Cours PCMS
Cours PCMS
SECK
Au Cabinet CECA
PLAN DU COURS
INTRODUCTION :
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INTRODUCTION :
Dans les Etats de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), la protection
sociale est assurée par les institutions de prévoyance sociale qui ne couvrent qu’une faible partie
de la population. Pour pallier les difficultés considérables d'accès aux soins de santé primaires et
réduire les effets de leurs conséquences sur la santé des populations, de nombreuses organisations
ont été créées, au cours de ces dernières années, en vue d'assurer une forme de protection sociale
aux populations non couvertes par les systèmes formels de sécurité sociale.
Connues en général sous le terme de « mutuelles sociales », elles se sont développées aussi bien
dans le secteur rural et informel que dans le secteur formel (fonctionnaires, entreprises). Elles
opèrent tant dans le domaine de la santé que dans celui de la prévoyance (décès, invalidité,) et
peuvent être de petite taille (moins de 1000 adhérents) comme de très grande taille (plus de200
000 adhérents).
Toutefois, ces structures se développent en dehors d'un cadre légal approprié. Peu d’Etats dans
l’Union ont adopté une loi régissant les mutuelles sociales. Depuis 2005 la Commission de
l’UEMOA, avec le soutien technique et financier du Bureau International du Travail (BIT), a
entrepris d’élaborer un cadre réglementaire sur les mutuelles sociales. Des ateliers nationaux et
sous régionaux ont permis de consulter et d’impliquer les principaux acteurs concernés dans la
mise en place de ce cadre règlementaire. Au terme de ce processus, un dispositif réglementaire sur
la mutualité sociale a été adopté dont un règlement spécifique de l’UEMOA portant création du
Plan Comptable sur les Mutuelles Sociales (PCMS). Celui-ci est le principal outil de gestion
dont disposent les mutuelles sociales en vue de produire une information financière fiable et
harmonisée. Il permet de mesurer leur performance et de contribuer à la pérennité de leurs
Activités. Ce plan comptable s’inspire du SYSCOA et du plan Comptable de référence de
la conférence inter africaine de la prévoyance sociale (CIPRES).
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Pour converger vers les normes IAS/IFRS en matière de présentation des états financiers, il a été
privilégié une présentation en liste du Compte de résultat et du TAFIRE (tableau financier des
ressources et des emplois) dans le plan comptable des mutuelles sociales (PCMS).
i) Ceci se justifie d’abord par le contexte de mise en harmonie du SYSCOA aux nouvelles normes
internationales.
ii) Ensuite la nécessité d’adopter des modèles simples pour la présentation du compte de résultat
et du tableau financier des ressources et des emplois, s’est imposée en raison de la taille modeste
du plus grand nombre des mutuelles sociales.
Le présent plan comptable se compose d’un cadre conceptuel (Titre I), du contenu et du
fonctionnement des comptes (Titre II), et des modèles d’états financiers (Titre III).
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TITRE I : CADRE CONCEPTUEL
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Il s’agit là des principes généralement admis dans la pratique.
2.1 Prudence :
La prudence est définie comme l'appréciation raisonnable des faits afin d'éviter le risque de
transfert, sur l'avenir, d'incertitudes présentes susceptibles de grever le patrimoine et le résultat de
la mutuelle. Pratiquement, le principe de prudence repose sur l’idée qu’on ne doit pas présenter
une situation meilleure qu’elle ne l’est en réalité. La règle de prudence est destinée à protéger les
utilisateurs externes des états financiers et les dirigeants contre les illusions qui pourraient résulter
d'une image non prudente ou trop flatteuse de la mutuelle.
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2.4 L'intangibilité du Bilan d'ouverture :
Ce principe consacre la correspondance du Bilan de clôture de l'exercice précédent avec le Bilan
d'ouverture de l'exercice en cours. Il interdit l'imputation, directement sur les capitaux propres
d'ouverture, des incidences des changements de méthodes et des omissions de produits et de
charges des exercices antérieurs, la régularisation de telles opérations devant nécessairement se
faire par l'intermédiaire du Compte de résultat de l'exercice en cours. Le plan comptable des
mutuelles sociales prévoit cependant deux cas où l’imputation se fait directement sur les fonds
propres sans passer par le compte de résultat :
Exemple 1 : l’incidence d’un changement de réglementation comptable, passage au plan
comptable des mutuelles sociales ;
Exemple 2 : la correction d’une erreur fondamentale.
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pose toujours aux mutuelles. C’est dans ce sens qu'il est précisé qu'il est essentiel, pour la
comparabilité des exercices entre eux, la cohérence des informations comptables au cours des
périodes successives et la fiabilité des états financiers, que les méthodes soient observées de façon
constante dans le temps.
2. B l’Image Fidèle
L’image fidèle est une résultante de la correcte application des principes comptables. Finalité
de la comptabilité, l'image fidèle est présumée résulter de l'application de bonne foi des règles et
des procédures du plan comptable des mutuelles sociales en fonction de la connaissance que les
responsables des comptes doivent normalement avoir de la réalité et de l’importance des
opérations, des évènements et des situations.
La notion d'image fidèle apparaît comme un test final permettant de juger, à travers
l'application des principes comptables, du degré de signification des documents annuels vis- à- vis
du lecteur des comptes. L'image fidèle est un objectif supposé atteint lorsque les comptes sont
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réguliers et sincères. Si tel n'est pas le cas, des compléments doivent être apportés dans l'Etat
annexé. Dans des cas exceptionnels, des dérogations aux règles de base du Plan Comptable des
Mutuelles Sociales peuvent être appliquées et justifiées dans l'état annexé.
