1
0. Introduction
Tous les Etats du monde ont en commun besoin des moyens financiers
nécessaires y compris la République Démocratique du Congo pour couvrir diverses
charges publiques face auxquelles ils sont affrontés. Pour y parvenir, ils recourent aux
diverses sources de financement notamment : aux ressources étrangères (emprunts) ou soit
aux ressources internes (production, taxes et fiscalités).
En effet, étant donné que ces modes de financement sont tributaires de
contraintes de plusieurs ordres, chaque Etat a une préférence sur l’un ou l’autre moyen de
financement, après évaluation ces deux possibilités qui s’offrent à lui. Pour justifier de sa
souveraineté, l’Etat opte pour les impôts et les taxes qui du reste constituent les ressources
essentielles ne générant aucun intérêt et sont non remboursables.
Eu égard à ce qui précède, l’Etat congolais attribue aux différentes régies
financières la mission fiscale, celle de perception des droits et taxes, c’est le cas de la
Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA), DGRAD, Direction Générale des
Impôts (DGI). Nous ne parlerons qu’en ce qui nous concerne de cette première et plus
précisément de : « l’analyse de l’optimisation du régime douanier en transit dans un
bureau à la DGDA Maniema de 2021 à 2024 ».
La Direction Générale des Douanes et Accises, le cas d’espèce, constitue l’un
des piliers pourvoyeurs des recettes publiques et occupe donc une place très délicate dans
l’exécution du budget de l’Etat. Par sa mission classique et traditionnelle, celle de
renflouer le Trésor public.
Il concourt au budget de l’Etat en termes d’un certain seuil minimum fixé au
préalable par le législateur. C’est ce que l’on appelle « assignation budgétaire » ou contrat
programme, objectifs, ou encore résultat à atteindre.
2
0.1. Etat de la question
Tout chercheur qui veut s’engager dans une recherche doit prendre
connaissance des théories élaborées et des études techniques publiées ou non dans des
pays aussi variés que possibles et ayant un rapport avec le sujet qu’il se propose d’étudier
dans un domaine bien spécifique.
Ainsi, ne prétendant pas être le premier à avoir abordé ce thème de recherche,
il existe une panoplie des travaux de nos prédécesseurs qui ont traité de ce sujet d’étude.
De nos prédécesseurs, nous citons les travaux de Jean Pierre BAHATI
TSONGO, de Jeune MUHINDO SAKI et de Moïse Kashindi Kasigwa
BAHATI TSONGO Jean Pierre, dans son étude portant sur « les avantages
de l’implantation des investissements directs dans une économie locale : cas de la
Brasimba en ville de Beni », a orienté son raisonnement sur des préoccupations visant à
savoir si en face des difficultés que connait le pays, on pourrait assister à la concrétisation
des avantages liés aux investissements directs à l’étranger grâce à l’implantation de la
Brasimba en ville de Beni et qu’enfin pourrait-on se baser sur la demande de la Brasimba
pour élaborer un projet économique à long-terme. Apres traitement et analyse des
données, il a remarqué et loué les avantages liés à la présence des IDE dans une économie
locale. Il constate que Brasimba qui n’avait que 9 mois de la création, a créé quatre cent
quarante-huit emplois. Au niveau du fisc, rien que l’impôt sur la consommation a atteint
1.5 million en quatre mois. Il a épinglé bien d’autres effets des IDE en ville de Beni et a
fini par admirer les impacts de cette firme et a pensé qu’il était possible, pour cette
entreprise, d’optimiser son rendement si elle accompagnait les entrepreneurs locaux
désireux de fournir ou devenir clients. Il est possible de développer une relation gagnant-
gagnant1.
Jeune MUHINDO SAKI a traité des enjeux de l’applicabilité de la TVA à
l’importation cas de la DGDA sous-direction de Beni pour la période allant de 2010 à
2012. Dans son étude, il voulait savoir si le champ d’application de l’ICA était limité par
rapport à celui de la TVA et si cette dernière permettrait l’efficacité dans la mobilisation
des recettes douanières et comment ces dernières se comportaient pendant la période sous
examen. Il a abouti aux résultats selon lesquels le champ d’application de la TVA est plus
1
[Link] TSONGO, les avantages de l’implantation des investissements directs dans une économie locale :
cas de la Brasimba en ville de Beni, Mémoire inédit, L4MAAF U.C.B.C/BENI, ,2012-1013
3
large que celui de l’ICA suite à son rendement et aussi les réalisations budgétaires de la
TVA ont été supérieures à celles de l’ICA pendant la période sous étude 2.
NYAKATA Kongo Christelle, a mené une étude portant sur « l’impact des
recettes de la DGDA sur le développement socio-économique en RDC». Elle était partie
des préoccupations visant à savoir l’impact des recettes de la DGDA dans le social de la
population congolaise, les mesures financières à retenir pour parvenir à mobiliser les
recettes de la DGDA et si les recettes de la DGDA ont favorisé le développement socio-
économique de la R.D.C. En termes de ses résultats, elle s’est rendu compte que les
recettes fiscales ont jouées un rôle prépondérant dans la répartition des charges publiques
et d’interventionnisme Etatique. Elle a fait mention de plusieurs projets qui ont été
financés par le gouvernement congolais dont les bénéficiaires directs restent la population
congolaise. À cet effet, elle laisse croire que les actions de la DGDA ont un impact visible
et se concrétisent dans le volet social. Cette contribution très significative consiste à
appuyer le budget de l’Etat à engendrer les finances publiques et à apporter le
développement socio-économique. Elle a stipulé que la réalisation significative des
recettes est due au contrat-programme que soumet le Ministère de finance à cette régie
financière3.
Notre travail trouve sa particularité en ce qu’il se propose d’analyser les
mécanismes de l’optimisation du régime douanier de transit dans un bureau de douane,
cas de la DGDA/Maniema.
0.2. Problématique de la recherche
Comme l’Etat projette les charges publiques, il cherche des moyens d’obtenir
des fonds (ressources) pour les couvrir. La DGDA étant une des régies financières
s’engage dans cette logique en mobilisant les recettes douanières et des accises au regard
de la perception des droits et taxes sur les marchandises qui franchissent les frontières
nationales (à l’import comme à l’export).
Ainsi, la DGDA, dans le cas d’espèce, constitue l’un des piliers pourvoyeurs
des recettes publiques et occupe donc une place prépondérante dans l’exécution du budget
de l’Etat. Elle concourt au budget de l’Etat en termes d’un certain seuil minimum fixé au
préalable par le législateur (assignation budgétaire) comme toute institution publique doit
2
Jeune MUHINDO SAKI, les enjeux de l’applicabilité de la TVA à l’importation : cas de la sous-direction de
Beni de 2010 à 2012, TCDF inédit, ISC Beni 2012 – 2013
3
NYAKATA Kongo, L’impact des recettes de la DGDA sur le développement socioéconomique, mémoire
inédit, Université de Kinshasa,2012
4
avoir une base juridique. La DGDA, pour le contrôle de sa gestion respecte le règlement
général appelé Code des Douanes et en particulier le tarif des Droits et Taxes à
l’importation et à l’exportation.
Cependant, les Etats modernes ont besoin des ressources fiscales et, tout
naturellement les marchandises circulant en trafic international, sources de richesses, ont
de tout temps été soumises à l’impôt indirect à l’instar de la TVA, péage, droit de port,
contrôle, etc. Dans certains pays comme en RDC les marchandises peuvent être taxées
dans les deux sens càd à l’importation et à l’exportation. A noter que depuis la réforme
tarifaire de janvier 1987, et dans la perspective de favoriser les industries locales, les
produits fabriqués localement dans la plupart ne sont plus taxés à l’exportation au Congo.
Demeurent seuls soumis aux droits de sortie, les produits miniers, les bois en grume et le
café4.
La facilité des affaires est l’un des aspects qui caractérisent la compétitivité
d’une économie au niveau international et influence le comportement des investisseurs
privés. Au stade actuel, la RDC n’est pas une exception, les réalités économiques
congolaises relèvent plus de la rhétorique que d’une réalité concrète. Les difficultés de
mise en œuvre ne sont pas minces. L’aménagement des espaces demande du temps et le
problème de l’accès aux facteurs de production n’est pas toujours résolu de la manière la
plus efficace. Certaines restrictions liées au Code du travail demeurent souvent des
obstacles rédhibitoires. Tous ces problèmes sont source d’incertitude, y compris pour les
grandes entreprises étrangères généralement mieux à même de gérer les risques et les
coûts de transaction. Par ailleurs, la concurrence est vive pour l’attraction de ces
investisseurs. Tout ceci concourt à ce que la concrétisation du projet par l’installation
d’investisseurs soit loin d’être aisée5.
