Que notre propos soit clair : il n’est ni de dresser un tableau des politiques
sociales pratiquées par les entreprises, ni de diagnostiquer l’ensemble des problèmes
sociaux qui s’y posent, et encore moins de suggérer les actions qu’elles devraient mettre en
œuvre pour être fidèles à ce que d’aucuns baptisent leur « vocation » sociale. Exaspérés de
voir le mot social employé à tort et à travers, nous voudrions simplement dégonfler
quelques baudruches pour mieux comprendre où en est la relation entre le social et
l’entreprise. Plus précisément encore — quitte à être partiels et même injustes —, nous
éprouvons le besoin de dire pourquoi tout le bruit fait autour des préoccupations sociales
des entreprises n’est trop souvent qu’un simulacre, où la proclamation de bonnes intentions
dispense d’affronter le vrai défi social posé par l’évolution des entreprises.L’harmonie et
l’efficacité du milieu de travail reposent avant tout sur l’aptitude à pouvoir communiquer.
Elle permet aux gens de mieux recevoir et partager l’information, de définir et comprendre
les objectifs, et même d’éviter les effets pervers du conflit et de la confusion.
Des études démontrent qu’une bonne communication peut favoriser les
rapports, renforcer les liens, promouvoir la confiance en soi et avoir un effet positif sur
l’environnement de travail. Comprendre les objectifs, et même d’éviter les effets pervers du
conflit et de la confusion.
Des études démontrent qu’une bonne communication peut favoriser les
rapports, renforcer les liens, promouvoir la confiance en soi et avoir un effet positif sur
l’environnement de travail.
Le maintien de saines relations interpersonnelles en milieu de travail s’avère
un facteur déterminant de santé physique et mentale et comporte de nombreux avantages,
autant sur le plan personnel que sur le plan organisationnel.
Jusqu’à présent, les nombreuses études réalisées dans divers milieux de
travail, au cours des dernières années, se sont plutôt attardées à faire ressortir que les
mauvaises relations interpersonnelles et les conflits entre employés ou entre employés et
patrons seraient une source de tension psychologique importante affectant négativement la
santé mentale des personnes au travail et ayant comme conséquence une diminution de
l’efficacité organisationnelle.
Bien que réels, tous ces constats ont eu malheureusement pour effet
d’occulter en quelque sorte la dimension positive et les bénéfices qui peuvent être associés
aux bonnes relations interpersonnelles, essentielles au développement et au maintien d’un
climat de travail sain.
Les relations interpersonnelles au travail sont les rapports, les liens que nous
entretenons avec les autres personnes dans notre milieu de travail : selon le cas, ce sont les
collègues, les supérieurs, les subalternes et les clients. On peut qualifier de saines relations
interpersonnelles, les relations que nous estimons généralement comme « satisfaisantes ».
Cela est cependant variable d’une personne à l’autre, en fonction de ses attentes et de ses
perceptions.
En effet, certaines personnes préfèrent garder une distance, alors que
d’autres cherchent à personnaliser davantage leurs rapports professionnels. Il est quand
même possible, malgré tout, de statuer sur des critères de base qui définissent ce que sont
des relations interpersonnelles saines et satisfaisantes.
Ainsi, on pourra dire que des relations sont satisfaisantes dans la mesure où : ›
› › › Il règne un climat de respect mutuel entre les personnes ; La communication est ouverte
et franche.
Selon (LAVARDE, 2008) dans le mot hypothèse il y a hypo qui signifie en
dessous de, avant quelque chose et thèse de la latine thèse qui signifie une opinion dont on
s’attache à démontrer la vérité. En nous référant au constat fait sur terrain nous postulons
que les travailleurs de la régideso/Lubumbashi entretiendraient des relations strictement
professionnelles.
Cette étude vise à :
Décrire les types de relations qu'entretiennent les travailleurs de la
régideso entre eux.
