Améliorer communication et équipe en santé
Améliorer communication et équipe en santé
D’ÉQUIPE ET LA
COMMUNICATION
DANS LES SOINS
DE SANTÉ
UNE ANALYSE DOCUMENTAIRE
Lisha Lo, MPH
Pour l’Institut canadien pour la sécurité des patients
1. INTRODUCTION
Attribution des erreurs dans les soins de santé
Dans les soins de santé, un pourcentage considérable des erreurs peut être attribué aux défaillances
de communication et à l’absence de travail d’équipe efficace (1). Selon la Joint Commission, les
défaillances de communication sont la principale cause profonde de plus de 70 % des événements
sentinelle survenus de 1995 à 2003 (2). Il a été déterminé que les défaillances de communication
et au niveau du travail d’équipe font partie des principaux facteurs contribuant à la survenue des
incidents touchant la sécurité des patients (3, 4) (5). Bien que les professionnels de la santé œuvrent
habituellement en équipes pour coordonner et gérer les soins aux patients, ils possèdent généralement
peu de formation relative aux compétences générales ou non techniques – notamment liées à la
communication, à la connaissance de la situation, à la prise de décision et au travail d’équipe – qui
sous-tendent les compétences techniques (6). La piètre qualité des compétences non techniques,
y compris en matière de travail d’équipe et de communication, peut entraîner des incidents touchant
la sécurité des patients ainsi que des événements indésirables (2, 10-12). Un corollaire est qu’une
communication et un travail d’équipe efficaces sont considérés essentiels pour atteindre un niveau de
haute fiabilité et créer une « culture de sécurité » afin d’appuyer la prestation sécuritaire des soins aux
patients (1). Il peut être difficile d’assurer la cohésion d’une équipe en raison d’un certain nombre de
facteurs, y compris les domaines d’études propres aux disciplines (7), la création ponctuelle d’équipes
dont la composition change (p. ex. les équipes de bloc opératoire, les équipes d’intervention
d’urgence) (8), l’adoption d’une approche « cloisonnée » à l’égard des soins de santé (9) et les
hiérarchies qui règnent au sein des cultures professionnelles et ont une incidence sur la sécurité des
soins aux patients (8). Compte tenu du taux élevé d’incidence des incidents touchant la sécurité des
patients au Canada, qui atteint 7,5 % (131), il est important de comprendre et de maîtriser les outils
permettant d’améliorer la communication et le travail d’équipe afin de contribuer à l’instauration
d’une culture de sécurité des patients.
La présente analyse a pour objet d’étudier la formation au travail d’équipe à titre d’outil permettant
d’améliorer la communication et le travail d’équipe dans les soins de santé au Canada.
Communication
Deux approches définissent la communication : l’approche axée sur l’ingénierie informationnelle
et l’approche axée sur la construction sociale. L’approche axée sur l’ingénierie informationnelle
définit la communication comme étant la transmission linéaire de messages par l’intermédiaire
d’un conduit (13). La communication efficace est donc la transmission exacte et ininterrompue
d’information qui donne lieu à la compréhension (14, 15), de sorte que les destinataires décodent
les messages transmis. Le bruit physique et le bruit psychologique au sein du système constituent
les principaux obstacles à la communication efficace. Ce modèle traite la communication comme
un processus défini se déroulant dans un contexte social déjà établi. Il limite cependant la capacité
d’apprécier les dynamiques sociales puissantes.
L’approche axée sur la construction sociale met l’accent sur la façon dont la communication au
sein des équipes peut créer le contexte dynamique dans lequel les gens travaillent. Ce point de
LE TRAVAIL D’ÉQUIPE ET LA COMMUNICATION DANS LES SOINS DE SANTÉ | UNE ANALYSE DOCUMENTAIRE
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vue maintient que la communication, plutôt que d’être un simple conduit neutre, est le principal
processus social par lequel un monde commun ayant un sens se construit (16). Dans cette optique,
les efforts visant à améliorer la transmission de l’information sont limités car ils ne tiennent pas
compte de la manière dont les modèles de communication déterminent et soutiennent la façon
dont une équipe se définit elle-même. Ainsi, la communication au sein d’une équipe est à la fois
la transmission et la construction sociale de la réalité, englobant les cadres explicites et implicites
que l’équipe élabore au sujet des objectifs, des rôles et des comportements appropriés. Au sein
d’une équipe, la communication efficace peut créer une « force centripète » (17) qui rassemble les
membres de l’équipe en favorisant une connaissance commune de la situation contextuelle (18) et
en approfondissant la capacité de chacun des membres à agir en tenant compte du point de vue des
autres (19).