Le développement du secteur privé en RDC est entravé par de nombreux
obstacles. Les principales contraintes touchent la règlementation, la fiscalité, l’accès au
financement, l’abandon des infrastructures et la sécurité sociale. À cela s’ajoutent la
corruption et le niveau élevé d’incertitude dans de nombreux domaines de l’activité
entrepreneuriale. Tout cela entrave tant les investissements que les activités
entrepreneuriales. Les industries souffrent des pénuries et des coupures d’électricité,
4
ALEXIS S. TAMBWE Mwamba, Droit Douanier Zaïrois, éd. PUZ, Kin.1996 ; PP. 19 – 20
5
Groupe de la banque africaine de développement, Environnement de l’Investissement Privé en République
Démocratique du Congo, p15-16, document PDF
5
plusieurs entreprises ont seulement un accès limité au financement et au crédit, les
activités d’exportation et d’importation sont retardées par la règlementation et les frais
élevés, la corruption et l’insécurité législative restreignent d’autant plus les activités
entrepreneuriales. Tout cela contribue au maintien d’un environnement commercial peu
propice à la croissance des entreprises en RDC6.
En vue de relever le niveau de l’économie congolaise, le gouvernement semble
adopté des mécanismes visant à redynamiser les entreprises, c’est-à-dire accorder la
facilitation de création des entreprises (3 jours) aux investisseurs tant nationaux
qu’internationaux en vue de lutter contre le chômage et répondre à la croissance du tissu
économique congolais. Pour ce, l’Etat laisse voir à travers sa politique douanière
l’exonération totale et/ou partielle des produits considérés d’input pour les entreprises
locales et dont les paiements de droits des douanes et taxe interviennent après la
transformation.
Bien que les entreprises se trouvent allégées à ce stade, elles se butent
également un problème de sur taxation au stade de la déclaration des produits finis. Cet
aspect fiscal semble être la base de disparition de plusieurs entreprises locales
congolaises. Il ressort de la logique de Gilbert Orsoni que « les incitations fiscales visant à
manipuler les comportements des agents économiques occupent une place de plus en plus
importante dans les politiques fiscales. L’interventionnisme fiscal est pratiqué, de manière
massive, depuis très longtemps, mais il avait surtout une vocation économique et sociale
»7. Si on doit comprendre que « trop d'impôt tue l'impôt 8», autrement dit des
prélèvements trop élevés finissent par tarir la source des richesses, comment les accises
locales considérées comme moteur de création d’emploi d’une économie peuvent
demeurer dans un tel environnement ? La dernière analyse du FMI soutient « qu’il faut
accélérer la mobilisation des recettes afin de répondre aux besoins de développement de la
RDC9». Au stade actuel, l’Etat congolais ne part que de l’optique de la maximisation des
recettes, alors qu’il devrait au contraire l’optimiser pour la réalité actuelle à l’égard des
entreprises locales. Comme le sous-entend R. Barre, hormis la doctrine libéralisme, la
doctrine actuelle donne à l’Etat un champ de responsabilité considérable en matière
6
Alice Mufungizi et Alexa Tiemann, Développement du secteur privé congolais : gouvernance, croissance et
contraintes, P336 Document PDF
7
Gilbert Orsoni, L’interventionnisme fiscal, Paris, PUF, 1995, p.100
8
Notion sur courbe d’Arthur Laffer in [Link] consulté le
23/05/2025 à 11h45
9
Christophe RIGAUD, RDC : Etat de l’économie congolaise selon la FMI in [Link] 14decembre 2014
6
économique10. Il reprend que l’Etat a la fonction essentielle qui est celle de redistribution
du revenu national, en particulier par la fiscalité et par la politique de prestation sociale,
dont il faut cependant mesurer les limites.
En faisant une analyse succincte, il ressort que l’économie congolaise a connu
au cours de l’année 2024 une croissance de 9% et qui peut être estimé à 10% pour l’année
en cours. David Lipton fait savoir que « cette croissance, pour le moment, ne bénéficie pas
à toute la population » et a estimé qu’il fallait « élargir les bienfaits de cette croissance à
toute la population 11».
Dans le cadre d’un régime de transit douanier, des marchandises
provisoirement exemptées de droits, taxes et mesures applicables aux importations sont
transportées d’un point à l’autre d’un territoire douanier donné, via un territoire douanier
différent ou, encore, via deux ou plusieurs juridictions douanières différentes. Cette
procédure réduit les risques d’encombrement aux frontières extérieures, ports maritimes,
aéroports et frontières terrestres, en déplaçant les contrôles à l’intérieur du territoire, au
point de départ et de destination, à plus grande proximité des locaux des opérateurs
commerciaux. Comme dans toutes les provinces de la RDC le bureau de douane existe,
dans la province du Maniema aussi.
Les Régimes douaniers constituent sans nul doute un élément crucial dans la
législation douanière permettant aux entreprises d’effectuer leurs activités dans les
conditions aussi favorable que possible.
Ainsi notre étude intitulée : « optimisation du régime de transit et son impact
sur la fluidité des marchandises sous douane en circulation entre les bureaux des douanes
aux postes frontaliers et ceux de la DGDA / Maniema » va répondre à la question
principale suivante :
Que faire pour optimiser le régime douanier de transit et assurer la fluidité dans la
circulation des marchandises sous douane vers les bureaux de la DGDA Maniema
durant la période sous analyse ?
0.3. Hypothèse de l’étude
10
F. BLANC ET Jean-Luc, Economie général : Le rôle de l’Etat d’après R. Barre, Paris, éd. Nathan, 1986, p207
11
David Lipton : Le premier Directeur général adjoint du FMI, RDC : la croissance économique ne profite pas à
toute la population, selon le FMI, Radio Okapi le mars 9, 2015
7
Par hypothèse nous voyons en quelque sorte avec Omar AKTOUF (1987,
P58) une base avancée par laquelle l’on recherche à prouver. C’est la formulation pro-
forma de conclusion que l’on compte tirer et que l’on va se forcer de justifier et
démontrer méthodiquement et systématiquement.
En ce qui nous concerne, nous pensons que l’utilisation des scellés électroniques serait la
meilleure façon de rendre optimal le régime de transit et faciliterait la circulation des
marchandises sous douane entre les bureaux d’entrée se trouvant dans les postes
frontaliers vers ceux du Maniema éloignés de toutes les frontières physiques avec les pays
limitrophes. Comme tous ces éléments précités ne sont pas encore opérationnels à
100%, nous estimons que la DGDA serait moins performante au cours de la
période sous étude. Pour optimiser le régime douanier il serait indispensable de mettre
opérationnel ces éléments.
En application de la législation douanière, d’autres stratégies sont envisagées, notamment
la géolocalisation, le paiement de la caution et la garantie, l’escorte douanière, pour ne
citer que celles-là.
0.4. Objectifs de la recherche
L’objectif général de notre étude est d’étudier les mécanismes de
l’optimisation du régime douanier de transit par la DGDA Maniema.
Au cours de ce travail nous visons trois objectifs spécifiques :
Evaluer la mise en œuvre des dispositions relatives au régime de transit dans la
province douanière du Maniema ;
Proposer quelques stratégies adéquates pour rendre optimal ce régime de transit
afin de mettre un terme à la soustraction partielle ou totale des marchandises sous
douane en circulation entre le bureau d’entrée et celui de destination.
0.5. Méthodologie du travail
Pour la réussite intégrale de cette recherche, il nous a été judicieux de recourir
à quatre procédures logiques et inhérentes de travail dont notamment : la méthode
statistique, la méthode comparative et la méthode descriptive.
Méthode statistique : nous a permis de présenter la tendance de l’évolution des
recettes au moyen des tableaux et graphiques afin d’en tirer des interprétations
pour la confirmation ou l’infirmation de notre hypothèse.
Méthode descriptive : nous a permis de décrire de décrire le phénomène étudié.
8
Parmi les techniques envisageables, nous avons bien adopté uniquement à la
technique documentaire, qui nous a été utile dans la récolte des informations par
l’exploitation des documentations relatives aux mécanismes de l’optimisation du régime
douanier de transit et la mobilisation des recettes de la DGDA/Maniema et les documents
traitant des douanes et accises.
