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Évaluation de l'activité physique et santé

Le document traite de la surveillance et de l'évaluation de l'activité physique, définissant des concepts clés tels que la surveillance, l'évaluation et la prévalence. Il présente également des méthodes et outils d'évaluation, incluant des mesures déclaratives et objectives, ainsi que des questionnaires spécifiques pour quantifier l'activité physique et la sédentarité. Enfin, il souligne l'importance d'une évaluation à la fois individuelle et collective pour améliorer la santé publique liée à l'activité physique.

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Évaluation de l'activité physique et santé

Le document traite de la surveillance et de l'évaluation de l'activité physique, définissant des concepts clés tels que la surveillance, l'évaluation et la prévalence. Il présente également des méthodes et outils d'évaluation, incluant des mesures déclaratives et objectives, ainsi que des questionnaires spécifiques pour quantifier l'activité physique et la sédentarité. Enfin, il souligne l'importance d'une évaluation à la fois individuelle et collective pour améliorer la santé publique liée à l'activité physique.

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Licence Professionnelle "Education Physique et

Sportive"
Module 6 : Sport, santé et nutrition

Chapitre 5- La surveillance et
l’évaluation de l’activité physique
I- DEFINITIONS
A- Surveillance : La surveillance est la fonction d'observer les activités humaines.
B- Evaluation : détermination de la valeur de quelque chose. Processus avec plusieurs phases en perpétuel
mouvement.
C- Prévalence : En épidémiologie, la prévalence est une mesure de l'état de santé d'une population, dénombrant
le nombre de cas de maladies à un instant donné ou sur une période donnée.

II- Méthodes et outils d’évaluation de l’activité physique et de


la sédentarité
L’évaluation peut se dérouler à l’Echelle individuelle ou collective. Elle aura des objectifs de santé
personnelle ou d’évaluation des politiques sanitaires. Elle utilise des outils (Sondages, Enquêtes, …) et des
méthodes.
 Outils de mesure et indicateurs
Une bonne qualité des mesures des activités physique et sédentaire est essentielle à la surveillance de la
population et à l’évaluation de l’efficacité des interventions. Les comportements d’activité physique et
d’activité (comportement) sédentaire peuvent être mesurés par :
 Mesures déclaratives : Les questionnaires de rappel d’activité et Les journaux de relevé d’activité.
 Mesures objectives : Les accéléromètres et Les podomètres.
A- Introduction
Les politiques de santé publique visant la réduction des inégalités sociales de santé en lien avec l’activité
physique impliquent de connaître la situation dans la population. D’où la nécessité de surveiller les
comportements en lien avec la sédentarité et l’activité physique.
Les données de prévalence, leur distribution et leur évolution dans le temps contribuent à mieux appréhender les
comportements et évaluer l’impact collectif des actions destinées à favoriser l’activité physique et limiter la
sédentarité. Ces mesures devraient avoir une bonne qualité.
Les paramètres descriptifs les plus utilisés sont la durée, la fréquence, l’intensité, le domaine ou contexte
(loisirs, travail, domestique, transport) et le type d’activité.
Des indicateurs combinant ces paramètres peuvent être calculés globalement ou pour chacun des domaines.
Les plus courants sont le volume (durée x fréquence) et la dépense énergétique (durée x fréquence x intensité),
celle-ci étant plutôt calculée pour rendre compte de l’activité physique globale.
Le temps passé devant un écran (télévision, vidéo, jeux vidéo, ordinateur…) est actuellement
l’indicateur de sédentarité le plus utilisé et dans la majorité des études, c’est le temps passé à regarder la
télévision qui est mesuré par questionnaire.
Les comportements d’activité physique et d’activité (comportement) sédentaire peuvent être mesurés par des
méthodes objectives et des méthodes déclaratives

B- Mesures déclaratives
Les outils de mesures déclaratives les plus utilisés sont les questionnaires de rappel d’activité et les journaux de
relevé d’activité.
Certains questionnaires permettent à la fois de rendre compte de l’activité physique et de l’activité sédentaire
Les questionnaires
International Physical Activity Questionnaire (IPAQ) (Rosenberg et coll., 2008) et
Global Physical Activity Questionnaire (GPAQ), ou celui utilisé dans le système
Behavioral Risk Factor Surveillance (BRFSS) intègrent des mesures de temps passé assis.

D’autres questionnaires mesurent spécifiquement les activités sédentaires. Ils intègrent des questions relatives
aux activités sédentaires, telles que le temps passé assis et le temps d’écran-loisir.
Les questionnaires permettent de recueillir des informations qualitatives. Ce sont les outils les plus utilisés du
fait de leur faible coût et des possibilités d’administration dans de grands échantillons. Ils varient selon
différents critères : paramètres recueillis, domaines d’activité physique considérés, période de rappel, mode
d’administration, population cible, indicateurs…
Questionnaires d’Auto-évaluation du niveau de sédentarité
De nombreux questionnaires sont proposés pour quantifier l’activité physique d’une personne afin de mettre en
place collectivement ou individuellement des programmes de lutte contre la sédentarité et d’améliorer le bien-
être global d’une population.
 Le Questionnaire de Marshall
 Le questionnaire de Baecke
 Le Q-AAP
 Le questionnaire Ricci et Gagnon
 Le questionnaire AQAP
 Le questionnaire activité physique Saint-Étienne (QAPSE)
 Le questionnaire Huet
 Questionnaire de Gutzwiller
1- Le questionnaire Marshall
Cet outil est destiné aux médecins de famille, afin qu’ils puissent déterminer rapidement si un de leur patient
manque d’activité physique.
Questions Cotation
(A) Combien de fois par semaine faites-vous 20 minutes plus de 3 fois par semaine (score : 4)
d’activité physique intense au point de transpirer ou de haleter 1 à 2 fois par semaine (score : 2)
(être essoufflée) ? (par exemple : jogging, port de charge jamais (score : 0)
lourde, aérobie ou cyclisme à allure rapide)
(B) Combien de fois par semaine faites-vous 30 minutes plus de 5 fois par semaine (score : 4)
d’activité physique modérée, ou de la marche, qui augmente 3 à 4 fois par semaine (score : 2)
votre fréquence cardiaque ou qui vous font respirer plus fort 1 à 2 fois par semaine (score : 1)
que normalement ? (par exemple : tondre la pelouse, porter des jamais (score : 0)
charges légères, faire du vélo à allure modérée ou jouer au
tennis en double).
Total score A + score B =
Score≥4=« Suffisamment » actif (encourager le patient à continuer)
Score 0-3 = « Insuffisamment » actif (encourager le patient à en faire plus).

2- Le questionnaire de Baecke
Questionnaire construit en 1982, par Baecke.
C’est un questionnaire auto-administrable qui fait le rappel de l’activité physique en explorant 3 volets de
Sport Santé Nutrition Octobre Novembre Décembre 2017 : Dr. S. EL KETTANI
l’activité physique : l’activité physique au travail, l’activité sportive ou le sport et enfin l’activité physique de
loisir (en dehors du sport).
Un score total est ensuite calculable
Le questionnaire de Baecke est considéré comme l’un des plus reproductibles
1- Quelle est votre profession ?
2- Sur mon lieu de travail, je suis assis(e)
3- Sur mon lieu de travail, je suis debout
4- Sur mon lieu de travail, je dois marcher
5- Pendant mon travail, je dois soulever des lourdes charges
6- Après ma journée de travail, je me sens fatigué(e)
7- Pendant mon travail, je transpire
8- En comparaison avec d’autres personnes de mon âge, je considère que mon emploi est physiquement
9- Pratiquez-vous une activité sportive ?
10- Quel sport pratiquez-vous le plus couramment ?
11- Combien d’heures par semaine :
12- Combien de mois par an :
13- Pratiquez-vous un autre sport ?
14- Quel autre sport pratiquez-vous ?
15- Combien d'heures par semaine :
16- Combien de mois par an :
17- En comparaison avec d’autres personnes
de mon âge, je considère que mon niveau d’activité physique pendant mon temps libre, est
18- Pendant mes loisirs, je transpire
19- Pendant mes loisirs, je pratique une activité physique ou sportive non-licenciée (bricolage, jogging...) :
20- Pendant mes loisirs, je regarde la télévision ou je joue aux jeux vidéo
21- Pendant mes loisirs, je marche
22- Combien de temps par jour consacrez-vous pour vous rendre sur votre lieu de travail, à votre école,
ou pour effectuer vos achats à pied ou à vélo ?

