIQUE
[Link] ……………………………………………………………………………. 3
I.2.Généralités sur les oxydes mixtes …………………………………………………....... 3
I.3.Généralités sur pérovskite ……………………………………………………………... 4
[Link] pérovskite idéale …………………………………………………………...... 5
[Link] de la stabilité de la structure ………………………………………………... 6
[Link]é des liaisons anions-cations …………………………………………...... 6
[Link] de tolérance t …………………………………………………………... 7
[Link]ère d’électro-neutralité ……………………………………………………... 7
[Link] des Pérovskites………………………………………………………………...... 7
I.6.1.Pérovskite tétragonale…………………………………………………………... 7
I.6.2.Pérovskite rhomboédrique.…………………………………………………....... 8
I.6.3.Pérovskite Orthorhombique…………………………………………………...... 8
I.6.4.Pérovskite monoclinique et triclinique…………………………………………. 8
[Link]…………………………………………………………………. 9
[Link]étés physico-chimiques et applications technologiques des structures pérovskites……... 9
[Link]étés électriques …………………………………………………………... 9
[Link]étés diélectriques ………………………………………………………… 9
[Link]étés catalytiques …………………………………………………………. 10
[Link]étés photocatalytiques……………………………………………………. 10
[Link]é……………………………………………………………….. 11
[Link]ézoélectricité.…………………………………………………………………. 11
[Link]électricité.…………………………………………………………………. 11
I.8.Défaut dans les structures pérovskite………………………………………………….. 12
[Link] des défauts dans les cristaux………………………………………. 12
I.8.2.Défauts ponctuels ………………………………………………………………. 12
[Link] des défauts ponctuels……………………………………………………... 13
TABLE DE MATIERE

I.8.3.1.Défauts intrinsèques……………………………………………………. 13
I.[Link].Défaut de Schottky …………………………………………… 13
I.[Link].Défaut de Frenkel …………………………………………….. 13
I.8.3.2.Défauts extrinsèques…………………………………………………….. 14
[Link] Semi-Conducteurs…………………………………………………......................... 14
I.9.1. Généralités sur les Semi-conducteurs …………………………………………. 14
I.9.2. Types des Semi-conducteurs ………………………………………………….. 15
[Link]-conducteur intrinsèque …………………………………………… 15
[Link]-conducteurs extrinsèques…………………………………………. 15
Références bibliographiques
CHAPITRE II
METHODE DE SYNTHESE ET TECHNIQUES DE CARACTERISATION
II.1. Introduction…………………………………………………………………………... 16
II.2.Méthode de synthèse sol gel …………………………………………………………. 16
[Link]……………………………………………………………………... 16
II.2.1.Définition……………………………………………………………………… 16
[Link]………………………………………………………………………... 17
[Link]égories de la méthode sol-gel……………………………………………… 17
[Link]-gel polymérique………………………………………………… 17
[Link]-gel colloïdal……………………………………………………... 18
II.2.5.Mécanismes réactionnels de la réaction sol-gel ……………………………… 18
II.2.5.1.Réactions de sol-gel polymérique…………………………………… 18
II.2.5.Réactions de sol-gel colloïdale………………………………………... 19
II.2.6.Séchage………………………………………………………………………... 19
[Link] paramètres influençant la synthèse sol-gel ………………………………. 20
[Link] avantages et les inconvénients……………………………………………. 21
[Link] avantages ……………………………………………………….. 21
[Link] inconvénients ………………………………………………… 21
II .[Link] de caractérisation ……………………………………………………….. 21
II .[Link] infrarouge à transformation de Fourier (IRTF) ………………. 21
II .3.1.1.Définition …………………………………………………………... 21
II .[Link] générale ………………………………………………… 22
II .[Link] du fonctionnement du Spectromètre……………………… 22
TABLE DE MATIERE

[Link] des spectres IRTF………………………………………….. 23


II .[Link] UV-Visible ……………………………………………………. 23
II .3.2.1.Définition…………………………………………………………... 23
II .[Link] générale…………………………………………………… 24
II .[Link] de fonctionnement de spectrophotomètre…………………. 24
II .[Link] optique UV-visible…………………………………….. 25
II .[Link].Principe………………………………………………… 25
II .[Link].Gap direct et indirect………………………………… 26
II .[Link].Détermination des énergies de gap…………………….. 27
Références bibliographiques
CHAPITRE III
SYNTHESE ET CARACTERISATION DE CeNi1-XCoXO3
[Link]…………………………………………………………………………... 28
[Link] de matière première………………………………………………………….... 28
[Link] de tolérance………………………………………………………………….. 29
[Link] par vie sol-gel de solutions solide de CeNi1-xCoxO3 avec(x=0, 0.1, 0.2, 30
0.3)………………………………………………………………………………………….
III .[Link]érisation par spectroscopie infrarouge (IRTF)……………………………….. 33
III.5.1. Préparation des échantillons……………………………………………… 33
[Link] des spectres infrarouge…………………………………………... 33
[Link]érisation par spectromètre ultraviolet–visible ……………………………….. 35
[Link] des spectres UV-Visible………………………………………… 35
III.6.2.Détermination de l’énergie de gap (𝑬g)…………………………………... 36
Références bibliographiques
Conclusion Générale……………………………………………………………………... 38
Résumé…………………………………………………………………………………….. 39
Introduction Générale
Introduction Générale

Introduction Générale
Les oxydes sont les minéraux les plus abondants dans la croûte et le manteau
terrestres, formant des minéraux avec différents degrés de complexité structurelle, des sels de
roche les plus simples aux silicates les plus complexes. Parmi eux, les oxydes pérovskites
ayant un bloc de construction ABO3, où A et B sont des cations métalliques, constituent une
famille très importante avec une structure assez simple mais admettant une très grande variété
de cations [1].

Les oxydes métalliques de type pérovskite ont été largement étudiés et appliqués dans
divers domaines au cours des dernières décennies en raison de leur extraordinaire variabilité
de compositions et de structures avec des propriétés physiques et chimiques ciblées (par
exemple, le comportement redox, la mobilité de l'oxygène, la conductivité électronique et
ionique). Récemment, les oxydes métalliques pérovskites nanoporeux ont fait l'objet d'une
grande attention en raison de leur morphologie et de leurs propriétés particulières, ainsi que
de leurs performances supérieures [2].

L'intérêt porté aux oxydes de structure pérovskite ABO3, depuis de nombreuses


années, résulte dans la facilité de changer la nature des cations A et B présents dans la
structure. Les modifications de ces éléments entraînent un changement des propriétés
intrinsèques du matériau laissant ainsi la porte ouverte à toutes sortes de propriétés physiques
en fonction de la nature chimique et électronique des atomes A et B [3].

Diverses méthodes sont disponibles pour synthétiser les oxydes de pérovskite, telles
que la réaction à l'état solide, la co-précipitation, l'hydrothermale, la solvothermale et le sol-
gel. Parmi celles-ci, la méthode Sol-Gel est l'une des techniques les plus simples pour
synthétiser des nanostructures et des microstructures de haute qualité. Cette méthode présente
plusieurs avantages par rapport à d'autres voies de synthèse, comme le contrôle de la texture,
de la taille et des propriétés de surface des matériaux, la facilité de mise en œuvre, le faible
coût, la haute qualité et la production de matériaux à grande surface [4]. En conséquence, elle
a été choisie comme la méthode de prédilection.

1
Introduction Générale

Dans ce travail nous aborderons l’étude de l’effet de la substitution sur les propriétés
de l’oxyde mixte CeNiO3, un matériau pérovskite orthorhombique, est l'objet de recherches
intensives en raison de ses propriétés magnétiques et électroniques uniques. En tant qu'oxyde
de terre rare commun, l'oxyde à base de cérium présente les avantages d'une abondance
naturelle, d’un constant diélectrique élevé, d'une bande interdite élevée, d'un faible coût, ainsi
que d'états de valence variables entre Ce3+ et Ce4+. Jusqu'à présent, les recherches sur les
pérovskites à base de cérium sont peu nombreuses et la plupart d'entre elles se concentrent sur
les comportements catalytiques plutôt que sur les performances électrochimiques [5]. CeNiO3
est perçu comme un matériau d'anode prometteur pour les applications de supercondensateurs
en raison de sa structure stable et de sa durée de vie prolongée [6].Ces caractéristiques font un
champ d'étude dynamique dans le domaine de la science des matériaux. Les investigations sur
CeNiO3 ouvrent ainsi de nouvelles voies pour une meilleure appréhension des phénomènes
physiques fondamentaux et pour l'avancement des technologies innovantes.

L’objectif de cette étude est de synthétiser des d’oxydes mixtes de composition


CeNi1-xCoxO3 d’où (x=0, 0.1, 0.2, 0.3) par la voie sol-gel dite citrate, et d’étudier l’effet du
dopage par Co au site B sur les propriétés structurales et optiques du CeNiO3.

Cette mémoire est divisée en trois chapitres :


 Le premier chapitre présente une revue de la littérature couvrant les bases des
structures des pérovskites de type ABO3 et de leurs propriétés associées.
 Le deuxième chapitre est divisé en deux sections. La première section détaille la
méthode expérimentale utilisée pour la préparation des oxydes de type pérovskite par
voie humide, incluant la technique sol-gel citée aux citrates. La seconde section décrit
les diverses techniques physico-chimiques employées pour caractériser les poudres
obtenues, incluant la diffraction des rayons X (DRX), la spectroscopie infrarouge à
transformée de Fourier (IRTF) et la spectroscopie UV-visible.
 Le troisième chapitre traite du processus de synthèse des oxydes élaborés par la
méthode citrate, ainsi que de la caractérisation des échantillons à l'aide de la
spectroscopie infrarouge et de la spectroscopie UV-visible. Les résultats obtenus sont
ensuite discutés dans ce même chapitre.
Enfin, une conclusion générale résume l'essentiel de notre étude.

