Examen Unique de Certification en Sante
Epreuve théorique de synthèse Agent de Santé de Base Session de septembre 2022
Durée : Trois (3) Heures
Etude de cas : (20 points)
Moussa Seyni âgé de dix (10) mois est admis au CSI de Namaro. A l'interrogatoire la mère de Moussa
dit qu'il fait des selles liquides plus de 4 fois/jour avec vomissements dès qu'il s'alimente. Il a aussi le
corps chaud.
A l'examen, Moussa a un poids de 10kg, sa température est à 38°C, il a une pâleur palmo-plantaire
sévère. Moussa n'a pas de lésions cutanées, pas de toux, pas de tirage. Moussa est conscient et son
carnet de santé n'est pas à jour sur le plan vaccinal. Le résultat du TDR est positif.
Questions :
1. Evaluer Moussa Seyni (4 points).
2. Classer Moussa Seyni (2 points).
3. Identifier les besoins perturbés chez Moussa Seyni (8 points).
4. Traiter Moussa Seyni (6 points).
Bon courage
CORRIGÉ TYPE DE L’ÉTUDE DE CAS : MOUSSA
SEYNI (20 points)
1. Évaluation de Moussa Seyni (4 points)
L’évaluation repose sur les signes cliniques rapportés et constatés lors de l’examen.
• Diarrhée aiguë : Moussa présente des selles liquides plus de 4 fois/jour.
• Vomissements : Les vomissements sont déclenchés dès qu’il s’alimente, ce qui peut
aggraver la déshydratation.
• Fièvre modérée : Température corporelle de 38°C.
• État nutritionnel : Poids de 10 kg (normal pour un enfant de cet âge).
• Anémie : Présence d’une pâleur palmo-plantaire sévère, indiquant une anémie
importante.
• Vaccination non à jour : Carnet de santé non complété.
• TDR (Test de Diagnostic Rapide) positif : Cela suggère une malaria.
• Absence de complications respiratoires : Pas de toux, ni de tirage.
2. Classement de Moussa Seyni (2 points)
D’après les données fournies, Moussa Seyni peut être classé dans les catégories suivantes :
• Diarrhée avec vomissements : Diarrhée aiguë compliquée par des vomissements,
augmentant le risque de déshydratation.
• Anémie sévère : La pâleur palmo-plantaire sévère indique une anémie modérée à
sévère.
• Paludisme confirmé : Le TDR positif confirme une infection palustre.
• Fièvre modérée : Bien que Moussa soit fébrile, la température n’est pas trop élevée
(38°C).
3. Identification des besoins perturbés chez Moussa Seyni (8 points)
1. Besoin de respirer normalement : Non perturbé, car il n'y a pas de toux ni de tirage.
2. Besoin de boire et manger correctement : Perturbé à cause des vomissements et de
la diarrhée qui empêchent une bonne alimentation.
3. Besoin d’éliminer les déchets corporels : Perturbé en raison des diarrhées
fréquentes.
4. Besoin de maintenir la température du corps : Légèrement perturbé par la fièvre à
38°C.
5. Besoin de sécurité et protection : Perturbé par le paludisme confirmé et l’état
vaccinal non à jour.
4. Traitement de Moussa Seyni (6 points)
1. Réhydratation orale ou intraveineuse :
o En cas de déshydratation modérée à sévère, commencer une réhydratation avec
une solution de réhydratation orale (SRO) à raison de 50 à 100 ml/kg sur 4
heures. Si les vomissements persistent, envisager une perfusion
intraveineuse.
2. Traitement de la diarrhée :
o Administrer du zinc à raison de 10 mg/jour pendant 10 à 14 jours pour réduire
la durée et la gravité de la diarrhée.
o Encourager la reprise de l’alimentation normale dès que possible.
3. Traitement antipaludique :
o En fonction des protocoles nationaux, administrer un traitement avec
Artemether-Lumefantrine (Coartem) ou tout autre traitement antipaludique
recommandé en deux doses quotidiennes pendant 3 jours.
4. Correction de l’anémie :
o Si l’anémie est sévère, envisager une transfusion sanguine après évaluation.
Sinon, un traitement par complémentation en fer et acide folique peut être
prescrit.
5. Antipyrétique :
o Donner Paracétamol à raison de 15 mg/kg toutes les 6 heures pour contrôler
la fièvre (si besoin).
6. Mise à jour du statut vaccinal :
o Prévoir la régularisation du calendrier vaccinal dès amélioration de l’état
clinique.
Conclusion
La prise en charge de Moussa Seyni nécessite une réhydratation rapide, un traitement
antipaludique, et la correction de l’anémie pour éviter toute décompensation. Une
surveillance étroite est indispensable afin d’ajuster les soins en fonction de son état clinique.
ÉPREUVE 1 : PRISE EN CHARGE D'UNE
HYPERTENSION ARTÉRIELLE
Consignes
Un patient de 52 ans, connu hypertendu depuis 5 ans, arrive en consultation avec des
céphalées, des vertiges et des bourdonnements d’oreilles. Sa tension artérielle est de 180/110
mmHg.
1. Quelle est votre hypothèse diagnostique ?
2. Quels soins immédiats prodiguez-vous ?
3. Quels conseils d’hygiène et de régime de vie donneriez-vous ?
Corrigé Type
1. Hypothèse diagnostique : Crise hypertensive.
2. Soins immédiats :
o Mise au repos du patient en position demi-assise.
o Administration de médicaments antihypertenseurs sous ordonnance médicale.
o Surveillance des constantes (TA, pouls).
3. Conseils d’hygiène de vie :
o Réduire le sel dans l’alimentation.
o Pratiquer une activité physique régulière.
o Éviter le tabac et l’alcool.
ÉPREUVE 2 : SOINS EN POST-OPÉRATOIRE D’UNE
APPENDECTOMIE
Consignes
Un patient de 35 ans revient du bloc opératoire après une appendicectomie.
1. Quelles surveillances devez-vous effectuer dans les premières heures post-opératoires
?
2. Quels signes d’alerte devez-vous rapporter au médecin ?
Corrigé Type
1. Surveillances post-opératoires :
o Prise des constantes (TA, température, fréquence cardiaque).
o Surveillance de la douleur et administration d'antalgiques.
o Surveillance du pansement pour déceler une hémorragie ou infection.
o Surveillance de l’état de conscience.
2. Signes d’alerte :
o Hémorragie au niveau de la plaie.
o Fièvre (>38°C).
o Douleurs abdominales intenses.
ÉPREUVE 3 : PRISE EN CHARGE D’UNE BRÛLURE
AU 2e DEGRÉ
Consignes
Un enfant de 8 ans présente une brûlure au 2e degré sur l’avant-bras après avoir renversé de
l’eau bouillante.
1. Quelle est votre conduite immédiate ?
2. Quels soins infirmiers prodiguer à la plaie ?
Corrigé Type
1. Conduite immédiate :
o Refroidir la zone brûlée sous l’eau froide (10-15 min).
o Éviter de percer les cloques.
o Surveiller l’apparition de signes de choc (pâleur, sueurs).
2. Soins de la plaie :
o Nettoyage avec une solution antiseptique.
o Application d’un pansement stérile non adhérent.
o Surveillance de signes d’infection (rougeur, écoulement).
ÉPREUVE 4 : DIABÈTE ET INSULINOTHÉRAPIE
Consignes
Une patiente diabétique de type 1 est sous insulinothérapie. Elle se présente pour une
consultation de routine.
1. Quels conseils donner à la patiente pour bien gérer son diabète ?
2. Comment prévenir une hypoglycémie ?
Corrigé Type
1. Conseils de gestion du diabète :
o Contrôler la glycémie plusieurs fois par jour.
o Adapter les doses d’insuline selon l’alimentation et l’activité.
o Suivre un régime équilibré.
2. Prévention de l’hypoglycémie :
o Ne jamais sauter de repas.
o Toujours avoir du sucre rapide à disposition (bonbons, jus).
o Adapter l’insuline avant un effort physique intense.
ÉPREUVE 5 : URGENCE – PRISE EN CHARGE D’UNE
CRISE D’ASTHME
Consignes
Un patient asthmatique arrive avec une crise aiguë. Il présente une dyspnée et siffle à
l’inspiration.
1. Quelle est la conduite à tenir ?
2. Quels traitements sont indiqués ?
Corrigé Type
1. Conduite à tenir :
o Installer le patient en position assise.
o Administrer un bronchodilatateur par inhalation (ex. : Salbutamol).
o Surveiller la saturation en oxygène.
2. Traitements indiqués :
o Bronchodilatateurs.
o Corticoïdes en cas de crise sévère.
ÉPREUVE 6 : SURVEILLANCE D’UNE PERFUSION
INTRAVEINEUSE
Consignes
Une patiente reçoit une perfusion de sérum glucosé en post-opératoire.
1. Quelles surveillances effectuer sur la perfusion ?
2. Quels sont les signes d’infiltration à surveiller ?
Corrigé Type
1. Surveillances :
o Débit de la perfusion.
o Absence de douleur ou rougeur au site d’injection.
o Changement du dispositif selon les protocoles.
2. Signes d’infiltration :
o Œdème au site d’injection.
o Douleur ou rougeur.
o Arrêt du débit.
ÉPREUVE 7 : SOINS À UN PATIENT EN ÉTAT DE
CHOC HYPOVOLÉMIQUE
Consignes
Un patient est admis aux urgences pour un choc hypovolémique après une hémorragie.
1. Quelle est la conduite à tenir en urgence ?
2. Quels sont les soins infirmiers à prodiguer ?
Corrigé Type
1. Conduite à tenir :
o Allonger le patient en position Trendelenburg.
o Administration de sérum physiologique en IV rapide.
o Prévenir le médecin pour transfusion.
2. Soins infirmiers :
o Surveillance des constantes.
o Maintien de la perfusion.
o Surveillance de l’état de conscience.
ÉPREUVE 8 : PRISE EN CHARGE D’UNE
PNEUMONIE
Consignes
Un patient de 45 ans est hospitalisé pour une pneumonie.
1. Quelles surveillances effectuer ?
2. Quels traitements administrer ?
Corrigé Type
1. Surveillances :
o Température quotidienne.
o Saturation en oxygène.
o Apparition de toux ou expectorations purulentes.
2. Traitements :
o Antibiothérapie.
o Antipyrétiques en cas de fièvre.
o Oxygénothérapie si nécessaire.
ÉPREUVE 9 : GESTION D’UNE HYPERTHERMIE
Consignes
Un enfant de 2 ans arrive avec une hyperthermie à 39,5°C.
1. Quelle est la conduite à tenir ?
2. Quels conseils donner aux parents ?
Corrigé Type
1. Conduite à tenir :
o Donner un antipyrétique (ex. : paracétamol).
o Effectuer des compresses d’eau tiède.
o Hydrater l’enfant.
2. Conseils aux parents :
o Habiller l’enfant légèrement.
o Contrôler régulièrement la température.
o Consulter si la fièvre persiste ou s’aggrave.
ÉPREUVE 10 : SURVEILLANCE D’UN PATIENT SOUS
ANTICOAGULANTS
Consignes
Un patient sous traitement anticoagulant est suivi en consultation.
1. Quels sont les risques associés à ce traitement ?
2. Quelles surveillances spécifiques effectuer ?
Corrigé Type
1. Risques associés :
o Risque d’hémorragie.
o Interaction avec d’autres médicaments.
2. Surveillances :
o Contrôle régulier de l’INR.
o Surveillance des signes de saignement (hématurie, ecchymoses).
o Éducation du patient sur les signes d’alerte.
ÉPREUVE 11 : PRISE EN CHARGE D'UN ŒDÈME
AIGU DU POUMON (OAP)
Consignes
Un patient de 62 ans, hypertendu et diabétique, arrive aux urgences pour une dyspnée brutale
avec orthopnée et sueurs froides. À l'examen, vous constatez des râles crépitants aux bases
pulmonaires. La tension artérielle est à 180/100 mmHg, et la fréquence respiratoire à 32
cycles/min.
1. Quel est le diagnostic probable ?
2. Quels sont les soins infirmiers d’urgence à effectuer ?
3. Quel est le traitement médical attendu ?
4. Quels éléments surveiller après la prise en charge ?
Corrigé Type
1. Diagnostic probable : Œdème aigu du poumon (OAP).
2. Soins infirmiers d’urgence :
o Installer le patient en position demi-assise pour améliorer la respiration.
o Administrer de l’oxygène à haut débit.
o Préparer une voie veineuse.
o Surveiller les constantes (TA, pouls, FR).
3. Traitement médical attendu :
o Diurétiques (furosémide).
o Dérivés nitrés (trinitrine) pour diminuer la pression artérielle.
o Ventilation non invasive si nécessaire.
4. Surveillance :
o Tension artérielle, saturation en oxygène.
o Amélioration des symptômes respiratoires.
ÉPREUVE1 2 : GESTION D'UNE CRISE D'ÉPILEPSIE
GÉNÉRALISÉE
Consignes
Un jeune homme de 20 ans est amené aux urgences après une crise convulsive généralisée
ayant duré 2 minutes. À son arrivée, il est confus et désorienté.
1. Quelle est la conduite immédiate à tenir ?
2. Quels soins surveiller après la crise ?
3. Quels conseils donner à la famille pour prévenir d’autres crises ?
Corrigé Type
1. Conduite immédiate :
o Assurer la sécurité du patient (retirer les objets dangereux autour de lui).
o Mettre le patient en position latérale de sécurité (PLS).
o Surveiller la durée de la crise et l'état respiratoire.
2. Surveillance après la crise :
o Vérifier la conscience et la reprise de la respiration normale.
o Surveiller l’apparition d’autres crises.
3. Conseils à la famille :
o Suivi neurologique régulier.
o Respect de la prise médicamenteuse antiépileptique.
o Éviter les situations à risque (manque de sommeil, alcool).
ÉPREUVE 13 : SOINS À UN NOUVEAU-NÉ EN
DÉTRESSE RESPIRATOIRE
Consignes
Un nouveau-né présente une cyanose et des difficultés respiratoires à 5 minutes de vie. Le
score d’Apgar à 1 minute est de 4/10.
1. Quelle est la conduite à tenir immédiatement ?
2. Quels soins spécifiques prodiguer ?
3. Comment surveiller l’évolution du nouveau-né ?
Corrigé Type
1. Conduite immédiate :
o Aspirer les voies respiratoires supérieures.
o Administrer de l'oxygène avec un masque.
o Masser doucement si la respiration ne revient pas.
2. Soins spécifiques :
o Surveillance de la température du nouveau-né.
o Vérifier le score d’Apgar à 5 et 10 minutes.
3. Surveillance :
o Suivi de la saturation en oxygène.
o Vérifier la reprise de la respiration et l’absence de cyanose.
ÉPREUVE 14 : GESTION D’UN PATIENT SOUS
ANTIBIOTHÉRAPIE
Consignes
Une patiente de 35 ans est hospitalisée pour une pyélonéphrite et reçoit une antibiothérapie
par voie intraveineuse.
1. Quelles surveillances réaliser lors de l’administration de l’antibiotique ?
2. Quels signes doivent alerter l’infirmier(e) ?
3. Quels conseils donner à la sortie ?
Corrigé Type
1. Surveillance :
o Vérifier les réactions allergiques (rougeurs, démangeaisons).
o Surveiller la perfusion et le débit du traitement.
2. Signes d’alerte :
o Fièvre persistante malgré le traitement.
o Réactions allergiques ou choc anaphylactique.
3. Conseils à la sortie :
o Respecter la durée du traitement.
o Signaler toute réaction inhabituelle au médecin.
ÉPREUVE 15 : PRISE EN CHARGE D'UNE
HYPERGLYCÉMIE
Consignes
Un patient diabétique de 52 ans est admis aux urgences pour une hyperglycémie à 4,5 g/L. Il
présente une polydipsie, une polyurie et des céphalées. Sa tension est à 110/70 mmHg, et sa
glycémie capillaire est de 5 g/L.
1. Quelle est la conduite à tenir immédiatement ?
2. Quels soins infirmiers sont prioritaires ?
3. Quels conseils donner au patient pour éviter une récidive ?
Corrigé Type
1. Conduite immédiate :
o Administrer de l’insuline rapide sous contrôle médical.
o Réhydrater le patient par perfusion de sérum salé ou glucosé selon prescription.
o Surveiller les constantes (glycémie, TA, fréquence cardiaque).
2. Soins prioritaires :
o Réaliser des glycémies capillaires régulières.
o Préparer une surveillance de la diurèse (risque de déshydratation).
3. Conseils au patient :
o Maintenir une alimentation équilibrée et bien répartir les glucides.
o Éviter les oublis d’insuline ou les écarts alimentaires.
ÉPREUVE 16 : SURVEILLANCE POST-OPÉRATOIRE
IMMÉDIATE
Consignes
Un patient vient d’être opéré d’une hernie inguinale sous anesthésie générale. Il est transféré
en salle de réveil (SSPI).
1. Quels paramètres surveiller immédiatement ?
2. Quels sont les risques à prévenir après l’opération ?
3. Quels soins effectuer avant le retour du patient en service ?
Corrigé Type
1. Surveillance immédiate :
o Fréquence respiratoire et saturation en oxygène.
o Tension artérielle, température, et conscience.
o Surveillance de la douleur et de la perfusion.
2. Risques à prévenir :
o Hypoventilation, saignement postopératoire, choc hypovolémique.
o Risque d'infection au site opératoire.
3. Soins avant le retour :
o Vérifier la reprise de conscience complète et la stabilité hémodynamique.
o Préparer le transfert avec un rapport complet au service receveur.
ÉPREUVE 17 : PRISE EN CHARGE D'UNE
HYPOTENSION ARTÉRIELLE
Consignes
Un patient présente une hypotension artérielle avec une TA de 90/50 mmHg après une
intervention chirurgicale. Il se plaint de vertiges et de fatigue.
1. Quelle est la conduite à tenir en urgence ?
2. Quels soins infirmiers sont essentiels dans ce contexte ?
3. Quelles mesures prévenir pour éviter l’aggravation ?
Corrigé Type
1. Conduite en urgence :
o Mettre le patient en position déclive (jambes surélevées).
o Administrer des liquides IV selon prescription.
o Surveiller la tension artérielle toutes les 5 à 10 minutes.