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3.3 Valeur de sortie
Les sorties des biens sont évaluées différemment selon qu’il s’agit d’une immobilisation ou d’un
stock.
Immobilisation : les immobilisations sont évaluées à la valeur nette comptable.
Stocks :
- Evaluation à l’inventaire : A la clôture de l’exercice, les stocks sont évalués à la
valeur effective du moment, dite valeur actuelle. C’est la valeur d’inventaire. La valeur actuelle à
l’inventaire est comparée à la valeur d’entrée figurant au Bilan :
- si elle est supérieure à la valeur d'entrée, cette dernière est maintenue dans les comptes ;
- si elle est inférieure à la valeur d'entrée, la dépréciation est constatée sous forme de provision.
- Evaluation à la sortie : il ya lieu de distinguer deux catégories de biens :
* les biens qui sont matériellement identifiés et individualisables et ceux qui ne sont pas
interchangeables : ils sont évalués article par article en fonction de leur coût d'entrée ;
* les biens interchangeables (fongibles) : ce sont les articles qui ne peuvent être
individuellement identifiés après leur entrée en magasin. Ils sont évalués soit par la
méthode du premier entré, premier sorti, soit par le coût moyen unitaire pondéré.
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CLASSE 3 : COMPTES DES STOCKS
Cette classe comprend les comptes de :
- Stocks de médicaments ;
- Stocks de fournitures consommables ;
- En-cours.
CLASSE 4 : COMPTES DE TIERS
Les comptes de tiers correspondent aux créances de l’actif circulant et des dettes du passif
circulant.
CLASSE 5 : COMPTES DE TRESORERIE
Les comptes de trésorerie incluent les titres de placement, les comptes bancaires et les valeurs à
encaisser.
CLASSE 6 : COMPTES DE CHARGES DES ACTIVITES ORDINAIRES
Les comptes de charges des activités ordinaires enregistrent les charges liées aux prestations dont
bénéficient les adhérents ainsi que les charges liées au fonctionnement des activités.
CLASSE 7 : COMPTES DE PRODUITS DES ACTIVITES ORDINAIRES
Les comptes de produits des activités ordinaires regroupent les cotisations versées aux adhérents
et les produits des placements financiers.
CLASSE 8 : COMPTES DES AUTRES CHARGES ET PRODUITS
Cette classe enregistre les charges Hors Activités Ordinaires (HAO) et les produits Hors Activités
Ordinaires(HAO).
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a) Constantes
Le premier et le dernier chiffre du code d’un compte peuvent avoir une signification
particulière.
Rôle du premier chiffre
Le numéro de chacune des classes 1 à 8 constitue le premier chiffre des numéros des comptes. Le
numéro d’un compte divisionnaire commence toujours par celui du compte ou sous compte dont
il constitue une subdivision.
Rôle des terminaisons 1 à 8 dans les comptes à trois chiffres et plus
Dans les comptes dont le numéro est constitué d’au moins trois chiffres, les terminaisons 1 à 8
servent généralement à détailler les opérations subordonnées au niveau immédiatement supérieur.
Aucune signification particulière n’est attachée au zéro en tant que terminaison placée en
troisième ou quatrième position dans la codification des comptes.
Rôle du chiffre 8 en deuxième position dans les comptes
- Le chiffre 8 en 2éme position des immobilisations indique un amortissement ;
*matériel et outillage compte 241 => Amortissement 2841.
Rôle du chiffre 9 en 2éme, 3éme et 4éme position dans les comptes
- Le chiffre 9 en 3éme position des immobilisations indique les immobilisations en
cours
- Le chiffre 9 en 4éme position des immobilisations indique les immobilisations HAO
- Le chiffre 9 en 2éme position indique une provision : comptes 19, 29, 39, etc. ;
- Le chiffre 9 en 3éme position ou 4éme position des comptes de bilan autres que les
immobilisations correspond à un solde inversé par rapport à la nature normale des
comptes de la catégorie :
Fournisseurs (créditeurs) : 401, 402
Fournisseurs (Débiteurs) : 409
b) Parallélismes
- Entre charges et produits liés aux activités ordinaires
601 Charges de prestations maladie 701 Cotisations maladie
602 Charges de prestations obsèques 702 Cotisations obsèques
67 Frais financiers 77 Produits financiers
691 Dotations aux provisions 797 Reprises de provisions
-Entre autres charges et produits HAO
Les comptes à deux chiffres à terminaison impaire désignent les charges et ceux à terminaison
paire, les produits.
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81 VCCI 82 PCI
83 Charges HAO 84 Produits HAO
85 Dotations HAO 86 Reprises HAO
CHAPITRE 6 – Terminologie
Achats:
Ce terme désigne les acquisitions de biens et services, ou de titres ou de valeurs de placements.
Toutefois, le compte Achats est réservé à l’enregistrement des prestations et des biens liés au
cycle d’exploitation de la mutuelle. Le compte Achats n’enregistre pas les achats d’immobilisation
qui sont comptabilisés dans les comptes appropriés.
Actif :
Il s’agit d’une masses (ou un des sous totaux) du bilan qui regroupe les éléments :
- Destinés à servir de façon durable à l’activité de l’entreprise ;
- Et qui ne se consomment pas par le premier usage.