0.6. Délimitation spatio-temporelle
Dans l’espace, notre étude a porté sur l’optimisation du régime douanier de
transit par la DGDA/Maniema.
Dans le temps, notre travail porte sur une période allant de 2022 à 2024,
période à laquelle nous avons observé une intense évolution des recettes douanières de la
DGDA/Maniema.
0.7. Intérêt et choix du sujet
Le choix d’un sujet n’est pas un fait du hasard, il est toujours guidé par une
motivation.
De notre part, le choix de cette analyse a été motivé par le rôle qu’occupe la
DGDA dans la maximisation des ressources de l’Etat.
Ainsi, ce travail présente-t-il un double intérêt.
Sur le plan scientifique, en amorçant ce thème de recherche, notre intérêt se justifie
par le fait que ce travail vient concilier notre savoir ou savoir-faire aux théories et
pratiques pour un avancement univoque de la science.
Cette recherche constitue une pierre angulaire à d’autres chercheurs qui, tôt ou tard,
amorceront leurs études autour de cette thématique.
Du point de vue purement pratique, notre étude constituera les pistes de solutions
aux responsables de la DGDA en République Démocratique du Congo en général
de la province du Maniema en particulier afin de mieux optimiser le régime
douanier de transit.
0.8. Structure de la recherche
9
Hormis l’introduction et la conclusion, notre travail sera subdivisé en trois
chapitres dont le premier chapitre portera sur le cadre général et conceptuel de l’étude
Le chapitre deuxième sera intitulé cadre méthodologique et présentation du
champ d’investigation
Et enfin le troisième chapitre présentera les résultats de la recherche, validation
et validation des hypothèses.
0.9. Difficultés rencontrées
Au cours de cette étude, nous nous sommes heurtés à certaines difficultés
dont : l’inaccessibilité à certains ouvrages relatifs à notre sujet de recherche ; le manque
d’outil informatique pouvant nous servir en temps plein dans l’analyse de nos données a
été un goulot d’étranglement et le non accès à certaines données pouvant nous servir dans
la réalisation effective de ce travail a été le défi majeur de cette étude.
Chapitre premier : Généralités sur le régime douanier de transit
10
Le système douanier d’un pays repose sur une classification rigoureuse des régimes
douaniers permettant d'assurer le contrôle, la fiscalité et la facilitation des échanges
commerciaux. Parmi ces régimes, le transit douanier se distingue comme un mécanisme
central dans la chaîne logistique, en particulier pour les États aux caractéristiques
géographiques complexes ou aux infrastructures de transport limitées.
La République Démocratique du Congo, pays vaste et enclavé dans certaines de ses
provinces, utilise ce régime pour permettre le déplacement des marchandises entre les
différentes zones du territoire sans entraver la fluidité du commerce. Ainsi, le transit
douanier répond à un double impératif : garantir la continuité des flux commerciaux tout
en préservant les intérêts fiscaux et sécuritaires de l’État.
Ce chapitre a pour objectif de poser les bases théoriques du régime douanier de transit. Il
s’agira notamment d’en définir les contours, d’en identifier les types, de souligner son
importance stratégique dans les échanges internationaux, et enfin, de présenter le cadre
législatif et réglementaire qui le régit en RDC.
1.1. Définition et caractéristiques du régime douanier de transit
Dans le cadre du commerce international et de la circulation des marchandises, les
régimes douaniers constituent des dispositifs juridiques et techniques permettant de gérer
les opérations d’importation, d’exportation, de stockage ou de passage temporaire. Parmi
ces régimes, le transit douanier est l’un des plus stratégiques, notamment pour les pays
enclavés ou à faible accès direct aux marchés extérieurs.
1.1.1. Définition
D’une manière générale, le régime douanier de transit désigne l’ensemble des
procédures permettant le transport de marchandises, sous contrôle douanier, d’un bureau
de douane à un autre, sans que ces marchandises ne soient soumises immédiatement au
paiement des droits et taxes exigibles à l’importation ou à l’exportation. Ce régime permet
donc la suspension temporaire des obligations fiscales, tout en assurant un suivi
administratif rigoureux des marchandises concernées.
Selon l’article 90 du Code des douanes de la RDC (Ordonnance-loi n°10/001 du
20 août 2010), « le transit douanier est le régime selon lequel les marchandises peuvent
11
être transportées, sous douane, d’un point à un autre du territoire douanier, ou à travers
un ou plusieurs territoires, sans acquitter les droits et taxes d’importation, à condition de
remplir les formalités prescrites ».
De même, l’Organisation Mondiale des Douanes (OMD), à travers la
Convention de Kyoto révisée, définit le transit comme un régime dans lequel « les
marchandises sont transportées sous surveillance douanière d’un bureau de douane à un
autre, dans un même pays ou à travers plusieurs, sans qu’elles soient soumises aux droits
de douane ou autres redevances » (OMD, 2006).
1.1.2. Caractéristiques essentielles
Le régime de transit se distingue par plusieurs caractéristiques fondamentales, qui en font
un régime particulier au sein du droit douanier :
1. Suspension des droits et taxes à l’importation et à l’exportation
Le principal intérêt du transit réside dans la non-perception immédiate des droits et
taxes, ce qui permet aux opérateurs économiques d’acheminer leurs marchandises sans
mobiliser inutilement de la trésorerie, en attendant l’acquittement à la destination finale.
Cela favorise la compétitivité et réduit les coûts logistiques.
2. Maintien sous contrôle douanier
Bien que les droits ne soient pas exigés immédiatement, les marchandises restent placées
sous surveillance douanière tout au long de leur parcours. Elles sont souvent scellées et
accompagnées de documents spécifiques de transit (ex. : carnet TIR, manifeste de transit,
déclaration douanière). Ce contrôle vise à prévenir la fraude, les détournements et les
introductions illicites sur le marché local.
3. Garantie obligatoire
En principe, une caution bancaire ou une autre forme de garantie est exigée pour
couvrir le risque de non-respect des obligations de transit. Cette garantie est restituée une
fois que les preuves d’arrivée des marchandises à bon port sont présentées (DGDA, 2020).
4. Limitation dans le temps et l’espace
12
Le régime de transit est temporaire et géographiquement défini. Il s’applique
uniquement entre les points de départ et d’arrivée indiqués dans la déclaration. Le non-
respect de ces limites peut entraîner des sanctions, notamment le redressement fiscal ou la
confiscation.
5. Traçabilité et obligations documentaires strictes
L’itinéraire, le moyen de transport, le type de marchandise et les intervenants sont
enregistrés. Toute modification nécessite une autorisation préalable. Les documents
utilisés (déclaration, autorisation de transit, etc.) sont normalisés et exigés à chaque étape.
6. Rôle des nouvelles technologies
Aujourd’hui, le transit est de plus en plus géré à l’aide de systèmes informatisés,
notamment le Sydonia++ ou Sydonia World dans plusieurs pays africains, permettant un
suivi électronique des marchandises en transit. Cela améliore la transparence et la
rapidité des opérations (CNUCED, 2018).
1.1.3. Importance stratégique du transit douanier pour les pays comme la RDC
Compte tenu de sa position géographique et de l’état de ses infrastructures, la RDC
recourt largement au transit pour approvisionner ses provinces enclavées telles que le
Maniema, le Sankuru, ou encore le Haut Uélé. Le régime de transit intérieur permet de
faire transiter les marchandises depuis les ports maritimes (Matadi, Boma) ou les postes
frontaliers (Kasumbalesa, Mahagi) vers ces zones sans que les opérateurs économiques
aient à s’acquitter des droits à chaque étape du transport.
En outre, le bon fonctionnement du régime de transit contribue à réduire les délais
de livraison, améliorer la chaîne logistique, et stimuler les échanges intra-africains,
dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF).
1.2. Les différents types de transit douanier
Le régime douanier de transit, en tant que mécanisme juridique et opérationnel encadrant
le déplacement des marchandises sous contrôle douanier, ne se présente pas sous une
forme unique. En effet, en fonction du territoire concerné, des infrastructures disponibles
et des accords internationaux, plusieurs types de transit douanier sont reconnus et
appliqués. Ils peuvent être classés en trois grandes catégories : le transit national, le
transit international, et le transit communautaire.
