Selon lui, la structure financière de l’entreprise est un champs de recherche constant
renouvellement aux arguments financiers connus s’ajoutent d’autres motifs venant du monde
d’organisation de l’entreprise et des conflit d’intérêt qu’il provoque entre les apporteurs des
capitaux et les managers. Le thème inscrit dans le gouvernement d’entreprise, justifie une réflexion
d’ensemble à partir des contextes fondamentaux. Il démontre que chaque financement obéit à la
règle spéciale de gestion ce qui le met en position d’influencer les relations entre les acteurs de
l’entreprise d’infléchir la prise des décisions dans le sens voulu.
3.2. REVUE EMPIRIQUE
ABEDI NOELLA Flora (2018) s’est penchée sur : « Incidence du financement du cycle
d’exploitation dans une entreprise minière, Cas de la Gécamines. Elle s’est posé deux questions à
savoir : Quel est le mode financement qu’aurait la Gécamines pour son cycle d’exploitation ?
Pour cette auteure, elle dit que la Gécamines a pour mode de l’autofinancement qui constitue en
fait le mode de financement originel et fondamental comme incidence, un régime
d’autofinancement pur ou le recours exclusif à l’autofinancement comporte cependant des limites
qui affectent à la fois chaque entreprise considérée isolément, et l’économie nationale dans son
ensemble. La Gécamines (S.A) présente globalement une mauvaise santé financière avec sa
rentabilité insuffisante et cette situation justifie le manque de performance au regard de l’utilisation
des ressources et des résultats réalisés.
KASONGO NIKUZE Glody (2021) parle sur « Le cycle d’exploitation d’une entreprise
commerciale, Cas de la SNEL » ; l’auteure cherche à savoir comment sa rentabilité a-telle évolué
pendant cette période, celle-ci a-t-elle été suffisante pour assurer son autofinancement et son cycle
d’exploitation ? En utilisant la méthode de recherche inductive et comparative, elle est arrivée à
aboutir au résultat selon lequel la structure financière est bonne, elle permet une bonne gestion de
son cycle d’exploitation et lui permet de garder un équilibre financier bien qu’il existe encore
certains points qui nécessitent d’être modifiés tel que le taux de marge net sur le chiffre d’affaires,
l’autonomie financière et la liquidité immédiate. La succession des opérations du cycle
d’exploitation génère des Flux réels (des matières, des produits finis,) et, en contrepartie, des flux
10 monétaires. Or il existe en général un décalage dans le temps entre ces deux catégories des flux.
Ce décalage entrain l’existence des créances et dettes. Les matières achetées ne sont pas
immédiatement utilisées et les produits fabriqués ne sont pas immédiatement vendus. Pour une
entreprise industrielle le cycle d’exploitation se décompose en plusieurs étapes de l’activité de
l’entreprise. L’entreprise doit financer les achats fournisseurs, puis son activité de fabrication et
ses opérations de stockage avant de récupérer des recettes du règlement de ses clients. Ainsi, nous
ne pensons pas créer une rupture avec ces études antérieures étant donné qu’aucun chercheur ne
peut aujourd’hui, se prévaloir mener une recherche nouvelle et que la connaissance scientifique
est la résultante d’un processus dynamique, la présente se veut complémentaire. Pour ce faire,
notre investigation se démarque des études précitées dans la mesure où nous essayons de détecter
les facteurs qui montrent la mauvaise gestion du cycle d’exploitation de la Gécamines. Ainsi, il
s’agit de porter un diagnostic sur la santé financière de ladite société.
MASUDI KAMBA Pierre (2012), dans son travail de mémoire axé sur « le dynamisme du cycle
d’exploitation et performance financière, cas de la SNCC », se fixe pour objectif de déterminer les
ratios de gestion par la maitrise du décalage entre l’encaissement et le décaissement. Pour ce faire,
l’auteur propose des hypothèses qui se résument ainsi : d’une part, le dynamisme du cycle
d’exploitation dépend du délai de règlement des crédits clients, compte tenu délai des crédits
fournisseurs, et pour se trouver dans la détermination des rations de gestion qui sont le ratio
d’écoulement de créances clients et le ratio d’écoulement crédits fournisseurs. Et d’autre part, la
performance financière est influencée par le dynamisme du cycle d’exploitation qui est donné par
la durée des créances clients et des crédits fournisseurs. Après traitement, les résultats confirment
que les hypothèses énoncées sont vraies et qu’il existe une relation positive entre les hypothèses.
UMBA DIBWE Pascal (2014), dans son travail de mémoire : « Cycle d’exploitation et la rentabilité
d’une entreprise ». Il a cherché à savoir le rôle que joue le cycle d’exploitation dans une entreprise
? L’auteur aboutit à la conclusion selon laquelle l’étude du cycle d’exploitation qui, étant la partie
la plus importante du patrimoine de l’entreprise parce qu’il désigne l’ensemble des opérations liées
à l’activité de la firme, de l’acquisition de stocks jusqu’à la réalisation de la vente ou de la
prestation. , il est nécessaire pour une entreprise industrielle ou commerciale de pouvoir mesurer
son cycle d’exploitation parce que la maitrise du cycle d’exploitation est un jeu essentiel pour la
survie et la rentabilité de l’entreprise.
4. PROBLEMATIQUE
Selon SEM et CORNET (2017, p.42), la problématique est l’ensemble des questions
pertinentes que se pose un chercheur sur le phénomène observé.
Quelques questions méritent d’être posées, à savoir ;
➢ Peut-on dire que la SNCC est financièrement équilibrée ?