Programme de français cycle 2 : enseignements clés
Programme de français cycle 2 : enseignements clés
Principes
Fréquence des temps d’apprentissage
Lecture
Cours préparatoire
Identifier les mots de manière de plus en plus aisée
Lire à voix haute
Comprendre un texte
Devenir lecteur
Cours élémentaire première année
Identifier les mots de manière de plus en plus aisée
Lire à voix haute
Comprendre un texte
Devenir lecteur
Cours élémentaire deuxième année
Identifier les mots de manière de plus en plus aisée
Lire à voix haute
Comprendre un texte
Devenir lecteur
Écriture
Cours préparatoire
Apprendre à écrire en écriture cursive
Encoder puis écrire sous dictée
Copier et acquérir des stratégies de copie
Produire des écrits
Cours élémentaire première année
Apprendre à écrire en écriture cursive
Encoder puis écrire sous dictée
Copier et acquérir des stratégies de copie
Produire des écrits
Cours élémentaire deuxième année
Apprendre à écrire en écriture cursive
Encoder puis écrire sous dictée
Copier et acquérir des stratégies de copie
Produire des écrits
Oral
Cours préparatoire
Écouter pour comprendre
Dire pour être compris
Participer à des échanges
Cours élémentaire première année
Écouter pour comprendre
Dire pour être compris
Participer à des échanges
Cours élémentaire deuxième année
Écouter pour comprendre
Dire pour être compris
Participer à des échanges
Vocabulaire
Cours préparatoire
Enrichir son vocabulaire dans tous les enseignements
Établir des relations entre les mots
Réemployer le vocabulaire étudié
Mémoriser l’orthographe lexicale
Cours élémentaire première année
Enrichir son vocabulaire dans toutes les disciplines
Établir des relations entre les mots
Réemployer le vocabulaire étudié
Mémoriser l’orthographe des mots
Cours élémentaire deuxième année
Enrichir son vocabulaire dans toutes les disciplines
Établir des relations entre les mots
Réemployer le vocabulaire étudié
Mémoriser l’orthographe des mots
Grammaire et orthographe
Cours préparatoire
Se repérer dans la phrase simple
Découvrir, comprendre et mettre en œuvre l’orthographe grammaticale
Cours élémentaire première année
Se repérer dans la phrase simple
Découvrir, comprendre et mettre en œuvre l’orthographe grammaticale
Cours élémentaire deuxième année
Se repérer dans la phrase simple
Découvrir, comprendre et mettre en œuvre l’orthographe grammaticale
Principes
Tout comme l’ensemble des domaines du cycle 2, l’enseignement du français participe à établir les savoirs fondamentaux
des élèves dans le cadre d’un enseignement explicite, structuré et progressif. Au terme des trois années du cycle 1, les
élèves ont commencé à acquérir le langage oral et à entrer dans la culture de l’écrit : le contexte de la classe, les lectures
d’albums, les productions d’écrits, les premiers essais d’écriture ont rendu sensible la spécificité de l’écrit et ont amorcé le
passage de l’oral à l’écrit. Parallèlement, la construction de la conscience phonologique a permis aux élèves, confrontés aux
lettres et aux groupes de lettres, d’acquérir progressivement le principe alphabétique.
C’est sur la base de cette initiation que le cycle 2 a pour objectif de construire les fondements de la langue française à
l’écrit et à l’oral. Cinq activités langagières permettent de les édifier : comprendre un énoncé oral, parler en continu, parler
en interaction, écrire et lire.
Au cycle 2, l’apprentissage de la lecture et de l’écriture constitue le cœur de l’enseignement du français et doit être
présenté comme une source de motivation, de plaisir et d’accès aux savoirs et à la culture : entrer à l’école élémentaire,
c’est apprendre à lire et commencer à acquérir cette part d’autonomie que confère l’aptitude au déchiffrage et à la
compréhension. C’est aussi, dans le prolongement des apprentissages de l’école maternelle, écrire des lettres, des mots puis
des phrases, en respectant les bases du code de l’écrit et mesurer l’écart entre la communication orale et écrite.
Les enjeux de ce cycle sont donc essentiels : la rigueur et l’efficacité de l’enseignement qui y est dispensé engagent l’élève à
moyen et à long terme. C’est parce que l’élève saura lire de façon fluide et écrire des énoncés simples en fin de CE2 qu’il
pourra progresser dans la suite de sa scolarité. Ce sont aussi ces prémices fondatrices qui forgent l’adulte de demain, qui
structurent sa place dans la société et son rapport au monde.
Dans cette perspective, toutes les composantes de l’enseignement du français contribuent à l’acquisition et à
l’enrichissement de la langue : la lecture, l’écriture, l’oral, le vocabulaire, la grammaire et l’orthographe sont autant de
champs de la discipline structurés séparément, mais qui constituent en réalité un ensemble au sein duquel chaque élément
résonne avec les autres. Apprendre à lire s’articule avec les compétences langagières que sont l’oral et l’écriture ainsi que
les compétences linguistiques que sont l’orthographe lexicale et grammaticale et le vocabulaire.
L’apprentissage du vocabulaire, spontané dans les premières années de vie, enrichi significativement dès le cycle 1, doit
faire l’objet d’un enseignement quotidien, explicite et structuré lors de séances dédiées distinctes de celles de grammaire et
d’orthographe.
La fréquentation des textes tout au long du cycle 2 amplifiera et confortera un solide répertoire lexical. Le cycle 2 façonne
en outre la relation que l’école a pour ambition de construire entre l’enfant et le livre, dans le cadre du parcours de lecteur.
Initiée à l’école maternelle par le truchement de l’adulte, cette relation développe la curiosité et le gout : la fréquentation
constante des livres adaptés à l’âge des élèves est encouragée par le professeur, afin de doter les jeunes lecteurs de
premières références littéraires communes, de leur rendre familier l’univers de la fiction et aisé l’accès à l’imaginaire.
Progressivement, un espace culturel patrimonial leur est offert en partage : l’école vise son appropriation par les élèves.
Cette articulation des composantes qui constituent l’enseignement de la langue française et l’initiation à sa littérature exige
une démarche pédagogique structurée, régulière et claire, dont le tableau ci-dessous fait apparaitre la fréquence au sein
des dix heures hebdomadaires qui lui sont dévolues. Ce seul volume horaire ne saurait suffire : toutes les activités conduites
en classe permettent d’apprendre à lire, à écrire et à parler.
Fréquence des temps d’apprentissage
Tous les jours, chaque élève Toutes les semaines, chaque élève Dans l’année, chaque élève
Lecture - lit au CP et au CE1 des syllabes, - bénéficie, tout au long du cycle, - est évalué régulièrement en
des mots, des phrases puis des de lectures orales effectuées par fluence de syllabes, de mots puis
textes, les difficultés se le professeur, à partir de textes de textes ;
complexifiant au fil du cycle ; résistants qui enrichissent ses - lit et étudie 5 à 10 œuvres issues
- lit à voix haute et connaissances langagières et du patrimoine et de la littérature
silencieusement au fur et à exercent ses habiletés de de jeunesse : contes, fables,
mesure de l’automatisation de la compréhension. récits, poèmes, pièces de
lecture. théâtre, albums et textes
documentaires.
Écriture - écrit à plusieurs moments de la - exerce son geste graphique ; - participe, dès le CP, à la
journée et oralise ce qu’il écrit en - à partir de la période 4 du CP, rédaction de plusieurs écrits
phase d’apprentissage de la pratique des exercices de copie. collaboratifs qui vont au-delà
lecture : d’une demi-page, dirigés par le
copie de lettres, de syllabes, professeur ;
de mots puis de phrases ; - produit peu à peu des écrits
production (sous la dictée ou longs, de manière autonome au
non) de lettres, syllabes, mots, fil du cycle.
phrases puis textes au fil du
cycle.
Oral - est exposé au modèle oral assuré - a l’occasion d’échanger des - s’exerce régulièrement à une
par le professeur ; propos avec ses camarades, brève présentation orale ou un
- prend la parole (le professeur la d’exposer un point de vue. exposé en petit ou grand groupe.
reformule si nécessaire en
insistant sur la syntaxe et la
prononciation).
Vocabulaire - bénéficie d’un temps - bénéficie de séances de - construit peu à peu un outil
d’enseignement structuré et remémoration des corpus vus, personnel de collecte et de
explicite du vocabulaire. y compris ceux du cycle 1. structuration qui peut
l’accompagner tout au long du
cycle.
Grammaire et - bénéficie d’un temps - bénéficie, à partir du CE1, de
orthographe d’enseignement explicite de la trois heures d’enseignement
grammaire et de l’orthographe ; explicite de la langue.
- fait une dictée en lien avec les
apprentissages conduits.
Lecture
L’apprentissage de la lecture est l’objectif central du cycle 2 : il en constitue la priorité fondamentale sur laquelle reposent
tous les apprentissages ultérieurs des élèves. Cette place prépondérante de la lecture s’articule avec les autres domaines
d’enseignement du français.
Dès le CP et tout au long du cycle, l’enseignement de la lecture doit comporter trois entrées qui se complètent :
l’apprentissage puis l’automatisation du décodage ;
la lecture à voix haute ;
la compréhension de textes dans toutes les disciplines.
Ces trois entrées doivent être menées de manière parallèle et complémentaire. C’est en effet l’accès à la compréhension
des textes de tout type qui confère du sens à l’apprentissage de la lecture et la pratique de la lecture à voix haute qui, outre
son effet sur l’automatisation, construit et révèle la juste compréhension des textes.
L’apprentissage du décodage se fonde sur la consolidation des compétences phonologiques acquises à l’école maternelle et
sur la compréhension du principe alphabétique. Pour apprendre à lire, il est nécessaire de comprendre que les lettres ou les
groupes de lettres (graphèmes) codent des sons (phonèmes), et que l’assemblage de ces phonèmes constitue des mots, des
phrases, porteurs de sens. Cette base, dont les évaluations nationales de début de CP permettent de vérifier la maitrise par
les élèves, est indispensable pour enseigner les correspondances graphophonémiques (CGP).
Au CP, l’apprentissage de ces correspondances est systématique, intensif, structuré et quotidien. Il est conduit en relation
directe et immédiate avec les activités d’écriture de lettres, de syllabes, de mots puis de phrases qui suivent la progression
des apprentissages. Il se nourrit également des acquisitions en orthographe lexicale et grammaticale qui facilitent la
reconnaissance des mots et donc leur automatisation. L’utilisation d’un manuel de lecture contribue à garantir une
programmation de l’étude des correspondances graphophonémiques (CGP), à un tempo suffisamment rapide, et une
présentation des lettres muettes (morphèmes grammaticaux et lexicaux) progressive et structurée. À la fin du CP, les élèves
sont capables de déchiffrer tous les mots et ont automatisé la lecture des plus fréquents.
Dès le début de l’apprentissage, lire signifie pour l’élève oraliser ce qu’il lit. S’il s’agit dans un premier temps de lire à voix
haute des syllabes et des mots, de façon de plus en plus fluide, la lecture de phrases puis de textes courts est rapidement
possible et permet d’exercer à la fois la fluence de lecture, mais aussi la compréhension de l’élève. Les supports consacrés
aux activités de décodage doivent être distincts, dans un premier temps, de ceux consacrés à l’acquisition des stratégies de
compréhension. Au fil de ses progrès, tout au long du cycle, l’élève lit quotidiennement des textes à voix haute et cette
tâche, qui procède par le repérage de la ponctuation et des groupes de sens, construit et traduit également sa
compréhension des textes.
Ces lectures, intensives au début et prolongées tout au long du cycle, sont indispensables pour faire acquérir les
compétences culturelles et personnelles qui doivent être mobilisées par chaque élève.
Tous les jours, chaque élève Toutes les semaines, chaque élève Dans l’année, chaque élève
- lit au CP et au CE1 des syllabes, des - bénéficie, tout au long du cycle, de - est évalué régulièrement en fluence
mots, des phrases puis des textes, les lectures orales effectuées par le de syllabes et de mots, puis de texte ;
difficultés se complexifiant au fil du professeur, à partir de textes - lit et étudie 5 à 10 œuvres issues
cycle ; résistants qui enrichissent ses principalement du patrimoine, mais
- lit à voix haute et silencieusement au connaissances langagières et aussi de la littérature de jeunesse :
fur et à mesure de l’automatisation exercent ses habiletés de contes, fables, récits, poèmes, pièces
de la lecture. compréhension. de théâtre, albums et textes
documentaires.
Cours préparatoire
Identifier les mots de manière de plus en plus aisée
Comprendre un texte
Devenir lecteur
Comprendre un texte
Devenir lecteur
Comprendre un texte
Devenir lecteur
Écriture
Dans la continuité des activités conduites durant le cycle 1, l’enjeu du cycle 2 porte en premier lieu sur l’apprentissage du
geste graphique qui n’est pas achevé en fin de grande section. Par l’exercice répété sous diverses formes, l’élève continue à
apprendre le tracé normé des lettres en écriture cursive et l’enchainement de plusieurs lettres afin de parvenir à écrire des
mots puis des phrases.
Dès le CP et tout au long du cycle, l’enseignement de l’écriture doit comporter quatre types d’activités qui se complètent :
l’apprentissage de l’écriture cursive, la copie, la dictée et la production d’écrits.
Par un enseignement structuré, explicite, progressif, et en relation avec toutes les autres composantes de l’enseignement du
français (l’expression orale, la lecture, la grammaire et le vocabulaire), les élèves acquièrent peu à peu les moyens d’une
écriture dont le geste se fluidifie et dont les codes se mettent en place : respect des correspondances graphophonémiques
(CGP) puis de l’orthographe lexicale, mise en place de la structure de la phrase française et de l’orthographe grammaticale.
Au CP, l’élève continue à apprendre à tracer le geste d’écriture cursive en minuscules de chacun des graphèmes étudiés en
séance de décodage, isolément mais aussi enchainés à d’autres lettres (écriture de syllabes, de mots et de phrases).
Au CE1, il automatise le tracé des lettres minuscules cursives et il commence à apprendre, en 2e partie de l’année, le tracé
des lettres majuscules cursives, par familles de gestes (I, J et K sont étudiées successivement, par exemple).
La copie doit respecter la progressivité des apprentissages : lettre/syllabe/mot. Dans la continuité de l’école maternelle, le
professeur explicite les tracés et les stratégies de copie dans des séances spécifiques. Tout au long du cycle, l’élève copie
également des phrases qui peuvent provenir de tous les champs disciplinaires. Outre son rôle dans l’acquisition du geste
graphique, la copie entraine la mémorisation orthographique et syntaxique : elle a toute sa place au sein des séances
d’orthographe (copies de mots analogiques) ; elle est l’occasion d’apprendre des manières de dire. Le professeur veille à
faire oraliser par l’élève ce qu’il copie.
La dictée est dans un premier temps l’occasion de vérifier que l’articulation entre les sons entendus et leur codage
graphémique est acquise. Elle doit aussi servir à mémoriser les graphèmes étudiés : comme la copie, la dictée porte sur des
graphèmes, des syllabes, des mots puis de courtes phrases. Avant d’être un outil d’évaluation de l’orthographe, la dictée est
bien une activité d’écriture permettant la maitrise du principe alphabétique et l’acquisition de l’encodage et du décodage.
Les erreurs des élèves dans les dictées font partie de l’apprentissage et doivent, comme l’ensemble des erreurs, être
accueillies comme un passage obligé, source de progrès.
Dans la continuité des apprentissages en production d’écrits (essais d’écriture et dictées à l’adulte) conduits à l’école
maternelle, le cycle 2 est le temps de la structuration des premiers écrits autonomes. En prenant appui sur les premiers
écrits de l’école maternelle, le cycle 2 vise, dans un premier temps, à permettre à l’élève de retranscrire correctement les
sons, compétence que l’apprentissage progressif des CGP va peu à peu forger. Il s’agit aussi d’acquérir progressivement
l’ensemble des codes de l’écrit à l’aide de séances spécifiques : segmentation des mots, majuscule, ponctuation finale forte,
syntaxe de la phrase simple et orthographe. Les séances de vocabulaire et la fréquentation des textes de tous types
irriguent aussi la pratique de l’écriture.
Tous les jours, chaque élève Toutes les semaines, chaque élève Dans l’année, chaque élève
- écrit à plusieurs moments de la - exerce son geste graphique ; - participe, dès le CP, à la rédaction de
journée et oralise ce qu’il écrit en - à partir de la période 4 du CP, plusieurs écrits collaboratifs qui vont
phase d’apprentissage de la lecture : pratique des exercices de copie. au-delà d’une demi-page, dirigés par
copie de lettres, de syllabes, de le professeur ;
mots puis de phrases ; - produit peu à peu des écrits longs en
production (sous la dictée ou non) autonomie au fil du cycle.
de lettres, syllabes, mots, phrases
puis textes au fil du cycle.
Cours préparatoire
Apprendre à écrire en écriture cursive
Oral
Au cours du cycle 1, l’enfant devenu élève acquiert les compétences pour se faire comprendre et développe des capacités
d’écoute et d’attention. L’enjeu du cycle 2 consiste à favoriser et à enrichir la prise de parole de l’élève et, par l’écoute et le
dialogue, à développer ses compétences psychosociales. Ce faisant, grâce à des séances quotidiennes consacrées à l’oral et
adossées à toutes les activités de la classe, son langage s’élabore sur le plan syntaxique et lexical. L’enseignement de l’oral
revêt donc des enjeux cognitifs, sociaux et scolaires. Son objectif est de permettre à chaque élève de comprendre et de
produire des discours variés, adaptés et compréhensibles, et ainsi de conquérir un langage plus élaboré.
La compétence orale se forge grâce à trois activités langagières qui doivent être pratiquées de façon équilibrée :
comprendre un énoncé oral, parler en interaction et parler en continu. Ces activités sont complémentaires : l’écoute peut
ainsi nourrir la langue de l’élève et entrainer une activité de réinvestissement de mots, de tournures, d’expressions
entendues et comprises.
Les compétences acquises en matière de langage oral, tant sur le plan de l’expression que de la compréhension, sont par
ailleurs essentielles pour mieux maitriser l’écrit ; de même, la maitrise progressive des usages de la langue écrite favorise
l’accès à un oral plus formel et mieux structuré.
Tous les jours, chaque élève Toutes les semaines, chaque élève Dans l’année, chaque élève
- est exposé au modèle oral assuré par - a l’occasion d’échanger avec ses - s’exerce régulièrement à une brève
le professeur ; camarades, d’exposer un point de présentation orale ou un exposé en
- prend la parole (le professeur la vue. petit ou grand groupe.
reformule si nécessaire en insistant
sur la syntaxe et la prononciation).
Cours préparatoire
Écouter pour comprendre
Vocabulaire
Dans la continuité du cycle 1, le cycle 2 a pour mission d’enrichir le vocabulaire de chaque élève. C’est en effet le
vocabulaire maitrisé par l’élève qui facilite l’identification des mots et la compréhension en lecture. C’est aussi l’étendue et
la précision du lexique qui permettent à l’élève de s’exprimer à l’oral et à l’écrit le plus justement possible.
L’enseignement du vocabulaire reste une priorité au cycle 2 en ce qu’il participe de la lutte contre les inégalités scolaires.
Une bonne connaissance lexicale à l’écrit est également garante d’un apprentissage orthographique à long terme, la
mémoire orthographique ne pouvant retenir durablement que ce qui a été compris. Le lexique doit faire l’objet d’un
enseignement explicite, progressif et structuré, au cours de séances dédiées.