Équipe
Les principales caractéristiques d’une équipe sont les suivantes : 1) elle se compose de deux membres
ou plus, 2) chacun des membres a une tâche ou un rôle en particulier à remplir et interagit et/ou
assure la coordination avec les autres membres pour atteindre un objectif ou un résultat commun,
3) elle prend des décisions, 4) elle incarne des connaissances et des compétences spécialisées, et
assume souvent une charge de travail élevée, 5) elle présente des interdépendances en ce qui a trait
au déroulement du travail, à l’action collective et aux objectifs, 6) elle fait partie d’un vaste système
organisationnel (20-27). Les équipes sont habituellement « organisées hiérarchiquement et sont
parfois dispersées géographiquement; elles doivent intégrer et synthétiser des éléments, et elles
doivent assurer une coordination et collaborer à mesure que les exigences des tâches changent au
cours d’un épisode d’exécution, pour accomplir leur mission » (28). À titre d’exemples d’équipes de
soins de santé qui correspondent à cette description, mentionnons les équipes médicales d’urgence,
les équipes d’unités de soins intensifs, les équipes des salles de travail et d’accouchement et les équipes
des blocs opératoires.
Cette équipe est par définition de nature interdisciplinaire. Bien que le terme « interdisciplinaire »
soit parfois utilisé de façon interchangeable avec le terme « multidisciplinaire », il existe des
différences fondamentales. Une équipe interdisciplinaire intègre les approches de différentes
disciplines et prend appui sur des processus de communication axés sur la collaboration plutôt que
sur un modèle de communication commun (30, 31). Une équipe multidisciplinaire met à profit
les connaissances et l’expérience liées à différentes disciplines sans intégrer les approches (29). Un
membre agissant à titre de « contrôleur » détermine la façon dont les membres des autres disciplines
participeront aux activités d’une équipe indépendante rattachée à une discipline particulière qui
procède de façon séparée à des évaluations, à la planification et à la prestation de services sans
véritable coordination entre les membres de l’équipe (30). Les membres de chaque discipline
travaillent en fonction de paramètres spécifiques à la discipline pour atteindre des objectifs
propres à leur profession, qui peuvent être communiqués directement ou indirectement au reste
de l’équipe (31). Une approche d’équipe transdisciplinaire assure la valorisation et le partage des
connaissances et des compétences des membres de l’équipe et franchit les limites disciplinaires
traditionnelles dans le cadre des évaluations et de la planification des services (30). Il est nécessaire
d’accorder une importance moindre à l’incertitude en matière de responsabilités pour permettre
4 INSTITUT CANADIEN POUR LA SÉCURITÉ DES PATIENTS
l’estompage des limites entre les disciplines, et prévoir des éléments de formation polyvalente et une
souplesse en vue de l’exécution des tâches (31).
Il est important de tenir compte de la nature des processus d’équipe (multidisciplinaire,
interdisciplinaire et transdisciplinaire) dans la mise en œuvre et l’efficacité des programmes de
formation au travail d’équipe. De façon générale, les équipes de soins de santé sont caractérisées
comme représentant une « collaboration interprofessionnelle » (32), le premier terme englobant les
concepts de partage, de partenariat, d’interdépendance, de pouvoir et de processus, et le deuxième
faisant allusion à l’intégration de deux cultures professionnelles ou plus qui s’exercent selon une
approche transdisciplinaire (33).
Travail d’équipe
Les membres d’une équipe doivent participer à la fois à des processus liés à des tâches et au travail
d’équipe pour atteindre leur objectif commun. Les tâches constituent l’élément de rendement que
le membre individuel fournit sans interagir avec les autres membres (28). Le travail d’équipe est
l’élément de rendement interdépendant qui est nécessaire à la coordination efficace du rendement
de plusieurs membres de l’équipe (28). Le rendement de l’équipe repose sur un processus à plusieurs
niveaux qui évolue à mesure que les membres participent à des tâches et au travail d’équipe (52).
Le travail d’équipe peut s’imbriquer conceptuellement dans le rendement de l’équipe comme un
« ensemble de cognitions, d’attitudes et de comportements interreliés contribuant aux processus
dynamiques du rendement » (26). Ainsi, les définitions du rendement et de l’efficacité au niveau de
l’équipe englobent les activités exécutées dans l’accomplissement d’une tâche ainsi que l’évaluation
des résultats de cette activité (53).