2
Introduction Générale

Références bibliographiques
[1] SANCHEZ, Florencio, OCAL, Carmen, et FONTCUBERTA, Josep. Tailored surfaces
of perovskite oxide substrates for conducted growth of thin films. Chemical Society
Reviews, 2014, vol. 43, no 7, p. 2272-2285.
[2] HUANG, Xiubing, ZHAO, Guixia, WANG, Ge, et al. Synthesis and applications of
nanoporous perovskite metal oxides. Chemical science, 2018, vol. 9, no 15, p. 3623-
3637.
[3] BEN MYA, Omar, OMARI, Mahmoud. Synthèse et Caractérisation de la pérovskite
La1-xSrxFe0.7Ni0.3O3. International Journal of Scientific Research & Engineering
Technology (IJSET), 2015, vol.3, p.146-149.
[4] NAVAS, Daniel, FUENTES, Sandra, CASTRO-ALVAREZ, Alejandro, et al. Review
on sol-gel synthesis of perovskite and oxide nanomaterials. Gels, 2021, vol. 7, no 4, p.
275.
[5] HU, Quanli, YUE, Bin, SHAO, Hongyang, et al. Facile syntheses of cerium-based
CeMO3 (M= Co, Ni, Cu) perovskite nanomaterials for high-performance
supercapacitor electrodes. Journal of materials science, 2020, vol. 55, p. 8421-8434.
[6] HARIKRISHNAN, M. P., NAVEENA, P., BASKARAN, N., et al. Fabrication of
cerium nickel oxide (CeNiO3) nanoparticle on vanadium tetra sulphide (VS4)
nanosheet composite materials as an enhanced electrode for supercapacitor
applications. Electrochimica Acta, 2023, vol. 462, p. 142729.
Chapitre I
Étude bibliographique
Chapitre I Etude bibliographique

[Link]
Les oxydes de type pérovskite sont couramment synthétisés et étudiés en raison de
leurs nombreuses applications dans divers domaines technologiques. Dans ce chapitre, nous
présentons les principes de cristallochimie liés à cette structure, ainsi que leurs propriétés,
avantages et applications industrielles.

I.2.Généralités sur les oxydes mixtes


Les oxydes mixtes, également désignés sous les appellations d'oxydes métalliques ou
de matériaux inorganiques, revêtent une importance pratique significative. Ils se trouvent dans
de nombreux minerais et participent à de multiples réactions chimiques.
Les oxydes mixtes sont des matériaux solides homogènes qui intègrent divers cations
métalliques avec différents degrés d'oxydation. Ces cations s'associent aux ions oxydes O2-,
formant ainsi une structure cristalline bien définie. Les méthodes de préparation, la nature
chimique des cations et la composition chimique de ces oxydes revêtent une importance
cruciale. Ces cations influent sur les propriétés physiques telles que la structure cristalline, la
conductivité électrique et la surface spécifique, entraînant ainsi des modifications
significatives dans le comportement électrochimique de ces matériaux [1].

Trois catégories d'oxydes mixtes sont répertoriées comme suit :

 Les pérovskites : cette famille comprend des composés avec la formule ABO3, où A
est un gros cation et B est un petit cation de métal de transition. Des exemples sont
CaTiO3, SrTiO3 et BiFeO3.
 Les spinelles : des oxydes ont la formule AB2O4, où A et B sont généralement des
métaux de transition. Certains spinelles sont composés de cations A+2 et B+3, comme
le Co3O4, tandis que d'autres sont composés de cations A+4 et B+2, comme le
MnCo2O4.
 Les pyrochlores : Certains composés ont la formule A2B2O7, où A est un cation avec
un degré d'oxydation de +3 et B a un degré d'oxydation de +4. Des exemples incluent
Bi2Ru2O7 et La2Zr2O7 [2].

3
Chapitre I Etude bibliographique

I.3.Généralités sur pérovskite


Le terme "pérovskite" a été inventé pour la première fois par Gustav Rose en 1839
pour le minéral CaTiO3, qui l'a nommé d'après le noble et minéralogiste russe, le comte Lev
Alekseyevich von Perovski. Plus tard, en 1926, Victor Goldschmidt l'a utilisé pour la
première fois comme terme général pour désigner le groupe de structures cristallines. Dans la
nature, les pérovskites se présentent principalement sous forme d'oxydes, la majorité étant des
silicates (tels que les minéraux bridgmanites), mais elles existent également sous forme de
fluorures, de chlorures, d'hydroxydes, d'arséniures et de composés intermétalliques [3].
La formule chimique typique de la structure pérovskite d’oxyde est ABO3, où A est un
grand cation avec une valence comprise entre +1 et +3 (par exemple des ions alcalins,
alcalino-terreux, terres rares) et B est un ion métallique de petite ou moyenne taille avec une
valence comprise entre +3 et +5, souvent un ion de métal de transition, O est l’ion oxygène
[4,5].
La diversité des propriétés (électroniques, magnétiques, optiques, catalytiques..) qui
caractérisent les oxydes mixtes type pérovskite s'explique par le large éventail d'éléments de
la classification périodique (près de 90 %) pouvant contribuer à la formation d'une structure
pérovskite stable [6,7].

Figure I.1: Différents éléments des sites A et B qui peuvent être logés dans la structure
ABO3.

4
Chapitre I Etude bibliographique

Les matériaux pérovskites purs (ABO3) ne présentent pas toujours les propriétés
souhaitées. Pour les rendre utiles, le dopage des sites A et/ou B est nécessaire. Le dopage des
sites A et/ou B améliore les propriétés et génère également des phénomènes très intéressants
en raison de la modification de la structure cristalline, des longueurs de liaison, des états
ioniques, etc. La formule chimique générale des sites A et B après dopage dans la matrice
pérovskite peut être trouvée sous la forme de A1-xA'xBO3 (0 < x < 1) et AB1-yB'yO3 (0 < y <
1), respectivement. Cependant, les pérovskites d'oxyde dopées simultanément aux sites A et B
ont une formule générale A1-xA'xB1-yB'yO3 [8].

De cela on distingue deux types de pérovskites suivant l’occupation des sites A et B :


1. Les pérovskites simples, telles que PbTiO3, BaMnO3 et KnbO3, ont un seul type
d'atome occupant les deux sites.
2. Les pérovskites complexes, telles que La0.8Sr0.2CoO3, PbMg0.33Nb0.67O3 et
PbCo0.25Mn0.75O3, ont deux types d'atomes occupant soit le site A, soit le site B [9].

[Link] pérovskite idéale


La structure pérovskite idéale est celle de plus haute symétrie et se trouve sous la
forme cubique simple Pm3̅m [10]. En fait, en fonction du choix de l'origine, il y a deux façons
de décrire la structure. Dans la première (Figure. I.2 (a)) A se trouve à l'origine, dans la
position 1a (0, 0, 0), B se trouve au centre du cube, dans la position 1b (½, ½, ½), les
oxygènes se trouvant au milieu de chaque face, dans la position 3c (½, ½, 0). Dans la
deuxième façon (Figure. I.2 (b)), l'origine est déplacée d'un vecteur (½, ½, ½), ce qui amène
A à occuper la position 1b (½, ½, ½), B la position 1a (0, 0, 0) et les oxygènes se trouvent au
milieu de chaque arrête, dans la position 3c (0, 0, ½). [11]. Dans la cellule unitaire d'une
pérovskite, le cation "B" forme un arrangement octaédrique avec les anions O, c'est-à-dire
BO6, et le cation "A" occupe un site cuboctaédrique avec les anions O, c'est-à-dire AO12 [8].

5
Chapitre I Etude bibliographique

Figure I.2 : Représentation de la structure pérovskite cubique idéale de type pérovskite


ABO3.

[Link] de la stabilité de la structure


Il convient de noter que la stabilité de la structure pérovskite est étroitement liée à deux
paramètres fondamentaux: l'ionicité des liaisons anions-cations et le facteur de tolérance t.

[Link]é des liaisons anions-cations


La différence d’électronégativité entre les ions d’une structure pérovskite ABO3
permet d’avoir un aperçu de la stabilité de la structure. Le caractère ionique d’une
composition ABO3 est quantifié à partir des différences d’électronégativités données par
l’échelle de Pauling [9]:
𝛘𝑨−𝑶 + 𝛘𝑩−𝑶
𝛘̅ =
𝟐
χA-O et χB-O sont les différences d’électronégativité entre les cations A et B et les oxygènes
associés. La stabilité de la structure pérovskite augmente lorsque les liaisons impliquées sont
fortement ioniques [12].

6
Chapitre I Etude bibliographique

[Link] de tolérance t
Le choix des éléments constituants de la pérovskite influence la structure du cristal
ionique. On introduit le facteur de tolérance t par la relation (1) de façon à avoir un paramètre
quantitatif caractérisant la cristallinité de la structure (Goldsmith1926) [13] :
(𝒓𝑨 + 𝒓𝑶 )
𝒕=
√𝟐 (𝒓𝑩 + 𝒓𝑶 )
Où rA, rB, et rO sont les rayons ioniques des ions A, B, et O, respectivement, avec les
limites de rA > 0,09 nm, rB > 0,051 nm et 0.88<t<1.09.
Le facteur de tolérance peut être utilisé pour estimer la pertinence de la combinaison
de cations pour la structure de la pérovskite. Il s'agit d'une mesure réelle du degré de
distorsion de la pérovskite par rapport à la structure cubique idéale, de sorte que la valeur de t
tend vers l'unité lorsque la structure se rapproche de la forme cubique. D'après l'équation, le
facteur de tolérance diminue lorsque rA diminue et/ou rB augmente. Sur la base de l'analyse de
la valeur du facteur de tolérance, Hines et [Link] ont uniquement suggéré que la structure
de la pérovskite peut être estimée. Pour 1.00 <t<1.13, 0.9 < t < 1.0, et 0.75 < t <0.9, la
structure de la pérovskite est respectivement hexagonale, cubique et orthorhombique. Pour t<
0,75, la structure a été adoptée à la structure hexagonale de l'ilménite (FeTiO3) [14].

[Link]ère d’électro-neutralité
La formule chimique du matériau pérovskite doit avoir une charge neutre équilibrée,
par conséquent, la somme des charges totales des sites A et B des cations doit être égale aux
charges totales du site O (oxygène) de l'anion ou des anions. Une répartition appropriée des
charges doit être obtenue sous les formes A3+B3+O3 (LaFeO3), ou A2+B4+O3 (BaTiO3), ou
A1+B5+O3 (KNbO3) [14].
[Link] des Pérovskites
I.6.1.Pérovskite tétragonale
Lorsque A est plus grand, t >1 alors la liaison octaédrique B-O est déformé et une
augmentation le long de l'axe C, se produit. Le composé le plus typique de cette classe est
BaTiO3. Il cristallise dans le groupe d'espace P4mm, Z = 1, a0 = 0,3994 nm et c0 = 0,4038 nm.
Le composé PbTiO3, montre une distorsion plus élevée. Dans ce dernier composé,
l'augmentation du volume du cation A est combinée avec la nature de la monopaire du cation
Pb2+, conduisant à l'une des plus grandes valeurs de tétragonalité c0/a0 de la structure de type
pérovskite [15].