2. Soins essentiels :
o Évaluer les signes de choc (tachycardie, extrémités froides).
o Surveiller la diurèse et l’état de conscience.
3. Mesures préventives :
o Surveillance régulière de la TA.
o Éviter le lever trop rapide du patient.
ÉPREUVE 18 : PRISE EN CHARGE D’UNE
PRÉÉCLAMPSIE SÉVÈRE
Consignes
Une femme enceinte de 32 ans au 8e mois présente une TA de 160/110 mmHg, des céphalées
intenses, et des œdèmes généralisés.
1. Quel est le diagnostic probable ?
2. Quels sont les soins d’urgence à effectuer ?
3. Quels traitements attendre de l’équipe médicale ?
Corrigé Type
1. Diagnostic probable : Prééclampsie sévère.
2. Soins d’urgence :
o Mettre la patiente au repos en position latérale gauche.
o Surveiller la TA et la diurèse.
o Administrer de l'oxygène si nécessaire.
3. Traitements médicaux :
o Antihypertenseurs (labetalol, nifédipine).
o Sulfate de magnésium pour prévenir les convulsions.
o Préparation à une éventuelle césarienne en urgence.
ÉPREUVE 19 : PRISE EN CHARGE D’UNE PLAIE
INFECTÉE
Consignes
Un patient se présente avec une plaie infectée à la jambe, accompagnée de fièvre à 38,5°C. La
plaie est rouge, douloureuse et suintante.
1. Quelle est la conduite immédiate à tenir ?
2. Quels sont les soins locaux à effectuer ?
3. Quels conseils donner au patient pour la cicatrisation ?
Corrigé Type
1. Conduite immédiate :
o Nettoyer la plaie avec une solution antiseptique.
o Prélever un échantillon pour examen bactériologique.
o Administrer un antipyrétique pour la fièvre.
2. Soins locaux :
o Pansement stérile avec antiseptique.
o Surveiller l’évolution de la plaie.
3. Conseils au patient :
o Garder la plaie propre et sèche.
o Éviter de toucher la plaie avec des mains non lavées.
ÉPREUVE 20 : PRISE EN CHARGE D’UNE
BRONCHIOLITE CHEZ LE NOURRISSON
Consignes
Un nourrisson de 5 mois est amené pour une toux sèche et une respiration sifflante. Sa
température est de 38°C, et il présente des signes de tirage intercostal.
1. Quel est le diagnostic probable ?
2. Quels sont les soins à effectuer ?
3. Quels conseils donner aux parents ?
Corrigé Type
1. Diagnostic probable : Bronchiolite.
2. Soins à effectuer :
o Lavage de nez avec sérum physiologique.
o Surveillance de la respiration et de la saturation en oxygène.
o Hydratation adéquate (lait maternel ou eau).
3. Conseils aux parents :
o Surveiller l’apparition de nouveaux symptômes (détresse respiratoire).
o Éviter les contacts avec d’autres enfants malades.
ÉPREUVE 21 : PRISE EN CHARGE D’UN ŒDÈME
AIGU DU POUMON (OAP)
Consignes :
Un patient de 65 ans hypertendu et insuffisant cardiaque chronique est amené aux urgences
avec une dyspnée aiguë, orthopnée, sueurs et anxiété. À l’auscultation, vous notez des râles
crépitants bilatéraux. La TA est à 160/95 mmHg, la saturation en oxygène à 85%.
1. Quel est le diagnostic le plus probable ?
2. Quelle conduite immédiate devez-vous adopter ?
3. Quels soins infirmiers effectuer en priorité ?
Corrigé Type :
1. Diagnostic probable : Œdème aigu du poumon (OAP) sur décompensation cardiaque.
2. Conduite immédiate :
o Installer le patient en position assise (fowler).
o Administrer de l’oxygène haute concentration.
o Prévenir le médecin pour une prise en charge rapide (diurétiques IV et
vasodilatateurs).
3. Soins infirmiers :
o Surveillance de la saturation et de la TA.
o Mise en place de voies veineuses pour perfusion.
o Surveillance clinique (état de conscience, œdèmes).
ÉPREUVE 22 : PRISE EN CHARGE D’UNE CRISE
D’ASTHME SÉVÈRE
Consignes :
Un adolescent de 16 ans arrive aux urgences avec une crise d’asthme. Il présente une dyspnée,
des sifflements respiratoires et une tachycardie à 110 bpm. Sa saturation est de 89%.
1. Quelle est la conduite à tenir en urgence ?
2. Quels médicaments sont à administrer en première intention ?
3. Quels conseils donner après la crise pour éviter une récidive ?
Corrigé Type :
1. Conduite en urgence :
o Administrer de l’oxygène à haut débit.
o Nébulisation avec bronchodilatateurs (salbutamol).
o Surveiller la saturation et les signes de détresse respiratoire.
2. Médicaments : Salbutamol et corticostéroïdes par voie IV ou orale.
3. Conseils :
o Éviter les allergènes connus.
o Expliquer l’importance de l’observance du traitement de fond.
ÉPREUVE 23 : GESTION D’UNE HYPERTHERMIE
CHEZ L’ENFANT
Consignes :
Un enfant de 3 ans est amené pour une fièvre à 40°C, associée à des frissons et une éruption
cutanée. Sa mère mentionne une otite récente.
1. Quelle conduite devez-vous adopter ?
2. Quels soins immédiats prodiguer à cet enfant ?
3. Comment éduquer les parents sur la gestion de la fièvre à domicile ?
Corrigé Type :
1. Conduite :
o Administration d’un antipyrétique (paracétamol).
o Hydratation par voie orale ou IV si besoin.
o Surveillance des signes de complications (convulsions).
2. Soins immédiats : Compresses d’eau tiède, surveillance de la température.
3. Éducation des parents :
o Utilisation correcte des antipyrétiques.
o Consultation rapide en cas de symptômes sévères.
ÉPREUVE 24 : PRÉÉCLAMPSIE MODÉRÉE
Consignes :
Une femme enceinte de 36 semaines présente une TA à 150/95 mmHg avec des œdèmes aux
membres inférieurs. Elle se plaint également de maux de tête et de troubles visuels.
1. Quel est le diagnostic probable ?
2. Quels sont les soins d’urgence ?
3. Quels examens complémentaires demander ?
Corrigé Type :
1. Diagnostic : Prééclampsie modérée.
2. Soins d’urgence : Repos strict au lit, surveillance de la TA, administration
d'antihypertenseurs.
3. Examens : Protéinurie, bilan sanguin (urée, créatinine), monitoring foetal.
ÉPREUVE 25 : SURVEILLANCE D’UNE PERFUSION
INTRAVEINEUSE
Consignes :
Un patient reçoit une perfusion de sérum glucosé à 5%. Au bout de 30 minutes, il se plaint de
douleur au site d’injection.
1. Que devez-vous suspecter ?
2. Quelle conduite devez-vous adopter ?
3. Quels sont les soins à réaliser pour éviter cette complication ?
Corrigé Type :
1. Hypothèse : Infiltration ou phlébite au site de perfusion.
2. Conduite :
o Arrêter immédiatement la perfusion.
o Changer de site d’injection.
o Appliquer une compresse chaude sur la zone affectée.
3. Prévention : Surveillance régulière du site d’injection, rotation des sites de perfusion.
ÉPREUVE 26 : SURVEILLANCE APRÈS
TRANSFUSION SANGUINE
Consignes :
Un patient reçoit une transfusion de concentrés globulaires. Après 15 minutes, il se plaint de
frissons et d’une sensation de malaise.
1. Quelle est la conduite immédiate ?
2. Quels soins sont à réaliser ?
3. Quels sont les risques associés à une transfusion ?
Corrigé Type :
1. Conduite :
o Arrêter immédiatement la transfusion.
o Surveiller les signes vitaux.
o Prévenir le médecin.
2. Soins :
o Surveillance étroite des symptômes.
o Administration d’antihistaminiques ou de corticoïdes selon prescription.
3. Risques : Réaction allergique, surcharge volumique, infection.
ÉPREUVE 27 : GESTION D’UNE PNEUMONIE CHEZ
UNE PERSONNE ÂGÉE
Consignes :
Un patient de 70 ans est hospitalisé pour une pneumonie. Il présente une toux productive, de
la fièvre et une dyspnée.
1. Quels sont les soins à réaliser ?
2. Quels examens complémentaires demander ?
3. Quels conseils donner au patient après sa guérison ?
Corrigé Type :
1. Soins : Antibiothérapie, hydratation, oxygénothérapie si besoin.
2. Examens : Radiographie pulmonaire, CRP, hémocultures.
3. Conseils : Vaccination antigrippale et anti-pneumococcique, arrêt du tabac.
ÉPREUVE 28 : PRISE EN CHARGE D’UNE
HYPOGLYCÉMIE
Consignes :
Une patiente diabétique se plaint de vertiges et de sueurs. Sa glycémie capillaire est à 0,45
g/L.
1. Quelle est la conduite immédiate ?
2. Quels soins poursuivre après la correction ?
3. Comment prévenir une récidive ?
Corrigé Type :
1. Conduite : Donner du sucre rapide (jus de fruit, glucose IV).
2. Soins : Surveillance glycémique régulière, bilan des doses d’insuline.
3. Prévention : Adapter les doses d’insuline, éviter les repas sautés.
ÉPREUVE 29 : GESTION D’UNE RÉTENTION
URINAIRE POST-OPÉRATOIRE
Consignes :
Un patient opéré ne parvient pas à uriner 8 heures après l’intervention. Il se plaint de douleur
au bas-ventre.
1. Quel est le diagnostic ?
2. Quelle est la conduite à tenir ?
3. Quels soins assurer après la résolution du problème ?
Corrigé Type :
1. Diagnostic : Rétention urinaire post-opératoire.
2. Conduite : Mise en place d’une sonde urinaire.
3. Soins : Surveillance de la diurèse et de l’inconfort du patient.
Épreuve 30 Prise en charge d’une plaie infectée
Consignes :
Un patient de 45 ans est admis pour une plaie infectée de la jambe gauche, avec œdème,
douleur, chaleur locale et écoulement purulent.
1. Quels sont les signes de l’infection locale et systémique ?
2. Quels soins infirmiers immédiats réaliser ?
3. Quels conseils donner au patient pour favoriser la cicatrisation ?
Corrigé Type :
1. Signes d’infection locale et systémique : Rougeur, chaleur, écoulement purulent, fièvre,
fatigue.
2. Soins immédiats : Nettoyage antiseptique de la plaie, administration d'antibiotiques selon
prescription, mise en place de pansements.
3. Conseils : Éviter de toucher la plaie, hygiène rigoureuse, surveillance des signes
d’aggravation.
Épreuve 31 : Prise en charge d’une crise hypertensive
Consignes :
Un patient hypertendu se présente avec une TA à 180/110 mmHg, céphalées et vertiges.
1. Quelle est la conduite immédiate à tenir ?
2. Citez deux examens complémentaires nécessaires.
3. Quels conseils donner après la stabilisation de la tension ?
Corrigé Type :
1. Conduite immédiate : Repos au calme, administration d’antihypertenseurs en urgence,
surveillance de la TA toutes les 15 minutes.
2. Examens complémentaires : ECG, bilan rénal (urée, créatinine).
3. Conseils : Régime pauvre en sel, observance du traitement antihypertenseur, activité
physique modérée.
Épreuve 32 : Prise en charge d’une hypoglycémie sévère
Consignes :
Un patient diabétique est trouvé inconscient avec une glycémie à 0,35 g/L.
1. Quelle est la conduite immédiate à tenir ?
2. Quels soins surveiller après le réveil ?
3. Comment prévenir les récidives ?
Corrigé Type :
1. Conduite immédiate : Injection de glucose IV en bolus.
2. Surveillance : Glycémie toutes les heures, surveillance neurologique.
3. Prévention : Adapter les doses d’insuline, prise régulière de repas.
Épreuve 33 : Gestion des escarres en unité de soins
Consignes :
Une patiente alitée présente une escarre au sacrum.
1. Comment prévenir l’apparition d’escarres ?
2. Quels soins prodiguer en cas d’escarre de stade 2 ?
3. Comment impliquer la famille dans la prise en charge ?
Corrigé Type :
1. Prévention : Mobilisation régulière, matelas anti-escarre, hydratation de la peau.
2. Soins : Nettoyage avec antiseptique doux, pansement adapté.
3. Impliquer la famille : Former à la mobilisation, expliquer les soins de peau.
Épreuve 34 : Gestion des risques infectieux en service hospitalier
Consignes :
Une infirmière constate que plusieurs patients d’un service ont contracté des infections
nosocomiales.
1. Quelles sont les mesures immédiates à prendre ?
2. Comment identifier l’origine de l’infection ?
3. Quels sont les protocoles d’hygiène à appliquer ?
Corrigé Type :
1. Mesures : Isolement des patients infectés, renforcement de l’hygiène.
2. Identification : Cultures microbiologiques.
3. Protocoles : Hygiène des mains, désinfection des surfaces, port de gants.
Épreuve 35 : Surveillance après une intervention chirurgicale
Consignes :
Un patient revient du bloc opératoire après une appendicectomie.
1. Quels sont les soins à réaliser en SSPI ?
2. Quels sont les signes de complication à surveiller ?
3. Quels conseils donner pour la sortie ?
Corrigé Type :
1. Soins : Surveillance des constantes, gestion de la douleur.
2. Signes de complication : Fièvre, hémorragie, douleur intense.
3. Conseils : Éviter les efforts physiques, surveiller la cicatrice.
Épreuve 36 : Gestion d’un choc anaphylactique
Consignes :
Un patient présente une réaction allergique sévère après une injection d’antibiotique.
1. Quelle est la conduite à tenir en urgence ?
2. Quels traitements administrer ?
3. Comment prévenir une récidive ?
Corrigé Type :
1. Conduite : Arrêter l’administration du produit, alerter le médecin.
2. Traitements : Adrénaline IM, antihistaminiques.
3. Prévention : Identifier l’allergène, porter un bracelet médical.
Épreuve 37 : Prise en charge d’un AVC ischémique
Consignes :
Un patient présente une faiblesse soudaine de la moitié du corps et des troubles de la parole.
1. Quels soins d’urgence réaliser ?
2. Quels examens complémentaires demander ?
3. Quels soins à long terme prévoir ?
Corrigé Type :
1. Soins d’urgence : Oxygénothérapie, position semi-assise.
2. Examens : Scanner cérébral, bilan sanguin.
3. Soins à long terme : Rééducation, suivi neurologique.
Épreuve 38 : Gestion d’une rétention urinaire
Consignes :
Un patient ne parvient pas à uriner 12 heures après une intervention chirurgicale.
1. Quelle est la conduite immédiate ?
2. Quels examens complémentaires demander ?
3. Comment prévenir cette complication à l’avenir ?
Corrigé Type :
1. Conduite : Mise en place d’une sonde urinaire.
2. Examens : Échographie vésicale.
3. Prévention : Surveillance post-opératoire, hydratation.
Épreuve 39 : Prise en charge d’une infection urinaire
Consignes :
Une patiente de 30 ans consulte pour brûlures mictionnelles et pollakiurie.
1. Quel est le diagnostic probable ?
2. Quels sont les examens à réaliser ?
3. Quel traitement proposer ?
Corrigé Type :
1. Diagnostic : Cystite.
2. Examens : ECBU, bandelette urinaire.
3. Traitement : Antibiothérapie adaptée.
Épreuve 40 : Gestion d’une crise de drépanocytose
Consignes :
Un enfant de 8 ans est admis pour une douleur intense aux membres.
1. Quelle est la conduite immédiate ?
2. Quels soins de soutien réaliser ?
3. Quels conseils donner aux parents ?
Corrigé Type :
1. Conduite : Antalgiques, hydratation.
2. Soins : Oxygénothérapie si nécessaire.
3. Conseils : Prévention des infections, hydratation régulière.
Épreuve 41 : Prise en charge d’une hémorragie digestive
Consignes :
Un patient présente des vomissements de sang et une hypotension.
1. Quelle est la conduite à tenir ?
2. Quels examens réaliser ?
3. Quels soins poursuivre après stabilisation ?
Corrigé Type :
1. Conduite : Mise en PLS, appel d’urgence.
2. Examens : Endoscopie.
3. Soins : Transfusion si besoin.
Épreuve 42 : Gestion d’une pneumonie chez un enfant
Consignes :
Un enfant de 5 ans est amené à l'hôpital avec une fièvre à 39°C, une toux productive, et une
respiration rapide à 40 cycles/min.
1. Quels sont les soins immédiats à réaliser ?
2. Quels examens demander pour confirmer le diagnostic ?
3. Quels traitements administrer ?
4. Quels conseils donner aux parents pour le suivi à domicile ?
Corrigé Type :
1. Soins immédiats :
o Mise sous oxygène en cas de saturation basse.
o Surveillance des constantes vitales (FR, FC, saturation).
2. Examens à demander :
o Radiographie pulmonaire.
o Numération formule sanguine (NFS) pour rechercher une infection.
o CRP ou PCT pour évaluer l'inflammation.
3. Traitement :
o Antibiotiques si infection bactérienne (amoxicilline, céphalosporines).
o Antipyrétiques pour la fièvre (paracétamol).
o Hydratation et kinésithérapie respiratoire.
4. Conseils aux parents :
o Assurer une hydratation régulière.
o Surveiller la température et la respiration.
o Revenir à l’hôpital si la respiration devient difficile ou en cas d’aggravation.
Épreuve 43 : Gestion d’un coma diabétique
Consignes :
Un patient diabétique est amené aux urgences inconscient avec une glycémie de 4 g/L.
1. Quelle est la conduite d’urgence ?
2. Quels examens complémentaires demander ?
3. Comment stabiliser le patient ?
4. Quelles mesures de prévention donner pour éviter une récidive ?
Corrigé Type :
1. Conduite d’urgence :
o Mise en PLS.
o Administration d’insuline rapide en IV.
o Surveillance des constantes vitales.
