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Droits et Devoirs de la Gendarmerie

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ECOLE DE GENDARMERIE

DE TOROGUHE

DOCUMENT
D’INSTRUCTION

DROITS ET DEVOIRS

NOM DU DETENTEUR DU DOCUMENT :………………..

PRENOMS : …………………………………………………..

ELEVE SOUS – OFFICIER :

ESCADRON :……………………….

PELOTON :…………………………..

REVU ET CORRIGE PAR LE CAPITAINE KOFFY FRANCK HERVE


MISE À JOUR

DATE NUMERO FICHES OBSERVATIONS


INTERESSEES

REVU ET CORRIGE PAR LE CAPITAINE KOFFY FRANCK HERVE


SOMMAIRE
FICHE OBJET PAGE
EMPLO I DE LA GENDARME RIE
1 -Serv ice ordi naire 1 à 11
-Serv ice extr aordinai re
PRINC IPE D’AC TION :
(Prév ention et
2 Répre ssion) 12 à 20
- Act ion prév entive
- Act ion répr essive
L’ACT ION EN U NIFORME
3 - l’action en tenue 21 à 31
civil e
LE RE NSEIGNEM ENT
- Cla ssificat ion
4 - Val eur 22 à 45
- Tra nsmissio n
-Miss ion et méthodes
occul tes
LE SE CRET PRO FESSIONN EL
- Dans l’exécution des
5 enquêtes 46 à 51
- A l’audience d’un
tribunal
6 LE DR OIT D’ID ENTIFICA TION 52 à 55
LE DR OIT D’AR RESTATIO N
- En flagrant délit
7 - Sur mandat 56 à 63
- Déc ision de justice
- Su r ordre de l’auto rité
compé tente
LE DROIT DE SE S AISIR
7bis D’UNE PERSONN E PAR MESURE 64 à 65
DE PO LICE
LE DR OIT DE P ERQUISIT ION
- Pou r porter secours
- Dans une enquête
8 judic iaire 66 à 73
- Pour l’exécution de
mandats
- En vertu de lois
spéciales
9 LE DR OIT DE F OUILLE 74 à7 7
LE DR OIT DE S AISIE
- Dans le cas d’une
10 enquê te judic iaire 78 à 83
- En vert u de lois
spéci ales
REVU ET CORRIGE PAR LE CAPITAINE KOFFY FRANCK HERVE
LE DROIT DE REQUISI TION
HORS LE CAS DE MAINTIEN
DE L’ ORDRE
- En cas d’acci dent ou de
11 calam ité 84 à 91
- En cas de flagrant
délit
- En vertu de lois
spéciales
LE DROIT DE FAIRE USAGE
DES A RMES
- En cas de :
-Viol ences et voies
de fa it
-défe nse des
perso nnes, du
terra in et de s
12 poste s donnés à 92 à 103
garde r
-arre station des
perso nnes
-rébe llion ou
tenta tive d’év asion
des p risonnie rs
-immo bilisati on des
véhic ules
LE DR OIT DE P ROTECTIO N
Comme :
13 - Cit oyen 104 à 111
- Gen darme
- Mil itaire
14 LIAIS ON AVEC LES AUTR ES 112 à 114

REVU ET CORRIGE PAR LE CAPITAINE KOFFY FRANCK HERVE


EMPLOI DE LA GENDARMERIE

REFERENCES : D2cret N° 67 - 331 du 1er Août 1967


Article 1er -11 à 23 - 66 à 68 et 85 à 94
FICHE N° 1
PLAN DE LA FICHE D § S

I- GENERALITES La Gendarmerie a par une surveillance


pour mission sûretté publique continue et répressive
Maintien ordre (service Ordinaire)
Exécution des Lois

- Exécution des demandes de concours et


réquisitions des autorités (Service Extraordinaire)

II- LE SERVICE à l'initiative du -Objet - surveillance permanente de la


ORDINAIRE Commandemant de circonscription
brigade
- Mode d'éxécution - Visites - patrouilles

- Sevice à la résidence

Certain service - Police de la route

- Divers

III- LE SERVICE en exécution de - Ordres des chefs Exécution immédiate


EXTRAORDINAIRE prescription hiéarrchiques des CR Cdt de CIE
particulières autorités militaires

Suivre des instruction

Demande de des autorités - Réquisition (forme)


concours judiciaires, - Légales (fond)
administratives ou - Non Abusives
civiles

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EMPLOI DE LA GENDARMERIE

I. GENERALITES :
La Gendarmerie est une institution dont la
mission a pour objet :
a)- de veiller à la sûreté publique,
D’assurer le maintien de l'ordre et l'exécution des lois, en
exerçant une surveillance continue et répressive sur tout
le territoire, et plus particulièrement dans les campagnes
et sur les voies de communications ;
b)- d'apporter le concours ou d'effectuer les actes
qui peuvent dans certaines circonstances lui être
demandés par les différentes autorités.
Service correspondant respectivement aux deux
parties de la mission générale qui lui incombe :
- Le commandant de brigade a toute initiative
pour commander les services entrant dans la première
catégorie. Ils constituent le Service Ordinaire

- Les services entrant dans la deuxième


catégorie sont commandés suivant les instructions des

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chefs hiérarchiques ou à la demande des autorités
qualifiées. Ils constituent le Service Extraordinaire

II. LES SERVICES ORDINAIRES


Le service ordinaire est constitué par
l'ensemble des services qui concourent à assurer la
mission essentielle de la brigade sur la Surveillance
continue et répressive de la circonscription.
La nature des services entrant dans cette
catégorie est fixée par le décret 67-331 du 1er août 1967
et le règlement sur le service intérieur, réglant les
conditions dans lesquelles la gendarmerie s'acquitte de
sa mission.
Les visites de communes, de villages, ou de
secteurs, les patrouilles, les services à la résidence,
constituent toujours des services ordinaires, car ils ont
pour but commun de concourir à la surveillance continue
de la circonscription.
En ce qui concerne les services de police de la
route et les services divers, une distinction s'impose :
- Ils peuvent constituer des services ordinaires ou
des services extraordinaires, selon qu'ils sont exécutés à
l'initiative du commandant de brigade ou sur instruction
particulière d'une autorité.

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EXEMPLE :
- Un service de police de la route commandé par le
commandant de brigade dans le but d'assurer des postes de
surveillance à l'entrée de la résidence ;
- Le transfèrement devant le Procureur de la République
d'un individu arrêté en flagrant délit ;
Sont des services ordinaires, parce que le
commandant de brigade n'a pas besoin de recevoir
d'ordre ni d'instruction particulière pour les commander, et
parce qu'ils se rapportent à la surveillance de la
circonscription.
- Un service de police de la route prévu dans le
cadre d'un plan de surveillance établi par le
Commandement;
- l'extraction et le transfèrement d'un détenu de la
Maison d'arrêt au Tribunal ;
Sont des services extraordinaires, parce que le
commandant de brigade les commande en exécution de
l'ordre qu'il a reçu de son commandant de compagnie
pour le premier, de la Réquisition de l'autorité judiciaire
pour le second, et parce qu'ils débordent du cadre de la
surveillance de la circonscription.
L'exécution du service ordinaire ne doit poser, en
principe, aucun problème au commandant de brigade.

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Il est suffisant, mais nécessaire, que ce gradé
sache prévoir en fonction des circonstances le service le
mieux approprié pour permettre à la brigade de remplir
dans des meilleures conditions possibles sa mission de
"surveillance continue et, répressive".

III. LE SERVICE EXTRAORDINAIRE :

Le service extraordinaire est celui qui est exécuté à


la suite de la réception de prescriptions particulières :
- Ordres émanant des chefs hiérarchiques ou des
autorités militaires.
- Demandes de concours ou réquisitions émanant
des autorités civiles qui n'ont pas d'autres moyens légaux
de faire agir la Gendarmerie, car celle-ci n'obéit qu'à ses
chefs, ainsi que le rappelle la formule figurant en tête des
P.V.

3.1/ LES ORDRES

Les ordres ne peuvent émaner que d'une autorité


militaire :
- soit un supérieur hiérarchique (commandant de
compagnie, de légion, etc.)

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- Soit d'une autre autorité militaire (Commandants
d'armes, commandants militaires Départementaux,
commandants de Régions militaires).

a) Ordres émanant d'un supérieur hiérarchique:

Les supérieurs hiérarchiques peuvent transmettre à


la brigade des ordres concernant des missions
quelconques :
. Exécution d'un acte concernant la mission de la
Gendarmerie (service particulier de police de la
route, par exemple).

. Domaine administratif du commandant de


brigade, (établissement d'un rapport concernant le
casernement).

. Domaine de la tenue ou de la discipline, etc...


Le chef est responsable de l'ordre qu'il transmet et
le subordonné doit toujours l'exécuter. Il adressera un
compte rendu indiquant :
- les conditions de l'exécution ;
- les difficultés éventuellement rencontrées:

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- les suggestions qu'il peut avoir à faire pour
l'avenir.

b) Ordre émanant d'une autorité militaire:


Les diverses autorités militaires ne peuvent
transmettre à la Gendarmerie que des ordres entrant à la
fois :
- dans le cadre de leurs attributions ;
- et dans celles de la Gendarmerie.
Elles ne peuvent en aucune façon s'immiscer dans
l'exécution des missions particulières de la brigade, sauf
dans certaines circonstances, en ce qui concerne
l'exécution de la police militaire :
- Le commandant de Région militaire peut donner à
la Gendarmerie des ordres pour contrôler les véhicules
militaires. Il ne peut pas lui en donner en ce qui concerne
le contrôle des véhicules civils ou l'exécution d'une
enquête judiciaire.
En général, les ordres de l'autorité militaire
parviennent à la brigade par l'intermédiaire du
commandant de compagnie. Dans ce cas, ils ont été
approuvés par cet officier, ce qui leur confère alors le
caractère "d'ordre émanant d'un chef hiérarchique". Ils
sont donc exécutoires.

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Dans le cas où un ordre émanant d'une
autorité militaire parvient directement à la brigade,
deux éventualités sont à considérer :

- L'exécution est urgente :


Si l'ordre est conforme aux deux conditions
exposées ci-dessus, il est mis à exécution et il en est
rendu compte au commandant de compagnie ;
S'il se situe manifestement hors du cadre tracé par
ces conditions, il y a lieu de rendre compte d'abord au
commandant de compagnie et de suivre ses instructions.
- L'exécution n'est pas urgente :
Il faut dans tous les cas informer le
commandant de compagnie avant d'exécuter, soit :
- en lui rendant compte directement ;
- ou en priant avec déférence, l'autorité militaire
de s'adresser à lui.

3.2/ LES DEMANDES DE CONCOURS


En l'absence de texte précis, on peut définir la
demande de concours comme étant l'opération par
laquelle une autorité qualifiée demande l'intervention
de la Gendarmerie pour un acte entrant dans ses

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attributions ou pour lequel le commandant a donné
son accord.
Dans cette définition, on peut déduire les
conditions nécessaires pour qu'une demande de
concours soit régulière :
a) elle doit émaner d'une autorité qualifiée,
c'est-à-dire d'un fonctionnaire ou agent compétent
pour l'exécution de l'acte au sujet duquel le concours
est demandé :
Un agent du trésor demande le concours de la
gendarmerie pour rechercher les débiteurs de l'Etat ;
b) L'acte doit entrer manifestement dans les
attributions de la Gendarmerie :
Demande de concours d'un maire pour assurer une
surveillance renforcée à l'occasion d'une fête locale :
mission de police administrative.
c) Ou bien, si cette condition n'est pas remplie, le
commandant de la Gendarmerie doit avoir donné son
accord pour que l'arme apporte son concours à l'exécution
de l'acte dont il s'agit, et, dans ce cas, la demande doit
indiquer la référence du texte qui a prévu, cet accord.
Les enquêtes de mariage de militaires demandées
par les chefs de corps n'entrent pas manifestement dans
les attributions de la Gendarmerie, car elles ne constituent
pas une mission de police administrative, judiciaire, ou
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militaire, mais elles sont prévues par un texte particulier
qui autorise la Gendarmerie à apporter dans ce cas son
concours à l'autorité militaire.
Aucune forme particulière n'est imposée pour la
demande de concours. Il suffit qu'elle réponde aux
conditions de régularité exposées ci-dessus. Elle peut
même être formulée verbalement, mais il est bon d'en
demander la confirmation écrite.

3.3/ LES REQUISITIONS


La réquisition est l'opération par laquelle une
autorité représentant la puissance publique impose, dans
des conditions strictement déterminées par les lois et
règlements l'accomplissement de certains services ou
dans un but d'intérêt général. Elle est soumise à des
conditions de forme, de fond, et doit concerner une
mission entrant dans les attributions de la Gendarmerie.
La forme et le fond des réquisitions sont étudiés en
détail dans le cours sur le maintien de l'ordre.

IV. C0NCLUSION

Des deux catégories de services qu'il est appelé à.


commander, le service extraordinaire est
incontestablement celui qui pose au commandant de
brigade les problèmes les plus complexes.

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Pour les résoudre convenablement, il faut :
- une parfaite connaissance de la réglementation. ;
- un sens pratique développé ;
- d'excellentes relations avec les autorités;
- Une confiance absolue dans le commandant de
compagnie qui pourra toujours être consulté pour trancher
une situation difficile.