7
Chapitre I Etude bibliographique

I.6.2.Pérovskite rhomboédrique
Dans de nombreux matériaux, la structure cubique peut subir une légère déformation
pour adopter une symétrie rhomboédrique. Si cette déformation ne modifie pas les dimensions
de la maille unitaire, il est possible de l'associer à une maille contenant une ou deux formules
unitaires, respectivement avec des angles rhomboédriques d'environ 90° ou 60°. Toutefois, les
anions sont généralement déplacés pour s'adapter à la maille de plus grande unité avec un
angle d'environ 60°.
Des exemples de pérovskites rhomboédriques incluent LaAlO3, LaNiO3 et LaCoO3.
LaCoO3 présente une structure rhomboédrique à température ambiante, mais subit deux
transitions de phase intéressantes à des températures élevées. Elle passe d'abord à une autre
phase rhomboédrique (de R3c à R3), où les ions cobalt trivalents s'ordonnent de manière à
alterner les plans (111) avec des ions Co (III) à haut et bas spin. À une température supérieure
à 937°C, une seconde transition survient, maintenant le groupe d'espace R3 mais modifiant
brusquement l'angle de 60,4 à 60,0º [16].

I.6.3.Pérovskite Orthorhombique
La structure de GdFeO3 est probablement l'exemple le plus caractéristique parmi
toutes les pérovskites orthorhombiques déformées. Son groupe d'espace est Pbnm et les
paramètres de maille sont : a = 5.346 Å, b = 5.616 Å et c = 7.666 Å, avec Z = 4. Ces
paramètres sont liés à la maille cubique pseudo a` par : a ~ b ~ √2a´ et c ~ 2a´ [17].
Dans cette structure, les octaèdres FeO6 sont distordus et inclinés, tandis que le
polyèdre GdO12 présente une distorsion sévère, montrant des coordinations (8 + 4). D'autres
matériaux adoptant cette structure orthorhombique déformée comprennent NaUO3, NaMgF3,
LaYbO3 et de nombreux composés de lanthanides tels que LnCrO3, LnGaO3, LnFeO3,
LnMnO3, LnRhO3...etc [18].

I.6.4.Pérovskite monoclinique et triclinique


Dans de nombreux cas, des mailles cristallines monocliniques comme celles de
BiMnO3 et BiScO3, ou tricliniques telles que celles de AgCuF3, CsPbI3, PbSnO3, et BiCrO3,
ont été identifiées. Cependant, il a été constaté que dans plusieurs de ces situations, ces
mailles ne représentaient en réalité que des approximations de mailles multiples réelles. Par
exemple, les phases similaires à GdFeO3 ont souvent été catégorisées comme ayant une
pseudo maille monoclinique, caractérisée par des relations de longueurs de côtés telles que a ~
b ~ a´ et un angle β d'environ 90 degrés [19].

8
Chapitre I Etude bibliographique

[Link]
Comme mentionné précédemment, de nombreux matériaux de type pérovskite peuvent
exister sous plusieurs formes polymorphes. Certaines de ces structures sont particulièrement
importantes en ce qui concerne leurs propriétés physiques et leurs applications. Par exemple,
dans des composés tels que BaTiO3 et KNbO3, différentes transformations de phase sont
observées en fonction de la température, passant de la structure rhomboédrique à
l'orthorhombique, puis à la tétragonale et enfin à la cubique. Ces transitions de phase sont
réversibles et toutes ces formes polymorphes possèdent une maille unitaire pseudo-cubique
avec une longueur de côté d'environ 4 Å. Il est important de noter que toutes ces formes sont
ferroélectriques à des températures plus basses [19].
[Link]étés physico-chimiques et applications technologiques des structures
pérovskites
[Link]étés électriques
De nombreux oxydes pérovskite démontrent une conductivité électronique élevée,
comparable à celle des métaux. Des exemples classiques de ces oxydes incluent LaCoO3,
LaFeO3 et LaMnO3, qui sont désormais largement utilisés comme cathodes dans les Pile à
combustible à oxyde solide SOFC.

. Trois types de conducteurs peuvent être distingués en fonction du mode prédominant de


transport de courant :

- Les conducteurs électroniques, où le transport est assuré principalement par des


électrons, comprenant les métaux, les semi-conducteurs et les supraconducteurs.
- Les conducteurs ioniques, où le transport est assuré par des atomes chargés.
- Les conducteurs mixtes, où le transport implique à la fois des électrons et des atomes
chargés [20].

[Link]étés diélectriques
Un diélectrique est un matériau qui s'oppose au passage du courant électrique. Celui-ci
est caractérisé par une résistivité (p) très élevée supérieure à 1010 Ω.cm-1. Par conséquent, c'est
un matériau dont les charges électriques sont localisées et ne peuvent subir que de faibles
déplacements par rapport à leurs positions d'équilibre. Cette aptitude à accepter une faible
délocalisation de charges permet de définir la polarisabilité. Ainsi, sous l'action d'un champ
électrique extérieur, un moment dipolaire apparaît [21].

9
Chapitre I Etude bibliographique

[Link]étés catalytiques

Un catalyseur est une substance qui participe à une réaction mais qui reste inchangée à
la fin de la réaction. Il n'est pas représenté dans l'équation chimique finale de la réaction. Les
catalyseurs peuvent inclure des métaux, des oxydes, des bases, des sels, etc., et sont ajoutés au
milieu réactionnel en quantités petites ou infimes. Les oxydes de pérovskite, par exemple,
sont utilisés en catalyse pour diverses applications telles que la production d'hydrogène, la
conversion du dioxyde de carbone, la décomposition des polluants atmosphériques, et la
synthèse de produits chimiques organiques, entre autres [20].

[Link]étés photo-catalytiques
La photo-catalyse est un phénomène naturel dans lequel une substance, le
photocatalyseur, initie une réaction chimique grâce à l’action de la lumière, sans se dégrader
lui‐même. Son principe est simple, il réside dans la décomposition et la dégradation de la
matière sous l’action de rayons lumineux, principalement ultraviolets. Des réactions
d’oxydation et de réduction peuvent ainsi se produire entre les électrons capturés et les
substances chimiques absorbées [22].
Dans une réaction photo-catalytique, lorsque la lumière avec une énergie appropriée
(hν ≥ Eg) tombe sur un matériau semi-conducteur, les électrons (e-) sont excités de la bande
de valence (VB) à la bande de conduction (CB), laissant derrière eux des trous (h +). Il s'agit
de l'étape de base impliquée dans tous les processus photo-catalytiques En particulier, cette
énergie doit être plus élevée pour que la migration des charges photo-générées ait lieu vers la
surface du photo-catalyseur où elles peuvent être impliquées dans les réactions
d'oxydoréduction [23].
Photo-catalyseur + h → charges photogénérées (e- et h+)
Au cours des dernières décennies, une large gamme de photocatalyseurs pérovskites a
été développée pour la division de l'eau et la dégradation des polluants organiques sous
irradiation de lumière UV ou visible. Des quelques exemples d'oxydes pérovskites utilisés
dans des applications photocatalytiques: SrTiO3, BiFeO3, BaTiO3….etc. Le choix de l'oxyde
pérovskite dépend de facteurs tels que la bande interdite, la stabilité et les exigences
spécifiques de la réaction photocatalytique [24].

10
Chapitre I Etude bibliographique

[Link]é
Certains matériaux, une fois refroidis à une température spécifique sérieuse, présentent
une résistance électrique nulle et expulsent des champs de flux magnétiques, ce phénomène
étant appelé supraconductivité. Les pérovskites sont supraconductrices à des températures
élevées. Elles sont utilisées dans les condensateurs, les appareils à micro-ondes et
l’électronique ultrarapide [25].
[Link]ézoélectricité
La piézoélectricité est la capacité de certains matériaux à produire une charge
électrique lorsqu'ils sont soumis à des contraintes mécaniques (effet direct) ou à générer une
contrainte mécanique lorsqu'ils sont exposés à un champ électrique (effet indirect) [26].
[Link]électricité
La ferroélectricité est le phénomène qui se produit lorsqu'un champ électrique externe
est appliqué à certains matériaux, entraînant une polarisation électrique spontanée. La
découverte de la ferroélectricité dans les matériaux à base de pérovskite et d'autres titanates de
baryum (BaTiO3) a ouvert la voie à de nouvelles applications différentes pour les matériaux
ferroélectriques, ce qui a suscité un intérêt considérable pour d'autres types de matériaux
ferroélectriques [25].

Tableau I.1 : Quelques applications des oxydes type pérovskite selon leurs propriétés
[15,25].

Propriétés Application Composition typique


SrFeO3, LaCoO3, LaNiO3,
Conductivité électrique Cellules solaires
LaCrO3
La(Ca)AlO3, CaTiO3,
Électrolyte solide
Conductivité ionique La(Sr)Ga(Mg)O3, BaZrO3,
Capteur d'hydrogène
SrZrO3, BaCeO3
Diélectrique Condensateurs BaTiO3, Pb(Zr,Ti)O3
Propriété catalytique Catalyseur LaFeO3, La(Ce,Co)O3
Supraconductivité Supra-condensateur La0.9Sr0.1CuO3, Ba(Pb,Bi)O3
Piézoélectricité Transducteurs électromécaniques Pb(Zr, Ti)O3, (Bi, Na)TiO3
Ferromagnétique Capteurs et actionneurs BaTiO3, PdTiO3

11
Chapitre I Etude bibliographique

I.8.Défaut dans les structures pérovskite


Les défauts en matériaux pérovskites peuvent résulter de l'insuffisance de cation dans
les sites A où de B aussi bien que de l'insuffisance et/ou excès de l'oxygène. Avant de
détailler ce point, un aperçu général sur les défauts ponctuels dans les cristaux sera nécessaire.

[Link] des défauts dans les cristaux


En cristallographie, les défauts ponctuels se réfèrent à des anomalies dans la structure
des cristaux qui n'affectent que des points isolés.
I.8.2.Défauts ponctuels
Dans le cas simple d’un cristal ordonné AB on peut décrire plusieurs types de défauts
montrés sur la figure I.3 :
 Lacune : Une lacune, également appelée vacance, se réfère à l'absence d'un atome
dans le cristal. Par exemple, une lacune cationique entraîne une charge négative dans
le cristal.
 Interstitiel : Ce terme décrit la présence d'un atome additionnel situé entre les atomes
du réseau cristallin. Lorsqu'un atome étranger s'insère entre les atomes du réseau, on
parle de solution solide interstitielle.
 Substitution : La substitution se produit lorsqu'un atome étranger prend la place d'un
atome du réseau cristallin, formant ainsi une solution solide de substitution.
 Défaut de charge électrique : Ce phénomène survient lorsqu'un site cristallin
présente une charge différente (soit négative, avec la présence d'un électron libre, soit
plus positive, avec un trou d'électron) par rapport aux autres sites du même type.
 Défauts d'anti-site : Dans le cas d'un cristal ordonné, où plusieurs types d'atomes
alternent de manière stricte, des défauts d'anti-site peuvent apparaître. Ces défauts
impliquent la présence d'atomes situés à des positions spécifiques dans le réseau
cristallin, mais qui ne respectent pas la régularité chimique attendue [27].

