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Courroies et Poulies Synchrones

Le document traite des courroies et poulies de transmission, en se concentrant sur les courroies synchrones qui offrent une transmission de puissance sans glissement grâce à leur denture. Il aborde les différents types de courroies, leur constitution, les efforts qu'elles supportent, ainsi que les applications variées dans l'industrie et l'automobile. Des informations techniques sur le mesurage et le calcul des transmissions sont également fournies.

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Courroies et Poulies Synchrones

Le document traite des courroies et poulies de transmission, en se concentrant sur les courroies synchrones qui offrent une transmission de puissance sans glissement grâce à leur denture. Il aborde les différents types de courroies, leur constitution, les efforts qu'elles supportent, ainsi que les applications variées dans l'industrie et l'automobile. Des informations techniques sur le mesurage et le calcul des transmissions sont également fournies.

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Poulies et courroies de transmission

Entraînement synchrone
par Roland FARGES
Ingénieur de l’Institut National des Sciences Appliquées de Lyon
Responsable Développement des courroies synchrones
de la Société Caoutchouc Manufacturé et Plastiques – Kléber Industrie

1. Différents types de courroies............................................................... B 5 683 - 3


1.1 Définitions et terminologie ......................................................................... — 3
1.2 Différents types de profils........................................................................... — 3
1.3 Mesurage des courroies.............................................................................. — 3
1.4 Constitution des courroies.......................................................................... — 4
1.5 Domaines d’application .............................................................................. — 5
2. Théorie de la courroie............................................................................. — 6
2.1 Efforts supportés par la courroie ................................................................ — 6
2.2 Enroulement d’une courroie sur une poulie ............................................. — 6
2.3 Contraintes dans les câbles ........................................................................ — 7
2.4 Pression des câbles sur les poulies............................................................ — 7
2.5 Décomposition des efforts au niveau de la dent ...................................... — 7
2.6 Engrènement des dents sur la poulie ........................................................ — 8
2.7 Origines des bruits et remèdes .................................................................. — 9
2.7.1 Bruit dû à l’effet polygonal................................................................. — 9
2.7.2 Bruit dû au refoulement d’air ............................................................ — 9
2.7.3 Bruit provoqué par la ventilation due aux dents.............................. — 10
2.7.4 Bruit provoqué par les vibrations de corde dans les courroies ...... — 10
2.7.5 Bruit dû à la différence de pas réel entre poulie et courroie........... — 10
2.7.6 Bruit dû à l’impact du fond de la denture de la courroie sur la tête
des dents de la poulie ........................................................................ — 10
3. Technologie des transmissions ............................................................ — 11
3.1 Mise en tension des courroies.................................................................... — 11
3.2 Poulies .......................................................................................................... — 11
3.3 Disposition des poulies ............................................................................... — 14
3.4 Causes de détérioration et entretien.......................................................... — 14
4. Calcul des transmissions ....................................................................... — 15
4.1 Détermination des données........................................................................ — 15
4.1.1 Nature de la machine à entraîner. Correction de la puissance ....... — 15
4.1.2 Détermination du code de pas .......................................................... — 15
4.1.3 Géométrie de la transmission ........................................................... — 15
4.1.4 Puissance transmissible ..................................................................... — 16
4.2 Exemple de calcul........................................................................................ — 17
Pour en savoir plus ........................................................................................... Doc. B 5 683

es transmissions par courroies synchrones combinent les avantages des


L transmissions par courroies simples (plates, trapézoïdales ou striées) du fait
de leur faible poids, un entretien minime, de grandes plages de vitesses linéaires
et de grands rapports de transmission avec les avantages des chaînes : absence
de glissement, transmission synchronisée de la vitesse, faible tension de pose,
etc.
Grâce à la denture de la courroie qui pénètre dans celle correspondante des
poulies synchrones, il y a transmission directe de la puissance sans glisse-
ment comme entre deux engrenages.

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POULIES ET COURROIES DE TRANSMISSION ________________________________________________________________________________________________

Une transmission synchrone se compose d’une poulie dentée menante,


d’une courroie et d’une ou plusieurs poulies dentées menées et, éventuelle-
ment, de galets lisses permettant, par réenroulement de la courroie sur le dos,
d’augmenter l’arc de contact sur les poulies dentées. En règle générale, ce
système est réalisé avec une courroie unique, d’une largeur adéquate pour la
puissance à transmettre.
La plupart des courroies synchrones sont constituées par un élastomère ou
un matériau thermoplastique composant le corps de la courroie (dos et dents),
dans lequel est noyée l’armature inextensible permettant de transmettre l’effort
prélevé de la poulie motrice vers les poulies réceptrices, et d’une couche textile
protégeant les dents. L’inextensibilité de l’armature est nécessaire pour garantir
le synchronisme entre les arbres moteur et récepteurs (suppression du
décalage angulaire). Les courroies synchrones sont généralement fabriquées
sans fin à une longueur parfaitement définie, correspondant à un nombre de
dents précis. Cependant, certaines courroies peuvent être livrées au mètre ;
elles permettent des réalisations sur mesure, en particulier pour des systèmes
linéaires de transport ou de manutention ; dans le cas d’une transmission de
puissance, ce type de courroie n’est pas recommandé, le raccordement (par
soudure ou collage) étant un point de faiblesse.
Les courroies synchrones existent en plusieurs réalisations : à simple denture
(les dents se trouvant sur la face interne), à double denture ou avec un revête-
ment profilé sur le dos (transport de matières). Ces courroies existent avec des
pas (intervalle entre les dents) mesurés en pouces ou en millimètres, les
formes de dentures évoluant en fonction des constructeurs, afin de pouvoir
transmettre des puissances de plus en plus élevées.
Ces transmissions synchrones sont d’applications quasi universelles, dans
tous les cas où l’utilisateur souhaite disposer d’un fonctionnement synchrone
et sans glissement. Elles se rencontrent dans des domaines aussi différents
que la micromécanique, la bureautique, les machines-outils ou les broyeurs
industriels, sans oublier qu’actuellement la plupart des automobiles sont
équipées de courroies synchrones pour la distribution (entraînement de l’arbre
à cames), voire même d’une seule courroie synchrone pouvant non seulement
assurer la distribution mais également entraîner tous les organes annexes du
moteur.

Le lecteur se reportera utilement, dans ce traité, aux articles :


— Poulies et courroies de transmission. Entraînement par adhérence [B 5 680] ;
— Chaînes mécaniques [B 5 650].

Notations et Symboles Notations et Symboles

Symbole Unité Définition Symbole Unité Définition

C N·m couple à transmettre Ta N effort maximal admissible par courroie de


D mm diamètre primitif de la grande poulie largeur  0
E mm entraxe des poulies d mm diamètre primitif de la petite poulie
Fu N effort tangentiel utile  mm largeur de la courroie
Fc N effort centrifuge 0 mm largeur de base de la courroie
L mm longueur primitive de la courroie m kg/m masse linéique de la courroie
Nd tr/min vitesse de rotation de la petite poulie t0 N tension de pose
ND tr/min vitesse de rotation de la grande poulie v m/s vitesse linéaire de la courroie
Pb mm pas de la courroie et des poulies zb nombre nombre de dents de la courroie
correspondantes zd nombre nombre de dents de la petite poulie
P kW puissance à transmettre zD nombre nombre de dents de la grande poulie
Pc kW puissance corrigée α rad arc de contact sur la petite poulie
Ss nombre facteur de service η nombre rapport de transmission

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________________________________________________________________________________________________ POULIES ET COURROIES DE TRANSMISSION

1. Différents types de courroies Les cotes des dents ainsi que le pas correspondant à chacune de
ces sections sont consignés dans le tableau 1.