Toutes les natures de mots (noms, verbes, adjectifs et autres mots grammaticaux) sont étudiées, dans toutes les disciplines,
en privilégiant les mots fréquents et les termes polysémiques (sources d’incompréhensions quand seul le sens premier est
connu). Ceux-ci doivent être travaillés dans des phrases pour faire vivre les structures syntaxiques puisque les mots
s’articulent les uns aux autres.
Tous les jours, chaque élève Toutes les semaines, chaque élève Dans l’année, chaque élève
- bénéficie d’un temps d’enseignement - bénéficie de séances de - construit peu à peu un outil
structuré et explicite du vocabulaire. remémoration des corpus vus, y personnel de collecte et de
compris ceux du cycle 1. structuration qui peut l’accompagner
tout au long du cycle.
Cours préparatoire
Enrichir son vocabulaire dans tous les enseignements
Grammaire et orthographe
La grammaire est un enseignement au service de l’oral, de la lecture et de l’écriture. En cela, elle est au service de la réussite
des élèves dans toutes les disciplines et constitue, à plus long terme, un facteur déterminant de la poursuite d’études et de
l’insertion sociale et professionnelle.
Dans cette perspective, la grammaire doit être nécessairement un enseignement autonome, régulier, explicite et progressif.
Au cycle 2, la première étape de l’enseignement de la grammaire vise à faire comprendre aux élèves le système de la langue
et, plus précisément, les deux éléments obligatoirement constitutifs de la phrase simple la plus élémentaire, à savoir le
groupe sujet (GS) et le groupe verbal, qui comprend le verbe et les compléments du verbe : le complément d’objet direct
(COD), le complément d’objet indirect (COI) et l’attribut du sujet. Au cycle 2, l’objectif est de reconnaitre ces deux groupes,
sans distinguer les différents compléments du verbe. L’étude des compléments circonstanciels est réservée au cycle 3.
L’enseignement doit se fonder sur des énoncés simples et prototypiques. Leur collecte, leur manipulation, régulière et
répétée tout au long du cycle, permettent l’acquisition des structures fondamentales de la langue. Elles sont réinvesties
dans les activités langagières. Les élèves comprennent que communiquer oralement, lire et écrire impliquent de respecter
des règles et des normes.
Tous les jours, chaque élève Toutes les semaines, chaque élève
- bénéficie d’un temps d’enseignement explicite de la - bénéficie, à partir du CE1, de trois heures d’enseignement
grammaire et de l’orthographe ; explicite de la langue.
- fait une dictée en lien avec les apprentissages conduits.
Cours préparatoire
Se repérer dans la phrase simple
Principes
Nombres, calcul et résolution de problèmes
Cours préparatoire
Les nombres entiers
Les quatre opérations
Le calcul mental
Mémoriser des faits numériques
Utiliser ses connaissances en numération pour calculer mentalement
Apprendre des procédures de calcul mental
La résolution de problèmes
Cours élémentaire première année
Les nombres entiers
Les fractions
Les quatre opérations
Le calcul mental
Mémoriser des faits numériques
Utiliser ses connaissances en numération pour calculer mentalement
Apprendre des procédures de calcul mental
La résolution de problèmes
Cours élémentaire deuxième année
Les nombres entiers
Les fractions
Les quatre opérations
Le calcul mental
Mémoriser des faits numériques
Utiliser ses connaissances en numération pour calculer mentalement
Apprendre des procédures de calcul mental
La résolution de problèmes
Grandeurs et mesures
Cours préparatoire
Les longueurs et les masses
Les longueurs
Les masses
La monnaie
Le repérage dans le temps
Cours élémentaire première année
Les longueurs et les masses
Les longueurs
Les masses
La monnaie
Le repérage dans le temps et les durées
Cours élémentaire deuxième année
Les longueurs, les masses et les contenances
Les longueurs
Les masses
Les contenances
La monnaie
Le repérage dans le temps et les durées
Espace et géométrie
Cours préparatoire
Les solides
La géométrie plane
Le repérage dans l’espace
Cours élémentaire première année
Les solides
La géométrie plane
Le repérage dans l’espace
Cours élémentaire deuxième année
Les solides
La géométrie plane
Organisation et gestion de données
Cours préparatoire
Cours élémentaire première année
Cours élémentaire deuxième année
Principes
Tout comme l’ensemble des domaines du cycle 2, l’enseignement des mathématiques participe à établir les savoirs
fondamentaux des élèves dans le cadre d’un enseignement explicite, structuré et progressif. Dans la continuité de
l’enseignement dispensé à l’école maternelle, l’enseignement des mathématiques au cycle 2 repose sur une approche
menant progressivement du concret à l’abstrait, en passant par la représentation imagée. Les élèves manipulent des objets
tangibles (matériel de numération, surfaces de différentes formes représentant des fractions, bandes de papier, ficelles,
monnaie fictive, etc.) pour s’approprier de manière concrète le sens de notions mathématiques (numération, fractions,
nombres décimaux, etc.) et de procédures qui s’y appliquent (comparaison, ajout, retrait, groupement, partage, etc.). Ils
passent ensuite à la représentation schématisée de ces objets et de ces actions, avant d’accéder au langage mathématique
(écriture décimale ou fractionnaire, symboles opératoires ou géométriques, etc.). Ce passage progressif du concret à
l’abstrait suscite cependant plusieurs points de vigilance. Tout d’abord, si la manipulation est un passage essentiel, la
réussite d’une activité manipulatoire ne suffit cependant pas pour attester de la compréhension de la notion
mathématique qui la sous-tend. Pour que les phases de manipulation et de représentation permettent l’accès à
l’abstraction, il importe notamment que les procédures et les raisonnements engagés soient verbalisés, à la fois par les
élèves eux-mêmes, avec leurs propres mots, et par l’enseignant, avec le vocabulaire adapté. Le programme fournit des
exemples de matériel de manipulation, de représentations schématisées et de procédures verbalisées. Par ailleurs, la
manipulation est un étayage à la compréhension et à la modélisation, mais l’objectif final est de s’en abstraire, sachant que
la durée nécessaire au recours à la manipulation varie d’un élève à l’autre, d’une situation à l’autre. Pour un problème
donné, certains élèves peuvent ne pas en avoir besoin et il convient de ne pas la leur imposer. Cependant, pour un autre
problème de structure plus complexe, il peut s’avérer nécessaire de manipuler à nouveau des objets tangibles.
En mathématiques, la priorité du cycle 2 est l’acquisition de connaissances et de savoir-faire solides sur la numération, le
calcul et la résolution de problèmes arithmétiques. En effet, les mathématiques sont une discipline cumulative et ces
apprentissages, qui s’appuient déjà sur ceux du cycle 1, constituent le socle indispensable sur lequel reposeront les
apprentissages des cycles 3 et 4 pour ce qui concerne les nombres, le calcul et l’algèbre. Chaque année, les deux tiers du
temps d’enseignement des mathématiques, au minimum, sont consacrés à la partie « Nombres, calcul et résolution de
problèmes » du programme.
Afin de s’assurer d’une bonne maitrise des attendus à la fin de chaque année scolaire, il est indispensable d’aborder les
notions centrales, et notamment les plus délicates, suffisamment tôt dans l’année scolaire. Cela permet aux élèves, en
particulier aux plus fragiles, de disposer de suffisamment de temps pour acquérir ces notions. Cela implique d’aborder dès
le début d’année scolaire les notions du programme correspondant au niveau de la classe, sans proposer de séquences qui
seraient uniquement consacrées à la révision de notions relevant des années précédentes. Les révisions nécessaires sont
effectuées au fur et à mesure des séquences, et uniquement avec les élèves qui en ont besoin. Par exemple, la centaine sera
abordée dès la première période du CE1 afin de permettre aux élèves de travailler tout au long de l’année sur des nombres
allant jusqu’à mille et d’être ainsi parfaitement à l’aise avec ces nombres à l’entrée au CE2.
Dans une volonté de clarification des attendus en termes d’apprentissages, les sous-parties « Calcul mental » et « Résolution
de problèmes » sont davantage détaillées que dans les programmes antérieurs du cycle 2.
Pour le calcul mental, il s’agit de définir un ensemble de procédures fondamentales que tous les élèves doivent maitriser,
mais aussi de proposer des indicateurs de maitrise. En effet, tout comme « savoir lire » ne signifie pas la même chose en CP
et en CE2 concernant le nombre de mots lus en une minute, « connaitre les tables d’addition » ne correspond pas aux
mêmes attendus en CP et en CE2 concernant le nombre de résultats que les élèves sont capables de restituer en une
minute ; les automatismes se renforcent chaque année, tout au long de l’école élémentaire, et même au-delà. Cette mesure
de la fluence en calcul mental permet en outre à chaque élève de prendre conscience de ses progrès. En septembre 2023,
près de 2,4 millions d’élèves ont été évalués à l’entrée au CM1 dans le cadre du dispositif Repères CM1. Cette évaluation a
révélé des écarts de réussite très importants entre les filles et les garçons, au désavantage des filles, pour ce qui concerne la
fluence en calcul mental. Ce constat peut être expliqué par un manque de confiance des filles en elles-mêmes et un état de
stress lorsqu’il s’agit de répondre sur un temps très court. Il convient donc d’entrainer régulièrement les élèves à de tels
tests afin d’en faire de véritables routines intégrées aux apprentissages, n’engendrant plus de stress et permettant de
valoriser les progrès réalisés afin de renforcer la confiance en soi et la réussite de chacun. Afin de s’assurer de l’acquisition
des automatismes attendus par tous les élèves, des séances quotidiennes de calcul mental sont proposées tout au long du
cycle 2. Ces séances s’intègrent dans des séquences de calcul mental dont les objectifs sont explicités aux élèves. Le calcul
mental ne se résume pas à restituer des faits numériques et à utiliser des procédures apprises ; il faut aussi savoir dans quels
contextes il est pertinent d’utiliser une procédure donnée et être en mesure d’adapter une procédure ou d’en combiner
plusieurs pour traiter une tâche plus complexe.
Afin de privilégier le développement d’habiletés et de compétences solides en calcul, tant mental que posé, les élèves ne
seront pas amenés à utiliser de calculatrice au cycle 2.
La résolution de problèmes est au cœur de l’activité mathématique. Mais pour être en capacité de résoudre des problèmes,
il faut savoir prendre des initiatives, imaginer des pistes de solution et s’y engager sans s’égarer. Un moyen pour y parvenir
consiste à procéder par analogie en rattachant une situation particulière à une classe plus générale de problèmes. C’est
pourquoi le programme identifie des types de problèmes basiques (par exemple, pour les problèmes additifs en une étape,
les problèmes de parties-tout et les problèmes de comparaison) que les élèves doivent être en mesure de reconnaitre et
pour lesquels ils doivent disposer de stratégies et d’outils efficaces permettant de les résoudre : problèmes de référence,
schémas pour soutenir la modélisation, etc. La maitrise de ces compétences spécifiques renforce la confiance des élèves en
leur capacité de résoudre des problèmes et constitue un appui précieux pour aborder des situations plus complexes ou
sortant du cadre évoqué.
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Les fractions sont introduites au cycle 2. Au CE1, les élèves comprennent, par exemple, que les d’un tout correspondent à
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trois parts lorsque ce tout est partagé en huit parts égales. Ils comparent des fractions et effectuent des opérations sur les
fractions, toujours en les considérant comme des parts d’un tout. Au CE2, le partage d’une unité de longueur en fractions
de cette unité permet de positionner des fractions sur une bande-unité graduée. Cette approche contribue à s’affranchir
du « tout » et à donner aux fractions un statut de nombre.
Le cycle 2 est également une étape importante pour l’enseignement des grandeurs et des mesures. Si plusieurs grandeurs
sont travaillées dès la maternelle, leur étude au cycle 2 permet l’introduction de mesures pour les grandeurs usuelles :
durée, monnaie, longueur, masse (confondue à tort avec le poids dans le langage courant) et contenance. La
compréhension de ces grandeurs est indispensable pour pouvoir donner du sens aux unités de mesure introduites. Les
activités sur les mesures sont des appuis importants pour les travaux sur la numération. L’écriture à virgule des nombres
décimaux est introduite dans le cadre de la monnaie. Ceci permet d’effectuer les premières comparaisons, additions et
soustractions de nombres écrits avec une virgule dans des contextes concrets. Ce travail prépare les élèves à l’introduction
plus formelle des nombres décimaux à partir des fractions décimales, qui sera menée au cycle 3.
En géométrie, les élèves renforcent leur maitrise du vocabulaire spécifique et apprennent à manipuler les outils permettant
de réaliser des constructions géométriques avec précision : règle, compas et équerre. Ils apprennent progressivement à
passer d’une géométrie où les formes planes sont reconnues perceptivement à une géométrie où elles sont caractérisées
par des propriétés contrôlées par des instruments. L’utilisation combinée des outils de construction et de la connaissance
des propriétés des figures planes permet aux élèves d’argumenter sur la nature de celles-ci.
Au cycle 2, les élèves sont également initiés au recueil de données, notamment via des enquêtes, et à leur présentation sous
forme de tableaux et de diagrammes en barres.
Des évaluations, courtes mais fréquentes, sont attendues en mathématiques pour aider les élèves à identifier leurs réussites,
leurs progrès et leurs besoins et pour permettre au professeur d’adapter ses séances d’enseignement afin d’encourager
chaque élève à s’engager et à progresser dans les apprentissages dans le but d’atteindre in fine les objectifs attendus.
Le programme de mathématiques de cycle 2 privilégie l’activité des élèves pour l’acquisition des apprentissages.
L’enseignement explicite des attendus, notamment en calcul et en résolution de problèmes, doit leur permettre de réaliser
les tâches proposées, d’abord en étant guidés par l’enseignant, puis en devenant progressivement autonomes, en travaillant
seuls ou en collaborant avec d’autres élèves. L’aptitude à réaliser des tâches en autonomie contribue à renforcer la
confiance des élèves en leur capacité à réussir en mathématiques. La mise en activité des élèves est donc recherchée à
chaque occasion qui s’y prête, en veillant à ce qu’elle ne conduise pas à réduire les attentes du programme en termes
d’objectifs d’apprentissage. Les progrès et les réussites des élèves donnent lieu à des encouragements et des félicitations de
la part de l’enseignant : ce sont des facteurs essentiels pour entretenir l’estime de soi, la motivation et la dynamique de
progrès des élèves. La mise en activité, la qualité des échanges avec l’enseignant et avec les autres élèves, la confiance en
ses capacités à réussir sont autant de facteurs qui contribuent au plaisir de faire des mathématiques. Ce sentiment positif
doit être éprouvé par tous les élèves. Au-delà de ce qui a été mentionné pour le calcul mental, l’enseignant veille, par le
choix des situations qu’il propose, le regard qu’il porte sur chacun de ses élèves et les opportunités qu’il lui offre de
s’exprimer, à favoriser l’égalité entre les filles et les garçons.
Le programme est présenté en deux colonnes. La première colonne indique les objectifs d’apprentissage. La seconde
colonne fournit des exemples de connaissances et de savoir-faire attendus des élèves, mais aussi des repères d’acquisition,
notamment en calcul mental. Elle rend plus explicites et plus opérationnels les objectifs indiqués dans la première colonne
afin d’aider les professeurs dans la préparation et la mise en œuvre des séquences d’enseignement.
L’aspect décimal (base dix) et l’aspect positionnel (dans l’écriture d’un nombre, la valeur d’un chiffre dépend de sa position)
sont abordés dès la période 1 : les élèves comparent, dénombrent et constituent des collections organisées en groupes de
dix unités et en unités isolées.
Au plus tard en période 2, les élèves travaillent avec des quantités et des nombres allant jusqu’à cinquante-neuf.
Au plus tard en période 3, les élèves travaillent avec des quantités et des nombres allant jusqu’à cent.
Toute l’année, les élèves utilisent différents types de matériel permettant de représenter des unités et des dizaines comme des
cubes emboitables permettant de former des barres sécables de dix cubes, des buchettes pouvant être facilement
assemblées en groupes de dix, du matériel multibase insécable, de la monnaie fictive (pièces de un euro et billets de dix euros).
La connaissance des nombres ordinaux permet de travailler sur des suites de nombres, dans la poursuite de l’étude de
motifs organisés initiée à l’école maternelle.
Au CP, l’addition posée n’est introduite qu’en période 4 ou 5 ; avant cette introduction, les élèves effectuent des additions
en utilisant des faits numériques mémorisés ou en mettant en œuvre des procédures de calcul par étapes.
Des soustractions par manipulation et cassage de dizaines sont effectuées dès la période 3 dans le cadre de la résolution de
problèmes.
La calculatrice n’est pas utilisée au cycle 2 en dehors d’un usage prescrit pour des élèves à besoins particuliers.
Le calcul mental
L’enseignement du calcul mental au cycle 2 est constitué de trois types d’apprentissages :
mémoriser des faits numériques de manière à les restituer de façon quasi instantanée ;
utiliser les connaissances sur la numération pour effectuer rapidement des calculs en s’appuyant notamment sur la
position des chiffres dans les nombres ;
élaborer des stratégies et maitriser des procédures de calcul mental efficaces qui seront progressivement automatisées.
Certaines procédures de calcul mental peuvent nécessiter de garder des résultats intermédiaires en mémoire, ce qui peut
être difficile pour certains élèves. Ceux-ci seront encouragés, au début des apprentissages, à noter par écrit ces résultats
intermédiaires, puis à alléger progressivement le recours à l’écrit, jusqu’à s’en libérer totalement dès qu’ils n’en auront plus
besoin, ce qui peut advenir au cours du CP ou plus tard.
Les procédures indiquées dans le programme doivent faire l’objet de séquences d’enseignement explicite et donner lieu à
une trace écrite. D’autres procédures peuvent être enseignées explicitement ou être simplement rencontrées et présentées
sans faire l’objet d’une séquence d’enseignement spécifique.
Des tests en temps limité sont indispensables d’une part pour renforcer la mémorisation des résultats et l’automatisation
des procédures, et d’autre part pour évaluer l’état des connaissances et des savoir-faire des élèves. Ils permettent
également d’encourager les élèves à abandonner des procédures peu efficaces au profit des procédures enseignées par le
professeur. Ces tests, qui mesurent la fluence en calcul, permettent également aux élèves de prendre conscience de leurs
progrès en comparant, sur la durée, le nombre de résultats corrects qu’ils sont capables de restituer en un temps donné.
Pour les calculs effectués mentalement en s’appuyant sur la numération ou sur des procédures apprises, la fluence attendue
en fin de CP est la restitution de neuf résultats en trois minutes.
Une grande partie des résultats des tables d’addition à apprendre au CP a été rencontrée à l’école maternelle soit sous
forme d’apprentissages structurés, notamment dans le cadre du travail sur les différentes décompositions des nombres
inférieurs à dix, soit de manière moins systématique lors de jeux où les nombres sont présents. Ces résultats sont réintroduits
progressivement pendant les deux premières périodes du CP, mais en les écrivant désormais avec les symboles « + » et « = ».
Tous les travaux de calcul mental sont menés sur le champ numérique du CP (nombres jusqu’à 100), dans le sens où les
nombres en jeu et les résultats cherchés sont tous inférieurs ou égaux à cent.
+8 +8
47 47 50
+3
L’élève poursuit en cherchant ce qu’il reste à additionner afin d’avoir ajouté 8 : il faut
encore additionner 5 à 50, parce que 8 c’est 3 + 5. Cela fait 55.
+8 +8
47 50 47 50 55
+3 +5 +3 +5
Donc 47 + 8 = 55.