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NOTES PERSONNELLES

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PRINCIPES D'ACTION

PREVENTION - REPRESSION
REFERENCES : Décret N°67-331 du 1er Août 1967.
I. GENERALITES
Ainsi qu'on l'a vu, la mission principale de la
Gendarmerie consiste à ;
- Veiller à la sûreté publique ;
- Assurer le maintien de l'ordre ;
- Faire exécuter les lois.
L'accomplissement de cette mission exige une
action permanente qui s'exerce sous deux aspects :
- Une surveillance continue, essentiellement
préventive, qui a pour but d'empêcher toute atteinte à la
sûreté publique, au maintien de l'ordre ou à la loi.
- Une action répressive, qui a pour but de sévir
contre toute personne ayant porté atteinte à la sûreté
publique, au maintien de l'ordre ou à la loi.

II. ACTION PREVENTIVE


L'action préventive de la Gendarmerie poursuit
donc le but général d'empêcher les infractions à la loi.
Elle s'exerce par différents moyens qui peuvent se
résumer ainsi :
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- Instruire Les citoyens pour qu’ils se
conforment à la loi
- Eduquer
Les populations par la présence, de
- Influencer
façon à ce qu’elles soient portées à
observer la loi
- Renseigner} les chefs et les autorités pour
leur permettre de prendre les mesures
nécessaires en vue d'éviter toute atteinte
à la loi.

2.1/ INSTRUIRE LES CITOYENS :

Instruire les citoyens, c'est porter à leur


connaissance les dispositions de la loi qu'ils paraissent
ignorer, car la première condition nécessaire pour que la
loi soit respectée, c'est évidemment qu'elle soit connue,

EXEMPLE : Si l'automobiliste circule sur la partie


droite de la chaussée c'est parce qu'il sait que la loi (Code
de la Route) exige qu'il agisse ainsi. S'il ne connaissait
pas cette disposition, il circulait aussi bien à gauche ou au
milieu de la route, avec la seule préoccupation d'éviter les
obstacles, mais sans règle de conduite précise.

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Le devoir du gendarme consiste donc, notamment,
à profiter de toutes les occasions pour instruire les
personnes des dispositions de la loi.
2.2/ EDUQUER

Eduquer les citoyens, c'est leur faire comprendre la


nécessité de se conformer à la loi, pour les amener à s'y
soumettre volontairement.
Car, si les règlements militaires affirment avec
évidence que "les ordres ne sont jamais mieux exécutés
que lorsque ceux qui les ont reçus en ont compris le but et
la portée" il est également vrai que les citoyens honnêtes
se conformeront d'autant mieux à la loi qu'ils auront mieux
compris les raisons qui ont conduit à son élaboration :
L'éducation du public est donc très importante et
elle doit toujours compléter son instruction.
Il n'est pas suffisant de faire connaître la loi ; il faut
aussi faire comprendre pourquoi elle est ainsi, et pourquoi
il est important qu'elle soit observée.

2.3/ INFLUENCER

Influencer les citoyens, c'est agir de telle sorte que


ceux qui pourraient être tentés de désobéir à la loi ne le
fassent pas.

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L'influence du gendarme se manifeste surtout par la
crainte qu'il inspire, car,
"LA CRAINTE DU GENDARME EST LE

COMMENCEMENT DE LA SAGESSE"
Si les citoyens honnêtes se plient de bon gré à la loi
lorsqu'ils en ont été instruits et qu'ils en ont compris le
sens, d'autres ne s'y soumettent que parce qu'ils ont peur
de la répression, et certains recherchent pour agir le
moment propice.
Pour influencer ces derniers, il faut faire peser sur
eux une menace permanente, afin de les dissuader de
désobéir à la loi.
C'est pourquoi "l'essence" du service préventif de la
gendarmerie est constituée par une "surveillance
continue". Mais, comme on ne peut pas être présent
partout à la fois et toujours, il faut faire en sorte que les
gendarmes puissent surgir à tout moment en un point
quelconque du territoire, créant ainsi un climat d'insécurité
pour les individus qui seraient tentés de violer la loi, et il
faut qu'effectivement la gendarmerie soit présente le plus
souvent possible et le plus particulièrement aux moments
et sur les lieux où les infractions sont le plus susceptibles
d'être commises : (rassemblements, fêtes, routes où la
circulation est dangereuse, etc...).

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Ce climat d'insécurité est obtenu en variant la
nature et les heures de service (répartition dans le temps)
et les itinéraires parcourus (répartition dans l'espace).

2.4/ RENSEIGNER LES CHEFS ET LES


AUTORITES :

Renseigner les chefs et les autorités, cela consiste


à rechercher en permanence des renseignements sur tout
ce qui peut concerner la sûreté publique, le maintien de
l'ordre l'exécution des lois, et à les communiquer aux
autorités intéressées assez tôt pour qu'elles puissent
prévoir toutes les mesures imposées par la situation.
{Risques de grèves, de troubles ou d'émeutes, ou,
plus simplement, projets d'organisation de manifestations
importantes nécessitant des mesures particulières}.

III. ACTION REPRESSIVE :


L'action répressive s'exerce à l'encontre des
individus qui :
- intentionnellement commettent des actes
répréhensibles ;
- négligent ou refusent de se mettre en Règle ;
- bien qu'avertis, ne font rien pour régulariser leur
situation.
Elle vise deux buts :
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- faire cesser l'infraction ou le désordre
- faire punir son auteur.

- soit en sanctionnant

NOTES PERSONNELLES

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L’ACTION EN UNIFORME

REFERENCES :Décret 67-331 du 1er Août 1967,


Art.79

- Instruction provisoire N'6870/FASC/DAFA/ S.I. du


14/11/1967
I. GENERALITES :
Le gendarme est à la fois :
- Un Militaire ;
- Un agent de la force publique
- Parfois un Officier de police judiciaire.
En sa qualité de militaire il est tenu au port de
l'uniforme pendant l'exécution de son service.
En qualité d'agent de la force publique, d'agent ou
d'Officier de police judiciaire, il se trouve intimement mêlé
à la vie des populations et il est important qu'il puisse
facilement et rapidement être reconnu par elle.
La mission de la Gendarmerie exige par ailleurs que
le gendarme ait la confiance des populations, ce qui rend
nécessaire une action franche et ouverte, sans
dissimulation.
Cependant, en certaines circonstances le gendarme
est tenu d'intervenir, même s'il se trouve alors revêtu de la
REVU ET CORRIGE PAR LE CAPITAINE KOFFY FRANCK HERVE
tenue civile. Son action est légale, car il tient ses pouvoirs
de la loi, et non de son uniforme.

II. L’ACTION EN UNIFORME


L'obligation pour le gendarme d’agir en uniforme lui
procure et lui impose :
- Des avantages
- Des devoirs

2.1 / AVANTAGES QUE PROCURE L'UNIFORME


En établissant nettement que celui qui le porte est
un représentant de l'autorité, l'uniforme lui facilite
l'accomplissement de sa mission, car il lui procure:
- Une protection particulière de la loi ;
- Un effet psychologique sur les populations; - Une
efficacité accrue de ses moyens d'intervention.

a) PROTECTION DE LA LOI.
La loi réprime spécialement et punit. Sévèrement
certaines infractions particulières commises à l'égard des
représentants de l'autorité
- Rébellion (art.258 du C.P.)
- Outrage (art.251, du C.P.)

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- Violences envers les agents de l'autorité (art.256
du C.P.)
Dans le cas de l'une quelconque de ces infractions,
il est nécessaire que le coupable ait Connaissance de la
qualité de la victime.
Or si l’agent est revêtu de son uniforme, cette
condition existe automatiquement et I'auteur de l’acte ne
peut nier, ce qui est évident.
Le port de l'uniforme constitue ainsi une, prévention
contre les infractions.

b) EFFET PSYCHOLOGIQUE -
L'uniforme du gendarme a sur l'esprit des
populations un effet bénéfique pour le respect de la
légalité, sait qu'il inspire :
- La confiance aux honnêtes gens pour qui il
représente
"LA LOI QUI PROTEGE"
- La crainte aux autres individus, pour qui il
représente :
"LA LOI QUI PUNIT"
Les premiers apporteront leur concours au
gendarme et lui faciliteront sa mission, notamment en
matière de recherche de renseignements ;

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Les seconds seront "sages parce qu'ils auront
peur".
Ainsi, la présence de l'uniforme constitue déjà, à
elle seule, une action préventive féconde et l'on peut dire
que la surveillance permanente de la gendarmerie ne
pourra pas atteindre son objet essentiel de prévention si
elle n'était pas exercée en uniforme.
c) L’EFFICACITE.
L'uniforme, en conférant de façon évidente l a
qualité de représentant de l'autorité à celui qui en est
revêtu, met en même temps à sa disposition sans
contestation possible de la part des citoyens, tous les
moyens de contraintes prévues par la loi :
- droit de réglementer la circulation ;
- droit de vérification d'identité ;
- droit d'arrestation, de fouille, de perquisition ;
- droit de réquisition, etc.
Si les citoyens se plient à la volonté du gendarme
agissant dans le cadre de la loi, c'est parce que son
uniforme garantit à leurs yeux la légalité de ce qu'il exige
d'eux. Et cela est tellement vrai que les fonctionnaires
exerçant en tenue civile sont souvent dans l'obligation de
faire appel au gendarme et à son uniforme pour leur
faciliter l'exécution de certaines missions de contrainte :

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Poste de contrôles spéciaux, par exemple, pour
apporter le concours de la aux fonctionnaires d'une autre
administration ; (contributions, travaux publics, etc.. ).
De même, c'est grâce à son uniforme que le
gendarme peut solliciter et obtenir dans certaines
circonstances le concours des autorités.

2.2/ DEVOIRS IMPOSES PAR LE PORT DE


L'UNIFORME
Si l'uniforme procure au gendarme des avantages
importants en le désignant ostensiblement comme le
représentant de l'autorité, il le livre en même temps -
comme s'il l'éclairait d'un projecteur - à l'observation
permanente des populations.
Il résulte pour le gendarme l'obligation de se
conduire de telle sorte que le résultat de cette observation
lui soit toujours favorable.
Il doit apparaître comme "l'exemple qui passe’’ et,
pour cela, il devra notamment : avoir constamment une
tenue, une conduite et une attitude impeccables.
- Faire preuve en toutes circonstances de qualités
humaines et professionnelles propres à valoir l'estime de
la population : politesse, tact, savoir-vivre, compétence,
conscience professionnelle, franchise, etc.

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- Ne jamais oublier que l'action de la Gendarmerie
s'exerce "au grand jour" sans compromission d'aucune
sorte dans le seul intérêt de la loi et du pays.

III. L'ACTION EN TENUE CIVILE


L'uniforme permet à la Gendarmerie d'exercer sa
mission dans les meilleures conditions possibles, mais
cela ne signifie pas qu'il est nécessaire que le gendarme
soit en uniforme pour intervenir. Il vaut mieux qu'il le soit
mais s'il se trouve en tenue civile en présence de
circonstances lui commandant d'intervenir, il doit le faire.
La loi a chargé le gendarme d'assurer une mission.
Pour cela, elle a mis à sa disposition différents moyens et
elle l'a notamment doté :
- de pouvoirs particuliers
- d'un uniforme.
Ces moyens ne dépendent pas l'un de l'autre:
certains agents de police judiciaire sont dotés des mêmes
pouvoirs que le gendarme et n'ont pas d'uniforme ;
d'autres disposent de l'uniforme et n'ont pas les mêmes
pouvoirs.
L'action du gendarme intervenant en tenue civile
aura la même valeur que s'il était en uniforme, mais il ne
pourra évidemment pas bénéficier de tous les avantages
que confère l'uniforme, notamment en ce qui concerne la

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protection de la loi (cas de rébellion ou outrages par
exemple).
Les cas d'intervention du gendarme en tenue civile
peuvent se diviser en deux catégories :
- Intervention dans le cadre de ses devoirs de
citoyens ;
- Intervention dans le cadre de sa mission
particulière.

3.1/ INTERVENTION COMME CITOYEN


La loi permet et impose même, parfois,
l'intervention de toute personne dans certaines
circonstances précises :
- Toute personne a qualité pour appréhender et
conduire devant un Officier de police judiciaire l'auteur
d'un crime ou délit flagrant puni d'emprisonnement.
Toute personne doit s'efforcer d'empêcher par une
action immédiate sans risque pour elle ou pour les tiers,
un crime ou délit contre l'intégrité corporelle (art.278 du
C.P.).
- Toute personne doit, dans les mêmes conditions,
porter secours en cas de péril (art.352 du C.P.).
Il est évident que le gendarme, dont la fonction a
notamment pour objet d'intervenir dans chacun de ces

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cas, commettrait une infraction grave, plus grave que celle
du simple citoyen, s'il s'abstenait de la faire.

3.2/ INTERVENTION DANS LE CADRE DE SA


MISSION PARTICULIERE
Le gendarme intervient dans les mêmes conditions
que s'il était en uniforme. Il se met en service du fait de
son action et cette situation se poursuit pendant toute la
durée de l'intervention.
L'exploitation de l'intervention sera différente selon
qu'il s'agira :
- d'une action préventive ou répressive, et selon les
lieux où elle s'est produite ;
- dans la circonscription ou hors 'de la
circonscription du gendarme.

a) ACTION PREVENTIVE
Dès que possible, le gendarme rend compte de son
intervention â ses chefs hiérarchiques.
Si l'affaire dont il s'agit demande une exploitation
urgente et s'il se trouve hors de sa circonscription, il
informe immédiatement la brigade de Gendarmerie ou le
service de police compétent, puis il rend compte à ses
chefs (découverte d'un renseignement important par
exemple).

