Courroies et Poulies Synchrones
Courroies et Poulies Synchrones
Entraînement synchrone
par Roland FARGES
Ingénieur de l’Institut National des Sciences Appliquées de Lyon
Responsable Développement des courroies synchrones
de la Société Caoutchouc Manufacturé et Plastiques – Kléber Industrie
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1. Différents types de courroies Les cotes des dents ainsi que le pas correspondant à chacune de
ces sections sont consignés dans le tableau 1.
1.1 Définitions et terminologie Le profil L existe également pour les applications automobiles
mais celui-ci n’est pas compatible avec le profil L de l’industrie, le
■ Courroie synchrone : courroie dont la section droite a la forme développement primitif n’étant pas défini de la même manière.
générale d’un rectangle mais qui comporte à intervalles réguliers des
dents transversales sur sa face intérieure (figure 1). Des dents ■ Profils curvilignes : ils sont une évolution des profils trapé-
peuvent se trouver également sur sa face extérieure : courroie zoïdaux, le but recherché étant d’optimiser la répartition des
synchrone à double denture. contraintes sur la dent de la courroie (figure 3). Ils existent en
plusieurs pas dont, pour l’industrie, les quatre principaux sont
■ Dent : un des éléments transversaux faisant saillie sur la face
intérieure de la courroie et ayant le profil adéquat pour engrener métriques : 3, 5, 8 et 14 mm.
avec les dents d’une poulie synchrone.
Les cotes sont données dans le tableau 2.
■ Pas P b : distance entre les axes de symétrie de deux dents
consécutives, dans une portion rectiligne de courroie supportant Il n’existe à ce jour aucune norme définissant ces profils ; les
l’effort de mesurage prescrit (tableau 3). cotes indiquées ne sont qu’approximatives et varient d’un fabricant
à l’autre : par exemple, HTD de fabrication GATES ou STPD de
■ Ligne primitive : toute ligne circonférentielle de courroie qui
fabrication GOODYEAR. Seul le pas est respecté afin d’assurer
conserve sa longueur lorsque la courroie est pliée perpendiculaire-
l’interchangeabilité d’une courroie de construction différente à une
ment à sa base.
autre sur une même transmission. Un projet de normalisation est
■ Longueur primitive L : longueur développée de la ligne primitive. en cours.
Le mesurage des courroies est l’objet d’une norme (§ 1.3).
Une courroie synchrone (figure 2) est définie par : Une courroie synchrone se mesure en montant celle-ci sur deux
— sa hauteur totale : H pour une simple denture, poulies de même diamètre primitif ; la courroie étant maintenue
H c pour une double denture ; tendue sous une tension spécifiée (tableau 3), la longueur primi-
— sa hauteur de dent H r ; tive L est obtenue en ajoutant la circonférence primitive d’une des
— son rayon en tête de dent r 2 ; poulies à deux fois l’entraxe mesuré entre les centres des poulies.
— son rayon en pied de dent r 1 ;
— sa largeur au pied de dent : Bg ;
— son angle de dent α d .
Pour suivre l’évolution de ses applications, la courroie a dû
évoluer pour en arriver, actuellement, à une multitude de formes et
de tailles. On distingue plus particulièrement les dents à profils
trapézoïdaux et les dents à profils curvilignes.
Plusieurs pas (ou modules) existent et on distingue les pas en
pouces et les pas métriques ; ces deux familles coexistent, donnant
lieu chacune à de nombreuses variantes.
■ Profils trapézoïdaux : les courroies à profils trapézoïdaux sont
les premières courroies synchrones apparues sur le marché. Elles Figure 2 – Définition d’une courroie synchrone à simple denture
existent, pour les applications industrielles, en six pas différents
normalisés NF et ISO en pouces : profils MXL, XL, L, H, XH et XXH
et un pas objet d’un projet de normalisation : profil XXL. Nous
pouvons également citer, à titre d’information, les pas métriques
normalisés DIN : T2,5 – T5 – T10 et T20.