Le travail d’équipe a été bien étudié dans différentes disciplines. Le travail d’équipe efficace a été
décrit dans 138 cadres conceptuels au cours des 20 dernières années (34), représentant une myriade
de modèles dont certains sont parcimonieux tandis que d’autres sont davantage contextualisés. Les
cadres décrits ci-après ont été appliqués libéralement aux soins de santé.
Le modèle I-P-O
Le modèle IPO (inputs [intrants], processes [processus], outputs [extrants]) à trois étapes (35) définit
les caractéristiques des équipes efficaces et présente un cadre permettant d’organiser les facteurs
qui peuvent favoriser ou inhiber l’efficacité des équipes (figure 1). Ce cadre utilise des intrants
(ressources), maintient des processus internes et produit des extrants résultant des intrants et de
la capacité de production. Les intrants comprennent les caractéristiques des membres de l’équipe,
notamment les capacités, les expériences passées et les ressources organisationnelles disponibles. Les
processus comprennent les actes et les comportements interdépendants qui convertissent les intrants
en extrants, y compris le rendement de l’équipe, les résultats des tâches et la satisfaction des membres
de l’équipe (26).
LE TRAVAIL D’ÉQUIPE ET LA COMMUNICATION DANS LES SOINS DE SANTÉ | UNE ANALYSE DOCUMENTAIRE
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Séances d’information
Les séances d’information sont un élément critique de l’efficacité des équipes et déterminent si les
gens travaillent ensemble en tant qu’équipe solidaire ou en tant que groupe de personnes travaillant
les unes près des autres. Les séances d’information donnent rapidement le ton aux interactions
au sein de l’équipe, assurant que les prestataires de soins de santé disposent d’un modèle mental
commun quant à ce qui se passera au cours d’un processus donné, qu’ils cernent les points de risque
et effectuent une planification en cas d’imprévus. Lorsqu’elles sont réalisées de façon efficace, les
séances d’information peuvent établir la prévisibilité, réduire les interruptions, prévenir les retards, et
créer des relations sociales et les conditions requises pour les interactions futures (200).
Les environnements dans lesquels les séances d’information sont particulièrement importantes
comprennent les domaines d’intervention. Par exemple, la Joint Commission exige que les équipes
chirurgicales tiennent un type spécifique de séance d’information préalable aux interventions, appelé
« pause », servant à effectuer des vérifications quant au bon champ opératoire, au bon patient et
à la bonne intervention (199). Une pause chirurgicale prolongée est appelée « caucus » et il s’agit
d’une réunion ponctuelle de discussion visant à actualiser la connaissance de la situation (157).
L’Organisation mondiale de la Santé a publié une Liste de vérification d’une chirugie sécuritaire
aux fins des séances d’information préalables aux interventions, qui englobe des attentes uniformes
concernant les vérifications préopératoires, le marquage du champ opératoire, la pause et les
activités péri-opératoires (199). Au sein de l’unité des soins intensifs (201), le recours à des visites
multidisciplinaires et l’établissement d’objectifs quotidiens pour chaque patient devraient constituer
un objectif fondamental. Il y aurait également lieu de tenir des séances d’information lorsque la
LE TRAVAIL D’ÉQUIPE ET LA COMMUNICATION DANS LES SOINS DE SANTÉ | UNE ANALYSE DOCUMENTAIRE
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Langage assertif
Étant donné que la médecine comporte une structure hiérarchique inhérente et des écarts de
pouvoir entre les personnes, il est important, lorsque cela est nécessaire, que les prestataires de soins
de santé fassent preuve d’assertivité avec politesse afin d’assurer la sécurité du patient. L’assertivité
efficace est exercée de façon plaisante, avec persévérance, en temps opportun et de façon claire pour
offrir des solutions aux problèmes présentés. Les organisations peuvent aider à assurer l’adoption
d’un comportement assertif approprié dans le cadre des communications au sein des équipes en
fournissant au personnel une formation sur les techniques d’assertivité.