1.1 Définitions et terminologie Le profil L existe également pour les applications automobiles
mais celui-ci n’est pas compatible avec le profil L de l’industrie, le
■ Courroie synchrone : courroie dont la section droite a la forme développement primitif n’étant pas défini de la même manière.
générale d’un rectangle mais qui comporte à intervalles réguliers des
dents transversales sur sa face intérieure (figure 1). Des dents ■ Profils curvilignes : ils sont une évolution des profils trapé-
peuvent se trouver également sur sa face extérieure : courroie zoïdaux, le but recherché étant d’optimiser la répartition des
synchrone à double denture. contraintes sur la dent de la courroie (figure 3). Ils existent en
plusieurs pas dont, pour l’industrie, les quatre principaux sont
■ Dent : un des éléments transversaux faisant saillie sur la face
intérieure de la courroie et ayant le profil adéquat pour engrener métriques : 3, 5, 8 et 14 mm.
avec les dents d’une poulie synchrone.
Les cotes sont données dans le tableau 2.
■ Pas P b : distance entre les axes de symétrie de deux dents
consécutives, dans une portion rectiligne de courroie supportant Il n’existe à ce jour aucune norme définissant ces profils ; les
l’effort de mesurage prescrit (tableau 3). cotes indiquées ne sont qu’approximatives et varient d’un fabricant
à l’autre : par exemple, HTD de fabrication GATES ou STPD de
■ Ligne primitive : toute ligne circonférentielle de courroie qui
fabrication GOODYEAR. Seul le pas est respecté afin d’assurer
conserve sa longueur lorsque la courroie est pliée perpendiculaire-
l’interchangeabilité d’une courroie de construction différente à une
ment à sa base.
autre sur une même transmission. Un projet de normalisation est
■ Longueur primitive L : longueur développée de la ligne primitive. en cours.
Le mesurage des courroies est l’objet d’une norme (§ 1.3).

1.2 Différents types de profils 1.3 Mesurage des courroies

Une courroie synchrone (figure 2) est définie par : Une courroie synchrone se mesure en montant celle-ci sur deux
— sa hauteur totale : H pour une simple denture, poulies de même diamètre primitif ; la courroie étant maintenue
H c pour une double denture ; tendue sous une tension spécifiée (tableau 3), la longueur primi-
— sa hauteur de dent H r ; tive L est obtenue en ajoutant la circonférence primitive d’une des
— son rayon en tête de dent r 2 ; poulies à deux fois l’entraxe mesuré entre les centres des poulies.
— son rayon en pied de dent r 1 ;
— sa largeur au pied de dent : Bg ;
— son angle de dent α d .
Pour suivre l’évolution de ses applications, la courroie a dû
évoluer pour en arriver, actuellement, à une multitude de formes et
de tailles. On distingue plus particulièrement les dents à profils
trapézoïdaux et les dents à profils curvilignes.
Plusieurs pas (ou modules) existent et on distingue les pas en
pouces et les pas métriques ; ces deux familles coexistent, donnant
lieu chacune à de nombreuses variantes.
■ Profils trapézoïdaux : les courroies à profils trapézoïdaux sont
les premières courroies synchrones apparues sur le marché. Elles Figure 2 – Définition d’une courroie synchrone à simple denture
existent, pour les applications industrielles, en six pas différents
normalisés NF et ISO en pouces : profils MXL, XL, L, H, XH et XXH
et un pas objet d’un projet de normalisation : profil XXL. Nous
pouvons également citer, à titre d’information, les pas métriques
normalisés DIN : T2,5 – T5 – T10 et T20.

Figure 3 – Tracé isochromatique des contraintes sur une dent


Figure 1 – Schématisation d’une courroie synchrone pour deux profils différents

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1.4 Constitution des courroies


Toutes les courroies synchrones sont constituées :
— d’une armature (ou élément de traction) elle-même constituée
d’une nappe de câbles à fort module d’élasticité. L’acier, le seul utilisé
à l’origine, est de plus en plus remplacé par les fibres de verre ou
aramide ;
— d’un élastomère ou d’un matériau thermoplastique enrobant
l’armature et formant les dents et le dos de la courroie. Les deux
principaux matériaux employés sont le polyuréthanne et un caout-
chouc à base de polychloroprène ;
— d’un tissu (généralement en polyamide) protégeant les dents
lorsque celles-ci sont à base de polychloroprène.
La figure 4 donne un exemple de constitution correspondant à la
majorité des réalisations.
L’armature est constituée de fibres de verre formant des fils torsadés
dans les deux sens. Les câbles de torsions inverses permettent
d’équilibrer la courroie et évitent ainsi son déplacement latéral lors du
fonctionnement de la transmission. Un câble sur deux est toronné de
sens Z, l’autre étant de sens S. Cette armature a sensiblement le même
module d’élasticité que l’acier mais présente une plus grande flexibilité.
L’élastomère employé est du polychloroprène, ce qui confère à la
courroie une bonne résistance à l’abrasion et au cisaillement ainsi
qu’une faible déformation de la dent.
Les dents sont protégées par un tissu polyamide ayant un faible
coefficient de frottement et une bonne résistance à l’usure.

(0) Figure 4 – Exemple de constitution d’une courroie synchrone

Tableau 1 – Cotes d’une courroie synchrone à profil trapézoïdal


(d’après normes NF T 47-121, ISO/DIS 5296 et DIN 7721)

Courroie à simple denture Courroie à double denture, Courroie à double denture,


à dents symétriques à dents décalées

Pb H Hr Bg r2 r1 d Hc
Code de pas
(in) (mm) (mm) (mm) (mm) (mm) (mm) (degré) (mm)
MXL 2 / 25 2,032 1,14 0,51 1,14 0,13 0,13 40 1,53
XXL 1/8 3,175 1,52 0,76 1,73 0,30 0,20 50 2,03
XL 1/5 5,080 2,30 1,27 2,57 0,38 0,38 50 3,05
L 3/8 9,525 3,60 1,91 4,65 0,51 0,51 40 4,58
H 1/2 12,700 4,30 2,29 6,12 1,02 1,02 40 5,95
XH 7/8 22,225 11,20 6,35 12,57 1,19 1,57 40 15,49
XXH 1/4 31,750 15,70 9,53 19,05 1,52 2,29 40 22,11
T 2,5 2,5 1,3 0,7 1,50 0,2 0,2 40 2,0
T5 5 2,2 1,2 2,65 0,4 0,4 40 3,4
T 10 10 4,5 2,5 5,30 0,6 0,6 40 7,0
T 20 20 8,0 5 10,15 0,8 0,8 40 13,0

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(0)

Tableau 2 – Cotes d’une courroie synchrone Tableau 3 – Données relatives au mesurage des courroies
à profil curviligne : exemple du profil HTD synchrones à profil trapézoïdal
(d’après doc. Kléber-Industrie)

Caractéristiques des poulies


Code de mesurage Largeur Effort total E
Pb H Hr
de de courroie de mesurage
(mm) (mm) (mm) Nombre Circonférence
pas
de dents primitive
3 2,40 1,20 (mm) (mm) (N)
5 3,80 2,10
3,2 13
8 5,60 3,40 MXL 20 40,64 4,8 20
14 10,00 6,10 6,4 27
3,2 14
XXL 16 50,80 4,8 22
6,4 31
1.5 Domaines d’application
6,4 36
XL 10 50,80 7,9 44
Les courroies synchrones sont utilisées dans tous les domaines 9,5 53
industriels, là où il est demandé un entraînement synchrone, une
12,7 105
absence d’entretien (retension, lubrification, etc.) et un fonctionne-
L 16 152,40 19,1 180
ment silencieux.
25,4 245
Les courroies aux pas inférieurs à 5 mm se rencontrent dans la
micromécanique, le matériel de bureau (machines à écrire, matériel 19,1 445
informatique), le matériel cinématographique (caméras, projecteurs, H 20 254,00 38,1 980
magnétophones), le petit électroménager, le domaine de l’automa- 76,2 2 100
tisation, etc. 50,8 2 000
Les courroies aux pas compris entre 5 et 14 mm se rencontrent XH 24 533,40 76,2 3 100
là où une chaîne présenterait des problèmes d’encombrement, de 101,6 4 450
bruit, de poids mis en œuvre ou n’accepterait pas les vitesses élevées
76,2 3 900
(supérieures à 30 m /s), en particulier sur les machines-outils, les
XXH 24 762,00 101,6 5 600
machines à bois, les vélomoteurs, les bicyclettes d’appartement,
dans l’industrie alimentaire, l’électroménager, l’industrie textile, la 127,0 7 100
motoculture, etc. 4,0 6
Les courroies aux pas supérieurs à 14 mm se rencontrent dans T 2,5 20 50,00 6,0 10
l’industrie lourde en remplacement des chaînes. Nous pouvons 10,0 20
citer, à titre d’exemple, l’emploi des courroies synchrones dans les 6,0 20
équipements pour sous-marins nucléaires où le fonctionnement T5 20 100,00 10,0 40
silencieux est particulièrement souhaité. 25,0 90
(0)
16,0 90
T 10 20 200,00 25,0 140
50,0 270
32,0 340
T 20 20 400,00 50,0 540
100,0 1 100