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Pb H Hr Bg r2 r1 d Hc
Code de pas
(in) (mm) (mm) (mm) (mm) (mm) (mm) (degré) (mm)
MXL 2 / 25 2,032 1,14 0,51 1,14 0,13 0,13 40 1,53
XXL 1/8 3,175 1,52 0,76 1,73 0,30 0,20 50 2,03
XL 1/5 5,080 2,30 1,27 2,57 0,38 0,38 50 3,05
L 3/8 9,525 3,60 1,91 4,65 0,51 0,51 40 4,58
H 1/2 12,700 4,30 2,29 6,12 1,02 1,02 40 5,95
XH 7/8 22,225 11,20 6,35 12,57 1,19 1,57 40 15,49
XXH 1/4 31,750 15,70 9,53 19,05 1,52 2,29 40 22,11
T 2,5 2,5 1,3 0,7 1,50 0,2 0,2 40 2,0
T5 5 2,2 1,2 2,65 0,4 0,4 40 3,4
T 10 10 4,5 2,5 5,30 0,6 0,6 40 7,0
T 20 20 8,0 5 10,15 0,8 0,8 40 13,0
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(0)
Tableau 2 – Cotes d’une courroie synchrone Tableau 3 – Données relatives au mesurage des courroies
à profil curviligne : exemple du profil HTD synchrones à profil trapézoïdal
(d’après doc. Kléber-Industrie)
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Considérons une transmission telle que la montre la figure 5. ■ Moment dû à la rigidité de la courroie M i : la courroie possède
(du fait de sa constitution) une certaine rigidité de flexion. Cette
Les efforts supportés par la courroie sont :
rigidité provoque un moment résistant lorsque l’on enroule la
— sur le brin tendu : courroie sur une poulie.
— effort dû à la transmission de puissance F u
Considérant la courroie comme une poutre ayant un module
effort résultant de la force centrifuge................................. tc
d’élasticité E y , on peut obtenir le moment résultant en fonction du
effort dû à la tension de pose ............................................. t0 rayon de courbure de la courroie. Bien qu’il soit dans la plupart des
moment dû à la rigidité propre de la courroie .................. Mi cas négligeable, il s’exprime ainsi :
— sur le brin mou :
effort dû à la tension de pose .............................................
effort résultant de la force centrifuge.................................
t0
tc
1
M i = -----
ρ
(S )
E y y 2 ds
effort dû à l’effet caténaire de la courroie .......................... Fp
moment dû à la rigidité propre de la courroie .................. Mi avec E y (N/mm2) module d’élasticité de la courroie,
ds élément de surface,
■ Effort utile Fu : c’est, en fait, l’effort que l’on désire transmettre et
qui est donné par la poulie motrice : y (mm) distance de l’élément considéré à la ligne
primitive (figure 6),
F u = P /v avec P = Cω
ρ (mm) rayon de courbure de la courroie.
avec C (N · m) couple à transmettre,
P (W) puissance utile à transmettre,
v (m /s) vitesse tangentielle de la poulie, 2.2 Enroulement d’une courroie
ω (rad /s) vitesse de rotation de la poulie. sur une poulie
■ Effort dû à la force centrifuge t c : si l’on prend un élément de Considérons une poulie sur laquelle s’enroule une courroie
courroie à la périphérie de la poulie (article Poulies et courroies de (figure 7). La force F résultante des efforts supportés par la courroie
transmission. Entraînement par adhérence [B 5 680] dans ce traité), tend à enrouler la courroie autour de la poulie.
il subit un effort centrifuge de la forme :
Considérons le point B de décollement de la courroie. Le système
Fc = M v 2 /R étant en équilibre, la force résultante F provoque en B une réaction F ′
qui est suffisante pour maintenir la courroie sur la poulie. On peut
avec M (kg) masse de l’élément de courroie, alors considérer la portion BC de la courroie de longueur b comme
R (m) rayon primitif de la poulie. encastrée en B et soumise à l’action fléchissante de la force
résultante F.