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b) ACTION REPRESSIVE
S'il se trouve dans sa circonscription, le gendarme
peut réprimer l'infraction par P.V. en déclinant sa qualité
et en exhibant sa carte professionnelle. Dans ce cas, la
mention " agissant en uniforme " sera remplacée dans le
procès-verbal par l'indication précise de la situation dans
laquelle se trouvait le gendarme lorsqu'il est intervenu : "
de repos et en tenue civile...."
S'il se trouve hors de sa circonscription, il informe
d'urgence la brigade ou le service de police compétent en
leur fournissant tous renseignements utiles. Il les seconde
au besoin.
Dans tous les cas, il s'efforce de faire cesser
l'infraction.

IV. CONCLUSION
La Gendarmerie doit, en principe, agir en uniforme,
parce que le port de l'uniforme facilite sa mission et parce
qu'il est une des conditions de son acte au "grand jour" qui
lui vaut la confiance des populations et la considération
des autorités.

Mais le gendarme isolé qui se trouve, en tenue


civile, en présence d'une situation nécessitant une
intervention a le devoir d'agir. Son action aura la même
valeur que si elle était exercée en uniforme, à l'exception

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de certains cas particuliers ou le port de l'uniforme est en
principe nécessaire pour caractériser l'infraction. Mais il
est bien que l'action en tenue civile ne doit pas être
recherchée. Elle doit demeurer l'exception due à une
situation soudaine.

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NOTES PERSONNELLES

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-LE RENSEIGNEMENT

REFERENCES Décret 67-331 du 1er Août 1967.


Art.24.30
Instruction interministérielle n°286/FASC/CAB-50
INT/EG. du 15-01-1970-Paragraphe 23.

I. GENERALITES
Afin de mener à bien ses missions traditionnelles et
pour exercer son action au MOMENT OPPORTUN et de
FACON JUDICIEUSE, la Gendarmerie a besoin de savoir
ce qui se passe sur le territoire soumis à sa surveillance.
En particulier, la brigade doit être renseignée pour :
- agir par elle-même ;
- informer le Commandement et les autorités,

CETTE DOUBLE NECESSITE IMPOSE A S0N


PERSONNEL:
- de procéder à la SURVEILLANCE
APPROFONDIE de la circonscription.
- d'établir et de maintenir des contacts étroits avec
les populations.
La recherche du renseignement est une "MISSION
PERMANENTE" qui nécessite une "action continue" soit

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pour recueillir de nouveaux renseignements, soit pour
vérifier ou compléter les informations déjà recueillies.
La brigade est renseignée par :
- les chefs hiérarchiques qui lui diffusent certaines
informations ;
- les brigades voisines qui l'informent au cours des
liaisons entre commandants de brigade et à l'occasion de
services communs ;
- les remarques et les constatations faites au cours
des différents services effectués par le personnel ;
- ses agents de renseignements ;
- la population, en application d’une des techniques
suivantes :

1.1/ RECHERCHE NON DIRIGEE


- C'est la recherche menée :
Sans plan préétabli, au hasard des rencontres et
des conversations pour connaître tout ce qui se dit ou tout
ce qui se fait ;
Au jour le jour et par tout le personnel.

1.2/ RECHERCHE ORIENTEE


- C'est la recherche :
Qui a pour but d'obtenir des renseignements sur un
point précis déterminé à l'avance par le commandant de

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brigade (d'initiative ou sur ordre). Leur découverte est
provoquée à l'aide des questions posées.
Le renseignement doit porter sur tous évènements :
passés (vols), actuels (fête) à venir (projet de
manifestation).
Mais si la Gendarmerie doit profiter de toutes les
occasions pour procéder à la recherche du
renseignement, elle ne doit cependant jamais agir, dans
ce domaine comme dans tous les autres, autrement qu'au
grand jour, ouvertement, et en ne s'intéressant qu'aux
renseignements concernant sa mission traditionnelle :
sûreté publique, maintien de l'ordre, exécution des lois.
Elle ne doit en aucun cas se mêler de missions
occultes ou de caractère politique, dont la nature est
incompatible avec la dignité qui doit entourer l'exercice de
ses fonctions.

II. CLASSIFICATION DES RENSEIGNEMENTS


:
Les renseignements peuvent être fonction de quatre
éléments :
- LEUR NATURE ;
- LEUR CARACTERE ;
- LEUR IMPORTANCE

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- LE DANGER QUE PEUT REPRESENTER LEUR
DIVULGATION.

2.1/ NATURE DES RENSEIGNEMENTS :


Elle est du domaine auquel appartient le fait ou
l'évènement rapporté. On distingue ainsi Les
renseignements :
- Judiciaires (crimes - délits)
- Administratifs (étrangers, ordre public)
- Economiques (ravitaillement, prix)
- Sociaux (conflits du travail)
- Militaires (faits intéressant la défense nationale)
- Familiaux (mineurs), etc...

2.2/ CARACTERE DES RENSEIGNEMENTS :


On distingue :
- Les renseignements positifs, qui concernent un
fait ou un évènement passé ou actuel dont on peut tirer
les conséquences ;
- Les renseignements négatifs, qui concernent
l’absence, ou le défaut, d'un fait ou d'un évènement qu'on
attendait ou que l'on craignait. Il peut être parfois aussi
important que le renseignement positif et l'on peut

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également, très souvent, tirer une conséquence du fait
qu'un évènement prévu n'a pas eu lieu.
EXEMPLE. Un renseignement concernant une
inondation qui sévit actuellement est un renseignement
positif qui permet rapidement l'importance des mesures
organiser les secours.
- Un renseignement informant l’autorité que
l'inondation qu'on redoutait n'aura pas lieu est un
renseignement négatif, mais il a son importance car il
apporte un soulagement et il permet de mettre fin aux
mesures en cours.
2.3/ IMPORTANCE DES RENSEIGNEMENTS :
On distingue des renseignements :
- d'intérêt général
- d'intérêt local.
Les renseignements sont d'intérêt général lorsque
les faits qu'ils concernent exigent des mesures à l'échelle
du pays.
- inondation de grande envergure nécessitant
l'organisation de secours à l'échelle national.
- crimes répétés dans tous les pays et exigeant la
mise en oeuvre de mesures spécialisées généralisées.
Ils sont d'intérêt local lorsque les mesures à
prendre n'intéressent qu'une portion du territoire, une
circonscription administrative ou judiciaire, une localité.
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2.4/ DANGER PRESENTE PAR LEUR
DIVULGATION
Selon les inconvénients à prévoir d'une divulgation
du renseignement avant qu'il puisse être exploité, ou en
raison de ses effets sur les populations, le document peut
être classé :
- Très secret (S.T.) - Secret (S.) - Secret
confidentiel (S.C.) - Diffusion restreinte (D.S.). Ainsi on
pourra, par exemple, se trouver en présence :
- d'un renseignement administratif négatif, d'intérêt
local, secret confidentiel ;
- d'un renseignement militaire positif, d'intérêt
général, très secret, etc...

III. VALEUR DES RENSEIGNEMENTS :


La valeur d'un renseignement, qu'il ne faut pas
confondre avec l'importance, dépend :
- du degré d'authenticité qu'on peut lui accorder ;
- de l'exploitation qui peut en être faite. Le degré
d'authenticité dépend lui-même de la valeur de la source.
Les possibilités d'exploitation dépendent du
moment de la découverte du renseignement et de la
rapidité de sa transmission.
3.1/ LA SOURCE
C'est l'origine du renseignement.
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Si elle réside dans la constatation d'un fait par les
gendarmes ou dans l'aboutissement d'une enquête dont la
conclusion est solide (découverte d'un cadavre portant un
poignard entre les deux épaules) la source est de
première valeur et l'authenticité du fait est évidente.
Mais s'il s'agit d'une confidence recueillie de la
bouche d'une personne, la situation est différente :
- Quel degré de sincérité peut-on accorder à cette
personne ?
- Même si elle est sincère, ne peut-elle pas se
tromper ?
Exemple
Un habitant d'un village rapporte qu'il a surpris une
conversation au cours de laquelle il était question d'un
complot tendant à incendier la Sous – Préfecture dans le
but de provoquer une émeute.
Il s'agit là d'un renseignement administratif positif
d'importance générale, et au moins, secret – confidentiel.
Mais la source est fragile donc sa valeur est douteuse.
Il ne faut cependant pas le négliger, car il est très
important. Il faut s'efforcer d'augmenter la valeur de la
source en effectuant des recoupements, mais il faudra
agir avec précaution.

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Si tout recoupement est impossible, il faudra quand
même transmettre ce renseignement, mais en indiquant la
fragilité de son origine.

3.2/ MOMENT DE DECOUVERTE DU


RENSEIGNEMENT
Si le renseignement concerne un évènement passé
il a surtout une valeur d'information (découverte d'un
crime).
S'il concerne un événement actuel, il a un caractère
d'efficacité, car il peut permettre à l'autorité compétente de
prendre immédiatement des mesures nécessaires pour
faire face à la situation (inondation actuelle).
S'il concerne un évènement futur, il est constructif
parce qu'il peut permettre de prévoir la situation et de
prendre d'avance les mesures propres à empêcher
l'évènement ou à y faire face dans les meilleures conditions
possibles.
- Le projet d'incendie de la Sous – Préfecture dont
on est informé d'avance pourra être mis en échec.
- Le renseignement concernant un évènement futur
est donc celui qui a le plus de valeur, toutes sources
égales, celui concernant un évènement actuel étant lui-
même d'un plus grand prix que celui se rapportant à un
évènement passé.
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3.3/ RAPIDITE DE TRANSMISSION :
Si le renseignement se dévalue avec le temps, il est
donc urgent de le transmettre le plus tôt possible.
Si l'on perd du temps, l'évènement futur dont on a
été informé risque de devenir actuel et l’évènement actuel
risque d'être passé. Quant à l’évènement passé, sa valeur
d'information baisse également avec le temps.
Si l'on informe le Parquet qu'un crime vient de se
commettre, on permet la mise en oeuvre des moyens
prévus par la loi en cas de flagrant délit, si l'on attend
plusieurs jours cela ne sera plus possible, à moins que,
entre temps, le Parquet n'ait été informé par d'autres
voies, ce qui dévalue également notre renseignement
tardif.
Mais si la transmission doit être rapide, elle doit,
cependant, être sérieuse.

IV. TRANSMISSION DU RENSEIGNEMENT

Le renseignement doit être transmis :


VITE et BIEN
Vite, pour conserver toute sa valeur ;
Bien, c'est-à-dire complet, clair, objectif.
Il doit être complet, c'est-à-dire relater tout ce qui a
été recueilli sans rien omettre, mais sans rien ajouter, et
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en faire connaître la source, ou, à tout le moins, la valeur
qu'on attribue.
Il doit être clair, c'est-à-dire permettre au
réceptionnaire de se faire de la situation une idée aussi
précise que possible.
Il doit être objectif, c'est-à-dire impartial et conforme
à la réalité.
Si le transmetteur juge utile d'émettre une opinion
personnelle, il doit le faire succinctement, et en la
séparant nettement de la relation du renseignement lui-
même, de manière à éviter toute confusion.
L'obligation de renseigner vite et bien peut imposer
l'envoi de renseignements fragmentaires successifs, il
convient alors d'indiquer le caractère provisoire du
renseignement transmis, qui sera complété dès que
possible.

MOYEN DE TRANSMISSION :
Le moyen est choisi en fonction de son degré
d'urgence et des précautions qu'il peut exiger;
- contact personnel (à l'occasion ou spécialement
s'il y a urgence) ;
- estafette, messages téléphonés ou radio, chiffrés
le cas échéant ; comptes-rendus ordinaires ; rapports ;

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procès-verbaux ; simple compte – rendu au bulletin de
service, etc....

V. DEMANDES DE RENSEIGNEMENTS DES


AUTORITES - MISSIONS OCCULTES
La Gendarmerie répond aux demandes de
renseignements que lui adressent les différentes autorités,
mais elle ne doit pas se prêter à des missions ayant un
autre objet que l'intérêt général.
De même, elle ne doit utiliser, pour recueillir ses
renseignements que la méthode qui est traditionnellement
la sienne : l’action franche, "au grand jour".
Le président d'un parti politique, même s'il exerce
une fonction officielle, ne peut exiger de la Gendarmerie
qu'elle lui fournisse des renseignements sur l'activité d'un
autre parti ou sur l'un quelconque de ses membres.
Cependant si les agissements d'un parti politique
menacent l'ordre public, il devient conforme à l'intérêt
général de communiquer aux autorités les
renseignements recueillis à ce sujet, qui n'ont plus alors
un caractère uniquement politique.
(Exemple cité d'autre part concernant le projet
d'incendie de la sous-préfecture).
Pour recueillir ses renseignements, la Gendarmerie
doit s'abstenir d'utiliser des moyens détournés, comme
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ceux qui consisteraient, par exemple, à promettre une
récompense ou à menacer une personne d'une sanction,
pour obtenir sa collaboration.
Il n'y a pas d'autre méthode valable que celle qui
consiste à observer et à obtenir par la confiance de la
collaboration des autorités et des populations.