12
Chapitre I Etude bibliographique

Figure I.3 : Différents défauts ponctuels dans un réseau cristallin.

[Link] des défauts ponctuels : Il existe deux catégories principales de défauts ponctuels
qui sont :
I.8.3.1.Défauts intrinsèques
Les défauts intrinsèques font partie intégrante de la structure du cristal. Ils ne changent
pas la composition globale et de ce fait sont aussi qualifiés de défauts stœchiométriques. Ils
sont repartis en deux groupes, sont :
I.[Link].Défaut de Schottky
Le défaut de Schottky se produit dans les cristaux ioniques lorsque des paires de sites
cation-anion quittent leurs positions régulières dans la structure cristalline, créant ainsi des
lacunes cationiques et anioniques. Ces paires de lacunes se déplacent vers la surface du
cristal, où elles forment une charge électrique nette. Ce processus crée une diminution de la
densité d'électrons dans la région touchée [28].
I.[Link].Défaut de Frenkel
Un atome quitte sa position normale et se met en position interstitielle. Dans le cas
d’un cristal ionique, seuls les cations peuvent le faire, car ils sont plus petits que les anions.
Ce type de défaut contribue à la conductivité électrique dans les solides ioniques [28].

13
Chapitre I Etude bibliographique

I.8.3.2.Défauts extrinsèques
Les défauts extrinsèques signifient, l’introduction de lacunes dans un cristal par
dopage avec une impureté choisie. Les lacunes ainsi crées sont des lacunes extrinsèques. Ce
dopage provoque, d’une part le désordre d’atomes propres du sous-réseau cristallin
(défauts de schottky et défauts de frenkel), et d’autre part il modifie la neutralité électrique
du système. L’obtention de la neutralité électrique résulte de la mobilité des différents
porteurs de charge, tel que anions, cations et électrons [29].

I.9. Les Semi-conducteurs


I.9.1. Généralités sur les Semi-conducteurs
Les semi-conducteurs sont des matériaux solides présentant une conductivité
électrique intermédiaire entre celles des métaux et des isolants [30]. La conductivité électrique
des semi–conducteurs σ à la température ambiante est comprise entre celle des métaux et celle
des isolants 10-9< σ <103(Ω-1m-1). Elle peut varier sur plusieurs ordres de grandeurs sous
l'effet de la température, de l’éclairement et la présence d'impuretés (dopage) [31].
Le modèle de la théorie des bandes permet de distinguer les matériaux conducteurs,
semi-conducteurs et isolants par la largeur de leur gap (Figure I.4). En effet, les isolants
possèdent un gap large (> 2 eV) qui ne permet pas le passage des électrons, les
semiconducteurs ont un gap faible qui permet un saut de la BV à la BC par simple excitation
thermique des électrons, tandis que les métaux n’ont pas gap et les deux bandes peuvent être
partiellement remplies [32].

Figure I.4 : Structure en bandes d’énergie des matériaux ; Isolants, Semi-conducteurs et


Métaux.

14
Chapitre I Etude bibliographique

[Link] des semi-conducteurs


[Link]-conducteur intrinsèque
Un semi-conducteur intrinsèque est un semi-conducteur pur, c'est-à-dire sans défaut ni
chimique ni structural, qui serait susceptible de modifier les densités de porteurs de charge.
Dans le cas non dégénéré, le niveau de Fermi est situé dans la bande interdite. A la
température absolue T = 0 K, la bande de valence est saturée et la bande de conduction est
vide: il n'y a pas de porteurs de charge. Lorsque la température augmente, des électrons sont
excités dans la bande de conduction et constituent la population d'électrons. Ils laissent dans
la bande de valence des états inoccupés qui constituent la population de trous.
Par définition, le semi-conducteur intrinsèque est tel que chaque électron dans la
bande de conduction provient de la bande de valence où un trou lui correspond. Cette
situation conduit à une condition de neutralité électrique pour le semi-conducteur intrinsèque,
écrite pour les nombres volumiques de porteurs de charge:
n = p = ni
Où ni est la densité de porteurs intrinsèques [33].

[Link]-conducteurs extrinsèques
La conductivité des semi-conducteurs peut être accrue d'une autre façon, en ajoutant
certaines impuretés dans le cristal. On appelle ce procédé dopage et les semi-conducteurs
ainsi dopés sont qualifiés de semi-conducteurs extrinsèques.
La technique du dopage augmente, selon la nature des atomes introduits, la densité des
porteurs de charge à l’intérieur du matériau semi-conducteur. Si elle augmente la densité
d’électrons, il s’agit d’un dopage de type N. Si elle augmente celle des trous, il s’agit d’un
dopage de type P [34].

Figure I.5 : Dopage de type N et de type P.

15
Chapitre I Etude bibliographique

Références bibliographiques
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[34] DESMARAIS, D. Semiconducteurs et dioses. Bulletin de L’Union des Physiciens,
1986, vol. 683, p. 735-750.
Chapitre II
Méthode de synthèse et techniques
de caractérisation
Chapitre II Méthode de synthèse et techniques de caractérisation

II.1. Introduction
La morphologie, la microstructure et les propriétés physicochimiques, d’un matériau
dépend fortement de la méthode de préparation. Il existe de nombreuses méthodes de
préparation d’oxydes mixtes qui entrent dans le cadre de la synthèse par voie humide, nous
citons par exemple : la co-précipitation, la méthode hydrothermal, le processus sol-gel ….etc.
Ce chapitre est consacré à la description de la méthode de synthèse adoptée dans ce
travail, le procédé sol-gel, ainsi que les techniques de caractérisation physico-chimiques
(la diffraction des rayons X (DRX), la spectroscopie infrarouge à transformée de Fourier
(IRTF) et la spectroscopie UV-visible) seront présentées.

II.2.Méthode de synthèse sol gel


[Link]
Les premières expériences Sol-Gel ont été réalisées par Ebelmen et Graham en 1845.
Leur travail a décrit la fabrication de la silice à partir d'un alcoxyde de silicium
[Higginbotham2003]. À partir des années 1920, le gel est devenu un sujet d'intérêt majeur
pour de nombreux chimistes, notamment Ostwald et Lord Rayleigh, qui ont étudié les
"Liesegang Rings" [Henisch1970], observant la croissance des cristaux dans le gel. En 1950,
Roy et ses collaborateurs ont réussi à obtenir des niveaux élevés d'homogénéité chimique
dans les gels colloïdaux, facilitant ainsi la synthèse contrôlée d'un large éventail d'oxydes
céramiques contenant des éléments tels que Si, Al, Ti, Zr, etc. [Hench1990] [1].

II.2.1.Définition
La méthode sol-gel est une méthode de synthèse des matériaux tels que les verres, les
céramiques et les hybrides à partir de précurseurs en solution. Cette approche, qualifiée de «
chimie douce », permet la formation des poudres, des gels et des couches minces en
empilement, incluant des nanoparticules de métaloxydes. Le terme « sol-gel » est dérivé de
«solution-gélification», indiquant que le système passe d'un état liquide à un gel en fonction
des conditions de synthèse et du stade de la réaction [2].Le sol se réfère à un type de
suspension colloïdale où des particules solides flottent dans un liquide et le gel se caractérise
par sa semi-rigidité, où le solvant est retenu prisonnier dans le réseau du matériau solide. Ce
dernier peut être soit colloïdal, sous forme de sol concentré, soit polymérique [3].

16
Chapitre II Méthode de synthèse et techniques de caractérisation

[Link]
Le processus sol-gel commence par la création d'une suspension stable, appelée «sol»,
à partir de précurseurs chimiques en solution. Ces suspensions évoluent ensuite lors de la
gélification, où des interactions se produisent entre les espèces en suspension et le solvant.
Cela aboutit à la formation d'un réseau solide tridimensionnel dans le milieu liquide, donnant
lieu à un état appelé « gel ». Ces gels, qualifiés d'humides, subissent ensuite une
transformation pour devenir une matière sèche et amorphe, par évacuation des solvants (on
obtient alors un aérogel) ou par simple évaporation sous pression atmosphérique (on obtient
dans ce cas un xérogel). Un traitement thermique supplémentaire (la calcination) est effectué
pour consolider le matériau [4].

Figure II.1 : Schéma des différentes étapes du processus sol-gel.

[Link]égories de la méthode sol-gel


Il existe deux catégories de techniques sol-gel : le sol-gel "polymérique" et le sol-gel
"colloïdal". Ces deux méthodes se distinguent principalement par le type de précurseur
employé (alcoxyde pour le sol-gel polymérique et sels métalliques pour le sol-gel colloïdal),
ainsi que par les caractéristiques physico-chimiques du sol relatif aux conditions de
polymérisation inorganique.
[Link]-gel polymérique
C’est le procédé le plus courant où la transition du sol au gel se produit par la création
de chaînes polymériques (processus de croissance) qui s'entrelacent pour former une structure
tridimensionnelle, créant ainsi un gel "polymérique"(voir figure 2).

17
Chapitre II Méthode de synthèse et techniques de caractérisation

[Link]-gel colloïdal
Il repose sur la formation d'un sol, une dispersion de particules denses de taille
nanométrique (de quelques nanomètres à quelques dizaines de nanomètres), qui est ensuite
déstabilisée de manière contrôlée pour former un réseau tridimensionnel constitué des
particules du sol, formant ainsi un gel "colloïdal"(voir figure 3) [5] .