- Ajouter 9 à un nombre. L’élève sait que, pour ajouter 9 à un nombre, il peut ajouter 10 puis soustraire 1. Il sait
aussi qu’il n’est pas utile de mettre en œuvre cette procédure quand le nombre a 0 ou 1
comme chiffre des unités.
Sur son ardoise, l’élève peut simplement écrire le résultat intermédiaire permettant
d’alléger sa mémoire de travail.
Ainsi, pour ajouter 9 à 37, le contenu de l’ardoise pourra évoluer chronologiquement,
comme indiqué ci-dessous :
37 37 37
47 47
46
- Ajouter deux nombres L’élève sait que, pour ajouter deux nombres inférieurs à 100, il peut les décomposer pour
inférieurs à 100. ajouter les dizaines entre elles et les unités entre elles, puis additionner les deux nombres
trouvés en utilisant la procédure apprise pour ajouter des dizaines entières à un nombre.
Exemple : 47 + 28 = ?
Le contenu de l’ardoise pourra évoluer chronologiquement, comme indiqué ci-dessous :
47 + 28 47 + 28 47 + 28
60 60 15 60 15
75
47 + 28 = 75.
- Déterminer la moitié d’un L’élève sait que, pour déterminer la moitié d’un nombre pair, il peut le décomposer en
nombre pair. dizaines et en unités pour faire apparaitre des nombres dont il a mémorisé les moitiés.
Par exemple : Quelle est la moitié de 46 ?
46 = 40 + 6.
La moitié de 40 est 20. La moitié de 6 est 3.
20 + 3 = 23.
La moitié de 46 est 23.
Afin de soulager sa mémoire de travail, l’élève peut garder, sur son ardoise, une trace
intermédiaire des procédures mentales qu’il engage. Ainsi, le contenu de l’ardoise pourra
évoluer chronologiquement, comme indiqué ci-dessous :
46 46 46 46
40 + 6 40 + 6 40 + 6
20 + 3 20 + 3
○23
- Soustraire un nombre L’élève sait que, pour soustraire un nombre inférieur à 10 à un nombre entier de dizaines,
inférieur à 10 à un nombre il peut « casser » une dizaine afin de lui retirer le nombre à soustraire. Le nombre d’unités
entier de dizaines. restantes est alors le complément à 10 du nombre d’unités que l’on soustrait.
50 - 6 = ?
50 c’est 5 dizaines, je casse une dizaine, il y a alors 4 dizaines et 10 unités, j’enlève les 6
unités à soustraire. Il reste alors 4 dizaines et 4 unités, c’est-à-dire 44.
Pour calculer 50 - 6 mentalement, dans un premier temps et afin de soulager sa mémoire
de travail, l’élève peut s’appuyer, sur son ardoise, sur des traces écrites intermédiaires du
type :
50 50 50 50
40 + 10 40 + 10 40 + 10
4 4
○44
La résolution de problèmes
L’enseignement de la résolution de problèmes arithmétiques vise à développer l’aptitude des élèves à résoudre des
problèmes de manière autonome.
La résolution de problèmes arithmétiques fait l’objet d’un enseignement explicite. Celui-ci s’appuie sur le modèle de
résolution de problèmes en quatre phases synthétisé par le schéma suivant. Il constitue notamment un outil utile à
l’enseignant pour identifier l’étape de la résolution sur laquelle un élève est en difficulté :
Problème
verbal
Régulation Calculer
La phase « Comprendre » est particulièrement importante. Pour être en mesure de résoudre un problème, l’élève doit avoir
saisi finement à la fois le sens de l’énoncé et celui de la question posée. Cette compréhension est vérifiable à travers la
reformulation de « l’histoire » du problème par l’élève lui-même, en utilisant ses propres mots. L’enseignant veille à ce que
les élèves n’automatisent pas l’opération à effectuer à partir de termes de l’énoncé, en proposant régulièrement des
problèmes contenant des termes qui n’induisent pas l’opération attendue, par exemple, des énoncés comportant le mot
« plus » alors que l’opération à effectuer est une soustraction.
La phase « Modéliser » conduit l’élève à identifier la ou les opérations qu’il va devoir effectuer pour trouver le résultat
cherché. Cette phase s’articule avec des manipulations ou des représentations schématiques qui vont contribuer à
comprendre le modèle mathématique en jeu.
Au CP, la phase « Calculer » peut se limiter à réunir deux collections ou à identifier la quantité à retirer d’une collection, puis
à dénombrer les éléments restants, sans effectuer réellement de calculs.
La phase « Répondre » conduit à quitter le domaine des mathématiques pour revenir au problème initialement posé en
communiquant une solution. Cette phase est importante et doit être mise en lien avec la « Régulation » qui permet
d’adopter une attitude critique sur le résultat trouvé. Cette attitude se manifeste notamment par des questions du type :
« Le nombre de jetons rouges trouvé est inférieur au nombre de jetons verts, est-ce possible ? », « Le nombre de jetons
rouges trouvé est supérieur au nombre total de jetons, est-ce possible ? », que l’élève doit apprendre à se poser
systématiquement. La phase d’institutionnalisation permet d’expliciter les connaissances en jeu suite à la résolution d’un
problème par les élèves (construction d’affichages, traces écrites sur les notions importantes).
Les données numériques des problèmes proposés aux élèves sont dans le champ numérique maitrisé au CP, à savoir les
nombres entiers jusqu’à cent.
Les élèves doivent traiter au moins dix problèmes par semaine, une partie d’entre eux pouvant être des problèmes
élémentaires, à l’énoncé bref, proposés oralement, la réponse étant simplement notée sur l’ardoise.
Au cours de l’année, les élèves doivent apprendre à résoudre des problèmes ayant les structures répertoriées dans le
programme. Cela n’exclut pas que des problèmes relevant d’autres structures puissent être également être proposés tout
au long de l’année.
10 10 10 10
cerises
mangées
L’élève traite les problèmes de transformation (ajout, retrait), tels que le problème ci-
dessus, comme des problèmes de parties-tout.
L’élève sait résoudre des problèmes comme les suivants :
Léa a 53 euros dans son portemonnaie. Elle achète un livre à 7 euros. Combien lui
reste-t-il ?
Il y avait 36 oiseaux dans l’arbre. Il n’en reste plus que 21. Combien d’oiseaux se sont
envolés ?
Dans la boite, il y avait des bonbons. J’en ai mangé 6 et il en reste encore 21. Combien y
avait-il de bonbons dans la boite avant que j’en mange ?
Dans un train comportant trois wagons, il y a 25 passagers dans le premier wagon, 32
passagers dans le deuxième wagon et 18 dans le troisième wagon. Combien y a-t-il de
passagers au total dans ce train ?
- Résoudre des problèmes L’élève sait résoudre des problèmes comme les suivants :
additifs en deux étapes Il y avait 29 enfants dans un bus. Au premier arrêt, 12 enfants sont descendus. Au
(champ numérique inférieur deuxième arrêt, 7 enfants sont montés. Combien y a-t-il d’enfants dans le bus
ou égal à 30). maintenant ?
Sur le présentoir de la bibliothèque de la classe, il y a 24 livres, dont 7 albums et 6
bandes dessinées, le reste étant constitué de livres documentaires. Combien y a-t-il de
livres documentaires ?
- Résoudre des problèmes L’élève sait résoudre des problèmes multiplicatifs consistant à rechercher la valeur d’un
multiplicatifs en une étape tout composé de plusieurs parties de même valeur, en s’appuyant si besoin sur des
(champ numérique inférieur manipulations d’objets tangibles (jetons ou cubes) symbolisant chacun des éléments ou
ou égal à 30). sur des représentations symboliques des objets en jeu (croix, ronds). L’élève peut aussi
utiliser des additions itérées.
Par exemple, pour le problème « Paul apporte 3 paquets de biscuits. Il y a 7 biscuits dans
chaque paquet. Combien y a-t-il de biscuits en tout ? », l’élève peut représenter les
biscuits de chacun des trois paquets par des croix et dénombrer ensuite l’ensemble des
croix, par comptage de un en un ou en regroupant par dix les éléments de la collection.
xxxxx xx
xxxxx xx
xxxxx xx
L’élève sait résoudre des problèmes consistant, dans un partage équitable, à chercher le
nombre de parts à partir de la quantité totale d’objets et de la quantité de chaque part,
en s’appuyant si besoin sur des manipulations d’objets tangibles (jetons ou cubes)
symbolisant les éléments à partager ou sur des représentations symboliques des objets à
partager. L’élève représente la totalité des éléments (croix, ronds) et entoure des groupes
de ces symboles de cardinal égal à la valeur d’une part.
Par exemple, pour le problème « Il y a 24 élèves dans la classe. Pour participer à des
rencontres sportives, le professeur constitue des équipes de 4 élèves. Combien y aura-t-il
d’équipes ? », l’élève peut représenter les vingt-quatre élèves par vingt-quatre croix et
faire ensuite des groupements de quatre croix pour symboliser les équipes.
xxxxx xxxxx
xxxxx xxxxx
xxxx
L’élève sait résoudre des problèmes consistant à rechercher la valeur d’une part dans un
partage équitable, en s’appuyant, si besoin, sur des manipulations d’objets tangibles
(jetons ou cubes) symbolisant des éléments qu’il distribue un à un, équitablement, dans
chacune des parts. Par exemple, pour le problème « 3 enfants se partagent 18 images.
Tous les enfants doivent avoir le même nombre d’images. Combien d’images aura
chaque enfant ? », l’élève sait répartir dix-huit images ou dix-huit jetons qui lui sont
fournis en trois paquets de six images ou jetons, en les distribuant un à un.
La compréhension des aspects décimal (base dix) et positionnel (la valeur d’un chiffre dépend de sa position) étudiés au CP
se renforce et s’étend.
Le travail sur les nombres supérieurs à cent contribue à renforcer la connaissance des nombres inférieurs à cent et celle des
relations entre les unités et les dizaines.
Dès la période 1, les élèves comparent, dénombrent et constituent des collections organisées en centaines, dizaines et
unités isolées.
Au plus tard en période 2, les élèves travaillent avec des quantités et des nombres allant jusqu’à mille.
À chaque fois que cela leur est utile, les élèves utilisent différents types d’objets tangibles permettant de représenter des
unités, des dizaines et des centaines : matériel multibase (plaques de cent cubes, barres de dix cubes, cubes unités),
monnaie fictive (billets de cent euros et de dix euros et pièces d’un euro), etc. Les élèves continuent, comme au CP, à
produire et à utiliser des représentations du matériel multibase lors des travaux menés sur les nombres ou pour effectuer
des calculs.
? 242 243
470 480 ?
- Connaitre les nombres Lors d’une course en EPS, l’élève sait ranger les coureurs dans l’ordre correspondant à
ordinaux jusqu’à cent. leur arrivée, se situer et situer les autres par rapport à lui-même.
- Comprendre et utiliser les Dans une étape du Tour de France parcourue par 167 cyclistes, l’élève sait dire combien
nombres ordinaux. de cyclistes sont arrivés avant le quarante-huitième coureur.
- Repérer un rang ou une L’élève sait répondre à des questions comme les suivantes.
position dans une file
Dans la suite répétitive « ABABAB… », quelle est la quatre-vingt-neuvième lettre ?
orientée ou dans une liste
Dans la suite répétitive « △ ▢ O △ ▢ O △… », quel est le soixantième symbole ?
d’objets ou de personnes.
Dans la suite répétitive « 1, 3, 5, 7, 9… », quel est le dix-septième nombre ?
- Faire le lien entre le rang d’un
Dans la suite répétitive « △ ✕ ▢ O △ ✕ ▢ O △ ✕… », quel est le quatre-vingtième
objet dans une liste et le
symbole ?
nombre d’éléments qui le
Dans la suite répétitive « ABGFABGFAB… », quelle est la dix-septième lettre ?
précèdent.
Dans la suite évolutive « 1, 2, 4, 7, 11, 16… », quel est le onzième nombre ?
- Utiliser les nombres ordinaux
Dans la suite évolutive « △ ✕ △ ✕✕ △ ✕✕✕ △ ✕✕✕✕ △… », quel est le vingtième
dans le cadre de suite de
symbole ?
symboles, de lettres ou de
Dans la suite évolutive « 1, 2, 4, 8, 16… », quel est le neuvième nombre ?
nombres.
Les fractions
Les fractions rencontrées au CE1 sont les fractions d’un tout. Elles sont, par nature, inférieures ou égales à 1.
Il s’agit d’abord de familiariser les élèves avec les mots « moitié », « demi » et « quart » afin qu’ils comprennent que, par
exemple, un quart de disque désigne une partie du disque dans le cas d’un partage en quatre parts égales.
Le travail sur les fractions commence dès la période 2 par l’introduction des fractions unitaires (de numérateur égal à 1) d’un
tout et de leur écriture fractionnaire. Le travail sur les fractions se poursuit ensuite avec des fractions non unitaires.
Dès la période 4, les élèves apprennent à comparer des fractions dans des cas simples. La manipulation, la verbalisation et
les représentations géométriques soutiennent cette compréhension. La manipulation de matériel tangible permet
1 1
notamment d’aider à comprendre que est supérieur à , ce qui peut être contre-intuitif pour certains élèves qui se
3 6
concentrent sur l’inégalité 3 < 6. Elle permet également aux élèves de commencer à établir des relations entre les fractions
comme le fait que trois fois un sixième font un demi ou que deux fois un sixième font un tiers.
1
2
1
3
1
6
1
L’élève sait identifier les figures représentant la fraction parmi les figures ci-dessous :
4
3 3
- Savoir interpréter, L’élève sait que trois huitièmes s’écrit mathématiquement . Il sait dire que d’un tout
8 8
représenter, écrire et lire des correspond à trois parts de ce tout partagé en huit parts égales. L’élève sait que la partie
fractions inférieures ou égales grisée de chacune des figures ci-dessous correspond aux trois huitièmes de la figure.
à 1.
3 1 1 1
L’élève sait que est égal à + + , qu’il lit « trois huitièmes est égal à un huitième plus un
8 8 8 8
huitième plus un huitième » ou encore « trois huitièmes est égal à trois fois un huitième ».
L’élève sait partager une bande de papier en parties égales et sait repérer une partie
2 3
correspondant à une fraction comme ou .
3 5
2 1 1
= +
3 3 3
3 1 1 1
= + +
5 5 5 5
5
L’élève sait expliquer pourquoi = 1.
5
L’élève sait qu’à partir d’un tout donné, une même fraction peut être représentée de
différentes manières. Ainsi, les différentes moitiés d’une feuille de papier ci-dessous
1
représentent toutes la fraction .
2
2
- Connaitre et utiliser les mots L’élève sait qu’il peut représenter la fraction par un tout partagé en 5 parts égales dont
5
« dénominateur » et il colorie 2 parts ; il sait que le dénominateur indique le nombre total de parts égales et le
« numérateur ». numérateur le nombre de parts coloriées.
- Comparer des fractions ayant 2 3
L’élève sait dire et expliquer pourquoi est plus petit que , en s’appuyant sur les parts
le même dénominateur. 5 5
L’addition posée est régulièrement utilisée dès le début de l’année, quand les nombres en jeu le justifient. Les élèves sont
cependant encouragés à privilégier le calcul mental à chaque fois que celui-ci est envisageable.
Un algorithme de la soustraction posée est introduit en période 3 au plus tard. Un unique et même algorithme sera
privilégié au niveau d’une école pour toutes les classes du CE1 au CM2.
La calculatrice n’est pas utilisée au cycle 2 en dehors d’un usage prescrit pour des élèves à besoins particuliers.
Le calcul mental
L’enseignement du calcul mental au cycle 2 est constitué de trois types d’apprentissages :
mémoriser des faits numériques qui peuvent être restitués de façon quasi instantanée ;
utiliser les connaissances sur la numération pour effectuer des calculs rapidement en s’appuyant notamment sur la
position des chiffres dans les nombres ;
élaborer des stratégies et maitriser des procédures de calcul mental efficaces qui seront progressivement automatisées.
Certaines procédures de calcul mental peuvent nécessiter de garder des résultats intermédiaires en mémoire, ce qui peut
être difficile pour certains élèves. Ceux-ci seront encouragés, au début des apprentissages, à noter par écrit ces résultats
intermédiaires, puis à alléger progressivement le recours à l’écrit, jusqu’à s’en libérer totalement dès qu’ils n’en ont plus
besoin.
Les procédures indiquées dans le programme doivent faire l’objet de séquences d’enseignement explicite et donner lieu à
une trace écrite. D’autres procédures peuvent être enseignées explicitement ou simplement rencontrées et présentées sans
faire l’objet d’une séquence d’enseignement dédiée.
Des tests en temps limité sont indispensables, d’une part pour renforcer la mémorisation des résultats et l’automatisation
des procédures, d’autre part pour évaluer l’état des connaissances et des savoir-faire des élèves. Ils permettent également
d’encourager les élèves à abandonner des procédures peu efficaces au profit des procédures enseignées par le professeur.
Ces tests, qui mesurent la fluence en calcul des élèves, permettent également à ces derniers de prendre conscience de leurs
progrès, en se référant au nombre de résultats corrects qu’ils sont capables de restituer en une durée donnée. Pour les
calculs effectués mentalement en s’appuyant sur la numération ou sur des procédures apprises, la fluence attendue en fin
de CE1 est la restitution de douze résultats en trois minutes.
La mémorisation des résultats des tables d’addition se poursuit avec une fluence qui se renforce tout au long de l’année du
CE1.
Les procédures de calcul mental enseignées au CP sont utilisées tout au long du CE1, afin de renforcer leur automatisation.
L’apprentissage des tables de multiplication s’étale sur l’année scolaire tout entière, de manière progressive. Les premiers
résultats disponibles servent de points d’appui pour en construire d’autres qui seront à terme mémorisés. La mémorisation
des résultats des tables étudiées en fin d’année pourra être encore imparfaite en fin de CE1 ; elle sera renforcée au CE2.
Tous les travaux de calcul mental sont menés sur le champ numérique du CE1, dans le sens où les nombres en jeu et les
résultats cherchés sont tous inférieurs ou égaux à 1 000.
- Ajouter ou soustraire un L’élève s’appuie sur la numération pour effectuer rapidement et mentalement des
nombre entier de dizaines à calculs sans retenue comme les suivants : 234 + 60 ; 541 - 20 ; 354 + 500 ; 765 - 200.
un nombre. Ajouter ou L’élève s’appuie sur la numération pour effectuer rapidement et mentalement des
soustraire un nombre entier additions avec retenue comme la suivante : 746 + 80.
de centaines à un nombre.
- Multiplier par 10 un nombre L’élève sait que, lors d’une multiplication par 10, une unité devient une dizaine et une
inférieur à 100. dizaine devient une centaine. Ainsi, chaque chiffre du nombre initial prend une valeur
10 fois plus grande : le chiffre des unités devient le chiffre des dizaines et le chiffre des
dizaines devient le chiffre des centaines.
Un outil du type « glisse-nombres » peut être utilisé pour accompagner les premières
multiplications par 10, en complément de la verbalisation de la procédure en termes
d’unités de numération. Progressivement, l’élève apprend à s’en détacher. Exemple :
multiplication de 72 par 10.
m s de
m s de
es
es
s
s
er
er
es
es
ain
ain
s
s
e
e
er
er
s
s
illi
illi
in
in
in
in
ité
ité
nt
nt
illi
illi
za
za
za
za
un
un
ce
ce
m
m
di
di
di
di
7 2 7 2
m s de
s
s
e
er
es
ain
s
e
er
s
illi
in
in
ité
nt
illi
za
za
un
ce
m
di
di
7 2 0
10 × 72 = 720.