On a souvent tendance à sous-estimer l’impact que peut avoir, sur le
rendement d’une organisation et sur son personnel, la qualité des liens qui
caractérisent les rapports entre les individus. Si on parle beaucoup des
conséquences négatives associées à un climat de travail malsain, à savoir
une baisse de productivité, un absentéisme accru, une augmentation des
coûts de santé, un roulement de personnel, de la frustration, de
l’insatisfaction, on oublie trop souvent les impacts positifs qui sont générés
lorsque le climat est optimal et que les rapports entre les individus sont
riches et cordiaux. Ainsi, sur le plan de la santé, des études2 ont démontré
que la capacité de nouer de saines relations interpersonnelles et de parler
ouvertement et honnêtement avec les autres peut nous protéger, par
exemple, contre les maladies du cœur, certains cancers, l’épilepsie et
l’arthrite. D’autres études3 ont également révélé que le soutien social et
les saines relations peuvent aider à inverser les symptômes de certaines
maladies. Par ailleurs, les bonnes relations interpersonnelles amènent
plusieurs autres avantages sur le plan personnel. Entre autres, elles
contribuent à : › › › › › › › › ›
Créer un degré d’intimité avec les autres et ouvrir la communication en
encourageant les gens à s’exprimer librement ;
Amener une plus grande satisfaction au travail en réduisant le stress et la frustration
Rassurer la personne sur sa propre valeur en lui confirmant son importance aux yeux
des autres (augmentation de l’estime de soi) ;
Développer de nouveaux contacts, donner accès à de nouvelles sources
d’information et permettre de recevoir davantage de conseils ;
Constituer un facteur de protection personnelle inestimable par l’entraide accrue,
permettant de faire face plus aisément aux difficultés vécues au travail ; Amener une
plus grande motivation personnelle et un haut niveau d’engagement envers
l’organisation ; Générer le sentiment d’avoir un meilleur contrôle sur son travail et
une augmentation de la performance personnelle ;
Susciter un plus haut niveau de confiance, de collaboration et de générosité entre les
personnes ;
Éviter certains comportements nuisibles à la santé tels que l’alcoolisme ;
psychologique RELATION EMPLOYÉ- GESTIONNAIRE Il est important de souligner que
la relation employé-gestionnaire ne se situe pas dans la même dimension qu’une
relation entre employés. Bien que le développement de relations d’amitié soit aussi
possible, on parle avant tout ici d’une relation d’autorité qui généralement ne
comporte pas les mêmes attentes. Ainsi, le principal critère d’un bon rapport
employé-gestionnaire en est d’abord un d’efficacité, où les besoins professionnels et
les attentes réciproques sont exprimés et satisfaits. C’est cependant une relation qui
se cultive comme toute autre relation et qui demande des remises en question pour
évoluer. Mais qu’il s’agisse de relations employé- gestionnaire ou de relations entre
collègues de travail, tous gagnent à construire des relations interpersonnelles saines.
Les organisations, quant à elles, y ont tout à gagner. On peut penser que les plus
productives sont celles où les employés sont satisfaits et engagés et où un climat de
travail sain constitue un facteur déterminant, le climat étant une conséquence
directe de la qualité et de la quantité de relations claires qui existent entre les
personnes. L’assainissement des relations interpersonnelles peut donc comporter de
nombreux avantages pour les organisations qui s’y engagent, comme par exemple : ›
Permettre aux employés de vivre dans un milieu stable et bienveillant où l’on
s’occupe davantage de leur bien-être ;
Établir une meilleure identité de groupe, renforcer le sentiment d’appartenance et
l’engagement des employés envers l’organisation ;
Créer une plus grande solidarité et collaboration entre les membres du groupe et un
meilleur soutien mutuel ;
Amener une augmentation de la satisfaction au travail et une amélioration de la
productivité, de l’efficacité et du rendement
; Constituer un atout important pour attirer et retenir les meilleurs employés ;
Soutenir et améliorer le moral des employés et réduire l’absentéisme, le taux de
roulement et les coûts associés à des problèmes de santé ; Stimuler la croissance et
l’innovation, favoriser la prise de risques et faciliter la gestion efficace du
changement ; Multiplier l’échange d’information et améliorer l’efficacité du
processus de décision ; Limiter les frictions entre les employés et réduire la
compétition et la méfiance ; Favoriser des négociations plus sereines et le règlement
plus rapide des conflits. Il est important de souligner que la relation employé-
gestionnaire ne se situe pas dans la même dimension qu’une relation entre
employés. Bien que le développement de relations d’amitié soit aussi possible, on
parle avant tout ici d’une relation d’autorité qui généralement ne comporte pas les
mêmes attentes. Ainsi, le principal critère d’un bon rapport employé-gestionnaire
en est d’abord un d’efficacité, où les besoins professionnels et les attentes
réciproques sont exprimés et satisfaits. C’est cependant une relation qui se cultive
comme toute autre relation et qui demande des remises en question pour évoluer.