VI. CONCLUSION
La recherche du renseignement est une mission de
base de la Gendarmerie ; de son bon exercice dépend pour
une large part le succès des autres missions dont elle est
chargée.
Cette recherche, comme la mission essentielle de la
Gendarmerie, est permanente. Elle concerne tout
évènement passé, actuel ou futur.
Les renseignements sont recueillis par deux moyens
principaux :
- Les observations des gendarmes ;
- la collaboration confiante des autorités et des
populations.
La Gendarmerie doit s'abstenir de participer à toute
mission occulte et elle ne doit utiliser pour la recherche du
renseignement que des procédés dignes de sa tradition
d'action franche et ouverte...

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LE SECRET PROFESSIONNEL

FICHE N°5
D-D
er
REFERENCES Décret 67-331 du 1 août 1967.
Art.122
- Code Pénal, article 383.
- Code de Procédure Pénale, art.11 et 58
- Règlement de discipline générale dans l'Armée,
art.22.

I. GENERALITES :
Le respect du secret est pour tout le personnel de la
Gendarmerie UNE OBLIGATION par les lois et
règlements.

1.1/ COMME TOUT CITOYEN IVOIRIEN


Il peut se voir appliquer la législation relative à la
protection des secrets de défense (trahison - espionnage)
(art.141-149 du C.P.).

1.2/ COMME MEMBRE DES FORCES ARMEES


L'un des devoirs des membres des forces armées
est d'assurer la protection du secret. (art.22 du Règlement
de Discipline Générale).
1.3/ COMME MILITAIRE DE LA GENDARMERIE

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Il est tenu au "Secret Professionnel" prévu par
l'article 383 du C.P. ainsi libellé :
"TOUTES LES AUTRES PERSONNES
DEPOSITAIRES PAR ETAT OU PAR PROFESSION... DES
SECRETS QU'ON LEUR CONFIE QUI, HORS LE CAS OU
LA LOI LES OBLIGE OU LES AUTORISE A SE PORTER
DENONCIATEURS, AURONT REVELE CES SECRETS,
SERONT PUNIS D'UN EMPRISONNEMENT D'UN MOIS A
SIX MOIX ET D'UNE AMENDE DE 50.000 A 300.000 F.
Ces dispositions peuvent jouer lorsque les trois
conditions suivantes sont réunies :
a) Il doit s'agir effectivement de choses secrètes ou
ignorées (donc pas les faits ayant eu lieu en public et que
des témoins ont pu voir et relater).
b) Le dépositaire doit avoir connaissance des
secrets en raison de sa profession :
- soit que ceux-ci lui ont été confiés spontanément ;
- soit qu'il les ait recueillis notamment au cours de
ses interventions.
c) Une révélation publique est nécessaire:
C'est-à-dire que ces choses soient divulguées à des
personnes non qualifiées par la loi pour en prendre
connaissance.
Dévoiler un secret professionnel fait donc entraîner
:
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- des conséquences pénales : délit prévu et réprimé
par l'article 383 du C.P.
-des conséquences_ disciplinaires faute
sanctionnée réglementaire ;
- éventuellement des conséquences pécuniaires;
amende, dommages et intérêts.
SOYEZ donc TOUJOURS DISCRET non seulement
pour préserver les secrets que vous connaissez, mais
également pour ne pas dévoiler ce qu'il est opportun de
cacher.

ATTENTION AUX IMPRUDENCES DE LANGAGE

DISCRETION NON OBSERVEE, ENNUIS ASSURES

II. LE SECRET PROFESSIONNEL DANS


L'EXECUTION DES ENQUETES.
Dans l'exécution des enquêtes le secret
professionnel peut prendre deux aspects différents:
1°/- Il consiste à garder hors de la connaissance du
public ce qui se passe au cours de l'enquête:
Toute enquête est SECRETE ; tous ceux qui y
participent sont tenus au secret professionnel et ne
peuvent en conséquence :

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- donner des renseignements qu'aux magistrats
intéressés, qu'à leurs chefs hiérarchiques, qu'aux
enquêteurs participant aux mêmes investigations ;
- Livrer à des témoins ou à des personnes
soupçonnées tout ou partie des informations recueillies
que dans la mesure où cette divulgation ferait avancer
l'enquête et favoriserait la manifestation de la vérité .
Dans ce cas ces personnes sont interrogées séparément.
- Se faire assister que par les personnes qualifiées
dont la participation aux opérations est autorisée par la loi.
2°/- Certains témoignages sont recueillis sous le
couvert de l'anonymat ou sous le sceau du secret :
En effet, un témoin peut adopter envers vous une
des attitudes suivantes :
a)- signer sa déclaration : vous insérerez cette
déclaration telle quelle dans votre procès – verbal.
b)- faire cette déclaration sous le couvert de
l'anonymat : vous devez mentionner au procès – verbal la
déclaration reçue comme anonymat ;
si vous êtes sollicité de faire connaître le nom du
déclarant vous devez opposer le secret professionnel,
sauf si le témoin vous relève lui même de l'obligation au
silence.
c)- Fournir des renseignements en spécifiant qu'ils
ne devront pas être consignés dans l'enquête, ni
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rapportés à personne : vous pouvez vous servir de ces
renseignements, mais le secret est absolu ; vous ne
devez en aucun cas rapporter par écrit ou verbalement
ce qui vous a été déclaré confidentiellement sauf si le
témoin vous relève lui-même de l'obligation au silence.
III. LE SECRET PROFESSIONNEL A
L'AUDIENCE D'UN TRIBUNAL
Si vous êtes appelé comme témoin à la barre: d'un
tribunal, vous êtes tenu au secret professionnel dans les
mêmes conditions que dans l'exécution des enquêtes.
Le secret professionnel consiste dans ce cas
- à ne dévoiler l'identité d'un témoin dont vous
avez recueilli la déclaration sous le couvert de
l'anonymat ;
- à taire les renseignements que vous avez
obtenus si l'auteur a exigé que vous ne les divulguiez à
personne ;
Ni les injonctions du Président du Tribunal, ni les
instances pressantes d'un Avocat ne peuvent vous délier
du secret professionnel.
Réponse à faire "je ne puis répondre aux questions
posées sans manquer à l'obligation du secret
professionnel".

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Par contre vous devez témoigner sans restriction
sur toutes les opérations que vous avez effectuées au
cour de l'enquête.
Ces actes demeurés secrets jusqu'à cet instant: ,
reçoivent alors la plus large publicité devant le tribunal.

IV. Le secret professionnel des militaires de la


Gendarmerie est absolu c'est-à-dire
opposable même aux tribunaux répressifs,
dans les cas suivants :
- renseignements concernant l'identité d'une
personne ayant déposé sous les couverts de l'anonymat ;
- faits relatifs à une affaire pendant la durée de
l'enquête ;
- secret de police d'ordre administratif ou militaire
(sauf autorisation expresse donnée par les chefs
hiérarchiques).
Le secret professionnel de la Gendarmerie doit
donc être considéré comme une des bases de la
confiance que les populations accordent aux militaires de
l'arme.

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LE DROIT D'IDENTIFICATION

REFERENCES : Décret 67-331 du 1er août 1967. Art. 90


FICHE N° 6
D&D
I. GENERALITES (Article 90)
""" Les militaires de tout grade de la Gendarmerie ont
qualité pour exiger des personnes qu'ils rencontrent, la
présentation de pièces constatant leur identité et nul ne peut
se refuser à cette présentation dès lors que le militaire qui
en fait la demande est revêtu de son uniforme et décline ses
qualités""".
II. BUT :
Le but du droit d'identification est de permettre aux
agents de la force publique de mener à bien leurs diverses
opérations de recherche (mandats d'arrêt, contraintes par
corps, etc... )
III. CONDITIONS D'EXERCICE :
L'exhibition des pièces constatant l'identité est une
mesure dont le gendarme doit user avec prudence et
discernement. Cette mesure ne doit jamais prendre un
caractère vexatoire.
Pour tout national ivoirien, justification de son identité
doit être faite par la présentation de sa carte nationale
d'identité, instituée par la loi N°62-04 du 20 janvier 1962.

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Article premier. Tout national de la République
de Côte d'Ivoire de l'un ou l'autre sexe, âgé de plus de
16 ans, ne pourra justifier de son identité soit auprès
des autorités administratives ou de police, soit en toute
autre circonstance où cette justification est requise,
que par la présentation d'une carte d'identité dite "carte
nationale d'identité" qui sera établie...
Aucun autre titre ne peut en tenir lieu.
La production de cette carte nationale d'identité
est obligatoire depuis le 1 er juillet 1967 (décret N°67-86
du 10 mars 1967).
Pour les personnes autres que celles de
nationalité ivoirienne les pièces à présenter sont les
suivantes :
a/ Nationaux Français et pays d'expression
française (passeport en cours de validité ou carte
d'identité officielle).
b/ Nationaux d'Allemagne Fédérale (passeport
sans visa ou avec visa selon la durée du séjour).
c/ Nationaux de pays de l'Ouest ou Tiers Monde
(passeport national avec visa consul ivoirien).
d/ Nationaux des pays Communistes
(autorisation expresse du Ministre des Affaires
Etrangères).
Voir brochure "Police Administrative N°17".
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IV. METHODE DE RECHERCHE DE
L'IDENTITE
Si la personne interpellée ne peut justifier de son
identité, le gendarme s'adresse aux chefs coutumiers,
ou notables. En cas d'insuccès il conduit l'intéressé au
bureau de la brigade où il sera gardé à vue, pendant
les recherches et vérifications aux fichiers de la
brigade et si besoin est au ficher central de la
Gendarmerie.
Il est formellement interdit de déposer la
personne dont on vérifie l'identité à la chambre de
sûreté de la brigade.
Le fait de ne pouvoir présenter une pièce
d'identité ne constitue pas lui-même une infraction.
V. INFRACTION A RELEVER
- Usage d'une carte d'identité délivrée sous un
autre Etat civil ;
- Personne qui sciemment prend dans une carte
d'identité un Etat civil supposé ;
- Personne qui utilise une autre carte d'identité
que la sienne.

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Ces infractions constituent des délits punis d'un
emprisonnement de trois mois à un an et s'appliquent à
toutes personnes (art.4 de la Loi 62-64).
- Défaut de visa sur la carte d'identité en cas de
changement définitif de domicile.
Contravention punie d'une amende de 6.000
à 36.000 francs ou peine d'emprisonnement
inférieure ou égale à 10 jours (art.5 de la Loi 62-
64).
----------------
Les personnes de nationalité étrangère qui
ne peuvent produire les documents exigés sont
poursuivies conformément aux lois en vigueur.

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LE DROIT D’ARRESTATION

REFERENCES : Décret 67-331 du 1er août 1967.


art.124-125--12G
- Code Pénal art.215
- Code de Procédure Pénale art.72.

I. GENERALITES :
PRINCIPE DU RESPECT DE LA LIBERTE INDIVIDUELLE
A) - Nulle personne ne peut être arrêtée ni
détenue hors les cas déterminés par la loi et selon les
formes qu'elle a prescrites.
B) - CAS GENERAL :
Dans le cas de crime flagrant ou de délit flagrant
puni d'une peine d'emprisonnement, toute personne a
qualité pour en appréhender l'auteur et le conduire
devant l'officier de police judiciaire le plus proche.
(art.72 du C.P.P.).
C) - CAS DANS LESQUELS LES MILITAIRES DE LA
GENDARMERIE ONT LE DROIT
D'ARRESTATION
Les militaires de la Gendarmerie ont le droit
d'arrêter une personne :
1°/ - dans le temps du flagrant délit ;
2°/ - en vertu d'un mandat de justice (amener,
arrêt, dépôt) et d'une ordonnance de prise de corps).

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3°/ - en vertu d'une décision de justice ; (extrait de
jugement, ou d'arrêt, contrainte par corps)
4°/ - en vertu d'un ordre de l'autorité compétente :
- signalement N°1 (déserteur, insoumis)
- ordre d'arrestation (pour fausse déposition, crime
ou délit à l'audience, non-satisfaction au régime de la
liberté conditionnelle).
II. DROIT D'ARRESTATION EN FLAGRANT
DELIT
EN CAS DE :
- crime flagrant
- délit flagrant puni d'une peine art.53
- d'emprisonnement C.P.P
OFFICIERS DE POLICE JUDICIAIRE
AGENTS DE POLICE JUCICIAIRE
VOUS DEVEZ - - - - - - - - - - - - -APPREHENDER
La personne :
- qui en est l'auteur,
- ou contre laquelle existent des indices graves et
concordants de culpabilité,
Sans formalité particulière de jour comme de nuit.
- sur la voie publique,
- dans les lieux publics tant que le public y est
admis ou y séjourne.

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Le gendarme A.P.J. doit sans délai conduire la
personne appréhendée devant le commandant de brigade.
Les objets de sûreté peuvent être employés. Toute
personne arrêtée doit être fouillée (art.126 du décret Gie).
III. DROIT D'ARRESTATION EN VERTU DE
MANDATS OU DECISIONS DE JUSTICE

OFFICIERS DE POLICE JUDICIAIRE


Vous devez
AGENTS DE POLICE JUDICIAIRE

APPREHENDER
- La personne qui fait l'objet d'un mandat d'amener ;
Conduire celle-ci soit :
*devant le juge mandant si l'arrestation a lieu dans
l'arrondissement du magistrat (C.P.P. art.120).
*devant le Procureur de la République ou le Juge de
Section si l'arrestation a lieu hors du ressort du Juge
mandant (C.P.P art.126).