3- Questionnaire sur l’aptitude à l’activité physique (Q-AAP)


L’exercice physique pratiqué d’une façon régulière constitue une occupation de loisir saine et agréable.
D’ailleurs, de plus en plus de gens pratiquent une activité physique de façon régulière. Règle générale,
augmenter la pratique sportive n’entraîne pas de risques de santé majeurs. Dans certains cas, il est cependant
conseillé de passer un examen médical avant d’entreprendre un programme régulier d’activités physiques. Le
Q-AAP (questionnaire sur l’aptitude à l’activité physique) vise à mieux cerner les personnes pour qui un
examen médical est recommandé.
Une personne âgée de plus de 65 ans et ne faisant pas d’une façon régulière à des activités physiques
exigeantes, doit consulter son médecin avant d’entreprendre ces activités.
Pour les personnes âgées de 15 à 69 ans, le Q-AAP indique si elles doivent consulter un médecin avant
d’entreprendre un nouveau programme d’activités.
3- Questionnaire sur l’aptitude à l’activité physique (Q-AAP)
Questions Oui ( ) / Non ( )
1. Votre médecin vous a-t-il déjà dit que vous souffriez d’un problème cardiaque et
que vous ne deviez participer qu’aux activités physiques prescrites ou approuvées
par un médecin?
2. Ressentez-vous des douleurs à la poitrine lorsque vous faites de l’activité
physique?

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3. Au cours du dernier mois, avez-vous ressenti des douleurs à la poitrine lors de
périodes autres que celles où vous participiez à une activité physique?
4. Éprouvez-vous des problèmes d’équilibre reliés à des étourdissements ou vous
arrive-t-il de perdre connaissance?
5. Avez-vous des problèmes osseux ou articulaires qui pourraient s’aggraver par
une modification de votre niveau de participation à une activité
physique?
6. Des médicaments vous sont-ils actuellement prescrits pour contrôler votre
tension artérielle ou un problème cardiaque (par exemple, des diurétiques)?
7. Connaissez-vous une autre raison pour laquelle vous ne devriez pas faire de
l’activité physique?

C- Mesures objectives
Les mesures objectives incluent les mesures indirectes de la dépense énergétique (calorimétrie indirecte en
général), la surveillance du rythme cardiaque Cardio-fréquence mètre et les capteurs de mouvement,
principalement Podomètres et Accéléromètres
1- Les mesures indirectes de la dépense énergétique (calorimétrie indirecte en général),
Cette méthode repose sur l’équivalence entre l’énergie utilisée dans l’organisme et celle convertie à
partir de l’oxydation des nutriments. Elle se base sur la mesure des échanges gazeux respiratoires
(consommation d’oxygène, et production de gaz carbonique)
2- la surveillance du rythme cardiaque Cardio-fréquence mètre et
3- les capteurs de mouvement, principalement Podomètres et Accéléromètres
3.1- Accéléromètres
Les accéléromètres mesurent à la fois l’activité physique et l’activité sédentaire à partir de la définition de seuil,
l’activité sédentaire étant considérée comme inférieure à 100 coups par minute.
Les accéléromètres sont utilisés pour toutes les populations, de l’enfant à la personne âgée. Ces petits appareils
électroniques collectent des données sur une longue période pouvant être téléchargées en vue d’une analyse par
un logiciel spécifique (par exemple : Actilife, MeterPlus).
Si les accéléromètres présentent l’avantage de ne pas faire appel aux déclarations du sujet, ils nécessitent
l’adhésion du sujet à porter l’appareil et à respecter les consignes.
Les autres principales limites de ces instruments sont leur coût, l’absence de données sur le contexte de la
pratique (loisirs, travail, domestique, transport), mais également la fiabilité de la dépense énergétique calculée
du fait des équations de prédiction utilisées.
3.2- Podomètres
Le podomètre comptabilise le nombre de pas ; il permet aussi une prise de conscience par le sujet de son activité
à partir d’une activité physique simple, la marche, accessible au plus grand nombre, sous une forme utilitaire ou
de loisirs.
Le podomètre ne distingue pas la marche de la course et ne prend pas en compte les variations de longueur de
pas.
Tableau : Exemples d’instruments d’évaluation et d’indicateurs de l’activité physique et de la sédentarité (d’après
Tremblay, 2010)
Mesure de l’activité physique Mesure de la sédentarité
Méthodes Procédure d’évaluation Exemple d’indicateurs Procédure d’évaluation Exemple d’indicateurs
d’évaluation
Directes Observation directe Minutes d’AP, types d’AP Observation directe Minutes de SB, types de SB
(objectives) Calorimétrie indirecte portable Dépense énergétique, VO2 Calorimétrie indirecte portable Minutes au taux métabolique de
Eau doublement marquée Dépense énergétique Eau doublement marquée repos
Accéléromètre Minutes au-dessus des seuils Accéléromètre Dépense énergétique
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Podomètre Nombre de pas par jour Podomètre Minutes en-dessous des seuils
Surveillance du rythme Minutes au-dessus des seuils Surveillance du rythme cardiaque Nombre de pas par jour
cardiaque Minutes en-dessous des seuils ou
au repos
Rapportées Questionnaire ou interview Dépense énergétique, minutes Questionnaire ou interview sur SBb Minutes de SB, temps passé assis
(subjectives) sur l’APa d’AP ou devant écran
Journal de relevé de l’AP Dépense énergétique, minutes Journal de relevé de SB Minutes de SB, temps passé assis
d’AP ou devant écran
Logc de l’AP Fréquence d’AP, types d’AP Log de la sédentarité Fréquence de SB, types de SB

Rappel du transport actif Type, fréquence, durée, Rappel de l’usage de l’automobile Fréquence, durée, distance, temps
Distance en voiture

a AP : Activité physique ; b SB : Sédentarité (Sedentary behaviour) ; c Le log diffère du journal par le fait que toutes les activités de la journée ne sont pas reportées

D- Récapitulatif
Les mesures déclaratives et objectives sont complémentaires : il est important de favoriser l’utilisation
simultanée de ces deux méthodes pour rendre compte à la fois du temps total d’activité et de son fractionnement
mais également du type d’activité et du contexte de sa réalisation.

II- Evaluation de l’activité physique à l’échelle individuelle


Une personne seule ou avec son coach, veut évaluer l’impact de son activité physique.
Question 1 : Pourquoi a-t-elle commencé l’activité physique ? : Motivations, objectifs (claires et mesurables si
possibles : bien-être, santé, performances …).
Q-2 : Qu’elle est sa condition (situation) initiale :
Activité physique : sédentaire, actif moyen …
Etat trophique (IMC, masse maigre, masse grasse, TA, VO2max…)
Condition physique (Essoufflement, Charge, Fatigue post activité physique, VO2max…)
Etat psychique.
Q-3 : Quel est son programme et sa réalisation effective : type, fréquence, assiduité ….
Q-4 : Quels sont les outils de control et de surveillance des objectifs ? :
Indicateurs physiques (p. ex. la force, la souplesse, le tour de taille, l’IMC ….) ;
Indicateurs psychologiques (p. ex. le moral, la satisfaction, le niveau de stress) ;
Q-5 : Quels sont les résultats (Est-ce que les comportements ont changé ? Quelle est l’évolution des différents
paramètres, Qu’est ce qui ne fonctionne pas, Ce qui peut être fait différemment, Est-ce les objectifs ont é&té
atteints …). Y a t-il des obstacles à la réalisation du programme
Q-6 : Analyse des résultats et leur comparaison avec les objectifs : périodicité …
Q-7 : Corrections à apporter
Q-8 : Réévaluation : Reprendre les questions 1  2  3  4  5  …..

III- Evaluation de l’Activité Physique Adaptée


Evaluation de l’Activité Physique Adaptée (APA) à une situation particulière (incapacité, maladie, grossesse,
sujet âgé …)
L'Activité Physique Adaptée correspond à l'utilisation des activités physiques et/ou sportives où l'on prend en
compte les besoins et les capacités de chacun.
Elle contribue à l'amélioration ou au maintient de la santé des individus, en toute sécurité et de manière
personnalisée.
A- Comment adapter l'Activité Physique?
L'Activité Physique Adaptée prends en compte l'âge, les aptitudes physiques, la morphologie, la pathologie du
patient.
Elle est réalisée par une Educatrice ou un Educateur Médico-Sportive.