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2. Théorie de la courroie L’effort résultant est :


t c = mv 2
m étant la masse linéique de la courroie.
Le principe de fonctionnement d’une courroie synchrone est celui
d’une chaîne, mais sa réalisation (en continu) est celle d’une courroie Cette dernière étant largement inférieure à celle d’une chaîne,
entraînée par adhérence et les matériaux de base servant à sa l’effort dû à la force centrifuge d’une courroie synchrone est donc
constitution sont les mêmes ; de ce fait, son comportement est très faible et sera négligé à faibles vitesses par rapport à l’effort
sensiblement identique à celle-ci (continuité des contraintes dans les utile, contrairement aux chaînes.
câbles, élasticité des matériaux, etc.). Le lecteur se reportera donc ■ Effort dû à l’effet caténaire Fp : dans la plupart des applications
utilement aux articles Chaînes mécaniques [B 5 650] et Poulies et industrielles, le poids de la courroie étant négligeable, l’effet
courroies de transmission. Entraînement par adhérence [B 5 680] caténaire, directement proportionnel au poids, se trouve donc être
dans ce traité. très faible devant les autres efforts.
■ Effort dû à la tension de pose t 0 : les courroies crantées doivent
être posées avec une certaine tension de façon à assurer un
2.1 Efforts supportés par la courroie fonctionnement correct du mécanisme. Chaque type de courroie
aura sa tension de pose pour une application donnée (§ 3.1).

Considérons une transmission telle que la montre la figure 5. ■ Moment dû à la rigidité de la courroie M i : la courroie possède
(du fait de sa constitution) une certaine rigidité de flexion. Cette
Les efforts supportés par la courroie sont :
rigidité provoque un moment résistant lorsque l’on enroule la
— sur le brin tendu : courroie sur une poulie.
— effort dû à la transmission de puissance F u
Considérant la courroie comme une poutre ayant un module
effort résultant de la force centrifuge................................. tc
d’élasticité E y , on peut obtenir le moment résultant en fonction du
effort dû à la tension de pose ............................................. t0 rayon de courbure de la courroie. Bien qu’il soit dans la plupart des
moment dû à la rigidité propre de la courroie .................. Mi cas négligeable, il s’exprime ainsi :
— sur le brin mou :
effort dû à la tension de pose .............................................
effort résultant de la force centrifuge.................................
t0
tc
1
M i = -----
ρ
 (S )
E y y 2 ds
effort dû à l’effet caténaire de la courroie .......................... Fp
moment dû à la rigidité propre de la courroie .................. Mi avec E y (N/mm2) module d’élasticité de la courroie,
ds élément de surface,
■ Effort utile Fu : c’est, en fait, l’effort que l’on désire transmettre et
qui est donné par la poulie motrice : y (mm) distance de l’élément considéré à la ligne
primitive (figure 6),
F u = P /v avec P = Cω
ρ (mm) rayon de courbure de la courroie.
avec C (N · m) couple à transmettre,
P (W) puissance utile à transmettre,
v (m /s) vitesse tangentielle de la poulie, 2.2 Enroulement d’une courroie
ω (rad /s) vitesse de rotation de la poulie. sur une poulie
■ Effort dû à la force centrifuge t c : si l’on prend un élément de Considérons une poulie sur laquelle s’enroule une courroie
courroie à la périphérie de la poulie (article Poulies et courroies de (figure 7). La force F résultante des efforts supportés par la courroie
transmission. Entraînement par adhérence [B 5 680] dans ce traité), tend à enrouler la courroie autour de la poulie.
il subit un effort centrifuge de la forme :
Considérons le point B de décollement de la courroie. Le système
Fc = M v 2 /R étant en équilibre, la force résultante F provoque en B une réaction F ′
qui est suffisante pour maintenir la courroie sur la poulie. On peut
avec M (kg) masse de l’élément de courroie, alors considérer la portion BC de la courroie de longueur b comme
R (m) rayon primitif de la poulie. encastrée en B et soumise à l’action fléchissante de la force
résultante F.

Figure 5 – Efforts supportés par la courroie Figure 6 – Moment dû à la rigidité de la courroie

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L’équation de la déformée nous donne alors : 2.4 Pression des câbles sur les poulies
y ′′ = F (b – x ) sin γ /E y I
avec I moment d’inertie de la section de courroie. Il s’agit en fait de la pression des câbles sur la matière en contact
On aura ainsi la flèche f à l’extrémité : avec la poulie, car cette dernière n’intervient pas. La pression
s’exerçant sur le fond des dents d’une courroie ne doit pas dépasser
f = F b 3 sin γ /3 E y I une valeur limite de façon à éviter le matage de la dent. On peut
remarquer que ce matage implique une variation de la position de
la ligne primitive de la courroie et donc son usure rapide. Cependant,
la pression doit être supérieure à une pression minimale afin d’éviter
2.3 Contraintes dans les câbles des sauts de dent, en particulier dans le cas des grandes vitesses
linéaires où l’effort centrifuge fait diminuer cette pression.
En supposant que l’effort de pression est uniformément réparti
■ Contrainte de tension linéaire : cette contrainte est due à la sur la longueur embrassée, cette pression s’exprime par :
tension de pose de la transmission et à l’effort centrifuge ; elle
s’exprime par : p c = F /λdc R
∆
σ 1 = E a --------- avec R rayon de la poulie,

λd c largeur de contact du câble (figure 8), λ variant entre
avec Ea module d’élasticité apparent du câble, 0,05 et 0,1.
∆ / déformation du câble sous la tension de pose et Il faut remarquer que, pour une courroie synchrone, la présence
l’effort centrifuge. des dents diminue de beaucoup la surface d’appui de la courroie
■ Contraintes de flexion : lors de l’enroulement du câble sur la sur la poulie (– 50 % dans le cas des profils trapézoïdaux). Du fait
poulie, la loi de Hooke montre que les fils externes sont soumis à de l’enroulement de la courroie sur la poulie, il se produit entre les
des contraintes exprimées par : poulies et les câbles des points de contact devant supporter des
pressions très élevées et qui provoquent des amorces de rupture.
σ 2 = E ade /D C’est pourquoi, en pratique, la pression par unité de surface p c est
très limitée : p c < 10 N/mm2.
avec D diamètre de la poulie,
de diamètre du fil élémentaire.
On notera que cette contrainte sera positive ou négative selon
que le fil travaille en traction ou en compression. 2.5 Décomposition des efforts
■ Contrainte due à l’effort utile : le câble comportant n fils élémen-
au niveau de la dent
taires, s’il transmet un effort résultant F, il en résulte que la contrainte
dans chaque fil est égale à :
Soit une dent de courroie sur une poulie (figure 9).
σ 3 = F /sn
2
En considérant les efforts d’effet centrifuge et les moments de
avec s = π d e /4 section du fil. rigidité de la courroie comme étant négligeables devant les efforts
Dans une courroie de N câbles, l’effort total se répartit sur (N – 2) de fonctionnement, les différents efforts appliqués sur la dent
câbles, du fait de l’enroulement hélicoïdal des câbles (figure 4) et sont :
de l’effet dû aux bords. F effort résultant à la sortie de la dent précédente ;
F1 effort transmis à la dent suivante ;
■ Contrainte due à la rigidité des câbles : les câbles sont soumis,
lors du passage de la courroie sur les poulies, à une contrainte σ 4 du F2 résultante des efforts F et F 1 ;
fait de cet enroulement. Elle résulte de l’inertie propre de chacun des F3 réaction de denture ;
fils élémentaires qui composent le câble et des résistances de frotte- F4 effort tranchant en A dû à l’enroulement des câbles sur la
ments qui s’opposent aux déplacements de ces fils. En général, elle poulie ;
est négligée. F5 effort de frottement le long du flanc de denture.
■ Contrainte totale dans les câbles : c’est la somme des contraintes Pour simplifier les calculs, on considère que le point d’application
partielles avec : de F 3 est situé au milieu du flanc de la dent et que l’effort à fond
σ = σ1 + σ2 + σ3 + σ4 < σf de denture F 4 est concentré au point A.
La dent étant en équilibre, on a :
σ f étant la contrainte de fatigue limite du câble.
F cos β – F1 cos β – F 3 cos Φ – F4 cos β – F 5 cos Φ = 0