La règle des deux défis, en vertu de laquelle une préoccupation est énoncée au moins deux fois pour
s’assurer qu’elle a été entendue, est une forme de langage assertif. Le programme CUS (Concerned,
Uncomfortable, Safety Issue) de la United Airlines fait progresser la communication afin de la faire
passer de l’expression d’une préoccupation à un ordre d’arrêter. La progression de l’expression de
la préoccupation est « I’m concerned » (je suis préoccupé), « I’m uncomfortable » (je suis mal à l’aise),
« This is unsafe » (cela n’est pas sécuritaire), ou « I’m scared » (j’ai peur) pour indiquer « il s’agit d’un
problème potentiellement grave. Arrêtez-vous et écoutez-moi. » Frankel et Leonard (202) suggèrent
que la véritable « mise à l’épreuve » des équipes et des dirigeants survient lorsque quelqu’un soulève
une préoccupation et que « la chaîne s’arrête » alors que la préoccupation était erronée. La réaction
des membres de l’équipe et des dirigeants à cette situation définira la santé de l’équipe et servira de
marqueur pour déterminer s’il existera un environnement propice à l’apprentissage et de soutien à
l’avenir.
Langage critique
À l’occasion, l’utilisation d’un langage assertif peut ne pas être une mesure suffisamment vigoureuse
pour signaler un problème. Le langage critique peut comprendre une phrase telle que « j’ai besoin
de quelques éclaircissements » (199) comme stratégie permettant d’attirer l’attention d’une autre
personne. Les équipes qui donnent suite à un langage critique convenu reconnaissent le caractère
immédiat d’une préoccupation et se concentrent sur la résolution de la situation. Le langage critique
devrait être neutre et favoriser la création d’un environnement ne menaçant pas la compétence ou
l’expertise de quiconque. Au sein des industries non liées aux soins de santé, le langage critique est
décrit comme consistant à « arrêter la chaîne ». Il est important de convenir d’une phrase standard
parce que les gens hésitent souvent à exprimer une préoccupation de façon directe ou indirecte (1).
Langage commun
L’utilisation d’un langage commun, convenu par tous les prestataires dans un milieu particulier pour
décrire des enjeux essentiels ou des observations, peut aider à assurer la cohérence et l’exhaustivité des
communications. En s’engageant à utiliser un langage commun, les organisations peuvent assurer la
cohérence des communications concernant un enjeu essentiel entre tous les types de prestataires et
dans de nombreux types de situations différentes (199).
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Écoute active
L’écoute est l’un des éléments essentiels de la communication. L’écoute active consiste à garder
un contact visuel qui soit acceptable, à surveiller le langage corporel, à écouter jusqu’à la fin sans
préparer une réponse pendant que la personne continue de parler, et à répéter l’information pour en
confirmer la compréhension (199).
Annonces
Les annonces sont des phrases énoncées clairement qui indiquent une phase d’un processus. Les
annonces sont souvent utilisées en bloc opératoire au début et à la fin d’une intervention, mais elles
peuvent aussi être utilisées à d’autres moments.
Méthode DESC
La méthode DESC signifie écrire la situation, xpliquer les préoccupations, uggérer des solutions
de rechange, énoncer les onséquences et il s’agit d’un outil de communication visant à gérer et à
régler les conflits (205). Cette méthode est particulièrement utile face à des comportements non
professionnels.
Semaine 2
Module 2
Semaine 3
Module 3 + exemples de collaboration
+ rétroaction sur les modules
Semaine 4
Rencontre(s) de travail en équipe
Semaine 5
Remise des travaux
Travail en équipe et supervisé le samedi
La communication
interprofessionnelle
(IPCom)
Les descriptifs de la
compétence
Généralités
Plusieurs définitions basées sur des modèles différents de la communication
sont retrouvées dans la littérature. La théorie de l’information basée sur le
modèle - source, message, canal récepteur effet et rétroaction - est le plus
utilisé. Il définit alors la communication comme un «processus selon lequel
une idée est transférée d’une source à un récepteur dans l’intention de
changer son comportement ».
Dans tous les cursus de formation des professionnels de la santé et des
services sociaux, la communication professionnelle est abordée et ceux sous
divers angles afin de respecter le code déontologique de chaque profession
et assurer les principes de base de la communication.
Généralités
facilitent la communication
interprofessionnelle.
La hiérarchie
La culture interprofessionnel
L’environnement des soins
Les facteurs personnels
Les méthodes de
communication
L. Gleeson, L., O’Brien, G. L., O’Mahony, D., & Byrne, S. (2023). Interprofessional communication in the hospital setting: a systematic review
of the qualitative literature. Journal of Interprofessional Care, 37(2), 203-213. [Link]
Les caractéristiques de la communication
(Cormier, 2018, 3e ed.)