2. Examens :
o Gaz du sang (recherche d'acidocétose).
o Ionogramme sanguin pour évaluer les déséquilibres électrolytiques.
3. Stabilisation :
o Perfusion de sérum salé pour réhydratation.
o Insulinothérapie continue sous surveillance.
4. Prévention :
o Éducation sur la gestion du traitement et des repas.
o Surveillance régulière de la glycémie.
o Consultation régulière chez le diabétologue.
Épreuve 44 : Soins en cas de fracture ouverte
Consignes :
Un patient de 30 ans arrive avec une fracture ouverte au tibia suite à un accident.
1. Quels sont les premiers gestes à réaliser ?
2. Quels examens demander ?
3. Quelle est la prise en charge médicale et chirurgicale ?
4. Quels soins infirmiers prévoir en post-opératoire ?
Corrigé Type :
1. Premiers gestes :
o Compression locale pour limiter le saignement.
o Immobilisation du membre avec une attelle.
o Couverture de la plaie avec un pansement stérile.
2. Examens :
o Radiographie du membre atteint.
o Bilan sanguin pour évaluer l’hémoglobine et le risque infectieux.
3. Prise en charge médicale et chirurgicale :
o Antibiothérapie prophylactique.
o Réduction chirurgicale et fixation (plâtre ou broches).
4. Soins post-opératoires :
o Surveillance de la douleur et de la plaie.
o Prévention des complications thromboemboliques (héparine).
o Mobilisation précoce si possible pour éviter l’alitement prolongé.
Madame R, 56 ans, présente un tableau de fièvre, arthralgie, vomissement, asthénie, polyurie,
polydipsie, toux, douleurs thoraciques.
Elle est diabétique connue depuis 5 ans. Elle est régulièrement suivie et son diabète est équilibré
sous insuline NPH : 2 x 10 unités par jour.
Son affection remonte à 8 jours. Elle commence par tousser. Ensuite s'installe la fièvre, l'asthénie, la
polyurie, la polydipsie et les douleurs thoraciques. Elle fait une auto médication faite d'un antitussif
sans sucre 3 x 1 các, de paracétamol 3 x 1 g/ jour, de quinine 2 x 500 mg : jour per os et de vitamine C
3 x 1 comprimé/jour, sans amélioration. La durée de traitement était de 4 jours.
Sa température matinale et vespérale varie entre 37 et 40,5°C. Elle était d'installation brutale.
Sa toux est productive et les crachats sont jaunâtres.
Elle vomit 3 à 4 fois par jour ; les vomissements sont bilieux.
Elle urine plusieurs la nuit et boit beaucoup d'eau.
Sa pression artérielle est à 60/40 mm Hg, sa température à 40,2°C, son pouls à 120 pulsations par
minute, sa fréquence respiratoire à 34 cycles par minute, sa fréquence cardiaque à 120 battements
par minute.
Elle présente un ictère, une pâleur conjonctivale, des râles crépitants aux 2 champs pulmonaires, une
sub matité et une augmentation des vibrations vocales au champ pulmonaire droit.
A l'abdomen, on palpe une hépatomégalie, ferme, sensible, 5 cm sous le rebord costal droit, sur la
ligne médio claviculaire, à bord mousse et une splénomégalie de 4 cm sous le rebord costal gauche,
sur la ligne médio claviculaire gauche.
On observe des pétéchies, un purpura et un saignement aux sites d'injection.
Le bilan réalisé montre les résultats suivants :
- Globules blancs : 14.500/mm² ;
-Formule leucocytaire : Neutrophiles : 64%, lymphocytes : 34% et monocytes à 2%.
-VS : 38 mm à la première heure ;
-Pro calcitonine plasmatique : valeurs supérieures à 3 déviations standards ;
-Protéine C-réactive plasmatique : 4 déviations standards de la valeur normale ; PaO2/FiO2 : <180 ;
-Diurèse après perfusion de 4 litres de sérum physiologique : 560 ml/2 heures ;
-Bilirubine totale plasmatique : 9 mg/dl ;
-Hb : 7 g% et Ht : 21% ;
-Plaquettes : 56.000/mm² ;
-Lactatémie : 3 mmol/l
Questions
1. Quelles sont vos hypothèses diagnostiques ?
2. Interprétez les résultats des examens réalisés chez cette dame ;
3. Quels examens devez-vous demander pour compléter le bilan de cette patiente ?
4. Quel traitement préconisez-vous ?
5. Organisez sa surveillance.
1. Hypothèses diagnostiques
• Sepsis sévère / Choc septique :
La patiente présente des signes d'infection grave (fièvre élevée, procalcitonine et CRP
très élevées, hypotension, tachycardie, polypnée) ainsi qu’une atteinte multi-organes
(hépatomégalie, splénomégalie, pétéchies, purpura).
• Pneumonie sévère / Infection pulmonaire bactérienne :
La toux productive avec expectoration jaunâtre, les râles crépitants bilatéraux, la
submatité pulmonaire et la diminution de la PaO2/FiO2 suggèrent une pneumonie
évolutive.
• Complication métabolique du diabète :
La polyurie, polydipsie, vomissements et asthénie peuvent indiquer un déséquilibre
glycémique, voire une cétose ou acidose métabolique.
• CIVD (Coagulation Intravasculaire Disséminée) :
Les pétéchies, purpura et saignements au site d’injection, associés à une thrombopénie
(plaquettes : 56.000/mm³), peuvent suggérer une atteinte de la coagulation.
2. Interprétation des examens réalisés
• Globules blancs : 14.500/mm³
↳ Élévation modérée, signe d’infection ou inflammation active.
• Formule leucocytaire : Neutrophiles 64%, lymphocytes 34%, monocytes 2%
↳ Prédominance de neutrophiles, typique d’une infection bactérienne aiguë.
• VS à 38 mm/h et CRP élevée
↳ Forte réponse inflammatoire systémique.
• Procalcitonine >3 DS
↳ Marqueur spécifique d’une infection bactérienne sévère (risque élevé de sepsis).
• PaO2/FiO2 < 180
↳ Insuffisance respiratoire aiguë, évoquant un SDRA (syndrome de détresse
respiratoire aiguë).
• Bilirubine totale : 9 mg/dl
↳ Hyperbilirubinémie, signe de dysfonction hépatique (cholestase ou cytolyse).
• Hb : 7 g% et Ht : 21%
↳ Anémie sévère, pouvant être due à l’infection, une hémolyse ou des pertes
sanguines.
• Plaquettes : 56.000/mm³
↳ Thrombopénie, pouvant s’intégrer dans un tableau de CIVD ou de choc septique.
• Lactatémie : 3 mmol/l
↳ Augmentation, indiquant une hypoperfusion tissulaire (choc).
3. Examens complémentaires à demander
• Glycémie et cétonémie / bandelette urinaire : Évaluer le diabète (acidocétose
diabétique possible).
• Hémocultures : Identifier un éventuel germe responsable de la septicémie.
• Gaz du sang artériel : Vérifier l’acidose métabolique ou respiratoire.
• Bilan hépatique complet : ASAT, ALAT, phosphatases alcalines pour évaluer
l’atteinte hépatique.
• Bilan de coagulation : TCA, TP/INR pour confirmer une CIVD.
• Échographie thoracique / Scanner thoracique : Rechercher une pneumonie sévère
ou un épanchement pleural.
• Échographie abdominale : Compléter l’examen clinique (évaluation de
l’hépatomégalie/splénomégalie).
4. Traitement préconisé
1. Prise en charge du choc septique :
o Remplissage vasculaire rapide : Sérum physiologique ou Ringer lactate,
ajusté en fonction de la réponse clinique.
o Vasopresseurs (Noradrénaline) si la pression artérielle ne se stabilise pas
après remplissage.
2. Antibiothérapie empirique large spectre (après prélèvement des hémocultures) :
o Céphalosporine de 3e génération (ex. : Ceftriaxone) + Macrolide (ex. :
Azithromycine)
o Ajuster en fonction des résultats microbiologiques.
3. Oxygénothérapie ou ventilation assistée selon le degré de l’insuffisance respiratoire
(PaO2/FiO2 <180).
4. Correction des troubles métaboliques :
o Surveillance de la glycémie et adaptation du traitement à l’insuline.
o Éventuelle correction d’une acidose métabolique si présente.
5. Transfusion sanguine si nécessaire : Hb < 7 g%.
6. Traitement de la CIVD :
o Administration de plaquettes ou plasma frais congelé si saignement important.
5. Surveillance
• Paramètres vitaux : Tension artérielle, pouls, fréquence respiratoire, température
toutes les heures.
• Équilibre glycémique : Glycémie capillaire toutes les 4 à 6 heures.
• Bilan hydrique strict : Surveillance de la diurèse horaire.
• Surveillance respiratoire : Saturation en oxygène et signes de détresse respiratoire.
• Suivi de l’hémogramme et de la coagulation : Dépistage précoce des complications
hémorragiques.
• Réévaluation clinique et biologique régulière : Ajustement du traitement selon
l’évolution.
Conclusion
Madame R présente un tableau évocateur de choc septique avec défaillance multi-organes,
secondaire à une pneumonie grave. Une prise en charge urgente en soins intensifs, incluant
une antibiothérapie à large spectre et une gestion du choc, est essentielle pour améliorer le
pronostic.
REPUBLIQUE DU BENIN
MINISTERE DU TRAVAIL ET DE LA FONCTION PUBLIQUE
CONCOURS DE RECRUTEMENT DE 1600 AGENTS CONTRACTUELS DE DROIT PUBLIC DE L'ETAT AU
PROFIT DU MINISTERE DE LA SANTE
Inspecteurs d'Action Sanitaire (A3)
Option : Infirmiers et Infirmières Diplômés d'Etat
Soins Infirmiers
Durée : 3 heures
Sujet 1 (10 points)
Un grand incendie s'est déclaré au domicile de monsieur ZOKPIN, vendeur d'essence frelatée, au
moment où Madame ZOLALA, sa mère, 65 ans, 62,5 Kg, hémiplégique gauche suite à un Accident
Vasculaire Cérébral (AVC), se trouvait sur la véranda de la maison. Avant l'arrivée des sapeurs-
pompiers, Madame ZOLALA a été victime de brûlures et transportée en urgence à l'hôpital.
L'examen clinique fait par le médecin urgentiste dès son admission, montre des lésions de brûlures
profondes, couleur cireuse ne saignant pas par endroit des 2/3 de la face antérieure du tronc ; du 1/3
moyen du membre supérieur droit ; de la moitié (1/2) de la tête, du cou et de la face avec
prédominance des lésions au niveau du visage et ; de la moitié (1/2) de la face postérieure du
membre inférieur droit.
Le médecin note par ailleurs chez Madame ZOLALA, une fracture du col du fémur droit (confirmation
radiologique) due à une chute de son fauteuil alors qu'elle tentait de fuir les flammes lors de
l'incendie.
L'interrogatoire de son fils, Monsieur ZOKPIN, révèle que sa mère est diabétique insulinodépendante
et souffrait. Également d'hypertension artérielle depuis plus de 10 ans.
Vue la gravité des lésions de brûlure et l'état clinique de la victime, le médecin traitant décide de la
transférer dans service de réanimation de l'hôpital où vous êtes de garde pour une meilleure prise en
charge.
1. En votre qualité d'Infirmier(ère), si vous étiez sur le lieu de l'incendie, quels sont les gestes que
vous devez éviter auprès de la victime et/ou conseiller la victime à éviter ? 2 points
2. Calculez le débit de la perfusion de solutés isotoniques qu'on peut donner à Madame ZOLALA dans
les deux (02) premières heures de sa prise en charge : 5 points
3.A travers le dossier médical .Sus-présenté, relevez sans commentaire et de façon exhaustive, les
facteurs de gravité de la brûlure de Madame ZOLALA : 3 points
Sujet 2 (10 points)
Monsieur ZRATOPRAMEN, 45 ans et Directeur d'une société d'Import-Export, est hospitalisé dans la
Clinique universitaire de Traumatologie-orthopédie et de chirurgie réparatrice du CNHU-HKM de
Cotonou pour une fracture ouverte du fémur droit suite à un accident de la voie publique. En attente
d'un traitement par ostéosynthèse, il bénéficie d'une immobilisation du membre inférieur droit par la
confection d'un plâtre cruro-pédieux.
1. Quels sont les éléments que vous devez surveiller durant l'hospitalisation de Monsieur
ZRATOPRAMEN pour vérifier l'efficacité, la sécurité et le confort du dit plâtre ? 5 points
2. Décrivez le rôle infirmier dans les soins préopératoires de Monsieur ZRATOPRAMEN pour son
traitement par ostéosynthèse. 5 points
Bonne chance à tous et à toutes
Corrigé Type –
Sujet 1 (10 points)
1. Gestes à éviter en cas de brûlure (2 points)
En cas de brûlure, certains gestes sont à proscrire pour éviter d’aggraver l’état de la
victime ou d’introduire des complications. Voici les gestes à éviter ou à déconseiller à la
victime :
1. N’appliquer aucune substance grasse (beurre, pommade, huiles) sur les lésions de
brûlure. Cela empêche la dissipation de la chaleur et favorise les infections.
2. Ne jamais percer les cloques si elles sont présentes, cela expose aux infections.
3. Ne pas arracher les vêtements collés à la peau brûlée : cela risque de déchirer
davantage les tissus.
4. Ne pas utiliser d’eau trop froide ou de glace directement sur la brûlure, ce qui
peut provoquer une vasoconstriction et aggraver les lésions cutanées.
5. Ne pas laisser la victime sans couverture thermique, car les brûlures augmentent le
risque d’hypothermie.
2. Calcul du débit de perfusion de soluté isotonique dans les deux premières
heures (5 points)
Pour estimer la réhydratation nécessaire chez une brûlée, on utilise la formule de Parkland :
Volume(ml)=4 ml× poids (kg)×surface corporelle brulées
Le volume calculé est administré pour la première moitié dans les 8 premières heures. Pour
le cas de Madame ZOLALA, on donnera une partie de ce volume en 2 heures.
1. Estimation de la surface corporelle brûlée
• 2/3 de la face antérieure du tronc = (18 % / 3) × 2 = 12 %
• 1/3 moyen du membre supérieur droit = 9 % / 3 = 3 %
• 1/2 de la tête, du cou et du visage = 9 % / 2 = 4,5 %
• 1/2 de la face postérieure du membre inférieur droit = 9 % / 2 = 4,5 %
Surface totale brûlée = 12 % + 3 % + 4,5 % + 4,5 % = 24 %
2. Calcul du volume total à perfuser
• Poids de la patiente = 62,5 kg
• Volume total = 4 ml × 62,5 kg × 24 % = 6 000 ml
3. Volume à administrer dans les 2 premières heures
• Volume à perfuser dans les 8 premières heures = 6 000 / 2 = 3 000 ml
• Volume à perfuser en 2 heures = 3 000 / 4 = 750 ml
4. Débit de perfusion
Pour perfuser 750 ml en 2 heures, on utilise :
Débit(ml/h) =750/2=375 ml/h
Débit final : 375 ml/h sur les 2 premières heures.
3. Facteurs de gravité des brûlures de Madame ZOLALA (3 points)
• Brûlures profondes : lésions cireuses ne saignant pas → atteinte des couches
profondes de la peau.
• Surface corporelle brûlée importante : 24 % de la surface corporelle totale.
• Brûlures du visage, de la tête et du cou : risque élevé de complications respiratoires.
• Fracture du col du fémur droit : impact fonctionnel et risque de complications
supplémentaires.
• Comorbidités : diabète insulinodépendant et hypertension artérielle.
• Âge avancé (65 ans) : ralentissement des capacités de récupération et cicatrisation
plus lente.
Corrigé Type – Sujet 2 (10 points)
1. Surveillance du plâtre cruro-pédieux de Monsieur ZRATOPRAMEN (5
points)
Lors de l’immobilisation d’une fracture avec un plâtre, plusieurs éléments doivent être
surveillés pour assurer l’efficacité, la sécurité et le confort. Les points de surveillance sont
les suivants :
1. Surveillance de la douleur :
o Vérifier si la douleur diminue après l’immobilisation (douleur persistante peut
indiquer un problème).
2. Surveillance de la circulation :
o Contrôle de la couleur, de la température et du remplissage capillaire des
orteils.
o Recherche de signes de compression vasculaire (orteils froids, pâles ou
cyanosés).
3. Surveillance neurologique :
o Demander au patient s’il ressent des fourmillements ou engourdissements.
o Tester la mobilité et la sensibilité des orteils.
4. Surveillance du plâtre lui-même :
o Vérifier qu’il n’est pas trop serré ou mal ajusté.
o Contrôler l’absence de fissures ou d’effritements du plâtre.
o Éviter tout contact avec de l’eau pour maintenir le plâtre sec.
5. Surveillance du confort :
o S’assurer que le patient est bien installé et que le membre est surélevé pour
prévenir l’œdème.
o Encourager à bouger les orteils régulièrement pour favoriser la circulation.
2. Rôle infirmier dans les soins préopératoires pour l’ostéosynthèse (5 points)
Le rôle de l’infirmier(ère) avant l’intervention chirurgicale d’ostéosynthèse comprend
plusieurs tâches :
1. Préparation psychologique du patient :
o Informer le patient sur la procédure à venir et répondre à ses questions.
o Réduire l’anxiété en expliquant les différentes étapes de la chirurgie.
2. Préparation physique du patient :
o Mettre le patient à jeûn (généralement 6 heures avant l’intervention).
o Vérifier la toilette préopératoire (hygiène générale).
o Prépeler si nécessaire (désinfection et rasage de la zone opératoire).
3. Surveillance des constantes vitales :
o Prendre et noter la température, la tension artérielle, la fréquence cardiaque et
respiratoire.
4. Préparation du dossier médical :
o Vérifier la présence des résultats d’examens (radiographies, bilans sanguins).
o Confirmer le groupe sanguin en cas de nécessité de transfusion peropératoire.