Mais qu’il s’agisse de relations employé- gestionnaire ou de relations entre
collègues de travail, tous gagnent à construire des relations interpersonnelles saines.
Dans cette étude nous nous sommes servis d'une seule méthode méthode qui
est la méthode d’enquête psychosociale, cette méthode était armée de des techniques du
questionnaire et d'entretien.
Dans tout travail scientifique, il a toujours le problème de définition et de Précision des
termes utilisés. En effet, un même terme peut avoir plusieurs sens selon différents concepts
dans lequel il peut être pris. Les concepts à définir :
Relation
Organisation
Entreprise
1. relation
On confond souvent relation et communication. Pour la psychologie sociale, la
communication est un des modes d’expression de la relation, c’est un moyen à travers
lequel des relations se construisent et se développent.
Relation fait référence à quelque chose de plus fondamental; c’est une
caractéristique de notre être entant qu’il se définit comme lien à autrui. Dans ce sens, on
pourrait dire de manière un peu sommaire que l’être humain, c’est de la relation, parce que,
comme nous allons le voir plus loin, il est un être psychologique et social, c’est-à-dire
marqué par les rapports qu’il entretient avec les autres. Pour la psychologie sociale, la
relation est un concept qui met l’accent sur la nature dynamique des phénomènes sociaux
en tant qu’ils sont des processus : l’idée de processus désignant la dimension relationnelle
inhérente à l’expression même de la vie sociale. Par ailleurs, il faut souligner que le concept
de relation en psychologie sociale a un contenu différent de celui que lui confère le langage
courant; en effet, lorsque les gens parlent de relation, c’est souvent pour traduire le fait
qu’ils entretiennent des échanges, qu’ils ont un contact avec quelqu’un ; on dira par
exemple : « j’ai de bonnes relations avec mes voisins ».
En réalité, il s’agit d’un concept interprétatif de la réalité sociale : il exprime d’abord le fait
qu’à la base de toute vie sociale, il existe des liens (institutionnels, affectifs, juridiques, etc.),
qui unissent les gens; à partir de là, la vie individuelle et collective apparaît comme un
ensemble d’événements à travers lesquels se nouent et se dénouent ces liens; ce qui permet
d’affirmer qu’une société, mais aussi chacun de nous est à sa manière un nœud de relations.
Ensuite, l’idée de relation désigne le fait que les phénomènes sociaux sont des processus
traversés et structurés par une dynamique qui est justement de nature relationnelle. Ainsi
les décisions prises par une autorité institutionnelle, par exemple, peuvent être vues comme
un processus relationnel dans la mesure où elles entrent en jeu avec des destinataires et où
elles ne deviennent efficaces qu’à partir du moment où ceux-ci les appliquent .Par
conséquent, nous avons là un éclairage sur la relation qui montre en particulier comment
l’individu incorpore dans ses conduites la conformité à des normes. Mais dans le même
temps, l’idée de relation met en lumière une autre dimension du social, à savoir qu’il s’agit
d’une réalité conflictuelle. Elle montre l’existence de tensions qui sont à l’œuvre dans I
’organisation et l’expression du tissu social.
Ces données permettent donc de dégager le fait qu’une relation, ce n’est pas un état mais
un ensemble de processus à travers lesquels la vie sociale et individuelles ’exprime.
