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Cours PCMS

Cours de Comptabilité des Mutuelles de Santé

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Cours de Comptabilité des Mutuelles de Santé

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Mamadou Lamine

SECK

Auditeur financier et Comptable

Au Cabinet CECA
PLAN DU COURS

INTRODUCTION :

TITRE I : Cadre Conceptuel


CHAPITRE I : Objectifs du Plan Comptable des MS
CHAPITRE II : Principes Comptables et Image Fidèle
CHAPITRE III : Méthodes d’Evaluation du PCMS
CHAPITRE IV : Cadre Comptable et Structure du Plan des Comptes
CHAPITRE V : Liste des Comptes
CHAPITRE VI : Terminologie

TITRE II : Contenu et Fonctionnement des Comptes


CLASSE 1 : Comptes des Ressources Durables
CLASSE 4 : Comptes de Tiers et de Régularisation
CLASSE 6 : Comptes de Charges des Activités Ordinaires
CLASSE 7 : Comptes de Produits des Activités ordinaires

TITRE III : Modèles d’Etats Financiers du PCMS


CHAPITRE I : Système Normal du PCMS
CHAPITRE II : Organisation Comptable des Petites Mutuelles

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INTRODUCTION :

Dans les Etats de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), la protection
sociale est assurée par les institutions de prévoyance sociale qui ne couvrent qu’une faible partie
de la population. Pour pallier les difficultés considérables d'accès aux soins de santé primaires et
réduire les effets de leurs conséquences sur la santé des populations, de nombreuses organisations
ont été créées, au cours de ces dernières années, en vue d'assurer une forme de protection sociale
aux populations non couvertes par les systèmes formels de sécurité sociale.
Connues en général sous le terme de « mutuelles sociales », elles se sont développées aussi bien
dans le secteur rural et informel que dans le secteur formel (fonctionnaires, entreprises). Elles
opèrent tant dans le domaine de la santé que dans celui de la prévoyance (décès, invalidité,) et
peuvent être de petite taille (moins de 1000 adhérents) comme de très grande taille (plus de200
000 adhérents).

Le développement de ce mouvement mutualiste a, au cours de ces dernières années, attiré


l’attention des autorités nationales et de la Commission de l’UEMOA. Elles reconnaissent le rôle
prépondérant joué par ces mutuelles dans la politique d’accessibilité des populations aux soins de
santé. Ces organisations mutualistes apparaissent comme un facteur d’atténuation des écarts de
couverture entre le secteur formel et le secteur informel et une alternative crédible aux difficultés
et/ou insuffisances relevées dans le fonctionnement des régimes légaux.

Toutefois, ces structures se développent en dehors d'un cadre légal approprié. Peu d’Etats dans
l’Union ont adopté une loi régissant les mutuelles sociales. Depuis 2005 la Commission de
l’UEMOA, avec le soutien technique et financier du Bureau International du Travail (BIT), a
entrepris d’élaborer un cadre réglementaire sur les mutuelles sociales. Des ateliers nationaux et
sous régionaux ont permis de consulter et d’impliquer les principaux acteurs concernés dans la
mise en place de ce cadre règlementaire. Au terme de ce processus, un dispositif réglementaire sur
la mutualité sociale a été adopté dont un règlement spécifique de l’UEMOA portant création du
Plan Comptable sur les Mutuelles Sociales (PCMS). Celui-ci est le principal outil de gestion
dont disposent les mutuelles sociales en vue de produire une information financière fiable et
harmonisée. Il permet de mesurer leur performance et de contribuer à la pérennité de leurs
Activités. Ce plan comptable s’inspire du SYSCOA et du plan Comptable de référence de
la conférence inter africaine de la prévoyance sociale (CIPRES).

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Pour converger vers les normes IAS/IFRS en matière de présentation des états financiers, il a été
privilégié une présentation en liste du Compte de résultat et du TAFIRE (tableau financier des
ressources et des emplois) dans le plan comptable des mutuelles sociales (PCMS).
i) Ceci se justifie d’abord par le contexte de mise en harmonie du SYSCOA aux nouvelles normes
internationales.
ii) Ensuite la nécessité d’adopter des modèles simples pour la présentation du compte de résultat
et du tableau financier des ressources et des emplois, s’est imposée en raison de la taille modeste
du plus grand nombre des mutuelles sociales.

Le présent plan comptable se compose d’un cadre conceptuel (Titre I), du contenu et du
fonctionnement des comptes (Titre II), et des modèles d’états financiers (Titre III).

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TITRE I : CADRE CONCEPTUEL

CHAPITRE 1 : Objectifs du Plan Comptable des Mutuelles Sociales


Le plan comptable des mutuelles sociales répond aux objectifs suivants :
1.1 Offrir un cadre comptable et juridique adéquat aux différentes mutuelles qui
participent à l’amélioration de l’accès aux soins de santé et au bien-être des
populations ;
1.2 Mettre en évidence la capacité des mutuelles à faire face à leurs engagements vis-à-vis
des adhérents ;
1.3 Permettre d’apprécier les équilibres financiers fondamentaux, notamment l’équilibre
entre les cotisations et les prestations, et la couverture des provisions techniques par
des placements. ;
1.4 Obtenir des données homogènes sur les mutuelles sociales par l’instauration de
pratiques comptables harmonisées dans l’espace UEMOA ;
1.5 Assurer la fiabilité de l’information financière ;
1.6 Inciter le secteur mutualiste à tenir une comptabilité régulière ;
1.7 Favoriser une meilleure efficacité du contrôle des comptes et donner toute garantie de
sincérité, de régularité et de transparence des états financiers ;
1.8 Obtenir une image fidèle du patrimoine, de la situation financière et du résultat des
opérations de chaque mutuelle.

CHAPITRE 2 : Principes Comptables et Image Fidèle


2. A Principes Comptables
Le plan comptable des mutuelles sociales retient les principes comptables :
2.1 De Prudence ;
2.2 De Transparence ;
2.3 D’Importance significative ;
2.4 D’intangibilité du bilan d’ouverture
2.5 De Coût historique ;
2.6 De Continuité de l’exploitation ;
2.7 De Permanence des méthodes ;
2.8 De Spécialisation des exercices ;
2.9 Et de Prééminence de la réalité économique sur l’apparence juridique.

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Il s’agit là des principes généralement admis dans la pratique.

2.1 Prudence :
La prudence est définie comme l'appréciation raisonnable des faits afin d'éviter le risque de
transfert, sur l'avenir, d'incertitudes présentes susceptibles de grever le patrimoine et le résultat de
la mutuelle. Pratiquement, le principe de prudence repose sur l’idée qu’on ne doit pas présenter
une situation meilleure qu’elle ne l’est en réalité. La règle de prudence est destinée à protéger les
utilisateurs externes des états financiers et les dirigeants contre les illusions qui pourraient résulter
d'une image non prudente ou trop flatteuse de la mutuelle.

2.2 Régularité ou Transparence


La transparence est également désignée comme étant le principe de bonne information ou
principe de clarté, ou principe de sincérité ou encore principe de régularité est défini comme la
conformité aux règles et procédures en vigueur, et l'application, de bonne foi, de règles de
prudence, de régularité et des procédures. Pour qu’une comptabilité soit régulière, il faut qu’elle
satisfait aux obligations prévues par le droit et la réglementation, mais également qu’elle respecte
les conditions propres au fonctionnement de la mutuelle. Ce caractère régulier doit en outre
présenter une certaine permanence. La sincérité est l'application de bonne foi des règles de
prudence, de régularité et des procédures en fonction de la connaissance que les responsables des
comptes doivent normalement avoir de la réalité et de l'importance des opérations, événements et
situations. Le principe de sincérité peut être interprété de manière subjective ou objective, selon
qu’on l’apprécie en fonction de la personne qui présente l’information ou en fonction de
l’information elle-même.

2.3 Importance significative ou importance relative :


Ce principe vise l'information pertinente, dont l’omission ou la déformation pourrait
influencer le jugement ou l’opinion du lecteur des états financiers de la mutuelle. Ce principe se
propose de fournir toute information ou élément pouvant influencer le jugement que les
destinataires des documents peuvent porter sur le patrimoine, la situation financière et le résultat
de la mutuelle. Ce principe s’applique notamment dans l’élaboration de l’Etat annexé où la
production de certaines informations n’est requise que si elles ont une importance significative.

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2.4 L'intangibilité du Bilan d'ouverture :
Ce principe consacre la correspondance du Bilan de clôture de l'exercice précédent avec le Bilan
d'ouverture de l'exercice en cours. Il interdit l'imputation, directement sur les capitaux propres
d'ouverture, des incidences des changements de méthodes et des omissions de produits et de
charges des exercices antérieurs, la régularisation de telles opérations devant nécessairement se
faire par l'intermédiaire du Compte de résultat de l'exercice en cours. Le plan comptable des
mutuelles sociales prévoit cependant deux cas où l’imputation se fait directement sur les fonds
propres sans passer par le compte de résultat :
 Exemple 1 : l’incidence d’un changement de réglementation comptable, passage au plan
comptable des mutuelles sociales ;
 Exemple 2 : la correction d’une erreur fondamentale.

2.5 L’évaluation monétaire au coût historique :


Ce principe qui est universellement connu et appliqué présente l’avantage d’être relativement
simple même s’il ne peut être logiquement dissocié du principe de la prudence, particulièrement
lors de l’inventaire. Il est également appelé principe du nominalisme ou principe de la stabilité de
l'unité monétaire. En vertu de ce principe, un bien acquis par la mutuelle ou plus généralement
toute opération sera enregistrée dans les comptes, et ce de façon définitive, au coût d’acquisition
ou au coût de production effectivement supporté, exprimé en unité monétaire légale. On notera
cependant que par dérogation au principe de la méthode du coût historique, les mutuelles peuvent être
autorisées à procéder à des ajustements de valeur dans le cadre d’une réévaluation de leurs comptes.

2.6 La continuité de l’exploitation


Il a été admis dans le cadre de la convention comptable qu’il était possible de procéder à un
découpage de l’activité économique, de la vie de la mutuelle en exercices successifs, étant entendu
que les états financiers annuels devaient être arrêtés en retenant le principe de la poursuite de
l’activité de la mutuelle. Lorsque la mutuelle est en situation de continuité de l'exploitation, les
principes comptables traditionnels comme la permanence des méthodes, l'indépendance des
exercices et l'utilisation des coûts historiques continuent à s'appliquer. Cependant, si la non
continuité était établi, on serait dans ce cas en cessation probable d'exploitation. Les éléments
actifs et passifs du Bilan devraient alors être évalués à leur valeur liquidative.