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B- Quels sont les objectifs de l'APA?
Les Activités Physiques Adaptées sont utilisées à des fins rééducatives, de réentraînement/réadaptation à l'effort
ou de prévention.
Elles sont employées à visée thérapeutique et font partie de l'Education du patient.
On parle alors de réadaptation à l'entraînement car c'est une remise à l'effort. Lors des séances, l'activité
s'effectue en douceur et à son rythme suivant les capacités de chacun.
C- Quels sont les bienfaits de l‘APA?
L'activité Physique régulière est bénéfique pour l'Etat de Santé. Elle agit de plusieurs manières sur l'organisme:
Elle améliore: - Le rythme cardiaque. Les capacités respiratoires. - La Pression Artérielle.
Diminue et équilibre le Diabète en rendant l'insuline plus efficace (attention l'hypoglycémie.).
Régule le cholestérol (augmente le bon cholestérol (HDL) et diminue le mauvais (LDL) ainsi que les
triglycérides.)
Muscle toutes les parties du corps donc augmente la masse musculaire (maigre) et diminue la masse grasse (les
graisses).
Renforce la densité osseuse (le squelette) ce qui permet de lutter contre l'ostéoporose et réduit les risques ostéo-
articulaires.
Améliore l'Estime de Soi.
Lutte contre l'isolement social.
Réduit le stress.
D- Comment s'organise la prise en charge ?
L'Atelier Activité Physique Adaptée devrait être constitué de 3 étapes.
1ère Etape - "Pré-test":
Entretien individuel pour tester et évaluer la condition physique du patient (tonicité des jambes,
endurance, souplesse, équilibre,...)
2ème Etape - "Prise en charge dans un cycle d'Activité Physique Adaptée.":
Suivant les résultats du Pré-test et les problèmes de santé de la personne, l'Educatrice Médico-Sportive
établit un diagnostic et inscrit le patient sur un cycle d'Activité Physique.
La Durée du cycle et sa Fréquence sont déterminées.
3ème étape - "Post Test":
Entretien individuel afin d'estimer l'évolution de la condition physique et de faire un point sur les
objectifs lors du cycle.
A partir de cette nouvelle évaluation, l'Educatrice Médico-Sportive conseille et oriente le patient vers
une structure sportive adaptée à ses besoins afin de poursuivre les objectifs qu'il s'est fixé. C'est l'Etape de
l'Autonomisation et de l'Appropriation.
E- Quelles sont les conditions de réussite ?
La Motivation est indispensable.
L'assiduité : L'Atelier Activité Physique Adaptée est un programme de santé. Il est nécessaire d'assister à toutes
les séances.

Chapitre 6- Pathologie
nutritionnelle
Sport Santé Nutrition Octobre Novembre Décembre 2017 : Dr. S. EL KETTANI
I- Introduction
Une alimentation équilibrée répond aux besoins énergiques et apporte suffisamment de nutriments
nécessaires au bon fonctionnement de l'organisme.
Pour être en bonne santé, il faut équilibrer les apports énergétiques et les besoins énergétiques de l'organisme.
Un déséquilibre énergétique peut entrainer des maladies nutritionnelles comme l'obésité, le diabète, le cancer,
une anorexie…
Les principales causes de ces maladies nutritionnelles sont : une mauvaise alimentation en Qualité et/ou
en Quantité. C’est un déséquilibre entre, les apports nutritionnels et énergétiques, les besoins (qualité, quantité)
et l'activité physique.

II- Causes principales des maladies nutritionnelles


A- Une mauvaise alimentation
Une mauvaise alimentation peut provoquer des maladies nutritionnelles comme l'obésité, le diabète,
l’athérosclérose et les cancers…
En effet depuis quelques années nous mangeons de plus en plus de viandes grasses, des boissons
sucrées, des confiseries ou des desserts lactés et moins en moins de pain complet, de protéines saines (poisons
…), de légumes et fruits frais.
B- Manque d'activité physique
Le sport a une importance majeure dans le corps humain. Tout d’abord, il permet de limiter l’apparition
de graisse, donc d’éviter l’obésité et ses conséquences.
Il permet d’améliorer l’état des os, des muscles et du cœur.
Les os deviennent plus solides, plus résistants, et la fortification des muscles garantit une santé meilleure.
Le cœur devient plus efficace, et distribue mieux le sang, donc répand mieux l’oxygène dans le corps.
La circulation du sang est améliorée par la dilatation des artères.
Le sport rend notre organisme plus performant et plus résistant, en particulier aux maladies
cardiovasculaires.

III- Troubles du comportement alimentaire


A- Boulimie
La boulimie est un trouble complexe, multifactoriel qui se caractérise concrètement par des crises
compulsives où la prise alimentaire prend des proportions incontrôlables.
 70% des boulimiques sont des jeunes filles ou des femmes.
 10% des femmes sont touchées à un moment ou un autre par des périodes alimentaires compulsives.
 70% des boulimiques ont un poids normal («invisibilité » du trouble)
 20 % des boulimiques souffrent d’une autre dépendance
B- Anorexie
L’anorexie est une maladie qui fait perdre l’envie de manger. Cette maladie touche 2 % des adolescentes
qui sont obsédées par l’idée de perdre du poids. Elle peut être due à des maladies organiques graves ou des
causes psychologiques.
• Il faut l’aide d’un(e) psychologue, et suivre un régime alimentaire avec un(e) diététicien(ne).
• Au premier signe, il faut consulter avant que la maladie devienne grave.

• a) Refus de maintenir le poids corporel au-dessus de la normale minimale (moins de 85 % pour l’âge et
la taille)
• b) Peur intense de prendre du poids ou de devenir obèse, malgré une insuffisance pondérale.

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• c) Perturbation dans la manière dont le poids corporel, la forme ou la silhouette sont perçus.
• d) Influence exagérée du poids corporel ou de la silhouette sur l’estimation de soi.
• e) Aménorrhée pendant au moins trois cycles consécutifs chez les femmes menstruées (aménorrhée
secondaire).
C- Grignotage
Le grignotage, désigne la prise plus ou moins régulière d’aliments par petites quantités fractionnées, sans
envie d’un aliment spécifique en dehors des repas.
C’est un peu un « laisser-aller » devant la nourriture en situation de disponibilité. On pioche dans une
boîte de biscuits ouverte ou on mange des bouts de fromage en préparant le dîner.
Les aliments consommés sont rarement équilibrés, souvent gras-sucrés (pâtisseries, viennoiseries, barres
chocolatées, biscuits, chips…), plus sucrés que salés.
Ce mode de consommation conduit à manger parfois beaucoup avant d’être rassasié.
Comme cet apport alimentaire se rajoute souvent aux repas classiques, il déséquilibre la ration alimentaire et a
comme risque nutritionnel la prise de poids.
D- Prévalence de ses troubles &
Comment y remédier
• Prévalence des troubles du comportement alimentaire chez les adolescents
– A- Boulimie,
– B- Anorexie
– C- Grignotage
• Comment réduire la prévalence de ces troubles du comportement alimentaire chez les adolescents et les
adultes.
– Dépistage précoce : Outils :
• Adultes : EAT-26 le Eating Attitudes Test (EAT-26)
• Enfants : Le Children’s Eating Attitude Test (ChEAT)
– Un repérage ciblé est recommandé :
• sur les populations à risque, où la prévalence est maximale :
• adolescentes, •jeunes femmes,
• Mannequins,
• danseurs et sportifs (disciplines esthétiques ou à catégorie de poids : sports
valorisant ou nécessitant le contrôle du poids ; disciplines à faible poids corporel
tels les sports d’endurance), notamment de niveau de compétition,•
• sujets atteints de pathologies impliquant des régimes telles que le diabète de type
1, l’hypercholestérolémie familiale etc.,
• ou en présence de signe(s) d’appel.
– Prise en charge rapide par des professionnels de la santé qualifiés dans ce domaine
• Approche psychologique
• Approche nutritionnelle