N O T A : Le mandat d'amener n'autorise pas la


perquisition pour la recherche d'un
individu qui refuse l'entrée de sa maison.
* La personne qui fait l'objet d'un mandant d'arrêt ou
d'une ordonnance de prise de corps.
Conduire celle-ci soit :

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- à la maison d'arrêt indiquée sur le mandat (C.P.P
art.132)
- devant le Procureur de la République ou le juge de
section si l'inculpé est arrêté en dehors du ressort du juge
mandant (C.P.P art.132).

NOTA : Le mandat d'arrêt donne droit de


perquisition.

- la personne qui fait l'objet d'un extrait de jugement

Conduire celle-ci à la maison d'arrêt du lieu


d'arrestation.

- la personne qui fait l'objet d'une contrainte par


corps (C.P.P. art.711).

Conduire celle-ci soit :

- à la maison d'arrêt du lieu d'arrestation si elle ne


peut ou ne veut payer.

- devant le percepteur ou au bureau de poste si elle


veut s'acquitter de sa dette.

CES ARRESTATIONS PEUVENT S'OPERER :


- de jour comme de nuit sur la voie publique ;
- dans les lieux publics, mais tant que le public y est
admis ou y séjourne ;

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- de jour ou pendant les heures légales au domicile
des personnes recherchées.
(Voir mise à exécution des mandats dans la
brochure "Méthodes et Techniques")

IV. DROIT D'ARRESTATION EN VERTU D'UN


ORDRE DE L'AUTORITE COMPETENTE

OFFICIERS DE POLICE JUDICIAIRE


Vous devez
AGENTS DE POLICE JUDICIAIRE

APPREHENDER
- La personne qui est en position militaire
irrégulière (absent illégal - déserteur - insoumis).
La conduite devant l'autorité militaire compétente
(loi n°61-120 du 12 juin 1961 art.38 et 39).
- La personne qui fait l'objet d'un ordre
d'arrestation du Président d'une Cour ou d'un tribunal pour
fausse déposition ou qui commet un crime ou un délit à
l'audience - (art.342-642 du C.P.P).

Conduire la personne devant le Procureur de la


République.

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- La personne qui fait l'objet d'un ordre
d'arrestation du juge de l'application des peines pour non-
satisfaction au régime de la liberté conditionnelle (art.693
du C.P.P).
Conduire celle-ci à la Maison d'arrêt.
Vous ne procédez à ces arrestations que sur la
voie publique ou dans un lieu publique.

V. LIMITES DU DROIT D'ARRESTATION


La loi a apporté certaines limites à l'exercice de
ce droit :
a) un mineur de 18 ans ne peut être mis en état
d'arrestation qu'en cas de crime ou de délit
particulièrement grave, ou s'il y a danger pour lui ou pour
les tiers.
b) Un représentant diplomatique d'état étranger,
ou un membre de sa famille ou un de ses collaborateurs
ne peut être arrêté en flagrant délit.
Dans ce cas ou lorsqu'il s'agit d'un parlementaire,
il convient d'en référer au Procureur de la République et
de se conformer à ses instructions.

VI. SANCTIONS DES ATTENTATS A LA LIBERTE


INDIVIDUELLE

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Les attentats à la liberté individuelle que les
gendarmes peuvent commettre sont visés par les articles
215 â 220 du Code Pénal ce sont:
- l'arrestation illégale : arrestation hors les cas
prévus par la loi ;
- la détention illégale ou abusive . Détention hors
les lieux déterminés par le règlement ou détention
dépassant les délais légaux ;
- la non dénonciation de détention illégale ou
arbitraire ;
- le refus de déférer à une réclamation légale tendant
à constater les détentions illégales ou arbitraires.
Toutes ces infractions sont punies de la dégradation
civique. Toutefois, si le gendarme peut justifier qu'il a agi par
ordre de ses supérieurs, pour des objets du ressort de ceux-
ci, il sera exempt de la peine, qui sera seulement appliquée
aux supérieurs qui auront donné l'ordre.
La peine est l'emprisonnement de cinq à vingt ans si,
dans les cas prévus à l'article précédent :
1°/ - la détention ou la séquestration dure plus d'un
mois ;
2°/ - l'arrestation est effectuée avec un faux costume,
sous un faux nom, une fausse qualité ou sur un faux ordre
de l'autorité publique ;

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3°/ - La séquestration s'accompagne de menace de
mort ou de violences ;
4°/ - La victime est remise en liberté sous condition.
- La peine est l'emprisonnement à vie si les
personnes arrêtées, détenues ou séquestrées ont été
soumises à des tortures corporelles.
VII. SANCTIONS DE VIOLENCES ILLEGALES
(Art.238 du C.P.).
Les violences envers les personnes soupçonnées,
au moment de leur arrestation, sont interdites sans motif
légitime (violences ou rébellion du délinquant).
Lors d'une arrestation, il est interdit aux militaires
de la Gendarmerie de se servir d'objets de sûreté autre
que ceux réglementaires (cordes, chaînes, colliers de
chiens, menottes à vis).
Les violences envers des personnes soupçonnées
en vue de leur arracher les aveux, sont interdites.
L'échelle des peines prévues par l'article 345 du
Code Pénal pour les militaires de la Gendarmerie qui se
laisseraient aller à des violences illégitimes, est celle des
coups et blessures volontaires relevée de un degré (article
109 du C.P.).

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DROIT DE SE SAISIR
D'UNE PERSONNE PAR
MESURE DE POLICE

I. GENERALITES
La Gendarmerie a parfois mission, non d'arrêter mais
de conduire certaines personnes, soit :
- qu'elles paraissent suspectes et que la loi ait prévu
un examen de leur situation par une autorité qualifiée devant
laquelle il faut amener les intéressés ;
- soit que leur situation exige une contrainte par
mesure de police pour sauvegarder l'ordre public.
Ce droit de conduire appartient à tout militaire de la
Gendarmerie quel que soit son grade. Il ne comporte pas
l'utilisation des objets de sûreté.
II. PRINGIPAUX CAS OU LA GENDARMERIE
POSSEDE LE DROIT DE CONDUITE :
a) - Etrangers ou Ivoiriens ne pouvant justifier leur
identité.
b) - Ivrognes.
c) - Fous dangereux.
III. ROLE DE LA GENDARMERIE
Dans chacun de ces cas :
a) Individus dépourvus de pièces d'identité:

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Si la personne interpellée ne peut justifier de son
identité, le gendarme essaie de l'identifier en s'adressant
aux chefs coutumiers, aux responsables du parti, etc... S'il
n'a pu obtenir les renseignements nécessaires, il la conduit
à la brigade pour identification à l'aide des différents fichiers,
mais il a soin de l'avertir qu'il s'agit non pas d'une arrestation
mais d'un simple contrôle.
b) Ivrognes (Loi 64-293 du 1/08/1964 art.80).
Les gendarmes qui trouvent une personne en état
d'ivresse publique et manifeste dans les rues, chemins,
places, cafés et autres lieux publics, doivent la conduire, à
ses frais, dans la chambre de sûreté, ou poste de police le
plus voisin, jusqu'à ce qu’il recouvre la raison.
c) Fous dangereux :
La gendarmerie empêche la divagation des fous
dangereux ; si elle s’en saisit, ainsi que de ceux qui lui
seraient signalés comme évadés des établissements
d’aliénés, les remets sur-le-champ à l’autorité civile locale.
Là s'arrête le rôle de la Gendarmerie. En aucun cas
les aliénés ne doivent être déposés dans la chambre de
sûreté de la brigade.

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DROIT DE PERQUISITION

FICHE N° 8
D&D
REFERENCES : - Décret 67-331 du 1er août 1967 Art.59-60-62.
- Code de Procédure Pénale. Art.56-59-75 et 152.

I. GENERALITES :
1.1/ PRINCIPE DE L'INVIOLABILITE DU DOMICILE
Le domicile de toute personne habitant le
territoire ivoirien est un asile inviolable. Il n'est permis
d'y pénétrer que dans les cas et selon les formes
prévus par la loi.
Le terme ""DOMICILE"" est pris dans le sens
général d'habitation 1 , c'est-à-dire toute demeure
permanente ou temporaire occupée de droit ou avec le
consentement du propriétaire, sans distinguer le
logement proprement dit des dépendances.

EXCEPTION AU PRINCIPE
Le principe d'inviolabilité n'est pas absolu puisque
l'introduction dans le domicile d'un citoyen contre le gré de

1
- Sont considérés comme des domiciles :
- Une chambre d'hôtel pour le voyageur qui l’occupe
;
- Une chambre louée en meuble
- Un véhicule automobile aménagé comme lieu de séjour
REVU ET CORRIGE PAR LE CAPITAINE KOFFY FRANCK HERVE
celui-ci est possible dans les cas prévus par loi et sous les
formalités qu'elle prescrit.
II. LE DROIT D'ENTREE :

Les militaires de la Gendarmerie ont le droit d'entrer


dans un domicile pour :
1°/ - Porter secours ;
2°/ - Perquisitionner dans le cadre d'une enquête
judiciaire ;
3°/ - Mettre à exécution certains mandats ou
décisions de justice ;
4°/ - Perquisitionner dans les cas prévus par des
lois spéciales, sous certaines conditions.

2.1/ DROIT D'ENTRER POUR PORTER SECOURS


Ce droit concerne les secours à porter aux
personnes en péril :
- en cas de sinistre(inondation, incendie,
éboulement)
- en cas de réclamation venant de l'intérieur (appels
au secours ou cris émanant d'une personne se trouvant à
l'intérieur).
Ce droit d'entrée peut être exercé au domicile de
toute personne, de jour et de nuit, sans aucune formalité,
autorisation ou assistance.

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Dans tels cas votre introduction dans un domicile
n'est pas seulement un droit, mais un devoir. S'abstenir
constituerait une faute grave.

2.2/ - DROIT D'ENTREE POUR


PERQUISITIONNER AU COURS D'UNE
ENQUETE JUDICIAIRE
1°/ CONDITIONS GENERALES :
Les perquisitions ne peuvent avoir lieu qu'entre 4
heures et 21 heures. (Elles peuvent se prolonger après 21
heures).
Elles sont effectuées en présence des personnes
chez lesquelles elles ont lieu, ou en cas d'impossibilité
d'un représentant de leur choix. C'est seulement à défaut
du dit représentant que le gendarme devra requérir pour
assister â ses opérations deux témoins autres que des
militaires de la Gendarmerie.
Il est dressé procès-verbal de toute perquisition,
suivie ou non de saisie. Les personnes précitées signent
ce procès-verbal.
2°/ PERQUISITION DANS LE CADRE D'UNE
ENQUETE DE FLAGRANT DELIT :
Dans les cas de crime ou délit flagrant, les militaires
de la Gendarmerie O.P.J. peuvent procéder à des
perquisitions au domicile des personnes qui paraissent :

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- soit avoir participé au crime délit ;
- soit détenir, même de bonne foi, des pièces ou
objets relatifs aux faits incriminés.
Ces perquisitions constituent un droit pratique
d'autorité contre gré du maître de maison.
3°/ PERQUISITIONS DANS LE CADRE D'UNE
ENQUETE PRELIMINAIRE :
Lors des enquêtes préliminaires, les militaires de la
Gendarmerie, Officiers de police Judiciaire, peuvent
effectuer des perquisitions au domicile de toute personne
qui parait :
- soit avoir participé au crime ou délit ;
- soit détenir, même de bonne foi, des pièces ou
objets relatifs aux faits incriminés.
L'ASSENTIMENT EXPRES DE LA PERSONNE
DANS LE CADRE DE L'ENQUETE PRELIMINAIRE
N'EXISTE PLUS.
LE DECRET 67-331 DU 11 AOUT 1967(ART.59-60-
62) EST ABROGE ET EST REMPLACE PAR LES
ARTICLES 56 A 59 ET 74 DU CODE DE PROCEDURE
PENALE (MIS A JOUR LE 1ER OCTOBRE 1969).

N 0 T A Le code de procédure pénale en son article


74, ne cite dans les personnels autorisés à effectuer des
perquisitions que les Officiers de police Judiciaire. Toutefois
REVU ET CORRIGE PAR LE CAPITAINE KOFFY FRANCK HERVE
l'article 60 du décret 67-331 du 1er août 1967 stipule : les
militaires de la Gendarmerie agents de police judiciaire ne
peuvent effectuer de perquisitions et saisies, au cours de
leur enquête qu'à la demande et sous – couvert de l'0 P J
territorialement compétent.
L'agent de police judiciaire peut donc effectuer des
perquisitions au même titre que l'officier de police judiciaire
au cours d'une enquête préliminaire.