2.7 La permanence des méthodes


Également appelé principe de fixité, le principe de la permanence des méthodes vise
spécifiquement à assurer la comparabilité dans le temps. Le problème concernant ce principe se

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pose toujours aux mutuelles. C’est dans ce sens qu'il est précisé qu'il est essentiel, pour la
comparabilité des exercices entre eux, la cohérence des informations comptables au cours des
périodes successives et la fiabilité des états financiers, que les méthodes soient observées de façon
constante dans le temps.

2.8 La spécialisation ou l’indépendance des exercices :


L’activité de la mutuelle est découpée en périodes comptables appelées exercices. La
spécialisation ou l’indépendance des exercices trouve son fondement dans le principe
d’établissement de comptes périodiques. Il convient de rappeler que les charges et les produits de
la mutuelle sont constatés de façon continue et confrontés périodiquement afin de dégager le
résultat de ses opérations. Le règlement communautaire dispose que cet arrêté des comptes est
annuel. Le principe de spécialisation des exercices exige que les charges et les produits de chaque
exercice comptable soient imputés à la période au cours de laquelle ils ont pris naissance, à savoir,
pour les produits, lorsqu’ils sont acquis et non pas seulement encaissés, pour les charges,
lorsqu’elles sont engagées et non pas seulement décaissées. Le principe de l’indépendance des
exercices implique donc la tenue d’une comptabilité d’engagement et le rattachement des charges
aux produits.

2.9 La prééminence de la réalité sur l'apparence :


Ce principe résulte d'un arbitrage entre une apparence juridique et une réalité économique.
L'apparence juridique n'est plus un critère absolu et unique d'enregistrement en comptabilité des
opérations. Cela se traduit par la possibilité d'inscrire au Bilan des biens détenus dans le cadre de
contrats de crédit-bail, de concession et de clause de réserve de propriété, et d'inscrire dans
les charges de personnel les prestations payées au titre des services fournis par le personnel
extérieur, non lié à la mutuelle par un contrat de travail.

2. B l’Image Fidèle
L’image fidèle est une résultante de la correcte application des principes comptables. Finalité
de la comptabilité, l'image fidèle est présumée résulter de l'application de bonne foi des règles et
des procédures du plan comptable des mutuelles sociales en fonction de la connaissance que les
responsables des comptes doivent normalement avoir de la réalité et de l’importance des
opérations, des évènements et des situations.
La notion d'image fidèle apparaît comme un test final permettant de juger, à travers
l'application des principes comptables, du degré de signification des documents annuels vis- à- vis
du lecteur des comptes. L'image fidèle est un objectif supposé atteint lorsque les comptes sont

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réguliers et sincères. Si tel n'est pas le cas, des compléments doivent être apportés dans l'Etat
annexé. Dans des cas exceptionnels, des dérogations aux règles de base du Plan Comptable des
Mutuelles Sociales peuvent être appliquées et justifiées dans l'état annexé.

CHAPITRE 3 Méthodes d’Evaluation du PCMS


3.1 Règles Générales d’Evaluation
Les biens acquis par la mutuelle doivent être évalués lors de leur entrée et sortie du patrimoine.
3.2 Valeur d’Entrée
Les immobilisations, les achats et les stocks sont évalués à l’entrée comme suit :
 Biens acquis à titre onéreux :
Le coût réel d’acquisition d’un bien est formé :
- du prix d’achat définitif ;
- des impôts et taxes non récupérables ;
- des charges accessoires rattachées directement à l’opération d’achat ;
- des charges d'installation qui sont nécessaires pour mettre le bien en état d'utilisation.
Contrairement au SYSCOA, les frais accessoires d’achats sont enregistrés dans les
comptes d’achat concernés.
 Biens acquis à titre gratuit:
Les immobilisations transférées gratuitement à l'entreprise ou sous forme de subventions ou de
dons sont enregistrées en comptabilité pour leur valeur actuelle au jour du transfert de
propriété. L’opération est constatée par le truchement du compte 14 Subventions d’investissement pour
les immobilisations. La valeur actuelle est une valeur d'estimation du moment. Elle s'apprécie en
fonction du marché et de l'utilité de l'élément pour l'entreprise. Elle s'analyse en une valeur
d'utilité, c'est- à-dire le prix présumé qu'accepterait de décaisser la mutuelle pour acquérir un bien
dans l'état où il se trouve.
 Biens acquis en monnaie étrangère
Lorsque le coût des immobilisations entrées dans le patrimoine est exprimé en monnaie
étrangère, le coût de ces immobilisations est converti en unité monétaire légale, soit en franc CFA
pour les pays de zone franc au cours du jour de l'acquisition quel que soit le mode de paiement.
Cette valeur est maintenue au Bilan jusqu'à la date de cession ou de disparition des biens.

9
3.3 Valeur de sortie
Les sorties des biens sont évaluées différemment selon qu’il s’agit d’une immobilisation ou d’un
stock.
 Immobilisation : les immobilisations sont évaluées à la valeur nette comptable.
 Stocks :
- Evaluation à l’inventaire : A la clôture de l’exercice, les stocks sont évalués à la
valeur effective du moment, dite valeur actuelle. C’est la valeur d’inventaire. La valeur actuelle à
l’inventaire est comparée à la valeur d’entrée figurant au Bilan :
- si elle est supérieure à la valeur d'entrée, cette dernière est maintenue dans les comptes ;
- si elle est inférieure à la valeur d'entrée, la dépréciation est constatée sous forme de provision.
- Evaluation à la sortie : il ya lieu de distinguer deux catégories de biens :
* les biens qui sont matériellement identifiés et individualisables et ceux qui ne sont pas
interchangeables : ils sont évalués article par article en fonction de leur coût d'entrée ;
* les biens interchangeables (fongibles) : ce sont les articles qui ne peuvent être
individuellement identifiés après leur entrée en magasin. Ils sont évalués soit par la
méthode du premier entré, premier sorti, soit par le coût moyen unitaire pondéré.

CHAPITRE 4 Cadre Comptable et Structure du Plan des Comptes


Les comptes sont identifiés par un numéro et un intitulé. Ils sont utilisés pour enregistrer et
suivre les opérations en comptabilité.

4.1 Répartition des opérations dans les comptes


Le PCMS retient une codification décimale des comptes avec huit (8) classes ayant les codes 1 à
8. Les classes 1 à 5 se rapportent aux comptes du bilan tandis que les classes de 6 à 8 se
rapportent au compte de résultat.
CLASSE 1 : COMPTES DES RESSOURCES DURABLES
Les ressources durables figurent au passif du bilan et comportent les Fonds Mutualistes et les
Dettes Financières.
CLASSES 2 : COMPTES D’ACTIF IMMOBILISE
Elle est composée des comptes de :
- Charges immobilisées ;
- Immobilisations Incorporelles ;
- Immobilisations Corporelles ;
- Immobilisations Financières.

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CLASSE 3 : COMPTES DES STOCKS
Cette classe comprend les comptes de :
- Stocks de médicaments ;
- Stocks de fournitures consommables ;
- En-cours.
CLASSE 4 : COMPTES DE TIERS
Les comptes de tiers correspondent aux créances de l’actif circulant et des dettes du passif
circulant.
CLASSE 5 : COMPTES DE TRESORERIE
Les comptes de trésorerie incluent les titres de placement, les comptes bancaires et les valeurs à
encaisser.
CLASSE 6 : COMPTES DE CHARGES DES ACTIVITES ORDINAIRES
Les comptes de charges des activités ordinaires enregistrent les charges liées aux prestations dont
bénéficient les adhérents ainsi que les charges liées au fonctionnement des activités.
CLASSE 7 : COMPTES DE PRODUITS DES ACTIVITES ORDINAIRES
Les comptes de produits des activités ordinaires regroupent les cotisations versées aux adhérents
et les produits des placements financiers.
CLASSE 8 : COMPTES DES AUTRES CHARGES ET PRODUITS
Cette classe enregistre les charges Hors Activités Ordinaires (HAO) et les produits Hors Activités
Ordinaires(HAO).

4.2 Structure des comptes


La numérotation des comptes du Plan Comptable des Mutuelles Sociales est décimale. La
codification décimale des comptes permet :
- La subdivision des comptes ;
- Le regroupement par grandes familles de comptes des opérations de nature
relativement homogènes ;
- L’alimentation des postes et des rubriques des états financiers de synthèses.
L’utilisation des comptes doit permettre d’obtenir directement les informations nécessaires à
l’établissement des états financiers de synthèse. La codification a été limitée, le plus souvent à
quatre chiffres et parfois à trois chiffres. Toutefois, la possibilité est laissée aux mutuelles, qui le
jugent utile, d'ajouter leur propre codification, plus analytique et éventuellement de tenir compte
des nomenclatures des services de la statistique de chaque Etat de l’Union. La codification du
PCMS utilise des constantes et parallélismes pour organiser les comptes et en facilite la
mémorisation.

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a) Constantes
Le premier et le dernier chiffre du code d’un compte peuvent avoir une signification
particulière.
Rôle du premier chiffre
Le numéro de chacune des classes 1 à 8 constitue le premier chiffre des numéros des comptes. Le
numéro d’un compte divisionnaire commence toujours par celui du compte ou sous compte dont
il constitue une subdivision.
Rôle des terminaisons 1 à 8 dans les comptes à trois chiffres et plus
Dans les comptes dont le numéro est constitué d’au moins trois chiffres, les terminaisons 1 à 8
servent généralement à détailler les opérations subordonnées au niveau immédiatement supérieur.
Aucune signification particulière n’est attachée au zéro en tant que terminaison placée en
troisième ou quatrième position dans la codification des comptes.
Rôle du chiffre 8 en deuxième position dans les comptes
- Le chiffre 8 en 2éme position des immobilisations indique un amortissement ;
*matériel et outillage compte 241 => Amortissement 2841.
Rôle du chiffre 9 en 2éme, 3éme et 4éme position dans les comptes
- Le chiffre 9 en 3éme position des immobilisations indique les immobilisations en
cours
- Le chiffre 9 en 4éme position des immobilisations indique les immobilisations HAO
- Le chiffre 9 en 2éme position indique une provision : comptes 19, 29, 39, etc. ;
- Le chiffre 9 en 3éme position ou 4éme position des comptes de bilan autres que les
immobilisations correspond à un solde inversé par rapport à la nature normale des
comptes de la catégorie :
 Fournisseurs (créditeurs) : 401, 402
 Fournisseurs (Débiteurs) : 409
b) Parallélismes
- Entre charges et produits liés aux activités ordinaires
601 Charges de prestations maladie 701 Cotisations maladie
602 Charges de prestations obsèques 702 Cotisations obsèques
67 Frais financiers 77 Produits financiers
691 Dotations aux provisions 797 Reprises de provisions
-Entre autres charges et produits HAO
Les comptes à deux chiffres à terminaison impaire désignent les charges et ceux à terminaison
paire, les produits.