– F sin β – F1 sin β + F 3 sin Φ + F4 sin β – F 5 sin Φ = 0

Figure 7 – Enroulement d’une courroie sur une poulie Figure 8 – Contact du câble sur la poulie

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Sachant que : 2.6 Engrènement des dents sur la poulie


F 5 = F 3 tan ϕ , avec tan ϕ coefficient de frottement
Les courroies synchrones, tout comme les poulies, ne sont pas
F 4 = – F sin 2 β des objets mathématiques. Ce sont des entités physiques que l’on
a façonnées. Leur réalisation n’est donc pas parfaite et les cotes
la résolution des équations nous donne : dimensionnelles sont obtenues avec certains écarts de tolérance. Il
s’ensuit que l’on n’a pas une répartition uniforme des efforts sur
sin ( Φ – β – ϕ ) – 2 sin ( 2 β ) cos ( Φ + β – ϕ ) les dents (figure 10) [2] [3] [4]. Cela provoque une usure rapide des
F1 = F -------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
sin ( Φ + β – ϕ ) dents de la courroie qui peut aller jusqu’à leur rupture.

Une bonne connaissance du phénomène d’engrènement est donc


sin ( 2 β ) cos ( β ) nécessaire pour optimiser une courroie. Celle-ci peut être considérée
F 3 = 2 F --------------------------------------------------
sin ( Φ + β – ϕ ) comme étant un objet ayant alternativement deux moments d’inertie
différents : I1 pour l’interdent et I2 pour la dent avec I1 < I2 , chaque
« morceau » étant constitué par deux matériaux de module d’élas-
La condition d’une résultante nulle n’exclut pas la possibilité ticité différent (verre et caoutchouc, par exemple). On aura donc
d’un couple. En l’absence de couple, la somme des moments par plutôt une flexion de la courroie au niveau des interdents que sur
rapport à un point quelconque doit être nulle. Vérifions donc ce les dents (figure 11).
point en écrivant la somme des moments en B :

Hr
M = F e 1 – F 1 [ R + e 1 – R cos ( 2 β ) ] – F 3 ---------------------- – F 4 R sin ( 2 β )
2 cos Φ

En remplaçant les valeurs F 1 , F 3 et F 4 par les équations précé-


dentes, on obtient :

H r sin ( 2 β ) cos ϕ
M = F
 e – ---------------------------------------------------------
cos Φ sin ( Φ + β – ϕ )
1
- + R sin ( 2 β ) 2

sin ( Φ – β – ϕ ) – sin ( 2 β ) cos ( Φ + β – ϕ )


– [ R + e 1 – R cos ( 2 β ) ] -------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
sin ( Φ + β – ϕ )

On remarque que, pour une courroie et une poulie données,
cette quantité n’est plus nulle.
La courroie est donc le siège d’une flexion parasite due au couple
résultant de l’encastrement des dents. En supposant la dent suffi-
samment rigide par rapport à l’interdent, ce moment se localisera
en M1 (entrée de dent) et augmentera dans cette zone la contrainte
de fatigue du câble. Il faut noter que les efforts ne sont pas unifor-
mément répartis entre toutes les dents. De plus, les tolérances de
fabrication des courroies et des poulies renforcent les variations
d’engrènement.

Figure 9 – Décomposition des efforts au niveau d’une dent Figure 10 – Répartition des efforts sur les dents
de courroie pour une courroie donnée

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Nous avons vu que les efforts exercés sur les dents n’étaient pas On pourra, dès à présent, remarquer que ce dernier phénomène
uniformément répartis. Cette répartition est fonction : est de loin à l’origine du bruit le plus important.
— du pas de la poulie ;
— de la longueur de la courroie (variation du pas) ;
— de la tension de pose (variation du pas) ; 2.7.1 Bruit dû à l’effet polygonal
— de la différence d’effort entre le brin tendu et le brin mou ;
— du type de caoutchouc utilisé de module d’élasticité différent Bien moins important que pour les chaînes (article Chaînes
(figure 12) ; mécaniques [B 5 650] dans ce traité), l’effet polygonal se fait sentir
— du type de câble utilisé. pour les courroies. Cet effet est dû à la constitution même de celles-ci.
Il faut remarquer que la répartition des efforts sur les dents influe Il existe dans une courroie des différences de raideur provoquées
directement sur la durée de vie de la courroie. Ainsi, pour une durée par la présence des dents. Ainsi, on peut assimiler un morceau de
de vie augmentée, il faudra réduire la pression sur les dents ou, courroie à une chaîne avec ses articulations (figure 14) et l’on peut
mieux répartir ces efforts. Il faudra donc (§ 3.1 et 4) : donc reprendre le même calcul pour expliquer l’effet polygonal.
— réduire la puissance transmissible par courroie en augmentant Considérons la poulie et la courroie représentées sur la
leur largeur (ou leur nombre) ; figure 15.
— réduire la tension de pose (figure 13) ; La vitesse v peut se décomposer selon le modèle suivant :
— changer la taille de la courroie.
v1 dirigé selon l’axe de la courroie ;
v 2 dirigé perpendiculairement à la courroie,
2.7 Origines des bruits et remèdes on a ainsi :
v 1 = v cos δ = (D /2) ω cos (π /Z )
Bien que moins bruyantes que les chaînes, les courroies
synchrones sont génératrices d’un champ sonore lors de leur v 2 = v sin δ = (D /2) ω sin (π /Z )
fonctionnement. Des études ont été menées pour tenter d’analyser avec Z nombre de dents de la poulie.
les origines de ces bruits afin de trouver des remèdes [1].
On constate que v1 et v 2 subissent des variations :
L’état actuel des recherches permet de déterminer plusieurs
origines de bruits ; par ordre de nuisance croissante, on a : v1 varie entre v et v cos (π / Z )
— l’effet polygonal ; v 2 varie entre – v sin (π /Z ) et + v sin (π /Z )
— le refoulement d’air à partir des interdents ; Ce phénomène de variation de vitesse provoque du bruit. On
— la ventilation provoquée par les dentures ; pourrait penser que le fait d’augmenter le nombre de dents dimi-
— les vibrations de corde dans les courroies ; nuerait le bruit créé. En fait, pour un même rapport de transmission,
— la différence de pas réel entre poulie et courroie ; on augmente aussi la vitesse de la courroie et donc l’impact de la
— l’impact du fond de la denture de la courroie sur la tête des courroie sur la poulie.
dents de la poulie.

2.7.2 Bruit dû au refoulement d’air

Lorsque la courroie vient s’enrouler autour de la poulie, elle doit


chasser l’air s’y trouvant déjà, notamment au niveau des interdents.