5. Vérification du consentement éclairé :
o S’assurer que le patient a signé le consentement pour l’intervention.
6. Préparation de la voie veineuse :
o Installer une perfusion (soluté isotonique) en vue de l’intervention.
7. Prévention des infections :
o Administrer un antibiotique prophylactique si prescrit par le médecin.
Ces soins préopératoires permettent de réduire les risques de complications et de garantir une
intervention dans de bonnes conditions.
DUREE : 02H
CAS CLINIQUE I
Au cours d'une garde, vous recevez un patient de 55ans sans antécédents particuliers pour une
altération de l'état de conscience survenue de façon brutale. L'examen clinique à l'admission a
permis de noter :
-Une tension artérielle à 240/120 mmhg
-Un état comateux
-Une hémiplégie gauche
Le médecin de garde a retenu le diagnostic d'un AVC
Dans son protocole thérapeutique le médecin vous demande de passer LOXEN 10MG/10ml dans du
SS9%0 500CC en 10H
1. Quel est le débit de la perfusion
2. A combien de mg de loxen par heure correspond ce débit
3. Vu que la tension restait toujours élevée à 240/120mmhg après SH de temps, il décide d'aller à
2mg de loxen par heure. Quel est alors le nouveau débit de la perfusion
4. Le médecin avait comme objectif de réduire la tension initiale de 25%. Si l'objectif tensionnel est
atteint à la fin de la perfusion, quel sera alors la tension du malade
5. Quels conseils pouvez-vous donner à votre entourage par rapport à l'hypertension artérielle
CAS CLINIQUE II
La petite JOSEE âgée de 04 ans et pesant 25kgs est admise dans le service de pédiatrie pour crise
convulsive, pâleur des muqueuses et ballonnement abdominal
La prise des constantes à l'entrée nous donne une hyperthermie à 40 degrés Celsius une tachycardie
à 120BPM, une polypnée avec battement des ailes du nez.
Après la consultation et examen biologique, le pédiatre décide d'une transfusion sanguine en
urgence suivi d'un traitement anti palustre fait de perfusion de quinine 250mg dans 250ml de sérum
glucosé 10% et des ions à passer en 04H
Vous êtes responsabilisé pour l'administration des soins et le suivi de la petite JOSEE
QUESTION I
1) Citer sans commentaire, les besoins fondamentaux perturbés chez la petite Josée
2) Citer le matériel nécessaire pour la pose d'une transfusion sanguine
3) Calculer le débit de la perfusion de quinine de 250ml à faire passer en 4h
4) Expliquer les éléments de surveillance de la petite JOSEE sous perfusion
QUESTION II
La petite JOSEE, au cours de son hospitalisation, a fait un faux pas sous la douche et s'est blessée au
niveau de la joue droite. Elle a bénéficié de deux points de suture.
Corrigé Type
CAS CLINIQUE I : AVC et hypertension sévère
1. Calcul du débit de la perfusion de LOXEN 10 mg/10 ml en 500 ml de SS 9‰
en 10 heures :
Le débit de perfusion (ml/h) est donné par :
Débit (ml/h) =Volume total à perfuser (ml) /Durée(heurs)
Débit=500ml/10h=50ml/h
2. Dose de LOXEN (mg/h) correspondant au débit initial de 50 ml/h :
La concentration du mélange est :
• 10 mg de LOXEN dans 500 ml de SS 9‰
Donc : 10 mg/500 ml=0,02 mg/ml
Ainsi, à un débit de 50 ml/h :
50 ml/h×0,02 mg/ml=1 mg/h
3. Nouveau débit de perfusion pour 2 mg/h de LOXEN :
Avec 0,02 mg/ml :
Nouveau débit=2 mg/0,02 mg/ml=100 ml/h\
Le nouveau débit à appliquer est 100 ml/h.
4. Tension artérielle cible après réduction de 25 % :
Tension initiale = 240/120 mmHg
Reduction visée =25%×240=60 mmHg
Ainsi, la nouvelle tension systolique cible :
240−60=180 mmHg
Tension cible : 180/120 mmHg
5. Conseils à donner sur l’hypertension artérielle :
1. Suivi médical régulier : Mesurer la tension régulièrement.
2. Adopter un régime alimentaire équilibré : Réduire le sel et les graisses.
3. Exercice physique régulier : 30 minutes d’activité modérée par jour.
4. Limiter le tabac et l'alcool : Ces facteurs aggravent l’hypertension.
5. Adhérence au traitement : Ne jamais interrompre la prise de médicaments sans avis
médical.
6. Gérer le stress : Pratiquer des activités de relaxation.
CAS CLINIQUE II : Crise convulsive et paludisme sévère
QUESTION I
1. Besoins fondamentaux perturbés chez la petite Josée :
• Respirer
• Maintenir une température normale
• Boire et manger
• Éliminer les déchets
• Éviter les dangers
• Dormir et se reposer
2. Matériel nécessaire pour la transfusion sanguine :
• Cathéter ou aiguille à perfusion
• Tubulure avec chambre de goutte
• Bouteille ou poche de sang
• Seringues stériles et antiseptiques
• Gants stériles
• Garrot
• Compresse stérile
• Solution de NaCl 0,9% pour rinçage
• Appareil de contrôle des signes vitaux
3. Calcul du débit de perfusion de quinine :
Debit (ml/h) =250 ml/4 h= 62,5 ml/h
4. Éléments de surveillance de la petite Josée sous perfusion :
• Signes vitaux : Mesurer la température, le pouls, la tension et la fréquence
respiratoire.
• Surveillance du point de ponction : Rechercher un œdème ou des signes d’infection
au niveau de la perfusion.
• Évaluer l'état de conscience : Surveiller la réponse à la perfusion et les convulsions
éventuelles.
• Surveillance des effets secondaires : Rechercher des signes de toxicité liés à la
quinine (hypoglycémie, troubles auditifs ou visuels).
• Suivi de l'équilibre hydrique : S'assurer que l’enfant boit suffisamment.
QUESTION II : Blessure et points de suture
1. Soins post-suture :
• Désinfection régulière de la plaie.
• Surveillance des signes d'infection (rougeur, chaleur, écoulement).
• Protéger la plaie avec un pansement propre.
• Retrait des points après environ 7 à 10 jours, selon la cicatrisation.
• Prévention des récidives : Conseiller l’enfant et les parents sur l’importance de la
prudence et de la surveillance.
Ces cas cliniques permettent de bien comprendre les démarches cliniques à adopter en cas
d’urgence liée à l’hypertension ou au paludisme sévère chez un enfant.
PARTIE 1 QRO 4PTS
1. Citez et décrire très brièvement les facteurs pris en considération dans le choix du type
d'anesthésie 2pts
2. Décrire l'implication physiopathologique de la position déclive chez un patient sur une table
d'opération 1pt
3. Décrire le mécanisme d'action des anesthésies locaux 1pts
PARTIE 2
CAS CLINIQUE 11PTS
Une patiente de 65 ans, aux antécédents de maladie coronarienne, est programmée pour une
chirurgie réglée d'hernie discale. Son chirurgien l'envoi en consultation pré-anesthésie. La patiente se
présente à vous pour s'informer sur cette consultation.
1. Vous lui expliquée que :
Choisir la ou les bonne(s) réponse(s)
a. La consultation pré-anesthésie a pour objectif de déceler des pathologies qui pourraient
interférer avec le choix du produit anesthésique :
b. La consultation pré-anesthésie comporte les mêmes étapes qu'une consultation médicale :
c. La prescription d'examens complémentaires n'est pas systématique lors de la consultation
d’anesthésie ;
d. La demande d'une consultation spécialisée par le médecin anesthésiste peut être indiquée en cas
de pathologie mal équilibrée :
e. Toutes les propositions sont vraies
2. Vous l'informée qu'à la fin de la consultation d'anesthésie, le médecin anesthésiste va Choisir la ou
les bonne(s) réponse(s)
a. L'informer sur le déroulement de l’anesthésie :
b. lui demander son consentement oral ou écrit :
c. lui prescrire une ordonnance de prémédication ;
d. l'expliquer les règles du jeun
3. Après avoir choisir le type d'anesthésie la mieux appropriée pour cette patiente décrire la
technique utilisée. 3pts 4. Après avoir choisir la position du patient en per-op montrer les différentes
implications physiopathologiques de ce choix sur la patiente.2pts
5. Est-il important d'intuber cette patiente ? Pourquoi
6. Enumérez les soins à réaliser en SSPI 2pts
Corrigé Type – Anesthésie et Cas Clinique
PARTIE 1 : QRO – 4 Points
1. Facteurs pris en considération dans le choix du type d’anesthésie (2 points)
o État de santé du patient : La présence de comorbidités (ex. maladies
cardiaques, respiratoires, allergies) influence le choix entre anesthésie générale
ou loco-régionale.
o Nature de la chirurgie : Certaines interventions nécessitent obligatoirement
une anesthésie générale (ex. abdominale profonde), tandis que d’autres peuvent
être réalisées sous anesthésie loco-régionale (ex. chirurgie orthopédique).
o Durée de l’intervention : Les longues interventions favorisent l’utilisation de
l’anesthésie générale pour un contrôle optimal.
o Préférence du patient : Si possible, on prend en compte l’acceptation ou la
réticence du patient à certaines techniques (ex. peur de rester conscient sous
anesthésie locale).
2. Implication physiopathologique de la position déclive (1 point)
En position déclive (tête plus basse que le reste du corps) :
o Augmentation du retour veineux : Risque de surcharge cardiaque, surtout
chez les patients à risque (insuffisance cardiaque, coronaropathies).
o Augmentation de la pression intracrânienne et intraoculaire :
Potentiellement dangereux pour les patients atteints de pathologies
neurologiques.
o Risque accru de régurgitation : Augmente la probabilité de reflux gastrique
et d’inhalation du contenu gastrique.
3. Mécanisme d’action des anesthésiques locaux (1 point)
Les anesthésiques locaux bloquent les canaux sodiques voltage-dépendants au niveau
des membranes neuronales. Cela empêche la génération et la propagation du potentiel
d'action, inhibant ainsi la transmission de la douleur et des autres sensations dans la
zone ciblée.
PARTIE 2 : Cas Clinique – 11 Points
1. Choix des bonnes réponses (2 points)
Réponses correctes :
a. La consultation pré-anesthésie a pour objectif de déceler des pathologies interférant avec le
choix du produit anesthésique.
b. La consultation pré-anesthésie comporte les mêmes étapes qu'une consultation médicale.
c. La prescription d'examens complémentaires n'est pas systématique lors de la consultation
d’anesthésie.
d. La demande d'une consultation spécialisée peut être indiquée en cas de pathologie mal
équilibrée.
e. Toutes les propositions sont vraies.
2. Fin de la consultation d’anesthésie (2 points)
Réponses correctes :
• a. Informer sur le déroulement de l’anesthésie.
• b. Demander le consentement oral ou écrit du patient.
• c. Prescrire une ordonnance de prémédication si nécessaire.
• d. Expliquer les règles du jeûne préopératoire.
3. Technique d’anesthésie appropriée (3 points)
Pour cette patiente de 65 ans avec une maladie coronarienne, l’anesthésie loco-régionale (ex.
anesthésie péridurale ou rachianesthésie) est souvent préférée afin de limiter les risques liés à
l’anesthésie générale (réduction de la dépression respiratoire et cardiovasculaire).
Technique utilisée :
• Installation du patient en décubitus latéral ou position assise.
• Désinfection de la zone d’injection.
• Ponction au niveau lombaire avec une aiguille fine pour la rachianesthésie (entre L3
et L4).
• Injection du produit anesthésique dans l’espace sous-arachnoïdien (rachianesthésie)
ou péridural (péridurale).
4. Implications physiopathologiques du choix de la position per-opératoire (2 points)
• Décubitus dorsal : Favorise la stabilité hémodynamique mais peut entraîner une
compression veineuse et des risques de thromboses.
• Position proclive (tête haute) : Diminue le reflux gastro-œsophagien et facilite la
ventilation chez une patiente avec comorbidités respiratoires.
• Position latérale : Utile pour des chirurgies spécifiques et permet une meilleure
tolérance respiratoire.
5. Intubation nécessaire ou non (1 point)
• Oui, il est important d’intuber cette patiente.
• Justification : En cas d’anesthésie générale, l’intubation garantit la perméabilité des
voies aériennes et prévient les risques de régurgitation et d’inhalation gastrique. Elle
permet également une ventilation mécanique contrôlée, essentielle chez une patiente à
risque coronarien.
6. Soins à réaliser en SSPI (2 points)
• Surveillance des paramètres vitaux : TA, FC, saturation en oxygène, température.
• Surveillance de la douleur : Évaluation régulière et administration d’antalgiques si
besoin.
• Évaluation de la reprise des fonctions respiratoires : Vérification des gaz du sang et
du réflexe de toux.
• Surveillance des complications post-anesthésiques : Hypotension, nausées,
vomissements, ou confusion.
Ce examen assure une compréhension complète des éléments théoriques et pratiques liés à
l’anesthésie et à la prise en charge per-opératoire.
CONCOURS PROFESSIONNEL DE RECRUTEMENT A L'HOPITAL
NATIONAL DE NIAMEY
TECHNICIEN SUPERIEUR EN SOINS INFIRMIER, LSIO CAT A2 (2022)
SUJET : Epreuve Théorique de synthèse
Vous recevez au service des Urgences de I'HNN Madame Ibrahim Rachida âgée de 30 ans mariée,
mère de 7 enfants dont 4 Vivants, ethnie peulh, ménagère au quartier foula Koira qui est admise
suite à des brûlures au gaz ; des mains, du thorax et de la cuisse gauche.
A l'admission les constantes sont :
Tension Artérielle de la jambe droite est de 130/85mmHg Température 39°C
* Fréquence respiratoire est de 29 Cycles par minute Pouls a 90 battement/mn
A l'examen clinique on note qu'il s'agit d'une brûlure de troisième degré et le pourcentage des
parties brulées est de 53% Avec une perte de mobilité de la jambe gauche
Le médecin du jour a prescrit une réhydratation selon WALLACE, % de parties brulées X Age + 2000ml
soit 4 litres d'alternance des solutés de remplissage.
Elaborer un plan de soin pour deux (02) des besoins perturbés (10 points) Calculez la durée de la
perfusion de 2 litres du sérum salé sachant que le débit est de 60 gouttes/mn pour la réhydratation
de Mme Rachida. (3 points) NB : FE 15 gouttes/ml
3. Enumérez la responsabilité de l'infirmier lors de la perfusion (2 points)
4. Après les soins de plaie prescrits, les matériels utilisés sont souillés. Enumérez les étapes clés de
traitement de ces instruments (3 points)
5. Citer quatre 04 qualités requis pour l'exercice de la profession infirmière (2
points)
CORRIGÉ TYPE DU CAS CLINIQUE : MADAME
IBRAHIM RACHIDA
1. Plan de soins pour deux (02) besoins perturbés (10 points)
Besoin 1 : Boire et manger
Problème : Déshydratation sévère en lien avec la brûlure étendue (53%) et perte hydrique
importante.
Objectif : Assurer une réhydratation efficace et maintenir l’équilibre hydrique.
Interventions infirmières :
1. Mettre en place la perfusion selon la prescription médicale (alternance des solutés, 4
litres).
2. Surveiller le débit de perfusion (60 gouttes/min).
3. Surveiller les signes de surcharge hydrique (œdème, dyspnée).
4. Mesurer régulièrement les constantes vitales (TA, température, fréquence cardiaque et
respiratoire).
5. Noter la diurèse horaire et encourager une alimentation et hydratation orale dès que
possible.
Besoin 2 : Se mouvoir et maintenir une bonne posture
Problème : Perte de mobilité de la jambe gauche en raison de la brûlure étendue et risque de
raideurs articulaires.
Objectif : Prévenir les complications musculo-squelettiques et favoriser la récupération
fonctionnelle.
Interventions infirmières :
1. Installer la patiente dans une position confortable et réduire les points de pression.
2. Encourager des mobilisations passives de la jambe gauche dès que possible, selon la
tolérance.
3. Appliquer des soins adaptés aux brûlures (nettoyage des plaies, pansements non
adhérents).
4. Collaborer avec le kinésithérapeute pour un programme de rééducation post-brûlure.
5. Prévenir les escarres en changeant la position toutes les 2 heures.
2. Calcul de la durée de la perfusion de 2 litres de sérum salé
Données :
• Débit : 60 gouttes/min
• Volume : 2000 ml
• Facteur d’écoulement : 15 gouttes/ml
Formule :
Durée (min)=Volume (ml)×Facteur d’écoulement (gouttes/ml) /Débit (gouttes/min)
Durée (min) = 2000 X15/60= 500 minutes
Durée (heures) =500/60 =8 h 20 minutes
Réponse : La perfusion de 2 litres durera 8 heures et 20 minutes.
3. Responsabilités de l'infirmier lors de la perfusion (2 points)
1. Vérifier l’identité de la patiente et le bon soluté à administrer.
2. Surveiller le site de perfusion pour détecter toute infiltration ou phlébite.
3. Contrôler le débit de perfusion pour éviter une administration trop rapide.
4. Surveiller les signes de surcharge hydrique ou de réaction allergique.
5. Tenir à jour les feuilles de surveillance et signaler toute anomalie au médecin.
4. Étapes clés du traitement des instruments souillés (3 points)
1. Décontamination : Plonger immédiatement les instruments dans une solution
détergente et désinfectante.
2. Nettoyage : Frotter les instruments avec une brosse stérile sous l’eau pour enlever les
résidus.
3. Rinçage : Rincer abondamment les instruments à l’eau claire.
4. Stérilisation : Conditionner les instruments puis les stériliser (autoclave ou autre
méthode adaptée).
5. Stockage : Conserver les instruments stérilisés dans un environnement propre et
sécurisé jusqu’à leur réutilisation.
6.
5. Quatre qualités requises pour l’exercice de la profession infirmière (2
points)
1. Empathie : Comprendre les souffrances du patient et y répondre avec compassion.
2. Rigueur : Appliquer scrupuleusement les prescriptions médicales et les procédures de
soins.