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Leur durée d'utilisation est, a priori, supérieure à un an. Certains biens de faible valeur ou de
consommation très rapide (moins d'un an), ne peuvent pas être classés en actif immobilisé. L'actif
immobilisé se compose d'immobilisations incorporelles, corporelles et financières. Il ne se
confond pas avec la notion de « Formation brute de capital fixe » de la Comptabilité nationale,
même si les critères de durée d’utilisation sont les mêmes.
Activités Ordinaires :
Opérations assumées par la mutuelle, correspondant à son objet social dans les conditions
normales d’exploitation, qui se reproduisent de manière récurrente à structure et qualité de
gestions similaires.
Amortissement Comptable :
Amoindrissement de la valeur d'une immobilisation qui se déprécie de façon certaine et
irréversible avec le temps, l'usage ou en raison du changement de techniques, de l'évolution des
marchés ou de toute autre cause. Du fait des difficultés de mesure de cet amoindrissement,
l'amortissement procède d'une répartition programmée selon un plan d'amortissement du coût du
bien sur sa durée probable d'utilisation par la mutuelle. Toute modification significative des
conditions d'utilisation du bien justifie la révision du plan d'amortissement en cours d'exécution.
Le montant amortissable est égal à la différence entre la valeur d'entrée du bien et sa valeur
résiduelle probable à l'issue de la période d'utilisation prévue. À ne pas confondre avec
l'amortissement du capital ni avec l'amortissement d'un emprunt, lequel signifie remboursement.
Avoirs en Numéraire :
Somme détenue en espèces (en argent) par la mutuelle. Le numéraire est toute monnaie qui a un
cours légal dans le pays (franc CFA dans la zone UEMOA) et une valeur pécuniaire.
Cadre Comptable :
Résumé du plan de comptes présentant les différentes classes de comptes, et pour chaque classe,
la liste des principaux comptes (à deux chiffres).
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Le cadre comptable ne se confond pas avec le plan de comptes, établi lui-même par référence
avec ce cadre comptable. Le cadre comptable donne une vue globale de la codification des
comptes.
Charge:
Emplois définitifs ou consommations de valeurs, décaissés ou à décaisser, par la mutuelle:
- soit en contrepartie de marchandises, approvisionnements, travaux et services
consommés par la mutuelle, ainsi que des avantages qui leur ont été consentis ;
- soit exceptionnellement, sans contrepartie directe.
Les charges comprennent également pour la détermination du résultat de l’exercice :
- les dotations aux amortissements et aux provisions ;
- La valeur comptable des éléments d’actif cédés, détruits ou disparus.
Les charges sont distinguées, selon leur nature, en charges d'exploitation, charges financières ou
charges hors activités ordinaires.
Classe de Comptes :
Principales divisions du cadre comptable, les classes regroupent les comptes par catégories
homogènes. Les huit classes de la comptabilité générale comprennent :
- Les classes de comptes de situation ;
- Et les classes de comptes de gestion.
Comptes de bilan :
Les opérations concernant le bilan sont réparties dans les cinq classes de comptes suivantes :
Classe 1 : comptes de ressources durables
Classe 2 : comptes d’actif immobilisé
Classe 3 : comptes de stocks
Classe 4 : comptes de tiers
Classe 5 : compte de trésorerie
Comptabilité de trésorerie :
Modalités de comptabilisation des opérations dérogatoires par rapport aux normes comptables de
droit commun (les IAS pour « International Accounting Standards »). Ces modalités basées sur
l’enregistrement des recettes et des dépenses – ne sont admises que pour les très petites mutuelles
dont les cotisations reçues annuellement et le nombre d’adhérents, ne dépassent pas certains
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seuils. Cette comptabilité de trésorerie répond toutefois à des conditions de forme et de fond.
Comptabilité d’Engagement :
Une comptabilité qui tient compte de toutes les charges et de tous les produits engagés au titre
d’un exercice social, quelle que soit la date de règlement de la charge ou d’encaissement du
produit. Elle s’oppose à la comptabilité de trésorerie.
Cotisation :
C'est une somme d'argent déterminée, périodiquement versée par l'adhérent au système de micro
assurance santé, pour pouvoir bénéficier de ses services et en faire bénéficier ses ayants droit. Le
montant de cotisation payé par une famille peut dépendre du nombre de personnes couvertes, de
leurs caractéristiques (âge, sexe, lieu d'habitation, profession) et du revenu de la famille. Les
cotisations sont la principale ressource financière du système et doivent lui permettre de couvrir
ses coûts: dépenses liées à la prise en charge des dépenses de santé, frais de fonctionnement,
constitution de réserves financières, etc. La cotisation peut aussi être appelée «prime». Ce terme
est principalement utilisé par les sociétés d’assurances commerciales.
La cotisation d'un individu est égale à la somme des cotisations calculées pour chaque service de
santé. La cotisation individuelle correspondant à un service de santé, est elle-même la somme de
plusieurs éléments: la prime pure corrigée, la charge de sécurité, les coûts unitaires de
fonctionnement et l’excédent unitaire.
Cotisations maladies :
Somme d’argent déterminée, versée périodiquement par l’adhérent d’une mutuelle de santé, qui
donne droit aux prestations maladie.
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Cotisations obsèques :
Somme d'argent déterminée, versée périodiquement par l'adhérent d’une mutuelle sociale,
donnant droit aux prestations obsèques en cas de décès de la personne couverte.