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L’équation de la déformée nous donne alors : 2.4 Pression des câbles sur les poulies
y ′′ = F (b – x ) sin γ /E y I
avec I moment d’inertie de la section de courroie. Il s’agit en fait de la pression des câbles sur la matière en contact
On aura ainsi la flèche f à l’extrémité : avec la poulie, car cette dernière n’intervient pas. La pression
s’exerçant sur le fond des dents d’une courroie ne doit pas dépasser
f = F b 3 sin γ /3 E y I une valeur limite de façon à éviter le matage de la dent. On peut
remarquer que ce matage implique une variation de la position de
la ligne primitive de la courroie et donc son usure rapide. Cependant,
la pression doit être supérieure à une pression minimale afin d’éviter
2.3 Contraintes dans les câbles des sauts de dent, en particulier dans le cas des grandes vitesses
linéaires où l’effort centrifuge fait diminuer cette pression.
En supposant que l’effort de pression est uniformément réparti
■ Contrainte de tension linéaire : cette contrainte est due à la sur la longueur embrassée, cette pression s’exprime par :
tension de pose de la transmission et à l’effort centrifuge ; elle
s’exprime par : p c = F /λdc R
∆
σ 1 = E a --------- avec R rayon de la poulie,
λd c largeur de contact du câble (figure 8), λ variant entre
avec Ea module d’élasticité apparent du câble, 0,05 et 0,1.
∆ / déformation du câble sous la tension de pose et Il faut remarquer que, pour une courroie synchrone, la présence
l’effort centrifuge. des dents diminue de beaucoup la surface d’appui de la courroie
■ Contraintes de flexion : lors de l’enroulement du câble sur la sur la poulie (– 50 % dans le cas des profils trapézoïdaux). Du fait
poulie, la loi de Hooke montre que les fils externes sont soumis à de l’enroulement de la courroie sur la poulie, il se produit entre les
des contraintes exprimées par : poulies et les câbles des points de contact devant supporter des
pressions très élevées et qui provoquent des amorces de rupture.
σ 2 = E ade /D C’est pourquoi, en pratique, la pression par unité de surface p c est
très limitée : p c < 10 N/mm2.
avec D diamètre de la poulie,
de diamètre du fil élémentaire.
On notera que cette contrainte sera positive ou négative selon
que le fil travaille en traction ou en compression. 2.5 Décomposition des efforts
■ Contrainte due à l’effort utile : le câble comportant n fils élémen-
au niveau de la dent
taires, s’il transmet un effort résultant F, il en résulte que la contrainte
dans chaque fil est égale à :
Soit une dent de courroie sur une poulie (figure 9).
σ 3 = F /sn
2
En considérant les efforts d’effet centrifuge et les moments de
avec s = π d e /4 section du fil. rigidité de la courroie comme étant négligeables devant les efforts
Dans une courroie de N câbles, l’effort total se répartit sur (N – 2) de fonctionnement, les différents efforts appliqués sur la dent
câbles, du fait de l’enroulement hélicoïdal des câbles (figure 4) et sont :
de l’effet dû aux bords. F effort résultant à la sortie de la dent précédente ;
F1 effort transmis à la dent suivante ;
■ Contrainte due à la rigidité des câbles : les câbles sont soumis,
lors du passage de la courroie sur les poulies, à une contrainte σ 4 du F2 résultante des efforts F et F 1 ;
fait de cet enroulement. Elle résulte de l’inertie propre de chacun des F3 réaction de denture ;
fils élémentaires qui composent le câble et des résistances de frotte- F4 effort tranchant en A dû à l’enroulement des câbles sur la
ments qui s’opposent aux déplacements de ces fils. En général, elle poulie ;
est négligée. F5 effort de frottement le long du flanc de denture.
■ Contrainte totale dans les câbles : c’est la somme des contraintes Pour simplifier les calculs, on considère que le point d’application
partielles avec : de F 3 est situé au milieu du flanc de la dent et que l’effort à fond
σ = σ1 + σ2 + σ3 + σ4 < σf de denture F 4 est concentré au point A.
La dent étant en équilibre, on a :
σ f étant la contrainte de fatigue limite du câble.