Figure 11 – Flexion de la courroie lors de l’engrènement

Figure 13 – Durée de vie de la courroie

Figure 12 – Répartition des efforts sur les dents Figure 14 – Comparaison de l’articulation d’une chaîne
pour deux courroies de nature différente et d’une courroie

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On peut noter que l’emploi de deux courroies au lieu d’une seule On pourra remarquer que pour une courroie montée sur des
et la réalisation de conduits sur la poulie pour diriger l’air permettent poulies et dont la longueur de brin est de 137 mm, en appliquant
de diminuer ce sifflement. un effort résultant de 370 N et avec une masse linéique de 24 g/m,
on obtient une fréquence de 453 Hz. S’il s’agit en particulier d’une
commande de distribution automobile où la fréquence excitatrice
2.7.3 Bruit provoqué par la ventilation due aux dents est essentiellement constituée par les inversions de couple moteur,
on constate des vibrations dans le brin tendu de la courroie pour
Lors du fonctionnement de la courroie, en particulier avec des des régimes moteur de 1 520, 1 950, 2 720, 3 40 0, 4 550 et
vitesses linéaires élevées, la courroie aussi bien que les poulies pro- 6 800 tr/min.
voquent un brassement d’air avec leurs dents, générateur de bruit.
Le seul remède efficace consiste à adapter la longueur du brin
En dehors d’une faible vitesse, d’une diminution de la grosseur des
vibrant, par exemple à l’aide d’une poulie ou d’un galet rupteur,
dents et de leur nombre, peu de remèdes sont efficaces. Il faut noter
pour atteindre des niveaux de vibrations acceptables aux régimes
que cette source de bruit reste faible.
critiques.

2.7.4 Bruit provoqué par les vibrations de corde


dans les courroies 2.7.5 Bruit dû à la différence de pas réel
entre poulie et courroie
Une courroie en fonctionnement est soumise à toutes sortes de
vibrations, qui s’ajoutent à son excitation propre. La tension de la Cette différence de pas est créée, comme nous l’avons vu para-
courroie change donc en intensité et en direction. La vibration de graphe 2.6, par une répartition non uniforme des efforts sur les
corde est aussi due à l’effet polygonal et donc à la période de révo- dents ; elle est ainsi génératrice de bruit (tableau 4).
lution. Lorsque cette période approche la fréquence propre de la
courroie, les vibrations deviennent très importantes et produisent
un fond sonore.
2.7.6 Bruit dû à l’impact du fond de la denture
Les deux brins de la courroie peuvent être assimilés en première
de la courroie sur la tête des dents de la poulie
approximation à deux cordes vibrantes, chacune de longueur l ; si
F est l’effort résultant appliqué sur un brin et m la masse linéique,
la fréquence propre de la vibration transversale de ce brin est : C’est le bruit qui est le plus gênant dans le fonctionnement de la
courroie. Il se produit, en fait, entre le point A de la poulie et le
1 F point a de la courroie (figure 16).
f t = ------
2l
- -------
m
Comparons les vitesses linéaires au niveau de la ligne primitive
et au niveau du sommet de la dent de la poulie. La vitesse
d’impact v i est, en fait, la différence vectorielle entre v b et v w .
On a ainsi | v b | = π ND D /60

avec D (mm) diamètre primitif de la grande poulie,


ND (tr/min) vitesse de rotation,
et |v w | = π ND De /60

avec De diamètre de sommet des dents de la poulie (diamètre


extérieur).
On a donc l’angle suivant :

δ i = π /z – p /D = π /z ( 1 – p /P b )

avec Pb pas de la courroie,


p longueur de tête de denture sur la poulie,
Figure 15 – Effet polygonal z nombre de dents de la poulie. (0)

Tableau 4 – Causes du bruit dans les courroies synchrones et remèdes


Causes Remèdes
Effet polygonal. — Augmentation du nombre de dents des poulies.
Refoulement de l’air lors de l’entrée de la courroie sur la poulie. — Conduits usinés sur les dents des poulies.
— Utilisation de deux courroies étroites plutôt qu’une seule large.
Bruit de ventilation provoqué par les dentures. — Maintien d’une vitesse de rotation basse.
— Jeu sur la géométrie (grosseur et nombre de dents)
pour une courroie donnée.
Vibrations de corde. — Réglage de la tension.
— Utilisation de galet rupteur.
Incompatibilités géométriques par suite de déformations élastiques. — Choix des courroies ayant un ∆t négatif.
Impact du fond de denture de la courroie sur la tête des dents — Utilisation de poulies à dents bombées.
de la poulie. — Choix approprié de l’élastomère de la courroie.

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Si la courroie a une largeur quelconque  , l’expérience montre


que la tension à appliquer aura pour formulation :

1,14

 
Ta  
t 0 = -------
- ------- + t c ------
-
2 0 0

■ Remarque : la réaction statique R 0 sur les paliers est donnée par :

R 0 = 2t 0 sin (α / 2)

avec α arc de contact sur la petite poulie.


Pour obtenir la tension correcte d’une transmission, on peut
procéder par contrôle de la flèche (figure 17).
Soit L r la longueur du brin rectiligne entre deux poulies ; lorsque
Figure 16 – Décomposition de la vitesse d’impact la tension dans ce brin est t 0 et que l’on applique une force Fa au
centre de ce brin, la flèche f est donnée par :

Ainsi, on obtient la vitesse d’impact v i : Fa Lr f


f ≈ --------------
- soit F a ≈ 4t 0 -------
4t 0 Lr
v i = 2 | v b | sin δ i = (π ND D /30) sin δ i
Sachant que le rapport p /P b est presque constant quel que soit Dans le cas d’une transmission par courroie synchrone, cette
le pas, on peut écrire v i sous la forme : flèche doit être de l’ordre de 1/60 mm par millimètre de longueur
du brin rectiligne : f = L r /60. De ce fait, l’effort de flexion Fa doit
π ( 1 –  p /P b ) π 3 ( 1 – p / Pb ) 3 Pb ND avoir pour valeur Fa = t 0 /15.
v i = ------------------------------------- -+…
- P b N D – -------------------------------------------- ------------------
30 180 z2 Pour vérifier la tension, il suffit donc de mesurer la flèche corres-
pondant à L r /60 et de vérifier la force nécessaire pour provoquer
Cette équation montre que la vitesse d’impact (donc le bruit) cette flèche :
augmente avec la vitesse de rotation ND et avec le pas P b , l’effet
de polygone étant lui représenté par sin δ i . On peut remarquer que — si cette force est inférieure à 0,85 Fa , la courroie est
cette vitesse d’impact est affectée par la vibration transversale et la sous-tendue ;
rigidité de flexion de la courroie. — si elle est supérieure à 1,15 Fa , la courroie est surtendue.
Les remèdes à ce bruit sont résumés dans le tableau 4, qui
Dans les deux cas, il faut ajuster la tension en agissant sur
récapitule également les causes des différentes origines de bruits
l’entraxe des poulies.
dans les courroies synchrones et les remèdes à y apporter.
Exemple : soit une courroie L , de largeur 25,4 mm, montée sur
deux poulies de même diamètre ( α = 180o ), ayant une longueur de brin
rectiligne L r = 900 mm et circulant à la vitesse de 20 m /s.
3. Technologie Avec les valeurs du tableau 5, la tension de pose t 0 est égale à
155 N et la réaction sur les paliers est R 0 = 310 N. L’effort théorique Fa
des transmissions est de 10,3 N.
La flèche f = L r /60 = 15 mm sera obtenue par application d’une
force comprise entre 8,8 et 11,8 N.
3.1 Mise en tension des courroies
■ Remarque : la mesure de la tension doit être effectuée après au
La tension de pose des courroies est un facteur très important moins cinq révolutions de la courroie, afin de bien positionner ses
pour assurer une bonne longévité de celles-ci : une courroie trop dents par rapport à celles de la poulie.
peu tendue peut occasionner des sauts de dents, en particulier au
démarrage ou lorsque les variations de couple sont importantes ;
trop tendue, les contraintes internes deviennent trop importantes
ainsi que les réactions sur les paliers et les roulements. Par 3.2 Poulies
ailleurs, un excès de tension est une cause de bruit et un facteur
important pour l’usure des dents de la courroie et des poulies.
Dans la pratique, il est préconisé ce qui suit pour une trans- Une poulie synchrone est une poulie plate munie à sa périphérie
mission à deux poulies. de dents transversales équidistantes (figure 18), assimilable à un
Lors de la pose de la courroie et pour un fonctionnement de la pignon d’engrenage. La poulie peut être munie de flasques afin de
transmission optimal, la somme des tensions dans les deux brins guider la courroie sur la transmission. (0)
de la courroie doit être égale à l’effort maximal admissible Ta pour
la largeur donnée (tableau 5), majoré de l’effort de traction centri- En règle générale, sur une transmission, il y a toujours au moins
fuge. Soit, pour une courroie de largeur de base 0 , la tension t 0 une poulie flasquée (§ 3.3).
dans un brin doit être : Le matériau utilisé est principalement la fonte ou l’acier. Les
matières plastiques ou les alliages d’aluminium peuvent être
Ta
- + t c sachant que t c = m v 2
t 0 = ------- employés sur des transmissions où la fonction de la courroie est plus
2 de transmettre un mouvement qu’une puissance.