Figure II.2:Gel polymérique Figure II.3:Gel colloïdal


II.2.5.Mécanismes réactionnels de la réaction sol-gel
II.2.5.1.Réactions de sol-gel polymérique
Les précurseurs utilisés pour la voie polymérique sont de type alcoxyde : M-(OR)n où
M un métal et R un groupement alkyl. Après leur dissolution, des macromolécules se
forment et, au contact de l’eau, des réactions d’hydrolyse s’enclenchent pour former
des groupements hydroxos (M-OH). Après l’apparition de ces groupements hydroxos, vont
s’ensuivre les réactions de condensation (alcoxolation, oxolation). Ces réactions vont former
des ponts oxos (M-O-M) et hydroxos (M-OH-M) qui entraîneront la création d’un réseau
tridimensionnel constitué de chaînes polymérisées On a ainsi formation du gel
polymérique [6].
 Hydrolyse: la réaction d’hydrolyse est basée sur un mécanisme de substitution
nucléophile : M–(OR)n + H2O ⟶ (OR)n-1 –M –OH + ROH
 Polycondensation: Deux types de condensation peuvent se produire : la réaction de
condensation implique un mécanisme d'addition nucléophile avec transfert de proton
suivi de l'élimination d'une molécule d'alcool (alcoxolation) ou d'eau (oxolation) [7].
 Alcoxolation : la réaction se déroule entre deux molécules d'alcoxyde : l'une est
partiellement hydrolysée tandis que l'autre ne l'est pas. Le mécanisme
réactionnel est le suivant :
(RO)n-xM(OH)x + M(OR)n ⟶ (RO)n-x(OH)x-1M-O-M(OR)n-1 + ROH
 Oxolation: la réaction s’effectue entre deux molécules d’alcoxyde partiellement
hydrolysées suivant le mécanisme ci-dessous [7]:
(RO)n-xM(OH)x+(RO)n-yM(OH)y ⟶ (RO)n-x(OH)x-1M-O-M(OH)y-1(OR)n-y+ H2O

18
Chapitre II Méthode de synthèse et techniques de caractérisation

II.2.5.Réactions de sol-gel colloïdale


Le processus de sol-gel colloïdal repose principalement sur l'utilisation de sels
métalliques comme précurseurs. En ajustant les conditions physicochimiques, on produit des
particules colloïdales dispersées dans un solvant, créant ainsi une suspension colloïdale ou un
sol. Ce sol subit ensuite une déstabilisation (par vieillissement, modification du pH,
température, etc.), ce qui favorise la formation de liaisons entre les particules et conduit à la
formation d'un gel colloïdal. Tout comme dans le processus de sol-gel polymérique, ces
étapes impliquent des réactions d'hydrolyse et de condensation qui conduisent à la formation
des nanoparticules dans le sol et à leur liaison ultérieure.
 Hydrolyse : Les sels métalliques sont, de manière générale, dissous en milieu aqueux.
[M-OH2]Z+ ⇄ [M-OH](Z-1)+ + H+ ⇆ [M = O](Z-2)+ + 2H+
 Condensation : s’effectue selon deux réactions :
 L’olation : entre des ions aquos et hydroxos pour former des ponts hydroxos
(ou « ol ») (M-OH-M) : 𝑀 - 𝑂𝐻2 + 𝑀 - 𝑂𝐻 ⇄ 𝑀 - 𝑂𝐻 - 𝑀 + 𝐻2𝑂
 L’oxolation : implique la formation de ponts oxo (M-O-M) entre des ions
hydroxos. Il s'agit d'une substitution nucléophile se déroulant en deux étapes.
Initialement, une addition nucléophile entre deux ions hydroxos conduit à la
formation d'un pont hydroxo (ou "ol"), suivi de l'élimination d'une molécule
d'eau en raison de l'instabilité induite par l'augmentation de la coordination du
métal. En raison de ce processus en deux étapes, la réaction d'oxolation est plus
lente que l'olation [5].
𝑀 - 𝑂𝐻 + 𝑀 - 𝑂𝐻 ⇆ 𝑀 - 𝑂𝐻 - 𝑀 – 𝑂𝐻
𝑀 - 𝑂𝐻 - 𝑀 - 𝑂𝐻 ⇆ 𝑀 - 𝑂 - 𝑀 + 𝐻2𝑂
II.2.6.Séchage
À partir de même solution et en fonction de mode de séchage du gel le matériau final
prend des formes très différentes. Il existe plusieurs types de séchage permettant d’obtenir des
types de matériaux différents :
-Aérogels: les aérogels résultent d'un séchage supercritique. Durant cette phase, le
séchage est effectué dans un autoclave, ce qui permet de dépasser le point critique (Pc, Tc) du
solvant présent dans les pores, annulant ainsi la distinction entre les phases liquide et vapeur.
Les aérogels conservent approximativement le même volume que le gel humide et présentent
une structure extrêmement poreuse [8].

19
Chapitre II Méthode de synthèse et techniques de caractérisation

-Xérogels: les xérogels sont des gels séchés à une température proche de la
température ambiante et sous une pression atmosphérique. Le volume du matériau sec est
généralement nettement inférieur à celui du gel humide [9].

[Link] paramètres influençant la synthèse sol-gel


 Le choix de l’alcoxyde et de sa concentration : Ce choix se fait en fonction de la
réactivité de l’alcoxyde, et du type de matériau souhaité. La concentration est cruciale
pour la condensation. Une concentration faible signifie que les molécules sont plus
éloignées, retardant ainsi les réactions [10].
 la nature du solvant : Le solvant choisi affecte la stabilité colloïdale, la vitesse des
réactions, et la texture finale du matériau [11].
 Le pH du sol: Etant donnés les mécanismes mis en jeu lors de la gélification, il
semble évident que le pH va jouer un rôle important dans l’évolution des réactions. En
effet, les ions H3O+ et OH- n’ont pas la même influence sur les deux types de réaction
: le cation H3O+, attiré par l’oxygène, facilite la substitution des groupes OR par OH-
(hydrolyse), tandis que l’anion OH-, attiré par le métal M électronégatif, privilégie la
formation de liaison M-O-M (condensation). En résumé, on peut dire qu’un milieu
acide favorise l’hydrolyse, alors qu’un milieu basique accélère la condensation [10].
 Le catalyseur : Il est à noter que la porosité et la densité du gel ou du réseau formé
dépend du type de catalyseur aussi. En effet pour une catalyse acide, on obtient un
matériau plus dense qu‘avec une catalyse basique [11].
 la température de réaction : elle a une influence sur les vitesses d’hydrolyse et de
condensation dès la préparation du sol, évidemment, plus elle est élevée, plus les
réactions sont rapides [10].

20
Chapitre II Méthode de synthèse et techniques de caractérisation

[Link] avantages et les inconvénients


[Link] avantages : Les différents avantages de la méthode sol-gel sont les suivants :
 Il s'agit également d'un procédé à basse température, ce qui signifie qu'il consomme
moins d'énergie et crée moins de pollution.
 Il s'agit d'une technique simple basée sur des réactions chimiques en phase liquide.
 La méthode peut produire une grande variété de matériaux tels que des matériaux
céramiques, des micropoudres et des nanopoudres, des nanoparticules, des nanofils,
des nanorods, des films minces, des matériaux hybrides inorganiques et organiques,etc
 Ce procédé peut être utilisé pour recouvrir des substrats de grande taille et de forme
complexe grâce au dépôt en phase liquide.
 Ce procédé permet d'obtenir une pureté et une homogénéité élevées du matériau de
départ et de contrôler plus facilement le niveau de dopage.
 Il permet de contrôler la stœchiométrie des systèmes multiphasiques, la forme, la taille
des particules et les propriétés physiochimiques [3].
[Link] inconvénients
 Les coûts élevés des précurseurs de synthèse.
 Les procédés sol-gel ne sont pas économiquement avantageux pour la production de
grandes quantités de poudre.
 Les procédés sont souvent longs et complexes.
 La manipulation de grandes quantités de solvants pose problème.
 Certains composés chimiques présentent des risques pour la santé humaine [12].
II .[Link] infrarouge à transformation de Fourier (IRTF)
II .3.1.1.Définition
La spectroscopie infrarouge (IR) a toujours été un outil puissant pour l'identification
des matériaux qu'ils soient organiques ou inorganiques. Cependant, avec le développement de
la spectroscopie infrarouge à transformée de Fourier (IRTF), elle est devenue une méthode
plus populaire pour l'analyse quantitative de mélanges complexes, ainsi que pour l'étude des
phénomènes de surface et inter-faciaux [19]. Cette technique est rapide, sensible et permet
d'analyser pratiquement n'importe quel échantillon, dans n'importe quel état. Par exemple, les
liquides, les solutions, les pâtes, les poudres, les films, les fibres, les gaz et les surfaces
peuvent tous être examinés en choisissant judicieusement la technique d'échantillonnage [13].

21
Chapitre II Méthode de synthèse et techniques de caractérisation

II .[Link] générale
La spectroscopie infrarouge à transformée de Fourier est une technique d’analyse
basée sur l’absorption d’un rayonnement infrarouge par le matériau analysé. Elle permet via
la détection de certaines vibrations de déterminer les fonctions chimiques présentes dans le
matériau. Lorsque l’énergie apportée par le faisceau lumineux est voisine de l’énergie de
vibration de la molécule, cette dernière va absorber le rayonnement et on enregistrera une
diminution de l’intensité réfléchie ou transmise. Le domaine IR entre 4000 et 400 cm-1
correspond au domaine d’énergie de vibrations des molécules. Le rayonnement infrarouge est
divisé en : -Proche (NIR, ν = 10 000 - 4 000 cm-1).
-Moyen (MIR, ν = 4 000 - 200 cm-1).
-Lointain (FIR, ν = 200 - 10 cm-1).
Toutes les vibrations ne donnent pas lieu à une absorption, cela va dépendre aussi de la
géométrie de la molécule et en particulier de sa symétrie. Pour une géométrie donnée, on peut
déterminer les modes de vibrations actifs en infrarouge grâce à la théorie des groupes.
La position des bandes d’absorption va dépendre en particulier de la force de liaison et
de la masse. Par conséquent à un matériau de composition chimique et de structure donnée va
correspondre un ensemble de bandes d’absorption caractéristiques permettant de l’identifier
[14].

II .[Link] du fonctionnement du Spectromètre


 La source : L'énergie IR est émise par un corps noir incandescent. Ce faisceau passe à
travers une ouverture qui contrôle la quantité d'énergie incidente sur l'échantillon.
 L'interféromètre : Comme son nom l'indique, l'interféromètre produit des signaux
d'interférence, qui contiennent des informations spectrales IR générées après avoir
traversé l'échantillon. Le faisceau entre dans l'interféromètre où le "codage spectral" a
lieu. Le signal d'interférogramme résultant sort alors de l'interféromètre.
 L'échantillon : Le faisceau pénètre dans le compartiment de l'échantillon où il est
transmis ou réfléchi par la surface de l'échantillon, en fonction du type d'analyse
effectuée. C'est là que des fréquences d'énergie spécifiques, qui sont uniquement
caractéristiques de l'échantillon, sont absorbées.
 Le détecteur : Le faisceau passe finalement au détecteur pour la mesure finale. Les
détecteurs utilisés sont spécialement conçus pour mesurer le signal spécial de
l'interférogramme.