1. Organisation
SelonJacques kalumba, (2021, p.) l’organisation est une collectivité
d'individus qui développe des activités inscrites dans la durée et dirigées vers
un ou plusieurs buts. l’organisation est un construit social, c’est-à-dire comme
une réponse à un problème de l'action collective, et non comme donnée
naturelle dès lors qu'une activité ne peut être menée à bien par un individu
unique isolé, par le seul exercice de ses propres capacités, se pose le
problème de l'organisation
2. Entreprise
Pour les selon Kudiangela Kassembe (2010, p. 3), l'entreprise est un organisme autonome
qui produit des biens et des services pour un marché en vue de réaliser un
Profit.
Selon Verhust (1984, p. 4), l'entreprise est l'ensemble des moyens utilisés pour
La réalisation d'un profit et sous la responsabilité d'une même personne juridique opération
commerciale ou financière poursuivi pendant une période.
Selon kinzonzi, (1979, p. 3), l’entreprise est considéré comme un organisme ou une entité
financièrement indépendante produisant pour le marché de biens et de services.
Dans le cadre du travail nous nous pensons du côté de la première définition celle donnée
par kudiangela qui est susmentionnée.
1. Une entreprise une entreprise a principalement trois rôles à jouer qui peuvent s’énumérer
ainsi :
Rôle technique : l’entreprise doit de manière permanente suivre l’évolution
Technologique et adapté de manière à produire de biens et services qui soit compétitif et les
plus performants possibles.
Rôle économique : les biens et services produits sont destinées à la
Consommation l’entreprise veille aux exigences du marché ou les facteurs des qualités et
des prix joue un rôle déterminant l’écoulement des produits rare sont l'entreprise dans la
Production est destinée à l'autoconsommation.
Rôle social : Lesquels vise essentiellement la répartition équitable du produit
Sociale celle-ci permet aux travailleurs de tirer profit du revenu de l’entreprise en
Contrepartie de la prestation au sein de celle-ci en vue de satisfaire les besoins de la
communauté) (Dayan, 1999, p. 791)
Diversités des entreprises :
Cette diversité se situe à plusieurs niveaux. Alberto et combe male (1999, p. 49)
Identifient d'après leur secteur et branche on peut citer les entreprises agricoles :
Présente la particularité d'avoir une activité soumise aux aléas climatiques (gel, grêle,
Ouragan, sécheresse…)
Les entreprises industrielles : l’importance des capitaux mise en jeu et la
Concentration des effectifs l’aspect concret et physique de la production explique que
L’industrie et des montres les lieux privilégiés de l'innovation de la diffusion du progrès
Technique en particulier de méthode de rationalisation de du travail sources d’important
Gain de productivité. Alberto et Combale, (1999 p.49)
Les entreprises commerciales : elle se distingue par le caractère immatériel de
Leur production qui n’exclut pas une activité de transformation ou une présentation
Physique des produits restauration production de film publicité transport etc.
La dimension
Les petits et moyennes entreprises (PME) 100 cl qui sont exploités par des
Patrons qui risquent dans leurs propres capitaux qui exercent sur les affaires une direction
Administrative et techniques effective et qui ont des contacts direct et permanent avec
Leur personnel les grandes entreprises grandes entreprises et synonymes d’effectif.
Alberto et Combale, (1999, p. 49)
Les groupes : pour de multiples raisons d’ordre juridique fiscal économique et social les
entreprises sa grand-mère et ses structures en groupe. alberto et Combale,( 1999 P.49)
La forme juridique
Une première distinction peut être faite entre les entreprises privées contrôler par
Des personnes privées physique ou morale et les entreprises publiques contrôlées par
L’État ou une collectivité locale les entreprises privées peuvent adopter plusieurs formes
Juridiques
Les entreprises industrielles : propriété exclusive d’une seule personne
Exploitant qui la dirige
Les entreprises civiles : compte un caractère civil toutes les sociétés au quai de
La Loire la tribu pas un autre caractère en raison de leur forme de leur nature ou de leur
objet
Les sociétés commerciales : on distingue
La société en nom collectif la société en commandite simple la société à
Responsabilité limitée la société privée à responsabilité limitée. Alberto et Combale, (1999,
p.49)
Les premières tentatives de formalisation les processus relationnels ont été basés sur la
notion de besoin, et inscrivent l’instauration de liens dans une perspective historique
individuelle. Ainsi, Schutz (1960), en intégrant un certain nombre de conceptions d’origine
psychanalytique, attribue la formation de relations interpersonnelles à trois besoins
fondamentaux : l’inclusion, le contrôle et l’affection. Ces trois besoins bipolaires, qui
apparaissent selon l’auteur chronologiquement au cours de l’enfance, vont régir et
conditionner les relations que l’individu sera amené à établir ultérieurement.