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Tableau 5 – Taux de travail admissible par brin pour une largeur et une masse linéique données
(d’après doc. Kléber-Industrie)
Profil trapézoïdal (1) Profil curviligne HTD
Code de pas
XL L H XH XXH 3 mm 5 mm 8 mm 14 mm
Ta (N) 55 250 2 100 4 100 6 400 50 130 850 2 400
m (g/m) 21 75 330 1 200 2 100 18 40 125 395
 0 (mm) 9,5 25,4 76,2 101,6 127,0 6,0 9,0 20,0 40,0
(1) Les valeurs pour les profils XXL et MXL ne sont pas communiquées.

Une poulie d’une largeur donnée (figure 19) est définie par :
— son pas P b équivalent à celui de la courroie correspondante ;
— son nombre de dents z ;
— son diamètre primitif D ; cette valeur correspond au diamètre
d’un cylindre fictif (cylindre primitif) coaxial à la poulie et servant
à définir les cotes des dents de la poulie et le pas tel que :

Pb z
D = ----------
-
π
Figure 17 – Contrôle de la tension de pose des courroies par la flèche
sur une transmission, la ligne primitive de la courroie se trouve sur
le cylindre primitif de la poulie ;
— son diamètre extérieur De ou diamètre en tête de dent ;
— son déport de ligne primitive d p tel que :

D – De
d p = -------------------
2

— sa hauteur de denture h d ;
— ses rayons de courbure en tête et pied de dent r t et rp ;
— sa largeur au pied de dent  p ;
— son angle au sommet de l’interdent 2 Φ.
Seules les cotes des poulies normalisées ISO (profils trapézoïdaux)
sont données, les profils curvilignes étant définis par chaque
constructeur.

■ Dents à flancs en développante (tableau 6) : leur profil se traduit


par des dimensions différentes pour chaque diamètre de poulie. En
conséquence, la spécification d’un tel type de dents fait référence à
celle concernant la crémaillère de référence requise pour usiner les
dents à flancs en développante. (0)

Figure 18 – Poulie synchrone, flasquée ou non ■ Dents à flancs droits (tableau 7) : elles sont également en usage,
bien que les précédentes soient normalement recommandées pour
les transmissions synchrones. (0)

■ Dimensions des flasques (tableau 8). (0)

■ Tolérances sur les poulies


● Tolérance de pas à pas (tableau 9), donnant l’écart de pas entre
deux dents adjacentes et celui cumulé le long d’un arc de 90o de la
poulie (arc de 90o ou sur le nombre entier de pas immédiatement
inférieur). Cette tolérance s’applique à une distance prise entre des
points homologues sur le flanc droit ou gauche correspondant de
dents adjacentes.
● Tolérances sur les diamètres de poulies (tableau 10).
● Parallélisme. Conicité : les dents doivent être parallèles à l’axe
d’alésage à moins de 0,001 mm par millimètre de largeur. La
conicité doit être de 0,001 mm par millimètre de largeur pourvu que
Figure 19 – Définition d’une poulie synchrone la surface extérieure reste dans les tolérances spécifiées dans le
tableau 10.

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Tableau 6 – Dimensions et tolérances de la crémaillère de référence pour les poulies


avec dents à flancs en développante (d’après norme ISO/DIS 5294)

Pb  hd p rp rt 2d p
Nombre
mm mm
   
Code de pas de dents
 ± 0,12 
mm degré
 ± 0,003 
mm mm
de la poulie z + 0,05
0
+ 0,05
0
 ± 0,03   ± 0,03  (mm)

10 < z < 23 28 0,61


MXL 2,032 0,64 0,3 0,23 0,508
z > 24 20 0,67
XXL z > 10 3,175 25 0,84 0,96 0,3 0,28 0,508
XL z > 10 5,08 25 1,4 1,27 0,61 0,61 0,508
L z > 10 9,525 20 2,13 3,1 0,86 0,53 0,762
14 < z < 19 1,04
H 12,7 20 2,59 4,24 1,47 1,372
z > 19 1,42
XH z > 18 22,225 20 6,88 7,59 2,01 1,93 2,794
XXH z > 18 31,75 20 10,29 11,61 2,69 2,82 3,048

Tableau 7 – Dimensions et tolérances pour les poulies avec dents à flancs droits (d’après norme ISO/DIS 5294)

Pb  hd p r pmax rt 2d p
Code de pas mm
 ± 0,003   
degrés
± 1,5 (mm) (mm) (mm) (mm) (mm)

0 + 0,05
MXL 2,032 20 0,69 0,84 ± 0,05 0,25 0,13 0,508
– 0,05 0
0 + 0,05
XXL 3,175 25 0,84 0,96 0,35 0,3 ± 0,05 0,508
– 0,05 0
0 + 0,05
XL 5,08 25 1,65 1,32 ± 0,05 0,41 0,64 0,508
– 0,08 0
0 + 0,13
L 9,525 20 2,67 3,05 ± 0,1 1,19 1,17 0,762
– 0,10 0
0 + 0,13
H 12,7 20 3,05 4,19 ± 0,13 1,60 1,6 1,372
– 0,13 0
0 + 0,13
XH 22,225 20 7,14 7,9 ± 0,15 1,98 2,39 2,794
– 0,13 0
0 + 0,13
XXH 31,75 20 10,31 12,17 ± 0,18 3,96 3,18 3,048
– 0,13 0

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Tableau 8 – Hauteur minimale de flasque h f Tableau 10 – Tolérances sur les diamètres


(d’après norme ISO/DIS 5294) (d’après norme ISO/DIS 5294)
Diamètre extérieur De Tolérance
(mm) (mm)
+ 0,05
De < 25,4 0

25,4 < De < + 0,08


50,8 0
+ 0,1
50,8 < De < 101,6 0

101,6 < De < 177,8 + 0,13


0
+ 0,15
177,8 < De < 304,8 0
hf 304,8 < De < 508 + 0,18
Code de pas 0
(mm)
+ 0,2
MXL 0,5 508 < De < 762 0
XXL 0,8
XL 1 762 < De < 1 016 + 0,23
L 1,5 0
H 2 + 0,25
De > 1 016 0
XH 4,8
XXH 6,1