13
1.2.1. Le transit national
Le transit national, également appelé transit intérieur, est le type de transit qui
s’effectue à l’intérieur d’un même territoire douanier, c’est-à-dire entre deux bureaux
de douane situés dans le même pays. Il permet le déplacement des marchandises d’un
point d’entrée (ex. : port, aéroport, poste frontalier) vers un autre point du territoire (ex. :
entrepôt, gare, douane de destination) sans acquittement immédiat des droits et taxes.
En République Démocratique du Congo, ce type de transit est fréquent. Il est notamment
utilisé pour transporter les marchandises importées via les ports de Matadi ou de Boma
vers les provinces enclavées comme le Maniema, le Sankuru ou le Kasaï. Ainsi, un
conteneur destiné à Kindu, en provenance de l’Europe via Matadi, peut bénéficier du
régime de transit national, afin de ne payer les droits de douane qu’à destination.
Exemple : Une cargaison d’équipements médicaux importée via Matadi à destination de
l’hôpital général de Kindu peut être placée sous régime de transit national, sous
surveillance douanière jusqu’à son arrivée au bureau de douane de Kindu.
1.2.2. Le transit international
Contrairement au précédent, le transit international concerne le transport de
marchandises entre deux ou plusieurs territoires douaniers distincts, généralement en
traversant des frontières. Il est régi par des accords bilatéraux ou multilatéraux, ainsi que
par des conventions internationales. Ce type de transit est particulièrement crucial pour les
pays enclavés n’ayant pas d’accès direct à la mer, comme le Niger, le Mali ou encore
certaines provinces de la RDC.
La Convention relative au transit international des marchandises (TIR), mise en
œuvre par l’OMD et la CEE-ONU, constitue un cadre international de référence pour ce
régime. Elle facilite le transport routier en permettant aux marchandises de passer sous
scellés douaniers, avec un minimum d’interventions douanières, tout en étant couvertes
par une garantie internationale.
Exemple : Une marchandise provenant du port de Dar-es-Salaam (Tanzanie), destinée à la
ville de Bukavu (RDC), transite par le Rwanda. Cette opération est considérée comme un
transit international.
14
1.2.3. Le transit communautaire
Le transit communautaire s’applique dans les espaces économiques intégrés, où
plusieurs États membres ont adopté un système douanier commun.
Il permet de déplacer les marchandises entre États membres sans dédouanement à
chaque frontière, grâce à un guichet unique, un carnet de transit harmonisé, et un
système de traçabilité interconnecté.
Dans le contexte africain, ce type de transit est encore en phase de construction. Toutefois,
certaines communautés régionales comme la CEDEAO, la SADC, ou encore la
Communauté Économique des Pays des Grands Lacs (CEPGL) s’efforcent d’instaurer
des mécanismes harmonisés de transit communautaire.
Par exemple, au sein de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique
Centrale (CEMAC), les États ont mis en place un document unique de transit appelé
Titre de transit communautaire (TTC), facilitant la circulation des biens dans cet
espace.
Exemple : Une cargaison de sucre produite au Cameroun, en transit vers la RCA via le
Congo, sous le système du TTC, relève du transit communautaire.
1.2.4. Comparaison synthétique des types de transit
Type de transit Territoire concerné Base juridique Exemple
principale typique
National Un seul pays Code des douanes Matadi –
national Kindu en
RDC
International Plusieurs pays Convention TIR, Dar-es-
accords bilatéraux Salaam –
Bukavu via
Rwanda
15
Communautaire Pays membres Règlements Douala –
d’une communauté communautaires, TTC, Bangui dans
économique ZLECAF, etc. la zone
CEMAC
1.3. Rôles et importance du régime de transit dans le commerce
International
Le régime douanier de transit joue un rôle fondamental dans le système logistique
international et constitue un levier stratégique pour la facilitation du commerce, surtout
dans les pays enclavés ou à faible accès aux infrastructures portuaires. En effet, ce régime
n’est pas seulement un instrument juridique douanier, mais aussi un mécanisme essentiel
d’intégration économique régionale, de réduction des coûts logistiques et de
fluidification des échanges internationaux.
1.3.1. Facilitation des échanges commerciaux
Tout d’abord, le régime de transit permet d’éviter le paiement immédiat des droits et
taxes sur les marchandises qui ne sont pas destinées à rester sur le territoire de transit. Ce
mécanisme allège les formalités administratives et réduit considérablement les délais
dans la chaîne d’approvisionnement. Par conséquent, les entreprises importatrices et
exportatrices peuvent acheminer leurs marchandises avec plus de souplesse, ce qui
stimule le volume des échanges commerciaux entre pays.
Exemple : Une entreprise en Zambie peut importer des biens via le port de Durban
(Afrique du Sud) en les transitant à travers le Zimbabwe sans acquitter de droits dans ce
dernier pays.
1.3.2. Soutien au commerce des pays enclavés
Ensuite, pour les pays sans littoral, le régime de transit est vital pour leur survie
économique. Ces États dépendent des infrastructures portuaires des pays voisins pour
leurs importations et exportations. Grâce aux conventions internationales et régionales (ex.
: Convention de Genève de 1965 sur le Transit), les pays de transit sont tenus de garantir
un accès libre et sécurisé aux corridors de transport pour les pays enclavés.
16
En Afrique centrale, la RDC, bien que possédant une façade fluviale, dépend fortement
des ports de Mombasa (Kenya), Dar-es-Salaam (Tanzanie) et Durban pour ses provinces
de l’Est.
1.3.3. Réduction des coûts logistiques
Le régime de transit contribue également à l’optimisation des coûts logistiques. En
autorisant la circulation des marchandises sous contrôle douanier sans interruption, il évite
les ruptures de charge, les frais de stockage intermédiaire ou les doubles paiements de
taxes. Il constitue ainsi un élément clé de la compétitivité des entreprises dans les
chaînes de valeur mondiales.
Selon la CNUCED (2022), la facilitation du transit peut réduire les coûts du commerce
jusqu’à 12 % dans les pays en développement.
1.3.4. Renforcement de l’intégration économique régionale
Par ailleurs, le régime de transit favorise l’intégration économique régionale, en
harmonisant les procédures douanières, en connectant les corridors de transport et en
créant des zones douanières unifiées. Dans le cadre de la Zone de libre-échange
continentale africaine (ZLECAF), l’harmonisation du transit est considérée comme une
condition préalable à la réussite de l’intégration continentale.
Exemple : Le programme du Corridor Nord en Afrique de l’Est (Kenya – Ouganda –
Rwanda – RDC) repose sur un système de transit électronique commun.
1.3.5. Sécurisation des chaînes logistiques
Enfin, le transit douanier permet de sécuriser les chaînes logistiques internationales.
Grâce à la surveillance douanière, aux scellés électroniques, aux garanties financières et
aux systèmes d’information partagés, le transit minimise les risques de fraude, de
contrebande ou de détournement de cargaisons.
L’introduction du système TIR (Transport International Routier) et des dispositifs comme
les carnets de transit permet un suivi en temps réel des marchandises en transit.
En résumé, le régime douanier de transit est un vecteur incontournable pour le
développement du commerce international. Il offre aux pays, en particulier ceux enclavés
17
comme la RDC, un cadre légal et logistique facilitant leur intégration dans les circuits
mondiaux de production et d’échange.
1.4. Textes législatifs et réglementaires régissant le transit en RDC
Le régime douanier de transit en République Démocratique du Congo est régi par un
ensemble de textes légaux et réglementaires, principalement contenus dans le Code des
Douanes, tel que révisé par la Loi n°18/019 du 09 juillet 2018. Ces dispositions visent à
encadrer, sécuriser et faciliter le mouvement des marchandises à travers le territoire
douanier, en veillant à limiter les risques de fraude, de détournement ou d’évasion fiscale.
Dans cette section, nous examinerons les principales dispositions légales relatives au
régime de transit douanier, en mettant un accent particulier sur les articles les plus
pertinents.
Article 160 : Autorisation du régime de transit
Cet article dispose que le régime douanier de transit est autorisé pour toutes les
marchandises non prohibées, c’est-à-dire qui ne sont pas interdites par la loi. Les
marchandises soumises à des restrictions particulières (telles que les produits
pharmaceutiques, les armes, les espèces menacées, etc.) peuvent également faire l’objet du
transit, à condition que toutes les autorisations administratives requises soient obtenues au
préalable.
En outre, l’article exige que les services douaniers compétents informent les autorités
techniques concernées (ministère de la santé, ministère de l’environnement, etc.) lorsque
le transit porte sur des marchandises sous réglementation spécifique. Ce dispositif favorise
une gestion interinstitutionnelle coordonnée et renforce la surveillance des
marchandises sensibles.