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81 VCCI 82 PCI
83 Charges HAO 84 Produits HAO
85 Dotations HAO 86 Reprises HAO

4.3 Cadre comptable


Le cadre comptable donne une vue d’ensemble des classes et des comptes principaux, présentés
dans la liste des comptes. Le cadre comptable est divisé en 8 classes représentant :
- Pour les classes de 1 à 5 : les comptes de bilan, y compris le résultat de l’exercice ;
- Pour les classes 6, 7 et 8 : les comptes de gestion comprennent les charges et les
produits qui forment le résultat.
L'établissement des états financiers de synthèse nécessite une répartition des opérations
enregistrées en comptabilité selon des critères généraux de classement :
 au Bilan : classement en fonction de la destination des biens dans la mutuelle (immobilisations,
stocks,…) ; ;
 au Compte de résultat : classement par liste des soldes significatifs de gestion en
fonction de la nature des charges et des produits constitutifs du résultat de l'exercice ;
 au TAFIRE : classement par liste en faisant ressortir la variation de trésorerie du début à la fin
de trésorerie.

CHAPITRE 5 – Liste des Comptes

(Voir Plan Comptable)

CHAPITRE 6 – Terminologie

Achats:
Ce terme désigne les acquisitions de biens et services, ou de titres ou de valeurs de placements.
Toutefois, le compte Achats est réservé à l’enregistrement des prestations et des biens liés au
cycle d’exploitation de la mutuelle. Le compte Achats n’enregistre pas les achats d’immobilisation
qui sont comptabilisés dans les comptes appropriés.

Actif :
Il s’agit d’une masses (ou un des sous totaux) du bilan qui regroupe les éléments :
- Destinés à servir de façon durable à l’activité de l’entreprise ;
- Et qui ne se consomment pas par le premier usage.

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Leur durée d'utilisation est, a priori, supérieure à un an. Certains biens de faible valeur ou de
consommation très rapide (moins d'un an), ne peuvent pas être classés en actif immobilisé. L'actif
immobilisé se compose d'immobilisations incorporelles, corporelles et financières. Il ne se
confond pas avec la notion de « Formation brute de capital fixe » de la Comptabilité nationale,
même si les critères de durée d’utilisation sont les mêmes.

Activités Ordinaires :
Opérations assumées par la mutuelle, correspondant à son objet social dans les conditions
normales d’exploitation, qui se reproduisent de manière récurrente à structure et qualité de
gestions similaires.

Amortissement Comptable :
Amoindrissement de la valeur d'une immobilisation qui se déprécie de façon certaine et
irréversible avec le temps, l'usage ou en raison du changement de techniques, de l'évolution des
marchés ou de toute autre cause. Du fait des difficultés de mesure de cet amoindrissement,
l'amortissement procède d'une répartition programmée selon un plan d'amortissement du coût du
bien sur sa durée probable d'utilisation par la mutuelle. Toute modification significative des
conditions d'utilisation du bien justifie la révision du plan d'amortissement en cours d'exécution.
Le montant amortissable est égal à la différence entre la valeur d'entrée du bien et sa valeur
résiduelle probable à l'issue de la période d'utilisation prévue. À ne pas confondre avec
l'amortissement du capital ni avec l'amortissement d'un emprunt, lequel signifie remboursement.

Amortissement d’un Emprunt :


Remboursement d'une fraction ou de la totalité d'une somme empruntée. L’amortissement d’un
emprunt est souvent qualifié d'amortissement financier, par distinction d'avec l'amortissement
comptable.

Avoirs en Numéraire :
Somme détenue en espèces (en argent) par la mutuelle. Le numéraire est toute monnaie qui a un
cours légal dans le pays (franc CFA dans la zone UEMOA) et une valeur pécuniaire.

Cadre Comptable :
Résumé du plan de comptes présentant les différentes classes de comptes, et pour chaque classe,
la liste des principaux comptes (à deux chiffres).

14
Le cadre comptable ne se confond pas avec le plan de comptes, établi lui-même par référence
avec ce cadre comptable. Le cadre comptable donne une vue globale de la codification des
comptes.

Charge:
Emplois définitifs ou consommations de valeurs, décaissés ou à décaisser, par la mutuelle:
- soit en contrepartie de marchandises, approvisionnements, travaux et services
consommés par la mutuelle, ainsi que des avantages qui leur ont été consentis ;
- soit exceptionnellement, sans contrepartie directe.
Les charges comprennent également pour la détermination du résultat de l’exercice :
- les dotations aux amortissements et aux provisions ;
- La valeur comptable des éléments d’actif cédés, détruits ou disparus.
Les charges sont distinguées, selon leur nature, en charges d'exploitation, charges financières ou
charges hors activités ordinaires.

Classe de Comptes :
Principales divisions du cadre comptable, les classes regroupent les comptes par catégories
homogènes. Les huit classes de la comptabilité générale comprennent :
- Les classes de comptes de situation ;
- Et les classes de comptes de gestion.

Comptes de bilan :
Les opérations concernant le bilan sont réparties dans les cinq classes de comptes suivantes :
Classe 1 : comptes de ressources durables
Classe 2 : comptes d’actif immobilisé
Classe 3 : comptes de stocks
Classe 4 : comptes de tiers
Classe 5 : compte de trésorerie

Comptabilité de trésorerie :
Modalités de comptabilisation des opérations dérogatoires par rapport aux normes comptables de
droit commun (les IAS pour « International Accounting Standards »). Ces modalités basées sur
l’enregistrement des recettes et des dépenses – ne sont admises que pour les très petites mutuelles
dont les cotisations reçues annuellement et le nombre d’adhérents, ne dépassent pas certains

15
seuils. Cette comptabilité de trésorerie répond toutefois à des conditions de forme et de fond.

Comptabilité d’Engagement :
Une comptabilité qui tient compte de toutes les charges et de tous les produits engagés au titre
d’un exercice social, quelle que soit la date de règlement de la charge ou d’encaissement du
produit. Elle s’oppose à la comptabilité de trésorerie.

Comptabilité en partie double :


Règle conventionnelle de fonctionnement des comptes en vertu de laquelle tout mouvement ou
variation enregistré dans la comptabilité de la mutuelle est représenté par une écriture qui établit
une équivalence entre ce qui est porté au crédit et ce qui est porté au débit des différents comptes
affectés par cette écriture. Par convention, les comptes de l'actif du bilan et les comptes de
charges sont des emplois augmentant par inscription au débit et diminuant par inscription à leur
crédit. De même, les comptes du passif du bilan et les comptes de produits sont des ressources
augmentant par inscription au crédit et diminuant par inscription à leur débit

Cotisation :
C'est une somme d'argent déterminée, périodiquement versée par l'adhérent au système de micro
assurance santé, pour pouvoir bénéficier de ses services et en faire bénéficier ses ayants droit. Le
montant de cotisation payé par une famille peut dépendre du nombre de personnes couvertes, de
leurs caractéristiques (âge, sexe, lieu d'habitation, profession) et du revenu de la famille. Les
cotisations sont la principale ressource financière du système et doivent lui permettre de couvrir
ses coûts: dépenses liées à la prise en charge des dépenses de santé, frais de fonctionnement,
constitution de réserves financières, etc. La cotisation peut aussi être appelée «prime». Ce terme
est principalement utilisé par les sociétés d’assurances commerciales.
La cotisation d'un individu est égale à la somme des cotisations calculées pour chaque service de
santé. La cotisation individuelle correspondant à un service de santé, est elle-même la somme de
plusieurs éléments: la prime pure corrigée, la charge de sécurité, les coûts unitaires de
fonctionnement et l’excédent unitaire.

Cotisations maladies :
Somme d’argent déterminée, versée périodiquement par l’adhérent d’une mutuelle de santé, qui
donne droit aux prestations maladie.

16
Cotisations obsèques :
Somme d'argent déterminée, versée périodiquement par l'adhérent d’une mutuelle sociale,
donnant droit aux prestations obsèques en cas de décès de la personne couverte.

Droit d’Adhésion :
C'est une somme d'argent versée par le nouvel adhérent au moment de son inscription au
système de micro assurance santé. Elle couvre les frais administratifs et n'est pas récupérable en
cas de démission. Le droit d'adhésion est également appelé droit d'entrée, d'inscription ou
d'admission.

Dotations aux Amortissements :


Charges calculées relatives à la constatation de la dépréciation des immobilisations
amortissables. Elles sont distinguées selon leur nature d'exploitation, financière ou hors activités
ordinaires.

Dotations aux provisions :


Charges calculées relatives à la constatation :
- Des pertes de valeurs probables de certains éléments de l’actif ;
- des risques généraux que des événements survenus ou en cours rendent
probables, nettement précisés quant à leur objet et dont la réalisation est incertaine.
Elles sont distinguées selon leur nature d'exploitation, financière ou hors activités ordinaires.

Exercice :
Découpage de l'activité de l'entreprise en périodes de douze mois. L'exercice comptable coïncide
avec l’année civile pour les mutuelles de l’UEMOA.

Etas financiers de synthèse:


États périodiques établis pour rendre compte du patrimoine, de la situation financière et du
résultat de la mutuelle. Formant un tout indissociable, ils comprennent le bilan, le compte de
résultat, le tableau financier des ressources et des emplois de l'exercice et l'État annexé.

Ecarts de Réévaluation :
C’est la différence entre la valeur réévaluée et la valeur nette comptable d'un élément non
monétaire réévalué. Il est inscrit distinctement dans les Fonds Mutualistes au passif du bilan.
L'écart de réévaluation n'a pas la nature d'un résultat, et ne peut être utilisé à compenser les pertes

17
de l'exercice de réévaluation. Il n'est pas distribuable ; il peut être incorporé en tout ou partie au
capital.