22
Chapitre II Méthode de synthèse et techniques de caractérisation

 L'ordinateur : Le signal mesuré est numérisé et les signaux numérisés sont envoyés à
l'ordinateur où le FT a lieu. Le spectre IR final de l'intensité en fonction de la
fréquence est ensuite présenté à l'utilisateur pour interprétation [15].

Figure II.7 : Spectrophotomètre infrarouge à transformation de Fourier de type FTR-


8400S SHIMADZU.
[Link] des spectres IRTF
L’examen du spectre d'absorption en fonction de la fréquence incidente peut nous
fournir des informations qualitatives et quantitatives sur les liaisons chimiques.
Les longueurs d'onde auxquelles l'échantillon absorbe sont des indicateurs des
différents fonctions chimiques présents dans le matériau et dans le cas des oxydes, la
spectroscopie infrarouge permet d’identifier les différentes liaisons métal oxygène, ainsi que
les différents sites octaédriques et tétraédriques occupés par les cations dans certains cas.
De plus, l'intensité de l'absorption à une longueur d'onde spécifique est liée à la
concentration du groupe chimique responsable de cette absorption [16].
II .[Link] UV-Visible
II .3.2.1.Définition
La spectroscopie ultraviolet-visible est l'une des techniques d'analyse et de
caractérisation les plus répandues en science. Il existe une relation linéaire entre l'absorbance
et la concentration de l'absorbeur, ce qui rend la spectroscopie UV-Vis particulièrement
intéressante pour effectuer des mesures quantitatives. Les photons ultraviolets et visibles sont
suffisamment énergétiques pour faire passer les électrons à des états d'énergie plus élevés
dans les molécules des matériaux.

23
Chapitre II Méthode de synthèse et techniques de caractérisation

La spectroscopie UV-Vis est un utile à l'exploration des propriétés électroniques des


matériaux et des précurseurs de matériaux dans la recherche fondamentale et dans le
développement de matériaux appliqués. Les matériaux qui peuvent être caractérisés par la
spectroscopie UV-Vis comprennent les semi-conducteurs pour l'électronique, les lasers et les
détecteurs ; les composants optiques transparents ou partiellement transparents ; les hôtes de
laser à l'état solide ; les fibres optiques…etc.
La gamme UV-Vis couvre également la plage de l'acuité visuelle humaine d'environ
200 à 800nm, ce qui rend la spectroscopie UV-Vis utile pour caractériser l'absorption, la
transmission et la réflectivité d'une variété de matériaux technologiquement importants [17].
II .[Link] générale
Les molécules ayant des électrons π ou des électrons non liants absorbent la lumière
UV ou visible pour exciter les électrons vers des orbitales d'énergie plus élevée. Lorsque le
nombre de molécules augmente, l'ampleur de l'absorption augmente également. Cette
spectroscopie fonctionne selon la loi de Beer-Lambert. La loi est donnée comme suit :
A= -log T où T = I/I0
Ici, A : représente l'absorbance, I0 et I représentent respectivement l'intensité de la lumière
incidente et l'intensité de la lumière réfléchie. T représente la transmittance. Les transitions
entre les différents niveaux d'énergie HOMO-LUMO sont illustrées dans la figure II.8 [18].

Figure II.8: Transitions entre les différents niveaux d'énergie HOMO-LUMO.


II .[Link] de fonctionnement de spectrophotomètre
 Source lumineuse : La source de lumière est la partie la plus importante de cette
technique. Dans la plupart des cas, on utilise un filament de tungstène et une lampe à
hydrogène-deutérium, car ces sources lumineuses couvrent l'ensemble de la région
UV.

24
Chapitre II Méthode de synthèse et techniques de caractérisation

 Monochromateur : Cette partie de l'instrument est généralement composée de fentes


et de prismes. Un spectrophotomètre à double faisceau est généralement utilisé dans
cet instrument.
 Cellule d'échantillonnage et de référence : Cette cellule est généralement constituée
de quartz ou de silice. Le verre ne peut pas être utilisé comme cellule car il absorbe la
lumière dans la région UV. Le faisceau traverse les deux cellules.
 Détecteur : Le détecteur est la partie la plus importante de cette technique. Les
cellules photoélectriques sont utilisées comme détecteur dans cet équipement.
 Amplificateur : L'objectif de l'amplificateur est d'amplifier le signal pour obtenir des
données claires et compréhensibles.
 Dispositifs d'enregistrement : Ils sont utilisés pour générer et fournir les spectres des
composés [3].

Figure II.9 : Arrangement optique dans un spectrophotomètre à double faisceau.


II .[Link] optique UV-visible
II .[Link].Principe
Lors de l’absorption optique, l’énergie du photon absorbé est donnée à un électron, qui
est ainsi transféré de la bande de valence (BV) à la bande de conduction (BC). L’énergie entre
la partie inférieure de la BC et la partie supérieure de la BV est l’énergie de bande interdite,
appelée souvent énergie du gap, Eg. L’absorption ne peut avoir lieu que si l’énergie du photon
hυ soit supérieure à Eg (Figure II.10) [19].

Figure II.10 : Absorption optique bande à bande entre la bande de valence occupée et
la bande de conduction inoccupée.

25
Chapitre II Méthode de synthèse et techniques de caractérisation

En pratique, le principe de la technique consiste à exciter l'échantillon avec une source


de lumière blanche et à recueillir l'intensité transmise par l'échantillon en fonction de la
longueur d'onde. Les photons, dont l'énergie correspond à une transition optiquement permise
par l'échantillon, sont absorbés. Celui-ci donne lieu à un minimum de transmission. Le
maximum d’absorbance est obtenu pour une longueur d’onde qui correspond à l’énergie de
transition bande à bande c’est-à-dire de la haute orbitale moléculaire occupée vers la basse
orbitale moléculaire vacante "HOMO–LUMO" [19].

II .[Link].Gap direct et indirect


On parle de gap direct, lorsque le maximum de la bande de valence et le
minimum de la bande de conduction sont face à face (même valeur de k) comme illustré dans
la Figure II.7.a. La nature du gap joue un rôle essentiel dans l’interaction rayonnement
matière, et donc dans le fonctionnement des composants utilisés en optoélectronique. Dans un
semi-conducteur à gap direct, on peut dire qu'un électron du haut de la bande de valence peut
passer dans la bande de conduction sans changer de quantité de mouvement lorsqu'il acquiert
une énergie Eg.. Alors que pour le gap indirect, le maximum de la bande de valence n’est pas
en face du minimum de la bande de conduction (différents vecteurs d’onde k) comme indiqué
dans la Figure II.11.b. A basse température, où il y a peu de phonons dans le cristal, la
transition n'est possible que si l'énergie du photon est suffisante pour exciter un électron de la
bande de valence vers la bande de conduction [20].

Figure II.11: Structure de bande d'un semi-conducteur à gap: a) direct, b) indirect.

26
Chapitre II Méthode de synthèse et techniques de caractérisation

II .[Link].Détermination des énergies de gap


La bande interdite optique a été calculée à l'aide de la relation de Tauc [28]. Elle est
donnée par l'équation suivante :

(𝜶𝒉𝝂)= B [𝒉𝝂-𝑬g]n
D’où α est le coefficient d'absorption, ''hν '' est l'énergie (h est une constante de Planks
ayant la valeur 6,625*10-34 J/s). ν est la fréquence du photon incident en Hz) du photon
incident, Eg est la valeur de l'écart énergétique optique entre la bande de valence et la bande
de conduction et n est la puissance qui décrit le processus de transition électronique pour une
transition indirecte (n = 2), et pour une transition directe (n = ½). Le facteur B dépend de la
probabilité de transition et est supposé être une constante dans la gamme des fréquences
optiques (une constante indépendante de l'énergie) [21].

-Le coefficient d'absorption (α) : Le coefficient d'absorption (α) est obtenu à partir des
données d'absorbance (A) en fonction de la longueur d'onde en utilisant l’équation ci-dessous:
α=2.303 (A/d)
D’où : « d » est l’épaisseur de la pastille en cm [29].

pour déterminer une valeur de la bande interdite électronique (𝛂𝒉)n (n = 1/ 2, 2) est

tracé en fonction de (h). Une courbe est obtenue à partir de laquelle la valeur de l'énergie de
l'entrefer peut être extraite en extrapolant la partie linéaire de la courbe (Figure II.12) [22].

Figure II.12: Courbe (αℎ)2 = f(ℎ) pour la détermination du gap optique de CuO.

27
Chapitre II Méthode de synthèse et techniques de caractérisation

Références bibliographiques
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Chapitre II Méthode de synthèse et techniques de caractérisation

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Cu O avec la méthode précipitation Sol-Gel en utilisant le précurseurCuSO4 et
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diode. Journal of Materials Science: Materials in Electronics, 2014, vol. 25, p.
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Chapitre II Méthode de synthèse et techniques de caractérisation

[22] KLEIN, Julian, KAMPERMANN, Laura, MOCKENHAUPT, Benjamin, et


al. Limitations of the Tauc plot method. Advanced Functional Materials, 2023, vol.
33, no 47, p.1-19.
Chapitre III
Synthèse et Caractérisation de CeNi1-xCoxO3
Chapitre III Synthèse et Caractérisation de CeNi1-xCoxO3

III.1 Introduction
Ce chapitre est consacré à la synthèse par voie sol-gel des poudres de
composition CeNi1-xCoxO3 d’où (x=0, 0.1, 0.2, 0.3). La synthèse par voie sol-gel a été utilisée
car elle donne des poudres de taille très fine, de bonne homogénéité et, de bonne surface
spécifique. L’objectif de cette investigation est l'étude de l'effet du dopage par Co au site B
sur les propriétés structurales et optiques de CeNiO3. Les échantillons obtenus ont été
caractérisés par l’infrarouge à transformée de Fourier (IRTF) et la spectroscopie UV-Visible.

[Link] de matière première


Pour la préparation de nos échantillons de formule CeNi1-xCoxO3on a choisi
un groupe des sels nitrates pur Ce(No3)3, Ni(NO3)2, Co(NO3)2 et l’acide citrique. La figure
suivante montre les différents produits chimiques utilisés pour la synthèse de CeNi1-xCoxO3.

Cerium (III) nitrate Nickel (II) nitrate hexa Cobalt (II) nitrate hexa
hexa hydrate hydrate hydrate

Acide citrique

Figure III.1 : Les produits (réactifs) utilisés dans la synthèse de


CeNi1-xCoxO3 avec (x=0, 0.1, 0.2, 0.3).

28
Chapitre III Synthèse et Caractérisation de CeNi1-xCoxO3

Tableau III.1 : Caractéristiques des réactifs de départ.