Ce que Schutz appelle le besoin d’inclusion s’exprime dans la prime enfance, par l’effort de
l’enfant pour attirer et retenir l’attention, et par la crainte d’être négligé ou abandonné. Le
besoin de contrôle se réfère aux tendances dominatrices et autoritaires ou au contraire, à la
soumission et à la recherche de protection et de sécurité, et conduisent l’enfant à une
certaine autonomie. Le besoin d’affection est un besoin qui concerne la réciprocité, et qui se
construit à travers le lien avec la mère, puis les deux parents, et ensuite avec les pairs.
#L’importance de ce premier déplacement, dont on a vu qu’il situait en la nature le lieu des
individuations primitives parce qu’elles sont à comprendre comme autant d’effets des mises
en relation, des associations, n’est pas sans conséquence sur la description des contours de
la nature de l’homme.
2Les postulations d’entités auxquelles correspondent ces ontologies « individualiste » et «
relationniste » conjuguent différemment les rencontres entre ce qui relève de la nature et ce
qui implique l’artifice. Hobbes illustre cette question lorsqu’il en vient à poser le
prolongement nécessaire de la science de la nature humaine – une anthropologie – dans une
science des corps politiques. Le recours à l’artifice vaut, en ce cas, comme un prolongement
construit de la nature de l’homme en vue de sa conservation. L’artifice des constitutions
politiques est requis par le jeu des tendances naturelles de l’homme posé comme un
système individué qui entre en relation avec son alter ego.
3Le plan ontologique, qui fait de l’individu la seule unité primitive pertinente, l’unique point
de départ de l’analyse, va pouvoir déployer ses effets dans une anthropologie qui pose
l’homme comme un être à la socialité naturellement problématique. Il importe ainsi de
mesurer en quelles manières ce premier déplacement bouleverse, anthropologiquement, la
lecture du rapport entre sociabilité et insociabilité ou, pour reprendre la formule célèbre de
Kant, la tension qui fait de l’individu un être doté d’une « insociable sociabilité »1.
4Si le plan ontologique permet de désigner ce qui est posé en premier par décision
théorique – des termes mis en relation ou de la relation entre les termes –, le moment
anthropologique, lui, doit permettre de poser ce qui, par effet de cette décision, a été mis au
second plan : la forme et les fonctions des relations qui s’interposent entre les individus. On
peut ainsi définir ce moment anthropologique comme celui de la qualification des relations
qui nourrissent la tension reconduite sous des formes variées et plus ou moins radicalisées2
entre « sociabilité » et « insociabilité ».
5Dans ce moment anthropologique, je mettrai l’accent sur la description des formes de la
relation entre individus, c’est-à-dire sur la manière de penser en des termes liés et non
contradictoires la sociabilité et l’insociabilité. De l’individualisme au relationnisme, ce qui
advient dans le champ de l’anthropologie philosophique des auteurs concernés, c’est la
possibilité de penser les rapports interindividuels comme autant de facteurs de production
d’un certain ordre de coexistence. C’est cette positivité qu’il importe désormais de mettre au
jour pour saisir toute l’ampleur de ce second type de déplacement propre aux conditions du
nouveau regard porté sur la société. Si l’analyse des ontologies avait justifié de styliser
certains contours du schème contractualiste, il en ira ici différemment. Les termes de la
comparaison seront internes au corpus et je m’efforcerai de montrer, en retenant
Mandeville, Hume et Smith, comment opère ce second type de déplacement. Cette
conception amène l’auteur à considérer les relations interpersonnelles en termes de
compatibilité entre partenaires, compatibilité indispensable pour une interaction
harmonieuse.