3. Esprit d'équipe : Collaborer efficacement avec le personnel médical et paramédical.
4. Capacité d’adaptation : Réagir rapidement et efficacement aux situations d’urgence.
Conclusion
Ce cas clinique illustre la complexité de la prise en charge des brûlures graves, en insistant sur
l’importance de la réhydratation selon la formule de Wallace et sur la gestion
multidisciplinaire pour prévenir les complications. Une surveillance rigoureuse et des soins
adaptés sont indispensables pour assurer une récupération optimale de la patiente.
CONCOURS PROFESSIONNEL DE RECRUTEMENT A L'HOPITAL
NATIONAL DE NIAMEY
TECHNICIEN SUPERIEUR EN SOINS INFIRMIER, LSIO CAT A2 (2022)
SUJET : Epreuve Théorique de synthèse
Vous recevez au service des Urgences de I'HNN Madame Ibrahim Rachida âgée de 30 ans mariée,
mère de 7 enfants dont 4 Vivants, ethnie peulh, ménagère au quartier foula Koira qui est admise
suite à des brûlures au gaz ; des mains, du thorax et de la cuisse gauche.
A l'admission les constantes sont :
Tension Artérielle de la jambe droite est de 130/85mmHg Température 39°C
* Fréquence respiratoire est de 29 Cycles par minute Pouls a 90 battement/mn
A l'examen clinique on note qu'il s'agit d'une brûlure de troisième degré et le pourcentage des
parties brulées est de 53% Avec une perte de mobilité de la jambe gauche
Le médecin du jour a prescrit une réhydratation selon WALLACE, % de parties brulées X Age + 2000ml
soit 4 litres d'alternance des solutés de remplissage.
Elaborer un plan de soin pour deux (02) des besoins perturbés (10 points) Calculez la durée de la
perfusion de 2 litres du sérum salé sachant que le débit est de 60 gouttes/mn pour la réhydratation
de Mme Rachida. (3 points) NB : FE 15 gouttes/ml
3. Enumérez la responsabilité de l'infirmier lors de la perfusion (2 points)
4. Après les soins de plaie prescrits, les matériels utilisés sont souillés. Enumérez les étapes clés de
traitement de ces instruments (3 points)
5. Citer quatre 04 qualités requis pour l'exercice de la profession infirmière (2
points)
CORRIGÉ TYPE DU CAS CLINIQUE : MADAME
IBRAHIM RACHIDA
1. Plan de soins pour deux (02) besoins perturbés (10 points)
Besoin 1 : Boire et manger
Problème : Déshydratation sévère en lien avec la brûlure étendue (53%) et perte hydrique
importante.
Objectif : Assurer une réhydratation efficace et maintenir l’équilibre hydrique.
Interventions infirmières :
1. Mettre en place la perfusion selon la prescription médicale (alternance des solutés, 4
litres).
2. Surveiller le débit de perfusion (60 gouttes/min).
3. Surveiller les signes de surcharge hydrique (œdème, dyspnée).
4. Mesurer régulièrement les constantes vitales (TA, température, fréquence cardiaque et
respiratoire).
5. Noter la diurèse horaire et encourager une alimentation et hydratation orale dès que
possible.
Besoin 2 : Se mouvoir et maintenir une bonne posture
Problème : Perte de mobilité de la jambe gauche en raison de la brûlure étendue et risque de
raideurs articulaires.
Objectif : Prévenir les complications musculo-squelettiques et favoriser la récupération
fonctionnelle.
Interventions infirmières :
1. Installer la patiente dans une position confortable et réduire les points de pression.
2. Encourager des mobilisations passives de la jambe gauche dès que possible, selon la
tolérance.
3. Appliquer des soins adaptés aux brûlures (nettoyage des plaies, pansements non
adhérents).
4. Collaborer avec le kinésithérapeute pour un programme de rééducation post-brûlure.
5. Prévenir les escarres en changeant la position toutes les 2 heures.
2. Calcul de la durée de la perfusion de 2 litres de sérum salé
Données :
• Débit : 60 gouttes/min
• Volume : 2000 ml
• Facteur d’écoulement : 15 gouttes/ml
Formule :
Durée (min)=Volume (ml)×Facteur d’écoulement (gouttes/ml) /Débit (gouttes/min)
Durée (min) = 2000 X15/60= 500 minutes
Durée (heures) =500/60 =8 h 20 minutes
Réponse : La perfusion de 2 litres durera 8 heures et 20 minutes.
3. Responsabilités de l'infirmier lors de la perfusion (2 points)
1. Vérifier l’identité de la patiente et le bon soluté à administrer.
2. Surveiller le site de perfusion pour détecter toute infiltration ou phlébite.
3. Contrôler le débit de perfusion pour éviter une administration trop rapide.
4. Surveiller les signes de surcharge hydrique ou de réaction allergique.
5. Tenir à jour les feuilles de surveillance et signaler toute anomalie au médecin.
4. Étapes clés du traitement des instruments souillés (3 points)
1. Décontamination : Plonger immédiatement les instruments dans une solution
détergente et désinfectante.
2. Nettoyage : Frotter les instruments avec une brosse stérile sous l’eau pour enlever les
résidus.
3. Rinçage : Rincer abondamment les instruments à l’eau claire.
4. Stérilisation : Conditionner les instruments puis les stériliser (autoclave ou autre
méthode adaptée).
5. Stockage : Conserver les instruments stérilisés dans un environnement propre et
sécurisé jusqu’à leur réutilisation.
6.
5. Quatre qualités requises pour l’exercice de la profession infirmière (2
points)
1. Empathie : Comprendre les souffrances du patient et y répondre avec compassion.
2. Rigueur : Appliquer scrupuleusement les prescriptions médicales et les procédures de
soins.
3. Esprit d'équipe : Collaborer efficacement avec le personnel médical et paramédical.
4. Capacité d’adaptation : Réagir rapidement et efficacement aux situations d’urgence.
Conclusion
Ce cas clinique illustre la complexité de la prise en charge des brûlures graves, en insistant sur
l’importance de la réhydratation selon la formule de Wallace et sur la gestion
multidisciplinaire pour prévenir les complications. Une surveillance rigoureuse et des soins
adaptés sont indispensables pour assurer une récupération optimale de la patiente.
Etude de Cas N°1
Awa Diallo, patiente de 25ans consulte dans votre structure pour une diarrhée qui remonte à
48heures, faite de selles glairo-sanglantes, afécales, associées à une douleur abdominale périodique
et suivant le cadre colique. A l'examen clinique, la conscience est claire, l'état générale est conservé,
les muqueuses conjonctivales sont bien colorées sans ictère
Les constantes sont les suivantes TA-120/80mmhg, FR=18cpm, FC=80bpm, T=37°c.
1. Quel syndrome évoquez-vous devant ce tableau clinique ?
2 Donner deux hypothèses diagnostiques devant ce tableau clinique.
Laquelle de ces deux hypothèses est la plus probable ? justifiez.
Citer quatre signes fonctionnels de cette maladie à la phase d'état.
5. Quel examen paraclinique serait utile pour affirmer votre diagnostic ?
6. Citer deux molécules de familles différentes utilisées dans le traitement curatif.
7. Citer les mesures préventives de cette maladie.
Etude de Cas N°2
Madame Nkei, G3P2, 30 ans, antécédent de césarienne à la deuxième grossesse, se présente à
l'hôpital de zone de Natitingou le 20/6/2015, enceinte de 38 semaines Elle présente des douleurs
pelviennes et des métrorragies. A l'examen, on trouve une TA à 12/7, un pouls à 88/min, une hauteur
uterine de 37 cm. Les bruits du cœur foetal sont bons. Au palper abdominal on provoque une
douleur au niveau de l'utérus, qui est souple. Au toucher vaginal : col effacé, dilaté à 3cm,
membranes intactes. Le doigtier ramène du sang rouge
a- A quoi pensez-vous?
b- Quelle est la conduite à tenir?
Questions d'évaluation
Q1 : Citer les éléments de surveillance clinique immédiate d'un avortement molaire
Q2 : Décrire les signes physiques de l'hématome rétro-placentaire
Q3 : Citer les gestes d'urgence à faire devant un cas d'hématome rétro- placentaire
Q4 : Décrire l'hémorragie du placenta prævia
Q5 : Citer les éléments de surveillance devant un placenta prævia hémorragique
Corrigé Type – Étude de Cas N°1 : Awa Diallo
1. Syndrome évoqué
Syndrome dysentérique : Il se manifeste par des selles glairo-sanglantes, douleur
abdominale périodique, et diarrhée non afécale.
2. Hypothèses diagnostiques
1. Amoebose intestinale.
2. Dysenterie bactérienne (shigellose ou salmonellose).
3. Hypothèse la plus probable et justification
• Amoebose intestinale est la plus probable.
• Justification : L’amibiase est souvent associée à des selles glairo-sanglantes et
douleurs coliques. Les autres constantes vitales sont normales (pas de fièvre ni de
tachycardie), ce qui est plus compatible avec une origine parasitaire qu’une infection
bactérienne aiguë.
4. Quatre signes fonctionnels à la phase d’état
1. Diarrhée avec selles glairo-sanglantes.
2. Douleurs abdominales coliques.
3. Ténesme ou envie d'aller à la selle sans évacuation.
4. Anorexie ou asthénie.
5. Examen paraclinique utile
• Examen parasitologique des selles pour rechercher des kystes ou des trophozoïtes
d'Entamoeba histolytica.
6. Deux molécules de familles différentes utilisées en traitement curatif
1. Métronidazole (antiparasitaire).
2. Ciprofloxacine (antibiotique) en cas de surinfection bactérienne.
7. Mesures préventives
1. Hygiène des mains après chaque passage aux toilettes.
2. Consommation d’eau potable et d’aliments bien cuits.
3. Éviter les crudités en zone à risque.
4. Sensibilisation à l’hygiène personnelle et collective.
Corrigé Type – Étude de Cas N°2 : Mme Nkei
1. Diagnostic probable
Placenta prævia marginal ou partiel avec menace d’accouchement prématuré.
• Justification : Métrorragies sans douleur utérine franche et avec utérus souple, sang
rouge au toucher vaginal, col dilaté à 3 cm. Ces signes sont typiques d’un placenta
prævia.
2. Conduite à tenir
1. Hospitalisation immédiate pour surveillance materno-fœtale.
2. Repos strict au lit en position latérale gauche.
3. Perfusion IV pour maintenir une bonne hémodynamie.
4. Surveillance des constantes vitales et de la perte sanguine.
5. Corticothérapie pour maturation pulmonaire fœtale si l’accouchement est inévitable.
6. Préparation à une césarienne si hémorragie importante ou aggravation de l'état.
Questions d’évaluation
Q1 : Surveillance clinique immédiate d’un avortement molaire
1. Surveillance des pertes vaginales (volume, aspect).
2. Prise régulière des constantes vitales (TA, FC).
3. Suivi du taux de bêta-HCG pour évaluer l'évacuation complète.
4. Échographie de contrôle pour vérifier l'absence de rétention molaire.
Q2 : Signes physiques de l’hématome rétro-placentaire
1. Douleurs abdominales intenses et continues.
2. Utérus hypertonique et dur à la palpation.
3. Métrorragies de sang noir ou coagulé.
4. Absence de bruits du cœur fœtal en cas de décollement sévère.
Q3 : Gestes d’urgence devant un hématome rétro-placentaire
1. Perfusion de solutés pour stabiliser la patiente.
2. Oxygénothérapie si nécessaire.
3. Préparation à une césarienne d’urgence.
4. Surveillance étroite des constantes vitales et du saignement.
Q4 : Hémorragie du placenta prævia
• L'hémorragie est sanguine, rouge vif, et non douloureuse.
• Elle est souvent déclenchée par l’effacement du col.
• Le saignement peut être intermittent ou continu.
Q5 : Surveillance devant un placenta prævia hémorragique
1. Surveillance de la TA et du pouls pour détecter un état de choc.
2. Suivi du saignement : volume, fréquence, couleur.
3. Surveillance des mouvements fœtaux et des bruits du cœur fœtal.
4. Préparation à une césarienne en cas de dégradation.
5. Surveillance psychologique et soutien émotionnel pour la patiente.
CAS CLINIQUE :
Un jeune de 35 ans, sans antécédents particuliers consulte pour palpitations avec notion de
diarrhée et d'amaigrissement de 7 kg en 3 mois. L'examen clinique retrouve un tremblement des
extrémités avec des réflexes vifs ainsi qu'une tachycardie à 115/mn, pas de fièvre.
1/ Quel est le diagnostic le plus probable ?
2/ Quels sont les éléments rapportés dans le texte qui sont en faveur de ce diagnostic ?
3/ Complétez les données de l'examen clinique.
4/ Le praticien rapporte une exophtalmie non réductible bilatérale avec conservation de l'acuité
visuelle ainsi qu'une rétraction de la paupière supérieure droite. Quelle est le diagnostic final à
retenir ?
5/ Quels sont les examens complémentaires utiles pour la confirmation du diagnostic ?
6/ Quel est succinctement le traitement à proposer ?
Corrigé type détaillé
1) Quel est le diagnostic le plus probable ?
Le diagnostic le plus probable est une hyperthyroïdie.
2) Quels sont les éléments rapportés dans le texte qui sont en faveur de ce diagnostic ?
Les éléments en faveur de l’hyperthyroïdie sont :
• Palpitations : manifestation fréquente de la stimulation cardiaque par les hormones
thyroïdiennes.
• Diarrhée : hyperstimulation du système digestif.
• Amaigrissement de 7 kg en 3 mois, malgré une alimentation normale ou accrue.
• Tremblements des extrémités : signe typique de l’hyperactivité neuromusculaire.
• Réflexes vifs : augmentation de l’excitabilité neuromusculaire.
• Tachycardie à 115 battements/minute : effet des hormones thyroïdiennes en excès
sur le cœur.
Ces signes sont compatibles avec un syndrome thyrotoxique.
3) Complétez les données de l'examen clinique.
Lors de l’examen clinique, il faut rechercher :
• Système cardiovasculaire :
o Palpitations, pouls rapide et régulier (tachycardie sinusale).
o Hypertension artérielle systolique avec hypotension diastolique.
o Souffle cardiaque éventuel (hyperdébit).
• Signes neurologiques :
o Hyperréflexie aux membres.
o Agitation ou irritabilité.
o Faiblesse musculaire proximale.
• Signes oculaires :
o Exophtalmie (si hyperthyroïdie due à une maladie de Basedow).
o Larmoiement ou inconfort oculaire.
o Rétraction palpébrale (sclère visible au-dessus de l’iris).
• Peau et thermorégulation :
o Peau chaude et moite.
o Transpiration excessive (hyperhidrose).
o Intolérance à la chaleur.
• Poids : perte de poids significative avec augmentation de l’appétit.
4) Le praticien rapporte une exophtalmie non réductible bilatérale avec rétraction de la
paupière supérieure droite. Quel est le diagnostic final à retenir ?
Le diagnostic final à retenir est maladie de Basedow (ou maladie de Graves).
• L’exophtalmie bilatérale avec rétraction palpébrale est typique de cette pathologie.
• La maladie de Basedow est une forme particulière d’hyperthyroïdie auto-immune avec
atteinte orbitale (ophtalmopathie dysthyroïdienne).
5) Quels sont les examens complémentaires utiles pour la confirmation du diagnostic ?
1. Dosages hormonaux :
o TSH (hormone thyréostimulante) : très diminuée.
o T4 libre et/ou T3 libre : augmentées.
2. Anticorps spécifiques :
o Anticorps anti-récepteur de la TSH (TRAb) : positif en cas de maladie de
Basedow.
o Anti-thyropéroxydase (anti-TPO) : recherche d’une origine auto-immune.
3. Échographie thyroïdienne :
o Hypervascularisation diffuse en Doppler (aspect de thyroïdite diffuse).
4. Scintigraphie thyroïdienne (en cas de doute) :
o Fixation diffuse accrue de l’iode radioactif, typique de la maladie de
Basedow.
5. IRM orbitaire (si nécessaire) :
o Pour évaluer l’atteinte oculaire et confirmer l’ophtalmopathie dysthyroïdienne.
6) Quel est succinctement le traitement à proposer ?
1. Traitement médical :
o Antithyroïdiens de synthèse :
▪ Thiamazole (Neomercazole) : 20 à 40 mg/jour en une prise.
▪ Propylthiouracile (en cas de grossesse) : 50 à 100 mg 3 fois par jour.
▪ Durée : 12 à 18 mois, avec une surveillance de la TSH et de la T4 libre.
2. Traitement symptomatique :
o Bêta-bloquants (ex. : Propranolol 20-40 mg toutes les 6 heures) : pour
contrôler les palpitations et la tachycardie.
3. Traitement de l’exophtalmie :
o Corticothérapie (Prednisone) en cas d’ophtalmopathie sévère.
o Lubrifiants oculaires pour éviter la sécheresse oculaire.
o En cas de forme sévère, recours à la chirurgie orbitaire ou à la radiothérapie
orbitaire.
4. Traitement définitif (en cas de récidive ou d’échec du traitement médical) :
o Iode radioactif : destruction contrôlée du tissu thyroïdien.
o Chirurgie thyroïdienne (thyroïdectomie) : en cas de contre-indication à l’iode
ou si goitre compressif.
o
5. Surveillance :
o Dosages réguliers de TSH, T4 libre et T3 libre.
o Évaluation de l’évolution de l’exophtalmie.
Conclusion
Le patient présente un tableau d’hyperthyroïdie probablement secondaire à une maladie de
Basedow. Le diagnostic repose sur des dosages hormonaux et la recherche d’anticorps
spécifiques. Le traitement comprend une prise en charge médicale par antithyroïdiens, un
traitement symptomatique des palpitations et une surveillance étroite de la réponse clinique.