Etat Annexé :
L'un des quatre états financiers du Système normal (et l’un des trois du Système allégé). L'État
annexé complète, explicite et commente, pour autant que de besoin, les éléments fournis par les
trois (ou les deux) autres états. Il fait mention des méthodes particulières utilisées, le cas échéant,
et de tous les éléments d'ordre comptable ou financier contribuant à améliorer l’obtention d'une
image fidèle.

Fournisseurs :
Une personne physique ou une entité commerciale, qui agit à titre habituel avec la mutuelle,
comme un intermédiaire qui l’approvisionne en biens durables ou en biens consommables, ou
Comme un prestataire de soins de santé.

H.A.O. (Hors Activités Ordinaire) :


Activités Extraordinaires ou Hors Activités Ordinaires. Opérations et événements distincts des
activités ordinaires de la mutuelle et n'étant pas en conséquence censés se reproduire de manière
fréquente ou régulière. La distinction entre activités ordinaires et activités extraordinaires revêt
une importance dans la définition et le classement des postes des états financiers de synthèse ainsi
que dans le calcul du résulta.

Image fidèle :
Finalité de la comptabilité, l'image fidèle est présumée résulter de l'application de bonne foi des
règles et des procédures du PCMS en fonction de la connaissance que les responsables des
comptes doivent normalement avoir de la réalité et de l'importance des opérations, des
événements et des situations. L'image fidèle est un objectif supposé atteint lorsque les comptes
sont réguliers et sincères. Si tel n'est pas le cas, des compléments doivent être apportés dans l'État
annexé. Dans des cas exceptionnels, des dérogations aux règles de base du PCMS doivent être
pratiquées et justifiées dans l’état annexé.

Immobilisations :
Éléments corporels et incorporels destinés à servir de façon durable à l'activité de la mutuelle. Ces
éléments ne se consomment pas par le premier usage. A priori, leur durée est de plus d'un an.
Certains biens de peu de valeur ou dont la consommation est très rapide peuvent être considérés

18
comme entièrement consommés dans l'exercice de leur mise en service et, par conséquent, ne
peuvent pas être classés dans les immobilisations. Il est utile de distinguer les immobilisations
d’exploitation des immobilisations HAO.

Immobilisations en cours :
Une immobilisation non encore mise en service, ou non encore réceptionnée à la clôture de
l’exercice.

Immobilisations HAO :
Éléments corporels qui n’ont pas été acquis par la mutuelle, car ils ne sont pas détenus pour les
activités ordinaires (principales ou accessoires) de la mutuelle, mais reçus au titre de libéralités, ou
de dons.

Institutions de prévoyance sociale :


Les institutions de prévoyance sont des organismes privés à but non lucratif proposant des
produits d’assurance.

Journal (ou livre journal) :


Livre coté et paraphé par les autorités compétentes dans chaque État, dont la loi impose la tenue
à tout commerçant. Il est destiné à enregistrer, sans blanc ni altération, dans un ordre
chronologique, tous les mouvements affectant le patrimoine de la mutuelle ou de l’entreprise.
Selon son organisation comptable propre, la mutuelle peut utiliser des journaux auxiliaires.

Mutuelles Sociales :
Groupements qui, essentiellement au moyen des cotisations de leurs membres, se proposent de
mener, dans l’intérêt de ceux-ci et de leurs ayants droit, une action de prévoyance, d’entraide et de
solidarité visant la prévention des risques sociaux liés à la personne et la réparation de leurs
conséquences.

Organisation Comptable :
Ensemble de procédures administratives et comptables mises en place dans la mutuelle pour
satisfaire aux exigences de régularité, de sincérité, assurer l'authenticité des écritures, de façon à ce
que la comptabilité puisse servir à la fois d'instrument de mesure des droits et obligations des
adhérents et des partenaires de la mutuelle, d'instrument de preuve et d'information des tiers.
Pour ce faire, l’organisation comptable doit assurer :

19
- Un enregistrement exhaustif au jour le jour et sans retard des informations de base ;
- Le traitement en temps opportun des données enregistrées ;
- La mise à la disposition des utilisateurs des documents requis dans les délais légaux
fixés pour leur délivrance.

Prestations :
Transfert (en espèces ou en nature) versé à un particulier ou un ménage sur la base d'un droit ou
d'un besoin/d'une nécessité.

Prestations maladies :
Transfert versé aux personnes protégées lorsque leur état nécessite des soins médicaux de
caractère préventif ou curatif.

Prestations obsèques :
Transfert versé aux survivants (veuf (ve), enfants) pour couvrir les frais d’obsèques. A titre
illustratif, les prestations obsèques peuvent comprendre tout ou partie des éléments ci-après : le
matériau pour la composition du cercueil, la mise à disposition des moyens humains et logistiques
pour l’organisation des obsèques et l’accomplissement des démarches administratives ; le
transport du corps, le corbillard avec le nombre de porteurs ; la présence d’un maître de
cérémonie; la toilette et l’habillage du défunt; la réalisation de soins de conservation ou la mise à
disposition de matériel réfrigérant; l’ouverture et la fermeture de la sépulture existante ou le
creusement d’une fosse ; la prise en charge des taxes diverses.

Prévoyances Sociales :
C'est une attitude qui consiste à prendre à l'avance un certain nombre de mesures, à
s'organiser pour pouvoir faire face à la survenue future d'un risque. Exemples: stocker des
denrées alimentaires en prévision d'une sécheresse ou d'une pénurie, épargner en vue d'un
mariage, etc.

Principes Comptables :
La comptabilité moderne est conventionnelle. Pour assurer sa fonction de communication, elle a
établi des postulats généralement admis pour l'établissement des états financiers. Le PCMS retient
Huit (8) principes comptables énumérés ci-dessus.

20
Produits :
Sommes ou valeurs reçues ou à recevoir :
- soit en contrepartie de la fourniture par la mutuelle de services, biens ou travaux, ainsi
que des avantages qu’elle a consentis ;
- soit en vertu dune obligation légale existant à la charge d’un tiers ;
- Soit exceptionnellement sans contrepartie.
Les produits comprennent également pour la détermination du résultat de l'exercice :
- La production stockée au cours de l’exercice ;
- La production immobilisée ;
- Les reprises sur amortissements et provisions ;
- Le prix de cession d’éléments d’actifs cédés, détruits ou disparus ;
- Le transfert de charge.

Produits Financiers :
Produits à caractère financier qui ne proviennent pas directement de l'activité principale d'une
mutuelle ou de son principal objet. Les produits financiers sont généralement issus des revenus
de titres de placement, des escomptes de paiement, des intérêts de prêt, notamment.

Protection Sociales
C'est un terme générique couvrant l'ensemble des garanties contre la réduction ou la perte de
revenu en cas de maladie, de vieillesse, de chômage ou d'autres risques sociaux, incluant la
solidarité familiale ou ethnique, l'épargne individuelle ou collective, l'assurance privée, les
assurances sociales, la mutualité, la sécurité sociale, etc. (D'après le thésaurus du Bureau
International du Travail, Genève, 1991).

Provisions Techniques :
L’article 8 du règlement d’exécution sur les règles prudentielles définit les provisions
techniques de la manière suivante : « les provisions techniques sont constituées par :
- la provision pour risques en cours, destinée à couvrir les risques et les frais afférents à la période
comprise entre la date de l'inventaire et la prochaine échéance de cotisation ;
- la provision pour prestations à payer, représentant la valeur estimative des dépenses en principal
Et en frais nécessaires au règlement de tous les sinistres survenus après la clôture d’un exercice
suivant ;
- toutes autres provisions techniques qui peuvent être fixées par la Commission de
l'UEMOA ».

21
En assurance maladie, le terme de « provisions techniques » sert à distinguer les engagements vis-
à-vis des adhérents et des bénéficiaires des prestations couvertes par la mutuelle. Ce type de
provisions se distingue des provisions réglementées, des provisions pour risques, et des
provisions pour dépréciations.

Provisions pour prestations maladie à payer :


La provision pour prestations maladie à payer est une estimation faite à la clôture de
l’exercice, qui concerne les prestations maladie de la mutuelle, et qui sert à couvrir des
charges certaines mais non maîtrisées dans leur montant (prestations tardives mais non encore
déclarées). C’est la valeur estimative des dépenses maladie encourues, pour les dossiers non
liquidés à la date de l’inventaire. Elle est calculée exercice par exercice. Cette provision constitue
une estimation. Elle est évaluée dossier par dossier. Elle est destinée à couvrir le coût des dossiers
des maladies survenues au cours de l’exercice inventorié mais non encore déclarées à la mutuelle à
la date d’inventaire.

Provision Mathématique
La provision mathématique est une estimation faite à la clôture de l’exercice, et qui concerne
certaines catégories de prestations de la mutuelle. La provision mathématique est la différence
entre la valeur actuelle de l’engagement pris par la mutuelle (prestation garantie) et la valeur
actuelle de l’engagement de l’adhérent (cotisations à payer). Elle est calculée selon les techniques
actuarielles propres à chacun des risques garantis d’après une table de mortalité, un taux d’intérêt
technique et des chargements de gestion.

Provisions pour risques en cours :


La provision pour risques en cours est destinée à couvrir, pour l’ensemble des contrats en cours
des adhérents, la charge des sinistres et des frais afférents, pour la période comprise entre la date
de l'inventaire et la prochaine échéance de cotisation (lorsque le contrat annuel n’échoit pas à la
date de l’inventaire).

Ressources durables :
Les ressources durables sont une masse qui figure au passif du bilan. Elles sont composées des
Fonds Mutualistes et des Dettes financières.

Reprises de Provisions :
Réajustement de dotations aux provisions qui ont été antérieurement constituées, lorsque les

22
raisons qui les ont motivées ont cessé d’exister.

Règles Spécifiques d’évaluation :


Dans le Plan Comptable des Mutuelles Sociales, il existe des provisions dites « techniques ». Cette
dénomination permet de distinguer les engagements vis-à-vis des adhérents et des bénéficiaires
des prestations couvertes par la mutuelle, des engagements usuels couverts par les provisions
pour dépréciation, les provisions réglementées, etc. Aussi, le contenu et les modalités de calcul de
ces provisions techniques édictées par le règlement d’exécution sur les règles prudentielles sont
Appelées « Règles spécifiques d’évaluation ».

Registre :
Un livre comptable où on enregistre tous les évènements comptables, c’est-à-dire toutes les
opérations comptables au débit ou au crédit.