(0) déporter légèrement la poulie réceptrice pour compenser cette


tendance. Par ailleurs, les poulies doivent être montées de façon
Tableau 9 – Tolérances de pas à pas rigide sur leur support, car un manque de rigidité peut entraîner des
(d’après norme ISO/DIS 5294) variations d’entraxe et la courroie peut alors sauter des dents, surtout
lors des variations de couple.
Écart admissible sur le pas Les galets tendeurs, qu’ils portent sur la partie dentée ou sur le
Diamètre extérieur D e entre deux dents cumulé le long dos de la courroie, ne sont jamais recommandés. Ils ne doivent
adjacentes d’un arc de 90o être utilisés que dans le cas où il n’existe aucun autre moyen pour
(mm) (mm) (mm) assurer la bonne tension de la courroie. Lorsque un galet tendeur
De < 25,4 0,03 0,05 est nécessaire, il doit être impérativement placé sur le brin mou.
Son diamètre ne doit jamais être inférieur à celui de la plus petite
25,4 < De < 50,8 0,03 0,08 poulie afin de ne pas réduire exagérément la durée de vie de la
50,8 < De < 101,6 0,03 0,1 courroie.
Il est conseillé d’utiliser des poulies dentées lorsque celles-ci sont
101,6 < De < 177,8 0,03 0,13
internes, surtout si leur diamètre est inférieur à celui d’une poulie
177,8 < De < 304,8 0,03 0,15 de 40 dents. Afin de ne pas diminuer trop l’arc de contact sur la petite
304,8 < De < 508 0,03 0,18 poulie, le galet doit être le plus près possible de la grande poulie.
Lorsque le galet est sur le dos de la courroie, il doit être lisse,
De > 508 0,03 0,2 non bombé, et peut être muni de flasques.

3.3 Disposition des poulies 3.4 Causes de détérioration et entretien


Une transmission bien étudiée ne doit pas être victime de
Pour un fonctionnement sans problème, il convient de respecter défaillances prématurées. Toutefois, certains problèmes peuvent
les quatre points suivants : apparaître ; par exemple :
— une poulie au moins (en règle générale, la petite) doit être — un désalignement ou un manque de rigidité des axes, ainsi
flasquée afin de guider la courroie sur la transmission ; que des flasques tordus entraînent une usure excessive des flancs
— les deux poulies doivent être flasquées lorsque l’entraxe est de la courroie ;
supérieure à huit fois le diamètre de la petite poulie ; — un excès de tension ou une trop grande charge à transmettre
— les deux poulies doivent être flasquées lorsque les axes ne provoquent l’usure excessive de la face d’entraînement des dents ;
sont pas rigoureusement parallèles à l’horizontale ; — les courroies doivent être utilisées dans une fourchette de
— il est conseillé d’avoir des diamètres permettant à six dents températures comprises entre – 30 et + 90 oC, sinon il y a risque de
au moins d’être en prise. (0) craquelures du dos de la courroie dans les températures inférieures
Afin d’éviter une tension inégale d’un bord à l’autre de la courroie, ou de ramolissement de celui-ci dans les températures supérieures
cause d’usure prématurée des flancs de celle-ci, il faut veiller à ce (les constructeurs proposent, hors gamme, des courroies pouvant
que les poulies soient parfaitement alignées. Cependant, lorsque travailler dans des domaines de températures différents) ;
l’entraxe est important (supérieur à quatre fois la somme des dia- — l’utilisation de poulies de diamètre inférieur au minimum
mètres des poulies), il arrive que la courroie ait tendance à porter prescrit pour le pas, entraîne un risque de rupture des dents de la
sur l’un des flasques de la poulie motrice ; il est alors conseillé de courroie ;

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— lorsque il y a cisaillement des dents, cela peut provenir d’une


surcharge, mais la cause principale est un nombre de dents en
prise insuffisant.
L’énoncé de ces causes se suffit à lui-même et les remèdes en
découlent immédiatement.
Par ailleurs, il convient d’appliquer les consignes suivantes :
— lors du montage de la courroie, ne jamais forcer celle-ci à
l’aide d’un outil. La réduction des entraxes ou la diminution de la
pression du galet tendeur permettent de faire glisser la courroie en
position sur les poulies. Dans le cas contraire, un démontage des
poulies s’avère nécessaire ;
— au stockage, les courroies ne doivent pas être pliées. Elles
doivent être placées à l’abri de la chaleur, du froid et de l’humidité.
Elles ne doivent pas être exposées à une lumière artificielle riche
en rayons ultraviolets, ni stockées à proximité d’installations
génératrices d’ozone (moteur électrique) ou de produits agressifs
tels les huiles ou les acides, ceux-ci attaquant et détruisant les
élastomères et les textiles.

4. Calcul des transmissions


L’objet de ce paragraphe est de donner une méthodologie
simplifiée pour le calcul des transmissions. Les transmissions
choisies sont à deux poulies uniquement, équipées d’une courroie
synchrone ayant une armature en fibres de verre et des dents en
polychloroprène (cas le plus fréquent). Pour le calcul d’une trans-
mission complexe, il est recommandé aux lecteurs de consulter les
fabricants.
Le principe de calcul est valable quel que soit le type de
courroies synchrones utilisées, principe très similaire à celui des
courroies entraînées par adhérence (article Poulies et courroies de
transmission. Entraînement par adhérence [B 5 680] dans ce traité).

4.1 Détermination des données


4.1.1 Nature de la machine à entraîner.
Correction de la puissance
Figure 20 – Abaques de sélection du pas en fonction de la puissance
La détermination correcte d’une transmission suppose la prise en à transmettre Pc et de la vitesse de rotation de la petite poulie Nd
compte de toutes les conditions particulières de fonctionnement : (d’après doc. Kléber-Industrie)
accélérations, charges dues à l’inertie, variations de puissance,
freinages, blocages, etc.
— le rapport de transmission η, afin de choisir les diamètres des
Pour calculer une transmission, il est donc nécessaire de connaître poulies d et D correspondant à un nombre de dents z d et z D ;
la puissance du moteur P et de majorer celle-ci en la multipliant par — l’entraxe approximatif, afin de calculer la longueur des
un coefficient Ss appelé facteur de service . La puissance Pc = Ss P , courroies L .
appelée puissance corrigée, est celle retenue pour les calculs. Les
tableaux 14 et 15 (en [Form. B 5 681]) donnent les valeurs de Ss pour ■ Rapport de transmission. Choix des poulies
les principaux cas rencontrés dans l’industrie.
Le rapport de transmission théorique η est donné par :

D Nd zD
4.1.2 Détermination du code de pas η = ------ = ---------
- = -------
-
d ND zd
La connaissance de la puissance corrigée Pc et de la vitesse de
ce qui permet de faire le meilleur choix possible de diamètres des
rotation de la petite poulie Nd permet de sélectionner le code de
poulies.
pas de la courroie à l’aide de la figure 20.
Il n’existe pas de règle générale dans le choix d’un diamètre.
Deux critères peuvent guider ce choix :
4.1.3 Géométrie de la transmission — avoir une transmission la plus compacte possible. Dans ce
cas, il est conseillé de choisir le plus petit diamètre utilisable ;
Afin d’effectuer le calcul des transmissions, il convient de — le choix du plus petit diamètre utilisable n’est pas nécessaire-
déterminer, outre la puissance Pc et les vitesses de rotation des deux ment le plus économique à l’emploi. Effectivement, afin de réduire
poulies Nd et ND : les contraintes de flexion de la courroie ainsi que celles dans les

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dents, il est conseillé d’avoir des diamètres permettant à six dents La courroie ayant z b dents, sa longueur est :
au moins d’être en prise. Cette réduction des contraintes
s’accompagne d’une augmentation de la durée de vie pour une L = z bP b
même puissance transmise.
■ Nombre de dents en prise sur la petite poulie
Dans tous les cas, il faut veiller à avoir des diamètres supérieurs
À partir des formules précédentes, le nombre de dents en prise
ou égaux au minimum recommandé pour la section (tableau 11) et
sur la petite poulie z m est donné par :
ne pas dépasser la vitesse linéaire maximale autorisée.
La vitesse linéaire v est donnée par : zd Pb zd
z m = Ent ------
- – ----------------- ( zD – zd )
d Nd π D ND π 2 2 π 2E
v = ------------------
- = -------------------
-
60 000 60 000
« Ent » représentant la partie entière du nombre entre parenthèses.
ou en fonction du nombre de dents :
Pb zd Nd Pb zD ND
v = ------------------------
- = --------------------------
- 4.1.4 Puissance transmissible
60 000 60 000