République du Niger
MEISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE, DE LA POPULATION ET DES AFFAIRES SOCIALES
Commission Nationale indépendante d'Organisation de Examen Unique de Certification en Sante
Epreuve théorique de synthèse
LSIO (option : infirmier)
Session de septembre 2023
Durée : Quatre (04) Heures
Etude de cas : N°1 (12 points)
Vous êtes infirmier aux urgences de Hôpital National de Zinder où est admis Garba âgé de 4 ans pour
fièvre, vomissements et diarrhée remontant à 2 jours
A l'examen clinique Garba est asthénique, mais conscient il a un poids (P) de 10 kg, une taille (1) de
91cm une température de 37,6°C, une fréquence cardiaque de 118 battements/mn, une fréquence
respiratoire de 24 cycles/mn et un rapport P/T de-3. A L’examen de la bouche, le médecin constate
une gorge érythémateuse
Question n1
Donnez trois (3) hypothèses diagnostiques (1,6 points)
Devant ce tableau, le médecin a demandé les examens de laboratoire suivants une NFS. une GE/DP,
un Groupage/Rhésus, une glycémie, une azotémie, une créatinémie, un CRP et un ionogramme
sanguin.
Question n°2
Pour quelles raisons le médecin a demandé ces examens ? (2 points)
Le médecin décide d'hospitaliser Garba et lui a prescrit le traitement suivant : 50 ml d'une solution
hypertonique de glucose à 10% en bolus. Ceftriaxone 750 mg/jour, artésunate 30 mg/ jour, Ringer
lactate 500 ml en 4 heures, Paracétamol injectable dosé à 1g à raison de 15ml chaque 8 heures Les
examens de laboratoire ont donné les résultats suivants
GB 26x10/L
GR 4x10/L
Azotémie : 3,87 mmol/L
HGB: 9.7g/dL
Creatinine: 40 µmol/L
CRP:6 mg/L
PLT 504x10/L
Sodium : 132 mmol/L
Potassium 4,23 mmol/L
GE : Positive/DP 80 p/µl
Groupage/Rhésus : O
Glycémie 5,54 mmol/L
Question n'3 : Donnez les diagnostics de certitude chez Garba (1,5 points)
Question n°4 : Donnez les diagnostics infirmiers prioritaires chez Garba (2 points)
Question n°5 : Elaborez votre projet de soins (5 points).
Etude de cas N°2 : (8 points)
M. Niaouri 50 ans, ancien tabagique avec des antécédents d'épigastralgies à répétition est admis au
Centre Hospitalier Régional (CHR) d'Agadez pour douleur abdominale généralisée avec un
ballonnement plus fièvre intermittente. Devant de tableau un bilan sanguin et radiologique a été
demandé
Question N°1(2 points) Selon vous quels sont les examens para cliniques à réaliser en urgence chez
Niaoun
Question N2
Quel est le traitement approprié pour Niaouri ? (1 point).
Le même jour M. Niaouri a bénéficié d'une laparotomie et est hospitalisé en service de post opéré
où est porteur d'un pansement médian sur l'abdomen, d'une Sonde vésicale a demeure ; d'une
Sonde nasogastrique et de deux (2) drains latéraux. Les constantes du jour sont 135,5C : FC 100
battements/min, FR 18 cycles/mn
Question N°3
Quels sont les diagnostics infirmiers possibles chez M. Niaouri ? (2 points)
IL lui a été institué le traitement suivant :
-Métronidazole injectable 500 mg toutes les & heures
-Perfalgan 1 gr Trabar 100mg toutes les 6 heures
-Sérum salé 500 ml x 3/jour
-Gentamycine 180 mg/jour
-Gánum glucose 500 ml x 3Jour
-KCI 2grX 3/ jour
-NaCI 2grX3/jour
Cimétidines 400mg toutes les heures
Question N°4
Etablissez le plan de surveillance et des soins de 24 heures (3 points)
Bon courage
Étude de Cas N°1 : Garba (4 ans)
Question N°1 : Trois hypothèses diagnostiques (1,6 points)
1. Paludisme : Fièvre et GE (goutte épaisse) positive.
2. Déshydratation modérée : Vomissements, diarrhée et perte de poids (rapport P/T de -
3).
3. Infection respiratoire/pharyngite : Gorge érythémateuse avec asthénie et fièvre.
Question N°2 : Raisons des examens demandés (2 points)
1. NFS (numération formule sanguine) : Évaluer une infection et l’anémie
(paludisme).
2. GE/DP (goutte épaisse/diagnostic rapide) : Dépistage du paludisme.
3. Groupage/Rhésus : En cas de besoin transfusionnel.
4. Glycémie : Détecter une hypoglycémie potentielle.
5. Azotémie / créatinémie : Évaluer la fonction rénale (déshydratation).
6. CRP (Protéine C réactive) : Mesure de l’inflammation (infection bactérienne
éventuelle).
7. Ionogramme sanguin : Détecter des déséquilibres électrolytiques causés par les
diarrhées.
Question N°3 : Diagnostics de certitude (1,5 points)
1. Paludisme confirmé : Goutte épaisse positive, thrombocytose, et hyperleucocytose.
2. Déshydratation modérée : Diarrhée, vomissements, rapport P/T de -3, sodium
abaissé (132 mmol/L).
3. Anémie modérée : Hémoglobine (HGB) à 9,7 g/dL.
Question N°4 : Diagnostics infirmiers prioritaires (2 points)
1. Risque de déséquilibre hydroélectrolytique lié aux vomissements et diarrhée.
2. Risque de confusion ou convulsions lié à l’hypoglycémie ou fièvre.
3. Fatigue et faiblesse généralisée dues à l’anémie.
4. Risque d’infection respiratoire avec la gorge érythémateuse.
Question N°5 : Projet de soins (5 points)
1. Objectif principal : Stabiliser l’état de Garba et traiter les causes sous-jacentes
(paludisme, déshydratation).
2. Soins/Actions Réalisation Surveillance
Ringer Lactate 500 ml en 4 Surveiller la diurèse et les signes
Réhydratation
heures de surcharge.
Traitement du Suivre la température et
Artésunate 30 mg/jour IV
paludisme l’évolution clinique.
Surveiller les effets secondaires et
Antibiothérapie Ceftriaxone 750 mg/jour
signes allergiques.
Correction de Glucose hypertonique 10%, Contrôler la glycémie
l’hypoglycémie 50 ml en bolus IV régulièrement.
Paracétamol 1 g/15 ml chaque Surveiller la température et adapter
Antipyrétique
8 heures selon besoin.
Constantes vitales (TA, FC, Vérifier l’état de conscience et
Surveillance clinique
FR) chaque 4 heures prévenir les complications.
Étude de Cas N°2 : M. Niaouri (50 ans)
Question N°1 : Examens para-cliniques à réaliser (2 points)
1. Numération Formule Sanguine (NFS) : Recherche d’infection.
2. CRP / VS : Confirmer une inflammation.
3. Ionogramme sanguin : Évaluer les déséquilibres électrolytiques.
4. Scanner abdominal : Détecter une éventuelle péritonite ou obstruction.
5. Hémocultures : Rechercher une septicémie en cas de fièvre persistante.
6. Bilan hépatique : Rechercher une atteinte organique liée au foie.
Question N°2 : Traitement approprié pour Niaouri (1 point)
1. Antibiothérapie IV : Métronidazole et Gentamycine pour couvrir une infection
abdominale.
2. Réhydratation IV : Sérum salé et glucose pour maintenir l’hydratation.
3. Traitement symptomatique : Antalgique (Paracétamol) pour soulager la douleur.
4. Protection gastrique : Cimétidine pour prévenir les ulcères de stress.
Question N°3 : Diagnostics infirmiers possibles chez M. Niaouri (2 points)
1. Risque d’infection postopératoire : Présence de drains et sonde.
2. Douleur abdominale aiguë : Due à l’intervention chirurgicale.
3. Risque de rétention urinaire : Port d’une sonde vésicale.
4. Déficit de mobilité : Lié à l’hospitalisation postopératoire.
Question N°4 : Plan de surveillance et soins sur 24 heures (3 points)
Soins/Actions Réalisation Surveillance
Surveillance des Vérifier l’écoulement et noter les Prévenir l’infection et surveiller
drains quantités l’hémorragie.
Surveillance de la sonde S’assurer de la Surveiller la diurèse et prévenir
vésicale perméabilité l’infection urinaire.
Traitement Administrer Métronidazole et Évaluer la réponse au traitement et
antibiotique Gentamycine IV surveiller les allergies.
Administrer les solutions salées et Surveiller la diurèse et signes de
Réhydratation
glucosées IV surcharge hydrique.
Traitement Administrer Paracétamol et Évaluer le niveau de douleur toutes les
antalgique Tramadol 4 heures.
Prévention des Administrer Cimétidine toutes Surveiller les signes de gastralgie ou
ulcères les 6 heures hémorragie digestive.
Mobilisation Encourager des mouvements Prévenir les escarres et complications
précoce légers au lit respiratoires
Conclusion
Ces deux cas cliniques soulignent l’importance d’une évaluation rapide et précise en milieu
hospitalier. Dans le premier cas, la gestion du paludisme et de la déshydratation est essentielle
pour stabiliser l’enfant. Dans le second cas, la surveillance postopératoire minutieuse et la
gestion des complications sont cruciales pour le rétablissement de M. Niaouri.
REPUBLIQUE DU BENIN
HOPITAL DE ZONE DE COME
ZONE SANITAIRE DE COME-BOPA-GRAND-POPO ET HOUEYOGBE
DIRECTION DEPARTEMENTALE DE LA SANTE DU MONO MINISTERE DE LA SANTE
TEST DE RECRUTEMENT 2023 DE L'HÔPITAL DE ZONE DE COME
EPREUVE DES CANDIDATS AU POSTE DES INSPECTEURS D'ACTION SANITAIRE/IDE
Durée: 1 heure
1. Etude de cas
Le jeune Vignon âgé de 17 ans a été admis dans le service des urgences de l'hôpital de zone pour une
douleur abdominale, ballonnement et sueur intense.
Après accueil et examen du patient, le médecin de garde pose le diagnostic d'une "intoxication
alimentaire".
La prescription médicale demande le lavage gastrique du patient.
Vous êtes invité à administrer les soins au patient selon les normes.
1- De quelles ressources matérielles nécessaires aurez-vous besoin pour l'acte ?
2- Décrivez la technique de l'acte que vous voulez poser ?
II. Questions
1- Qu'entendez-vous par nutrition parentérale ?
2- Quelles sont les indications d'une nutrition parentérale ?
3- Quelles sont les causes d'un pied diabétique ?
Corrigé Type – Étude de Cas
I. Lavage gastrique : Soins au patient selon les normes
1. Ressources matérielles nécessaires pour l’acte (2 points)
Pour réaliser un lavage gastrique, voici le matériel indispensable :
• Sonde nasogastrique ou sonde orogastrique (adaptée à l’âge et au poids du patient).
• Lubrifiant hydrosoluble pour faciliter l’introduction de la sonde.
• Seringues de 50 à 60 ml (ou un entonnoir) pour introduire et aspirer les liquides.
• Solution de lavage (eau tiède, sérum physiologique ou solution saline).
• Bassine ou sac de drainage pour recueillir le liquide gastrique.
• Gants non stériles pour protéger le soignant.
• Stéthoscope pour vérifier la position de la sonde.
• Masque et surblouse si nécessaire.
• Pince de clampage pour la sonde.
2. Technique du lavage gastrique (5 points)
Voici les étapes pour effectuer un lavage gastrique selon les normes :
1. Préparation du matériel et du patient
• Se laver les mains et enfiler des gants.
• Installer le patient en position semi-assise ou couchée sur le côté gauche pour
réduire le risque d'aspiration pulmonaire.
2. Vérification des contre-indications
• Le lavage gastrique est contre-indiqué en cas de risque de perforation gastro-
intestinale, ingestion de caustiques ou trouble de la conscience sans protection des
voies aériennes (si le patient est inconscient, une intubation est requise).
3. Introduction de la sonde
• Lubrifier l’extrémité de la sonde.
• Introduire doucement la sonde par le nez ou la bouche jusqu’à l’estomac.
• Vérifier la position de la sonde (en injectant de l’air et en écoutant avec le stéthoscope
sur l’épigastre ou en aspirant un peu de contenu gastrique).
4. Lavage gastrique proprement dit
• Introduire par petites quantités (200 à 300 ml chez l’adulte) de solution de lavage.
• Aspirer immédiatement après chaque injection pour récupérer le liquide.
• Répéter l’opération jusqu’à ce que le liquide aspiré devienne clair.
5. Clôture de l’acte
• Retirer doucement la sonde une fois le lavage terminé.
• Installer le patient confortablement et surveiller les signes vitaux.
II. Questions Théoriques
1. Qu’entendez-vous par nutrition parentérale ? (2 points)
La nutrition parentérale consiste à administrer directement des nutriments dans la
circulation sanguine par voie intraveineuse. Elle est utilisée lorsque l’apport nutritionnel par le
tube digestif est impossible ou insuffisant.
Elle permet d'apporter :
• Glucides (comme source d’énergie).
• Lipides (acides gras essentiels).
• Acides aminés (pour la synthèse des protéines).
• Vitamines, minéraux et oligo-éléments.
2. Quelles sont les indications de la nutrition parentérale ? (3 points)
La nutrition parentérale est indiquée dans plusieurs situations :
• Incapacité du système digestif à absorber les nutriments (ex : syndrome de l’intestin
court, occlusion intestinale).
• Chirurgie abdominale majeure nécessitant une période prolongée de jeûne.
• Pancréatite aiguë sévère empêchant l’alimentation par voie orale.
• Maladies inflammatoires intestinales graves (ex : maladie de Crohn).
• Cancer avancé, lorsque l’alimentation entérale est insuffisante ou impossible.
• Prématurité extrême, lorsque le nourrisson ne peut être alimenté par voie orale.
3. Quelles sont les causes d’un pied diabétique ? (3 points)
Le pied diabétique est une complication fréquente chez les patients diabétiques. Voici les
principales causes :
1. Neuropathie diabétique :
o L’atteinte des nerfs sensitifs et moteurs entraîne une perte de sensibilité. Le
patient ne ressent pas les blessures ou les frottements, ce qui favorise les
infections.
2. Artériopathie diabétique :
o La circulation sanguine est réduite à cause des lésions vasculaires
(athérosclérose), ce qui ralentit la cicatrisation.
3. Hyperglycémie chronique :
o L’excès de sucre dans le sang favorise les infections et entrave la cicatrisation.
4. Traumatismes répétés :
o Les chaussures mal adaptées ou les blessures négligées peuvent provoquer des
ulcères.
5. Infections :
o Le pied diabétique est souvent compliqué par des infections bactériennes ou
fongiques.
Étude de cas
Mme falmata âgée de 26 ans, hypertendue connu depuis 3 ans en soins régulier se présente en
consultation dans un tableau de dyspnée évolué en orthopnée ; toux ramenant une expectation
abondante et souvent quelques crachats hémoptoïde,
L'examen physique retrouve des bruits audibles avec une fréquence cardiaque à 120btts/min.
Ailleurs on retrouve l'hépatomégalie avec reflux hépatojugulaire, une turgescence jugulaire, OMI
(œdème de membre inférieur)
1-De quelle pathologie s'agit-il ?
2-Donner le diagnostic différentiel
3-Quelle serait la prise en charge ?
Corrigé type – Étude de cas de Mme Falmata
1. De quelle pathologie s'agit-il ?
Le tableau clinique correspond à une insuffisance cardiaque globale décompensée.
Justifications :
• Dyspnée évoluant en orthopnée : Symptôme typique de l'insuffisance cardiaque
gauche, indiquant une congestion pulmonaire.
• Expectorations abondantes et hémoptoïques : Ces symptômes peuvent évoquer un
œdème aigu du poumon ou une stase sanguine pulmonaire liée à l’insuffisance du
cœur gauche.
• Hépatomégalie avec reflux hépatojugulaire, turgescence jugulaire et œdème des
membres inférieurs (OMI) : Signes classiques d’insuffisance cardiaque droite.
• Fréquence cardiaque élevée (120 bpm) : Tachycardie compensatoire pour maintenir
le débit cardiaque.
Ces signes indiquent une décompensation globale (atteinte des fonctions du cœur droit et
gauche) chez une patiente hypertendue, prédisposée à l’insuffisance cardiaque chronique.
2. Diagnostic différentiel
1. Embolie pulmonaire : Peut aussi donner une dyspnée aiguë et une hémoptysie, mais
sans signes typiques d'insuffisance cardiaque droite comme le reflux hépatojugulaire
ou les œdèmes.
2. Péricardite constrictive : Peut donner une turgescence jugulaire et des œdèmes, mais
généralement sans orthopnée ni expectoration hémoptoïque.
3. Syndrome néphrotique : Provoque des œdèmes, mais sans dyspnée ni expectoration.
4. Pneumopathie infectieuse : Peut provoquer une toux et une hémoptysie, mais sans
signes d'insuffisance cardiaque (orthopnée, turgescence jugulaire, hépatomégalie).
3. Prise en charge
A. Prise en charge en urgence (si suspicion de décompensation aiguë)
1. Oxygénothérapie :
o Lunettes à oxygène ou masque à haut débit selon le niveau de saturation en
oxygène (SpO₂).
o En cas d’œdème aigu du poumon, envisager une ventilation non invasive
(VNI).
2. Diurétiques de l’anse (Furosémide) :
o 40 à 80 mg IV pour soulager la surcharge volémique et réduire l'œdème
pulmonaire et les OMI.
3. Vasodilatateurs (Nitroglycérine) :
o Utilisé pour réduire la postcharge et améliorer la fonction cardiaque.
4. Surveillance continue des signes vitaux :
o Tension artérielle, pouls, fréquence respiratoire, saturation en oxygène.
B. Prise en charge de fond
1. Traitement de l’hypertension artérielle :
o IEC (ex. Ramipril) ou ARA II (ex. Losartan) pour réduire la charge du cœur.
o Bêtabloquants (ex. Bisoprolol) pour contrôler la fréquence cardiaque et
stabiliser l'insuffisance cardiaque chronique.
2. Restriction hydrique et régime hyposodé :
o Limiter les apports en sel pour éviter la rétention hydrique.