Masse
Produits commercialisés Formule Fournisseur
molaire Pureté (%)
chimique
(g/mol)
Biochem
Cerium (III) nitrate hexa Chemopharma
Ce(No3)3.6H2O 434.23 99.9
hydrate
Biochem
Nickel (II) nitrate hexa Chemopharma
Ni(NO3)2.6H2O 290.8 98
hydrate
Biochem
Cobalt (II) nitrate hexa Chemopharma
Co(NO3)2.6H2O 291.02 99
hydrate
Biochem
Acide citrique C6H8O7.H2O 210.14 99.5 Chemopharma

[Link] de tolérance

Avant de présenter tout résultat de caractérisation, il est utile de rappeler un paramètre


essentiel : le facteur de tolérance. Ce facteur, noté t, permet de prédire la possibilité d'obtenir
une structure pérovskite. Les valeurs pour les différents composants étudiés sont résumées
dans le tableau III.2.

Tableau III.2: Facteurs de tolérance pour les différents composants étudiés.


Composition Facteur de tolérance t
CeNiO3 0.860
CeNi0.9Co0.1O3 0.858
CeNi0.8Co0.2O3 0.856
CeNi0.7Co0.3O3 0.853

Les valeurs du facteur de tolérance, dérivées des rayons ioniques de Shannon [1],
suggèrent que les diverses pérovskites envisagées sont réalisables.
Ces valeurs confirment que les structures de ces composés sont probablement
légèrement distordues par rapport à une structure pérovskite idéale, conduisant à des systèmes
cristallins orthorhombiques.

29
Chapitre III Synthèse et Caractérisation de CeNi1-xCoxO3

[Link] par vie sol-gel de solutions solide de CeNi1-xCoxO3 avec(x=0, 0.1, 0.2,
0.3)
Les précurseurs des sels métalliques sont dissous dans un volume de solvant (éthanol
1:5), puis une quantité d’acide citrique est ajoutée goutte à goutte au mélange des solutions de
nitrates. Le tout est laissé sous agitation pendant 2 heures pour assurer la dissolution des sels
et la formation du complexe citrate-métal. Le mélange est chauffé entre 80 et 85°C jusqu’à
évaporation du solvant, ce qui produit un gel. Ce gel est placé à l’étuve pendant 24 heures à
85°C. La poudre obtenue est broyée pendant 15 minutes et calcinée sous air dans un four à
550°C pendant 6 heures.
Pour synthétiser les oxydes mixtes de différentes compositions, des quantités
stœchiométriques des réactifs ont été pesées. Les volumes d’éthanol utilisés pour dissoudre
les sels précurseurs de nitrates et l’acide citrique sont résumés dans le tableau III.3.

Tableau III.3: Quantités des produits de départs et volumes d’éthanol pour dissoudre les sels
précurseurs de nitrates et l’acide citrique.

Ce(NO3)3 Ni(NO3)2 Co(NO3)2 C6H8O7

La masse(g) 3.5187 2.3582 3.41


X=0 CeNiO3
17.5 11.5 17
Véthanol (ml)
La masse(g) 3.5168 2.1197 0.2357 3.41
X=0.1 CeNi0.9Co0.1O3
Véthanol (ml) 17.5 10.6 1.1 17

La masse(g) 3.5150 1.8831 0.4711 3.40


X=0.2 CeNi0.8Co0.2O3
Véthanol (ml) 17.5 9.5 2.3 17

La masse(g) 3.5131 1.6489 0.7072 3.40


X=0.3 CeNi0.7Co0.3O3
Véthanol (ml) 17.5 8.2 3.5 17

30
Chapitre III Synthèse et Caractérisation de CeNi1-xCoxO3

1 2

précurseurs en solution Agitation sous chauffage à 80°C

3 4

Formation du gel Séchage pendant une nuit à 85 °C

5 6

Obtention du soufflet après le Broyage


séchage

7 8

Calcination à 550 °C (6h) Produit final

Figure III.2 : Les étapes de la synthèse de CeNiO3par la méthode


citrate.

31
Chapitre III Synthèse et Caractérisation de CeNi1-xCoxO3

Ce(NO3)3.6H2O Ni(NO3)2.6H2O Co(NO3)2.6H2O

Acide citrique Dissolution dans l’éthanol


C6H8O7, H2O

Mélange

Chauffage de mélange à 85 °C, avec


agitation pendant 3 heurs

Formation du gel

Séchage dans l’étuve à 85 °C pendant


24 heurs

Broyage de la poudre /15min

UV-Visible Calcination à la température 550°C /6h,


vitesse de chauffage 5°C /min
IR

Figure III.3: Organigramme résumant la méthode d’élaboration de poudre des oxydes de


composition CeNi1-xCoxO3 ( x=0, 0.1, 0.2, 0.3) par la méthode sol gel.

32
Chapitre III Synthèse et Caractérisation de CeNi1-xCoxO3

III .[Link]érisation par spectroscopie infrarouge (IRTF)

III.5.1. Préparation des échantillons


Les spectres Infrarouge en transmission ont été réalisés sur un spectrophotomètre à
transformée de fourrier [Link]-8400s SHIMADZU. Les longueurs d’onde étudiées sont
comprises entre 400-4000 cm-1 pour l’infrarouge moyen. La technique de granulé de KBr a
été utilisée (1mg d’échantillon pour 200 mg de matrice de KBr) qui sont broyés dans un
mortier en agate et ensuite comprimé par une presse hydraulique.

Figure III.4: Mortier en agate et presse hydraulique pour préparation des échantillons.

Figure III.5 : Spectromètre infrarouge à transformée de Fourier FTIR- Shimadzu


FTIR-8400.
[Link] des spectres infrarouge
Les spectres FTIR de CeNi1-xCoxO3 montrent des pics à 3657 cm-1 pour vibration
d’élongation de liaison OH et des pics à 1592 à 1397 cm-1 pour les vibrations de déformation
H-O-H de l’eau coordonnées. Dans la région de 1100 cm-1, les vibrations d’élongation
correspondent à la bande Ni-O qui y est présente. La bande de la région 990cm-1 correspond
aux vibrations d’élongation de Co-O. Une bande à 702 cm-1 est mise en évidence en présence
des bandes d’élongation Ce-O qui révèlent la formation des liaisons Ce-O [2-4]. Les
statistiques FTIR des quatre échantillons correspondent à leur structure.

33
Chapitre III Synthèse et Caractérisation de CeNi1-xCoxO3

48
x=0
32

982

702
16

1113
0

1397
1592
3265

60
x=0,1
40

992

707
Transmittance %

1113
20

1592
3297

1397
51
x=0,2
34

996

700
17 1100

0
1597
1394

51
x=0,3
34
992

699

17
1113

0
1601
1397

4000 3500 3000 2500 2000 1500 1000 500

Nombre d'onde (cm-1)

Figure III.6 : Spectres IRTF de l’oxyde CeNi1-xCoxO3 (x=0, 0.1, 0.2, 0.3).

34
Chapitre III Synthèse et Caractérisation de CeNi1-xCoxO3

I.6. Caractérisation par spectromètre ultraviolet –visible


Nous avons effectué l’analyse UV-Vis de nos échantillons de composition
CeNi1-xCoxO3 (x=0, 0.1, 0.2, 0.3) sous forme de pastille, au niveau du Complexe des
laboratoires de recherche scientifique (20 laboratoires de recherche) à l’université de Biskra.
III.6.1. Analyse des spectres UV-Visible
Les mesures d’absorption optique ont été effectuées à l’aide d’un spectromètre
UV-visible-NIR de type Perkin Elmer Lambda 950 à partir des données du spectre
d'absorption UV-Visible dans la gamme spectrale (200-800 nm).
Les quatre pérovskites présentent une forte bande d'absorption dans la région UV,
typiquement autour de 270-320 nm. Cette bande est attribuée à des transitions de transfert de
charge entre les orbitales O2- 2p et les orbitales 3d des métaux de transition (Co, Ni) [5].
Une large bande d'absorption est observée à 380 nm dans le spectre, représentant les
bandes d'absorption du Ni-O et du Ce-O [4].
Une bande d'absorption est observée dans la région visible pour CeNiO3, généralement
entre 479-501 nm, associée aux transitions d-d des ions Ni2+ dans un environnement
octaédrique. Occasionnellement, un pic supplémentaire peut être observé autour de 554 nm
peut-être lié à des transitions d-d de Ce3+ [5].

1,4
380
1,3
479 554

1,2 x=3
1,1 271 316
Absorbance

1,0 380
554
480
0,9
x=2
0,8
275 319

0,7 320 501 555


376 x=1
270
0,6
320
457 501 553 x=0
0,5 269

0,4
200 300 400 500 600 700 800
Longueur d'onde (nm)

Figure III.7 : Spectres d’absorptions UV-Visible de l’oxyde CeNi1-xCoxO3 (x=0, 0.1, 0.2,
0.3).

35
Chapitre III Synthèse et Caractérisation de CeNi1-xCoxO3

III.6.2.Détermination de l’énergie de gap (𝑬g)


L’estimation du gap optique des composés élaborés CeNi1-xCoxO3 ( x=0, 0.1, 0.2, 0.3)
a été calculé en appliquant la relation de Tauc [6] pour un gap direct [2]:

(𝜶𝒉𝝂)2 = B [𝒉𝝂-𝑬g]
Où h, v, Eg, α et B sont respectivement la constante de Plank, la fréquence des
photons, l'énergie de la bande interdite, le coefficient d'absorption optique et la constante de
proportionnalité, respectivement.

L'énergie de la bande interdite optique d'absorption Eg est obtenue en extrapolant la


valeur hv de l'axe y à α = 0. Comme le montre la figure III.8

Les valeurs calculées de la bande interdite Eg des échantillons CeNi1-xCoxO3


sont 2.73 eV, 2.69 eV, 2.02 eV et 1,85 eV pour x = 0, x = 0.1, x = 0.2et x = 0.3
respectivement (voir figure III.8). La bande interdite a tendance à diminuer en
augmentant le taux de substitution, comme le montre la figure III.9. La diminution de
la bande interdite est attribuée à l'effet de dopage de Co au site B.

La valeur de bande interdite directe de CeNiO3 non dopé est d'environ 2.7 eV, ce
qui est cohérent avec plusieurs travaux antérieurs dans la littérature [7, 8].

Ces résultats indiquent que l’oxyde CeNi1-xCoxO3 pourrait être utilisé dans
des applications optiques, par exemple, les cellules solaires, la photo-catalyse…..etc.