IV- Maladies par carence alimentaire


On parle de carence nutritionnelle (ou carence alimentaire) lorsque l'alimentation d'une personne ne lui
fournit pas un ou plusieurs nutriments en quantité suffisante. Il existe de nombreuses carences nutritionnelles
possibles, principalement des carences en vitamines (ex. : carence en en vitamine A, vitamine C), en protéines
et en oligo-éléments : carences en fer, en iode, carence en soufre, en magnésium...
Selon le nutriment concerné, les conséquences seront plus ou moins graves sur l'organisme. Une
alimentation saine et bien diversifiée suffit normalement à prévenir (ou à corriger) les carences.
Les carences alimentaires sont une conséquence de la malnutrition, c’est-à-dire un déséquilibre important entre
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les besoins de l’organisme et les apports alimentaires.
La malnutrition est souvent due à la sous-alimentation, mais elle peut aussi toucher les personnes qui
mangent à leur faim ou même les personnes suralimentées dont l’alimentation n’est pas assez variée et manque
des apports essentiels.
Les différentes carences alimentaires sont à l’origine de maladies plus ou moins graves. Chaque carence
provoque une maladie différente.
A- Le manque de protéines : le kwashiorkor
Le kwashiorkor est une maladie grave due à une alimentation qui manque de protéines. Il touche les
enfants très pauvres qui n’ont pas accès à une nourriture animale (lait, viande, poisson).
La maladie apparaît en particulier quand l’enfant n’est plus allaité par sa mère et qu’il est brutalement
soumis à un régime adulte. Il reçoit des quantités de céréales suffisantes pour couvrir ses besoins en énergie,
mais il manque de certains constituants seulement présents dans les aliments d’origine animale.
Les enfants touchés par le kwashiorkor ont le ventre très gonflé, leur peau est craquelée et leurs cheveux
perdent leur couleur (dépigmentation).
Ils se développent mal sur le plan intellectuel.
Un peu de lait, de viande ou de poisson suffit à soigner le kwashiorkor. Si elle n’est pas traitée, cette maladie
conduit à la mort de l’enfant.
B- Le manque de vitamine D : le rachitisme
Le rachitisme est une maladie qui touche le squelette. Elle est due à un manque de vitamine D, associée
à un manque de soleil (en effet, la peau exposée au soleil est capable de fabriquer de la vitamine D).
L’enfant carencé en vitamine D fixe moins bien le calcium et ses os sont moins bien minéralisés, donc plus
fragiles : ils ont tendance à se déformer, parfois à se fracturer. Aujourd’hui, on donne systématiquement de la
vitamine D aux enfants dès leur naissance.

C- Le manque de vitamine B1 : le béribéri


Le béribéri est une maladie due à une alimentation qui manque de vitamine B1.
Les malades sont maigres, faibles et fatigués. Ils peuvent avoir des problèmes cardiaques ou nerveux. Le
béribéri est assez fréquent dans les pays asiatiques, en particulier parmi les populations qui mangent surtout du
riz décortiqué.
D- Le manque de vitamine B3 : la pellagre
La pellagre est due à des apports insuffisants en vitamine B3 (appelée aussi vitamine PP). Elle provoque
des troubles nerveux, ainsi que des lésions de la peau et des muqueuses.
E- Le manque de vitamine C : le scorbut
Le scorbut est dû à une alimentation qui, pendant longtemps, manque de vitamine C. Le malade est
faible et fatigué, ses gencives saignent facilement et il peut parfois perdre ses dents.
Le scorbut était fréquent autrefois parmi les marins ; il a fait des ravages sur les navires d’exploration, sur
lesquels les hommes restaient pendant des mois sans manger de fruits et de légumes.
F- Le manque de vitamine A
Une alimentation trop pauvre en vitamine A peut provoquer des maladies des yeux. Elles sont
notamment fréquentes en Inde et en Asie.
G- Le manque de Fer
Les anémies sont des maladies du sang qui sont caractérisées par une diminution anormale de la quantité
d’hémoglobine (la protéine qui donne leur couleur aux globules rouges) dans le sang.
Il en existe plusieurs sortes. L’une d’elles est liée à des apports insuffisants en fer (elle est appelée anémie
ferriprive).
Les personnes anémiées sont pâles et très fatiguées même si elles dorment suffisamment, ont souvent les ongles
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cassants et peuvent aussi avoir des étourdissements ou des troubles digestifs.
H- Le manque de Zinc
Carence fréquente chez les personnes qui souffrent de malnutrition :
Carence en zinc, responsable de déficiences du système immunitaire (le système qui défend notre organisme
contre les infections)
I- Le manque d’Iode
Quelles sont les conséquences de la carence en iode?
La carence en iode dans notre alimentation est responsable de :
 Goitre : augmentation de volume de la glande thyroïde au niveau du cou,
 Retard du développement du système nerveux central chez l’enfant cause de crétinisme (idiotie
profonde),
 Avortements spontanés, mortalités fœtales et néonatales élevées,
 Surdi-mutité et
 Retard de croissance.
 Ces symptômes, regroupés sous l’appellation troubles dus à la carence en iode (TDCI), s’observent
également chez les animaux (tels les brebis, les moutons, les vaches, etc...) entraînant un manque de
productivité ce qui retentit négativement sur le secteur socio-économique.
Quelle est la situation au Maroc ?
Au Maroc l’étude nationale menée par le programme national de lutte contre les TDCI a permis
d’évaluer la prévalence moyenne du goitre chez les enfants âgés de 6 à 12 ans à 22%. Avec une prévalence
beaucoup plus forte dans les poches enclavées des chaînes montagneuses dans les villages du Rif, du Moyen et
haut Atlas où l’existence de goitres très volumineux est devenue commune voire naturelle parmi la population.
Comment prévenir et contrôler les TDCI ?
Enrichissement du sel alimentaire (de table) par l’iode à raison de 80 mg/kg.

V- Dénutrition des personnes âgées


1- Introduction
La dénutrition est très fréquente chez la personne âgée. C’est un facteur d’apparition d’autres maladies et de
mortalité. Ses conséquences sont très importantes. Son dépistage et sa prise en charge est une priorité
2- Prévalence
Elle est très fréquente : au domicile du sujet âgé : > 65 ans : 5% ; > 80 ans : 10%. A l’hôpital : 30 à 70%
3- Particularités nutritionnelles du sujet âgé
Le sujet âgé se caractérise par une augmentation de la masse grasse et une diminution de la masse
musculaire. En cas de dénutrition, les malades âgés perdent plus de masse musculaire que les malades jeunes.
Cela aura pour conséquence essentielle une Sarcopénie (fonte musculaire) qui se caractérise dans un premier
temps par une diminution de la masse musculaire qui en s’aggravant sera à l’origine d’une détérioration de la
force musculaire et des performances physiques. ...
4- Les besoins nutritionnels et énergétiques
Contrairement à la croyance: Les besoins nutritionnels ne diminuent pas avec l’âge Et Doivent être augmentés
en cas d’activité physique importante ou de maladie
5- Conséquences de la dénutrition
Épuisement des réserves de l’organisme
Carences vitaminiques
Mortalité augmentée (risque x 2 à x 4)
Morbidité augmentée :
Le risque de morbidité est multiplié par 2 à 6 toutes morbidités confondues

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Augmentation des infections x2 à x6 avec (déficit immunitaire avec baisse des lymphocytes (<
1500)
AEG avec anorexie, amaigrissement, tardivement œdèmes

6- Dépistage évaluation diagnostic


En termes de dépistage, les deux questions à poser sont les suivantes : le patient présente-t-il une perte
d’appétit ? Le patient présente-t-il une perte récente de poids (durant les derniers mois) ? > 5% en un mois ou >
10% en six mois
Évaluation de l’état nutritionnel : Anthropométrie : Poids Taille, IMC
Ingesta alimentaires
II- Confirmer le diagnostic de la dénutrition et estimer son degré de sévérité
Intérêt de l’exercice physique à tout âge
Prévention de la dénutrition et de la sarcopénie
7- Prévention de la dénutrition et de la sarcopénie
Apports protéino-énergétiques suffisants : Apports énergétiques : 30 a 40 kcal/kg/j, Apports protéiques : 1,2 a
1,5 g/kg/j
Pratiquer une activité physique régulière adaptée à l’âge ou à la pathologie avec renforcement musculaire.

VI- Obésité
La surcharge pondérale ou excès pondéral est très fréquent.
Sa définition se rapporte à l’IMC : surpoids (25 ≥ IMC < 30 kg/m²)
Sa prise en charge doit être la plus rapide et la plus efficace possible avant le passage à l’obésité.
L’excès pondéral est un facteur de risque de diabète.
Par comparaison avec des sujets non diabétiques, la prévalence du diabète était 2,5 fois plus élevée chez
les hommes en surpoids et 3 fois plus élevée chez les femmes en surpoids.