F cos β – F1 cos β – F 3 cos Φ – F4 cos β – F 5 cos Φ = 0
Figure 7 – Enroulement d’une courroie sur une poulie Figure 8 – Contact du câble sur la poulie
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Hr
M = F e 1 – F 1 [ R + e 1 – R cos ( 2 β ) ] – F 3 ---------------------- – F 4 R sin ( 2 β )
2 cos Φ
H r sin ( 2 β ) cos ϕ
M = F
e – ---------------------------------------------------------
cos Φ sin ( Φ + β – ϕ )
1
- + R sin ( 2 β ) 2
Figure 9 – Décomposition des efforts au niveau d’une dent Figure 10 – Répartition des efforts sur les dents
de courroie pour une courroie donnée
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Nous avons vu que les efforts exercés sur les dents n’étaient pas On pourra, dès à présent, remarquer que ce dernier phénomène
uniformément répartis. Cette répartition est fonction : est de loin à l’origine du bruit le plus important.
— du pas de la poulie ;
— de la longueur de la courroie (variation du pas) ;
— de la tension de pose (variation du pas) ; 2.7.1 Bruit dû à l’effet polygonal
— de la différence d’effort entre le brin tendu et le brin mou ;
— du type de caoutchouc utilisé de module d’élasticité différent Bien moins important que pour les chaînes (article Chaînes
(figure 12) ; mécaniques [B 5 650] dans ce traité), l’effet polygonal se fait sentir
— du type de câble utilisé. pour les courroies. Cet effet est dû à la constitution même de celles-ci.
Il faut remarquer que la répartition des efforts sur les dents influe Il existe dans une courroie des différences de raideur provoquées
directement sur la durée de vie de la courroie. Ainsi, pour une durée par la présence des dents. Ainsi, on peut assimiler un morceau de
de vie augmentée, il faudra réduire la pression sur les dents ou, courroie à une chaîne avec ses articulations (figure 14) et l’on peut
mieux répartir ces efforts. Il faudra donc (§ 3.1 et 4) : donc reprendre le même calcul pour expliquer l’effet polygonal.
— réduire la puissance transmissible par courroie en augmentant Considérons la poulie et la courroie représentées sur la
leur largeur (ou leur nombre) ; figure 15.
— réduire la tension de pose (figure 13) ; La vitesse v peut se décomposer selon le modèle suivant :
— changer la taille de la courroie.
v1 dirigé selon l’axe de la courroie ;
v 2 dirigé perpendiculairement à la courroie,
2.7 Origines des bruits et remèdes on a ainsi :
v 1 = v cos δ = (D /2) ω cos (π /Z )
Bien que moins bruyantes que les chaînes, les courroies
synchrones sont génératrices d’un champ sonore lors de leur v 2 = v sin δ = (D /2) ω sin (π /Z )
fonctionnement. Des études ont été menées pour tenter d’analyser avec Z nombre de dents de la poulie.
les origines de ces bruits afin de trouver des remèdes [1].
On constate que v1 et v 2 subissent des variations :
L’état actuel des recherches permet de déterminer plusieurs
origines de bruits ; par ordre de nuisance croissante, on a : v1 varie entre v et v cos (π / Z )
— l’effet polygonal ; v 2 varie entre – v sin (π /Z ) et + v sin (π /Z )
— le refoulement d’air à partir des interdents ; Ce phénomène de variation de vitesse provoque du bruit. On
— la ventilation provoquée par les dentures ; pourrait penser que le fait d’augmenter le nombre de dents dimi-
— les vibrations de corde dans les courroies ; nuerait le bruit créé. En fait, pour un même rapport de transmission,
— la différence de pas réel entre poulie et courroie ; on augmente aussi la vitesse de la courroie et donc l’impact de la
— l’impact du fond de la denture de la courroie sur la tête des courroie sur la poulie.
dents de la poulie.