Article 176 : Étendue du régime de transit
L’article 176 précise les différentes configurations dans lesquelles le régime de transit
peut être appliqué, à savoir :
• du bureau de douane d’entrée à un bureau de sortie ;
• du bureau de douane d’entrée à un bureau intérieur ;
18
• d’un bureau intérieur à un bureau de sortie ;
• d’un bureau intérieur à un autre bureau intérieur.
Cela signifie que le régime de transit ne se limite pas aux frontières internationales ; il
s’étend également aux circulations internes, particulièrement importantes dans un pays
vaste comme la RDC. Toutefois, le transit n’est autorisé qu’à la condition que les
marchandises soient transportées selon un itinéraire et un délai déterminé par les
services douaniers. En cas de nécessité, l'opérateur peut demander une prolongation
écrite et motivée du délai de transit, illustrant une certaine souplesse du régime.
Article 177 : Scellement et sûreté du transport
Pour assurer l’intégrité des marchandises en transit, l’article 177 exige que les véhicules
ou contenants soient fermés et scellés. Le scellement doit :
• être facilement apposable et vérifiable par la douane ;
• rendre impossible l’extraction ou l’introduction clandestine de
marchandises sans détérioration visible ;
• empêcher toute cachette ou compartiment secret ;
• permettre une inspection douanière sans difficulté.
Dans les cas où le véhicule ne répond pas à ces normes, les marchandises doivent être
soumises à inspection à toute réquisition des agents douaniers, et les documents
justificatifs doivent être disponibles à tout moment. Ces exigences visent à garantir la
traçabilité et la transparence des flux commerciaux sous le régime de transit.
Article 181 : Apurement du régime de transit
L’article 181 concerne l’apurement du régime, c’est-à-dire la clôture correcte de
l’opération de transit. Il stipule que le régime est considéré comme apuré lorsque :
• les marchandises sont présentées au bureau de destination
dans les délais fixés ;
• elles ne présentent aucune modification, ni altération de leur
19
état initial ;
• leur conditionnement n’a pas été modifié et aucun usage commercial ne
s’est produit en cours de route.
En cas de non-apurement (détournement, perte, altération, retard non justifié, etc.), les
sanctions sont sévères : paiement intégral des droits et taxes applicables, majorations,
amendes, voire saisies et poursuites pénales en cas de fraude manifeste. Ce mécanisme
est fondamental pour protéger les recettes de l’État et décourager les abus liés au
régime. Textes complémentaires et instruments régionaux
En plus du Code des Douanes, le régime de transit en RDC s’appuie également sur
plusieurs instruments régionaux et internationaux :
• les directives de la COMESA et de la SADC, qui prônent l’harmonisation
des régimes douaniers ;
• le Règlement de la CEMAC sur le transit pour les
marchandises circulant dans l’espace Afrique centrale ;
• la Convention de Kyoto révisée de l’OMD sur la simplification des
procédures douanières ;
• l’Accord sur la facilitation des échanges de l’OMC, qui encourage la
réduction des délais et coûts de passage des frontières.
Ces textes viennent renforcer le cadre juridique national, en assurant sa compatibilité
avec les normes internationales et en stimulant l’intégration régionale à travers des
corridors de transit plus efficaces et transparents.
Le cadre juridique du transit douanier en RDC est donc à la fois rigoureux et ouvert,
offrant les garanties nécessaires au bon fonctionnement du commerce tout en prévenant
les risques de fraude. Cependant, pour que ces textes soient réellement efficaces, il est
impératif que leur application soit uniforme, que les capacités techniques des agents
douaniers soient renforcées, et que les opérateurs économiques soient bien informés
de leurs obligations. C’est dans cette perspective que l’étude de cas du bureau de la
DGDA Maniema prend tout son sens.
20
Chapitre deuxième : Cadre méthodologique et présentation du champ
d’investigation
2.1. Méthodologie de recherche
Elle peut se définir comme étant l’étude du bon usage des méthodes et
techniques. Il ne suffit pas de les connaître, encore faut-il savoir plus les utiliser comme il
se doit, c’est-à-dire savoir comment les adapter, le plus rigoureusement possible, d’une
part à l’objet précis de la recherche ou de l’étude envisagé, et d’autre part aux objectifs
poursuivi12.
La rédaction de tout travail scientifique exige une voie à suivre en vue
d’arriver aux solutions appropriées, c’est-à-dire que toute recherche scientifique doit se
fonder sur un objet d’étude et sur des méthodes appropriées pour atteindre ses objectifs.
Il faut de ce fait, présenter les méthodes et techniques qui pourront donner
une conduite au travail.
Méthode.
La méthode, est l’ensemble des opérations intellectuelles permettant
d’analyser, de comprendre et d’expliquer la réalité étudiée. Par-là, la méthode désigne
donc une démarche logique, indépendante du contenu particulier de la recherche, et
qualifie des processus et des formes de perception et de raisonnement destinés à rendre
intelligible la réalité à appréhender13.
Pour cela, nous avons recouru à la méthode comparative. Elle consiste à
confronter deux ou plusieurs contextes pour déceler les ressemblances et les différences
qui existent entre eux. Toute comparaison suppose qu’il existe entre les faits à comparer à
la fois des ressemblances et des différences 14. Ainsi cette méthode nous a aidé à
comprendre notre sujet de recherche et nous a permis à déceler la ressemblance et la
différence existant entre les recettes de l’importation et celle à l’exportation
Technique.
12
Akfouf, O., [Link]. p.14
13
BAYLE, D., L’Initiation aux Méthodes des Sciences Sociales, Paris, éd, Le Harmattan, 2000, p.45
14
MULUMBATI NGASHA, Manuel de Sociologie générale, Lubumbashi, éd. Africa, 2001, p17
21
Selon SABITI MAKINGA 15, la technique est définie comme un procédé ou
un ensemble de procédés ou d’outils particuliers pouvant faciliter l’atteinte d’un objectif.
Elle est un moyen au service de la méthode. D’une manière générale, elle permet au
chercheur de récolter et dans une certaine mesure de traiter les informations nécessaires à
l’élaboration d’un travail scientifique.
Le choix de la technique n’est pas le fait du hasard et découle de la délimitation de
l’objet d’étude, du but de la recherche et des hypothèses à vérifier. Ces éléments orientent
le type de technique à utiliser.
C’est un moyen précis pour atteindre un résultat partiel, à un niveau et à un
moment précis de la recherche. Cette atteinte de résultat est directe et révèle du concret,
du fait observé, de l’étape pratique et limite16.
Dans le cadre de cette étude, nous avons utilisé la technique documentaire et
celle d’interview libre pour récolter les données ainsi que la technique statistique pour
traiter ces données.
La technique documentaire nous a permis de récolter les données grâce aux
différents documents (ouvrage, rapports annuels, journal officiel, etc.) en rapport avec les
ratios d’exportation et d’importation d’une part et d’autre avec les recettes réalisées par le
DGDA au cours de la période sous-étude.
Tandis que, la technique d’interview nous a permis d’engager un dialogue avec
les responsables des différents services concernés afin de récolter des informations
complétant les données récoltées par la technique documentaire.
Par contre, la technique statistique nous a permis de traiter les données
récoltées par la technique documentaire et celle d’interview moyennant les tableaux et
graphiques à partir de calcule de taux et des écarts.
Pour une bonne récolte des données et leur analyse, nous allons recouru à
l’approche qualitative CAP (Connaissance Attitude et Pratique) privilégiant les techniques
suivantes :
15
SABITI MAKINGA, Initiation à la Recherche Scientifique, G2 Douane et Accises, ISC-Kindu, 2021-2022,
16
Akfouf. O., [Link]. p.22
22
a) L’observation directe
D’après MULUMBATI NGASHA, l’observation directe est cette forme
d’observation qui porte directement sur les faits étudiés, qu’il s’agisse des individus, des
groupes d’individus, des institutions, etc.17
Pendant beaucoup de jours, nous avons palpé de la réalité de la province
douanière du Maniema. Nous allons parcouru tous les services de la DGDA/Maniema
pour constater comment les recettes sont mobilisées que ça soit à l’importation tout
comme à l’exportation.
b) Entretien et/ou interview
Nous a servi d’organiser des échanges avec les autorités de la
DGDA/Maniema partant des leurs expériences et connaissances afin d’obtenir des
informations nécessaires en rapport avec l’objet de notre recherche.
c) Observation documentaire
Cette technique est orientée vers une famille systématique de tout ce qui est
écrit, ayant une liaison avec le domaine de recherche, elle a concerné les documentations
écrits (ouvrages, les rapports, les articles, les revues, l’internet).