4°/ PERQUISITIONS SUR COMMISSION ROGATOIRE


Les militaires de la Gendarmerie peuvent se voir
confier par commission rogatoire le droit de
perquisitionner :
- soit dans les lieux limitativement désignés par
cette commission rogatoire ;
- soit s'il en est ainsi spécifié, dans tous les lieux où
peuvent se trouver des objets dont la découverte serait
utile à la manifestation de la vérité.
Ces perquisitions sont effectuées dans les mêmes
conditions de forme que pour le flagrant délit.
2.3/ LE DROIT D'ENTREE POUR METTRE A
EXECUTION CERTAINS MANDATS OU
DECISIONS DE JUSTICE :
Les militaires de la Gendarmerie porteurs d'un
mandat d'arrêt, d'un extrait de jugement ou contrainte par
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corps revêtus du réquisitoire du Procureur de la
République ont pendant le temps légal le droit de pénétrer
d'autorité au domicile de la personne recherchée pour
procéder à son arrestation.
Pour l'exécution d'un mandat d'arrêt, la perquisition
a toujours lieu, même si l'absence de l'inculpé est
certaine. Dans ce cas se, faire accompagner de deux
voisins qui signeront le mandat. S'ils ne savent pas ou ne
veulent signer, il en est fait mention, ainsi que
l'interpellation qui leur a été faite.
Ce droit de perquisition est limité à la recherche de
l'intéressé à son domicile.
2.4/ DROIT D'ENTREE POUR PERQUISITIONNER
EN VERTU DE LOIS SPECIALES.
a) Dans le cadre d'une enquête de crime ou de délit
relevant de la cour de sûreté de l'Etat (Loi N°63-2 du 11
janvier 1963)
1°/ ENQUETE DE FLAGRANT DELIT OU
PRELIMINAIRRE :

OFFICIERS DE POLICE
JUDICIAIRE VOUS POUVEZ
PERQUISITIONNER
. de nuit et en tout lieu ;
. D’autorité, sans consentement de la personne
intéressée.
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2°/ ENQUETE SUR COMMISSION ROGATOIRE :

OFFICIER DE POLICE
JUDICIAIRE
Porteur d'une commission rogatoire du juge
d'Instruction saisi par un réquisitoire du Ministère Public,
près la cour de sûreté de l'Etat.

VOUS POUVEZ

PERQUISITIONNER
. Même de nuit et en tout lieu ;
. D’autorité.
b) En matière de police économique et fiscale, les
militaires de la Gendarmerie O.P.J. ont libre accès dans
les magasins, exploitations, locaux professionnels, tant
qu'ils sont ouverts au public, pour y rechercher et
constater les infractions.
c) En matière de police de la chasse et de la pêche,
les militaires de la Gendarmerie O.P.J. ont qualité pour
procéder dans les lieux ouverts au public et au domicile
des aubergistes et marchands de comestibles, à la
recherche du gibier et du poisson détenus en infraction.
d) Pour l'exercice du droit de suite, les militaires de
la Gendarmerie ont le droit de suite en tous lieux des
marchandises transportées en fraude et des objets
enlevés dans les bois et forêts.
REVU ET CORRIGE PAR LE CAPITAINE KOFFY FRANCK HERVE
e) Droit d'entrée dans certains lieux, les militaires
de la Gendarmerie, O.P.J. peuvent entrer dans tout hôtel,
maison meublée, pension, débits de boissons, club,
cercle, dancing, lieu de spectacle et leurs annexes et tout
autre lieu ouvert au public ou utilisé par le public pour y
constater toutes infractions, de jour comme de nuit.
Tous les militaires de la Gendarmerie peuvent
entrer dans tout lieu public(café, cabaret, etc...) pendant le
temps d'ouverture au public pour s'assurer que les
règlements que la gendarmerie est chargée d'appliquer y
sont observés, qu'il ne s'y commet aucune infraction, qu'il
ne s'y trouve aucun individu recherché.
III. SANCTI0N: PERQUISITIONS IRREGULIERES
Sans préjudice des peines prévues par l'article 384
du C.P. en cas de violation de domicile et des sanctions
prévues par les articles 224 et suivant du Code de
Procédure Pénale, toute perquisition faite irrégulièrement
est nulle et entraîne la nullité des actes de procédures
ultérieures qui seraient la conséquence de la perquisition.

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LE DR0IT DE FOUILLE

FICHE N°9
D-D
REFERENCES : décret 67-331 du 1° Août 1967 Art.126

I. GENERALITES :
La fouille d'une personne comporte ordinairement
deux phases :
a) palpation sommaire effectuée au moment de
l'interpellation (le plus souvent celle-ci a lieu sur la voie
publique) ;
b) fouille minutieuse et approfondie dans un local
(une femme doit être fouillée par une personne de son
sexe).
Suivant son objet, la fouille est soit :
- une fouille sûreté qui a pour but de rendre
inoffensive la personne fouillée et d'assurer sa sécurité et
celle des tiers ;
- une fouille perquisition qui a pour but de
rechercher des objets, pièces et documents utiles à la
manifestation de la vérité dans une affaire judiciaire.
II. CAS DANS LESQUELS LES GENDARMES ONT
LE DROIT DE FOUILLER UNE PERSONNE
- EN CAS DE SOUPCON DE PORT D'ARMES;
- EN CAS D'ARRESTATION,
- DANS LE CADRE D'UNE ENQUETE JUDICIAIRE,

REVU ET CORRIGE PAR LE CAPITAINE KOFFY FRANCK HERVE


- EN VERTU DE LOIS SPECIALES SOUS CERTAINES CONDITIONS.
A/ DROIT DE FOUILLE EN CAS DE SOUPCON
DE PORT D'ARMES :
Le gendarme qui interpelle un individu soupçonné
d'être porteur d'une arme, doit le fouiller. Cette fouille ne
peut être pratiquée systématiquement sur toute personne
interpellée. Il faut pour qu'il puisse le faire que le
gendarme sache ou soupçonne qu'il a affaire à un individu
dangereux.
B /-DROIT DE FOUILLE EN CAS D'ARRESTATION:
Le gendarme doit obligatoirement fouiller toute
personne qu'il arrête :
- en flagrant délit ;
- en vertu d'un mandat ou assimilé.
L'individu arrêté est fouillé sommairement au moment
où il est appréhendé ; puis fouillé minutieusement à l'arrivée
à la brigade. Cette fouille est faite en présence de deux
témoins. Le produit de la fouille fait l'objet d'un inventaire
relevé sur le carnet de déclarations et reproduit sur le P.V.
d'arrestation. Les objets qui suivent l'intéressé sont en outre
portés sur le carnet de transfèrement, tandis que ceux utiles
à la manifestation de la vérité sont adressés au greffe du
tribunal, saisi de l'affaire.
C/ DROIT DE FOUILLE DANS LE CADRE D'UNE
ENQUETE JUDICIAIRE

REVU ET CORRIGE PAR LE CAPITAINE KOFFY FRANCK HERVE


Le droit de fouille est dans ce cas le prolongement du
droit de perquisition. Il a pour but la recherche des pièces,
objets ou documents utiles à la manifestation de la vérité.
En flagrant délit ou sur commission rogatoire ou en
enquête préliminaire :
L'O.P.J. peut fouiller la personne chez laquelle il
effectue une perquisition.
Toute personne gardée à vue. à l'encontre de
laquelle il existe des indices graves et concordants de
culpabilité doit être fouillée. Cette fouille est obligatoire
avant la conduite de cette personne devant un magistrat.

D/ DROIT DE FOUILLE EN VERTU DE LOIS


SPECIALES
a) - Lorsqu'il conduit une personne par mesure de
police le gendarme doit la fouiller :
- une personne en état
d'ivresse Retirer tous objets
- une personne atteinte susceptibles de lui nuire
d’aliénation mentale
b) - Pour la recherche de certaines choses le
gendarme peut fouiller :
- les carniers, sacs, poches à gibier de tout
chasseur (recherche du gibier tué ou transporté en
infraction).

REVU ET CORRIGE PAR LE CAPITAINE KOFFY FRANCK HERVE


- Les bateaux, paniers, réservoirs, boutique à
poisson de tout pêcheur (pour la recherche du poisson
pris en infraction).
- Les colis et bagages (en matière de police
économique).

III. SANCTION DES FOUILLES IRREGULIERES


Toute fouille faite irrégulièrement est nulle et cette
nullité s'étend à tous les actes et procédures qui en
découlent saisies, procès – verbaux.

REVU ET CORRIGE PAR LE CAPITAINE KOFFY FRANCK HERVE


LE DROIT DE SAISIE

FICHE N°10
D-D
I. DEFINITION ET BUT
La saisie est l'acte par lequel se terminent la
perquisition et la fouille.
Elle a pour but :
- soit de mettre à la disposition des autorités
judiciaires tout objet ou document pouvant servir de
pièce à conviction dans une affaire judiciaire ;
- soit de confisquer tout objet détenu dans des
conditions illicites (saisie dans le cadre d'une loi
spéciale).
II. SAISIES DANS LE CADRE D'UNE ENQUETE
JUDICIAIRE
A) - Saisie en cas de crime ou de délit flagrant:
Dans le cadre d'une enquête de flagrant délit, l'O.P.J.
peut exercer son droit de saisie dans les cas suivants :
a) - Sur les lieux de l'infraction (art.54 du C.P.P.).
"Il saisit les armes et instruments qui ont servi à
commettre le crime ou qui étaient destinés à le commettre,
ainsi que tout ce qui parait avoir été le produit de ce crime".
b) - Au domicile de la personne soupçonnée:
’’Il saisit les papiers, documents ou autres objets en la
possession des personnes qui paraissent avoir participé au
REVU ET CORRIGE PAR LE CAPITAINE KOFFY FRANCK HERVE
crime ou détenir des pièces ou objets relatifs aux faits
incriminés (art.56 du C.P.P.)."
"Les opérations prescrites par l'article ci-dessus sont
faites en présence de la personne au domicile de laquelle la
perquisition a lieu. En cas d’impossibilité, l'O.P.J. aura
l'obligation de l'inviter à désigner un représentant de son
choix, à défaut, il choisira deux témoins requis à cet effet en
dehors des personnes relevant de son autorité" (art.57
C.P.P.)
c) - Caractères communs à ces saisies : "Tous objets
et documents saisis sont immédiatement inventoriés et
placés sous scellés" (art.56 C.P.P).
Les objets saisis sont présentés pour reconnaissance
ou explication :
- aux personnes présentes sur les lieux et paraissant
avoir participé au crime ou au délit (art.54 C.P.P.).
- aux personnes au domicile desquelles est
effectuée la perquisition ou à leur représentant. Le P.V. de
ces opérations est signé par les personnes visées ci-
dessus en cas de refus, il en est fait mention au P.V.
(art.57 C.P.P.).

REVU ET CORRIGE PAR LE CAPITAINE KOFFY FRANCK HERVE


B/ - Saisie dans l'enquête préliminaire : (art.75
C.P.P.)
La saisie des pièces à conviction est faite en
présence du prévenu. Si celui-ci ne veut ou ne peut pas y
assister en présence d'un fondé de pouvoir qu'il pourra
nommer ou de deux témoins.
Les objets lui sont présentés à l'effet de les
reconnaître et les parapher. S'il y a lieu, et, en cas de
refus, il est fait mention au procès-verbal dont copie lui est
remise.
Les conditions de forme sont les mêmes que celles
des saisies dans l'enquête de flagrant délit.
C/ - Saisies sur Commission Rogatoire :
Dans le cadre d'une enquête sur commission
rogatoire, le droit de saisie est plus ou moins étendu que
la commission est générale, ou particulière. De toute
façon, seuls les objets et documents se rapportant à
l'affaire en cours peuvent être saisis. L'O.P.J. n'a pas le
droit de saisir des objets laissant présumer une autre
infraction à moins qu'il s'agisse d'un crime ou d'un délit
flagrant.
Les conditions de forme sont les mêmes que celles
des saisies dans l'enquête de flagrant délit.

REVU ET CORRIGE PAR LE CAPITAINE KOFFY FRANCK HERVE


D/ - Saisies consécutives à une arrestation:

Une arrestation donne toujours lieu à une fouille


corporelle de l'individu appréhendé. Si le gendarme
découvre alors sur l'intéressé des objets ou documents
susceptibles de servir à la manifestation de la vérité, il les
saisit dans les mêmes formes qu'au paragraphe A.
Il est simplement dressé inventaire au carnet de
déclarations des objets sans rapport avec l'affaire en
cours qui lui sont enlevés et qui le suivront à destination.
III. SAISIES EN VERTU DE LOIS SPECIALES

1°/ - CHASSE :
En cas de chasse sans permis ou de chasse en
temps prohibé, le gendarme saisit le fusil du délinquant ;
cette saisie est fictive si celui-ci est connu et domicilié.
Il saisit le gibier tué et vendu en temps prohibé et le
gibier tué avec des engins prohibés. Le gibier est déposé
contre décharge au carnet de déclarations, dans le centre
hospitalier le plus proche.
Il saisit les engins prohibés et les dépose à la Sous-
préfecture pour destruction.

2°/ - PECHE :
Le gendarme saisit les engins prohibés et le
poisson pris avec ces engins.
REVU ET CORRIGE PAR LE CAPITAINE KOFFY FRANCK HERVE
La destination donnée aux choses saisies est la
même que pour la chasse.

3°/ - POLICE ECONOMIQUE :


a) - Marchands ambulants. Le gendarme saisit les
marchandises mises en vente par les marchands
ambulants qui ne peuvent présenter une patente. Ces
marchandises sont remises contre décharge au
Percepteur de la circonscription devant lequel a été
conduit le délinquant.
b) - Contrôle de prix : lorsqu'un commerçant a
commis une infraction à la réglementation des prix, le
gendarme procède à une saisie fictive ou réelle de la
marchandise.
c) - Fraude Il y a saisie de la marchandise dans le
cas de tromperie sur la nature, l'origine, la quantité,
l'identité des choses vendues.
d) - Protection du marché, du café et cacao: Toute
infraction à la réglementation du marché, du café et du
cacao, entraîne la saisie des produits.
e) - Douane : le gendarme saisit tout objet entré en
fraude sur le territoire de Côte d'Ivoire. Il saisit
éventuellement le moyen de transport.