Apprendre des procédures de calcul mental
-7 -7
516 523 516 523
520
-3
« Je dois soustraire 7 et j’ai déjà soustrait 3, il faut donc soustraire encore 4 car 7 = 3 + 4. »
L’élève utilise ensuite la procédure apprise au CP pour soustraire un nombre inférieur à 9
à un nombre entier de dizaines.
-7 -7
523 516 523
520 520
-4 -3 -4 -3
523 - 7 = 516.
- Déterminer la moitié d’un L’élève sait que, pour déterminer la moitié d’un nombre pair, il peut le décomposer en
nombre pair. centaines, en dizaines et en unités pour faire apparaitre des nombres dont il a mémorisé
les moitiés.
Par exemple pour déterminer la moitié de 470, l’élève peut noter les éléments suivants
sur son ardoise :
470 = 400 + 70
200 + 35 = 235
L’élève pourra noter directement le résultat dès qu’il n’aura plus besoin des traces
écrites intermédiaires.
- Calculer le produit d’un L’élève sait verbaliser « 13 fois 7, c’est 10 fois 7 plus 3 fois 7. »
nombre compris entre 11 et 13 × 7 = (10 + 3) × 7
19 par un nombre inférieur à 10 × 7 = 70
10
= 10 × 7 + 3 × 7
10 en décomposant le plus = 70 + 21
grand des deux facteurs en la = 91
somme de deux nombres L’élève sait aussi formuler cette procédure en décomposant le 3 × 7 = 21
3
(propriété de distributivité de deuxième facteur : « 7 fois 13, c’est 7 fois 10 plus 7 fois 3. »
la multiplication par rapport 7
à l’addition).
La résolution de problèmes
L’enseignement de la résolution de problèmes arithmétiques vise à développer l’aptitude des élèves à résoudre des
problèmes de manière autonome.
La résolution de problèmes arithmétiques fait l’objet d’un enseignement explicite. Celui-ci s’appuie sur le modèle de
résolution de problèmes en quatre phases synthétisé par le schéma ci-dessous. Il constitue notamment un outil utile à
l’enseignant pour identifier l’étape de la résolution d’un problème sur laquelle un élève est en difficulté :
Problème
verbal
Régulation Calculer
La phase « Comprendre » est particulièrement importante. Pour être en mesure de résoudre un problème, l’élève doit avoir
saisi finement à la fois le sens de l’énoncé et celui de la question posée. Cette compréhension est vérifiable à travers la
reformulation de « l’histoire » du problème, par l’élève lui-même, en utilisant ses propres mots. L’enseignant veille à ce que
les élèves n’automatisent pas l’opération à effectuer à partir de termes de l’énoncé, en proposant régulièrement des
problèmes contenant des termes qui n’induisent pas l’opération attendue, par exemple, des énoncés comportant le mot
« plus » alors que l’opération à effectuer est une soustraction.
La phase « Modéliser » conduit l’élève à identifier la ou les opérations qu’il va devoir effectuer pour trouver le résultat
cherché. Cette phase s’articule avec des manipulations ou des représentations schématiques qui vont contribuer à
comprendre le modèle mathématique en jeu.
Au CE1, la phase « Calculer » peut être traitée de différentes façons selon les outils dont disposent les élèves au moment où
est proposé le problème : manipulation de matériel multibase, schéma représentant du matériel multibase, calcul mental
ou opération posée.
La phase « Répondre » conduit à quitter le domaine des mathématiques pour revenir au problème initialement posé en
communiquant une solution. Cette phase est importante et doit être mise en lien avec la « Régulation » qui permet
d’adopter une attitude critique sur le résultat trouvé. Cette attitude se manifeste notamment par des questions du type :
« Le nombre de jetons rouges trouvé est inférieur au nombre de jetons verts, est-ce possible ? », « Le nombre de jetons
rouges trouvé est supérieur au nombre total de jetons, est-ce possible ? », que l’élève doit apprendre à se poser
systématiquement.
Les données numériques des problèmes proposés aux élèves sont dans le champ numérique maitrisé au CE1, à savoir les
nombres entiers jusqu’à mille.
Les élèves doivent traiter au moins dix problèmes par semaine, une partie d’entre eux pouvant être des problèmes
élémentaires, à l’énoncé bref, proposés oralement, la réponse étant simplement notée sur l’ardoise.
Au cours de l’année, les élèves doivent apprendre à résoudre des problèmes ayant les structures qui sont répertoriées dans
le programme. Des problèmes relevant d’autres structures peuvent également être proposés tout au long de l’année.
- 56 images distribuées
tarte 17 € gâteau 26 €
Pour la seconde étape, il peut faire un deuxième schéma comme le suivant :
50 €
achats 43 € monnaie ?
- Résoudre des problèmes L’élève sait résoudre des problèmes multiplicatifs consistant à rechercher la valeur du
multiplicatifs en une étape. tout, en s’appuyant, selon la période de l’année et selon les nombres en jeu, sur :
des manipulations d’objets tangibles (jetons ou cubes) symbolisant chacun des
éléments ;
des représentations symboliques (croix, ronds) des objets en jeu ;
des schémas en barre, par exemple, pour le problème « Paul apporte huit paquets de
biscuits. Il y a sept biscuits dans chaque paquet. Combien y-a- t-il de biscuits en
tout ? », l’élève peut effectuer le schéma suivant :
? biscuits
7 7 7 7 7 7 7 7
8 paquets
sa maitrise du calcul mental, par exemple pour résoudre un problème comme le suivant :
« Un client achète 10 paquets de 25 gâteaux. Combien a-t-il acheté de gâteaux ? ».
L’élève sait résoudre des problèmes consistant, dans un partage équitable, à chercher le
nombre de parts à partir de la quantité totale d’objets et de la quantité contenue dans
chaque part, en s’appuyant, selon la période de l’année et selon les nombres en jeu, sur :
des manipulations d’objets tangibles (jetons ou cubes) symbolisant les éléments à
partager. L’élève répartit les objets entre des groupes ayant tous pour cardinal la
valeur donnée d’une part. Il lui reste à dénombrer les groupes formés ;
des représentations symboliques des objets à partager. L’élève représente la totalité
des symboles (croix, ronds), organise la collection en groupes et dénombre les groupes
ainsi formés ;
des schémas en barre, par exemple, pour le problème « Il y a 60 élèves en CE1 dans
l’école. Pour participer à un rallye mathématique, la directrice constitue des équipes
de 5 élèves. Combien y aura-t-il d’équipes ? », l’élève peut effectuer le schéma suivant :
60 élèves
5 5 5 5
? équipes
sa maitrise du calcul mental.
L’élève sait, par exemple, résoudre des problèmes comme les suivants :
Je veux ranger mes 189 photos dans un album. Je peux ranger 10 photos par page.
Combien de pages me faut-il pour ranger toutes mes photos ?
Un fermier a 75 œufs à vendre au marché. Il les vend par boites de 6 œufs. Combien
de boites va-t-il pouvoir vendre ?
L’élève sait résoudre des problèmes consistant à rechercher la valeur d’une part dans le
cadre d’un partage équitable, en s’appuyant, selon la période de l’année et selon les
nombres en jeu, sur :
des manipulations d’objets tangibles (jetons, cubes) symbolisant chacun des éléments
qu’il distribue un à un, équitablement, dans chacune des parts ;
des représentations symboliques des objets en jeu, en représentant un à un les objets
mentionnés (croix, ronds), en les plaçant successivement dans chacune des parts,
jusqu’à l’obtention du nombre total d’éléments à distribuer. Par exemple, pour le
problème « Trois enfants se partagent 18 images. Chaque enfant doit avoir le même
nombre d’images. Combien d’images aura chaque enfant ? », l’élève sait inscrire 18
croix en les distribuant successivement à chacun des enfants ;
La compréhension des aspects décimal (base dix) et positionnel (la valeur d’un chiffre dépend de sa position) étudiés depuis
le CP se renforce et se généralise au CE2.
Au plus tard en période 2, les élèves travaillent avec des quantités et des nombres allant jusqu’à 10 000.
Les élèves qui en ont besoin peuvent être invités à manipuler des objets tangibles comme du matériel multibase : cubes de
mille unités, plaques de cent unités, barres de dix unités, cubes unités). Les élèves continuent, comme au cours des années
précédentes, à utiliser des représentations du matériel multibase lors des travaux menés sur les nombres ou pour effectuer
des calculs.
Les fractions
Au début du CE2, les élèves réinvestissent les fractions d’un tout étudiées au CE1 afin d’établir des égalités entre fractions
5 1
comme = .
10 2
À partir de la période 3, le travail sur les fractions d’un tout permet de considérer une fraction d’une unité de longueur. Ceci
conduit à graduer une bande-unité en fractions de cette unité et à constituer ainsi un outil de mesure pour des longueurs
non entières. Les élèves peuvent alors mobiliser les fractions dans des situations de mesurage de longueurs par rapport à
une unité donnée, quand les entiers ne suffisent plus pour coder ces mesures. Les élèves sont ainsi capables de mesurer ou
de tracer des segments de longueur « une demi-unité » ou « deux unités plus un quart d’unité ».
La graduation d’une règle par des fractions permet également de reconsidérer la comparaison des fractions déjà travaillée
comme fractions d’un tout : positionnement de fractions égales au niveau de la même graduation, positionnement des
fractions dans l’ordre croissant sur la règle graduée, etc.
Le travail sur les fractions d’un tout et sur les fractions de l’unité permettent d’illustrer et de fournir des représentations
pour les additions et les soustractions de fractions.
Les fractions rencontrées au CE2 ont un dénominateur inférieur ou égal à douze et sont toutes inférieures ou égales à un.
1 2 3 4 5 6 7 8 9
0 1
10 10 10 10 10 10 10 10 10
L’élève sait mesurer des longueurs de bandes ou de segments en utilisant une règle
graduée en fractions d’unité et donner le résultat sous la forme : « La longueur du
segment est égale à trois quarts d’unité. », « La longueur de la bande est comprise en
sept dixièmes d’unité et huit dixièmes d’unité. », « La longueur du segment est égale à
3
deux unités et un quart d’unité. » ou « La bande a pour longueur 1 unité + d’unité. »
10
L’élève sait utiliser des égalités de fractions pour tracer des segments d’une longueur
donnée. Par exemple, avec une règle graduée en dixièmes, il sait tracer des segments
1 1 3
ayant les longueurs suivantes : unité ; 1 unité + d’unité ; 2 unités + d’unité.
2 5 5
- Comparer des fractions L’élève sait comparer des fractions ayant le même dénominateur et justifier sa réponse :
5 7
inférieures à 1. « Comparer et ».
12 12
L’élève sait comparer des fractions ayant le même numérateur et justifier sa réponse :
5 5
« Comparer et ».
12 8
L’élève sait comparer deux fractions dont l’une a un dénominateur multiple du
7 5
dénominateur de l’autre et justifier sa réponse : « Comparer et ».
12 6
- Additionner et soustraire des L’élève sait additionner et soustraire des fractions de même dénominateur en
fractions. s’appuyant sur la verbalisation.
L’élève sait additionner et soustraire deux fractions lorsque le dénominateur de l’une est
un multiple du dénominateur de l’autre. À chaque fois que l’élève en aura besoin, les
changements de dénominateurs sont accompagnés de manipulations ou de
représentations correspondant aux fractions en jeu.
L’élève sait résoudre des problèmes nécessitant des additions ou des soustractions de
fractions, comme, par exemple, le problème suivant : « Marc a fait un gâteau. Il en a
mangé un dixième. Ange en a mangé trois dixièmes et Saïd en a mangé deux dixièmes.
Quelle fraction du gâteau reste-t-il ? »
Des additions et des soustractions posées sont régulièrement utilisées dès le début de l’année, quand les nombres en jeu le
justifient. Cependant, les élèves sont encouragés à privilégier le calcul mental à chaque fois que celui-ci est envisageable.
La calculatrice n’est pas utilisée au cycle 2 en dehors d’un usage prescrit pour des élèves à besoins particuliers.
Le calcul mental
L’enseignement du calcul mental au cycle 2 est constitué de trois types d’apprentissages :
mémoriser des faits numériques qui peuvent être restitués de façon quasi instantanée ;
utiliser les connaissances sur la numération pour effectuer des calculs rapidement en s’appuyant notamment sur la
position des chiffres dans les nombres ;
élaborer des stratégies et maitriser des procédures de calcul mental efficaces qui seront progressivement automatisées.
Certaines procédures de calcul mental peuvent nécessiter de garder des résultats intermédiaires en mémoire, ce qui peut
être difficile pour certains élèves. Ceux-ci seront encouragés, au début des apprentissages, à noter par écrit ces résultats
intermédiaires, puis à alléger progressivement le recours à l’écrit, jusqu’à s’en libérer totalement dès qu’ils n’en ont plus besoin.
Les procédures indiquées dans le programme doivent faire l’objet de séquences d’enseignement explicite et donner lieu à
une trace écrite. D’autres procédures peuvent être enseignées explicitement ou simplement rencontrées et présentées sans
faire l’objet d’une séquence d’enseignement dédiée.
Des tests en temps limité sont indispensables, d’une part pour renforcer la mémorisation des résultats et l’automatisation
des procédures, et d’autre part pour évaluer l’état des connaissances et des savoir-faire des élèves. Ils permettent
également d’encourager les élèves à abandonner des procédures peu efficaces au profit des procédures enseignées par le
professeur. Ces tests, qui mesurent la fluence en calcul des élèves, permettent également à ces derniers de prendre
conscience de leurs progrès, en se référant au nombre de résultats corrects qu’ils sont capables de restituer en une durée
donnée. Pour les calculs effectués mentalement en s’appuyant sur la numération ou sur des procédures apprises, la fluence
attendue en fin de CE2 est la restitution de quinze résultats en trois minutes.
Au CE2 la mémorisation des résultats des tables d’addition et de multiplication se poursuit avec une fluence qui se renforce
tout au long de l’année scolaire.
Les procédures de calcul mental enseignées au CP et au CE1 sont utilisées tout au long du CE2, afin de renforcer leur
automatisation.
Tous les travaux de calcul mental sont menés sur le champ numérique du CE2 uniquement, dans le sens où les nombres en
jeu et les résultats cherchés sont inférieurs ou égaux à 10 000.
- Multiplier un nombre entier L’élève sait que, lors d’une multiplication par 10, une unité devient une dizaine, une
par 10 ou 100. dizaine devient une centaine et une centaine devient un millier. Ainsi, chaque chiffre du
nombre initial prend une valeur 10 fois plus grande : le chiffre des unités devient le
chiffre des dizaines, le chiffre des dizaines devient le chiffre des centaines et le chiffre
des centaines devient le chiffre des milliers.
Un outil du type « glisse-nombres » peut être utilisé pour accompagner les premières
multiplications par 10, en complément de la verbalisation de la procédure en termes
d’unités de numération. Progressivement, l’élève apprend à s’en détacher.
Exemple : multiplication de 724 par 10 :
m s de
m s de
es
es
s
s
er
er
es
es
ain
ain
s
s
e
e
er
er
s
s
illi
illi
in
in
in
in
ité
ité
nt
nt
illi
illi
za
za
za
za
un
un
ce
ce
m
m
di
di
di
di
7 2 4 7 2 4
m s de
es
s
er
es
ain
s
e
er
s
illi
in
in
ité
nt
illi
za
za
un
ce
m
di
di
7 2 4 0
10 × 724 = 7 240.
Apprendre des procédures de calcul mental
- Ajouter 8, 9, 18, 19, 28, 29, 38 L’élève sait, par exemple, que pour ajouter 38 à un nombre, il peut lui ajouter 40 puis
ou 39 à un nombre. retrancher 2.
- Soustraire 9, 19, 29 ou 39 à un L’élève sait, par exemple, que pour soustraire 29 à un nombre, il peut retrancher 30, puis
nombre. ajouter 1.
- Multiplier un nombre entier L’élève sait que multiplier par 4 revient à multiplier par 2 et encore par 2.
par 4 ou par 8. 4 × 37 ?
2 × 37 = 74 et 2 × 74 = 148. Donc 4 × 37 = 148.
L’élève sait que multiplier par 8 = 2 × 2 × 2 revient à multiplier par 2, puis encore par 2 et
une troisième fois par 2.
8 × 27 ?
2 × 27 = 54 ; 2 × 54 = 108 et 2 × 108 = 216. Donc 8 × 27 = 216.
Lors d’une séance de calcul mental, si l’élève doit calculer 8 × 27, il peut écrire sur son
ardoise : « 54 », puis « 108 », puis « 216 », qu’il entoure pour indiquer qu’il s’agit du résultat
cherché. Les écrits intermédiaires « 54 » et « 108 » lui permettent de soulager sa mémoire
de travail.
- Multiplier un nombre L’élève sait que, pour multiplier un nombre par un nombre entier de dizaines comme 40,
inférieur à 10 par un nombre il peut décomposer le deuxième facteur sous la forme 4 × 10, puis appliquer la procédure
entier de dizaines. de multiplication par 10.
Par exemple : 9 × 40 = 9 × (4 × 10) = (9 x 4) × 10 = 36 × 10 = 360.
- Calculer le produit d’un L’élève sait verbaliser « 23 fois 7, c’est 20 fois 7 plus 3 fois 7. »
nombre compris entre 11 et 23 × 7 = (20 + 3) × 7 = (20 × 7) + (3 × 7) = 140 + 21 = 161
99 par un nombre inférieur à L’élève utilise aussi la décomposition dans l’autre sens :
10 en décomposant le plus
« 7 fois 23, c’est 7 fois 20 plus 7 fois 3. »
grand des deux facteurs en la
20
somme de deux nombres 20 × 7 = 140
(propriété de distributivité de
la multiplication par rapport
à l’addition).
3 × 7 = 21
3
7
La résolution de problèmes
L’enseignement de la résolution de problèmes arithmétiques vise à développer l’aptitude des élèves à résoudre des
problèmes de manière autonome.
La résolution de problèmes arithmétiques fait l’objet d’un enseignement explicite. Celui-ci s’appuie sur le modèle de
résolution de problèmes en quatre phases synthétisé par le schéma ci-dessous. Il constitue notamment un outil utile à
l’enseignant pour identifier l’étape de la résolution sur laquelle un élève est en difficulté :
Problème
verbal
Régulation Calculer
La phase « Comprendre » est particulièrement importante. Pour être en mesure de résoudre un problème, l’élève doit avoir
saisi finement à la fois le sens de l’énoncé et celui de la question posée. Cette compréhension est vérifiable à travers la
reformulation de « l’histoire » du problème, par l’élève lui-même, en utilisant ses propres mots. L’enseignant veille à ce que
les élèves n’automatisent pas l’opération à effectuer à partir de termes de l’énoncé, en proposant régulièrement des
problèmes contenant des termes qui n’induisent pas l’opération attendue, par exemple, des énoncés comportant le mot
« plus » alors que l’opération à effectuer est une soustraction.
La phase « Modéliser » conduit l’élève à identifier la ou les opérations qu’il va devoir effectuer pour trouver le résultat
cherché. Cette phase s’articule avec des manipulations ou des représentations schématiques qui vont contribuer à
comprendre le modèle mathématique en jeu.
Au CE2, la phase « Calculer » peut être traitée de différentes façons selon les outils dont disposent les élèves au moment où
est proposé le problème : le calcul mental et le calcul posé sont les modalités privilégiées.