1- Prévalence
L’obésité : Une maladie qui ne touche pas que les adultes !
En 2014, l’OMS dénombre dans le monde, 1,9 milliards d’adultes en surpoids et 600 millions définis
comme "obèses". Depuis 1980, le nombre de cas d'obésité a été multiplié par deux.
A l’échelle mondiale : L'obésité aujourd'hui concerne la quasi-totalité de la planète. Selon l’OMS, 35 %
des adultes dans le monde sont atteints d’obésité ou de surpoids.
Au Canada : Plus des deux tiers des hommes canadiens (68%) et plus de la moitié des femmes canadiennes
(54%) sont en surpoids ou obèses
Environ deux tiers des adultes qui sont en surpoids et obèses étaient dans la gamme de poids sain à
l'adolescence, mais ont pris du poids à l'âge adulte (environ 0,5 à 1,0 kg / 2 années en moyenne)
Contexte

2- Définition
2.1- Comment reconnaît-on l'obésité?
L’obésité se définit selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) comme « une accumulation
anormale ou excessive de graisse corporelle (tissus adipeux) qui peut nuire à la santé ».
L'obésité correspond à un excès de masse qui entraine des inconvénients pour la santé et réduit
l'espérance de vie. Au-delà de la nutrition et de la génétique, de nombreux facteurs environnementaux (le stress,
le sommeil, certains médicaments, des virus, la composition de la flore intestinale, l’exposition à des polluants)
semblent en effet impliqués dans l'installation de cette maladie chronique.
L'obésité résulte d’un déséquilibre entre les apports et les dépenses énergétiques. Ce déséquilibre aboutit à une
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augmentation des réserves stockées dans le tissu graisseux, ce qui entraîne de nombreuses complications.
L’indice de masse corporelle (IMC) est le principal indicateur permettant de déceler l’obésité ou le
surpoids chez un adulte :
On considère qu’une personne est en surpoids lorsque son IMC se situe entre 25 et 30.
Une personne est considérée comme obèse lorsque son IMC est supérieure ou égal à 30.
Evaluation de l’état trophique : Hypotrophie, dénutrition ; Normal ; Excès et obésité
IMC
Valeur d’IMC (kg/m2) Signification
chez l’adulte
≤ 18,5 Maigreur
18,5-24,9 Poids normal
25-29,9 Surpoids
30-34,9 Obésité modérée
35-39,9 Obésité sévère
≥ 40 Obésité morbide
Le tour de taille
Est fortement corrélée à l’importance de l’accumulation abdominale de tissu adipeux, et par conséquent
au risque de complications cardio-vasculaires et métaboliques associées à l’excès de masse grasse périviscérale.
Plusieurs études ont ainsi établi une nette augmentation de ce risque pour un tour de taille supérieur à 102 cm
chez l’homme et 88 cm chez la femme.

Le rapport tour de taille/tour de hanche (RTH)


Obésité androïde & gynoide
Le morphotype androïde (RTH > 0,95 chez l’homme ; RTH > 0,85 chez la femme). L’obésité de type
androïde correspond à une accumulation abdominale de la surcharge adipeuse. Elle s’associe à un risque accru
de maladies cardio-vasculaires (angor, infarctus du myocarde, HTA et accidents vasculaires cérébraux) ainsi
qu’à un risque plus important de complications métaboliques (diabète et dyslipidémie). Il est d’ailleurs
intéressant de noter que complications métaboliques et cardio-vasculaires sont étroitement liées.
Le morphotype gynoïde (RTH < 0,80), peu exposé aux complications cardio-vasculaires mais
fréquemment associé à des complications « mécaniques » : insuffisance veineuse des membres inférieurs,
pathologies articulaires (en particulier gonarthrose et coxarthrose).
Les morphotypes intermédiaires sont dits « mixtes ».
Evaluation de la masse grasse = Mesure des plis cutanés ; impédancemétrie
La notion de surpoids ou d’obésité ne peut se limiter à la seule évaluation de la masse corporelle.
Selon les individus, leur âge, leur sexe, et leur ossature, cette masse peut être repartie de façon très différente
entre « masse maigre », « masse grasse », et « masse minérale ». En effet, selon son morphotype, le sujet peut
présenter une ossature mince ou lourde.
La répartition de la graisse corporelle est en outre très variable (de l’obésité gynoïde, concernant les
cuisses et les hanches, à l’obésité androïde, concernant surtout le tronc et la partie supérieure du corps).

2.2-. Les adipocytes


L’obésité est une maladie des tissus adipeux (graisseux). Ces tissus contiennent des cellules qui stockent des
réserves énergétiques sous la forme de graisses : les adipocytes.
La masse du tissu adipeux s’accroit non seulement par l’augmentation du volume des adipocytes, mais aussi par
l’augmentation du nombre d’adipocytes qui le compose.
3- Causes de l’obésité
Généralement, l’obésité fait suite à la combinaison de plusieurs facteurs. Les causes de l’obésité varient d’un
individu à l’autre.
 Facteurs génétiques et héréditaires : les gênes ne font pas prendre du poids mais facilitent une
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prédisposition. Le poids d'une personne est lié à 80% à ses parents naturels. le patrimoine génétique
concerne différents facteurs qui interviennent dans la prise de poids (ou non) : métabolisme, capacité à
fabriquer des graisses et à les stocker, seuil de satiété, appétit... Mais présenter une prédisposition ne
veut pas dire que la minceur est objectif illusoire. Il s'agit simplement d'adapter son alimentation à son
patrimoine.
 Facteurs environnementaux : le contexte, familial, social, la situation économique, intimement lié à la
génétique intervient de manière conséquente dans l'obésité. Autant par l'exemple d'une alimentation
inadaptée que par la démarche inverse : restriction cognitive, hypervigilance voire régime imposé par un
environnement sensibilisé au problème, qui provoquera à moyen terme l'effet inverse et la prise de poids
(contrôle - perte de contrôle). ; le marketing alimentaire, les publicités...
 Problèmes de santé : traitements médicamenteux, maladies endocriniennes peuvent être à l'origine d'une
prise de poids.
 Troubles alimentaires : au moins la moitié des obésités sont la résultante de troubles alimentaires,
hyperphagiques (boulimie sans stratégies compensatoires), consommation excessive d’aliments
caloriques
 Une pratique sportive insuffisante ou inexistante

4- Conséquences
L’obésité dégrade considérablement la qualité de vie et peut avoir de graves conséquences sur la santé avec
diverses maladies, des handicaps et une diminution de l’espérance de vie.
Une réduction de l’espérance de vie
Des complications cardio-vasculaires
 Une personne souffrant d’obésité présente 6 fois plus de risque d’un problème cardiaque.
 Hypertension artérielle : est plus fréquente chez les personnes obèses.
 Maladies thromboemboliques : artériopathie oblitérante des membres inférieurs, insuffisance
coronarienne avec risques d’infarctus du myocarde
Des complications pulmonaires
 La dyspnée d’effort (difficulté à reprendre son souffle)
 L’apnée du sommeil : l’apnée du sommeil est fréquente chez des personnes souffrant d’obésité. (qui
touchent 1/3 des personnes obèses).Cela peut entrainer fatigue, baisse de l’attention mais aussi des
soucis cardiaques.
 Insuffisance respiratoire : toute activité demandant plus d’oxygène, la gêne respiratoire peut être
importante, altérant l’activité du sujet.
Des complications endocriniennes et métaboliques.
 Taux élevé de cholestérol dans le sang : taux qui prédispose à un problème cardiaque ou une pathologie
des vaisseaux sanguins.
 Diabète de type 2 : une personne souffrant d’obésité a 10 fois plus de risque de développer un diabète de
type 2 (aux Etats-Unis, le diabète de type 2 est la troisième cause de décès.
 Troubles de l’ovulation chez la femme avec souvent un syndrome des ovaires multi kystiques.
 Des anomalies de la fertilité.
Des complications ostéo-articulaires
 Usure de certaines articulations : usure au niveau des hanches, genoux, chevilles et des pieds qui doivent
supporter la plus grande partie du poids du corps.
 Les risques arthrose sont accentués avec un vieillissement prématuré pouvant entrainer une invalidité.
 Usure prématurée de la colonne vertébrale : arthrite, hernie, sciatique peuvent être une conséquence de
l’obésité.

D’autres complications
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 Maladie de la vésicule biliaire : la maladie de la vésicule biliaire est plus fréquente chez les personnes
obèses, en partie en raison des multiples régimes.
 Incontinence à l'effort : comme dans certaines grossesses, l’abdomen volumineux peut entraîner une
incontinence occasionnelle (en toussant, éternuant, riant…)
 Stase veineuse : le poids peut provoquer œdème et fragilisation de la peau dans les veines de la jambe
 Augmentation du risque de cancer du côlon et du sein
 Favoriser l’apparition d’une dépression.