Soins de santé primaires :


Les soins de santé primaires sont des soins de santé essentiels rendus universellement
accessibles aux individus et aux familles au sein de leur communauté par des moyens
acceptables pour eux et à un coût que les communautés et le pays puissent assumer.
Ils font partie intégrante tant du système de santé national, dont ils sont la cheville ouvrière, que
du développement économique et social d’ensemble de la communauté.

Solde Inversé :
Compte qui présente un solde de même montant, mais dans le sens algébrique contraire :
- si le solde observé est créditeur, alors le solde inversé sera débiteur ;
- si le solde observé est débiteur, alors le solde inversé sera créditeur.

Stocks :
Ensemble des biens ou des services qui interviennent dans le cycle d'exploitation des activités
accessoires (à l’assurance santé) de la mutuelle. Ces biens ou services peuvent être :
- Soit vendus en l’état ou au terme d’un processus de production à venir ou en cours ;
- Soit consommés en général au premier usage.
On distingue les stocks proprement dits des en-cours. Les stocks proprement dit comprennent :
- Les approvisionnements : matières premières et fournitures, matières consommables
et fournitures ;
- Les produits : produits intermédiaires, produits finis, produits résiduels ;

23
- Les médicaments et consommables et médicaux.
Les stocks peuvent être directement inventoriés par rapport à une nomenclature. Les en-cours
sont des biens ou des services en cours de formation au travers du processus de production. Ils
peuvent être inventoriés par assimilation conventionnelle à d'autres biens de la nomenclature ou
par inscription sous une rubrique « non ventilable» de cette nomenclature. Le stock outil, en
bonne gestion, doit être incorporé dans les immobilisations plutôt que dans les actifs circulants.

Système Allégé :
Système comptable applicable aux petites mutuelles, dont la taille appréciée à partir des 2 critères
relatifs au montant des cotisations encaissées et du nombre d’adhérents, ne justifie pas
nécessairement le recours au Système normal.

Système Normal :
Système comptable applicable aux mutuelles soumises à l'obligation de tenue de comptabilité et
qui ne remplissent pas les conditions du système Allégé.

SYSCOA : Système Comptable Ouest Africain


Le Système Comptable Ouest Africain a été adopté par le règlement n°04/96/CM/UEMOA, et
modifié par le règlement n° 07/2001/CM/UEMOA, portant adoption d’un référentiel commun
au sein de l’UEMOA dénommé SYSCOA.

TAFIRE : Tableau Financier des Ressources et Emplois


État financier de synthèse faisant partie des états financiers annuels. Il retrace les flux de
ressources et les flux d'emplois de l'exercice. Le TAFIRE fait apparaître, pour l'exercice, les flux
d'investissement et de financement, les autres emplois et ressources financiers et la variation de la
trésorerie.

Tiers:
Une personne physique ou une entité, qui est étrangère à la mutuelle : elle ne fait ni partie des
adhérents, ni des bénéficiaires, ni du personnel, ni des organes de gouvernance et de contrôle.

Trésorerie:
Ce sont les liquidités de l’entreprise, ses disponibilités détenues en caisse ou en banque, et par
extension.

24
Valeur d’Entrée
Il s’agit de la valeur utilisée pour enregistrer au plan comptable, l’entrée dans le patrimoine de la
mutuelle soit d’une immobilisation, soit d’un achat, soit d’un stock.

Valeur de sortie :
Il s’agit de la valeur utilisée pour enregistrer au plan comptable, la sortie du patrimoine de la
mutuelle soit d’une immobilisation, soit d’un stock.

TITRE II CONTENU ET FONCTIONNEMENT DES COMPTES


Quelques comptes (classe 1, classe 4, classe 6 et classe 7) ont été illustrés en guise d’exemple pour
démontrer leur contenu et leur fonctionnement.

CLASSE 1 : Compte des Ressources Durables


Les comptes de la classe 1 enregistrent les ressources de financement mises à la disposition de la
mutuelle (ou de l’union ou de la fédération) de façon durable et permanente par les adhérents, les
Structures faîtières, le fonds de garantie et les tiers.
Ces comptes regroupent :
 Les fonds propres et assimilés à la somme algébrique des rubriques suivantes :
 Fonds Mutualistes ;
 Réserves ;
 RAN (créditeur ou débiteur) ;
 Résultat Net de l’exercice ;
 Subventions d’investissement ;
 Provisions réglementées.
 Les emprunts et dettes assimilées ;
 Les dettes de crédit-bail et contrats assimilés ;
 Les comptes de liaison avec les membres du réseau (mutuelles, union ou fédération) ;
 Les provisions techniques ;
 Et les provisions financières

25
Rubrique 10 (de 101 à 106) : fonds Mutualistes
Ce compte (10) retrace les droits d’adhésion versés par les mutualistes, ainsi que les dons et legs
reçus de personnes physiques et morales.

N° COMPTE
LIBELLE DEBIT CREDIT
D C
521 Banque locale X
ou
525 Banque Mutuelle d’épargne et de Crédit X
X
101 Droit d’adhésion
A l’adhésion d’un mutualiste

521 Banque locale X


ou
525 Banque Mutuelle d’épargne et de Crédit X
X
1021 Dons et legs en numéraire reçus par la
mutuelle
Dons et Legs en numéraire

23 Bâtiments X
1022 Dons et Legs en nature reçus par la mutuelle X
Dons et legs en nature (exemple d’un
immeuble)

Rubriques 11 (111 à 118) : Les Réserves


Les réserves correspondent à des excédents nets laissés à la disposition de la mutuelle
(respectivement de l’Union ou de la Fédération). L’obligation de constituer des réserves résulte
des dispositions statutaires et règlementaires (confère règlement sur les règles prudentielles). Les
réserves légales sont destinées à constater l’obligation annuelle de constitution d’un fonds de
réserve, en application des dispositions légales (confère article 16 du règlement d’exécution sur les
règles prudentielles). Le fonds d’établissement est constitué par affectation d’une partie des
réserves suivant l’article 18 du règlement d’exécution sur les règles prudentielles.

26
N° COMPTE
LIBELLE DEBIT CREDIT
D C
131 Résultat Net excédent X
112 Réserves statutaires X

Affectation de l’excédent
11 Réserves X
Report A Nouveau Débiteur
129 X
Ou Ou
139 Insuffisances nettes X

Amortissements des pertes

Rubrique 12 (121 et 129): Report A Nouveau (RAN)


Le report à nouveau correspond au montant :
1. Soit des excédents d’exercices antérieurs dont l’affectation a été reportée, et qui ont été
laissé à la disposition de la mutuelle ;
2. soit des insuffisances constatées à la clôture d’exercices antérieurs qui n’ont pas
été compensées par des prélèvements opérés sur les excédents, les réserves ou les fonds
mutualistes. Le fonctionnement de ce compte est subordonné à la décision exclusive de
l’assemblée générale des adhérents statuant sur l’affectation de l’excédent de l’exercice
précédent, ou sur le sort des insuffisances constatées à la clôture de l’exercice précédent.

N° COMPTE
D C LIBELLE DEBIT CREDIT

131 Résultat net-Excédent X


121 RAN Créditeur X

Répartition des Excédents

129 RAN Débiteur X


139 Résultat Net-Insuffisant X

Affectation du résultat

27
Rubrique 13 (130, 131, 132, 135, 138 et 139) : Résultat Net de l’Exercice
Le résultat net (excédent ou insuffisance de l’exercice) peut être défini de deux façons:
- différence entre les produits et les charges de la période ;
- variation des fonds propres entre l’ouverture et la clôture de l’exercice.
L’excédent (ou l’insuffisance) est inscrit au passif du bilan, sur la ligne correspondante.
L’affectation de l’excédent (ou de l’insuffisance) d’un exercice N est exclusivement décidée par
l’assemblée générale au cours de l’exercice suivant (N+1). L’assemblée générale doit se réunir au
plus tard le 30 juin de l’année N+1, conformément à l’article 44 du règlement portant création
des Mutuelles Sociales. Le compte 13 est donc soldé lors de la comptabilisation de cette
affectation, dans les enregistrements comptables de l’exercice N+1.

N° COMPTE
D C LIBELLE DEBIT CREDIT

7… Compte de la classe 7 X
8… Compte de la classe 8 Créditeur X
6… Compte de la classe 6 X
8… Compte de la classe 8 Débiteur X
Soit par
1309 Résultat en instance-insuffisance X
Soit par
1301 Résultat en instance-Excédent X
Clôture de l’exercice
PUIS 130 Résultat net en Instance
Par 139 résultat net- insuffisant de l’exercice
(au débit) OU
Par 1309 Résultat net – Excédent de l’exercice
(au Crédit)

112 Réserves Statutaires X


ou OU
12 RAN Créditeur (excédentaire) X
139 Résultat net-insuffisance de l’exercice X

Importations des pertes

28
131 Résultat net – Excédent de l’exercice X
11… Réserves X
121 RAN Créditeur (Excédentaire) X
Affectation du résultat excédentaire

Rubrique 14 (141, 142, 143, 145 et 148) : Subventions d’investissement


Les subventions d’investissement sont des aides financières non remboursables accordées aux
mutuelles, aux unions ou aux fédérations de mutuelles :
- soit pour l’acquisition des valeurs immobilisées (subvention d’équipement),
amortissable ou non amortissables ;
- soit pour le financement d’activités à long terme (Projet clairement identifié).

Point de contrôle :
Afin de garantir l’équilibre global des subventions d’investissement avec le cumul
des immobilisations subventionnées, il faut exclure l’enregistrement créditeur en
subvention d’investissement lorsque leurs contreparties seraient des immobilisations en cours.
Les sommes reçues pour les immobilisations non encore mises en service (ou immobilisations en
cours) pourront rester inscrites dans un compte de « 472 – Compte d’attente créditeur ». C’est
après la mise en service de ces immobilisations – qui démarre le plan d’amortissement – que les
sommes seront inscrites en subvention d’investissement. En fin d’exercice, la dotation aux
amortissements correspondant aux immobilisations amortissables acquises au moyen de la
subvention, est reprise. Cette reprise se fait suivant le schéma comptable figurant au paragraphe 3
ci-dessous, pour la contre-valeur de la dotation aux amortissements du bien concerné. Les
subventions qui ont servi à acquérir un bien non amortissable (par exemple un terrain), ne sont
pas reprises (leur valeur n’est pas réduite). En conséquence, le point de contrôle permet toujours
d’avoir l’égalité en francs nominaux entre la valeur nette d’une immobilisation subventionnée et le
montant de la subvention qui a permis de procéder à son acquisition.