La phase « Répondre » conduit à quitter le domaine des mathématiques pour revenir au problème initialement posé en
communiquant une solution. Cette phase est importante et doit être mise en lien avec la « Régulation » qui permet
d’adopter une attitude critique sur le résultat trouvé. Cette attitude se manifeste notamment par des questions du type :
« Le nombre de jetons rouges trouvé est inférieur au nombre de jetons verts, est-ce possible ? », « Le nombre de jetons
rouges trouvé est supérieur au nombre total de jetons, est-ce possible ? », que l’élève doit apprendre à se poser
systématiquement.
Les données numériques des problèmes proposés aux élèves sont dans le champ numérique maitrisé au CE2, à savoir les
nombres entiers jusqu’à 10 000. Le champ numérique dépend cependant fortement de la structure mathématique du
problème : plus cette structure est complexe, plus le champ numérique est réduit. Les problèmes à la structure la plus
complexe (nombre d’étapes supérieur à deux, problèmes atypiques) portent sur un champ numérique inférieur à 100.
Les élèves doivent traiter au moins dix problèmes par semaine, une partie d’entre eux pouvant être des problèmes
élémentaires, à l’énoncé bref, proposés oralement, la réponse étant simplement notée sur l’ardoise.
Au cours de l’année, les élèves doivent apprendre à résoudre des problèmes ayant les structures qui sont répertoriées dans
le programme. Des problèmes relevant d’autres structures peuvent également être proposés tout au long de l’année.
Grandeurs et mesures
Cours préparatoire
Les longueurs et les masses
Au CP, les travaux sur les longueurs s’appuient principalement sur des manipulations.
Les connaissances et les savoir-faire sur les longueurs sont réinvestis dans le cadre de la résolution de problèmes.
Les situations proposées pour travailler sur les masses s’appuient toutes sur des manipulations.
Les longueurs
La monnaie
La monnaie est un point d’appui important pour travailler sur la numération. Elle est utilisée dans un second temps, après le
matériel multibase. En effet, elle nécessite un niveau d’abstraction supérieur, car un billet de dix euros n’apparait pas
comme un groupe de dix pièces d’un euro, contrairement à une barre d’une dizaine qui est constituée de dix cubes unité.
Les montants sont des nombres entiers d’euros toujours inférieurs ou égaux à cent.
Le travail sur la monnaie est réinvesti dans le cadre de l’enseignement de la résolution de problèmes. Les premiers
problèmes sont résolus en simulant les situations par des manipulations effectives de pièces et de billets fictifs. Ensuite,
progressivement, les élèves sont mis en situation d’anticiper les résultats de ces actions en ayant recours aux opérations et
au calcul.
- Comparer les valeurs de deux L’élève sait comparer deux ensembles constitués de pièces ou de billets du point de vue
ensembles constitués de de leur valeur et non de celui du nombre de pièces ou de billets.
pièces de monnaie ou de L’élève sait que dix pièces de 1 € ont la même valeur qu’un billet de 10 €.
deux ensembles constitués L’élève détermine la valeur d’une somme d’argent en organisant la monnaie pour faciliter
de pièces et de billets. les comptes (groupes de dix euros).
- Déterminer la valeur en euro L’élève constitue une somme d’argent donnée avec le matériel fourni. Des contraintes
d’un ensemble constitué de peuvent être ajoutées : « Produire 48 € en utilisant le moins de pièces possible et le moins
pièces et de billets. de billets possible », « Produire 56 € en utilisant le moins de pièces possible, le moins de
- Constituer une somme billets possible et sans utiliser de pièces de 1 € ». Les réponses dépendent des types de
d’argent donnée avec des pièces et de billets mis à disposition.
pièces et des billets. L’élève joue à des jeux permettant de comprendre que, pour payer plusieurs objets, on
- Simuler des achats en peut les payer séparément, ou bien chercher tout d’abord leur valeur totale et régler
manipulant des pièces et des cette valeur totale. On peut aussi donner plus que la valeur due et il faut alors que le
billets fictifs. Rendre la vendeur rende la monnaie. Les jeux peuvent aussi conduire à procéder à des échanges.
monnaie.
Au CP, le travail mené sur le repérage dans le temps se limite aux heures entières.
Les connaissances et les savoir-faire sur les longueurs sont réinvestis en géométrie dans des constructions.
L’utilisation de l’écriture à virgule n’est pas attendue dans le cadre de l’étude des longueurs et des masses.
Les longueurs
- Savoir identifier l’objet le L’élève sait identifier l’objet le plus léger (ou le plus lourd) parmi trois ou quatre objets en
plus léger (ou le plus lourd) les soupesant ou en utilisant une balance de type Roberval.
parmi deux ou trois objets de L’élève pèse des objets pour déterminer leur masse en gramme ou en kilogramme
volumes proches en les (balance du type Roberval ou balance digitale).
soupesant ou en utilisant une
balance pour les peser.
- Connaitre et utiliser les unités L’élève connait la masse de quelques objets du quotidien. Par exemple, un paquet de
gramme et kilogramme et les sucre pèse 1 kg et un sachet de levure pèse environ 10 g.
symboles associés (g, kg). L’élève sait ordonner quatre masses exprimées en gramme ou en kilogramme. Par
- Savoir que 1 kg est égal à exemple, ordonner dans l’ordre croissant : 1 kg et 300 g ; 1 000 g ; 50 kg ; 2 kg et 100 g.
1 000 g. L’élève estime la masse d’un objet du quotidien en la comparant à des masses connues.
- Comparer des masses.
- Disposer de quelques masses
de référence. Estimer la
masse d’objets du quotidien
en gramme ou en
kilogramme.
La monnaie
L’introduction des centimes d’euro au CE1 a un double objectif : connaitre les pièces en usage et permettre une
fréquentation de l’écriture à virgule des nombres décimaux dès le cycle 2. En ce sens, la connaissance de la relation
« 100 centimes = 1 € » et la pratique régulière de conversions fondées sur cette équivalence sont essentielles.
L’utilisation de l’écriture à virgule pour la monnaie se fait de façon pratique et concrète, sans introduire le nom des unités
de numération (dixième, centième ou millième) qui seront présentées au cycle 3 en s’appuyant sur les fractions décimales.
Toutefois, la virgule est ici présentée comme le signe qui permet de repérer le chiffre des unités d’euro. Les différents rangs
pourront être désignés de la manière suivante : centime, dizaine de centimes, centaine de centimes égale à un euro, dizaine
d’euros, centaine d’euros, etc.
Une attention particulière est portée à l’écriture à virgule d’expressions du type « deux euros et cinq centimes », en la
distinguant de celle de « deux euros et cinquante centimes ».
La monnaie contribue à renforcer la compréhension du système de numération décimale que nous utilisons : dix pièces de
1 € valent 10 €, dix billets de 10 € valent 100 €, dix pièces de un centime valent dix centimes et dix pièces de dix centimes
valent un euro.
Les premiers problèmes sont résolus en simulant les situations par des manipulations effectives de pièces et de billets
fictifs. Ensuite, progressivement, les élèves sont mis en situation d’anticiper les résultats de ces actions en ayant recours aux
opérations et au calcul.
Le travail sur la monnaie est réinvesti dans le cadre de l’enseignement de la résolution de problèmes.
Les centimes d’euro sont introduits au plus tard en période 2. L’écriture à virgule est utilisée à partir de la période 3. Le
travail sur la monnaie est poursuivi et renforcé à chaque période, à l’occasion d’activités ritualisées.
Au CE1, en mathématiques, l’enseignement relatif au repérage dans le temps et aux durées s’applique aux temps courts,
exprimés en heure et en minute. Le travail sur les heures initié au CP s’étend au CE1 aux heures entières supérieures à douze
ainsi qu’à la demi-heure et aux quarts d’heure, en lien avec l’introduction des fractions.
- Lire l’heure sur une horloge à L’élève comprend et utilise les expressions « trois heures du matin », « trois heures de
aiguilles (lorsque l’heure est l’après-midi ».
donnée en heures entières, Sachant qu’on parle d’un instant de l’après-midi, l’élève sait lire sur une horloge à aiguilles
en heures et demi-heure ou qu’il est « 2 heures et quart » ou « 14 heures et 15 minutes » et il sait que sur une horloge
en heures et quarts d’heure). digitale, il est alors écrit « 14 : 15 ».
- Positionner les aiguilles d’une L’élève sait positionner les aiguilles d’une horloge correspondant à une heure exprimée
horloge correspondant à une en heures entières inférieures à vingt-quatre, en heures et demi-heure et en heures et
heure donnée en heures quarts d’heure.
entières, en heures et demi-
heure ou en heures et quart
d’heure.
- Connaitre, utiliser et
distinguer les heures du matin
et celles de l’après-midi.
- Connaitre les unités de Lorsqu’il est interrogé sur la durée qu’il a consacrée à une action, l’élève en parle avec les
mesure de durée, heure et unités adaptées (minute ou heure) : « J’ai mis cinq minutes pour réaliser cet exercice » ;
minute, et les symboles « Je suis resté deux heures à la piscine » ; « Nous sommes restés quatre heures au musée ».
associés (h et min). L’élève connait les relations : 1 heure = 60 minutes ; 1 demi-heure = 30 minutes ; 1 quart
- Comparer et mesurer des d’heure = 15 minutes.
durées écoulées entre deux L’élève sait que deux quarts d’heure font une demi-heure, que deux demi-heures ou quatre
instants affichés sur une quarts d’heure font une heure. Il sait aussi que trois quarts d’heure c’est un quart d’heure
horloge (pour des intervalles plus un quart d’heure plus un quart d’heure, c’est-à-dire trois fois un quart d’heure.
de temps situés dans une
L’élève sait ajouter ou soustraire des durées. Il sait résoudre des problèmes comme
même journée, avec des
« Mamie a passé un quart d’heure à tailler ses rosiers et une demi-heure à bêcher son
heures données en heures
potager. Combien de temps est-elle restée dans le jardin ? ».
entières, en heures et demi-
heure ou en heures et quarts L’élève sait déterminer la durée qui s’écoule entre 8 h 30 min et 8 h 45 min et celle entre
d’heure). 15 h 45 min et 16 h 15 min. Il sait dire laquelle des deux est la plus longue. Il sait dire que
8 heures est la durée qui s’écoule entre midi et 20 h.
L’élève sait comparer des durées comme 2 heures et 130 minutes.
Les connaissances et les savoir-faire sur les longueurs sont réinvestis en géométrie plane lors des constructions.
L’utilisation de l’écriture à virgule n’est pas attendue dans le cadre de l’étude des longueurs, des masses et des contenances.
Les élèves n’utilisent pas de tableaux de conversion au cycle 2, mais s’appuient sur les relations connues entre les unités
pour effectuer des conversions.
Les longueurs
- Connaitre et utiliser les L’élève sait convertir entre les unités gramme et kilogramme :
unités gramme, kilogramme 1 kg = 1 000 g donc 3 kg = 3 000 g ;
et tonne et les symboles 1 000 g = 1 kg donc 5 000 g = 5 kg et 5 462 g = 5 kg + 462 g.
associés (g, kg, t). 1 t = 1 000 kg donc 2 t = 2 000 kg ;
- Choisir l’unité la mieux 1 000 kg = 1 t donc 5 350 kg = 5 t 350 kg.
adaptée pour exprimer une L’élève compare et ordonne les masses de trois ou quatre objets en utilisant une balance
masse. de type Roberval ou à partir de la donnée des masses exprimées en kilogramme, gramme
- Connaitre les relations entre ou tonne
les unités de masse usuelles.
- Comparer des masses.
- Disposer de quelques masses L’élève estime la masse d’objets en gramme ou en kilogramme (une feuille de papier, une
de référence. pomme, un dictionnaire, un seau d’eau, une voiture, etc.).
- Estimer la masse d’un objet.
Les contenances
- Comparer les contenances L’élève sait comparer perceptivement les contenances d’objets quand elles sont
de différents objets. clairement distinctes.
L’élève sait identifier l’objet ayant la plus grande (ou la plus petite) contenance parmi
deux ou trois récipients, par des transvasements.
L’élève sait comparer des contenances en les mesurant à l’aide d’un étalon, par exemple
en déterminant le nombre de verres que contient chacun de deux récipients.
- Connaitre et utiliser les L’élève mesure des contenances en litre, décilitre et centilitre en utilisant un verre gradué
unités litre, décilitre et ou en utilisant un récipient de contenance connue comme une bouteille d’un litre ou
centilitre et les symboles d’un demi-litre.
associés (L, dL et cL). L’élève sait estimer la contenance d’un récipient de la vie courante : verre, bouteille,
- Savoir que 1 L est égal à 10 dL arrosoir.
et également à 100 cL. L’élève sait effectuer des conversions en utilisant les unités litre, décilitre et centilitre :
1 L = 10 dL ;
1 L = 100 cL ;
780 cL = 700 cL + 80 cL = 7 L + 80 cL.
La monnaie
Au CE2, la monnaie est avant tout un point d’appui pour utiliser l’écriture à virgule des nombres décimaux. Cette écriture,
introduite au CE1, est à nouveau utilisée dès la période 1 du CE2 dans le cadre d’exercices ou de problèmes impliquant la
monnaie.
La monnaie contribue à renforcer la compréhension du système de numération décimale: dix pièces de 1 € valent 10 €, dix
billets de 10 € valent 100 €, dix billets de 100 € valent mille euros, dix pièces de un centime valent dix centimes et dix pièces
de dix centimes valent un euro.
L’utilisation de l’écriture à virgule pour la monnaie se fait de façon pratique et concrète, sans introduire le nom des unités
de numération (dixième, centième, millième) qui seront introduites au cycle 3 en s’appuyant sur les fractions décimales. Les
différents rangs pourront être désignés de la manière suivante : centime, dizaine de centimes, centaine de centimes égale à
un euro, dizaine d’euros, centaine d’euros, etc. Toutefois, dès le cycle 2, la virgule est présentée comme le signe qui permet
de repérer le chiffre des unités. Une attention particulière est portée à l’écriture à virgule d’expressions du type « deux
euros et cinq centimes », en la distinguant de celle de « deux euros et cinquante centimes ». Les techniques posées
rencontrées au CE1 pour l’addition et la soustraction des nombres entiers sont étendues au CE2 aux montants en euro
utilisant l’écriture à virgule. L’addition posée de montants en euro utilisant l’écriture à virgule est introduite au plus tard en
période 2. La soustraction posée de montants en euro utilisant l’écriture à virgule est introduite au plus tard en période 4. La
manipulation a posteriori de monnaie fictive permet aux élèves de contrôler les résultats qu’ils ont obtenus.
Au cycle 2, en mathématiques, l’enseignement relatif au repérage dans le temps et aux durées s’applique aux temps courts,
exprimés en heure et en minute.
8 h 30 12 h 30
Lucie est sortie pendant 4 heures. Elle est rentrée à 12 h 30. À quelle heure est-elle
partie ?
4h
? 12 h 30
Le train est parti à 7 h 10. Il a mis 1 heure et 30 minutes pour arriver à la première gare
et il est arrivé à la deuxième gare 40 minutes plus tard.
À quelle heure le train est-il arrivé dans la deuxième gare ?
1 h 30 40 min
7 h 10 ?
première deuxième
gare gare
Espace et géométrie
Cours préparatoire
Les solides
Les connaissances et les savoir-faire attendus se construisent à partir de manipulations et de résolutions de problèmes
portant sur des objets tangibles, associées à une verbalisation mobilisant le vocabulaire géométrique : il est
particulièrement important que le professeur s’exprime dans un langage précis utilisant le lexique approprié et qu’il
encourage les élèves à se l’approprier et, progressivement, à l’utiliser.
Dans la continuité du cycle 1, la connaissance des solides continue à se développer à travers des problèmes de tri
(répartition en deux groupes en fonction d’un critère : groupe des solides qui vérifient un critère donné et groupe des
solides qui ne le vérifient pas) ou de classement (répartition en plusieurs en groupes, par exemple : les cubes, les pavés, les
cylindres, les boules et les autres solides), mais aussi des activités de construction et des descriptions de solides et
d’assemblages de solides. Au CP, où le classement se fait sur des critères visuels, le cube n’est pas considéré comme un
pavé.
Dans ce programme, le terme de « pavé » est utilisé pour désigner le parallélépipède rectangle. En classe, les termes de
« pavé droit » ou de « pavé » peuvent être utilisés indifféremment.
La géométrie plane
Les connaissances sur les figures de référence (carré, rectangle, triangle, cercle) s’acquièrent à partir de manipulations, de
descriptions et de résolutions de problèmes.
Les concepts généraux de la géométrie plane (droite, point, segment) sont introduits en situation, sans faire l’objet de
définitions formelles.
Il est particulièrement important que le professeur s’exprime dans un langage précis, utilisant le vocabulaire géométrique
approprié, et qu’il encourage les élèves à se l’approprier et, progressivement, à l’utiliser. Ce vocabulaire prend son sens
grâce aux manipulations et aux situations d’action proposées.
Les élèves apprennent aussi à faire le lien entre un déplacement et des instructions correspondant à ce déplacement, que
ces instructions soient données oralement ou par écrit.
Objectifs d’apprentissage Exemples de réussite
- Connaitre et utiliser le L’élève comprend et utilise le vocabulaire suivant :
vocabulaire lié aux positions gauche, droite ;
relatives. sur, sous, entre, devant, derrière, au-dessus, en dessous.
- Situer des personnes ou des L’élève sait retrouver un objet ou un élève dont la position dans la classe a été décrite
objets les uns par rapport oralement.
aux autres ou par rapport à
L’élève sait interpréter ou donner des indications pour retrouver un objet caché.
d’autres repères dans la
classe. L’élève sait repérer la position de ses camarades sur un plan de la classe.
- Construire et utiliser des L’élève sait retrouver un objet caché dont la position est indiquée sur un plan.
représentations de la classe Face à trois photographies avec les mêmes personnages et les mêmes objets, l’élève sait
pour localiser, mémoriser et déterminer celle qui correspond à une maquette placée devant lui.
communiquer un
emplacement.
- Construire et reproduire des L’élève construit des assemblages de cubes et de pavés à partir d’un modèle physique en
assemblages de solides à trois dimensions ou d’une photographie.
partir d’un modèle en trois
dimensions ou de
représentations planes.
- Se déplacer et décrire des L’élève comprend et utilise les instructions suivantes : avancer, reculer, tourner à droite,
déplacements dans la classe tourner à gauche, monter, descendre.
en s’orientant et en utilisant L’élève sait représenter sur un plan de la classe un itinéraire qu’il a effectué.
des repères. L’élève sait coder un déplacement qu’un autre élève doit ensuite effectuer, par exemple :
- Construire et utiliser un plan « avancer de deux pas, tourner à droite, reculer de trois pas ».
de la classe pour
Si un robot est disponible, l’élève peut programmer son déplacement sur un tapis
communiquer un
quadrillé. Pour coder ces déplacements, il utilise les instructions : « avancer d’une case »,
déplacement.
« pivoter d’un quart de tour à droite », « pivoter d’un quart de tour à gauche ».
- Utiliser et produire une suite
d’instructions qui codent un Les déplacements à programmer comprennent au maximum dix instructions, dont deux
déplacement en utilisant un virages.
vocabulaire spatial précis.
Les représentations planes de solides (sur papier) par les élèves eux-mêmes ne sont pas un objet d’apprentissage,
cependant l’association de solides manipulés et de premières représentations planes de ces solides (photographies ou
représentations en perspective cavalière) est proposée aux élèves.
La connaissance des solides se développe à travers des activités de fabrication, de description et de tri d’objets.
Dans ce programme, le terme de « pavé » est utilisé pour désigner le parallélépipède rectangle. En classe, les termes de
« pavé droit » ou de « pavé » peuvent être utilisés indifféremment.