Droit d’Adhésion :
C'est une somme d'argent versée par le nouvel adhérent au moment de son inscription au
système de micro assurance santé. Elle couvre les frais administratifs et n'est pas récupérable en
cas de démission. Le droit d'adhésion est également appelé droit d'entrée, d'inscription ou
d'admission.
Exercice :
Découpage de l'activité de l'entreprise en périodes de douze mois. L'exercice comptable coïncide
avec l’année civile pour les mutuelles de l’UEMOA.
Ecarts de Réévaluation :
C’est la différence entre la valeur réévaluée et la valeur nette comptable d'un élément non
monétaire réévalué. Il est inscrit distinctement dans les Fonds Mutualistes au passif du bilan.
L'écart de réévaluation n'a pas la nature d'un résultat, et ne peut être utilisé à compenser les pertes
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de l'exercice de réévaluation. Il n'est pas distribuable ; il peut être incorporé en tout ou partie au
capital.
Etat Annexé :
L'un des quatre états financiers du Système normal (et l’un des trois du Système allégé). L'État
annexé complète, explicite et commente, pour autant que de besoin, les éléments fournis par les
trois (ou les deux) autres états. Il fait mention des méthodes particulières utilisées, le cas échéant,
et de tous les éléments d'ordre comptable ou financier contribuant à améliorer l’obtention d'une
image fidèle.
Fournisseurs :
Une personne physique ou une entité commerciale, qui agit à titre habituel avec la mutuelle,
comme un intermédiaire qui l’approvisionne en biens durables ou en biens consommables, ou
Comme un prestataire de soins de santé.
Image fidèle :
Finalité de la comptabilité, l'image fidèle est présumée résulter de l'application de bonne foi des
règles et des procédures du PCMS en fonction de la connaissance que les responsables des
comptes doivent normalement avoir de la réalité et de l'importance des opérations, des
événements et des situations. L'image fidèle est un objectif supposé atteint lorsque les comptes
sont réguliers et sincères. Si tel n'est pas le cas, des compléments doivent être apportés dans l'État
annexé. Dans des cas exceptionnels, des dérogations aux règles de base du PCMS doivent être
pratiquées et justifiées dans l’état annexé.
Immobilisations :
Éléments corporels et incorporels destinés à servir de façon durable à l'activité de la mutuelle. Ces
éléments ne se consomment pas par le premier usage. A priori, leur durée est de plus d'un an.
Certains biens de peu de valeur ou dont la consommation est très rapide peuvent être considérés
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comme entièrement consommés dans l'exercice de leur mise en service et, par conséquent, ne
peuvent pas être classés dans les immobilisations. Il est utile de distinguer les immobilisations
d’exploitation des immobilisations HAO.
Immobilisations en cours :
Une immobilisation non encore mise en service, ou non encore réceptionnée à la clôture de
l’exercice.
Immobilisations HAO :
Éléments corporels qui n’ont pas été acquis par la mutuelle, car ils ne sont pas détenus pour les
activités ordinaires (principales ou accessoires) de la mutuelle, mais reçus au titre de libéralités, ou
de dons.
Mutuelles Sociales :
Groupements qui, essentiellement au moyen des cotisations de leurs membres, se proposent de
mener, dans l’intérêt de ceux-ci et de leurs ayants droit, une action de prévoyance, d’entraide et de
solidarité visant la prévention des risques sociaux liés à la personne et la réparation de leurs
conséquences.
Organisation Comptable :
Ensemble de procédures administratives et comptables mises en place dans la mutuelle pour
satisfaire aux exigences de régularité, de sincérité, assurer l'authenticité des écritures, de façon à ce
que la comptabilité puisse servir à la fois d'instrument de mesure des droits et obligations des
adhérents et des partenaires de la mutuelle, d'instrument de preuve et d'information des tiers.
Pour ce faire, l’organisation comptable doit assurer :
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- Un enregistrement exhaustif au jour le jour et sans retard des informations de base ;
- Le traitement en temps opportun des données enregistrées ;
- La mise à la disposition des utilisateurs des documents requis dans les délais légaux
fixés pour leur délivrance.
Prestations :
Transfert (en espèces ou en nature) versé à un particulier ou un ménage sur la base d'un droit ou
d'un besoin/d'une nécessité.
Prestations maladies :
Transfert versé aux personnes protégées lorsque leur état nécessite des soins médicaux de
caractère préventif ou curatif.
Prestations obsèques :
Transfert versé aux survivants (veuf (ve), enfants) pour couvrir les frais d’obsèques. A titre
illustratif, les prestations obsèques peuvent comprendre tout ou partie des éléments ci-après : le
matériau pour la composition du cercueil, la mise à disposition des moyens humains et logistiques
pour l’organisation des obsèques et l’accomplissement des démarches administratives ; le
transport du corps, le corbillard avec le nombre de porteurs ; la présence d’un maître de
cérémonie; la toilette et l’habillage du défunt; la réalisation de soins de conservation ou la mise à
disposition de matériel réfrigérant; l’ouverture et la fermeture de la sépulture existante ou le
creusement d’une fosse ; la prise en charge des taxes diverses.
Prévoyances Sociales :
C'est une attitude qui consiste à prendre à l'avance un certain nombre de mesures, à
s'organiser pour pouvoir faire face à la survenue future d'un risque. Exemples: stocker des
denrées alimentaires en prévision d'une sécheresse ou d'une pénurie, épargner en vue d'un
mariage, etc.