REVU ET CORRIGE PAR LE CAPITAINE KOFFY FRANCK HERVE


4°/ - PROTECTION DES VEGETAUX :
Le gendarme saisit les arbres, les récoltes coupées
ou enlevées en infraction, ainsi que les instruments et
moyens de transport qui ont servi à la commission de
cette infraction.

5°/ - LUTTE CONTRE L'ALCOOLISME :


Le gendarme saisit pour les détruire les appareils
servant à la fabrication des alcools.

REVU ET CORRIGE PAR LE CAPITAINE KOFFY FRANCK HERVE


LE DROIT DE REQUISITION HORS
LE CAS DE MAINTIEN DE L’ORDRE

FICHE N°11
D –D
er
REFERENCES:Décret 67-331 du 1 Août 1963
Art.40
Code de Procédure Pénale Art. 17-25-60-128-134.

I. GENERALITES :
La réquisition a pour but de faire effectuer un
travail, accomplir un service ou prêter un secours par une
autorité, un fonctionnaire ou un simple citoyen.
Celui qui fait l'objet d'une réquisition doit mettre à la
disposition de la société, non seulement sa personne,
mais encore les choses qu'il possède telles que voitures,
outils, instruments ou matériaux nécessaires à l'exécution
du service requis.
Le droit de réquisition porte atteinte à la liberté
individuelle et à la propriété privée, il est donc limité à des
exceptions dont l'ingérence, en vue du bien public, passe
en toute priorité.
Hors le cas de maintien de l'ordre, les militaires de
la Gendarmerie ont le droit de requérir : en cas
- d'accident ou de calamité ;
REVU ET CORRIGE PAR LE CAPITAINE KOFFY FRANCK HERVE
- de flagrant délit ;
- en vertu de lois spéciales
- sous certaines conditions.
II. DROIT DE REQUISITION EN CAS D'ACCIDENT
OU DE CALAMITE :
En cas d'accident, inondation, incendie,
éboulement, ou toute calamité publique, si aucune autorité
civile n'est présente, le commandant de brigade peut
requérir le service personnel des habitants qui sont tenus
d'obtempérer sur-le-champ et même de réunir tous
véhicules et objets nécessaires pour apporter le secours
qui s'impose (art.40 du Service Intérieur de la
Gendarmerie).

III. DROIT DE REQUISITION EN DE FLAGRANT


DELIT
- de crime flagrant ;
EN CAS
- délit flagrant.
a) - Au moment de votre intervention dans le temps
de flagrance :

TOUT MILITAIRE DE LA GENDARMERIE peut -


requérir :
- toute personne de faire un travail 2 .

2
- Ouvrir une porte pour porter secours ;
- Transporter les gendarmes pour poursuivre le
coupable ;
REVU ET CORRIGE PAR LE CAPITAINE KOFFY FRANCK HERVE
- accomplir un service (art.2/6
- prêter un secours (décret69-356 du 31/07/1969)
- S'il y a nécessité et urgence.
b) - Dans le cadre de l'enquête de flagrant délit.
L'O.P.J. peut requérir :
* Toute personne qualifiée de vous prêter un
concours technique (art.60 du C.P.P) que nécessitent
certaines constatations et opérations.
* Tout ouvrier, d'effectuer un travail matériel (art.2/6
décret 69-356).
* Toute personne de vous assister dans une
perquisition (art.57 du C.P.P).

IV. DROIT DE REQUISITION EN VERTU DE LOIS


SPECIALES

4.1/ - Officiers de Police Judiciaire


Vous pouvez requérir :
*Tout agent de la force publique 3 (1) de vous prêter
main-forte dans l'exécution de vos missions de police
judiciaire (art.17 CPP)

- Prêter main-forte pour l'arrestation de celui - ci


3
-Par agent de la Force Publique, il faut entendre
- Agent de la Police – Douaniers
- Gardes cercles - Militaires.

REVU ET CORRIGE PAR LE CAPITAINE KOFFY FRANCK HERVE


* Tout inspecteur ou agent assermenté des Eaux et
Forêts de vous prêter assistance dans l'exécution de vos
missions de police judiciaire. (art.25 CPP)
* Le conducteur, le propriétaire d'un véhicule ou un
tiers d'opérer le transfert d'un véhicule de son lieu de
stationnement au lieu de mise en fourrière. (art.238 Code
de la Route
4.2/ - MILITAIRES DE LA GENDARMERIE O.P.J. ET
A.P.J.
VOUS POUVEZ REQUERIR :
*Tout agent de la Force Publique,
- de vous prêter main-forte pour l'exécution d'un
mandat d'amener d'un mandat d'arrêt. (art.l28 et 134, du
CPP)

* Tout médecin, de procéder à l'examen clinique


médical sur la personne de l'auteur présumé lorsqu'il
semble que le crime, le délit ou l'accident ont été commis
ou causés sous l'empire d'un état alcoolique. (art.89 de la
loi 64-293)
* Tout officier d'état civil dans le cas de décès de
prisonnier au cours d'un transfèrement. (Art.113 du S.I. de la
Gie)
* Tout ouvrier d’ouvrir la porte du domicile d'un
individu recherché en vertu d'un mandat d'arrêt extrait

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de jugement ou contrainte par corps. (Art.2/6 décret 69-
356)

V. REQUISITION DE TROUPE
OFFICIERS ET COMMANDANTS DE BRIGADE DE
GENDARMERIE
VOUS POUVEZ REQUERIR
L'assistance de la troupe (art.67
*de vous prêter main-forte ; (du décret
* dans les cas urgents. (67-331

VI. CONDITIONS DE VALIDITE D'UNE


REQUISITION
Pour être valable, une réquisition est subordonnée à
deux conditions :
a) - CONDITION DE FOND :
Il faut qu'elle soit exercée dans un cas où la loi
donne expressément à la Gendarmerie le droit d'y recourir.
b) - CONDITION DE FORME :
Aucune forme n'est exigée. Elles peuvent même être
valables, mais doivent être exprimées en termes
suffisamment impératifs pour qu'il n'y ait pas de confusion
dans l'esprit de celui qui est requis.

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VII. INDEMNITES DE REQUISITION
La personne requise a droit à une indemnisation
pour le service rendu. Elle fournit un "mémoire de frais" qui
sera certifié par le commandant de brigade. Suivant la
nature du service fourni, ces frais sont à la charge :
- de la Gendarmerie si la réquisition a été faite pour
l'exécution du service de l'Arme;
- du Ministère de la Justice pour les réquisitions
prises pour les nécessités d'une enquête judiciaire ;
- du Ministère de l'Intérieur dans le cas de
réquisition prises, en raison de l'urgence, aux lieux et
place de l'autorité absente.

VIII. SANCTION DU REFUS


D'OBTEMPERER A UNE REQUISITION
La sanction du refus d'obtempérer à une réquisition
diffère suivant la qualité de personne requise.
- Simple citoyen : contravention (article. 2/6 du
décret 69-356 du 31/07/1969).
- Autorité ou fonctionnaire : sanction disciplinaire.
- Médecin : délit (Code de la Santé).
- Personne qualifiée : contravention de 3ème classe
- article 60 du C.P.P.

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Dans certains cas les personnes ayant refusé
d'obéir à une réquisition peuvent être poursuivies pour
"omission de porter secours" - délit.

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LE DROIT DE FAIRE
USAGE DES ARMES
FICHE N°12
D-D
REFERENCES : Décret 67-331 du 1er août 1967 art.
112-127.

I. GENERALITES :
Le droit de faire usage des armes, en raison des
conséquences graves qu'il comporte, est limité à des cas
exceptionnels où il trouve sa justification :
- soit dans la LEGITIME DEFENSE : article
100-101 du C.P.
- soit dans l'ORDRE DE LA LOI : article 102 du
C.P.
En tout état de cause, l'usage des armes suppose
que tous les autres moyens ont été épuisés et qu'il ne
reste aucune possibilité.
Hors le cas de maintien de l'ordre, les militaires de
la Gendarmerie ont le DROIT DE FAIRE USAGE DES
ARMES 4 :
1°/ - EN CAS DE VIOLENCES OU VOIES DE FAIT.
2°/ - POUR LA DEFENSE DES PERSONNES, DU
TERRAIN ET DES POSTES DONNES A GARDER.

4
Il s'agit ici du droit de faire usage des armes à leur initiative.
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3°/ - POUR L'ARRESTATION DES PERSONNES.
4°/ - EN CAS DE REBELLION OU TENTATIVE
D'EVASION DE PRISONNIERS.
5°/ - POUR L'IMMOBILISATION DES VEHICULES.

II. DROIT D'USAGE DES ARMES EN CAS DE


VIOLENCES ET VOIES DE FAIT
Militaires de la Gendarmerie
- Lorsque des violences ou voies de fait sont
exercées contre vous
Ou
- Lorsque vous êtes menacés par des individus
armés :
VOUS POUVEZ faire usage de votre arme 5
(1). * L'attaque doit être :
- actuelle ;
- mettre en danger votre vie ou celle d'autrui.

EXEMPLE :
Un individu s'apprête à vous *Vous pouvez
frapper d'un coup de couteau faire usage

alors que vous êtes tombés à terre. de votre arme.

5
Fusil dont vous êtes porteur au moment des faits, mais aussi P.A. ou
P.M
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Un individu vous menace d'un fusil *Vous pouvez

Plusieurs individus vous rouent de coups faire


usage de
Votre Arme.

PAR CONTRE :
Un individu vous menace *Vous ne pouvez
de bâton pas utiliser votre

arme ;

Plusieurs individus vous *Votre vie n'est pas


manifestent leur hostilité en danger

par des cris.

III. DROIT DE FAIRE USAGE DES ARMES POUR


LA DEFENSE DES PERSONNES, DU TERRAIN ET DES
POSTES DONNES A GARDER.

MILITAIRES DE LA GENDARMERIE :
Lorsque vous ne pouvez défendre autrement :
- le terrain que vous occupez ;
- les postes ou les personnes qui vous ont été
confiés.

Lorsque la résistance est telle qu'elle ne puisse être


vaincue autrement,
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VOUS POUVEZ faire usage de votre arme.

. Votre acte de défense doit être proportionné à


l'intensité de l'attaque ;
. Dans le cas d'une résistance à vaincre, celle-ci
doit être active, telle celle opposée par des individus
retranchés dans un lieu quelconque et faisant échec à la
loi.

EXEMPLE :
Des individus armés veulent *
délivrer un prisonnier enfermé *
dans la chambre de sûreté. *Vous pouvez
Des individus vous empêchent *faire usage de
de poursuivre un transfèrement en *votre arme
tenant de délivrer par la force le *
détenu que vous transférez. *

Des individus par des cris *Vous ne pouvez


vous demandent de rendre *pas utiliser la
liberté à un détenu que vous *votre arme
transférez. *

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IV. DROIT D'USAGE DES ARMES POUR
L'ARRESTATION DES PERSONNES

MILITAIRES DE LA GENDARMERIE :
- Lorsque des personnes soupçonnées d'avoir
participé à un crime ou un délit grave et étant invitées à
s'arrêter par des appels répétés de "HALTE
GENDARMERIE" faits à haute voix, n'obtempèrent pas ;

VOUS DEVEZ faire usage de votre arme.

* La fuite doit être :


- nettement caractérisée
et
- être précédée d'éléments généraux ou particuliers
qui établissent ou font présumer la participation quasi
certaine des fuyards à un crime ou à un délit grave.
EXEMPLE :
- Un individu s'enfuit malgré vos
Vous
appels répétés alors qu'il vient de pouvez
commettre un crime. faire
usage de
- Un ou des individus, surpris en votre
flagrant délit de vol s'enfuient arme.

malgré vos appels répétés.


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- Après vous avoir outragé, un
individu s'enfuit malgré vos Ces cas
appels répétés. ne vous
autorisent
(Ces cas ne vous autorisent pas à pas à faire
faire usage de votre arme usage de
votre arme.
- Un individu passant à pied, que
vous voulez identifier
n'obtempère pas à vos
sommations.

V. DROIT D'USAGE DES ARMES EN CAS DE


REBELLION OU DE TENTATIVE D'EVASION
DE PRISONNIERS

COMMANDANT D'ESCORTE (OPJ ou APJ) 6


Lorsqu'au cours d'un transfèrement, il y a rébellion ou
tentative d'évasion de la part des prisonniers et après leur
avoir enjoint de rentrer dans l'ordre par les mots "HALTE
OU JE FAIS FEU":

6
Les armes ne peuvent être utilisées que sur ordre du Commandant
d'escorte.
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VOUS POUVEZ ordonner l'usage des armes 7
La rébellion ou la tentative d'évasion ne doit pas
résulter du fait que les précautions nécessaires n'ont pas
été prises pour l'éviter.
L’usage des armes doit être l'ultime ressource pour
faire cesser les violences ou mettre fin à la fuite.
EXEMPLE :
- Des prisonniers se jettent sur un
gendarme de l'escorte dans le
Vous pouvez
but de s'emparer de son arme ordonner
- Un prisonnier après avoir blessé l’usage des
armes
un gendarme d'escorte tente de
s'évader.

- Des prisonniers manifestent leur


vous ne
hostilité par des cris et refusent pouvez pas
de s'avancer ( ordonner
l'usage des
- Un prisonnier se voyant sans armes
surveillance, tente de s'évader.