La géométrie plane
L’acquisition des connaissances sur les figures de référence (carré, rectangle, triangle, cercle, disque) se poursuit à partir de
manipulations, de descriptions et la résolution de problèmes.
Les concepts généraux de la géométrie plane (droites, points, segments) sont introduits en situation, sans faire l’objet de
définitions formelles.
Il est particulièrement important que le professeur s’exprime dans un langage précis utilisant le vocabulaire géométrique
approprié et qu’il encourage les élèves à se l’approprier et, progressivement, à l’utiliser. Ce vocabulaire prend son sens grâce
aux manipulations et aux situations d’action proposées.
Les tracés à la règle, à l’équerre et au compas présentent des difficultés ; ils nécessitent un apprentissage spécifique et un
entrainement régulier. Il s’agit de développer l’habileté manuelle, la concentration et l’attention.
Les élèves comprennent, utilisent et produisent des instructions correspondant à des déplacements.
En CE2, les élèves travaillent aussi avec des représentations en perspective des solides dont ils sont familiers. Ils
comprennent que certaines faces, certaines arêtes et certains sommets ne sont pas visibles dans de telles représentations
et que les arêtes non visibles sont éventuellement tracées en pointillés. S’ils ne construisent pas eux-mêmes de telles
représentations, ils savent néanmoins identifier un solide connu à partir d’une représentation en perspective.
La connaissance des solides continue à se développer à travers des activités de construction, de description et de tri
d’objets.
Dans ce programme, le terme de « pavé » est utilisé pour désigner le parallélépipède rectangle. En classe, les termes de
« pavé droit » ou de « pavé » peuvent être utilisés indifféremment.
Il est particulièrement important que le professeur s’exprime dans un langage précis utilisant le vocabulaire géométrique
approprié et qu’il encourage les élèves à se l’approprier et, progressivement, à l’utiliser. Ce vocabulaire prend son sens grâce
aux manipulations et aux situations d’action proposées.
Les tracés à la règle, à l’équerre et au compas présentent des difficultés ; ils nécessitent un apprentissage spécifique et un
entrainement régulier. Il s’agit de développer l’habileté manuelle, la concentration et l’attention.
L’élève sait construire un diagramme en barres restituant les résultats de son enquête.
Une étape préalable à la représentation graphique peut consister à réaliser une
représentation des données en trois dimensions avec des barres constituées de cubes, à
raison d’un cube par individu.
14 –
13 –
12 – 12
11 –
10 –
9–
8– 8
7–
6–
5–
4– 4
3–
2– 2
1–
orange fraise banane kiwi
À chacune des étapes, l’élève sait interpréter, lire et communiquer sur les données
disponibles en utilisant les expressions: « le plus », « le moins », « le plus grand », « le plus
petit », « autant que », « plus que » ou « moins que ».
- Construire et compléter un L’élève sait qu’un tableau à double entrée permet de représenter tous les couples qu’il
tableau à double entrée. est possible de former à partir de deux critères, par exemple la forme et la couleur.
L’élève sait qu’une ligne et une colonne d’un tableau à double entrée permettent
d’identifier le contenu de la case située à leur intersection. L’élève sait compléter des
tableaux du type de celui qui est présenté ci-dessous :
Cours élémentaire première année
Au CE1, les élèves continuent d’effectuer des recueils de données et de construire des tableaux et des diagrammes en
barres pour présenter les données collectées. Les élèves extraient aussi de l’information à partir de tableaux ou de
diagrammes en barres qu’ils n’ont pas eux-mêmes construits.
100
École Poséidon
80 78
60
40
32
20
13
0
Alphaville Bêtaville Gammaville Deltaville
Enseignements primaire et secondaire
Programme d’enseignement moral et civique du cours préparatoire à la classe
terminale des voies générale, technologique et professionnelle et des classes préparant
au CAP
Sommaire
Préambule
Les valeurs et les principes de la République
La place de l’enseignement moral et civique dans le parcours citoyen
La citoyenneté républicaine
Construire une culture de la démocratie
Progressivité
Méthodes
CP : Se reconnaitre comme individu et élève
Connaissance et maîtrise de soi
Les règles collectives et l’autonomie
Règles d’hygiène et exigence d’intimité
Être élève à l’école de la République
CE1 : Respecter les autres
Altérité et sociabilité
Règles collectives et prise d’initiative
Principes et symboles de la République
CE2 : Apprendre ensemble et vivre ensemble
L’engagement pour le bien commun
La République et son fonctionnement
CM1 : Faire société
Civisme et citoyenneté
L’égalité dans la dignité
Comment faire société
CM2 : Vivre en République
Citoyenneté et nationalité
Libertés et droits fondamentaux
Respecter les droits de tous
À l’école laïque
Sixième : Apprendre à vivre dans une société démocratique
Représenter les autres et servir l’intérêt général
Respecter des règles et en comprendre la finalité : l’exemple de la laïcité à l’École
Avoir des droits en tant que personne et respecter ceux des autres : l’exemple du droit à la vie privée
Cinquième : Égalité, fraternité et solidarité
Agir pour l’égalité femmes-hommes et lutter contre les discriminations
La solidarité et ses échelles
Quatrième : Défendre les droits et les libertés
L’État de droit et les libertés
Défendre le cadre démocratique : sécurité et défense nationale
Troisième : Faire vivre la démocratie
Les règles du jeu démocratique
Les acteurs du jeu démocratique et leur engagement (1) : l’opinion
Les acteurs du jeu démocratique et leur engagement (2) : l’engagement collectif
Seconde : Droits, libertés et responsabilité
L’État de droit garantit les droits et libertés et un pluralisme démocratique
Liberté et responsabilité : l’exemple de l’information (vecteurs, nécessité et enjeux)
Droits et responsabilité : l’exemple de la protection de l’environnement et de la sauvegarde de la biodiversité
Première : Cohésion et diversité dans une société démocratique
Les valeurs et les principes de la République à l’épreuve de la cohésion sociale
La République et la Nation
Terminale : La vie démocratique : débat, délibération et prise de décision
Les principes et les espaces du débat démocratique
La délibération dans les institutions
Classes préparant au certificat d’aptitude professionnelle
Droits, libertés et responsabilité
L’État de droit est garant des libertés et des droits fondamentaux
Liberté et responsabilité : l’exemple de l’information (vecteurs, nécessité et enjeux)
Droits et responsabilité : l’exemple de la protection de l’environnement et sauvegarde de la biodiversité
La délibération dans les institutions (nationales, européennes, internationales) : l’exemple des questions
environnementales
Cohésion et diversité dans une société démocratique
Les valeurs et les principes de la République à l’épreuve de la cohésion sociale
La République et la Nation
L’engagement politique des citoyennes et citoyens au service de la société
Préambule
Le programme d’enseignement moral et civique répond à l’ambition que nourrit l’École de la République de former les
élèves à l’exercice et à une conscience claire de leur citoyenneté. Il les aide à élaborer une idée du bien public qui
transcende les intérêts particuliers. Il structure leur parcours citoyen et l’enrichit en assurant la progressivité de leur
apprentissage civique.
Le programme d’enseignement moral et civique déploie l’ensemble des dimensions éthiques et politiques de la
citoyenneté, depuis les rapports interpersonnels des enfants et des adolescents dans et hors de la classe, jusqu’à leur
engagement dans la vie économique, sociale et politique, dont les enjeux sont tout à la fois locaux, nationaux et mondiaux,
en passant par la part qu’ils peuvent prendre dans le cadre de la démocratie scolaire. Le programme assure une
connaissance du cadre institutionnel de la République française et de l’Union européenne. Il participe pleinement à
l’éducation aux médias et à l’information (EMI) ainsi qu’à l’éducation au développement durable (EDD). Il met en avant la
dimension humaine des relations sociales, politiques, économiques et culturelles, en contribuant à développer la capacité
d’empathie des élèves. Enfin, il développe et consolide des compétences qui permettront aux futurs adultes de contribuer
à résoudre les problèmes collectifs de leur temps.
Conçu dans une perspective de cohérence et de progressivité des cycles d’apprentissage, le programme d’enseignement
moral et civique présente distinctement, pour chaque année, les notions et les contenus que les élèves doivent acquérir. Il
propose des démarches et situations d’apprentissage possibles en indiquant des sources et des ressources dans lesquelles
puiser, ainsi que des dispositifs existants auxquels il peut s’articuler. Le programme d’enseignement moral et civique a
également vocation à s’inscrire dans des démarches de labellisation, des partenariats avec les collectivités territoriales ou le
monde associatif, ainsi que de multiples projets pédagogiques.
L’ambition du programme est d’ouvrir l’enseignement moral et civique sur le monde extérieur, tantôt saisi dans sa
proximité, en l’inscrivant dans une logique de territoire (l’école ou la commune), tantôt appréhendé dans sa globalité (la
Nation, l’Europe et le monde, la planète Terre), sans omettre les enjeux de l’univers numérique dans lequel nous sommes de
plus en plus engagés.
Les valeurs et les principes de la République fondent le pacte républicain garant de la cohésion nationale, en même temps
qu’ils protègent la liberté de chaque citoyen, contribuent à l’égalité de toutes et de tous, promeuvent les liens de civilité
structurant une société proprement démocratique et permettent le débat d’idées. Les transmettre et les faire partager sont
au cœur de l’œuvre d’intégration républicaine. Ces valeurs et ces principes relient également la France à la société des
autres nations démocratiques, à l’échelle européenne comme à l’échelle mondiale.
Les valeurs et les principes essentiels de la République française sont la liberté, l’égalité, la fraternité et la laïcité. S’en
déduisent notamment l’égalité entre les femmes et les hommes, le refus de toutes les discriminations et la solidarité.
L’enseignement moral et civique porte sur ces valeurs et ces principes, qui constituent un bien commun des citoyennes et
des citoyens dans la vie démocratique de la République.
L’éducation à la citoyenneté ne se limite pas à l’horaire dévolu à l’enseignement moral et civique. Le parcours citoyen, pour
être pleinement réalisé, suppose l’explicitation des enjeux de citoyenneté présents dans tous les enseignements et dans la
vie de l’école ou de l’établissement. Il vise à l’investissement des élèves dans les structures de la vie scolaire et, plus
généralement, de la vie économique et sociale, de la politique et en somme de la démocratie : réalisation de projets dans le
cadre de l’établissement, commémorations, engagement au sein d’institutions et d’associations ou pour la Nation (service
civique, service national universel).
L’enseignement moral et civique contribue ainsi à donner son sens à l’éducation à la citoyenneté, dont il est une pièce
cardinale. Il constitue un foyer d’initiatives où sont explicitées et déployées les multiples dimensions d’une citoyenneté
active, républicaine et démocratique.
La citoyenneté républicaine
La République française est une démocratie. Elle s’inscrit à la fois dans une histoire nationale et dans la communauté des
nations démocratiques. Elle se fonde sur le patrimoine de la Nation française et permet l’actualisation de ses valeurs et de
ses principes pour répondre aux évolutions de la société.
La citoyenneté repose sur l’autonomie du citoyen et sur son appartenance à une communauté politique, qui, en , est
fermement adossée aux valeurs et aux principes de la République. Cette conception de la citoyenneté souligne
l’importance de la loi et du droit tout en promouvant une éthique et une culture du débat et de la pluralité des opinions
caractéristiques de l’espace démocratique.
Placé au cœur de la vie de l’école et de l’établissement, le développement d’une citoyenneté républicaine irrigue
l’ensemble des enseignements. Elle inspire les actions qui mettent les élèves au contact de la société, en particulier celles
qui concernent l’éducation au développement durable et la prise de conscience écologique, qui ont vocation à susciter un
engagement individuel et collectif essentiel au respect et à la protection de l’environnement et de la biodiversité.
les valeurs et les principes auxquels on se réfère et que l’on cherche à promouvoir
liberté, égalité, fraternité et laïcité
solidarité, égalité entre femmes et hommes, refus de toutes les discriminations
respect de la dignité humaine
État de droit
les domaines de connaissances qui permettent aux élèves d’exercer leur compréhension critique
citoyenneté et institutions nationales et européennes
règle et droit
défense, sécurité et résilience nationale
développement durable et transition écologique
information et médias
1
Ces dimensions sont issues du cadre de référence des compétences pour une culture de la démocratie élaboré par le
Conseil de l’Europe : [Link]
Ces quatre dimensions fixent un cadre au travail des élèves en enseignement moral et civique. Elles permettent de nourrir la
réflexion didactique et pédagogique du professeur des écoles, du professeur d’histoire-géographie au collège et du
professeur de lycée responsable de cet enseignement en visant l’acquisition progressive des compétences civiques et
citoyennes.
L’enseignement moral et civique étant au cœur du parcours citoyen, les quatre dimensions fournissent également un cadre
à l’ensemble des actions conduites pour l’éducation à la citoyenneté.
Sans s’y résumer ni s’y substituer, la construction d’une culture de la démocratie participe au développement des
compétences psychosociales des élèves, pour mieux prévenir notamment les situations de harcèlement et favoriser la
coopération entre les élèves.
Progressivité
L’explicitation des objectifs et des contenus de l’enseignement moral et civique est annualisée afin de garantir la
progressivité de la formation des élèves. En tenant compte de leur âge, les contenus d’enseignement qui leur sont proposés
sont investis de manières diverses :
en s’inscrivant dans une perspective d’approfondissement et une logique spiralaire, afin de susciter une authentique
compréhension des piliers éthiques et politiques de notre République démocratique. Ses institutions, par exemple, ne
sont pas abordées avec le même niveau de détail aux cycles 2, 3 et 4 ;
en accordant une place accrue aux questions vives de la société contemporaine, discutées en ouvrant tout l’éventail
possible des opinions prévalentes et en s’appuyant sur la pratique du débat réglé, au fur et à mesure que les élèves
approchent de la majorité ;
en opérant progressivement un élargissement optimal de l’horizon intellectuel et citoyen de l’élève, qu’il concerne ses
relations avec ses pairs ou la compréhension des grands enjeux de la société civile et des questions politiques dans un
monde aux espaces et aux sociétés interdépendants.
La progressivité de l’enseignement moral et civique permet de dérouler de manière régulière et continue les notions ou les
thématiques principales auxquelles il est adossé en évitant d’en concentrer l’étude sur une seule année du programme. Par
exemple, les objectifs de développement durable (ODD) sont distribués de façon diversement approfondie tout au long de
la scolarité des élèves.
Méthodes
L’enseignement moral et civique se déploie, dans la mesure du possible, à partir de l’examen de situations réelles (qui
peuvent être issues de l’expérience des élèves eux-mêmes), d’analyses savantes (tirées de ressources scientifiques,
historiques ou politiques) ou de descriptions imaginaires (puisées dans la littérature ou dans les arts, par exemple). Il
contribue au développement des compétences orales à travers, notamment, la pratique de l’argumentation. Le débat réglé,
comme la discussion argumentée ou le dilemme moral à partir du cycle 4, permettent aux élèves d’éprouver, de
comprendre et de mettre en perspective les valeurs et les principes qui régissent notre société démocratique. Discussion ou
débat privilégient, non l’expression polémique d’opinions antagonistes, mais la mobilisation de connaissances utiles à la
formulation claire d’arguments rigoureux.
L’enseignement moral et civique s’appuie sur un ensemble de documents de référence (juridiques, historiques,
patrimoniaux, littéraires, etc.). Il est également un lieu de partage d’expériences, soit des élèves eux-mêmes, qui ont pu
connaître des expériences d’engagement, soit d’adultes sollicités dans ce but.
Selon des modalités pédagogiques variées en lien avec des contenus historiques, littéraires, artistiques, scientifiques ou
institutionnels qu’il privilégie en fonction de l’âge et de la compréhension des élèves, le professeur suscite l’élaboration et
l’échange d’arguments clairement formulés, à l’oral comme à l’écrit, et permet aux élèves d’exercer leur esprit critique avec
discernement et de développer les compétences visées.
L’enseignement moral et civique se prête particulièrement aux travaux et aux démarches qui placent les élèves en situation
de coopérer et favorisent les échanges et la confrontation des idées. Il peut reposer sur des projets individuels et collectifs
susceptibles de dépasser le cadre horaire de l’enseignement ou de la classe et d’impliquer l’établissement, voire des
partenaires institutionnels ou associatifs.
Enfin, dans une perspective résolument interdisciplinaire, l’enseignement moral et civique oriente l’attention des élèves vers
des problématiques contemporaines particulièrement vives liées à l’EMI d’une part, à l’EDD d’autre part. L’enseignement
moral et civique n’a pas vocation à se substituer à ces deux « éducations », mais contribue à faire naître des projets
interdisciplinaires et y participe de plein droit, grâce à la coopération des professeurs de toutes les disciplines dans le
second degré, notamment le professeur documentaliste pour l’EMI ou le professeur d’histoire-géographie ou de sciences de
la vie et de la Terre pour l’EDD. Au lycée, la diversité des disciplines contribuant à cette interdisciplinarité s’enrichit,
notamment avec les sciences économiques et sociales et la philosophie.
De fait, une approche plurielle de l’EMI et de l’EDD se décline tout au long du programme d’enseignement moral et civique
selon le tableau suivant.
EMI EDD
CP Respect dû à l’environnement et au vivant à partir de
la compréhension des règles collectives
CE1 Première approche des stéréotypes dans la Respect dû à l’environnement et au vivant à partir de
production visuelle et audiovisuelle la compréhension des règles collectives
CE2 Initiation des élèves à la construction de l’information Mise en relation des écogestes et de l’intérêt général
pour leur faire comprendre qu’elle relève de l’intérêt Découverte des opérations locales en faveur de
général l’environnement quand on présente le rôle du maire
CM1 Civisme numérique Lien entre civisme et conscience écologique
Recherches en ligne, production et diffusion Sobriété numérique
d’information
Cyberviolences et harcèlement en ligne
Sobriété numérique
CM2 Liberté d’expression en ligne, liberté de l’information Devoir civique dans ses aspects environnementaux
(Convention internationale des droits de l’enfant, Charte de l’environnement, première approche
CIDE)
Sixième Vie privée et vie publique en ligne, droit à l’intimité et Explication du rôle de représentation et d’impulsion
droit à l’image, explication de la majorité numérique des écodélégués, début des références aux ODD
à 15 ans poursuivies dans la suite du programme
Réflexion sur les données personnelles, les traces L’intérêt général dans une perspective durable
numériques
Cinquième Discours de haine en ligne, lien avec les La solidarité en rapport avec l’ODD 3, la prévention
discriminations et cadre législatif de la santé publique, l’intervention publique face aux
risques environnementaux
Quatrième Liberté d’expression en ligne et hors ligne, ses atouts, La police de l’environnement, les incendies de forêt,
ses abus et ses limites leur prévention et leur traitement
Liberté de la presse
Guerre informationnelle et cyberdéfense
Troisième Le rôle des médias, des sondages, le couple La Charte de l’environnement
information/désinformation, l’intelligence artificielle,
les débats en ligne
CAP Liberté et responsabilité : information, presse, travail Charte de l’environnement, responsabilité sociétale
journalistique, liberté d’expression et médias sociaux, des entreprises, conférences internationales, ODD
intelligence artificielle
Seconde Liberté de la presse et de l’information, travail Droits environnementaux et conférences
journalistique, régulation des réseaux sociaux internationales sur les enjeux climatiques, la
(règlement européen sur les services numériques, responsabilité sociétale des entreprises
Pharos)
L’intelligence artificielle et l’information
Première Traitement médiatique des minorités (en lien avec la
discrimination)
Terminale La place des discours scientifiques et leur réception La place des discours scientifiques et leur réception
dans l’opinion, avec l’exemple du changement dans l’opinion, avec l’exemple du changement
climatique climatique
Les débats sur les grands défis environnementaux et Les débats sur les grands défis environnementaux et
numériques (voie professionnelle) numériques (voie professionnelle)
Travail sur les sondages et leurs usages La naissance des ODD à l’ONU et à l’Unesco
Fiabilité des sources et débats sur les réseaux sociaux
Le programme d’enseignement moral et civique participe pleinement au développement des compétences psychosociales
des élèves, qu’elles soient cognitives, émotionnelles ou sociales. À travers les notions qu’il aborde et les démarches
pédagogiques qu’il engage, il répond à l’objectif principal des compétences psychosociales : améliorer les relations à soi et
aux autres. De la même manière, il s’articule avec les trois dimensions de l’éducation à la vie affective, relationnelle et
sexuelle : se connaître, vivre et grandir avec son corps ; rencontrer les autres et construire des relations, s’y épanouir ;
trouver sa place dans la société, y être libre et responsable.