29

COMPTE LIBELLE DEBIT CREDIT
D C
2… Compte d’immobilisation par nature X
145 Subventions d’investissement des OI X

Transferts gracieux d’immobilisation à la


mutuelle (respectivement Union ou
Fédération)
452 Institution internationale d’appui à la mutuelle - X
subvention à recevoir
145 Subventions d’investissement des OI X

Subventions à Recevoir
145 Subventions d’investissement des OI X
785 Reprise subvention d’investissement X

A la clôture de l’exercice
Ce point de contrôle ne vaut que pour les biens
réceptionnés/mis en service et amortissables.

Rubrique 15 (153, 154 et 158) : Provisions Réglementées


Les provisions réglementées sont des provisions à caractère purement fiscal,
comptabilisées en fonction de dispositions légales. Les textes de création du Fonds National
de Garantie qui seront édictés par la Commission de l’UEMOA, fixeront les modalités de
constitution de la provision au FNG de chaque mutuelle, union ou fédération.


COMPTE LIBELLE DEBIT CREDIT
D C
854 Dotations aux provisions réglementées X
158 Autres provisions réglementées X

Augmentations de la Provisions

158 Autres provisions réglementées X


864 Reprise de provisions réglementées X

Diminution de la provision

30
Rubrique 16 (161, 162, 163, 164, 165, 166 et 168) : Emprunts et Dettes Assimilées
Les emprunts et les dettes assimilées sont des ressources financières externes, contractées
auprès de banques, d’établissements de crédit, du fonds national de garantie, ou de tiers divers
(notamment les unions ou les fédérations de mutuelles), qui sont affectées de façon durable
au financement de l’exploitation ou des moyens de production.

N° COMPTE
LIBELLE DEBIT CREDIT
D C
521 / Compte financier concerné X
525
162 Emprunt auprès des établissements de X
crédit
Déblocage de la trésorerie
162 Emprunt auprès des étblmts de crédit X
67 Frais Financiers X
521 /5 Compte de trésorerie X
25
A l’échéance du remboursement
Les intérêts échus sont remboursés avec le capital dû

671 Intérêts des emprunts X


1661 Intérêts courus sur emprunt X

A la clôture de l’exercice, détermination des


intérêts courus mais non échus

1661 Intérêts courus sur emprunt X


6712 Intérêts des emprunts X

A l’ouverture de l’exercice

31
Rubrique 17 (172, 173 et 176) : Dettes de crédit bail et contrat assimilés
Ce compte enregistre le montant correspondant à la valeur d’entrée du bien acquis par contrat de
crédit bail.

N° COMPTE
LIBELLE DEBIT CREDIT
D C
241 Matériel et Outillage X
176 Emprunt Crédit-bail immobilier X

A la réception du bien acquis par contrat de


crédit bail mobilier

632 Redevance de crédit -bail X


521 Banque X

Au versement de redevances mensuelles

Rubrique 18 (181, 182, 183) : Comptes de liaison avec les mutuelles membres du
réseau, avec l’union ou la fédération
1. Les opérations de prêt à court terme, faites entre mutuelles du même réseau, pour
des besoins de gestion d’encaisse, ne doivent pas figurer dans les comptes de liaison. Elles
s’enregistrent au moyen des comptes « 271 – Prêts aux membres des institutions du réseau » et «
46- Institutions du réseau »
2. Les comptes de liaison sont essentiellement utilisés pour les transactions entre les mutuelles
sociales du même réseau et entre les mutuelles et l’union ou la fédération. Dans ce cas,
l’utilisation de ces comptes de liaison permet d’établir des règles de contrôle simples.
2a) En fin d’exercice, le montant du compte de liaison 18 d’une mutuelle doit être
réciproque au montant du compte 18 de l’autre mutuelle du même réseau (ou de l’union ou de la
fédération).
2b) En cas de consolidation des comptes du réseau, au niveau global des états financiers de
l’union ou de la fédération, la position agrégée de ces comptes réciproques doit être nulle (en
raison des éliminations des comptes réciproques).

32
N° COMPTE
LIBELLE DEBIT CREDIT
D C
581 Régie d’avance X
181 Compte de liaison avec la mutuelle Z X

A la réception d’un chèque en faveur de la


mutuelle

521 Compte de trésorerie X


581 Régie d’avance X

A l’encaissement des fonds

Rubrique 19 (190, 191, 194, 196 et 198): Provisions Techniques et Financières


Ce compte reçoit les provisions techniques sur les produits d’assurance maladie, ainsi que les
Provisions financières.
I. Les provisions techniques sont des provisions établies par le règlement d’exécution sur les
règles prudentielles (RP) en son article 36. Les provisions techniques sont inscrites au passif du
bilan parmi les ressources durables. Les provisions techniques concernent les charges prévisibles
relatives à l’exécution des contrats entre la mutuelle et les assurés.
1. La provision pour prestations à payer représente la valeur estimative des dépenses en
principal et en frais nécessaires au règlement de tous les sinistres survenus après la clôture de
l’exercice, et sur l’exercice suivant (voir tableau de détermination de la provision pour prestations
à payer dans les règles d’évaluation).
2. La provision mathématique est la différence entre la valeur actuelle de l’engagement
pris par la mutuelle (prestation garantie) et la valeur actuelle de l’engagement de l’adhérent
(cotisation à payer). Elle est calculée selon les techniques actuarielles propres à chacun des risques
garantis d’après une table de mortalité, un taux d’intérêt technique et des chargements de gestion.
3. La provision pour risque en cours est destinée à couvrir pour l’ensemble des contrats
en cours, la charge des sinistres et les frais afférents aux contrats pour la période comprise entre
la date de clôture et la prochaine échéance de la clôture. Si la mutuelle émet des contrats annuels
coïncidant avec l’année avec l’année civile, une telle provision n’a pas besoin d’être constituée.

33
II. Les provisions financières pour risques et charges sont destinées à couvrir des charges,
des risques et pertes nettement précisés quant à leur objet, et que des évènements survenus ou en
cours rendent probables à la clôture de l’exercice, les provisions pour charges et pertes constatées
à la clôture d’un exercice antérieur, sont reprises si les raisons qui les ont motivées ont cessé
d’exister.

I°) PROVISIONS TECHNIQUES


N° COMPTE
LIBELLE DEBIT CREDIT
D C
69011 Dotations aux provisions prestation maladie X
19011 Provisions prestations à payer maladie
Après détermination de la provision prestation sur le X
risque maladie de l’année, il faut accroître la provision
cumulée- Augmentation de la provision pour prestation
à payer sur le risque maladie.

19012 Provisions prestations à payer risque obsèques X


79012 Reprise Provisions prestations à payer
risque obsèques X
Après détermination de la provision prestation sur le
risque obsèques de l’année, il faut réduire la provision
cumulée- Diminution de la provision pour prestation à
payer sur le risque obsèques.

II°) PROVISIONS FINANCIERES


N° COMPTE
LIBELLE DEBIT CREDIT
D C
697 Dotations aux provisions financières X
198 Provisions financières pour risque et X
charges

Constitution de la provision financière

198 Provisions pour risque et charge X


797 Reprise de provisions financière X

Reprise de la provision de l’exercice


antérieur

34
CLASSE 4 : Comptes de tiers et de Régularisation
Rubrique 40 (401, 402, 403 ; 408 et 409) : Fournisseurs
Les fournisseurs d’exploitation sont des tiers auxquels la mutuelle a recours pour faire accomplir
les prestations de santé au bénéfice des adhérents.

N° COMPTE
LIBELLE DEBIT CREDIT
D C
60… Compte de charges concernées X
401 Fournisseur W X

Constatation de la dette

401 Fournisseur W X
52… Comptes de trésorerie X

Règlement de la facture

Rubrique 41 (411 et 415) : Adhérents et Clients


Le compte « Adhérent » retrace le solde de la position des comptes des adhérents. Il est
préférable que la position des adhérents soit tenue en comptabilité auxiliaire. En fin d’exercice, le
montant des créances individuelles dont le recouvrement est compromis doit être reclassé en
créances litigieuses.
La provision « Adhérents – Ajustement pour cotisations non acquises » est destinée à
constater pour l’ensemble des contrats en cours, la part des cotisations émises et des cotisations
restant à émettre, et qui se rapporte à la période comprise entre la date de clôture et la prochaine
échéance de la cotisation.
Toutefois, la plupart des contrats des mutuelles sont émis annuellement et coïncide avec l’année
civile. Dans ce cas, une telle provision n’a pas besoin d’être constituée.

N° COMPTE
LIBELLE DEBIT CREDIT
D C
411 Adhérent X X
701 Cotisations maladie X

Emission de la cotisation annuelle d’un


adhérent risque maladie

35
525 Compte MEC X
411 Adhérent X X

Encaissement par chèque tiré sur une MEC


701 Cotisation maladie X

41191 Adhérent- Ajustement pour cotisations non X


acquises

Réduction des produits de l’année pour


ajuster les comptes des montants des
cotisations non acquises

Rubrique 45 (451, 452 et 458) : Organisme d’appui à la Mutualité


Les opérations à inscrire à ce compte concernent les dettes des organisations d’appui à la
mutualité vis-à-vis de la mutuelle, de l’union ou de la fédération, les créances de ces organismes,
et le règlement des sommes dues.

N° COMPTE
LIBELLE DEBIT CREDIT
D C
458 Subvention à recevoir X

888 Subvention équilibre d’autres institutions X


d’appui à la mutuelle
Constatation de la dette de l’organisme
d’appui (par exemple subvention équilibre)
521 Compte de trésorerie X
X
458 Subvention à recevoir

Règlement de la subvention

CLASSE 6 : Comptes de Charges Activités Ordinaires


Les comptes de la classe 6 enregistrent les charges liées à l’activité ordinaire de la mutuelle, de
l’union ou de la fédération. Ces charges entrent dans la détermination de l’excédent de
souscription, de l’excédent technique, ou de l’excédent d’exploitation ordinaire.
Toutes les charges effectives de l’exercice doivent lui être rattachées en application du principe
de spécialisation des exercices. A ce titre, les charges comptabilisées doivent éventuellement

36
donner lieu à des régularisations, soit par l’enregistrement de provisions (montants estimés ou
calculés), soit par l’enregistrement de montants certains attestés par un support externe.