3. Anticoagulation prophylactique :
o Prévention du risque de thromboembolie si le patient est alité ou présente une
fibrillation auriculaire
C. Éducation thérapeutique
1. Encourager la régularité du suivi médical : Renforcement des consultations
régulières pour contrôle de l'hypertension et surveillance de l’insuffisance cardiaque.
2. Régime alimentaire : Réduction de l’apport en sel et contrôle des liquides.
3. Adhésion au traitement : Importance de suivre scrupuleusement les prescriptions
médicales.
Conclusion
Mme Falmata présente une insuffisance cardiaque globale décompensée, avec des symptômes
affectant à la fois le cœur gauche (dyspnée, orthopnée) et le cœur droit (œdème,
hépatomégalie). La prise en charge immédiate repose sur une oxygénothérapie, des
diurétiques et une surveillance étroite des constantes. Le traitement de fond vise à stabiliser
l'insuffisance cardiaque et gérer l'hypertension, avec une éducation thérapeutique pour éviter
de futures décompensations.
Cas clinique 1
Mr A.T est technicien d'une société de brasserie, 46 ans consulte pour asthénie, anorexie, douleur
thoracique et augmentation de l'appétit. A noter qu'il suivait un traitement de méthylprednisolone
40mg par jour depuis 6 mois pour polyarthrite rhumatoïde. L'examen clinique retrouve un Glasgow à
15/15, température à 38,8° C, TA =100/60 cm Hg, une fréquence respiratoire à 28 cycles/mn, FC=98,
Poids 85 Kgs et une taille 162 cm.
1- Quelle est votre hypothèse de diagnostic pour Mr A.T
2- Donner 3 arguments pour soutenir cette hypothèse
3- Citer 3 examens complémentaires nécessaires
4- Donner 2 diagnostics différentiels de votre hypothèse
5- Donner une conduite à tenir Mr A.T
Corrigé Type – Cas Clinique 1
1. Hypothèse diagnostique
• Insuffisance surrénalienne secondaire (ou iatrogène) induite par l’usage prolongé
de corticostéroïdes (méthylprednisolone).
o En effet, le traitement prolongé par des corticoïdes peut inhiber l'axe
hypothalamo-hypophyso-surrénalien, entraînant une défaillance surrénalienne
à l’arrêt ou sous-dosage des corticostéroïdes.
2. Arguments soutenant l’hypothèse diagnostique
1. Traitement prolongé aux corticoïdes (6 mois de méthylprednisolone à 40 mg/jour).
2. Asthénie et anorexie : Signes classiques d’une insuffisance surrénalienne.
3. Hypotension artérielle (100/60 mmHg) et fièvre (38,8°C) : Indices fréquents dans
une crise surrénalienne.
4. Fréquence respiratoire augmentée (28 cycles/min) : Possiblement en réponse à une
hypovolémie ou un déséquilibre métabolique.
3. Examens complémentaires nécessaires
1. Dosage du cortisol plasmatique : Bas dans une insuffisance surrénalienne.
2. ACTH plasmatique : Permet de différencier une insuffisance surrénalienne primaire
(ACTH élevée) d’une secondaire (ACTH basse).
3. Ionogramme sanguin : Pour évaluer un déséquilibre électrolytique (hyponatrémie,
hyperkaliémie).
4. Glycémie : Hypoglycémie fréquente en cas d’insuffisance surrénalienne.
5. Test au Synacthène : Pour confirmer l’insuffisance surrénalienne.
4. Diagnostics différentiels
1. Syndrome infectieux (ex. pneumonie, tuberculose) : Étant donné la fièvre et les
douleurs thoraciques.
2. Diabète stéroïdien : Les corticoïdes peuvent induire une hyperglycémie et des
symptômes similaires.
5. Conduite à tenir pour Mr A.T
1. Arrêt progressif des corticoïdes : Pour éviter une crise d’insuffisance surrénalienne
brutale.
2. Administration d’hydrocortisone en urgence : 100 mg IV toutes les 6 à 8 heures en
cas de crise surrénalienne aiguë.
3. Réhydratation IV : Sérum salé isotonique pour corriger la déshydratation et
l’hypotension.
4. Surveillance clinique et biologique : TA, FC, ionogramme et glycémie.
5. Envisager un sevrage de la méthylprednisolone et un relais par un traitement adapté à
sa polyarthrite (ex. méthotrexate ou biothérapie).
Cette prise en charge permet de rétablir les fonctions vitales, corriger le déséquilibre
électrolytique, et adapter le traitement anti-inflammatoire de fond pour éviter une rechute.
EVALUATION SOMMATIVE SOINS INFIRMIERS SPECILISE
Vous recez en consultations Mr BAWA blesse aux membres pelvienne suite a un AVP.A l'examen il a
une large plaie a la cuisse droite, une température à 37°C, pouls a 111 Battement par minute, tension
90/60mmHg. La banque de sang ne dispose d'aucune poche de sang Total.
1/Quelle est votre conduite à tenir ? et justifiez chaque geste thérapeutique que vous aurez
entrepris. (3points)
Le soir vous aurez du sang de même groupe que M BAWA.
2/Apres avoir citez les incidents/accidents pouvant survenir lors de la transfusion expliquez comment
procéder pour minimiser les risques de leur survenues (5points)
On décide d'opérer Mr BAWA.
3/Citez au moins trois soins prés opératoires et trois soins postopératoire qu'il doit recevoir (2 pts)
CORRIGÉ TYPE – ÉVALUATION SOMMATIVE EN
SOINS INFIRMIERS SPÉCIALISÉS
1. Conduite à tenir et justification des gestes thérapeutiques (3 points)
A. Évaluation initiale et mise en sécurité du patient
• Contrôle des signes vitaux : Surveillance régulière du pouls, de la pression artérielle,
et de la température pour détecter une éventuelle décompensation.
Justification : La tension artérielle basse (90/60 mmHg) et le pouls élevé (111 bpm)
indiquent une possible hémorragie ou un choc hypovolémique.
B. Réhydratation par perfusion intraveineuse
• Administrer rapidement 1 à 2 litres de sérum physiologique ou Ringer Lactate en
perfusion.
Justification : Compense la perte de volume sanguin jusqu'à l’arrivée du sang
compatible, évitant ainsi le choc hypovolémique.
C. Arrêt de l’hémorragie et traitement de la plaie
• Compression de la plaie avec des pansements compressifs pour stopper le
saignement.
• Surélever le membre blessé pour limiter le flux sanguin vers la plaie.
Justification : Réduit l’hémorragie et prévient un choc.
D. Administration d'oxygène
• Poser une lunette à oxygène à 3-5 L/min pour soutenir la fonction respiratoire.
Justification : Améliore l’oxygénation en cas d’hypotension sévère et de perte de
sang.
E. Prévention de l'infection
• Débridement de la plaie et antibioprophylaxie si nécessaire.
Justification : Empêche la survenue d’une infection pouvant aggraver l’état du
patient.
2. Incidents et accidents de transfusion sanguine et mesures préventives (5
points)
A. Incidents/accidents pouvant survenir lors d'une transfusion
1. Réaction fébrile non hémolytique : Fièvre et frissons légers.
2. Réaction allergique : Urticaire, démangeaisons.
3. Réaction hémolytique aiguë : Douleurs thoraciques, hypotension, tachycardie (erreur
de compatibilité).
4. Surcharge circulatoire : Dyspnée, hypertension, œdème pulmonaire.
5. Infection transmissible par le sang : Transmission d’agents pathogènes (rare).
B. Mesures pour minimiser les risques
1. Vérification de la compatibilité du sang avec le groupe sanguin du patient
(groupage/crossmatch).
2. Surveillance étroite pendant les 15 premières minutes pour détecter toute réaction
immédiate.
3. Administration lente de la transfusion au début (2 ml/min) pour observer les
réactions éventuelles.
4. Utilisation d’un set de perfusion avec filtre pour éviter la contamination.
5. Suivi des signes vitaux avant, pendant, et après la transfusion.
3. Soins préopératoires et postopératoires (2 points)
A. Soins préopératoires
1. Vérification du bilan préopératoire : Hémogramme, fonction rénale, groupage
sanguin.
2. Rasage et désinfection de la zone opératoire.
3. Préparation psychologique du patient : Expliquer l’intervention et obtenir le
consentement.
B. Soins postopératoires
1. Surveillance des paramètres vitaux : Tension artérielle, pouls, température.
2. Surveillance du site opératoire : Vérification des saignements et prévention des
infections.
3. Gestion de la douleur : Administration d’antalgiques selon prescription médicale.
Conclusion
La prise en charge de Mr BAWA nécessite une action rapide pour stopper l’hémorragie,
réhydrater, et stabiliser l’état du patient avant son transfert en bloc opératoire. Une transfusion
sanguine bien gérée est essentielle pour éviter les complications. La coordination entre soins
pré et postopératoires garantit une récupération optimale du patient.
ETUDE DE CAS Nº1
Au cours de votre permanence, vous recevez un patient âgé de 19 ans qui se plaint des céphalées
frontales et rétro orbitaire, une arthralgie plus une myalgie diffuse L'examen clinique nous révèle une
fièvre à 40°C avec frisson, des catarrhes nasals suivi des éternuements, une tachycardie et une
dysphagie. Il présente aussi une toux Avec sa voix complètement inaudible, il vous dit qu'il se sent
trop fatigué.
1- Quels sont vos hypothèses diagnostic ?
2- Quel est votre diagnostic de certitude ? puis justifiez votre choix de réponse.
3- Décrivez votre conduite à tenir pour ce patient.
Quelque heure plus tard vous constatez que le patient présente une polypnée, des battements des
ails du nez et un tirage costal.
4- Comment appel-ton le syndrome dont souffre ce patient ?
5- Quel acte primordial allez-vous posez pour soulager ce patient.
Etude de cas N°2
Fatima une femme âgée de 20ans est admise en urgence pour douleurs abdominales dans votre
service. L'examen clinique révèle une l’hyperthermie (39°,4 C) sans frisson, une diminution de l'état
de conscience avec confusion, polypnée >30; nausées; vomissements; diarrhées. Des signes d'hypo
perfusion avec PA systolique <90 mm Hg et une PA diastolique 65 mm Hg (40mmHg par rapport à la
normale).
-Une hyperleucocytose
-Une thrombopénie (<150000 mm²)
-Une insuffisance rénale avec augmentation de la créatinine, augmentation de l'urée et une oligurie
(débit urinaire <0.5 ml/kg/h)
1- Quel est votre diagnostic de certitude ?
2- Identifiez trois arguments cliniques qui soutiennent votre diagnostic retenu.
3- Quels sont les éléments de surveillance de ce patient ?
4- Identifiez les besoins perturbés chez Fatima puis justifiez-les.
5 - Identifiez trois objectifs de soins prioritaires dans la prise en charge de [Link].
6- Mme Fatima sera hospitalisé d'après les consignes du médecin. Dites en quoi consiste l'intégration
du client dans son nouvel environnement.
Bonne chance.
Corrigé Type – Étude de cas n°1
1. Hypothèses diagnostiques
• Grippe sévère : Symptômes comme céphalées, fièvre élevée, frissons, myalgies, et
fatigue.
• Sinusite aiguë : Céphalées frontales et rétro-orbitaires avec éternuements.
• Pharyngite infectieuse ou laryngite : Dysphagie, toux, et voix inaudible suggèrent
une inflammation des voies respiratoires supérieures.
2. Diagnostic de certitude et justification
Diagnostic de certitude : Grippe sévère avec atteinte respiratoire.
• Justification :
o Fièvre élevée à 40°C avec frissons.
o Céphalées frontales et rétro-orbitaires, myalgies diffuses, et fatigue.
o Catarrhe nasal, éternuements et tachycardie suggèrent une infection virale.
o La dysphagie et la toux aggravée par la voix inaudible indiquent une possible
atteinte laryngée ou pharyngée.
3. Conduite à tenir
• Mise en observation dans un environnement calme.
• Hydratation par voie orale ou IV si nécessaire.
• Traitement symptomatique :
o Antipyrétique (paracétamol) pour réduire la fièvre.
o Analgésique pour soulager les céphalées et myalgies.
• Surveillance de l’état respiratoire pour détecter d’éventuelles complications.
• Isolement si suspicion d’infection virale contagieuse.
4. Syndrome respiratoire identifié
Le patient présente un syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA).
• Justification : Polypnée, battements des ailes du nez, tirage costal.
5. Acte primordial à poser
• Oxygénothérapie immédiate avec masque ou lunettes à oxygène pour améliorer la
saturation en oxygène et soulager la détresse respiratoire.
Corrigé Type – Étude de cas n°2
1. Diagnostic de certitude
Sepsis sévère avec défaillance d’organes multiples.
• Justification : L'association de fièvre élevée, hypotension, confusion, insuffisance
rénale et signes d’hypoperfusion suggère un sepsis grave.
2. Arguments cliniques soutenant le diagnostic
1. Fièvre élevée à 39,4°C avec confusion.
2. Hypoperfusion : Hypotension (PA < 90 mmHg) et oligurie.
3. Polypnée > 30 cycles/min indiquant une atteinte respiratoire liée à l’infection.
3. Surveillance du patient
• Surveillance des constantes vitales : Température, pression artérielle, fréquence
respiratoire et cardiaque.
• Surveillance des entrées et sorties : Suivi du débit urinaire.
• Suivi biologique : Créatinine, urée, leucocytes, et plaquettes.
• Surveillance de l’état de conscience et des signes de confusion.
4. Besoins perturbés et justification
1. Besoins respiratoires : Polypnée > 30 cycles/min montre une détresse respiratoire.
2. Besoins en élimination : Oligurie et insuffisance rénale signalent une défaillance
rénale.
3. Besoins en hydratation et nutrition : Vomissements et diarrhées entraînent des
pertes hydriques importantes.
5. Objectifs de soins prioritaires
1. Restaurer l’hémodynamique par perfusion de solutés (Ringer ou NaCl 0,9 %).
2. Corriger les déséquilibres hydroélectrolytiques et l'insuffisance rénale.
3. Contrôler l’infection : Antibiothérapie adaptée selon le protocole.
6. Intégration du patient dans son nouvel environnement
• Accueil et présentation du service à Fatima pour réduire l’anxiété.
• Installation dans un lit adapté avec mise en observation immédiate.
• Explication des procédures et des soins à venir pour favoriser l’adhésion au
traitement.
• Suivi régulier de son état de conscience et de son confort.
Conclusion
Ces deux cas soulignent l'importance d’une évaluation clinique approfondie et d'une prise en
charge rapide et adaptée pour prévenir les complications graves.
Coordination Licence en Sciences Infirmières et Obstétricales option Infirmier
EXAMEN BLANC 2019
EPREUVE THEORIQUE DE SYNTHESE
SUJET
Vous êtes de service aux urgences médicales de l'Hôpital National Lamordé, où on vous amène en
urgence la nommée Yasmina âgée de 2 ans dans un état léthargique suite à une perte de
connaissance.
A l'admission la mère désemparée décrit l'histoire de la maladie : le début a commencé il y'a quatre
(4) jours de cela par une fièvre avec refus de l'alimentation, je l'ai amené au C.S.I de Karadjé où elle a
reçu un traitement à base des comprimés et de sirop dont j'ignore les noms, la fièvre a cessé mais
surviennent la diarrhée et les vomissements, puis la température monte et elle a commencé à
trembler avec des secousses puis a perdu connaissance.
A l'examen elle est raide avec des secousses musculaires saccadées.
1) Quel est le premier (1) geste à effectuer avant tout examen clinique ? (1point)
2) Quelles sont vos hypothèses diagnostic ? (1 point)
3) Quel est selon vous le diagnostic le plus probable ? (2points)
4) Quels sont les examens complémentaires qui doivent être demandés pour confirmer votre
diagnostic ? (1point)
5) Yasmina a 8kg, température à 38°5c quel est le schéma thérapeutique approprié (traitement
étiologique, symptomatique avec posologie et durée du traitement) (3points)
6) Identifier les besoins perturbés.
7) Formuler les Diagnostics Infirmiers.
8) Etablir le plan de soins.
Corrigé type détaillé
1) Quel est le premier geste à effectuer avant tout examen clinique ? (1 point)
Le premier geste consiste à assurer et stabiliser les fonctions vitales :
• Libération des voies aériennes et mise en position latérale de sécurité (PLS) pour
prévenir une obstruction par vomissements ou aspiration.
• Oxygénothérapie en cas de signe de détresse respiratoire.
• Surveillance des paramètres vitaux : fréquence respiratoire, saturation en oxygène,
pouls et tension artérielle.
2) Quelles sont vos hypothèses diagnostiques ? (1 point)
• Crise convulsive fébrile complexe : fièvre suivie de secousses musculaires et perte de
connaissance.
• Méningite bactérienne ou encéphalite : léthargie, raideur de la nuque, convulsions,
état fébrile.
• Paludisme grave (neuro-paludisme) : fièvre, vomissements, diarrhée, convulsions,
troubles de la conscience.
• Déshydratation aiguë sévère : due à la diarrhée et aux vomissements.
3) Quel est selon vous le diagnostic le plus probable ? (2 points)
Le diagnostic le plus probable est une méningite bactérienne fébrile avec déshydratation
associée.
• La raideur du corps, les secousses musculaires et la perte de conscience évoquent
une atteinte neurologique.
• Le contexte de fièvre, les convulsions fébriles et les antécédents de traitement partiel
(comprimés et sirop) orientent vers une méningite.
• La déshydratation est également probable en raison de la diarrhée, des vomissements
et du refus de s’alimenter.
4) Quels sont les examens complémentaires à demander ? (1 point)
• Ponction lombaire : analyse du liquide céphalo-rachidien (LCR) pour confirmer la
méningite (cellularité, glucose, protéines, mise en culture).
• Hémogramme : recherche d’infection (hyperleucocytose).
• Glycémie capillaire : dépister une hypoglycémie pouvant être à l’origine des
convulsions.
• Goutte épaisse et test de diagnostic rapide (TDR) : éliminer un paludisme.
• Ionogramme sanguin : évaluer le déséquilibre électrolytique lié aux vomissements et
à la diarrhée.