L’articulation de ces enseignements et éducations concourt à développer chez les élèves des compétences de nature à
favoriser un climat scolaire apaisé et à prévenir toutes formes de violence et de discrimination, notamment en lien avec les
séances d’empathie.
L’ensemble de ces compétences est indispensable à la formation de futurs citoyens éclairés, acteurs de leur vie et capables
de contribuer positivement à la société.
Le tableau suivant identifie pour chaque niveau de la scolarité les notions du programme d’enseignement moral et civique
qui permettent d’établir des liens explicites avec les notions et compétences travaillées dans le cadre de l’éducation à la vie
affective, relationnelle et sexuelle et du développement de l’empathie.
Altérité et sociabilité
Notions abordées Contenus d’enseignement Démarches et situations d’apprentissage possibles
Fraternité Reconnaitre et prendre En mobilisant les compétences psychosociales, apprendre aux élèves à
Solidarité en compte les émotions être attentifs aux autres, à entendre et respecter les émotions des
Dignité de la et les sentiments autres.
personne humaine d’autrui ; Initier les élèves à l’empathie : écouter l’autre et se rendre disponible à
Stéréotype développer sa capacité l’autre. Permettre aux élèves de développer un regard positif sur les
Préjugé d’empathie ; différences.
s’entraider et partager Apprendre aux élèves à reconnaitre les situations de violence physique
avec les autres ; et/ou verbale, les situations de harcèlement. Cette démarche peut
reconnaitre la diversité s’inscrire dans le programme Phare. Leur permettre de prendre
comme richesse et ne conscience des différentes postures engagées dans une situation de
pas faire des différences harcèlement (auteur, cible, témoin) et de comprendre que le
(sociales, physiques, harcèlement est une situation de violence punie par la loi.
culturelles, de genre) un [EMI] Introduire la notion de stéréotype en prenant appui sur des
motif de violence ; exemples pris dans le quotidien des élèves (publicité, dessin animé).
faire comprendre que la Entreprendre une première approche critique des médias. S’appuyer sur
solidarité et l’entraide, en le questionnement des élèves. Comprendre que les préjugés ont une
lien avec la notion de incidence sur son rapport à l’autre.
fraternité, permettent un Développer le respect de l’autre et de sa dignité en abordant :
renforcement de la - la notion d’intimité et de respect de la vie privée (sanitaires,
notion d’égalité entre les vestiaires, espace numérique de travail) ;
personnes. - le droit à la sécurité et à la protection ;
- les violences sexistes (en lien avec l’éducation à la vie affective et
relationnelle).
Règles collectives et prise d’initiative
Notions abordées Contenus d’enseignement Démarches et situations d’apprentissage possibles
Responsabilité Connaître et appliquer Les élèves apprennent à respecter et à appliquer les règles communes.
Civilité les règles élémentaires de Ils adaptent leur posture, leur langage et leur comportement au
vie, de communication et contexte scolaire.
d’échange en Ils respectent les biens personnels et collectifs dans la classe et dans
collectivité : l’idée de l’école. Ils sont sensibilisés à la notion de bien commun. Ils adoptent un
civilité ; comportement responsable envers autrui et envers leur environnement
[EDD].
identifier les dangers au Développer la responsabilité des élèves et les amener à reconnaitre les
sein des situations dans situations dangereuses et les événements déclencheurs pouvant être à
lesquelles on se trouve ; l’origine d’un dommage pour eux-mêmes ou pour les autres, même dans
prendre des initiatives un environnement familier.
(faire des choix, les Développer leur autonomie pour les rendre capables de donner l’alerte
justifier). (savoir où trouver les numéros d’urgence ; savoir passer un message
d’alerte efficace). S’appuyer sur l’attestation premiers secours (APS) et
l’attestation de première éducation à la route (APER).
Principes et symboles de la République
Notions abordées Contenus d’enseignement Démarches et situations d’apprentissage possibles
République Identifier les symboles Repérer la présence de symboles de la République dans l’environnement
républicains ; proche de l’école, initier à leur histoire et identifier leur lien avec les
apprendre à chanter le valeurs et principes de la République.
1er couplet et le refrain de Donner à connaître les lieux de mémoire locaux de la commune de
La Marseillaise ; l’école afin d’amorcer la construction d’une mémoire nationale.
comprendre la devise Participer à des cérémonies ou événements mémoriels.
« Liberté, Égalité,
Fraternité » ;
Laïcité aborder le principe de la La laïcité est abordée comme liberté de croire, de ne pas croire ou de
liberté de conscience ; changer de croyance ; elle permet donc la diversité des croyances et des
opinions philosophiques. En faire apparaître les implications dans le
cadre du respect des règles de la vie collective, qui se traduisent dans la
Charte de la laïcité (notamment les art. 6 et 8).
savoir que le français est À partir de documents administratifs officiels (loi, pièce d’identité, acte
la langue de la de naissance, etc.), montrer l’usage et la place prépondérante du
République. français.
Civisme et citoyenneté
Notions abordées Contenus d’enseignement Démarches et situations d’apprentissage possibles
Civisme Définir le civisme comme Sensibiliser les élèves à l’engagement individuel et collectif en
l’action d’un individu en s’appuyant sur des exemples concrets.
fonction du bien public [EDD] Prendre en charge des aspects de la vie collective et de
et dans le respect des l’environnement en développant une conscience civique et écologique
règles ; (notamment en partageant harmonieusement les lieux de vie et en
respectant l’environnement).
Sobriété aborder des exemples de Reconnaitre des situations de danger, alerter et se mettre en sécurité
numérique comportement civique (APS, APER).
dans la classe, l’école, [EMI] Afin de développer un civisme numérique, s’appuyer sur la charte
dans la vie quotidienne, pour l’éducation à la culture et à la citoyenneté numériques. Plus
en ligne, et en faveur de particulièrement :
l’environnement ; - travailler sur les espaces de travail accessibles aux élèves (espace
numérique de travail, blog de classe, d’école, etc.) ;
- penser cet apprentissage comme une déclinaison en ligne de ce
qu’on leur demande de faire hors ligne ;
- renforcer les compétences des élèves en matière de recherche info-
documentaire en ligne : appréhender le lien entre image et texte,
distinguer émetteur et récepteur, aborder la notion de « source »,
interroger la notion d’information ;
- produire et diffuser de l’information en classe (initier à la pratique
médiatique) ;
- envisager les conséquences en matière environnementale des
usages du numérique (par exemple la consommation énergétique
des serveurs, des applications, etc.) et souligner l’importance d’une
sobriété numérique ;
- aborder la question du droit à la déconnexion numérique et de son
importance pour la santé mentale et physique. Cette démarche
contribue au développement des compétences numériques
(CRCN).
Incivilités connaître et appliquer les Montrer comment la politesse fait partie du civisme par la connaissance
règles de civilité en volontaire des règles et le respect des autres qu’elle implique. Montrer
société ; identifier les en s’appuyant sur des exemples pourquoi les incivilités nuisent à la
incivilités et comprendre collectivité.
pourquoi elles nuisent à
la vie en commun ;
Démocratie apprendre la signification Exposer les principes généraux de la démocratie en France en abordant
du terme « démocratie » les notions de citoyenneté, de vote et de participation aux décisions.
et le fonctionnement du Expliciter les articles 3, 6 et 16 de la Déclaration des droits de l’homme
suffrage direct. et du citoyen (DDHC) : articuler une réflexion sur la démocratie scolaire
(conseils d’élèves, conseils de classe, etc.) et les notions de souveraineté
populaire, de volonté générale, d’égalité devant la loi et de séparation
des pouvoirs.
L’égalité dans la dignité
Notions abordées Contenus d’enseignement Démarches et situations d’apprentissage possibles
Égalité, dignité, Comprendre la notion À partir de situations réelles ou fictives, identifier des situations dans
discriminations d’égalité en droit ; lesquelles l’égalité n’est pas respectée et des situations de
Tolérance comprendre ce discrimination ou d’atteintes à la personne d’autrui.
qu’implique le principe Dans le cadre d’activités de groupe, développer chez l’élève le respect
de dignité de la personne de son intégrité personnelle et de celle des autres, dans leur
humaine. diversité (croyances, convictions, etc.). Mettre en place des situations
permettant à chacun d’assumer ses choix et de respecter ceux des
autres.
[EMI] Aborder le phénomène des cyberviolences ; démontrer que ces
actes peuvent entraîner du harcèlement en ligne ; rappeler la règle et le
droit ; faire le lien avec le CRCN.
Ces démarches peuvent s’appuyer sur le programme d’éducation à la
vie affective et relationnelle et le dispositif Phare.
Comment faire société
Notions abordées Contenus d’enseignement Démarches et situations d’apprentissage possibles
Fraternité et Comprendre la notion de À l’occasion d’un débat réglé, amener l’élève à exprimer ses opinions
empathie fraternité, valeur et personnelles tout en tenant compte de la sensibilité des autres (nuancer
principe de la son propos, modérer son attitude).
République ; Par une discussion collective, amener les élèves à définir égoïsme et
comprendre ce altruisme.
qu’implique et permet À partir de situations de tensions entre élèves, réelles ou fictives, faire
l’empathie. réfléchir les élèves à ce que cela implique d’être un élève parmi d’autres
élèves (tolérance envers autrui et ses idées en dehors de la camaraderie
et de l’amitié).
Dans le cadre du développement des compétences psychosociales,
développer l’empathie comme moteur pour lutter contre les
discriminations, la violence physique ou verbale, le harcèlement, les
cyberviolences.
Citoyenneté et nationalité
Notions abordées Contenus d’enseignement Démarches et situations d’apprentissage possibles
Citoyenneté Connaître les conditions À partir de l’article 7 de la Convention internationale des droits de
Droits civils et d’acquisition de la l’enfant, faire comprendre que tout enfant possède dès sa naissance des
politiques nationalité française : droits, dont celui d’acquérir une nationalité. Par des exemples choisis
montrer le lien étroit illustrant des droits, comprendre qu’en France, tout individu bénéficie
entre citoyenneté et de droits comme celui à l’éducation, d’être soigné, etc.
nationalité. Un citoyen L’élève doit être en mesure à partir de la lecture d’articles choisis de la
bénéficie de droits civils, Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (DDHC) de citer
puis politiques à sa quelques droits individuels et collectifs comme le droit à la liberté
majorité, et tout individu d’expression (art. 11), d’opinion (art. 10), le droit à la sûreté (art. 2). Il doit
bénéficie de droits civils ; savoir les distinguer des droits politiques comme le droit de vote et
connaître le rôle d’éligibilité qui permettent de participer aux décisions de la vie
politique des citoyennes publique. Ces droits sont illustrés avec des situations concrètes de la vie
et des citoyens : ils ont quotidienne.
vocation à participer à la L’expérience des conseillers municipaux juniors est considérée en vue
vie politique du pays et à d’expliquer le rôle politique du citoyen qui, par le vote, participe à la vie
l’évolution des de sa cité. Une rencontre avec des élus locaux (maire de la commune,
institutions (découverte conseillers municipaux) peut être ainsi l’occasion pour les élèves
des procédures générales d’appréhender l’engagement de citoyennes et de citoyens actifs qui se
d’élaboration de la loi) ; sont portés candidats à une élection municipale, et de comprendre les
modalités d’exercice de leur mandat local.
La participation au concours Le Parlement des enfants favorise la
pratique du dialogue et du débat démocratique des élèves. Cette action
éducative permet aux élèves de découvrir le rôle du législateur.
Devoirs connaître les devoirs du L’étude de plusieurs articles de la DDHC permet également de
citoyen et de toute caractériser différents devoirs du citoyen, comme sa participation au
personne résidant sur le financement des charges supportées par l’État par le paiement de
territoire national : l’impôt (art. 13).
respecter les lois, En expliquant que les électeurs et les électrices sont à l’origine des lois
contribuer à financer les en vigueur par l’intermédiaire de leurs représentants démocratiquement
dépenses publiques. élus, et en se référant à l’article 3 de la DDHC et l’article 3 de la
Chaque citoyen doit Constitution affirmant que la souveraineté nationale appartient au
respecter les droits des peuple, l’élève doit comprendre que les citoyennes et les citoyens
autres qui sont participent de l’élaboration des lois en même temps qu’ils doivent les
identiques aux siens respecter.
(Déclaration des droits
de l’homme et du
citoyen, art. 3 et 13) ;
comprendre que le terme La description d’une carte électorale peut être l’occasion de faire
de devoir peut aussi réfléchir à la notion de devoir civique à partir de la mention « Voter est
désigner une réalité plus un droit, c’est aussi un devoir civique » et de faire comprendre que par
morale, qui doit guider le leur vote citoyennes et citoyens assurent le bon fonctionnement de la
citoyen dans son démocratie.
comportement dans [EDD] Des exemples choisis de comportements dans la vie quotidienne
l’espace public ; (recyclage, réduction des déchets, lutte contre le gaspillage, etc.) sont
mis en lien avec l’éco-citoyenneté et présentés comme un autre
exemple de devoir civique, celui de défendre l’environnement.
Symboles connaître et comprendre La République est héritière d’une histoire, elle se rend visible par des
républicains les symboles républicains symboles fédérateurs. Connaître des lieux de la mémoire collective et
mentionnés par la les dates de commémorations, et faire apparaître ce que nous devons
Constitution : drapeau, aux générations antérieures (visiter des lieux de mémoire ; lire un
hymne, devise, et témoignage d’ancien combattant ; identifier des traces laissées par
d’autres coutumiers l’histoire). Participer à la commémoration du 11 novembre.
comme Marianne ; Connaître le drapeau européen, comprendre pourquoi il est associé au
connaître la fête drapeau tricolore sur les bâtiments publics et reconnaitre l’hymne
nationale du 14 juillet européen.
(héritière de la Fête de la
Fédération de 1790) ;
comprendre la nécessité
de respecter ces
symboles ;
savoir que la République
française est membre de
l’Union européenne (UE).
Libertés et droits fondamentaux
Notions abordées Contenus d’enseignement Démarches et situations d’apprentissage possibles
Liberté Faire connaître les droits Aborder des textes qui recensent les libertés et droits fondamentaux
Droits et libertés fondamentaux reconnus en France (depuis la Déclaration des droits de l’homme et du
fondamentaux institués par la citoyen jusqu’à la Constitution de 1958) et au sein de l’Union
Déclaration des droits de européenne (Charte des droits fondamentaux).
l’homme et du citoyen Découvrir les libertés fondamentales, à la fois individuelles et collectives
(1789), la Déclaration (liberté d’expression, liberté d’opinion, liberté d’association) ; expliquer
universelle des droits de que ces libertés comportent aussi des limites pour que la liberté des uns
l’homme (1948) et la n’entrave pas celle des autres (art. 4 DDHC). Ainsi, la liberté
Charte des droits d’expression énoncée à l’article 11 de la DDHC peut être mise en lien
fondamentaux de l’Union avec la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, de l’imprimerie et
européenne (2000) ; de la librairie, encadrant cette liberté.
mettre en avant certains Lire et expliquer les articles 1 et 2 de la DDHC (les droits fondamentaux
droits politiques, et leurs fondements.)
économiques et sociaux
[EDD] Expliquer comment la référence aux droits de l’homme permet de
qui en découlent :
s’attaquer aux problèmes environnementaux (exemple de la Convention
suffrage universel, droit à
de Berne relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel
l’emploi, à la protection
de l’Europe, 1979). Présenter la Charte de l’environnement.
de la santé, à la gratuité
de l’enseignement public,
accès à la culture, droits
environnementaux
(Charte de
l’environnement) ;
montrer que les droits Un travail sur la liberté d’expression, abordée dans le cadre des médias
fondamentaux s’exercent d’information, peut être et mené lors de la Semaine de la presse et des
dans le cadre de la loi médias dans l’école.
(exemple de la liberté
d’expression) ;
approfondir avec les En lien avec les articles 13 et 17 (CIDE), lier la question des libertés et du
droits dits « de troisième droit à la découverte des réseaux sociaux (qui ne sont pas un espace de
génération », qui non-droit) et la liberté d’expression. Aborder la notion de pseudonymes
résultent du droit de et d’anonymat.
chacun de « vivre dans un [EMI] Aborder la question de la liberté d’expression par l’exemple de la
environnement équilibré liberté de la presse à travers le monde. Faire comprendre que l’accès à
et respectueux de la une information fiable et vérifiée est essentiel en démocratie.
santé » (art. 1er de la Appréhender la notion de « désinformation » avec les élèves (et ses
Charte de possibles conséquences). Consolider les bonnes pratiques face à
l’environnement). l’information (évoquer par exemple les lois de 2018 relatives à la
manipulation de l’information).
Respecter les droits de tous
Notions abordées Contenus d’enseignement Démarches et situations d’apprentissage possibles
Discriminations Montrer que la lutte [EMI] Conduire une réflexion avec les élèves sur le respect dans un
Stéréotypes contre les discriminations contexte numérique et, notamment, celui des réseaux sociaux : étudier
suppose la le rôle des médias dans la construction et le renforcement des
déconstruction des stéréotypes et des préjugés ; aborder la notion de « haine » ;
préjugés et des questionner le rôle des réseaux sociaux et leur mécanique de diffusion
stéréotypes ; de contenus irrespectueux ; faire comprendre que la diffusion et la
faire reconnaitre les rediffusion de ces contenus constituent des manières de porter atteinte
atteintes aux personnes : à la dignité et à la sécurité des personnes ; expliquer pourquoi ils sont
le racisme, punis par la loi.
l’antisémitisme, le Les élèves comprennent le rôle du témoin de situations de
sexisme, la xénophobie, discriminations ou de harcèlement et l’importance de signaler celles-ci.
l’homophobie, le Cette démarche peut s’inscrire dans le programme Phare.
harcèlement ; savoir que
l’expression des
discriminations est
sanctionnée par la loi.
À l’école laïque
Notions abordées Contenus d’enseignement Démarches et situations d’apprentissage possibles
Laïcité (vue en Le respect des croyances Les élèves sont sensibilisés au respect de la diversité des croyances et
CE1) est assuré, mais, comme des convictions de chacun dans les limites fixées par la loi.
ailleurs, leur expression À partir de la lecture et de l’étude d’articles de la Charte de la laïcité, les
est limitée par la loi. élèves expliquent pourquoi l’école est laïque et discernent les
Celle-ci protège les élèves comportements remettant en cause la laïcité (art. 13 du préambule de la
de toute influence Constitution de 1946, loi du 15 mars 2004). Des références historiques
religieuse et préserve leur comme les lois scolaires de 1881-1882 peuvent être mobilisées pour
liberté de conscience ; démontrer l’ancrage historique de la laïcité et la place particulière de
nul ne peut être l’école dans la conquête de ce principe. Une approche de la loi de 1905
discriminé pour sa permet de comprendre la laïcité comme principe d’organisation de
croyance ou ses notre société.
convictions, mais nul n’a Ces démarches peuvent être mises en œuvre à l’occasion de la Journée
non plus le droit de la laïcité du 9 décembre.
d’imposer ses croyances
ou ses convictions aux
autres.