80
50 CeNiO3 CeNi0,9Co0,1O3
70

40
(α*hν)2 (eV cm-1)2
(α*hν)2 (eV cm-1)2

60

50
30
40

20 30

20
10
Eg= 2,73 eV Eg= 2,69 eV
10

0 0
2 3 4 5 6 7 2 3 4 5 6 7
hν (eV) hν (eV

36
Chapitre III Synthèse et Caractérisation de CeNi1-xCoxO3

400
400
350
CeNi0,8Co0,2O3 CeNi0,7Co0,3O3
350
300
(α*hv)2 (eV cm-1)2

(α*hv)2 (eV cm-1)2


300
250
250
200
200
150
150
100

100
50
Eg= 2,02 eV 50 Eg= 1,85 eV
0

2 3 4 5 6 7 0
2 3 4 5 6 7
(hv) (eV)
hv(eV)
2
Figure III.7 : Courbes (𝛼ℎ𝜈) = f(ℎ𝜈) pour les compositions CeNi1-xCoxO3
( x=0, 0.1, 0.2, 0.3).

2,8

2,6
Energie de gap Eg (eV)

2,4

2,2

2,0

1,8

0,00 0,05 0,10 0,15 0,20 0,25 0,30


Teneur de dopage x

Figure III.8 : La variation de l’énergie de gap E g en fonction de la teneur du dopage


x dans CeNi1-xCoxO3.

37
Chapitre III Synthèse et Caractérisation de CeNi1-xCoxO3

Références bibliographiques
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interatomic distances in halides and chalcogenides, Acta crystallographica section A:
crystal physics, diffraction, theoretical and general crystallography, 32(5), 751-767.
[2] GUNASEKARAN, Ahalya, JAMES, Sneha, MARIDEVARU, Madappa C., et
al. Configuration of Ce‐doped LaNiO3 as an alternative to platinum‐free counters
electrodes for dye‐sensitized solar cells. International Journal of Energy Research,
2022, vol. 46, no 15, p. 23643-23657.
[3] ALENAD, Asma M., AHMAD, Naseeb, AMAN, Salma, et al. Engineering of the
crystalline state towards a defective state of CeCoO3 perovskite for the OER process
in alkaline medium. Journal of Taibah University for Science, 2023, vol. 17, no 1, p.
2231132.
[4] AROCKIAM, S. Ignatius, REGIS, A. Peter Pascal, et BERCHMANS, L. John.
Synthesis and characterisation of Nano crystalline Cerium nickelate (CeNiO3)
powders using low temperature molten salt technique. Int. J. ChemTech. Res, 2012,
vol. 4, no 2, p. 798-804.
[5] KASHYAP, Shreyas J., SANKANNAVAR, Ravi, et MADHU, G. M. Synthesis and
characterization of La(Ce, Ba)NiO3 perovskite-type oxides. Journal of
Superconductivity and Novel Magnetism, 2022, vol. 35, no 7, p. 2107-2118.
[6] KLEIN, Julian, KAMPERMANN, Laura, MOCKENHAUPT, Benjamin, et
al. Limitations of the Tauc plot method. Advanced Functional Materials, 2023, vol.
33, no 47, p. 2304523
[7] HU, Quanli, YUE, Bin, SHAO, Hongyang, et al. Facile syntheses of cerium-based
CeMO3 (M= Co, Ni, Cu) perovskite nanomaterials for high-performance
supercapacitor electrodes. Journal of materials science, 2020, vol. 55, p. 8421-8434.
[8] DU, Zichen, PETRU, Cullen, YANG, Xiaokun, et al. Development of stable
La0.9Ce0.1NiO3 perovskite catalyst for enhanced photothermochemical dry reforming
of methane. Journal of CO2 Utilization, 2023, vol. 67, p. 102317.
Conclusion Générale
Conclusion Générale

Conclusion Générale
L’objectif de ce travail a porté sur l’élaboration par procédé sol-gel dite citrate et la
caractérisation par spectroscopie infrarouge (IRTF) et spectrophotomètre UV-visible des
oxydes mixtes de type pérovskite CeNi1-xCoxO3 avec x = 0, 0.1, 0.2 et 0.3 ainsi que l’étude de
l’influence de la substitution dans le sous réseau B par le cobalt sur les propriétés structurales
et optiques de la composition CeNiO3. Les résultats obtenus ont permis de tirer les
conclusions suivantes :

 L’étude par spectroscopie infrarouge (IR) relatif aux oxydes CeNi1-xCoxO3


avec x = 0, 0.1, 0.2et 0.3 montrent des pics à (1100, 990, 702 cm-1)
correspondent à les vibrations d’élongation des bandes Ni-O Co-O, Ce-O
respectivement. Les statistiques FTIR des quatre échantillons correspondent à
leur structure confirmant la formation des structures pérovskites.

 L'étude par spectroscopie UV-Visible relative aux compositions CeNi1-xCoxO3


avec x = 0, 0.1, 0.2et 0.3 a montré une forte absorption UV (270-320 nm) due
aux transitions de charge entre les orbitales O2- 2p et 3d des métaux de
transition. CeNiO3 présente également une absorption dans le visible (479-501
nm) due aux transitions d-d des ions Ni2+ et un pic supplémentaire à 554 nm
possiblement lié aux transitions d-d de Ce3+.
 L'énergie de bande interdite (gap) des composés CeNi1-xCoxO3, où x varie de 0
à 0.3, a été étudiée pour comprendre l'effet de la substitution du cobalt sur leurs
propriétés optiques. Les résultats montrent une diminution progressive de
l'énergie de gap avec l'augmentation de taux de cobalt, passant de 2.73 eV pour
x = 0 à 2.69 eV pour x = 0.1, puis à 2.02 eV pour x = 0.2, et enfin à 1.85 eV
pour x = 0.3. Cette diminution progressive de l'énergie de gap suggère une
transition vers des propriétés optiques différentes à mesure que le taux de
cobalt dans le matériau augmente.
Ces résultats indiquent que l’oxyde CeNi1-xCoxO3 avec x = 0, 0.1, 0.2et 0.3 synthétisé
par voie sol-gel est un semi-conducteur et le dopage au site B par le Co améliore les
propriétés électriques de CeNiO3.

38
Résumé

Résumé : Dans ce travail, une série d'échantillons de CeNi1-xCoxO3 avec des valeurs de x de
0, 0.1, 0.2 et 0.3 a été préparée en utilisant le procédé sol-gel. L'effet de la substitution de
cobalt dans le site B sur les propriétés structurales et optiques du composé parent CeNiO3 a
été examiné respectivement par spectroscopie infrarouge à transformation de fourrier (IRTF)
et spectroscopie UV-Visible. L'analyse par spectroscopie infrarouge a montré que les spectres
des quatre échantillons correspondent à leur structure pérovskite. La spectroscopie UV-
Visible a révélé une diminution de l'énergie de bande interdite (Eg) des échantillons avec
l'augmentation du dopage en cobalt. Ces résultats indiquent que l’oxyde CeNi1-xCoxO3 avec x
= 0, 0.1, 0.2et 0.3 est un semi-conducteur et le dopage au site B par le Co améliore les
propriétés électriques de CeNiO3.
Mots clés : pérovskite, sol gel, CeNiO3.

Abstract: In this work, a series of CeNi1-xCoxO3 samples with x-values of 0, 0.1, 0.2 and 0.3
were prepared using sol-gel process. The effect of cobalt substitution in the B site on the
structural and optical properties of the parent compound CeNiO3 was examined by Fourier
transform infrared spectroscopy (FTIR) and UV-Visible spectroscopy respectively. The
infrared spectroscopy analysis showed that the spectra of the four samples correspond to their
perovskite structure. UV-Visible spectroscopy revealed a decrease in the bandgap energy (Eg)
of the samples with increasing cobalt doping. These results indicate that the oxide
CeNi1-xCoxO3 with x = 0, 0.1, 0.2 and 0.3 is a semiconductor and doping the B site with Co
improves the electrical properties of CeNiO3.
Keywords : perovskite, sol gel, CeNiO3.

‫ت‬ٛ‫) باسخخذاو عًه‬x = 0, 0.2, 0.3, 0.4 )‫ى‬ٛ‫ بم‬CeNi1-xCoxO3 ‫ُاث‬ٛ‫ز سهسهت يٍ ع‬ٛ‫ حى ححض‬،‫ ْذا انعًم‬ٙ‫ ف‬:‫الملخص‬
‫ت نهًزكب‬ٚ‫ت ٔانبظز‬ٛ‫ب‬ٛ‫ عهٗ انخٕاص انخزك‬B ‫ت‬ٛ‫ انشبكت انفزع‬ٙ‫ز اسخبذال انكٕبانج ف‬ٛ‫ حى فحض حأث‬.(‫طٕل جال )سخزاث‬
‫ت‬ٛ‫ت انًزئ‬ٛ‫ باألشعت فٕق انبُفسج‬ٙ‫ف‬ٛ‫م انط‬ٛ‫( ٔانخحه‬FTIR) ‫ باألشعت ححج انحًزاء‬ٙ‫ف‬ٛ‫م انط‬ٛ‫ بٕاسطت انخحه‬CeNiO3ٙ‫األطه‬
‫خٓا يٍ َٕع‬ُٛ‫ُاث األربع حخٕافك يع ب‬ٛ‫اف انع‬ٛ‫ باألشعت ححج انحًزاء أٌ أط‬ٙ‫ف‬ٛ‫م انط‬ٛ‫م انخحه‬ٛ‫ أظٓز ححه‬.ٙ‫عهٗ انخٕان‬
‫ُاث‬ٛ‫( نهع‬Eg) ‫ طالت فجٕة انحشيت‬ٙ‫ت عٍ اَخفاع ف‬ٛ‫ت ٔانًزئ‬ٛ‫ باألشعت فٕق انبُفسج‬ٙ‫ف‬ٛ‫م انط‬ٛ‫ ٔكشف انخحه‬. .‫ج‬ٚ‫زٔفسكا‬ٛ‫انب‬
0.0ٔ 0.0 ،0.0 ،0 ٘ٔ‫ حسا‬x ‫ى‬ٛ‫ بم‬CeNi1-xCoxO3 ‫ذ‬ٛ‫ز ْذِ انُخائج إنٗ أٌ أكس‬ٛ‫ حش‬.‫ظ بانكٕبانج‬ٛ‫ادة يسخٕٖ انخثب‬ٚ‫يع س‬
.CeNiO3..‫ت نـ‬ٛ‫حسٍ انخظائض انكٓزبائ‬ٚ ‫ بانكٕبانج‬B ‫ى انًٕلع‬ٛ‫ ٔأٌ حطع‬،‫ْٕ شبّ يٕطم‬
.CeNiO3،‫ْالو‬-‫يحهٕل‬ ، ‫ج‬ٛ‫ بزٔفسك‬:‫كلمات مفتاحية‬

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