Principes Comptables :
La comptabilité moderne est conventionnelle. Pour assurer sa fonction de communication, elle a
établi des postulats généralement admis pour l'établissement des états financiers. Le PCMS retient
Huit (8) principes comptables énumérés ci-dessus.
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Produits :
Sommes ou valeurs reçues ou à recevoir :
- soit en contrepartie de la fourniture par la mutuelle de services, biens ou travaux, ainsi
que des avantages qu’elle a consentis ;
- soit en vertu dune obligation légale existant à la charge d’un tiers ;
- Soit exceptionnellement sans contrepartie.
Les produits comprennent également pour la détermination du résultat de l'exercice :
- La production stockée au cours de l’exercice ;
- La production immobilisée ;
- Les reprises sur amortissements et provisions ;
- Le prix de cession d’éléments d’actifs cédés, détruits ou disparus ;
- Le transfert de charge.
Produits Financiers :
Produits à caractère financier qui ne proviennent pas directement de l'activité principale d'une
mutuelle ou de son principal objet. Les produits financiers sont généralement issus des revenus
de titres de placement, des escomptes de paiement, des intérêts de prêt, notamment.
Protection Sociales
C'est un terme générique couvrant l'ensemble des garanties contre la réduction ou la perte de
revenu en cas de maladie, de vieillesse, de chômage ou d'autres risques sociaux, incluant la
solidarité familiale ou ethnique, l'épargne individuelle ou collective, l'assurance privée, les
assurances sociales, la mutualité, la sécurité sociale, etc. (D'après le thésaurus du Bureau
International du Travail, Genève, 1991).
Provisions Techniques :
L’article 8 du règlement d’exécution sur les règles prudentielles définit les provisions
techniques de la manière suivante : « les provisions techniques sont constituées par :
- la provision pour risques en cours, destinée à couvrir les risques et les frais afférents à la période
comprise entre la date de l'inventaire et la prochaine échéance de cotisation ;
- la provision pour prestations à payer, représentant la valeur estimative des dépenses en principal
Et en frais nécessaires au règlement de tous les sinistres survenus après la clôture d’un exercice
suivant ;
- toutes autres provisions techniques qui peuvent être fixées par la Commission de
l'UEMOA ».
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En assurance maladie, le terme de « provisions techniques » sert à distinguer les engagements vis-
à-vis des adhérents et des bénéficiaires des prestations couvertes par la mutuelle. Ce type de
provisions se distingue des provisions réglementées, des provisions pour risques, et des
provisions pour dépréciations.
Provision Mathématique
La provision mathématique est une estimation faite à la clôture de l’exercice, et qui concerne
certaines catégories de prestations de la mutuelle. La provision mathématique est la différence
entre la valeur actuelle de l’engagement pris par la mutuelle (prestation garantie) et la valeur
actuelle de l’engagement de l’adhérent (cotisations à payer). Elle est calculée selon les techniques
actuarielles propres à chacun des risques garantis d’après une table de mortalité, un taux d’intérêt
technique et des chargements de gestion.
Ressources durables :
Les ressources durables sont une masse qui figure au passif du bilan. Elles sont composées des
Fonds Mutualistes et des Dettes financières.
Reprises de Provisions :
Réajustement de dotations aux provisions qui ont été antérieurement constituées, lorsque les
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raisons qui les ont motivées ont cessé d’exister.
Registre :
Un livre comptable où on enregistre tous les évènements comptables, c’est-à-dire toutes les
opérations comptables au débit ou au crédit.
Solde Inversé :
Compte qui présente un solde de même montant, mais dans le sens algébrique contraire :
- si le solde observé est créditeur, alors le solde inversé sera débiteur ;
- si le solde observé est débiteur, alors le solde inversé sera créditeur.
Stocks :
Ensemble des biens ou des services qui interviennent dans le cycle d'exploitation des activités
accessoires (à l’assurance santé) de la mutuelle. Ces biens ou services peuvent être :
- Soit vendus en l’état ou au terme d’un processus de production à venir ou en cours ;
- Soit consommés en général au premier usage.
On distingue les stocks proprement dits des en-cours. Les stocks proprement dit comprennent :
- Les approvisionnements : matières premières et fournitures, matières consommables
et fournitures ;
- Les produits : produits intermédiaires, produits finis, produits résiduels ;
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- Les médicaments et consommables et médicaux.
Les stocks peuvent être directement inventoriés par rapport à une nomenclature. Les en-cours
sont des biens ou des services en cours de formation au travers du processus de production. Ils
peuvent être inventoriés par assimilation conventionnelle à d'autres biens de la nomenclature ou
par inscription sous une rubrique « non ventilable» de cette nomenclature. Le stock outil, en
bonne gestion, doit être incorporé dans les immobilisations plutôt que dans les actifs circulants.
Système Allégé :
Système comptable applicable aux petites mutuelles, dont la taille appréciée à partir des 2 critères
relatifs au montant des cotisations encaissées et du nombre d’adhérents, ne justifie pas
nécessairement le recours au Système normal.
Système Normal :
Système comptable applicable aux mutuelles soumises à l'obligation de tenue de comptabilité et
qui ne remplissent pas les conditions du système Allégé.
Tiers:
Une personne physique ou une entité, qui est étrangère à la mutuelle : elle ne fait ni partie des
adhérents, ni des bénéficiaires, ni du personnel, ni des organes de gouvernance et de contrôle.
Trésorerie:
Ce sont les liquidités de l’entreprise, ses disponibilités détenues en caisse ou en banque, et par
extension.