COLLÈGE
Les horaires indiqués ci-dessous le sont à titre indicatif.
Agir pour l’égalité femmes-hommes et lutter contre les discriminations (9-11 heures)
Notions abordées Contenus d’enseignement Démarches et situations d’apprentissage possibles
Égalité (vue en CM1) L’égalité entre les femmes et les À partir de textes de loi (droit de vote des femmes en
femmes-hommes hommes est un principe fondamental 1944, droit d’exercer une profession sans autorisation du
Égalité en droits, de la République française, garanti mari en 1965, loi sur l’interruption volontaire de grossesse
parité par la Constitution (article 3 du (IVG) en 1975, loi sur l’autorité parentale conjointe en
préambule de 1946 : « La loi garantit à 1987, loi sur la parité en 2000), montrer que l’égalité des
la femme, dans tous les domaines, droits entre les femmes et les hommes est le résultat de
des droits égaux à ceux de combats. L’étude de la loi sur la parité permet de montrer
l’homme. ») et des démocraties comment on passe de l’égalité en droits à un égal accès
modernes, c’est aussi un objectif de aux mandats politiques, tout en soulignant les limites de
développement durable (ODD5) ; l’application de la loi.
dans la vie professionnelle et À partir de la représentation féminine et masculine des
quotidienne, de nombreuses branches de métiers, d’une part, et à partir des inégalités
inégalités demeurent et les violences salariales, d’autre part, faire comprendre les décisions et
sexistes et sexuelles persistent, qui l’action de l’État dans ce domaine en se référant à l’article
nécessitent l’action des pouvoirs 6 de la DDHC.
publics et de la société civile ; Travailler avec les élèves sur les stéréotypes de genre à
l’école, notamment à partir de données sur l’orientation et
les carrières professionnelles. Mettre en rapport les freins
dans la carrière des femmes et les actions conduites pour
y remédier.
En lien avec l’éducation à la vie affective, relationnelle et
sexuelle, étudier la prévention des violences sexistes et
sexuelles pour assurer la sécurité de toutes et tous.
Ces démarches peuvent s’inscrire dans les projets
d’éducation à la citoyenneté visant à favoriser l’égalité filles-
garçons (concours, interventions de partenaires associatifs,
démarche de labellisation, etc.) et nourrir le parcours Avenir
des élèves (« Découverte des métiers »).
Discrimination (vue la discrimination est un délit qui Travailler à partir de situations ayant donné lieu à
en CM1) contrevient au principe d’égalité. Le l’intervention du Défenseur des droits. Partir d’une
Inclusion Code pénal définit la discrimination situation de scolarisation d’enfants en situation de
comme « toute distinction opérée handicap pour évoquer l’inclusion scolaire de tous les
entre les personnes physiques » selon enfants sans aucune distinction.
des critères liés à leur origine, à leur Montrer comment, dans le cadre du droit international
sexe, orientation sexuelle et identité (art. 23 CIDE), l’État cherche à corriger par la législation
de genre, à leur nationalité, à leur (loi du 11 février 2005 « Pour l’égalité des droits et des
religion, à leur apparence physique, chances, la participation et la citoyenneté des personnes
leur handicap, leur situation de handicapées » et loi du 8 juillet 2013 sur la refondation de
grossesse, leur santé ou leur activité l’école) des situations d’inégalités et à améliorer
syndicale, etc. (art. 225-1), punie dans progressivement l’accueil et la prise en charge des enfants
certaines situations constituant un en situation de handicap.
traitement défavorable (art. 225-2) ; En se référant à la loi du 27 mai 2008 punissant les
discriminations, étudier le cas d’une condamnation
judiciaire (par exemple dans le monde du travail).
Racisme, à la racine des agissements À partir de l’expression de stéréotypes ou de préjugés,
antisémitisme, discriminatoires se trouvent des montrer qu’ils constituent des mécanismes d’exclusion,
antitsiganisme, mécanismes d’exclusion (stéréotypes, parmi d’autres, qui peuvent être à l’origine d’agissements
xénophobie, haine préjugés, etc.) qui réduisent l’identité à caractère discriminatoire (injures, harcèlements,
anti-LGBT d’un individu à son appartenance à violences, etc.) punis par la loi.
un groupe que l’on stigmatise. On Cette démarche peut s’inscrire dans les projets d’éducation
retrouve ces stéréotypes dans le à la citoyenneté visant à lutter contre les discriminations
racisme, l’antisémitisme et la (concours, interventions de partenaires associatifs,
xénophobie, punis par la loi ; commémorations, visites d’un lieu d’histoire et de mémoire,
etc.).
Harcèlement les agissements discriminatoires sont [EMI] En abordant des discours haineux en ligne, qu’ils
aussi à la racine du harcèlement, y soient oraux ou écrits, faire émerger les mécanismes
compris du harcèlement en ligne d’exclusion et de harcèlement qui s’appuient sur des
(depuis 2022, le harcèlement scolaire stéréotypes et des préjugés posés sur une identité puis
est reconnu comme un délit). s’appuyer sur des points de droit spécifiques à la
discrimination choisie comme support d’étude.
Étudier comment le droit s’adapte pour mieux lutter
contre les discours de haine (création de l’Observatoire de
la haine en ligne rattaché à l’ARCOM créé par l’article 16
de la loi contre les discours haineux en ligne du 24 juin
2020 ; règlement européen sur les services numériques en
ligne - Digital Services Act).
Cette démarche peut s’inscrire dans les projets d’éducation
aux médias et à l’information (concours, interventions de
partenaires, médias scolaires, etc.), et contribuer au
développement des compétences numériques (CRCN). Le
travail sur le harcèlement peut être inscrit dans le dispositif
Pharee ou la participation au concours « Non au
harcèlement ».
La solidarité et ses échelles (7-9 heures)
Notions abordées Contenus d’enseignement Démarches et situations d’apprentissage possibles
Solidarité Le principe de solidarité signifie que Donner des exemples de missions des communes, des
Fraternité la Nation assure aux individus libres départements et des régions.
et égaux en droit une protection. Au Prendre l’exemple de l’Éducation nationale pour
nom de ce principe, lié à l’idéal de comprendre la mise en œuvre du principe de solidarité : sa
fraternité, l’État, les collectivités part dans le budget de l’État, son ambition de réduire les
territoriales et la société civile inégalités en donnant à tous accès à la connaissance ; la
(associations) unissent leurs forces contribution des régions, des départements et des
pour réduire les inégalités et protéger communes.
les citoyennes et les citoyens contre Montrer la contribution des associations à la solidarité
les risques sociaux et nationale et leur reconnaissance par l’État (intérêt public,
environnementaux ; exonération fiscale).
l’impôt traduit la participation des Cette démarche peut s’inscrire dans les projets d’éducation
citoyennes et des citoyens à la à la citoyenneté (interventions de partenaires et d’élus,
solidarité nationale (impôts directs et appui sur les élèves élus au conseil départemental, conseils
indirects) ; municipaux de jeunes, etc.) et dans le cadre de l’éducation
la solidarité s’exerce également à économique, budgétaire et financière (Éducfi).
l’échelle de l’Union européenne et, [EDD] Montrer comment le droit international (accord de
dans le cadre de l’aide au Paris sur le climat) prévoit une aide des pays développés
développement (y compris durable), aux pays en développement pour lutter contre les effets
à l’échelle mondiale (institutions du changement climatique (atténuation et adaptation).
internationales et ONG) ;
Risques sociaux les risques sociaux (maladie, accident, [EDD] L’ODD 3 « Bonne santé et bien-être » constitue un
Sécurité sociale invalidité, grossesse non désirée, point d’entrée pour expliquer une politique de prévention
perte d’emploi, perte d’autonomie en matière de santé publique ; par exemple : les
liée à l’âge) sont tous les événements campagnes de vaccination contre la grippe, contre
auxquels les individus risquent de ne l’infection du papillomavirus humain, le programme
pouvoir faire face avec leurs seules national nutrition santé (PNNS). Ces exemples aident à
ressources. La Sécurité sociale et le comprendre la responsabilité de l’État en matière de
système public de santé participent protection et de prévention et la responsabilité
de la solidarité nationale ; le droit individuelle de chacun.
international garantit aux enfants le À partir de politiques publiques de santé, présenter des
droit à la santé et à la sécurité sociale dispositifs nationaux d’accès aux soins, de prise en charge
(art. 24 à 26 CIDE) ; du grand âge, de développement des liens
intergénérationnels, de lutte contre les déserts médicaux
ainsi que leur mise en œuvre à l’échelle locale. Sensibiliser
au don de sang, acte de citoyenneté et de solidarité.
Risques les risques environnementaux À partir de l’exemple d’un territoire touché par une
environnementaux (pollutions, incendies, catastrophes catastrophe environnementale, étudier comment se
naturelles liées ou non au déploie la solidarité nationale – tant par l’intervention des
changement climatique) nécessitent forces de sécurité intérieure (sécurité civile, police et
la mobilisation de moyens à toutes gendarmerie) que par la mobilisation des services de l’État
les échelles, pour la prévention, la – en vue de la prise en charge des victimes et de la
mise en sécurité des personnes, l’aide reconstruction.
aux victimes et la reconstruction (loi Considérer les territoires touchés par une pollution lente
du 13 août 2004). et invisible en lien avec les activités humaines ; leurs
répercussions sur la santé publique ; l’environnement et
les politiques de gestion des risques (expositions aux
polluants et perturbateurs endocriniens, qualité des eaux).
En s’appuyant sur la loi du 13 août 2004, montrer que la
sécurité civile est l’affaire de tous et souligner
l’importance de la prévention. S’appuyer sur le dispositif
des cadets de la sécurité civile.
l’État de droit n’est cependant pas À partir d’une étude de cas, aborder la question
exclusif de la restriction des libertés pénitentiaire, celle du maintien des droits et des devoirs
(par exemple pour le maintien de civiques des détenus ou encore celle du sens de la peine
l’ordre public) ni de la privation de dans un régime démocratique.
liberté (par exemple pour les
individus condamnés par la justice).
Liberté et responsabilité : l’exemple de l’information (vecteurs, nécessité et enjeux)
Notions abordées Contenus d’enseignement Démarches et situations d’apprentissage possibles
Liberté de la presse La liberté de la presse et la liberté de [EMI] Le travail des journalistes : ses méthodes, sa
(vue en 4e) s’informer constituent deux piliers déontologie, sa rigueur, ses difficultés propres (pressions,
Liberté de fondamentaux de la démocratie. censure ou autocensure, atteintes à la liberté de la presse).
l’information Remises en cause dans tous les S’appuyer sur les rapports établis par Reporters sans
(vue en 4e) régimes autoritaires, elles sont Frontières. Mettre à profit la rencontre avec des
Pluralisme consubstantielles aux libertés journalistes dans le cadre de la semaine de la presse et des
d’opinion et d’expression et elles médias dans l’École. Sur le pluralisme, évoquer la
permettent le pluralisme en matière réglementation et les obligations des médias audiovisuels
d’information ; (ARCOM) concernant le pluralisme politique.
Liberté d’expression encadrée par la loi, la liberté de la [EMI] La nouvelle donne que constituent Internet et les
(vue en 4e) presse doit relever le défi du réseaux sociaux. Engager une réflexion sur l’évaluation des
numérique, qui développe les sources d’information et sur les critères de leur fiabilité ;
possibilités d’information mais altère les problèmes soulevés par l’intelligence artificielle (IA) ;
la fiabilité des sources et fragilise les les désordres informationnels (désinformation,
circuits de diffusion réglée de « réinformation », « chambres d’écho »).
l’information. Par un phénomène de Aborder la question de la régulation des médias sociaux au
boucle, de nouvelles possibilités niveau national, européen (lois françaises, directives
d’information donnent lieu à de européennes) et mondial. Quelles réponses législatives ?
nouvelles possibilités de Quelle est la responsabilité des utilisateurs ? Quelle est
désinformation ;
les médias sociaux sont un lieu de celle des fournisseurs d’accès ? (règlement européen sur
liberté d’expression, mais ils sont les services numériques - Digital Services Act, Code
aussi un vecteur de désinformation et européen des bonnes pratiques contre la désinformation
amplifient les « discours de haine ». (2018), Pharos).
Ces démarches participent au développement des
compétences numériques (CRCN).
Droits et responsabilité : l’exemple de la protection de l’environnement et sauvegarde de la biodiversité
Notions abordées Contenus d’enseignement Démarches et situations d’apprentissage possibles
Droits La Charte de l’environnement de [EDD] Étudier la Charte de l’environnement en
environnementaux 2004 a été intégrée au bloc de considérant son appartenance au bloc de
Développement constitutionnalité en 2005 ; constitutionnalité. En lien avec ses articles 2 et 3, étudier
durable elle consacre le droit à un des exemples de mise en œuvre de la démarche
Transition environnement sain et engage la « responsabilité sociétale des entreprises » à partir d’un ou
écologique responsabilité individuelle et plusieurs exemples de grands groupes (portée et limites).
collective face au respect et à la Se saisir d’une des nombreuses questions d’actualité sur le
Responsabilité
protection du vivant et de la sujet, à différentes échelles, des conférences
(vue en 6e)
biodiversité. internationales aux enjeux de consommation. On peut
inciter les élèves à agir à leur échelle (écodélégués, CVL,
etc.).
La délibération dans les institutions (nationales, européennes, internationales) : l’exemple des questions environnementales
Notions abordées Contenus d’enseignement Démarches et situations d’apprentissage possibles
Démocratie Dans une démocratie représentative, Étudier la portée et les limites des conférences
représentative la délibération a vocation à fonder la internationales sur le climat (COP).
(vue en 6e) légitimité de la décision prise ;
Légitimité cette délibération pour prendre des
décisions se retrouve aux échelles
européenne et internationale ;
Démocratie de nouveaux espaces de délibération Recenser les différents espaces délibératifs et participatifs
participative ont diversifié les modalités de à l’échelle locale (conseils de quartier, budgets
consultation des citoyennes et des participatifs). Éventuellement y contribuer dans le cadre
citoyens, ainsi que leur association à la d’un projet de classe ou d’établissement sur le modèle de
prise de décision, afin d’élargir leur la convention pour le climat.
participation à la démocratie ;
dans les lycées, la démocratie scolaire
permet aux élèves de participer au
processus de décision ;
avec le numérique et les réseaux Rendre compte de ce que peut être un débat sur les
sociaux, les discours individuels et médias sociaux. Poser la question des critères pour la
privés concurrencent fortement ceux fiabilité d’une source à partir des méthodes du travail
des experts ou des scientifiques. journalistique.
Spécificités du cycle 2
Au cours du cycle 2, les élèves s’engagent spontanément et avec plaisir dans l’activité
physique. Ils développent leur motricité, ils construisent un langage corporel et apprennent à
verbaliser les émotions ressenties et actions réalisées. Par des pratiques physiques
individuelles et collectives, ils accèdent à des valeurs morales et sociales (respect de règles,
respect de soi-même et d’autrui). À l’issue du cycle 2, les élèves ont acquis des habiletés
motrices essentielles à la suite de leur parcours en éducation physique et sportive. Une
attention particulière est portée au savoir nager.
Exemples de situations,
Compétences travaillées pendant le cycle d’activités et de
ressources pour l’élève
Transformer sa motricité spontanée pour maîtriser les Activités athlétiques
actions motrices ; courir, sauter, lancer. aménagées.
Utiliser sa main d’adresse et son pied d’appel et construire
une adresse gestuelle et corporelle bilatérale.
Mobiliser de façon optimale ses ressources pour produire
des efforts à des intensités variables.
Pendant l’action, prendre des repères extérieurs à son
corps pour percevoir : espace, temps, durée et effort.
Respecter les règles de sécurité édictées par le professeur.
Exemples de situations,
Compétences travaillées pendant le cycle d’activités et de
ressources pour l’élève
Transformer sa motricité spontanée pour maîtriser les Natation, activités de roule
actions motrices. et de glisse, activités
S’engager sans appréhension pour se déplacer dans nautiques, équitation,
différents environnements. randonnée pédestre en
Lire le milieu et adapter ses déplacements à ses pleine nature, parcours
contraintes. d’orientation, parcours
d’escalade, etc.
Respecter les règles essentielles de sécurité.
Reconnaître une situation à risque.
Repères de progressivité
En natation, les activités proposées permettent de passer de réponses motrices naturelles
(découvrir le milieu, y évoluer en confiance) à des formes plus élaborées (flotter, se repérer)
et plus techniques (se déplacer). L’objectif est de passer d’un équilibre vertical à un équilibre
horizontal de nageur, d’une respiration réflexe à une respiration adaptée, puis passer d’une
propulsion essentiellement basée sur les jambes à une propulsion essentiellement basée sur
les bras.
Tout au long du cycle, les activités d’orientation doivent se dérouler dans des espaces de plus
en plus vastes et de moins en moins connus ; les déplacements doivent, au fur et à mesure
de l’âge, demander l’utilisation de codes de plus en plus symboliques. Au fur et à mesure du
cycle, la maîtrise des engins doit amener les élèves à se déplacer dans des milieux de moins
en moins protégés et de plus en plus difficiles.
S’exprimer devant les autres par une prestation artistique et/ou acrobatique
Attendus de fin de cycle
- Mobiliser le pouvoir expressif du corps, en reproduisant une séquence simple d’actions
apprise ou en présentant une action inventée.
- S’adapter au rythme, mémoriser des pas, des figures, des éléments et des enchaînements
pour réaliser des actions individuelles et collectives.
Repères de progressivité
Les activités expressives, artistiques, esthétiques ou acrobatiques proposées présentent une
progressivité en termes de longueur, de difficultés d’exécution. L’élève évolue au cours du
cycle en montrant une pratique de plus en plus élaborée, en passant progressivement de
l’exécutant à la composition et à la chorégraphie simple. Lors des activités gymniques, il réalise
des actions de plus en plus tournées et renversées, de plus en plus aériennes, de plus en plus
manuelles, de plus en plus coordonnées. Il réalise progressivement des actions
« acrobatiques » mettant en jeu l’équilibre (recherche d’exploits) et pouvant revêtir un
caractère esthétique.
Exemples de situations,
Compétences travaillées pendant le cycle d’activités et de
ressources pour l’élève
Rechercher le gain du jeu, de la rencontre. Jeux traditionnels simples
Comprendre le but du jeu et orienter ses actions vers la (gagne-terrain, béret, balle
cible. au capitaine, etc.), jeux
Accepter l’opposition et la coopération. collectifs avec ou sans
ballon (à effectifs réduits),
S’adapter aux actions d’un adversaire.
jeux pré-sportifs, jeux de
Coordonner des actions motrices simples. lutte, jeux de raquettes.
S’informer, prendre des repères pour agir seul ou avec
les autres.
Respecter les règles essentielles de jeu et de sécurité.
Repères de progressivité
Tout au long du cycle, la pratique d’activités collectives doit amener l’élève à se reconnaître
comme attaquant ou défenseur, développer des stratégies, identifier et remplir des rôles et
des statuts différents dans les jeux vécus et respecter les règles. Au cours du cycle, l’élève