Figure 12 – Répartition des efforts sur les dents Figure 14 – Comparaison de l’articulation d’une chaîne
pour deux courroies de nature différente et d’une courroie
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On peut noter que l’emploi de deux courroies au lieu d’une seule On pourra remarquer que pour une courroie montée sur des
et la réalisation de conduits sur la poulie pour diriger l’air permettent poulies et dont la longueur de brin est de 137 mm, en appliquant
de diminuer ce sifflement. un effort résultant de 370 N et avec une masse linéique de 24 g/m,
on obtient une fréquence de 453 Hz. S’il s’agit en particulier d’une
commande de distribution automobile où la fréquence excitatrice
2.7.3 Bruit provoqué par la ventilation due aux dents est essentiellement constituée par les inversions de couple moteur,
on constate des vibrations dans le brin tendu de la courroie pour
Lors du fonctionnement de la courroie, en particulier avec des des régimes moteur de 1 520, 1 950, 2 720, 3 40 0, 4 550 et
vitesses linéaires élevées, la courroie aussi bien que les poulies pro- 6 800 tr/min.
voquent un brassement d’air avec leurs dents, générateur de bruit.
Le seul remède efficace consiste à adapter la longueur du brin
En dehors d’une faible vitesse, d’une diminution de la grosseur des
vibrant, par exemple à l’aide d’une poulie ou d’un galet rupteur,
dents et de leur nombre, peu de remèdes sont efficaces. Il faut noter
pour atteindre des niveaux de vibrations acceptables aux régimes
que cette source de bruit reste faible.
critiques.
δ i = π /z – p /D = π /z ( 1 – p /P b )
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1,14
Ta
t 0 = -------
- ------- + t c ------
-
2 0 0
R 0 = 2t 0 sin (α / 2)
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Tableau 5 – Taux de travail admissible par brin pour une largeur et une masse linéique données
(d’après doc. Kléber-Industrie)
Profil trapézoïdal (1) Profil curviligne HTD
Code de pas
XL L H XH XXH 3 mm 5 mm 8 mm 14 mm
Ta (N) 55 250 2 100 4 100 6 400 50 130 850 2 400
m (g/m) 21 75 330 1 200 2 100 18 40 125 395
0 (mm) 9,5 25,4 76,2 101,6 127,0 6,0 9,0 20,0 40,0
(1) Les valeurs pour les profils XXL et MXL ne sont pas communiquées.
Une poulie d’une largeur donnée (figure 19) est définie par :
— son pas P b équivalent à celui de la courroie correspondante ;
— son nombre de dents z ;
— son diamètre primitif D ; cette valeur correspond au diamètre
d’un cylindre fictif (cylindre primitif) coaxial à la poulie et servant
à définir les cotes des dents de la poulie et le pas tel que :
Pb z
D = ----------
-
π
Figure 17 – Contrôle de la tension de pose des courroies par la flèche
sur une transmission, la ligne primitive de la courroie se trouve sur
le cylindre primitif de la poulie ;
— son diamètre extérieur De ou diamètre en tête de dent ;
— son déport de ligne primitive d p tel que :
D – De
d p = -------------------
2
— sa hauteur de denture h d ;
— ses rayons de courbure en tête et pied de dent r t et rp ;
— sa largeur au pied de dent p ;
— son angle au sommet de l’interdent 2 Φ.
Seules les cotes des poulies normalisées ISO (profils trapézoïdaux)
sont données, les profils curvilignes étant définis par chaque
constructeur.