La communication interpersonnelle est caractérisée par sa complexité de par la posture que vont
adopter les interlocuteurs (émetteur - récepteur) selon le contexte.
On peut donc résumer les positions des interlocuteurs comme suit (chap1, p.34)
Ce que l’on veut signifier n’est pas toujours ce que l’autre comprend ou perçoit. Selon le contexte,
les messages peuvent donc être perçus différemment. Ainsi, le contexte, le lieu et le moment vont
influencer la signification ou l’interprétation de l’échange ou du message.
Les habiletés de communication
« Au point de vue collectif, l’écoute déclenche des apprentissages culturels, des prises de
conscience, une dynamique nouvelle, et elle contribue à donner un sens à la coopération.
Dans une équipe de travail où les membres sont capables de s’écouter, la qualité des
contributions individuelles est reconnue et valorisée, les remises en cause du statu quo
sont acceptées, les défis sont encouragés et les erreurs sont considérées comme des
occasions d’apprentissage. (p.57)»
« Écouter signifie comprendre, et non tolérer, ni donner son adhésion, ni excuser. Cette
attention aux personnes ne correspond d’aucune manière à une attitude permissive ou
laxiste. Bien au contraire, elle s’allie à la rigueur, à l’exigence et à l’effort de construire
ensemble. De plus, l’écoute requiert une discipline personnelle importante afin d’être
capable de se concentrer sur la parole de l’autre, d’être en mesure de contrôler ses
émotions et de pouvoir affirmer sa position après avoir bien saisi celle de l’autre. (p.58) »
5 principes à respecter:
Rechercher l’Exactitude et l’objectivité
Dire ce que vous désirez transmettre
Que l’interlocuteur puisse capter et comprendre ce que vous dites
Que l’interlocuteur puisse dire ce qu’il veut transmettre
Capter et comprendre ce que l’interlocuteur dit
Une communication réussie : une communication efficace
(Sananès, 2011, 4e éd. , chap.6)
Pour y parvenir:
Écoutez attentivement
Ayez une écoute de qualité
N’interrompez votre interlocuteur
Laissez vous interrompre
Parlez peu et écoutez plus
Captez et comprenez ce qui est dit
Demandez des éclaircissement
Reformulez les propos
Les impacts de la
collaboration
interprofessionnelle
LA CIP et ses impacts
La communication
Plusieurs définitions basées sur des modèles différents de la communication sont retrouvées
dans la littérature. La théorie de l’information basée sur le modèle - source, message, canal
récepteur effet et rétroaction - est le plus utilisé. Il définit alors la communication comme un
«processus selon lequel une idée est transférée d’une source à un récepteur dans l’intention de
changer son comportement ».
Puisque ce modèle présentes des limites notamment par la notion d’interférence entre
l’émetteur et le récepteur et que la communication ne peut être réduite uniquement à
l’intention de changer un comportement, le modèle tel que définit plus haut a évolué vers une
approche plus systémique. Basé sur cette approche, Cormier (2008) définit alors la
communication en tant que communication interpersonnelle comme étant « l’échange
d’informations et de significations créées et partagées entre deux personnes ou plus à travers
les messages verbaux et non verbaux, en fonction d’un contexte donné ».
Note : cette synthèse sur la communication est effectuée à partir du livre « La communication et la gestion » de
Solange Cormier (2008, 2nd ed.)
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On peut donc résumer les positions des interlocuteurs comme suit (chap1, p.34)
Ce que l’on veut signifier n’est pas toujours ce que l’autre comprend ou perçoit. Selon le
contexte, les messages peuvent donc être perçus différemment. Ainsi, le contexte, le lieu et le
moment vont influencer la signification ou l’interprétation de l’échange ou du message.
Il n’existe pas de recette vu la complexité des rapports sociaux, cependant Cormier propose les
éléments suivants pour y arriver.
Note : cette synthèse sur la communication est effectuée à partir du livre « La communication et la gestion » de
Solange Cormier (2008, 2nd ed.)
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L’écoute
Considérée comme le cœur de la compétence interpersonnelle, elle permet des apprentissages
culturels, des prises de conscience et contribue à donner un sens à la coopération.
L’écoute requiert une discipline personnelle importante afin de se concentrer sur la parole de
l’autre, d’être en mesure de contrôler ses émotions, et d’affirmer sa position après avoir bien
saisi celle de l’autre.