2.2. Présentation de la direction générale des douanes et accises du Maniema
2.2.1. Historique de la douane
La Douane est née en France par Jean Baptiste Colbert (Intendant à la cour royale du Roi
LOUIS XIV du 1664-1669) pour visiter la marque considérée comme le droit de visite.
A la longue, le roi s’était décidé de transformer ces cadeaux en taxes. Avec l’évolution,
ces taxes amenèrent la création de la Douane qui est une taxe imposée à la frontière à
l’occasion de la sortie et de l’entrée (exportation ou importation) des marchandises dans
un pays ou territoire.
En République Démocratique du Congo, l’histoire de la Douane remonte à l’époque
coloniale avec le Roi Léopold II, malgré l’opposition de certaines puissances coloniales
qui préféraient la liberté de commerce sur les territoires nationaux.
17
MULUMBATI NGASHA, [Link]. p.25
23
Léopold II commerçât depuis le 02/04/1892, la perception de droit d’entrée soit 10% à
l’importation et 6% à l’exportation.
De ce fait, la Belgique créa un « office douanier congolais » en sigle ODC, chargé de la
perception des droits et taxes pour le compte du Congo Belge.
Après l’indépendance, les difficultés assez sérieuses touchèrent l’ensemble de l’appareil
douanier, chose qui influença la suppression de l’office douanier Congolais vers 1968, par
une ordonnance loi n°33 du 06/11/1968 modifiant le décret du mercredi 01/02/1964,
relatif au tarif des droits de sortie, signé et considéré comme le premier tarif douanier
après l’indépendance du Congo.
En 1972, lorsque les services des douanes et accises relevaient d’une direction du
Ministère des finances, le Congo avait adhéré au conseil de coopération douanière (CCD)
et avait adopté en 1975 la nomenclature internationale des produits dits de « Bruxelles ».
Cette direction était placée sous la supervision administrative du secrétaire du Ministère
des finances.
Vers les années 1960-1965 le lieutenant Major Joseph Désiré Mobutu accède au pouvoir
le 24/11/1965 et signa l’ordonnance-loi n°33 du 06/01/1968, pour supprimer l’ODC.
Ainsi, fut créé l’Office des Douanes et Accises « OFIDA » au terme de l’ordonnance-loi
n°79/144 du 15/05/1979 et abrogé plus tard par le décret n°09/43 du 03/ 12/ 2009 portant
création et organisation de la Direction Générale des Douanes et Accise, DGDA.
L’implantation de la douane au Maniema est intervenue sur demande de l’autorité,
provinciale dans l’intérêt de la décentralisation afin de constater les statistiques des
recettes à caractère national, mais aussi de doter la province d’un service pouvant réaliser
tout dédouanement des marchandises sur place et de bénéficier des avantages douaniers
du territoire congolais.
Il est important de rappeler aussi que le Maniema est une Province à vocation minière et
agricole qui jadis ses recettes, profitaient plus aux provinces voisines au détriment de la
province productrice.
Le 27 janvier 2007, par la décision n° DG/DD/DT/ADG/2007/047 et n°
DG/DD/DT/AFG/2007/048 ; on a créé la douane avec comme bureau respectivement à
Kindu-Aéroport et Kindu-Gare qui reçoivent les marchandises venant de l’étranger en
passant par la Province du Katanga.
2.2.2. Historique de la DGDA
24
La DGDA est née du décret n°09/43 du 03/ 12/ 2009. Elle est un service public doté d’une
autonomie administrative et financière, mais sous la tutelle des ministères de finances et
de la fonction publique.
Le siège de son administration centrale se trouve à Kinshasa, en République
Démocratique du Congo.
2.2.3. Mission de la DGDA
Les missions de la douane sont nombreuses et dépendent de la politique douanière de
chaque pays ; mais les missions fondamentales de la douane en RDC selon
l’administration de douane sont :
La mission économique
Elle consiste à la protection de l’espace économique national, c'est-à-dire la protection des
producteurs locaux et des industries nationales contre la concurrence internationale à
travers le tarif mis en place par la structure douanière pour le renforcement de l’économie
du pays en général et par la protection des emplois des congolais qui œuvrent dans des
industries de production.
Mission fiscale
Elle s’occupe de la perception pour le compte du trésor public, les droits et taxes et
redevances à caractère douanier et fiscal présent et à venir qui sont dus au fait de
l’importation et exportation des marchandises de toute nature soit du fait de leur séjour à
l’entrepôt douanier : la perception des droit accises présents et à venir sur les produits
fabriqués à l’intérieur du pays déterminé par la loi accisien.
Mission sécuritaire
Consiste à surveiller les frontières nationales, à lutter contre la criminalité transfrontalière
organisée à l’échelle internationale y compris le trafic des espèces rares menacées
d’extinction et de la drogue ; lutter contre la contrefaçon et autre atteinte aux droits de la
propriété intellectuelle, industrielle et artistique.
2.2.4. Localisation
La Direction Générale des Douanes et Accises du Maniema en sigle DGDA/MANIEMA
se situe dans l’immeuble DGDA, Avenue du 04 janvier n°96 commune Kasuku, ville de
Kindu. Son siège social se trouve à Kinshasa. Elle est limitée :
25
Au nord par la société de Chemin de fer du Congo
Au sud par le Cathédrale Catholique ;
A l’Est par le fleuve Congo ;
A l’Ouest par le palais de la justice de Kindu ;
2.2.5. Statut juridique
L’article 28 du décret n°09/43 du jeudi 03/ 12/ 2009 stipule que dans tous les textes
légaux et réglementaire qui constituent la législation en matière des douanes et accises, la
dénomination « Office de Douanes et Accises » en sigle, OFIDA, est remplacée par celle
de la « Direction Générale des Douanes et Accises » DGDA, en sigle.
La DGDA est un service public à caractère administratif, économique et financier soumis
aux dispositions de la loi n°78/002 du 06 janvier 1978, portant dispositions générales
applicables aux entreprises publiques.
La douane au Maniema a été créée sur la demande des autorités provinciale dans l’intérêt
de la centralisation afin de constituer les statistiques des recettes à caractère national, mais
aussi de doter la province d’un service pouvant réaliser toutes les opérations du
dédouanement des marchandises sur place et de bénéficier des avantages fiscaux accordés
par la douane du territoire congolais.
Il est important de rappeler aussi que le Maniema est une Province à vocation minière et
agricole. Jadis, tous les minerais exportés (cassitérites, or, diamant, coltan…) profitaient
aux provinces voisines au détriment de la province productrice. C’est ainsi que pour la
lettre n°01/RTE 202/CAB/GP-MMA/2007, adressée au Ministère des Finances avait
sollicité par la décision n° DG/DD/DT/ADG/2007/047 et n° DG/DD/DT/AFG/2007/048
du 23 Octobre 2007, il a été créé deux bureaux de douanes respectivement Kindu-Aéro et
Kindu-Gare mis à la disposition de l’Inspecteur Provincial du Maniema.
Le bureau Kindu-Aéro recevra les marchandises venant de toutes les Provinces
douanières et le bureau Kindu-Gare les marchandises venant de la Province du Katanga.
26
I.2.6. Organigramme Administrative de la DGDA/Maniema
DIRECTEUR PROVINCIAL
SECRETAIRE DE
LA DIRECTION
SOUS-DIRECTEUR CHARGE
DE L’ADMINISTRATION,
FINANCES, SOUS-DIRECTEUR CHARGE DE
REGLEMENTATION ET LA BRIGADE DOUANIERE ET
FALICITATION LUTTE CONTRE LA FRAUDE
STATISTIQUES LEGIDOU INSPECTION INSPECTION DES FINANCES INSPECTION DE
RESSOURCES LA BRIGADE
DES INTERNES DOUANIERE ET
RECETTES DU HUMAINES, DE LUTTE
TRESOR EQUIPEMENT ET CONTRE LA
LOGISTIQUE FRAUDE
B/KINDU-GARE B/ B/LUBUTU
POSTE D’ALUNGULI POSTE DE KALIMA POSTE DE PUNIA
POSTE DE SAMBA
Source : IRH/DGDA/MANIEMA
27
2.2.7. Organisation et fonctionnement de la DGDA/Maniema.
Direction provinciale
La Direction Provinciale de DGDA/Maniema est dirigée par un Directeur Provincial, il
représente l’autorité suprême de la régie dans la province. Il coordonne toutes les activités
de la Direction Provinciale.