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Valeur d’Entrée
Il s’agit de la valeur utilisée pour enregistrer au plan comptable, l’entrée dans le patrimoine de la
mutuelle soit d’une immobilisation, soit d’un achat, soit d’un stock.
Valeur de sortie :
Il s’agit de la valeur utilisée pour enregistrer au plan comptable, la sortie du patrimoine de la
mutuelle soit d’une immobilisation, soit d’un stock.
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Rubrique 10 (de 101 à 106) : fonds Mutualistes
Ce compte (10) retrace les droits d’adhésion versés par les mutualistes, ainsi que les dons et legs
reçus de personnes physiques et morales.
N° COMPTE
LIBELLE DEBIT CREDIT
D C
521 Banque locale X
ou
525 Banque Mutuelle d’épargne et de Crédit X
X
101 Droit d’adhésion
A l’adhésion d’un mutualiste
23 Bâtiments X
1022 Dons et Legs en nature reçus par la mutuelle X
Dons et legs en nature (exemple d’un
immeuble)
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N° COMPTE
LIBELLE DEBIT CREDIT
D C
131 Résultat Net excédent X
112 Réserves statutaires X
Affectation de l’excédent
11 Réserves X
Report A Nouveau Débiteur
129 X
Ou Ou
139 Insuffisances nettes X
N° COMPTE
D C LIBELLE DEBIT CREDIT
Affectation du résultat
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Rubrique 13 (130, 131, 132, 135, 138 et 139) : Résultat Net de l’Exercice
Le résultat net (excédent ou insuffisance de l’exercice) peut être défini de deux façons:
- différence entre les produits et les charges de la période ;
- variation des fonds propres entre l’ouverture et la clôture de l’exercice.
L’excédent (ou l’insuffisance) est inscrit au passif du bilan, sur la ligne correspondante.
L’affectation de l’excédent (ou de l’insuffisance) d’un exercice N est exclusivement décidée par
l’assemblée générale au cours de l’exercice suivant (N+1). L’assemblée générale doit se réunir au
plus tard le 30 juin de l’année N+1, conformément à l’article 44 du règlement portant création
des Mutuelles Sociales. Le compte 13 est donc soldé lors de la comptabilisation de cette
affectation, dans les enregistrements comptables de l’exercice N+1.
N° COMPTE
D C LIBELLE DEBIT CREDIT
7… Compte de la classe 7 X
8… Compte de la classe 8 Créditeur X
6… Compte de la classe 6 X
8… Compte de la classe 8 Débiteur X
Soit par
1309 Résultat en instance-insuffisance X
Soit par
1301 Résultat en instance-Excédent X
Clôture de l’exercice
PUIS 130 Résultat net en Instance
Par 139 résultat net- insuffisant de l’exercice
(au débit) OU
Par 1309 Résultat net – Excédent de l’exercice
(au Crédit)
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131 Résultat net – Excédent de l’exercice X
11… Réserves X
121 RAN Créditeur (Excédentaire) X
Affectation du résultat excédentaire
Point de contrôle :
Afin de garantir l’équilibre global des subventions d’investissement avec le cumul
des immobilisations subventionnées, il faut exclure l’enregistrement créditeur en
subvention d’investissement lorsque leurs contreparties seraient des immobilisations en cours.
Les sommes reçues pour les immobilisations non encore mises en service (ou immobilisations en
cours) pourront rester inscrites dans un compte de « 472 – Compte d’attente créditeur ». C’est
après la mise en service de ces immobilisations – qui démarre le plan d’amortissement – que les
sommes seront inscrites en subvention d’investissement. En fin d’exercice, la dotation aux
amortissements correspondant aux immobilisations amortissables acquises au moyen de la
subvention, est reprise. Cette reprise se fait suivant le schéma comptable figurant au paragraphe 3
ci-dessous, pour la contre-valeur de la dotation aux amortissements du bien concerné. Les
subventions qui ont servi à acquérir un bien non amortissable (par exemple un terrain), ne sont
pas reprises (leur valeur n’est pas réduite). En conséquence, le point de contrôle permet toujours
d’avoir l’égalité en francs nominaux entre la valeur nette d’une immobilisation subventionnée et le
montant de la subvention qui a permis de procéder à son acquisition.
29
N°
COMPTE LIBELLE DEBIT CREDIT
D C
2… Compte d’immobilisation par nature X
145 Subventions d’investissement des OI X
Subventions à Recevoir
145 Subventions d’investissement des OI X
785 Reprise subvention d’investissement X
A la clôture de l’exercice
Ce point de contrôle ne vaut que pour les biens
réceptionnés/mis en service et amortissables.
N°
COMPTE LIBELLE DEBIT CREDIT
D C
854 Dotations aux provisions réglementées X
158 Autres provisions réglementées X
Augmentations de la Provisions
Diminution de la provision
30
Rubrique 16 (161, 162, 163, 164, 165, 166 et 168) : Emprunts et Dettes Assimilées
Les emprunts et les dettes assimilées sont des ressources financières externes, contractées
auprès de banques, d’établissements de crédit, du fonds national de garantie, ou de tiers divers
(notamment les unions ou les fédérations de mutuelles), qui sont affectées de façon durable
au financement de l’exploitation ou des moyens de production.