Cas de l’enfant et l’adolescent


Chez l’enfant et l’adolescent, le surpoids et l’obésité ont également des conséquences néfastes : un
risque accru de souffrir de problèmes respiratoires le développement d’une résistance à l’insuline, un risque
accru d’apparition du diabète à l’âge adulte, un risque élevé de fractures

5- Prévention
La prévention de l’obésité est l’une des priorités de santé publique.
Au quotidien, il est recommandé d’adopter certains gestes :
 Activité physique : pratiquer une activité sportive régulière : 30 minutes de sport par jour permettent de
réduire les risques de maladies cardiovasculaires et de diabète. Une pratique sportive plus soutenue peut-
être nécessaire en cas de surpoids avéré
 Nutrition :
o avoir une alimentation diversifiée et équilibrée
o limiter sa consommation de graisses saturées
o limiter sa consommation de sucres et de sel
o consommer des fruits et des légumes quotidiennement
o augmenter la consommation de calcium chez les enfants
 Surveillance ; suivre régulièrement l’évolution de la courbe de poids des enfants et des adolescents est
un moyen de prévention contre l’obésité

6- Motivation pour perdre du poids


Motivations officielles et conscientes
1- La santé
Nous avons vu les différentes conséquences ou complications de l’obésité. Les éviter sera une bonne
motivation. La santé constitue donc une motivation légitime et utile à la perte de poids.
2- La forme physique, le bien-être
Perdre du poids participe effectivement à la santé physique et au bien-être. C’est également une
motivation importante
3- Améliorer son image auprès des autres
Il s’agit d’une motivation fréquente.
4- Améliorer l’image et l’estime de soi
Une perte de poids peut apporter un sentiment de réassurance, souvent temporaire de la confiance en soi. Une
évolution psychologique parallèle est nécessaire pour un résultat durable.
Ces quelques exemples de motivation sont fondés et peuvent constituer des objectifs. Mais, comme le
démontrent l’importance et la quantité des problèmes de poids, ils ne se suffisent que rarement à eux-mêmes.
L’approche psychologique de la perte de poids trouve là son utilité et son importance : elle permet d’établir les
fondements d’un changement adapté, écologique (respectant l’équilibre de l’individu) et durable.

Quelques exemples de motivations officieuses et souvent inconscientes :


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Le régime anxiolytique : faire un régime, c’est contrôler. Quand un sujet perd le contrôle dans
différents registres de sa vie. Le régime permet de réintroduire l’idée de contrôle : dans tout ce chaos, je
contrôle enfin quelque chose (mon alimentation et mon poids). Mais ceci constitue ce qu’on appelle illusion de
contrôle (l’anorexie peut d’ailleurs dans certains cas constituer le paroxysme de ce phénomène).
Le régime antidépresseur : le régime peut tout à fait constituer une occasion de se montrer qu’on est
capable de quelque chose, d’avoir un objectif et de l’atteindre. La personne qui se considère comme une
incapable trouve une occasion de se sentir compétente. Un régime peut constituer également une opportunité de
s’occuper.
Ainsi, anxiété ou déprime, de nombreuses personnes font un régime… quand elles se sentent mal. Ce qui
ne laisse guère présager d’espoir quand à la réussite du régime ou à l’amélioration du bien-être psychologique.

7- Traitement
7.1- Accompagnement psychologique
L’accompagnement psychologique comporte : évaluation et renforcement de la motivation, formulation positive
des objectifs, établissement des fondements d’un changement adapté, écologique (respectant l’équilibre de
l’individu) et durable, soutien et déculpabilisation, Chez l’enfant renforcement des compétences et de la
cohérence parentale.

7.2- Obésité et activité physique


L’activité physique régulière et adaptée présente de multiples intérêts. Ses bienfaits doivent être connus,
et mis en avant. Le faible cout qu’elle exige, et l’efficacité reconnue dont elle fait preuve en font un des vecteurs
principal du traitement de l’obésité. Son efficacité sera d’autant plus grande si elle est associée à une diététique
adaptée et à un engagement mental.
Les effets de l’exercice sur l’obésité sont considérables.
L’activité physique sans restriction calorique entraine une réduction du poids corporel, de la graisse
abdominale et viscérale.
Favorise les dépenses énergétiques, limite les pertes de masse maigre qui apparaissent lors de toute
restriction calorique. Permet de perdre du poids mais aussi de synthétiser de la masse musculaire (si exercices
de résistance).
Maintient le métabolisme de repos qui diminue habituellement lors de pertes pondérales. La masse
maigre étant le déterminant majeur de la dépense énergétique de repos, une diminution de cette dernière
entraîne une réduction du métabolisme basal.
Cette situation peut favoriser la reprise de poids ultérieure. Par conséquent, lors de régimes alimentaires
destinés à la perte de poids, il est non seulement important de pratiquer des activités à dominance aérobie en vue
de brûler les graisses, mais aussi des exercices en résistance (musculation) afin de préserver la masse
musculaire. La combinaison de ces deux composantes contribue ainsi à favoriser la perte de poids (notamment
de la masse grasse) tout en limitant les pertes de masse maigre et la diminution du métabolisme de repos. En
outre, la sensation de faim diminue immédiatement après une séance d'exercice intense.

Ainsi, les recommandations destinées à éviter une prise ou un regain de poids encouragent la
prescription d’activités physiques aérobies sont plus exigeantes que celles associées aux bénéfices de santé en
général et cardiovasculaires (30 minutes la plupart des jours de la semaine).
Elles préconisent d’accomplir quotidiennement l’équivalent d’une marche à allure modérée durant 60
à 90 minutes ou d’une activité intense comme le jogging durant 35 minutes afin de stabiliser une perte de
poids.
En ce qui concerne la prévention de la transition de la catégorie « poids santé » à « surpoids » et de
« surpoids » à « obésité », il est recommandé de pratiquer une activité modérée durant 45 à 60 minutes.
Idéalement, il s’agit de dépenser de 300 à 500 kcal/séance par l’activité physique, ce qui représente une
dépense de 1500 à 2500 kcal/semaine, ceci en association avec une alimentation adaptée.
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Finalement, il semblerait que la combinaison d’une activité aérobie à un programme de
renforcement musculaire soit plus avantageuse que la pratique unique d’une activité aérobie au niveau de la
composition corporelle.
Il faut cependant remarquer que l’exercice seul ne peut pas amener une perte de poids significative et
importante. En effet, le coût énergétique de l’effort musculaire est faible comparativement à la dépense
énergétique d’une journée.
Par conséquent, il serait nécessaire de prescrire plusieurs heures d’entraînement intensif par jour afin
d’obtenir une perte de poids considérable, ce qui serait difficilement envisageable et tolérable pour la plupart
des patients. Néanmoins, l’entraînement physique modifie la répartition des graisses corporelles en favorisant la
masse maigre et en diminuant la masse grasse. Il diminue également la graisse viscérale. Enfin, l’activité
physique régulière à une intensité modérée permet d’améliorer d’autres paramètres chez les individus obèses ou
en surpoids: les taux sanguins d’insuline et de leptine.

7.3- Approche nutritionnelle


Une incitation à l’amélioration de l’équilibre nutritionnel (composition et rythme des repas) Les conseils
nutritionnels doivent tenir compte des habitudes alimentaires individuelles suivis et évalués périodiquement
L’observance à long terme des conseils diététiques étant généralement médiocre, il est recommandé,
pour l’améliorer, de proposer un suivi diététique régulier et de coupler, aux conseils diététiques, des conseils
d’activité physique.
Les objectifs pondéraux doivent être réalistes et individualisés, et s’inscrire dans la durée : perte de poids
obtenue puis maintenue sur le long terme.
Correction des principales erreurs alimentaires qualitatives (réduction des lipides notamment les graisses
alimentaires saturées, réduction des glucides simples et suppression des sodas et jus de fruits).
Répartition des apports caloriques et notamment glucidiques en 3 repas par jour.
La part des glucides complexes doit représenter la moitié de la ration calorique quotidienne, soit un apport
minimal de 180 g/j, sous forme d’aliments amylacés (pain, pâtes, riz, autres féculents) et dans une moindre
mesure de fruits et de laitages.
Diminuer la consommation de sucres dits « raffinés »
Diminuer la consommation des lipides totaux ;
Consommer davantage de fruits et légumes, de légumineuses, de céréales complètes et de noix;
Enrichir l’alimentation en fibres (légumes).
Sujet ayant une obésité de type androïde, une hypertriglycéridémie et un HDL-cholestérol bas : régime
moins riche en glucides (40 % des calories totales), comportant plus de lipides, mais enrichi en acides gras
monoinsaturés (25 % des calories totales) avec un rapport monoinsaturés/polyinsaturés/saturés égal à 2,5/1/1.
Sujet ayant une obésité de type gynoïde et un bilan lipidique normal : régime riche en glucides (c’est-à-
dire correspondant à 55 % des apports caloriques journaliers), pauvre en lipides (soit 30 % des apports
caloriques journaliers) et non focalisé sur les graisses monoinsaturées (soit 10 % des apports caloriques
journaliers) avec un rapport acides gras monoinsaturés/polyinsaturés/saturés égal à 1/1/1.
Les régimes à basses et très basses valeurs caloriques ne doivent pas faire partie des prescriptions courantes.
7.4- Le traitement chirurgical
Le traitement de l’obésité par la chirurgie (ou chirurgie "bariatrique") s’adresse aux personnes adultes souffrant
d’une obésité dite "massive" (IMC supérieur ou égale à 40) ou "sévère" (IMC supérieur ou égal à 35), combinée
à une maladie.
7.5- Contrôle des autres facteurs de risque
Une incitation à un meilleur contrôle des autres facteurs de risque cardiovasculaire
Les actions à mettre en place sont les suivantes : un sevrage tabagique ? La prévention et le traitement par des
mesures diététiques et/ou une bonne observance du traitement médicamenteux de : hypertension artérielle,
diabète, athérosclérose ; dyslipidémie;
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8- Responsabilité des pouvoirs publiques
Conférer chapitre Activité physique

