INTRODUCTION GENERALE
Avec l’augmentation continue de la population humaine mondiale, il y a eu une augmentation
correspondante de la rareté des besoins de survie fondamentaux des gens. La consommation
continue de ces ressources rares soulève des inquiétudes quant à la capacité de la génération
future à répondre à ses propres besoins dans des années à venir. Les problèmes auxquels nous
sommes confrontés à l’échelle mondiale sont une réponse claire de l’écosystème à la mauvaise
gestion des ressources humaines : le réchauffement climatique, l’élévation du niveau de la mer,
les inondations, les tremblements de terre, le désordre des saisons ne sont que quelques-uns des
nombreux problèmes auxquels le monde est actuellement confronté.
Le bois est l’élément préférentiel pour la construction des panneaux, de 2015 à 2019, environ
1845 millions de mètres cubes de panneaux à base de bois ont été produits dans le monde, soit
une croissance annuelle moyenne de 1 %(Costa et al., 2024). Cette exploitation massive donne
suite à plusieurs autres polémiques : déforestation, éboulement de terrain, destruction de la faune
et de la flore locale, déplacement des peuples autochtones pour ne citer que quelques-uns. La
solution à ces problèmes est le principe du développement durable. L’une des approches du
développement durable consiste à réduire la quantité de déchets générés et à recycler les déchets
d’une manière qui peut être utile aux objectifs économiques, sociaux et environnementaux du
développement durable(Atoyebi & Sadiq, 2018) (Atoyebi et al., 2018). Le Cameroun comme
tant d’autres pays en voie de développement dépend largement de l’agriculture et donc produit
une quantité considérable de déchets alimentaires. Selon le rapport de l’INS sur la production de
vivres en 2019, le Cameroun a produit en 2018 2,199,127 tonnes de maîs et 36,786 tonnes de café
(soit 29762 tonnes de café robusta et le reste en café arabica). Les rafles de maîs sont un sous-
produit de la culture du maïs, constitué du rachis fibreux central de l’inflorescence femelle (l’épi
de maïs). Une tonne de maîs décortiqué génère environ 180kg de rafles de maîs (de Oliveira et
al., 2020). Pour ce qui est du café, les coques sont produites après le processus du traitement à
sec. Les fruits sont séchés naturellement (séchés au soleil) ou artificiellement (dans des fours).
Pour obtenir les graines (grains), l’exocarpe, le mésocarpe et l’endocarpe du café de cerises
séchées doivent être éliminés par décorticage, ce qui donne ce que l’on appelle la coque(Bekalo
& Reinhardt, 2010).
En dehors du problème de la matière utilisée pour la confection propre du panneau, il y a aussi la
résine employée. La plupart des résines utilisées sont des dérivés du formaldéhyde qui a été
classé comme cancérogène potentiellement dangereux et polluant environnemental important par
l’Organisation mondiale de la santé et l’Agence américaine de protection de l’environnement
(Zhang et al., 2018). L’idée de remplacer tout ou partie des résines actuellement incluses dans la
composition des panneaux semble être une alternative intéressante et prometteuse pour des
raisons économiques et écologiques. Parmi ceux-ci, les tanins peuvent être récupérés à partir de
l’écorce que l’on retrouve en grande quantité dans les industries de première transformation du
bois à la fin de la phase d’écorçage. Malgré les recherches qui se développent de jour en jour
autour de cette thématique des « colles vertes », les applications industrielles restent peu
développées par rapport aux coûts qui doivent défier la rude concurrence avec ceux générés par
l’utilisation des colles synthétiques et la technique d’aspect pour obtenir des performances au
moins égales à celles actuellement utilisées(Navarrete Fuentes, 2011)
L’objectif principal de ce travail sera donc d’une part de produire une résine adhésive à base de
tannins et d’une autre part la formulation d’un panneau à particules à partir des rafles de maîs et
de coques de café. Les objectifs spécifiques seront donc :
Étudier le contexte actuel de l’utilisation des panneaux,