• CRP et Procalcitonine : marqueurs de l’infection bactérienne.
5) Schéma thérapeutique approprié (3 points)
Poids : 8 kg
Température : 38,5°C
1. Traitement étiologique :
o Ceftriaxone : 80 à 100 mg/kg/jour en une injection IV pendant 10 à 14 jours.
↳ Dose : 80 mg × 8 kg = 640 mg/jour.
o Dexaméthasone IV : 0,15 mg/kg toutes les 6 heures pendant 4 jours pour
réduire l’inflammation des méninges.
↳ Dose : 0,15 mg × 8 kg = 1,2 mg par dose.
2. Traitement symptomatique :
o Paracétamol : 15 mg/kg toutes les 6 heures pour la fièvre.
↳ Dose : 15 mg × 8 kg = 120 mg par prise.
o Réhydratation par voie IV : Solution de Ringer lactate ou sérum salé 20 à
30 ml/kg en bolus, puis perfusion continue.
↳ Dose initiale : 20 ml × 8 kg = 160 ml en 30 minutes.
3. Traitement anti-convulsivant (en cas de convulsions persistantes) :
o Diazépam IV ou intra-rectal : 0,5 mg/kg en cas de convulsions.
↳ Dose : 0,5 mg × 8 kg = 4 mg.
6) Identifier les besoins perturbés.
• Besoins respiratoires : Saturation en oxygène compromise (risque d'hypoxie).
• Besoins nutritionnels : Refus de s’alimenter et vomissements.
• Besoins hydriques : Déshydratation sévère due à la diarrhée et aux vomissements.
• Besoins d'élimination : Troubles digestifs et polyurie.
• Besoins de sécurité : Convulsions, risque d’étouffement et de chute.
• Besoins de communication : Incapacité à communiquer en raison de l’état
léthargique.
7) Formuler les diagnostics infirmiers.
1. Risque d’hypoxie lié aux convulsions et à une altération de la conscience.
2. Déficit de volume liquidien lié aux vomissements et diarrhées.
3. Hyperthermie en rapport avec l’infection en cours.
4. Risque de déséquilibre électrolytique secondaire à la déshydratation.
5. Altération de l'état de conscience liée à une atteinte neurologique (convulsions,
méningite).
6. Risque d’altération de la sécurité physique en raison des convulsions.
8) Plan de soins
1. Surveillance continue :
o Surveillance des signes vitaux : température, pouls, fréquence respiratoire,
saturation en oxygène.
o Surveillance de la diurèse (bilan des entrées et sorties).
o Observation de l’évolution des convulsions.
2. Soins infirmiers :
o Administration des médicaments selon la prescription (antibiotiques,
antipyrétiques, anticonvulsivants).
o Oxygénothérapie si saturation < 94 %.
o Réhydratation par perfusion IV avec suivi du débit et de la réponse clinique.
3. Prévention des complications :
o Mise en position latérale de sécurité en cas de vomissements.
o Prévenir les escarres par un changement fréquent de position.
4. Communication et soutien :
o Informer la mère de l’état de l’enfant et du plan de prise en charge.
o Assurer un soutien psychologique à la famille.
5. Education à la sortie :
o Sensibiliser la mère sur la nécessité de consulter rapidement en cas de fièvre
persistante ou convulsions.
o Expliquer les signes d’alerte et l’importance d’une bonne hydratation.
Conclusion
Yasmina présente un tableau clinique compatible avec une méningite bactérienne associée à
une déshydratation sévère. La prise en charge rapide avec une antibiothérapie adéquate, un
traitement symptomatique et une réhydratation est cruciale pour améliorer son état et éviter
des complications. Une surveillance continue en unité de soins intensifs est nécessaire.
REPUBLIQUE DU NIGER
MINISTERE DE LA SANTE PUBLIQUE
ISP NIGHTINGALE DE GAYA
EXAMEN BLANC 9
Année : 2021-2022
Filière : IDE
Durée : 3H
ETUDE DE CAS 1
Vous êtes de garde dans un CSI on vous amène un jeune homme de 28 ans présentant les signes
suivants :
-Des céphalées.
-Des vomissements
-De la fièvre à 40°C
L'interrogatoire révèle que la maladie a débuté seulement il y a environ 48h bien que l'état du
malade s'est dégradé cette nuit, il se plaint d'insomnie et pense souvent à sa boutique.
De plus l'examen physique dénote un début déshydratation et réveille une douleur du rachis cervical.
La prise des constantes donne les résultats suivants : le pouls à 100 pulsations à la minute, TA à
110/70mmHg
1. A quelles affections vous fait penser ce tableau clinique ?
2. Quels sont les examens complémentaires à demander pour confirmer le diagnostic ?
3. Quel est le diagnostic le plus probable ?
4. Quel traitement allez-vous instituer ?
5. Quelle sont les mesures prophylactiques à mettre en Suvre ?
6. Quelles sont les besoins perturbés chez ce patient ?
7. Formuler un diagnostic infirmier pour chaque besoin perturbé
8. Formuler un objectif de soins pour chaque diagnostic Infirmier
Corrigé type 3
Étude de Cas 1
1. À quelles affections ce tableau clinique fait-il penser ?
Le tableau clinique évoque :
• Une méningite (céphalées, vomissements, fièvre élevée, douleur cervicale)
• Une encéphalite (troubles du comportement et insomnie)
• Une fièvre typhoïde (état fébrile prolongé et dégradation rapide de l’état général)
2. Examens complémentaires à demander pour confirmer le diagnostic
1. Ponction lombaire : Pour analyse du liquide céphalorachidien (LCR)
2. Numération formule sanguine (NFS) : Pour évaluer une éventuelle infection
3. Hémocultures : Pour rechercher une bactériémie
4. Test de goutte épaisse : Exclure un accès palustre
5. Scanner ou IRM cérébrale : Si une atteinte neurologique est suspectée
6. CRP / Procalcitonine : Marqueurs de l’infection bactérienne
7. Ionogramme sanguin : Vérification de l’état d’hydratation et de déséquilibres
électrolytiques
3. Quel est le diagnostic le plus probable ?
Le diagnostic le plus probable est une méningite.
• Les symptômes caractéristiques incluent : céphalées, fièvre élevée, vomissements,
douleur cervicale, et déshydratation.
• Le trouble du comportement (insomnie et inquiétude) peut aussi être un signe
d'atteinte méningée.
4. Quel traitement allez-vous instituer ?
• Réhydratation par voie orale ou IV (selon le niveau de déshydratation)
• Antibiothérapie à large spectre en urgence :
o Ceftriaxone ou Cefotaxime IV
o Ampicilline (surtout si suspicion de méningite à Listeria)
• Traitement antipyrétique : Paracétamol 1g/6h pour la fièvre
• Corticothérapie : Dexaméthasone pour prévenir les complications neurologiques
• Traitement symptomatique : Antiémétiques pour les vomissements (ex.
Métoclopramide)
• Surveillance stricte : État de conscience, température, fréquence cardiaque et
respiratoire
5. Quelles sont les mesures prophylactiques à mettre en Suvre ?
• Vaccination : Méningocoque, Haemophilus influenzae, et pneumocoque
• Isolement du patient en cas de suspicion de méningite bactérienne
• Prophylaxie des contacts : Antibioprophylaxie (Rifampicine, Ciprofloxacine ou
Ceftriaxone) pour les proches exposés
• Hygiène des mains : Limiter la propagation des germes
• Surveillance épidémiologique : Notifier le cas aux autorités sanitaires si une
méningite bactérienne est confirmée
6. Quels sont les besoins perturbés chez ce patient ?
1. Respirer : En raison de la fièvre et du risque de déshydratation
2. Boire et manger : En raison des vomissements et du début de déshydratation
3. Dormir et se reposer : Insomnie liée aux céphalées et troubles neurologiques
4. Éviter les dangers : En raison de l'altération de la conscience et des céphalées
5. Maintenir une température normale : Hyperthermie à 40°C
6. Être propre et protéger ses téguments : Transpiration et déshydratation liées à la
fièvre
7. Diagnostic infirmier pour chaque besoin perturbé
1. Respirer : Risque de détresse respiratoire lié à la déshydratation
2. Boire et manger : Risque de déséquilibre électrolytique en raison de vomissements
3. Dormir et se reposer : Troubles du sommeil liés à l’inconfort et à l’anxiété
4. Éviter les dangers : Risque de confusion ou de chute lié à l’état comateux
5. Maintenir une température normale : Hyperthermie élevée liée à l’infection
6. Être propre et protéger ses téguments : Risque d’escarres dû à l'altération de la
mobilité et à l'état comateux
8. Objectifs de soins pour chaque diagnostic infirmier
1. Risque de détresse respiratoire
Objectif : Assurer une oxygénation correcte en maintenant une saturation d’oxygène
> 95 %.
2. Risque de déséquilibre électrolytique
Objectif : Prévenir la déshydratation en restaurant un équilibre hydrique normal.
3. Troubles du sommeil
Objectif : Promouvoir un environnement calme pour favoriser le repos du patient.
4. Risque de confusion et de chute
Objectif : Prévenir les chutes en assurant une surveillance continue du patient.
5. Hyperthermie
Objectif : Réduire la température corporelle à moins de 38°C avec des antipyrétiques
et des moyens physiques.
6. Risque d’escarres
Objectif : Prévenir les lésions cutanées en mobilisant le patient régulièrement et en
surveillant l’intégrité cutanée.
Conclusion
Ce cas clinique met en avant une situation d'urgence médicale nécessitant une intervention
rapide et un diagnostic précis. La prise en charge repose sur une réhydratation, une
antibiothérapie adaptée et une surveillance clinique rigoureuse pour prévenir les
complications neurologiques. La mise en œuvre de mesures prophylactiques est essentielle
pour éviter la transmission éventuelle d’une méningite bactérienne.
REPUBLIQUE DU BENIN
Test de recrutement des ressources humaines en sante dans le cadre du projet "combler les écarts
: sante communautaire, ressources humaines et nutrition".
Session de décembre 2023
Poste : Infirmiers diplômés d'Etat ou agents de santé communautaire qualifiés.
Epreuve de : Synthèse clinique médicale
Durée : 2 heures
Vous êtes infirmier de garde au centre de santé de l'arrondissement d'Agbotagon et vous recevez un
garçon de 3ans et demi, amené par sa mère pour diarrhée et fièvre évoluant depuis trois jours. Les
diarrhées sont fétides, comportant des glaires émises en quantité et au moins 5 fois par jour
accompagnées de douleur abdominale. L'enfant pèse 10kg, la température était à 39°C et le pouls
120 pulsations par minute, la TA : 87/58 mm Hg, ses urines sont foncées et rares. Sa langue était
sèche et saburrale, ses yeux étaient cernés, enfoncés et on notait des plis cutanés, l'enfant réclamait
à boire sans cesse. Son cSur battait à 120 pulsations par minute et régulièrement. L'auscultation du
cSur et des poumons était normale et l'abdomen était souple et indolore.
1- Vous devez consigner le résultat de cet examen dans un carnet de soins, dans le tableau suivant
que vous reproduisez, ranger selon leurs catégories, les différents éléments de l'examen, depuis les
éléments de l'interrogatoire jusqu'à ceux de l'examen physique
CATEGORIES DES SIGNES ELEMENTS
Signes fonctionnels (interrogatoire)
Signes généraux
Signes physiques
Inspections
Palpation
Percussion
Auscultation
2- Un signe général important n'a pas été signalé, indiquer lequel et préciser deux manières de le
rechercher.
3- Sur la base de deux signes également dans le texte, évoquer votre diagnostic.
4- Quelle est la complication grave associée à cette maladie, justifier par trois signes.
5- Le médecin prescrit des solutés à savoir :
- du glucose 5%, 100ml /Kg de poids par jour
-Avec du NaCl 9 pour mille à raison de 3g par litre de soluté
-KCI 10 pour cent, à raison de 2g par litre de soluté
-CaC12 10 pour cent à Ig par litre de soluté
- 1g Injectable, 100mg/Kg de poids et par jour
-Métronidazole injectable, 500mg par 100cc à la posologie de 30mg. Kg de poids par jour
-du paracétamol injectable 500mg dans 100cc à la posologie de 60mg/Kg de polds par jour.
Pour initier ces soins, à l'entrée, le médecin demande de passer la moitié de la dose journalière du
glucosé et ions en 2heures; la moitié de la dose journalière de l'amoxicilline, le tiers de la dose
journalière du métronidazole et le quart de la dose journalière du paracétamol.
a) Préciser la quantité de glucosé et ions à passer dans ce cas et le nombre de goutes par minute.
b) Préciser aussi les doses d'amoxicilline, de métronidazole et de paracétamol à administrer à
l'enfant pour initier les soins.
6-Cette maladie de l'enfant est aussi appelée péril hydro-fécal, quelles actions faites-vous comme
agent de santé communautaire (proposer trois actions).
Bonne chance
Corrigé type – Synthèse clinique médicale
Tableau récapitulatif des éléments cliniques par catégorie
CATEGORIES DES SIGNES ELEMENTS
Signes fonctionnels (interrogatoire) - Diarrhée fétide, avec glaires, au moins 5
fois/jour
- Fièvre évoluant depuis 3 jours
- Douleur abdominale
- Urines foncées et rares
- L'enfant réclame à boire sans cesse
Signes généraux - Température : 39°C
- Pouls : 120 pulsations/min
- TA : 87/58 mm Hg
- Langue sèche et saburrale
- Yeux cernés et enfoncés
- Pli cutané persistant
Signes physiques
CSur : battements réguliers à 120
pulsations/min
- Abdomen souple et indolore
Inspections
Yeux cernés et enfoncés
- Langue sèche et saburrale
- Pli cutané persistant
Palpation
-Abdomen souple et indolore
Percussion
-Aucun signe anormal à la percussion de
l’abdomen
Auscultation
-CSur : battements réguliers à 120/min
- Auscultation pulmonaire normale
Interprétation rapide
Les signes relevés évoquent une déshydratation sévère secondaire à une gastroentérite aiguë
probablement infectieuse, avec fièvre, diarrhée et glaires. La déshydratation est confirmée
par la langue sèche, les yeux cernés, le pli cutané persistant et la demande incessante de
boisson. Une prise en charge rapide est nécessaire pour corriger l’état hydrique et traiter la
diarrhée.
2 - Un signe général important non signalé et deux manières de le rechercher
Le signe général manquant est le degré de déshydratation. Voici deux manières de l’évaluer
:
1. Evaluation de la peau : Rechercher un pli cutané persistant au niveau de l’abdomen.
2. Examen des muqueuses : Vérifier si la bouche et la langue sont sèches. Une langue
saburrale, comme signalée dans le cas, est déjà un indice de déshydratation.
3 - Diagnostic sur la base de deux signes
• Diagnostic probable : Gastroentérite aiguë avec déshydratation sévère.
• Signes évocateurs :
o Diarrhée fétide avec glaires, émises au moins 5 fois par jour.
o Urines rares et foncées, accompagnées d’une langue sèche et de plis cutanés
persistants, indiquant une déshydratation importante.
4 - Complication grave et justification avec trois signes
• Complication : Choc hypovolémique.
• Justification :
1. Tension artérielle basse (87/58 mm Hg), signe de diminution du volume
intravasculaire.
2. Pouls rapide à 120 battements par minute, traduisant une compensation cardiaque
à la chute de la TA.
3. Urines rares et foncées, suggérant une atteinte rénale liée à la déshydratation
sévère.
5 - Calcul des doses et débit de perfusion
a) Quantité de glucosé et ions à administrer et débit en gouttes/minute
• Dose journalière totale en glucose 5% :
o 100 ml × 10 kg = 1000 ml/jour.
• NaCl 90 : 3 g/L, soit 3 g dans chaque litre de soluté.
• KCl 10% : 2 g/L de soluté.
• CaCl₂ 10% : 1 g/L de soluté.
Quantité à administrer pour initier les soins (moitié de la dose en 2 heures) :
• Glucosé 5% et ions : ½ × 1000 ml = 500 ml sur 2 heures.
Calcul du débit de perfusion :
• FE (facteur d’écoulement) = 15 gouttes/ml
• Volume à perfuser : 500 ml en 120 minutes
Débit (gouttes/min) = (Volume × FE) ÷ Temps (en minutes)
Deˊbit=500 ml×15 gouttes/ml120 minutes=62,5 gouttes/minDébit = \frac{500 \, \text{ml} \times 15 \,
\text{gouttes/ml}}{120 \, \text{minutes}} = 62,5 \,
\text{gouttes/min}Deˊbit=120minutes500ml×15gouttes/ml=62,5gouttes/min
• Débit : 63 gouttes/min (arrondi).
b) Doses à administrer pour initier les soins
• Poids de l'enfant : 10 kg
• Amoxicilline : 100 mg/kg/jour
o Dose totale = 100 mg × 10 kg = 1000 mg/jour
o Dose à administrer (½) = 500 mg.
• Métronidazole : 30 mg/kg/jour
o Dose totale = 30 mg × 10 kg = 300 mg/jour
o Dose à administrer (⅓) = 100 mg.
• Paracétamol : 60 mg/kg/jour
o Dose totale = 60 mg × 10 kg = 600 mg/jour
o Dose à administrer (¼) = 150 mg.
6 - Actions à mener comme agent de santé communautaire
1. Sensibilisation sur l'hygiène : Promouvoir le lavage des mains avec de l’eau et du savon
avant les repas et après être allé aux toilettes.
2. Amélioration de l’accès à l’eau potable : Conseiller la consommation d’eau traitée ou
bouillie pour prévenir les infections gastro-intestinales.
3. Promotion de la vaccination : Encourager les parents à tenir à jour le carnet de vaccination,
notamment contre les maladies diarrhéiques et infectieuses.
Conclusion
Ce cas met en évidence l’importance d’une gestion rapide et correcte de la déshydratation
chez un enfant souffrant de diarrhée aiguë. Le calcul précis des doses et du débit de perfusion
est crucial pour prévenir des complications graves comme le choc hypovolémique.
L’éducation communautaire joue un rôle essentiel dans la prévention des maladies hydriques.