VII- Maladies métaboliques


A. Le diabète de type 2
Le diabète est un trouble de l’assimilation, de l’utilisation et du stockage des sucres apportés par l’alimentation.
Il se caractérise par la perte progressive des capacités sécrétoires de l’insuline, avec augmentation de la
résistance à l’insuline.
Dans le cas du diabète de type 2, deux anomalies sont responsables de l'hyperglycémie : soit le pancréas
fabrique toujours de l'insuline, mais pas assez. Soit l'insuline agit mal, on parle d’insulinorésistance.
• On distingue principalement deux types de diabète :
– le diabète de type 1 (diabète insulino-dépendant ou DID) qui touche environ 6% des diabétiques
et
– le diabète de type 2 (diabète non insulinodépendant ou DNID) qui en touche 92 %.
– Les autres types de diabète concernent les 2 % restants (MODY, LADA ou diabète secondaire à
certaines maladies ou prises de médicaments).
• Le diabète de type 1
– Est habituellement découvert chez les personnes jeunes : enfants, adolescents ou jeunes adultes.
– L’organisme ne reconnaît plus ces cellules bêta et les détruit (les cellules bêta sont détruites par
des anticorps et des cellules de l’immunité, les lymphocytes, fabriquées par l’organisme) : on dit
que le diabète de type 1 est une maladie auto-immune. La disparition des cellules bêta du
pancréas entraîne une carence totale en insuline.
– Les symptômes sont généralement une soif intense, des urines abondantes, un amaigrissement
rapide.
• Le diabète de type 2
• Apparaît généralement chez les personnes âgées de plus de 40 ans.
Le surpoids, l’obésité et le manque d’activité physique sont la cause révélatrice du diabète de type 2
chez des personnes génétiquement prédisposées. Sournois et indolore, le développement du diabète de
type 2 peut passer longtemps inaperçu : on estime qu’il s’écoule en moyenne 5 à 10 ans entre
l’apparition des premières hyperglycémies et le diagnostic.
• Deux anomalies sont responsables de l’hyperglycémie :
– soit le pancréas fabrique toujours de l’insuline mais pas assez, par rapport à la glycémie : c’est
l’insulinopénie ;
– soit cette insuline agit mal, on parle alors d’insulinorésistance.
– L'insuline ne peut plus réguler la glycémie et cette résistance épuise progressivement le pancréas
qui finit par ne plus assurer une production suffisante d'insuline. Ces deux mécanismes font que
le glucose ne pénètre pas dans les cellules du corps et reste dans la circulation sanguine. Le taux
de glucose dans le sang n’est pas régulé par l’insuline.
• Les complications du diabète
• Le but du traitement dans les deux types de diabète est de normaliser la glycémie : les hyperglycémies
répétées et prolongées entraînent à long terme une altération des nerfs et des vaisseaux sanguins présents
dans tout le corps.
• Les complications du diabète peuvent se traduire par
– une cécité,
– des atteintes des pieds pouvant conduire à des amputations,
– des infarctus et des accidents vasculaires cérébraux,
– ou une insuffisance rénale.

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Le diabète peut être traité par des mesures d’alimentation équilibrée et par une activité physique et un
traitement antidiabétique.

Activité physique
Toujours envisagée après évaluation médicale : type et intensité de l’activité en tenant compte des désirs
du patient mais surtout de son état de santé
Type d’activité
Privilégier les exercices d’endurance: cyclisme; Jogging; Natation; ski de fond Golf; marche à pieds
éventuellement muni d’un podomètre.
Les exercices intenses (efforts max de courte durée>80% VO2 max) : à concevoir après réadaptation cardio-
respiratoire à l’effort et en association avec une activité d’endurance.
Apprendre quelques habitudes contre la sédentarité: monter les escaliers au lieu de prendre l’ascenseur;
descendre de la voiture à 5 mn du lieu de travail; éviter de prendre la voiture pour les petits trajets; Profiter des
actes de la vie courante, ludiques et professionnels. Insister sur les déplacements à pied ou à vélo ; la montée
des escaliers peut constituer une activité physique urbaine.
L’intensité de l’exercice
Faible au début, puis progressivement croissante et adaptée au contexte personnel de sédentarité, sans dépasser
50 à 70 % de la puissance max aérobie ou fréquence cardiaque maximale théorique
La durée de l’exercice
• plus de 30 mn pour induire les effets métaboliques favorables avec une période d’échauffement et de
récupération active avant et après l’exercice (5 à 10 mn) pour:
• diminuer les douleurs musculaires et ostéo-articulaires;
• diminuer le risque d’hypo tension artérielle orthostatique en fin d’exercice.
Au moins 30 min/jour, par tranches d’au moins 10 min.
Contre-indications
Insuffisance coronarienne non stabilisée ; HTA d’effort ; rétinopathie proliférante non stabilisée
La fréquence minimale recommandée
Etude suédoise publiée en 2006 sur le Diabetes Research and Clinical Practice: activité physique
équivalente à 45 mn de marche 3x/semaine peut être suffisante chez le diabétique type 2 pour: améliorer la
PAS et la PAD; améliorer la dyslipidémie; améliorer le BMI
Comment faire en pratique : seul ou en groupe; en plein air ou au sein d’un club de sport; phase de
remise en condition : primordiale, à réaliser sur 2 à 3 semaines à raison de 3 séances/semaine; commencer par
un exercice à faible intensité (40 à 50 % VO2 max) et de courte durée : pas de point de côté ni fatigue;
Augmenter l’intensité et la durée progressivement/3 séances; en pratique : évaluer l’intensité de l’effort à partir
de la FMT=220- âge et enseigner l’auto-détermination de la FC par la prise de pouls ou l’utilisation de
fréquence mètre; apprendre à noter sur un carnet : durée, FC, glycémies AV et après; double objectifs : effets
bénéfiques et adaptation des doses
Conclusion
Chez le diabétique type 2 la pratique d’une activité physique régulière doit trouver sa place au sein du projet
thérapeutique.
Elle permet d’améliorer l’insulinosensibilité et le contrôle glycémique au stade précoce de la maladie.
Elle peut retarder l’apparition d’un diabète chez les sujets à risque.

Meilleur contrôle des autres facteurs de risque cardiovasculaire


Les actions à mettre en place sont les suivantes : un sevrage tabagique qui concourt, avec le diabète, au
développement de l’athérosclérose ; la correction d’une dyslipidémie par des mesures diététiques et/ou une

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bonne observance au traitement médicamenteux ; la bonne observance du traitement d’une HTA éventuelle
Modification des habitudes de vie
Lutte active contre la sédentarité et incitation à une activité physique régulière.
L’activité physique doit être adaptée aux capacités individuelles
Elle contribue à une amélioration du contrôle métabolique du diabète
Une durée d’exercice de 30 à 60 minutes, à raison de 2 ou 3 fois par semaine, est recommandée (à minima de la
marche).

B- Athérome
L’athérosclérose est une maladie à fort taux de mortalité due à un âge élevé, un surpoids, ou encore une
grande consommation de tabac et de l’alcool, stress, contraception orale. Elle est liée à un excès de cholestérol
(lipide normalement dans le sang). Une plaque de lipides appelée athérome se dépose sur la paroi des artères et
veines, ce qui provoque une lésion qui mène à une diminution du diamètre de ceux-ci.
Les conséquences sont nombreuses : des douleurs, vertiges et des accidents cardiaques. Pour contrer
cette maladie, plusieurs traitements existent, notamment un procédé mécanique s’appelant le "stent", aidant à
garder le diamètre de l’artère intact.
C- Dyslipémies
Dyslipémies
 Hypercholestérolémies
Cholestérol total > 2 g/l
HDL Cholestérol < 0,4 g/l chez la femme ; < 0,5g/l chez l’homme
LDL Cholestérol > 1,3 g/l
 Hyper triglycéridémies
Triglycérides > 1,5 g/l

VIII- Autres maladies


A-Infection et toxi-infection alimentaires
B- Allergies alimentaires
C- Intolérances alimentaires : Maladie cœliaque …
D- Cancers

Chapitre 7- Prévalence des


pathologies nutritionnelles
A. Chez l’adulte
1. Les carences en micronutriments
Un tiers des femmes enceintes ou en âge de procréer souffrent de carence en fer.
Une carence en acide folique pendant les premiers mois de la grossesse peut provoquer à la naissance, des
malformations du tube neural, comme la spina bifida et accroît aussi le risque d'insuffisance pondérale et de
décès de la mère, or 10 % des femmes en âge de procréer ont une carence en acide folique.
18.0% des hommes présentent une anémie par carence en fer.
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2. L’obésité et la surcharge pondérale :
Chez les adultes âgés de 20 ans, il a été constaté que :
16,1% sont obèses dont 21% de femmes et 8% des hommes ;
28% ont un surpoids dont 30% de femmes et 25,5% des hommes.