Figure 18 – Poulie synchrone, flasquée ou non ■ Dents à flancs droits (tableau 7) : elles sont également en usage,
bien que les précédentes soient normalement recommandées pour
les transmissions synchrones. (0)
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Pb hd p rp rt 2d p
Nombre
mm mm
Code de pas de dents
± 0,12
mm degré
± 0,003
mm mm
de la poulie z + 0,05
0
+ 0,05
0
± 0,03 ± 0,03 (mm)
Tableau 7 – Dimensions et tolérances pour les poulies avec dents à flancs droits (d’après norme ISO/DIS 5294)
Pb hd p r pmax rt 2d p
Code de pas mm
± 0,003
degrés
± 1,5 (mm) (mm) (mm) (mm) (mm)
0 + 0,05
MXL 2,032 20 0,69 0,84 ± 0,05 0,25 0,13 0,508
– 0,05 0
0 + 0,05
XXL 3,175 25 0,84 0,96 0,35 0,3 ± 0,05 0,508
– 0,05 0
0 + 0,05
XL 5,08 25 1,65 1,32 ± 0,05 0,41 0,64 0,508
– 0,08 0
0 + 0,13
L 9,525 20 2,67 3,05 ± 0,1 1,19 1,17 0,762
– 0,10 0
0 + 0,13
H 12,7 20 3,05 4,19 ± 0,13 1,60 1,6 1,372
– 0,13 0
0 + 0,13
XH 22,225 20 7,14 7,9 ± 0,15 1,98 2,39 2,794
– 0,13 0
0 + 0,13
XXH 31,75 20 10,31 12,17 ± 0,18 3,96 3,18 3,048
– 0,13 0
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D Nd zD
4.1.2 Détermination du code de pas η = ------ = ---------
- = -------
-
d ND zd
La connaissance de la puissance corrigée Pc et de la vitesse de
ce qui permet de faire le meilleur choix possible de diamètres des
rotation de la petite poulie Nd permet de sélectionner le code de
poulies.
pas de la courroie à l’aide de la figure 20.
Il n’existe pas de règle générale dans le choix d’un diamètre.
Deux critères peuvent guider ce choix :
4.1.3 Géométrie de la transmission — avoir une transmission la plus compacte possible. Dans ce
cas, il est conseillé de choisir le plus petit diamètre utilisable ;
Afin d’effectuer le calcul des transmissions, il convient de — le choix du plus petit diamètre utilisable n’est pas nécessaire-
déterminer, outre la puissance Pc et les vitesses de rotation des deux ment le plus économique à l’emploi. Effectivement, afin de réduire
poulies Nd et ND : les contraintes de flexion de la courroie ainsi que celles dans les
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dents, il est conseillé d’avoir des diamètres permettant à six dents La courroie ayant z b dents, sa longueur est :
au moins d’être en prise. Cette réduction des contraintes
s’accompagne d’une augmentation de la durée de vie pour une L = z bP b
même puissance transmise.
■ Nombre de dents en prise sur la petite poulie
Dans tous les cas, il faut veiller à avoir des diamètres supérieurs
À partir des formules précédentes, le nombre de dents en prise
ou égaux au minimum recommandé pour la section (tableau 11) et
sur la petite poulie z m est donné par :
ne pas dépasser la vitesse linéaire maximale autorisée.
La vitesse linéaire v est donnée par : zd Pb zd
z m = Ent ------
- – ----------------- ( zD – zd )
d Nd π D ND π 2 2 π 2E
v = ------------------
- = -------------------
-
60 000 60 000
« Ent » représentant la partie entière du nombre entre parenthèses.
ou en fonction du nombre de dents :
Pb zd Nd Pb zD ND
v = ------------------------
- = --------------------------
- 4.1.4 Puissance transmissible
60 000 60 000
■ Entraxe. Arc de contact. Longueur de courroie La norme NF T 47-021 définit la puissance transmissible comme
étant la puissance qu’une courroie synchrone donnée peut trans-
À partir d’un entraxe E donné, des diamètres D et d des poulies,
mettre dans des conditions géométriques et ambiantes données
l’arc de contact α sur la petite poulie et la longueur L de la courroie
pendant une durée spécifiée.
sont donnés par les relations suivantes :
D–d
α = π – 2 arcsin --------------- ( en rad ) Remarque : cette norme ne s’applique que pour les pas XL, L,
2E H, XH, XXH, mais, cependant, un parallèle peut être établi avec
D–d les courroies à profil HTD, en première approximation.
Une simplification peut être faite dans le cas où ---------------- 1 :
2E
D–d
α = π – ---------------- La puissance transmissible par une courroie de largeur de base 0
E
est donnée par la relation :
À partir de cet angle α, la longueur L de la courroie est ainsi donnée
par : ( T a – mv 2 ) v
P tb = -------------------------------------
- (en kW)
α π–α 1 000
L = πD + ----- ( d – D ) + 2 E cos ---------------
2 2 à l’aide des valeurs données au tableau 5.