Sous-direction de l’administration et finance
Ce bureau travaille en étroite collaboration avec celui du Directeur Provincial. Il s’occupe
de la gestion des finances et des Ressources humaines au de la DGDA y compris les
équipements et logistique.
Inspection des ressources humaines
Ce bureau est chargé de toutes les activités liées à la gestion du personnel dans
l’entreprise.
Service de la comptabilité de dépenses.
Est le bureau qui comptabilise toutes les dépenses et les fonds de la Direction Provinciale.
Il est composé de deux agents :
Le titulaire et ;
L’adjoint.
Inspection des recettes du trésor
Attribution, fonctionnement des recettes du trésor. Les tâches de ce bureau consistent à :
Collecter les recettes journalières de différents bureaux de la province. Au
Maniema nous avons trois bureaux qui sont opérationnels : Kindu-Gare,
SALAMABILA et LUBUTU.
Collecte de relevés journaliers des encaissements, de chèque unique et des
bordereaux de remise de chèque.
28
Inspection d’équipement et logistique
C’est un service qui s’occupe de la gestion du charroi automobile et autres
matériels de l’entreprise.
Sous-direction chargée de questions techniques
C’est une sous-direction qui, en dehors de l’administration et finances, est
chargée des autres matières concernant les opérations douanières et encadrement des
recettes.
Service des statistiques
C’est l’œil de la Direction Générale de Douanes et aussi un rétroviseur de la
Douane parce que, ce bureau reçoit les données passées et moyennant ces données, il
permet à la douane de bien connaitre des recettes réalisées.
Bureau des affaires juridiques et contentieuses
Est le bureau qui est chapeauté par un Chef de bureau. Il est chargé de :
- L’élaboration des instructions en matière contentieuse ;
- La gestion et du traitement des procès-verbaux d’infraction.
1. Réglementation et facilitation
Comme l’indique l’intitulé, c’est un lieu de la facilitation de la procédure
douanière entre la Douane et les usagers de la Douane.
2. Inspection de brigade et lutte contre la fraude
C’est un service paramilitaire dont les agents sont soumis à une discipline
paramilitaire. Les agents de ce service sont appelés : Les brigadiers et ont pour rôles :
- La surveillance générale des frontières, et
- La recherche et la répression des infractions en matières douanières.
29
Chapitre troisième : optimisation du régime de transit
3.1. Notions
a) Définition :
Du point de vue de l’ordonnance-loi n°10/002 du 20 août 2010 portant code des douanes
en République Démocratique du Congo, spécialement en son article 175, le transit
douanier est le régime douanier sous lequel sont placées des marchandises transportées
sous contrôle douanier d’un bureau de douane à un autre bureau de douane.
b) Transit douanier est un régime suspensif
Les marchandises transportées en transit douanier ne sont pas assujetties au paiement des
droits et taxes, sous réserve de l’observation des conditions fixées par la douane et pour
autant que soit constituée une garantie couvrant les droits et taxes exigibles en cas de mise
à la consommation desdites marchandises. Elles bénéficient de la suspension des mesures
de prohibition, de restriction ainsi que des autres mesures économiques qui leur sont
normalement applicables.
Une garantie supplémentaire dont le montant est fixé par le directeur général des douanes
est exigée lorsque les marchandises transportées en transit douanier sont prohibées à
l’importation ou soumises à des restrictions.
Lorsque les marchandises en transit douanier sont celles dont la circulation fait l’objet des
mesures particulières sur le plan international, la douane les soumet à des mesures strictes
de contrôle et prend les dispositions nécessaires pour informer et mettre à contribution les
autorités publiques intéressées.
c) Classification du transit douanier
Sont autorisées sur le territoire douanier, les opérations de transport en transit douanier des
marchandises :
i) d’un bureau de douane d’entrée à un bureau de douane de sortie ;
ii) d’un bureau de douane d’entrée à un bureau de douane intérieur ;
iii) d’un bureau de douane intérieur à un bureau de douane de sortie ; et
30
iv) d’un bureau de douane intérieur à un autre bureau de douane intérieur.
d) Optimisation du transit douanier
i) Délai du transit douanier
Les opérations de transit doivent être effectuées dans le délai et, le cas échéant, suivant
l’itinéraire fixé par le bureau de douane de départ.
Sur demande écrite de l’intéressé et pour des raisons jugées valables par la douane, le
délai visé au point 2 ci-dessus peut être prorogé.
ii) Scellement douanier
Lorsque les marchandises en transit douanier sont acheminées dans une unité de transport,
des scellements douaniers sont apposés sur l’unité de transport à condition que cette
dernière soit construite et aménagée de telle façon :
a) que les scellements douaniers puissent y être apposés de manière simple et
efficace ;
b) qu’aucune marchandise ne puisse être extraite des parties scellées de l’unité de
transport ou y être introduite sans laisser de traces d’effraction ou sans rupture
du scellement douanier ;
c) qu’elle ne comporte aucun espace caché permettant de dissimuler des
marchandises ; et
d) que tous les espaces capables de contenir des marchandises soient facilement
accessibles pour les visites douanières.
Si l’unité de transport ne peut pas être scellée de manière efficace, l’identification des
colis est assurée et les manipulations non autorisées rendues décelables par :
- la vérification complète des marchandises avec mention du résultat sur le
document de transit ;
- l’apposition de scellements douaniers sur chaque colis ;
- la description exacte des marchandises en se référant aux échantillons, plans,
dessins, photographies ou tout autre moyen similaire, qui sont joints au
document de transit ;
- la fixation d’un itinéraire et de délais stricts ; ou
iii) Le transport sous escorte douanière, si les mesures visées aux points
31
a), b), c) et d) n’ont pas pu être prises ou sont jugées insuffisantes par la
douane.
2. Dans le cas visé au point 2 e) ci-dessus, la redevance prévue à l’article 92 point 3
du présent code est due.
v) Changement du bureau de destination
A la suite d’une demande écrite de l’intéressé, et pour des raisons jugées valables par la
douane, le bureau de douane peut accepter le changement du bureau de destination.
vi) Changement du moyen de transport
Lorsque les circonstances le justifient, les marchandises en transit douanier peuvent être
transférées d’un moyen de transport à un autre sans autorisation de la douane, à condition
que les scellements douaniers ne soient pas rompus ou manipulés.
Tout accident ou événement imprévu affectant directement l’opération de transit douanier
doit être, dans le plus bref délai, signalé au bureau de douane de départ ou au service de
douane le plus proche.
vii) Conditions à observer pendant le déroulement du transit
Pendant le déroulement du transit, il est interdit de modifier les marques et numéros des
colis, d’ajouter d’autres marques et inscriptions, de procéder à des changements
d’emballage et d’ouvrir les colis ou d’en enlever les marques d’identification apposées par
la douane.
En cours de transport, les marchandises en transit douanier et les documents qui les
accompagnent doivent être présentés à toute réquisition des agents des douanes.
e) Apurement du régime de transit douanier
Le régime de transit douanier est apuré par la présentation des marchandises et des
documents douaniers qui les accompagnent au bureau de douane de destination dans le
délai fixé à cet effet, sans que lesdites marchandises n’aient subi aucune modification, ni
n’aient été utilisées. Les scellements douaniers et les marques d’identification doivent
demeurer intacts.
32
Dès que les marchandises sont placées sous son contrôle, le bureau de douane de
destination prend sans délai toutes les mesures nécessaires pour l’apurement de
l’opération de transit douanier après s’être assuré que toutes les conditions ont été
remplies. Il signale au bureau de douane de départ les éventuelles anomalies relevées.
f) Responsabilité du transporteur
En cas de non présentation de tout ou partie de marchandises en transit douanier au
bureau de destination, le transporteur doit payer les droits et taxes sur les déficits
constatés.
Si ces déficits se rapportent à des marchandises prohibées, le transporteur est tenu au
paiement d’une somme égale à leur valeur.
Lorsqu’il est justifié que la perte de marchandises en transit douanier est due à un cas
fortuit, à un cas de force majeure ou à des causes dépendant de la nature de marchandises,
le transporteur est dispensé du paiement des droits et taxes ou, si les marchandises sont
prohibées, du paiement de la somme représentant la valeur de ces marchandises.