Rubrique 60 (601, 602, 603 et 608) : Charges de Prestations


Ce compte enregistre le montant des factures des prestataires de santé (Pharmacies,
Laboratoires, centres de santé, et autres prestataires), facturées aux mutuelles, ainsi que les rabais,
remises et ristournes sur factures obtenus de ces fournisseurs.

N° COMPTE
LIBELLE DEBIT CREDIT
D C
601 Charge de prestation X
401 Compte du prestataire de santé X
A la réception de la facture du prestataire

401 Compte du prestataire de santé X


52… Compte de trésorerie X
Règlement du fournisseur

13 Résultat de l’exercice X

60 Charges de prestations X

Solde du compte 60 à la clôture de


l’exercice (crédit)

Rubrique 61 (611, 612, 613 et 618) : Achats de médicaments et Fournitures


Il s’agit des achats de médicaments pour les mutuelles qui gèrent en activité accessoire une petite
pharmacie ou un centre de santé interne.

N° COMPTE
LIBELLE DEBIT CREDIT
D C
611 Achats de médicaments X
40…/
Comptes de tiers ou de trésorerie X
52…
Achats de médicaments

37
4… Compte de tiers X
611 Achats de médicaments X
Avoir sur achats

613 Variation de Stocks SI

611 Achats de médicaments SI


Comptabilisation de stock initial de
médicaments

611 Achats de médicaments SF


613 Variation de Stocks SF

Comptabilisation de stock final de


médicaments

13 Résultat de l’exercice X
X
61 Achat de médicaments fournitures

Solde du compte 61 à la clôture de


l’exercice (crédit)

Rubrique 65 (651, 652, 653, 658 et 659) : Autres Charges d’Exploitation


Ce compte enregistre le montant des charges en provenance des tiers.

N° COMPTE
LIBELLE DEBIT CREDIT
D C
65 Autres charges X
521 Compte de trésorerie
X
Comptabilisation de la charge

13 Résultat net de l’exercice X


65 Autres charges X
Solde du compte 65 à la clôture de
l’exercice

38
CLASSE 7 : Comptes de Produits des Activités ordinaires
Les comptes de la classe 7 enregistrent les produits de l’activité ordinaire de la mutuelle, de
l’union ou de la fédération. Ils résultent de l’activité principale de fourniture d’une assurance
d’accès aux soins de santé, ou d’une assurance sur toute autre forme des risques sociaux liés à la
personne pour les adhérents.
Les produits peuvent également concerner, à titre accessoire et conformément à la législation en
vigueur, des activités relatives à l’amélioration des conditions de vie ou à l’épanouissement des
membres.
Tous les produits concernant effectivement l’exercice doivent lui être rattachés en application du
principe de spécialisation des exercices. A ce titre, les produits comptabilisés doivent
éventuellement donner lieu à des régularisations, soit par des provisions (montants estimés ou
incertains), soit par l’enregistrement de produits dont le montant est attesté par un support
externe.

Rubrique 70 (701, 702, 703, 704, 705, 706 et 707) : Cotisations


Le compte 70 décrit les différents types de produit des mutuelles.

N° COMPTE
LIBELLE DEBIT CREDIT
D C
411 Adhérents cotisations sur police maladie X

701 Cotisation maladie X


Constatation des cotisations annuelles des
adhérents
70 Cotisations X
13 Résultat net de l’exercice X
Solde du compte 70 à la clôture de
l’exercice (Débit)

Rubrique 75 (751, 758 et 759) : Subvention D’exploitation


Ce sont des aides financières accordées par l’Etat, une collectivité publique ou un tiers, qui ne
constituent ni un fonds de dotation, ni une subvention d’investissement. Les subventions
d’exploitation sont destinées à compenser l’insuffisance du tarif des cotisations, ou à faire face à
certaines charges d’exploitation.

39
Les subventions d’exploitation ne doivent pas être confondues avec les subventions
d’équilibre (voir fiche du Compte 14). Les abandons de créances consentis en faveur de la
mutuelle par une institution du réseau (autre mutuelle, l’Union ou la Fédération), sont assimilés à
des subventions d’exploitation. Les subventions d’exploitation relèvent d’un contrat par lequel le
montant est déterminé par avance. Elles n’empêchent pas la mutuelle de dégager un excédent ou
une insuffisance l’année de leur versement. Les subventions d’exploitation sont comptabilisées en
recettes ordinaires au Compte 75.

N° COMPTE
LIBELLE DEBIT CREDIT
D C
6… Charge par nature X

46 Réseau mutualiste (subvention à utiliser) X

PUIS
46 Réseau mutualiste (subventions reçues) X
X
75 Subvention d’exploitation

Comptabilisation d’une subvention


d’exploitation

75 Subvention d’exploitation X

13 Résultat net de l’exercice


X
Solde du compte 75 à la clôture de
l’exercice (débit)

TITRE III – MODÈLE D’ETATS FINANCIERS DU PCMS

CHAPITRE 1 – SYSTEME NORMAL DU PCMS

40
LE BILAN

ACTIF Prov. /Amort. Net


ACTIF IMMOBILISE
Charges immobilisées
Frais d'établissement
Charges immobilisées
Immobilisations incorporelles
Immobilisations incorporelles
Immobilisations corporelles
Terrains
Bâtiments, installations techniques et
agencements
Matériel
Avances et acomptes sur immobilisations
Avances et acomptes
Immobilisations financières
Valeurs de Placements
Autres immobilisations financières
Immobilisations en cours
Immobilisations HAO
TOTAL ACTIF IMMOBILISE (I)
ACTIF CIRCULANT
Actif Circulant HAO
Stocks
Médicaments et consommables médicaux
Matières et fournitures consommables
Créances et emplois assimilés
Fournisseurs débiteurs
Adhérents
Autres créances
TOTAL ACTIF CIRCULANT (II)
TRESORERIE -ACTIF
Titres de placement
Valeurs à encaisser
Banques, établissements financiers, caisse
TOTAL TRESORERIE ACTIF (III)
Ecarts de conversion - Actif (IV)
TOTAL GENERAL (I+II+III+IV)

DIFFÉRENCES DE CHANGE: ECARTS DE CONVERSION


Lorsque les créances et les dettes libellées en monnaies étrangères subsistent au bilan à la date de clôture de l'exercice, leur
enregistrement initial est corrigé sur la base du dernier cours de change à cette date. Les différences entre les valeurs initialement
inscrites dans les comptes (coûts historiques) et celles résultant de la conversion sont appelées différences de change. Les
différences de change sont inscrites directement au bilan dans des comptes d'écart de conversion (pertes probables) ou au passif
(gains latents) ; les premières sont incluses dans le résultat sous la forme d'une dotation aux provisions ; les secondes
ne sont pas intégrées audit résultat (principe de prudence). En Comptabilité nationale, ces variations ne sont pas considérées
comme des flux financiers effectifs, du fait de l'absence de transactions

41
PASSIF MONTANT

FONDS PROPRES & ASSIMILES


Fonds mutualistes
Réserves
Report à nouveau + ou - (+ ou -)
Résultat net (excédent ou insuffisance) de l'exercice (+ ou -)
Subventions d'investissements
Provisions réglementées

TOTAL FONDS PROPRES & ASSIMILES (I)

DETTES FINANCIERES
Emprunts
Autres dettes financières
Dettes de Crédit bail
Comptes de Liaison
Provisions techniques
Autres provisions financières

TOTAL DETTES FINANCIERES (II)


TOTAL RESSOURCES STABLES (I+II)

PASSIF CIRCULANT
Dettes circulantes HAO
Fournisseurs
Adhérents créditeurs
Autres dettes

DP TOTAL PASSIF CIRCULANT (III)

TRESORERIE PASSIF
Banques, Concours bancaires

TOTAL TRESORERIE - PASSIF (IV)


Ecarts de conversion - Passif (V)
TOTAL GENERAL (I+II+III+IV+V)

42
LE COMPTE DE RESULTAT

COMPTE DE RESULTAT EN LISTE EXO N EXO N-1


Cotisations +
Dotations - Reprise sur provisions techniques sur Cotisations +/-
Charges de prestations -
Dotation - Reprises sur provisions techniques sur Prestations -

EXCEDENT DE SOUSCRIPTION (1)


Produits des activités accessoires +
Production immobilisée +
Variation Production stockée +
Subventions d'exploitation +
Revenus financiers et assimilés +
Médicaments et consommables médicaux -
Transports -
Services extérieurs -
Impôts et Taxes -
Autres charges d'exploitation -
Charges de personnel -
Frais financiers -

EXCEDENT TECHNIQUE (2)


Transfert de charges +
Reprise des amortissements immo. d'exploitation +
Reprise de provisions hors reprise de provisions techniques +
Dotations aux Amortissements -
Dotations aux Provisions hors dotation provisions techniques -

EXCEDENT DES ACTIVITES ORDINAIRES (+ ou -) (4)


Produits de cession d'immobilisations +
Produits hors activités ordinaires (H.A.O) +
Reprises hors activités ordinaires (H.A.O) +
Subventions d'Equilibre +
Valeurs comptables cessions des immobilisations -
Charges hors activités ordinaires (HAO) -
Dotations hors activités ordinaires (HAO) -

EXCEDENT HORS ACTIVITES ORDINAIRES (+ ou -) (5)

EXCEDENT NET DE LA PERIODE

43
LE TAFIRE

EXERCICE EXERCICE
LIBELLE N N-1
Excédent ou insuffisance de l'exercice
- Excédent
- Insuffisance
Dotations aux Amortissements des Immobilisations +
Dotations aux Amortissements HAO +
Dotations aux Provisions +
Transfert de charges -
Reprise des amortissements immo d'exploitation -
Reprise des amortissements immo HAO -
Reprise de provisions -
Produits de cession d'immobilisations HAO -
Valeurs comptables cessions des immobilisations +
Reprises hors activités ordinaires (H.A.O) -
Dotations hors activités ordinaires (HAO) +

CAPACITE D'AUTOFINANCEMENT
VARIATION DES STOCKS
Marchandises
Matières et Fournitures consommables
Variation globale nette des Stocks A)

VARIATION DES CREANCES


Fournisseurs débiteurs
Adhérents
Autres créances
Variation globale nette des Créances B)

VARIATION DES DETTES CIRCULANTES


Fournisseurs
Adhérents & Clients soldes débiteurs
Autres dettes
Variation globale nette des Dettes circulantes C)

VARIATION DU BFE = (A + B - C)
VARIATION DES COMPTES H.A.O.
Actif circulant HAO
Dettes circulantes HAO

VARIATION DU Besoin de Financement H.A.O.