Les attitudes qui facilitent l’écoute sont
• la présence à soi (identifier et reconnaître nos valeurs, nos attentes, comprendre
comment nos caractéristiques filtrent les messages);
• tolérer l’ambiguïté (capacité d’accepter des situations nouvelles, complexes et
apparemment insolubles);
• valoriser les différences (ouverture à l’autre et sécurité personnelle permettant une
expression franche des divergences);
• disponibilité (investir temps et énergie, disponibilité matérielle et psychologique).
Les formes déficientes de l’écoute sont donc, l’écoute hostile, condescendante, partielle,
anxieuse, simulée.
À l’inverse, l’écoute compréhensive, aidante et active favorisent l’écoute.
Le questionnement
Il a trois fonctions essentielles. Il permet de développer la compréhension contextuelle, sert à
améliorer les capacités de performance et susciter la réflexion, et enfin favoriser la recherche
appréciative (actualiser le changement désiré).
Le feedback
C’est toute information ou signification en retour qui part du récepteur revient à l’émetteur
c-à-d toute réaction verbale, non verbale ou comportement qui constitue une forme de
rétroaction. Ainsi dans tout échange, le feedback est toujours présent qu’i soit implicite ou
explicite. Cependant, les feedback équivoques ou bidirectionnelles sont difficiles à interpréter.
Pour qu’il soit explicite, le feedback doit être formalisé, ainsi dans les milieux, les rencontres
d’équipe permettent de le rendre formel sous la forme d’évaluation de performance, de
compétence ou encore de prise de décision. Il faut noter cependant que le feedback
impersonnel tel que vécu entre deux personnes est plus courant dans les échanges entre les
personnes.
Selon le contenu
Note : cette synthèse sur la communication est effectuée à partir du livre « La communication et la gestion » de
Solange Cormier (2008, 2nd ed.)
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Selon la valence
Pour réussir une communication, il faut en plus des caractéristiques énoncées plus haut
respecter le style de communication des personnes avec qui on interagit. En voici donc un
résumé.
Note : cette synthèse sur la communication est effectuée à partir du livre « La communication et la gestion » de
Solange Cormier (2008, 2nd ed.)
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Les conflits surviennent lorsque la communication au sein de l’équipe a été inefficace. Pour
arriver à gérer un conflit, il faut remettre en place les principes de communication et faire un
rappel des objectifs à atteindre par l’équipe (but commun). Il faut également prendre en compte
le style de communication de chaque membre de l’équipe.
Note : cette synthèse sur la communication est effectuée à partir du livre « La communication et la gestion » de
Solange Cormier (2008, 2nd ed.)
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Note : cette synthèse sur la communication est effectuée à partir du livre « La communication et la gestion » de
Solange Cormier (2008, 2nd ed.)
2021-01-21
Communication interprofessionnelle
FIS-4101
Objectif pédagogique
1
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Communication interprofessionnelle
Communication efficace
Contexte
Messages Récepteur
Émetteur verbaux, non-
verbaux
•Discours compréhensible
•Écoute
•Rétroaction
Récepteur Émetteur
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L’écoute
• Point de départ de notre enrichissement personnel grâce au
savoir qu’elle permet d’acquérir.
Rankin (1929)
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• 2 groupes de techniques :
– Techniques qui encouragent l’expression de l’autre.
– Techniques traduisant la compréhension de ce qui est entendu.
Obstacles à la communication
• Commander, ordonner (fréquent entre les professionnels;
relations hiérarchiques non fondées)
• Interrompre
• Dévier, esquiver
• Avertir, mettre en garde, menacer
• Moraliser
• Stéréotyper, étiqueter
• Juger, blâmer, critiquer
• Humilier, ridiculiser, blaguer
(Sananès, 2002)
4
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5
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Types de rétroaction
Selon le contenu :
- Rétroaction descriptive
- Rétroaction expérientielle
- Rétroaction inférentielle
Selon la valence :
- Rétroaction positive ou favorable
- Rétroaction critique
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Rétroaction efficace
Objectif : Trouver ensemble des moyens de faire advenir les
changements qui s’imposent.
7
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8
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La compétence en
matière de
communication ne
consiste pas à ce qu’elle
soit parfaite, mais que
les erreurs soient
corrigées rapidement
dans le feu de l’action.
(Villeneuve, 2006)