■ Entraxe. Arc de contact. Longueur de courroie La norme NF T 47-021 définit la puissance transmissible comme
étant la puissance qu’une courroie synchrone donnée peut trans-
À partir d’un entraxe E donné, des diamètres D et d des poulies,
mettre dans des conditions géométriques et ambiantes données
l’arc de contact α sur la petite poulie et la longueur L de la courroie
pendant une durée spécifiée.
sont donnés par les relations suivantes :

 
D–d
α = π – 2 arcsin --------------- ( en rad ) Remarque : cette norme ne s’applique que pour les pas XL, L,
2E H, XH, XXH, mais, cependant, un parallèle peut être établi avec
D–d les courroies à profil HTD, en première approximation.
Une simplification peut être faite dans le cas où ----------------  1 :
2E
D–d
α = π – ---------------- La puissance transmissible par une courroie de largeur de base  0
E
est donnée par la relation :
À partir de cet angle α, la longueur L de la courroie est ainsi donnée
par : ( T a – mv 2 ) v
P tb = -------------------------------------
- (en kW)
α π–α 1 000
L = πD + ----- ( d – D ) + 2 E cos ---------------
2 2   à l’aide des valeurs données au tableau 5.
D–d
En faisant l’approximation ----------------  1 , nous avons la relation Cette formule n’est valable que lorsque le nombre z m de dents
suivante : 2E
en prise sur la petite poulie est supérieur ou égal à 6.
π ( D – d )2 La puissance transmissible par une courroie de largeur
L = 2E + ----- ( D + d ) + -------------------------
2 4E quelconque  ayant z m dents en prise sur la petite poulie est don-
née par la relation :
Dans le cas où la longueur de la courroie est connue et imposée,
mv 2
l’entraxe se calcule à partir de :
 
P t = k z k w T a – ------------------- /1 000
0
π
L – ---- -
2 (D + d ) ( D – d )2 avec k z facteur de correction de dents en prise, donné par :
E = ---------------------------------------- – ---------------------------------------------------
2 π
4 L – ----- ( D + d ) si z m  6 k z = 1 et
2
Une poulie et une courroie étant définies par leur nombre de si z m < 6 k z = 1 – 0,2 ( 6 – z m )
dents, l’entraxe s’obtient également à partir de la relation suivante,
sachant que zd P b = π d et zD P b = π D : k w facteur de correction de largeur, donné par :
1,14
P b ( zD – zd ) 
E = --------------------------------
2 cos ( α /2 )
- kw =  ------
 
0
- (0)

Tableau 11 – Consignes d’utilisation des courroies synchrones (d’après doc. Kléber-Industrie)


Profil trapézoïdal (1) Profil curviligne HTD
Code de pas
XL L H XH XXH 3 mm 5 mm 8 mm 14 mm
Diamètre minimal des poulies (mm) 16,17 36,38 64,68 127,34 222,34 9,55 22,28 56,02 124,78
Nombre de dents minimal 10 12 16 18 22 10 14 22 28
Vitesse maximale d’utilisation (m/s) 50 50 50 40 35 60 60 55 45
(1) Les valeurs pour les profils XXL et MXL ne sont pas communiquées.

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De ce fait, la longueur L et le nombre de dents z b seront, avec :


Remarque : afin de simplifier la formule rigoureuse, la puis-
sance transmissible peut être calculée ainsi : P t = k z k w P tb . α π–α
2 2 
L = πD + ----- ( d – D ) + 2 E cos --------------- =z bP b

⎧ L = 739,83 mm
4.2 Exemple de calcul — Profil L ⎨
⎩ z b = 77,67 dents

⎧ L = 751,93 mm
Soit une installation composée d’une machine motrice équipée — Profil HTD ⎨
d’un moteur synchrone d’une puissance P = 0,7 kW, avec une vitesse ⎩ z b = 150,38 dents
de rotation Nd de 1 425 tr/min et d’un agitateur à liquide pur
(machine conduite) dont la vitesse de rotation ND est de 950 tr/min ; En prenant une longueur approchante, multiple d’un nombre de
sa durée de fonctionnement est de l’ordre de 8 h/jour. dents, on obtient :
⎧ z b = 80 dents
L’installation de la transmission impose un encombrement — Profil L ⎨
maximal donné par : ⎩ L = 762 mm et E = 261,5 mm
diamètre maximal des poulies : 100 mm ; et le nombre de dents en prise sur la petite
entraxe souhaité : 250 mm ± 15. poulie z m = 9, d’où k z = 1 ;

■ Calcul de la puissance corrigée : les tableaux 14 et 15 (en ⎧ z b = 150 dents


[Form. B 5 681]) donnent un facteur de service Ss = 1,18 et, de ce — Profil HTD ⎨
⎩ L = 750 mm et E = 249,5 mm
fait :
avec z m = 19 et k z = 1.
Pc = 1,18 × 0,7 = 0,83 kW
■ Calcul de la puissance transmissible de base P tb :
■ Détermination du code de pas : la figure 20 laisse le choix entre
un profil trapézoïdal de type L et un profil HTD de pas 5 mm. Nous — Profil L :
examinerons les deux cas.
P tb = 1,123 kW pour une largeur de 25,4 mm
■ Détermination des poulies : le rapport de transmission est : — Profil HTD :
Nd 1 425 P tb = 0,622 kW pour une largeur de 9 mm
η = ---------
- = ---------------- = 1,5
ND 950
■ Calcul de la largeur de la courroie : afin de transmettre la puis-
Aussi, selon la disponibilité du marché et l’encombrement sance Pc dans les conditions optimales, celle-ci doit être au moins
maximal autorisé, on peut choisir d’après les catalogues des égale à la puissance P t pour une largeur  donnée. C’est cette
constructeurs : largeur que nous devons déterminer.

— Profil L (P b = 9,525 mm) : Posons P t = Pc ; de ce fait, en faisant l’approximation P t = k z k wP tb ,


la largeur  est donnée par :
petite poulie 20 L (20 dents, d = 60,64 mm),
grande poulie 30 L (30 dents, d = 90,96 mm) ; 1/1,14

 ---------
- k 
Pc
— Profil HTD (P b = 5 mm) :  = 0 z
Ptb
petite poulie 40 dents, d = 63,66 mm,
d’où :
grande poulie 60 dents, D = 95,49 mm.
— Profil L :
■ Calcul de la vitesse linéaire maximale autorisée en fonction du
nombre de dents :  = 19,48 mm , la largeur la plus proche normalisée est 20 mm ;
— Profil L : — Profil HTD :
9,525 × 20 × 1 425
v = --------------------------------------------------- = 4,52 m/s  = 11,59 mm , la largeur la plus proche dans les catalogues
60 000
des constructeurs est 15 mm.
— Profil HTD :
Ainsi, la transmission est parfaitement déterminée :
5 × 40 × 1 425
v = ---------------------------------------- = 4,75 m/s — Profil L petite poulie : 20 dents,
60 000
grande poulie : 30 dents,
■ Calcul de la longueur des courroies : en retenant un entraxe courroie : L = 762 mm (80 dents),
E = 250 mm, l’arc de contact sur la petite poulie est :  = 20 mm ,
entraxe : E = 261,5 mm ;

 
D–d — Profil HTD 5 mm petite poulie : 40 dents,
α = π – 2 arcsin ---------------
2E grande poulie : 60 dents,
courroie : L = 750 mm (150 dents),
soit :  = 15 mm ,
— Profil L : entraxe : E = 249,5 mm.
α = 3,02 rad = 173o Si l’on se place du point de vue technique, la solution retenue
serait le profil HTD pour une question d’encombrement (entraxe et
— Profil HTD : largeur de courroie plus faibles), mais l’étude économique reste à
α = 3,01 rad = 172,7o faire pour réaliser le choix final.

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