7
Les armes du personnel assurant le transfèrement doivent toujours
être chargées.
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VI. DROIT D'USAGE DES ARMES POUR
L'IMMOBILISATION DES VEHICULES
MILITAIRES DE LA GENDARMERIE

- Lorsque vous ne pouvez immobiliser autrement les


véhicules, embarcations ou autres moyens de transport
dont les conducteurs n’obtempèrent pas à l'ordre d'arrêt
mais seulement dans le cas de barrages systématiques 8

VOUS DEVEZ faire usage de votre arme 9 (1)


* Le refus d'obtempérer doit :
- être nettement caractérisé ;
- l'action doit se dérouler aux emplacements de
barrages systématiques mis en place pour la recherche de
malfaiteurs ou prescrits pour des contrôles spéciaux.

EXEMPLES :
- Une voiture signalée comme
transportant des malfaiteurs dont

8
Vous êtes également autorisés à faire usage de tous engins ou
moyens appropriés, tels que herses, hérissons, câbles, etc.. ou
immobiliser les moyens de transport quand les conducteurs ne s'arrêtent
pas à vos sommations
9
A la condition formelle qu'aucune autre personne ne puisse être
atteinte.
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le conducteur n'obtempère pas à
vous
l'ordre d'arrêt à un barrage pouvez
- Un véhicule dont le conducteur utiliser
votre arme
force en toute connaissance de pour
cause le barrage où vous êtes en immobiliser
ces
service. voitures
- Une voiture dont le conducteur
vient de commettre une infraction vous ne
devez pas
au code de la route n'obtempère utiliser votre
pas à vos signaux d'arrêt. arme.

VII. CONCLUSION
Le droit de faire usage des armes est
incontestablement le plus grave de tous les droits que la
loi confère à la Gendarmerie.
Dans l'exercice de ce droit, vous devez faire
preuve, jusqu'aux dernières limites, de calme, de sang-
froid, de patience et d'humanité.

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NOTES PERSONNELLES

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REVU ET CORRIGE PAR LE CAPITAINE KOFFY FRANCK HERVE
LE DEVOIR DE PROTECTION
REFERENCE : -Décret 67-331 du 1°/08/[Link].123 D & DFiche 13
-Code Pénal articles 278-279

I. GENERALITES :
Le militaire de la gendarmerie est d'abord un
citoyen et, à ce titre, il est tenu d'apporter la protection
ou le secours que la loi impose à chacun en certaines
circonstances.
En sa qualité de Gendarme, il est soumis à un
devoir de protection plus impérieux, qui découle de la
mission qui lui a été confiée par la loi.
Enfin, le gendarme est un militaire et en tant que
tel il se doit de respecter certaines traditions qui
veulent que le soldat soit par définition, un protecteur
sans limite à la disposition du pays et de la population.
Le devoir de protection qui incombe au
gendarme découle donc de sa triple qualité de :
- citoyen ;
- gendarme ;
- et militaire.

II. DEVOIR DE PROTECTION IMPOSE AU


CITOYEN:

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Tout citoyen a le devoir d'apporter à une
personne exposée à un danger la protection ou le
secours qu'il peut lui procurer sans péril pour lui-même
ou pour un tiers.
Ainsi, la loi oblige le citoyen à protéger et à secourir
mais elle ne l'oblige pas à s'exposer à un péril pour
apporter l'aide nécessaire. Elle exige seulement qu'il ne
s'abstienne pas de faire quelque chose.
Quatre cas précis sont prévus, dans lesquels tout
citoyen doit intervenir sous peine d'une sanction pénale.
1°/ Tout citoyen est tenu de dénoncer aux autorités
administratives ou judiciaires un crime déjà tenté ou
consommé, mais dont il est encore et possible d'en
prévenir ou limiter les effets.
2°/ Tout citoyen qui connaît la preuve de l'innocence
d'une personne incarcérée préventivement ou jugée pour
crime ou délit, est tenu d'en apporter immédiatement le
témoignage aux autorités de justice ou de police.
3°/ Tout citoyen est tenu de faire tout ce qui est en
son pouvoir, sans risque pour lui ou pour les tiers, pour
empêcher un crime ou délit contre l'intégrité corporelle.
4°/ Tout citoyen est tenu d'apporter à une personne
en péril l'assistance qu'il peut lui prêter sans risque pour
lui ni pour les tiers.

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Dans les deux premiers cas, la protection exigée
par la loi ne consiste qu'en une dénonciation dont l'effet
sera :
- soit de protéger une personne menacée ou victime
d'un crime qu'il est possible d'empêcher ou de minimiser.
- Soit de protéger une personne injustement
emprisonnée.
Dans les deux derniers cas, l'aide exigée consiste
en un secours propre à protéger le corps ou la vie même
d'une personne en danger. La loi ne prescrit pas une
forme d'aide déterminée, elle précise seulement que le
protecteur n'est pas tenu de s'exposer à un risque, car on
ne peut obliger personne au sacrifice.
Mais il est toujours possible d'apporter une aide et il
appartient au "protecteur" de choisir, selon les
circonstances et ses moyens, la forme de l'aide, qu'il peut
apporter :

EXEMPLE : Un homme se noie dans une rivière ;


un autre l'aperçoit de la rive. La loi ne l'oblige pas à se
jeter à l'eau, mais elle l'oblige à faire quelque chose pour
tenter de sauver la victime (appel au secours, utilisation
de perche, de bateau etc...).
Le fait, dans tous les cas, de ne pas se conformer
aux obligations que la loi impose à chacun en matière
REVU ET CORRIGE PAR LE CAPITAINE KOFFY FRANCK HERVE
d'aide ou d'assistance, constitue un délit puni
d'emprisonnement toutefois, dans les deux premiers cas,
l'obligation de dénonciation ne s'impose pas au coupable
lui-même, ni à ses parents.
(cas d'excuse absolutoire, voir fiche "Droit Pénal
Général").

III. DEVOIR DE PROTECTION IMPOSE AU


GENDARME

1°/ - La protection préventive :


La "surveillance continue" au moyen de laquelle
s'exerce la mission de la Gendarmerie a, déjà un
caractère de protection. En effet, elle consiste surtout en
services préventifs dont le but est d'empêcher la
commission des infractions et procurer ainsi à chacun la
protection de la loi:
- protection de la propriété (surveillance pour éviter
les vols) ;
- protection contre les accidents (police de la route)
- protection contre l'intégrité corporelle (surveillance
pour éviter les disputes et les coups et blessures qui en
résulteraient).
2°/ - Le secours :

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La première notion de protection résultant du rôle
préventif de la Gendarmerie s'est étendue à tous ses
actes, car, "une de ses principales obligations est de
veiller à la sûreté individuelle" c'est-à-dire de protéger les
citoyens contre toute atteinte à leur personne.
Il résulte de cette disposition que la Gendarmerie
doit une assistance immédiate à toute personne menacée
d'un danger, car la notion de sûreté s'est étendue à tous
les aspects du danger, qu'il y ait une cause humaine
(crime délit...) ou accidentelle (incendie, inondation, etc...)
et il n'est plus question alors que cette obligation soit
limitée par un risque quelconque. Elle est absolue.
En toute circonstance, quel que soit le péril à
aborder, le gendarme doit apporter son aide à une
personne menacée, quel que soit le caractère du danger.
(accident, attaque à main armée, tentative de suicide,
cataclysme naturel etc...). Pour assurer cette obligation,
les moyens adaptés à la situation dangereuse peuvent
être mis en oeuvre :
Rassemblement de personnel pour porter secours
aux personnes et évacuer les biens en cas d'inondation
ou d'incendie de forêt.
- Mise en oeuvre de matériels particuliers
hélicoptère, vedettes maritimes, véhicules secours
routiers, etc..
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Formation de personnel de secouriste.
3°/ - Manquement au devoir de protection:
Il faut envisager deux formes de manquement au
devoir de protection imposé au gendarme :
- a) - manquement partiel causé par le refus
d'affronter le péril ;
- b) - manquement total.

EXEMPLE :
Un homme se débat dans la rivière. Le gendarme
qui l'aperçoit court au village pour chercher du secours et,
quand il revient, il est trop tard.
Un gendarme est témoin d'une agression à main
armée. Il a peur et n'intervient pas mais court â la brigade
chercher du renfort. Quand il revient avec un camarade, la
victime au succombé et le malfaiteur est en fuite.
1er cas :
Le gendarme a apporté une aide, mais il n'a pas
voulu s'exposer à un péril et de ce fait, l'aide a été
insuffisante.
2ème cas :
Le gendarme n'apporte aucune aide. Il manque à la
fois à ses devoirs de gendarme et de citoyen. Il commet
une infraction pénale qui est un délit et il encourt, selon

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les règles de la responsabilité pénale des gendarmes une
peine double de celle prévue pour les simples citoyens.
Dans ces deux cas, le gendarme s'est contenté
d'agir en citoyen, il a apporté une aide sans risque. Il n'a
pas agi selon son devoir de gendarme.
Il a donc commis une faute professionnelle
(manquement au devoir de sa charge, prévarication). Il
encourt une sanction disciplinaire.

IV. DEVOIR DE PROTECTION IMPOSE AU


GENDARME COMME MILITAIRE
Sa qualité de militaire n'ajoute légalement rien aux
obligations du gendarme en matière de protection et de
secours sinon qu'elle rend tout manquement inexcusable
et contraire aux traditions d'honneur de l'Armée.
Le rôle du soldat est d'exposer sa vie pour la
défense du pays.
Le gendarme est un soldat au service de la loi. Pour
lui le champ de bataille c'est la vie de tous les jours et
l'adversaire qu'il faut affronter peut avoir des visages bien
différents : c'est le malfaiteur armé, l'accident imprévisible,
le cataclysme auquel il faut sauver contre lui-même.
Cependant, si le devoir du gendarme exige parfois
l'affrontement d'un péril grave, il n'exclue pas la prudence

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et la raison. Il faut être courageux il est inutile d'être
téméraire.

CONCLUSION :
Le devoir de protection est impérieux pour le
gendarme, puisqu'il constitue, selon les règlements, "une
de ses principales obligations".
Il est donc nécessaire de s'y conformer et de
dépasser les obligations du citoyen en affrontant, si c'est
nécessaire, le péril à vaincre pour apporter l'aide
indispensable.

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LE DEVOIR DE LIAISON AVEC LES
SERVICES DE POLICE
FICHE N°14
D -D
Une liaison étroite entre les différents services de
police est la condition essentielle d'une protection et d'une
répression efficace.
Assurer cette liaison est un devoir qui incombe à tous
les services de police. Aucun d'eux ne saurait légitimement
s'en croire dispenser à l'égard d'un autre.
Les divers éléments avec lesquels la Gendarmerie
doit se tenir en liaison sont principalement : les organes de
police relevant du Ministre de l'Intérieur (D.S.T, - R.G., -
P.J.), les agents des Douanes et des Contributions
indirectes, les agents des Eaux et Forêts. SURVEILLANCE
DU TERRITOIRE
La Gendarmerie doit donner avis aux Commissaires
chefs de secteurs de tous faits se rapportant à l'espionnage
et répondre aux demandes de renseignements qui lui
seraient adressées par eux dans cet ordre d'idées.
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RENSEIGNEMENTS GENERAUX
La Gendarmerie doit également porter à la
connaissance des chefs de service départementaux des
renseignements généraux les faits ou manœuvres dirigées
contres la sûreté intérieure de l'Etat (attentats de complots
contre le Gouvernement, crimes tendant à troubler l'Etat par
la guerre civile, l'illégal emploi de la force armée, la
dévastation et le pillage publics).

POLICE JUDICIAIRE
Les relations de la Gendarmerie avec les organismes
de la police judiciaire obligent chacun des parties à des
obligations réciproques.
Les rapports entre ces deux services ne donnent
pratiquement lieu à aucune difficulté ; ils sont en général
confiants et empreints de la plus grande cordialité.
L'action de la Gendarmerie s'exerce sur toute
l'étendue du territoire, quel qu'il soit, ainsi aux armées.
Elle est particulièrement destinée à la sûreté des
campagnes et des voies de, communications. Pratiquement
son action se limite dans les villes :
- aux missions d'ordre militaire,
- aux flagrants délits qu'elle constate,

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- aux affaires dont elle est saisie directement par les
plaignants ou dénonciations, ou à elle transmise pour la
suite à donner par d'autres unités de Gendarmerie.
C'est à la police civile qu'incombe normalement la
charge de veiller sur la sécurité des citoyens à l'intérieur des
villes.
Le commandant de brigade ne peut entrer en relation
avec les services de police judiciaire qu'après avoir averti
son commandant de compagnie qui lui-même avertira le
Procureur de la République.

DOUANES ET CONTRIBUTIONS DIRECTES


Afin d'assurer à la répression de la contrebande toute
l'efficacité désirable, la Gendarmerie entretient des relations
suivies avec les receveurs et le personnel des Douanes
ainsi que les employés de contributions. Au cours de ses
tournées, elle recueille tous les renseignements propres à
l'éclairer sur les agissements des contrebandiers, les dépôts
frauduleux ainsi que sur les opérations de fraude qui
pourraient être tentées.

EAUX ET FORETS
La Gendarmerie doit se tenir en rapport permanent
avec les agents et les fonctionnaires des Eaux et Forêts.

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