D–d
En faisant l’approximation ---------------- 1 , nous avons la relation Cette formule n’est valable que lorsque le nombre z m de dents
suivante : 2E
en prise sur la petite poulie est supérieur ou égal à 6.
π ( D – d )2 La puissance transmissible par une courroie de largeur
L = 2E + ----- ( D + d ) + -------------------------
2 4E quelconque ayant z m dents en prise sur la petite poulie est don-
née par la relation :
Dans le cas où la longueur de la courroie est connue et imposée,
mv 2
l’entraxe se calcule à partir de :
P t = k z k w T a – ------------------- /1 000
0
π
L – ---- -
2 (D + d ) ( D – d )2 avec k z facteur de correction de dents en prise, donné par :
E = ---------------------------------------- – ---------------------------------------------------
2 π
4 L – ----- ( D + d ) si z m 6 k z = 1 et
2
Une poulie et une courroie étant définies par leur nombre de si z m < 6 k z = 1 – 0,2 ( 6 – z m )
dents, l’entraxe s’obtient également à partir de la relation suivante,
sachant que zd P b = π d et zD P b = π D : k w facteur de correction de largeur, donné par :
1,14
P b ( zD – zd )
E = --------------------------------
2 cos ( α /2 )
- kw = ------
0
- (0)
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⎧ L = 739,83 mm
4.2 Exemple de calcul — Profil L ⎨
⎩ z b = 77,67 dents
⎧ L = 751,93 mm
Soit une installation composée d’une machine motrice équipée — Profil HTD ⎨
d’un moteur synchrone d’une puissance P = 0,7 kW, avec une vitesse ⎩ z b = 150,38 dents
de rotation Nd de 1 425 tr/min et d’un agitateur à liquide pur
(machine conduite) dont la vitesse de rotation ND est de 950 tr/min ; En prenant une longueur approchante, multiple d’un nombre de
sa durée de fonctionnement est de l’ordre de 8 h/jour. dents, on obtient :
⎧ z b = 80 dents
L’installation de la transmission impose un encombrement — Profil L ⎨
maximal donné par : ⎩ L = 762 mm et E = 261,5 mm
diamètre maximal des poulies : 100 mm ; et le nombre de dents en prise sur la petite
entraxe souhaité : 250 mm ± 15. poulie z m = 9, d’où k z = 1 ;
---------
- k
Pc
— Profil HTD (P b = 5 mm) : = 0 z
Ptb
petite poulie 40 dents, d = 63,66 mm,
d’où :
grande poulie 60 dents, D = 95,49 mm.
— Profil L :
■ Calcul de la vitesse linéaire maximale autorisée en fonction du
nombre de dents : = 19,48 mm , la largeur la plus proche normalisée est 20 mm ;
— Profil L : — Profil HTD :
9,525 × 20 × 1 425
v = --------------------------------------------------- = 4,52 m/s = 11,59 mm , la largeur la plus proche dans les catalogues
60 000
des constructeurs est 15 mm.
— Profil HTD :
Ainsi, la transmission est parfaitement déterminée :
5 × 40 × 1 425
v = ---------------------------------------- = 4,75 m/s — Profil L petite poulie : 20 dents,
60 000
grande poulie : 30 dents,
■ Calcul de la longueur des courroies : en retenant un entraxe courroie : L = 762 mm (80 dents),
E = 250 mm, l’arc de contact sur la petite poulie est : = 20 mm ,
entraxe : E = 261,5 mm ;
D–d — Profil HTD 5 mm petite poulie : 40 dents,
α = π – 2 arcsin ---------------
2E grande poulie : 60 dents,
courroie : L = 750 mm (150 dents),
soit : = 15 mm ,
— Profil L : entraxe : E = 249,5 mm.
α = 3,02 rad = 173o Si l’on se place du point de vue technique, la solution retenue
serait le profil HTD pour une question d’encombrement (entraxe et
— Profil HTD : largeur de courroie plus faibles), mais l’étude économique reste à
α = 3,01 rad = 172,7o faire pour réaliser le choix final.
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