3. Le diabète :
L’Enquête nationale sur les facteurs de risques des maladies cardiovasculaires réalisée en 2000 donne une
prévalence du diabète chez la population âgée de 20 ans et plus, de 6,6%, pourcentage identique aussi bien pour
les hommes que les femmes.
Par milieu de résidence, il atteint en urbain 9,0% et en rural 4,4%.

4. Hypercholestérolémie
(Taux de cholestérolémie supérieur ou égal à 2 g/l nouvelles normes OMS), sa prévalence chez la population
âgée de 20 ans et plus est de 29%, 25,9% chez les hommes et 32,0% chez les femmes.
En milieu urbain, ce pourcentage est de 37,2% et en rural 21,2%.

B- Chez l’enfant
1. La malnutrition infantile
La malnutrition reste fréquente chez les enfants de moins de cinq ans.
Car la malnutrition entretient les infections en entrainant un affaiblissement de l’immunité, une sensibilité
accrue aux maladies, un retard de développement physique et mental et une baisse de productivité.
Ainsi le cercle vicieux malnutrition-infection s’installe.
L’analyse des indicateurs anthropométriques des enfants révèle que :
9 % souffrent d’une malnutrition aigue conséquence d’une alimentation insuffisante et/ ou d'une morbidité
accrue (diarrhée…); 18 % sont atteints de malnutrition chronique qui révèle la qualité de l’environnement et du
développement socioéconomique d’une population ; 10,2 % présentent une insuffisance pondérale : taux qui
reste inférieur par rapport à La proportion globale de l'insuffisance pondérale de la région EMRO, qui a
augmenté de 14% en 1990 à 17% en 2004.
Au Maroc, la malnutrition affecte plus les enfants du milieu rural et ceux issues de couches sociales les
plus démunies.

2. Les carences en micronutriments :


Les carences en micronutriments comme le fer, la vitamine A et l’iode sont des causes sous-jacentes qui
contribuent à la mortalité maternelle et infantile.
Les enquêtes réalisées par le Ministère de la Santé, ont montré que : 31.6 % des enfants âgés de 6 mois à 5 ans,
présentent une anémie par carence en fer ; taux inférieur à celui enregistré au niveau de la région EMRO ( 63%
) 40.90 % des enfants de 6 à 72 mois souffrent d’une carence en vitamine A dont 3.1 % ont une carence sévère
; 63% des enfants âgés de 6 à 12 ans ont une carence en iode dont 22% présentent un goitre ; 2.5 % des enfants
de moins de 2 ans présentent un rachitisme radiologique ; La carence en acide folique touche environ un tiers
des enfants âgés de moins de 5 ans.
Les instances internationales sont unanimes que la correction des problèmes nutritionnels permet
d’améliorer le quotient intellectuel (QI) de la population car :
L’anémie ferriprive réduit le QI de 9 points approximativement, les carences modérées en iode réduisent le QI
de 13 points approximativement, un retard de croissance sévère est associé à une baisse de QI de 5 à 10 points,
Les enfants avec un petit poids à la naissance perdent 5 points de QI.

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3. L’obésité et la surcharge pondérale :
Chez les enfants de moins de 5 ans on observe que :
14 % ont un surpoids ;
5,4% sont obèses.

Chapitre 8- Améliorer les


pratiques alimentaires et les
apports nutritionnels, chez les
populations à risque
I- Introduction
Notion de risque
– Le risque est la possibilité de survenue d'un événement indésirable, la probabilité d'occurrence
d'un péril probable ou d'un aléa , , .
Notion de facteur de risque
– OMS : Un facteur de risque est tout attribut, caractéristique ou exposition d’un sujet qui
augmente la probabilité de développer une maladie ou de souffrir d’un traumatisme.
– Les facteurs de risque les plus importants sont par exemple, le déficit pondéral, les rapports
sexuels non protégés, l’hypertension artérielle, la consommation de tabac ou d’alcool, l’eau non
potable, l’insuffisance de l’hygiène ou de l’assainissement.
Evénements indésirables
– Maigreur   Excès pondéral   Obésité
– Maladies carentielles, malnutrition, cardiovasculaires, métaboliques (diabète …),
ostéoarticulaires, anémie, cancers, troubles du comportement alimentaire …
– Sédentarité ? Accidents du sport ?

II- Actions
A- Chez les Femmes
• Alimentation : équilibrée répondant aux besoins réels
– Augmenter les apports en calcium et vitamine D 
– Lutter contre la carence en fer chez les femmes en situation de pauvreté. 
– Améliorer le statut en folates des femmes en âge de procréer. 
– Promouvoir l’allaitement maternel. 
• Activité physique : régulière adaptée aux objectifs
– Les Femmes enceintes et en bonne santé qui ne pratiquaient pas préalablement d’activité
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physique intense doivent s’adonner à 2 h 30 min d’exercice aérobie d’intensité modérée par
semaine. Il faut étaler la pratique sur l’ensemble de la semaine.
– Les femmes qui avaient l’habitude d’une pratique aérobie d’intensité élevée ou importante en
quantité peuvent poursuivre leur activité pour maintenir leur aptitude physique mais moyennant
un suivi médical régulier.
• TRIADE de la femme athlète :
– Associe des troubles du comportement alimentaire (anorexie et boulimie), des anomalies du
cycle menstruel (aménorrhée) ainsi qu’une masse osseuse abaissée (ostéoporose).

B- Sujets âgés
Conférer Chapitre Pathologies nutritionnelles : Dénutrition du sujet âgé
C- Population générale
1- Augmenter la consommation de fruits et légumes.
Tout en contribuant à éviter des maladies non transmissibles chroniques comme les maladies cardio-vasculaires,
le diabète et certains cancers, une consommation suffisante de fruits et de légumes réduit aussi les carences
nutritionnelles et accroît la résistance aux maladies infectieuses."
Il est recommandé de manger de 5 à 10 portions de fruits et légumes par jour.
Le programme "fruits et légumes 5 fois par jour" est un programme international visant à encourager la
consommation des fruits et des légumes, et plus particulièrement à inciter hommes, femmes et enfants à manger
quotidiennement au moins cinq fruits et légumes
2- Réduire la consommation de sel.
La forte consommation de sodium (> 2 grammes/jour, l’équivalent de 5 grammes de sel par jour) et l’absorption
insuffisante de potassium (moins de 3,5 grammes par jour) contribuent à l’hypertension artérielle et à un risque
accru de cardiopathie et d’accident vasculaire cérébral.
Le sel est la principale source de sodium dans notre alimentation
La plupart des gens consomment trop de sel, de 9 à 12 grammes par jour en moyenne, soit deux fois l’apport
maximum recommandé.
Une consommation de sel de moins de 5 grammes par jour chez l’adulte contribue à faire baisser la tension
artérielle et le risque de maladie cardiovasculaire, d’accident vasculaire cérébral et d’infarctus du myocarde. Le
principal avantage de diminuer l’apport en sel se traduit par une baisse correspondante de l’hypertension
artérielle.
Les États Membres de l'OMS ont décidé de réduire de 30% la consommation de sel de la population mondiale
d’ici 2025.
On estime qu’on pourrait éviter chaque année 2,5 millions de décès si la consommation de sel au niveau
mondial était ramenée au niveau recommandé.
3- Augmenter les apports en calcium
Augmenter les apports en calcium dans les groupes à risque.
Les fractures dues à la fragilité des os touchent les personnes âgées.
Une consommation suffisante de calcium (500 mg par jour ou plus) et de vitamine D dans les populations au
taux élevé d’ostéoporose aide à réduire le risque de fracture, comme le font aussi l’exposition au soleil et
l’activité physique qui renforcent les os et les muscles.
4- Autres mesures
 Lutter contre la carence en fer chez les femmes en situation de pauvreté.
 Améliorer le statut en folates des femmes en âge de procréer.
 Promouvoir l’allaitement maternel.

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