N° COMPTE
LIBELLE DEBIT CREDIT
D C
521 / Compte financier concerné X
525
162 Emprunt auprès des établissements de X
crédit
Déblocage de la trésorerie
162 Emprunt auprès des étblmts de crédit X
67 Frais Financiers X
521 /5 Compte de trésorerie X
25
A l’échéance du remboursement
Les intérêts échus sont remboursés avec le capital dû
A l’ouverture de l’exercice
31
Rubrique 17 (172, 173 et 176) : Dettes de crédit bail et contrat assimilés
Ce compte enregistre le montant correspondant à la valeur d’entrée du bien acquis par contrat de
crédit bail.
N° COMPTE
LIBELLE DEBIT CREDIT
D C
241 Matériel et Outillage X
176 Emprunt Crédit-bail immobilier X
Rubrique 18 (181, 182, 183) : Comptes de liaison avec les mutuelles membres du
réseau, avec l’union ou la fédération
1. Les opérations de prêt à court terme, faites entre mutuelles du même réseau, pour
des besoins de gestion d’encaisse, ne doivent pas figurer dans les comptes de liaison. Elles
s’enregistrent au moyen des comptes « 271 – Prêts aux membres des institutions du réseau » et «
46- Institutions du réseau »
2. Les comptes de liaison sont essentiellement utilisés pour les transactions entre les mutuelles
sociales du même réseau et entre les mutuelles et l’union ou la fédération. Dans ce cas,
l’utilisation de ces comptes de liaison permet d’établir des règles de contrôle simples.
2a) En fin d’exercice, le montant du compte de liaison 18 d’une mutuelle doit être
réciproque au montant du compte 18 de l’autre mutuelle du même réseau (ou de l’union ou de la
fédération).
2b) En cas de consolidation des comptes du réseau, au niveau global des états financiers de
l’union ou de la fédération, la position agrégée de ces comptes réciproques doit être nulle (en
raison des éliminations des comptes réciproques).
32
N° COMPTE
LIBELLE DEBIT CREDIT
D C
581 Régie d’avance X
181 Compte de liaison avec la mutuelle Z X
33
II. Les provisions financières pour risques et charges sont destinées à couvrir des charges,
des risques et pertes nettement précisés quant à leur objet, et que des évènements survenus ou en
cours rendent probables à la clôture de l’exercice, les provisions pour charges et pertes constatées
à la clôture d’un exercice antérieur, sont reprises si les raisons qui les ont motivées ont cessé
d’exister.
34
CLASSE 4 : Comptes de tiers et de Régularisation
Rubrique 40 (401, 402, 403 ; 408 et 409) : Fournisseurs
Les fournisseurs d’exploitation sont des tiers auxquels la mutuelle a recours pour faire accomplir
les prestations de santé au bénéfice des adhérents.
N° COMPTE
LIBELLE DEBIT CREDIT
D C
60… Compte de charges concernées X
401 Fournisseur W X
Constatation de la dette
401 Fournisseur W X
52… Comptes de trésorerie X
Règlement de la facture
N° COMPTE
LIBELLE DEBIT CREDIT
D C
411 Adhérent X X
701 Cotisations maladie X
35
525 Compte MEC X
411 Adhérent X X
N° COMPTE
LIBELLE DEBIT CREDIT
D C
458 Subvention à recevoir X
Règlement de la subvention
36
donner lieu à des régularisations, soit par l’enregistrement de provisions (montants estimés ou
calculés), soit par l’enregistrement de montants certains attestés par un support externe.
N° COMPTE
LIBELLE DEBIT CREDIT
D C
601 Charge de prestation X
401 Compte du prestataire de santé X
A la réception de la facture du prestataire
13 Résultat de l’exercice X
60 Charges de prestations X
N° COMPTE
LIBELLE DEBIT CREDIT
D C
611 Achats de médicaments X
40…/
Comptes de tiers ou de trésorerie X
52…
Achats de médicaments
37
4… Compte de tiers X
611 Achats de médicaments X
Avoir sur achats
13 Résultat de l’exercice X
X
61 Achat de médicaments fournitures
N° COMPTE
LIBELLE DEBIT CREDIT
D C
65 Autres charges X
521 Compte de trésorerie
X
Comptabilisation de la charge
38
CLASSE 7 : Comptes de Produits des Activités ordinaires
Les comptes de la classe 7 enregistrent les produits de l’activité ordinaire de la mutuelle, de
l’union ou de la fédération. Ils résultent de l’activité principale de fourniture d’une assurance
d’accès aux soins de santé, ou d’une assurance sur toute autre forme des risques sociaux liés à la
personne pour les adhérents.
Les produits peuvent également concerner, à titre accessoire et conformément à la législation en
vigueur, des activités relatives à l’amélioration des conditions de vie ou à l’épanouissement des
membres.
Tous les produits concernant effectivement l’exercice doivent lui être rattachés en application du
principe de spécialisation des exercices. A ce titre, les produits comptabilisés doivent
éventuellement donner lieu à des régularisations, soit par des provisions (montants estimés ou
incertains), soit par l’enregistrement de produits dont le montant est attesté par un support
externe.
N° COMPTE
LIBELLE DEBIT CREDIT
D C
411 Adhérents cotisations sur police maladie X
39
Les subventions d’exploitation ne doivent pas être confondues avec les subventions
d’équilibre (voir fiche du Compte 14). Les abandons de créances consentis en faveur de la
mutuelle par une institution du réseau (autre mutuelle, l’Union ou la Fédération), sont assimilés à
des subventions d’exploitation. Les subventions d’exploitation relèvent d’un contrat par lequel le
montant est déterminé par avance. Elles n’empêchent pas la mutuelle de dégager un excédent ou
une insuffisance l’année de leur versement. Les subventions d’exploitation sont comptabilisées en
recettes ordinaires au Compte 75.