44
TAFIRE EN LISTE EXO N EXO N-1
Trésorerie au 1er janvier A
Trésorerie Actif - Trésorerie passif A

Trésorerie provenant de (ou affectée à) l'Exploitation (1) B

Autofinancement +

Variation des Stocks +/-


Variation des Créances +/-
Variation des Dettes circulantes +/-
Variation du BFE +/-
Besoin de Financement - HAO +/-
Flux net d'exploitation B

Trésorerie provenant de (ou affectée à) l'Investissement (2) C

Acquisitions -
Charges immobilisées
Immo incorporelles
Immo corporelles
Immo financières
Immo H.A.O.
Cessions d'Immobilisations +
Immo incorporelles
Immo corporelles
Immo financières
Immo H.A.O.
Flux net d'investissement C

Trésorerie provenant des (ou affectée aux) capitaux propres (3) D

Augmentation des fonds propres


Subventions d'investissements
Prélèvement de capitaux propres
Flux net de financement interne D

Trésorerie provenant des (ou affectée aux) capitaux externes (4) E

Emprunts & dettes financières


Remboursement d'emprunts
Flux net de financement externe E

Trésorerie au 31 décembre (A+B+C+D+E) F


Trésorerie Actif - Trésorerie passif F

45
L’ETATS ANNEXE

L’Etat annexé est donc un document complémentaire au Bilan et au Compte de résultat. Il doit
compléter les informations dans 2 cas :
- Quand le montant est important (significatif) ;
- Quand il permet de se prononcer sur la sécurité financière de la mutuelle.
L’état annexé doit comprendre au minimum les informations suivantes :
1. Les règles et méthodes utilisées (et notamment indiquer que la mutuelle applique une
Comptabilité de trésorerie autorisée par le PCMS) ;
2. Les faits importants de l’exercice dont on dresse les états financiers ;
3. Les mouvements des immobilisations ;
4. Un état détaillé de l’ensemble des placements financiers ;
5. La ventilation des créances et dettes suivant leur échéance (à moins d’un an, et à plus d’un
an) ;
6. Quand elles existent, un tableau détaillé des provisions techniques (risques en cours,
sinistres à payer, et toutes autres provisions techniques rendues obligatoires par la
réglementation) ;
7. Le tableau des engagements reçus et des engagements donnés, et en particulier la liste et
le montant des engagements donnés en faveur des dirigeants ;
8. La ventilation des charges et des produits des opérations techniques

CHAPITRE II : ORGANISATION COMPTABLE DES PETITES MUTUELLES

I. NORMES DE L’ORGANISATION COMPTABLE

1. Principes d’Application du PCMS


Les mutuelles dont les cotisations ainsi que le nombre d’adhérents sont supérieures ou égales aux
seuils fixés par la Commission par voie de Décision doivent impérativement tenir une
comptabilité d’engagement et présenter des états financiers du système normal du PCMS.

2. Objectifs de l’Organisation Comptable


La comptabilité des mutuelles doit être organisée de telle sorte qu’elle permette :
- De saisir, classer et enregistrer de manière exhaustive les informations de base ;
- D’établir les états requis en temps opportun ;

46
- De fournir périodiquement aux utilisateurs, après traitement, des documents de
synthèse.
- et de contrôler l’exactitude des données chiffrées et des procédures de traitement.
L’organisation comptable constitue le fondement de la présentation d’états financiers qui donnent
une image fidèle du patrimoine et de la situation financière de la mutuelle. Elle suppose
l’adoption d’un plan de comptes, le choix de supports et la définition des procédures de
traitement.

3. Structures Fondamentales de l’Organisation comptable


Toute mutuelle doit satisfaire aux conditions fondamentales de tenue d’une comptabilité :
- la tenue de la comptabilité dans la langue officielle du pays et en Francs CFA ;
- l’emploi de la technique de la partie double, qui se traduit par une écriture affectant au
moins deux (2) comptes, l’un étant débité et l’autre crédité,
- la justification des écritures par des pièces datées, conservées, classées dans un ordre
défini dans le document décrivant les procédures et l’organisation comptable ;
- le respect de l’enregistrement chronologique des opérations ;
- l’identification de chacun de ces enregistrements précisant l’indication de son origine
et de son imputation, le contenu de l’opération à laquelle il se rapporte ainsi que les
références de la pièce justificative qui l’appui ;
- le contrôle par inventaire de l’existence et de la valeur des biens, créances et dettes de
la mutuelle ;
- Le recours pour la tenue de la comptabilité, à un plan de comptes normalisé dérivé du
projet de PCMS ;
- la tenue obligatoire de livres ou autres supports autorisés, ainsi que la mise en œuvre
de procédures de traitement permettant d’établir les états financiers annuels.

4. Plan de comptes
Le plan de comptes des mutuelles, unions et fédérations de mutuelles, est un document qui
donne la nomenclature des comptes à utiliser, par référence au projet de Plan Comptable des
Mutuelles Sociales.

47
II. ORGANISATION DES PETITES MUTUELLES : SYSTEME CMPTABLE
ALLEGE OU SYSTEME DE TRESORERIE DU PCMS
1. Principes de la Comptabilité de Trésorerie des Petites mutuelles

Les petites mutuelles se définissent selon les deux (2) critères :


 Le nombre d’adhérents ;
 Et le montant des cotisations encaissées.
Les seuils de ces critères sont fixés par la décision de la Commission de l’UEMOA
référencée. Les mutuelles qui ne remplissent pas l’un au moins de ces critères et qui sont
désignées par le terme de « petites mutuelles » ont la possibilité d’utiliser un système comptable
très simplifié. Ce système est fondé sur leurs encaissements et leurs décaissements. Il est
dénommé par le terme de comptabilité de trésorerie. Cette comptabilité de trésorerie repose
sur l’enregistrement des mouvements de trésorerie de la mutuelle :
- Recettes ou encaissements ;
- Dépenses ou décaissements
Cette comptabilité de trésorerie s’oppose à la comptabilité ordinaire, qui est une comptabilité
d’engagement conformément à l’un des 2 principes de base édictés par l’IASB. Dans une
comptabilité d’engagement, on procède aux enregistrements comptables sur la base des supports
comptables qui constatent :
- La naissance des créances et des dettes ;
- Ou l’extinction des créances et dettes.
Par conséquent, la comptabilité de trésorerie déroge aux principes comptables internationaux car
les enregistrements ont pour seul fait générateur :
- l’entrée en trésorerie, appelée recette ou encaissement ;
- et la sortie de trésorerie, appelée dépense ou décaissement.
Les entrées et sorties de trésorerie enregistrées, permettent de calculer le résultat de l’exercice, par
différence entre les recettes et les dépenses.
Egalité de principe : RESULTAT = RECETTES - DEPENSES
Toutefois, cette différence qui fournit directement le « résultat de l’exercice », n’est qu’une
approximation qui sera appelée résultat apparent.
Ce résultat apparent « Recettes – Dépenses » doit être corrigé dans la plupart des cas :
- Pour tenir compte des divers mouvements de trésorerie qui ne son pas liées à la
formation du résultat ;
- Et pour tenir compte de certains éléments économiques :

48
 Ceux qui ne génèrent pas un encaissement ou un décaissement immédiat, mais qui
auront un effet sur la trésorerie d’un autre exercice (charges payées d’avance ou
produits comptabilisés d’avance, cotisations non acquises) ;
 Ou bien ceux qui doivent permettre d’estimer une image économique de la mutuelle
(provision et amortissements), servant de base de calcul pour l’établissement des
ratios de solvabilité.
Ces types de corrections liées à la qualité de l’information financière de synthèse, viennent
s’ajouter aux corrections d’erreurs matérielles ou d’interprétation d’un évènement comptable.

2. Caractéristiques Générales du Système de Trésorerie du PCMS


Le système de trésorerie présente les caractéristiques générales suivantes :
2.1. Il se fonde sur les journaux manuels (éventuellement informatisés de manière simple
sur une application de type tableur) correspondant à la typologie des avoirs en numéraire. Par
exemple si les avoirs de la mutuelle sont détenus en caisse, dans un compte auprès d’une Mutuelle
d’Epargne et de Crédit (MEC), dans un compte aux Chèques Postaux (CCP), ou encore dans un
compte auprès d’une banque commerciale, il sera créé un journal de Caisse, un journal MEC, un
journal CCP, ou un journal Banque.
2.2. Il est procédé au cours de l’année à l’enregistrement systématique (et instantané) de
toutes les opérations de dépenses (décaissements) et de recettes (encaissements) dans le journal
approprié. Cette modalité d’enregistrement systématique garantit l’exhaustivité de la
comptabilisation et permet de présumer de la fiabilité de la tenue du système de trésorerie. C’est
aussi la meilleure sécurité pour que les régularisations de fin d’exercice soient limitées.
2.3. Le système de trésorerie est complété par un journal des opérations diverses
(dénommé journal des OD) qui permet d’enregistrer les opérations de fin d’exercice ou
opérations de régularisations. Il peut être complété par un registre des achats lorsque le nombre
des prestataires de santé payés ou bien le nombre de factures payées est important, pour garantir
l’exhaustivité du recensement des factures dues. Enfin, ce système de trésorerie sera utilement
complété par le registre des adhérents, qui permet de suivre le recouvrement des cotisations des
adhérents, et d’estimer les arriérés de cotisations ainsi que les ajustements de cotisations non
acquis en fin d’exercice.
2.4 Le système de trésorerie doit avoir en fin de chaque mois des écritures de Bouclage
ou de Centralisation, qui permettent la totalisation des montants enregistrés dans les différents
journaux de fonds ouverts par la mutuelle. Ce procédé donne l’apparence d’une comptabilité en
partie double.

49
Dans l’hypothèse où l’Union ou la Fédération (à laquelle la mutuelle adhère) met à la
disposition de cette mutuelle un système comptable automatisé et une personne de soutien
comptable, ce système permet de procéder à une saisie centralisée des opérations dans un support
comptable automatisé (en partie double). Il en résulte une comptabilisation globalisée des
transactions de la mutuelle, dont le détail figure dans les journaux de fonds (manuels ou sous
tableur).

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