N° COMPTE
LIBELLE DEBIT CREDIT
D C
6… Charge par nature X
PUIS
46 Réseau mutualiste (subventions reçues) X
X
75 Subvention d’exploitation
75 Subvention d’exploitation X
40
LE BILAN
41
PASSIF MONTANT
DETTES FINANCIERES
Emprunts
Autres dettes financières
Dettes de Crédit bail
Comptes de Liaison
Provisions techniques
Autres provisions financières
PASSIF CIRCULANT
Dettes circulantes HAO
Fournisseurs
Adhérents créditeurs
Autres dettes
TRESORERIE PASSIF
Banques, Concours bancaires
42
LE COMPTE DE RESULTAT
43
LE TAFIRE
EXERCICE EXERCICE
LIBELLE N N-1
Excédent ou insuffisance de l'exercice
- Excédent
- Insuffisance
Dotations aux Amortissements des Immobilisations +
Dotations aux Amortissements HAO +
Dotations aux Provisions +
Transfert de charges -
Reprise des amortissements immo d'exploitation -
Reprise des amortissements immo HAO -
Reprise de provisions -
Produits de cession d'immobilisations HAO -
Valeurs comptables cessions des immobilisations +
Reprises hors activités ordinaires (H.A.O) -
Dotations hors activités ordinaires (HAO) +
CAPACITE D'AUTOFINANCEMENT
VARIATION DES STOCKS
Marchandises
Matières et Fournitures consommables
Variation globale nette des Stocks A)
VARIATION DU BFE = (A + B - C)
VARIATION DES COMPTES H.A.O.
Actif circulant HAO
Dettes circulantes HAO
44
TAFIRE EN LISTE EXO N EXO N-1
Trésorerie au 1er janvier A
Trésorerie Actif - Trésorerie passif A
Autofinancement +
Acquisitions -
Charges immobilisées
Immo incorporelles
Immo corporelles
Immo financières
Immo H.A.O.
Cessions d'Immobilisations +
Immo incorporelles
Immo corporelles
Immo financières
Immo H.A.O.
Flux net d'investissement C
45
L’ETATS ANNEXE
L’Etat annexé est donc un document complémentaire au Bilan et au Compte de résultat. Il doit
compléter les informations dans 2 cas :
- Quand le montant est important (significatif) ;
- Quand il permet de se prononcer sur la sécurité financière de la mutuelle.
L’état annexé doit comprendre au minimum les informations suivantes :
1. Les règles et méthodes utilisées (et notamment indiquer que la mutuelle applique une
Comptabilité de trésorerie autorisée par le PCMS) ;
2. Les faits importants de l’exercice dont on dresse les états financiers ;
3. Les mouvements des immobilisations ;
4. Un état détaillé de l’ensemble des placements financiers ;
5. La ventilation des créances et dettes suivant leur échéance (à moins d’un an, et à plus d’un
an) ;
6. Quand elles existent, un tableau détaillé des provisions techniques (risques en cours,
sinistres à payer, et toutes autres provisions techniques rendues obligatoires par la
réglementation) ;
7. Le tableau des engagements reçus et des engagements donnés, et en particulier la liste et
le montant des engagements donnés en faveur des dirigeants ;
8. La ventilation des charges et des produits des opérations techniques
46
- De fournir périodiquement aux utilisateurs, après traitement, des documents de
synthèse.
- et de contrôler l’exactitude des données chiffrées et des procédures de traitement.
L’organisation comptable constitue le fondement de la présentation d’états financiers qui donnent
une image fidèle du patrimoine et de la situation financière de la mutuelle. Elle suppose
l’adoption d’un plan de comptes, le choix de supports et la définition des procédures de
traitement.
4. Plan de comptes
Le plan de comptes des mutuelles, unions et fédérations de mutuelles, est un document qui
donne la nomenclature des comptes à utiliser, par référence au projet de Plan Comptable des
Mutuelles Sociales.
47
II. ORGANISATION DES PETITES MUTUELLES : SYSTEME CMPTABLE
ALLEGE OU SYSTEME DE TRESORERIE DU PCMS
1. Principes de la Comptabilité de Trésorerie des Petites mutuelles
48
Ceux qui ne génèrent pas un encaissement ou un décaissement immédiat, mais qui
auront un effet sur la trésorerie d’un autre exercice (charges payées d’avance ou
produits comptabilisés d’avance, cotisations non acquises) ;
Ou bien ceux qui doivent permettre d’estimer une image économique de la mutuelle
(provision et amortissements), servant de base de calcul pour l’établissement des
ratios de solvabilité.
Ces types de corrections liées à la qualité de l’information financière de synthèse, viennent
s’ajouter aux corrections d’erreurs matérielles ou d’interprétation d’un évènement comptable.
49
Dans l’hypothèse où l’Union ou la Fédération (à laquelle la mutuelle adhère) met à la
disposition de cette mutuelle un système comptable automatisé et une personne de soutien
comptable, ce système permet de procéder à une saisie centralisée des opérations dans un support
comptable automatisé (en partie double). Il en résulte une comptabilisation globalisée des
transactions de la mutuelle, dont le détail figure dans les journaux de fonds (manuels ou sous
tableur).
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