Les marchandises détériorées ou avariées par suite d’accident ou de force majeure
pendant qu’elles se trouvent en transit douanier peuvent être déclarées pour la mise à la
consommation comme si elles avaient été importées dans l’état où elles se trouvent, à
condition que la détérioration ou l’avarie soit dûment établie à la satisfaction de la
douane.
g) Destruction des marchandises en transit
Toutefois, sur demande écrite de l’intéressé, le bureau de douane peut autoriser la
destruction des marchandises en transit douanier qui se sont avariées, pour autant que
soient acquittés le cas échéant les droits et taxes afférents aux résidus de cette destruction.
h) Libération de la garantie mise en place au bureau de départ
Le receveur du bureau de douane de départ ne peut libérer la garantie mise en place
qu’après avoir été informé par le bureau de douane de destination de la réalisation
conforme de l’opération de transit douanier.
33
Chapitre quatrième : Présentation, analyse et interprétation des résultats
Dans ce chapitre, il est question de présenter les données de l’institution prise en
compte, les analyser et interpréter nos résultats obtenus. Il est subdivisé en trois points dont le
premier va porter sur la source des données, le deuxième va s’intituler traitement des données
et enfin le dernier va aborder l’analyse et interprétation des résultats.
4.1. Sources des données
Les données dont nous avons utilisé sont extraites des rapports annuels de la
DGDA/Maniema.
4.2. Traitement des données
Dans cette partie nous allons traiter les données qui nous ont été fourni par la
DGDA/Maniema de 2021 à 2024.
Tableau n°2. Evolution des recettes mobilisées à la DGDA/Maniema en 2021
Mois Assignations Recettes mobilisées Taux d’exécution (en %)
Janvier 99171343 10605144 10,69
Févier 106157175 4622350 4,35
Mars 110403462 243912 0,22
Avril 112321140 49320 0,04
Mai 111636256 2617993 2,35
Juin 111225324 13542704 12,18
Juillet 121087668 10526103 8,69
Aout 123006346 11551452 9,39
Septembre 117800220 2993727 2,54
Octobre 123690231 11443527 9,25
Novembre 116978358 6536420 5,59
Décembre 13569659 942961 6,95
Moyenne 105587265,2 6306301,083 6,02
Source : nos calculs sur Excel 2021
34
Il se remarque du présent tableau que la DGDA/Maniema en 2021 a mobilisé en moyenne
6 306 301,083 sur la moyenne de 105 587 265,2 CDF comme assignations avec un taux
moyen d’exécution se chiffrant à 6%. Nous pouvons dire alors dire que cette institution
n’a pas atteint ses assignations vu cet écart.
Graphique 1. Evolution mensuelle des assignations et recettes mobilisées en 2021
140000000
120000000
100000000
80000000
60000000 Assignations
Recettes mobilisées
40000000
20000000
0
r r rs il ai in et t e e e e
nvie évie Ma Avr M Ju uill Aou mbr tobr mbr mbr
Ja F J e c e e
pt O ov Déc
Se N
Ce graphique nous montre que les assignations ont connu augmentation sans précédente
au cours du d’octobre et ont chuté au mois de décembre. Par contre, les recettes
mobilisées ont atteint un niveau le plus élevé sont celles des mois de juin et octobre 2021
pour prendre une allure descendante au mois de décembre.
35
Tableau 3. Evolution des recettes mobilisées à la DGDA/Maniema en 2022
Mois Assignations Recettes mobilisées Taux
d’exécution
(en %)
Janvier 99171348 0 0
Févier 205328523 0 0
Mars 315731985 2585593 0,82
Avril 428053125 2904871 0,68
Mai 539689381 15607307 2,89
Juin 650914705 23794280 3,66
Juillet 772002373 32274947 4,18
Aout 895008719 41350479 4,62
Septembre 1012808939 47452630 4,69
Octobre 1136499170 47452630 4,18
Novembre 1253477528 69343630 5,53
Décembre 1369771000 69566546 5,08
Moyenne 723204733 29361076,08 3,0275
Source : Nos calculs sur Excel
Ce tableau atteste que le niveau moyen des recettes mobilisées et des assignations sont
respectivement de 29 361 076,08 et 723 204 733 de CDF, soit un taux moyen d’exécution
de 3,0275% au cours de cette. Le taux d’exécution étant faible, la DGDA/Maniema n’est
pas efficace.
Graphique 2. Evolution mensuelle des assignations et recettes mobilisées en 2022
1600000000
1400000000
1200000000
1000000000
800000000
Assignations
600000000
Recettes mobilisées
400000000
200000000
0
l i t t
vier vier ars vri Ma Juin ille ou bre bre bre bre
an Fé M A Ju A em cto em em
J pt O ov Déc
Se N
36
Ce graphique nous informe que les assignations ont connu une tendance croissance en
2022 pendant que la tendance des recettes réalisées ont étaient stable.
Tableau 4. Evolution des recettes mobilisées à la DGDA/Maniema en 2023
Mois Assignations Recettes mobilisées Taux
d’exécution
(en %)
Janvier 108393169 479314 0,44
Févier 113738586 18002358 15,83
Mars 119974905 50479333 42,07
Avril 121311259 28785072 23,73
Mai 120271873 7824477 6,51
Juin 119826421 29599093 24,7
Juillet 131111190 76967405 58,7
Aout 134229349 122374711 91,17
Septembre 129150900 107569368 83,28
Octobre 133783898 89569911 66,95
Novembre 126686678 65145165 51,42
Décembre 126359708 135630275 107,34
Moyenne 123736494,7 61035540,17 47,678333
Source : Nos calculs sur Excel
Les informations que ce tableau nous renseigne est qu’il y a eu une hausse du taux moyen
d’exécution qui se chiffre à 48%. Cette hausse est justifiée par un accroissement des
recettes mobilisées au cours de cette année.
37
Graphique 3. Evolution mensuelle des assignations et recettes mobilisées en 2023
160000000
140000000
120000000
100000000
80000000
Assignations
60000000
Recettes mobilisées
40000000
20000000
0
r r rs il ai in et t e e e e
nvie évie Ma Avr M Ju uill Aou mbr tobr mbr mbr
Ja F J e c e e
pt O ov Déc
Se N
Ce graphique montre que les recettes mobilisées étaient faible et inférieure aux
assignations au mois de janvier et mai pour passer les assignations au mois de décembre
de cette même année.
Tableau 5. Evolution des recettes mobilisées à la DGDA/Maniema en 2024
Mois Assignations Recettes mobilisées Taux
d’exécution
(en %)
Janvier 44720257 54010114 120,7
Févier 46925640 50717882 122,32
Mars 49498586 58220882 117,62
Avril 50049932 103337781 206,47
Mai 49621107 62616919 126,19
Juin 49437325 55667502 112,6
Juillet 54093133 311228213 575,35
Aout 55379606 84610373 152,78
Septembre 53296745 289598816 560,25
Octobre 55195824 127973669 231,85
Novembre 52255314 238920800 457,22
Décembre 52132792 500879 0,96
Moyenne 51050521,75 119783652,5 232,02583
Source : rapports annuel DGDA/Maniema 2024
38
De ce tableau il se laisse voir qu’en moyenne les recettes mobilisées ce sont chiffrées à
119 783 652,5 contre un niveau moyen des assignats 51 050 521,75 de CDF. Le taux
moyen d’exécution est arrivé à 232%. Il se constate que les réalisations sont strictement
supérieurs aux objectifs assignés ce qui témoigne l’efficacité pour cette institution au
cours de l’année 2024.
Graphique 4. Evolution mensuelle des assignations et recettes mobilisées en 2024
350000000
300000000
250000000
200000000
150000000 Assignations
Recettes mobilisées
100000000
50000000
0
r r rs il ai in et t e e e e
nvie évie Ma Avr M Ju uill Aou mbr tobr mbr mbr
Ja F J e c e e
pt O ov Déc
Se N
Le niveau le plus élevé de recettes mobilisées est celles observées du mois de juillet,
septembre et novembre pour avoir une tendance baissière au mois de décembre comme ce
graphique nous montre. Les assignations n’ont pas connu des mouvements pendant cette
année.
39
4.3. Test de comparaison des taux d’exécution de la DGDA/Maniema
Tableau 6. Comparaison entre le taux d’exécution 2021 et 2022
Variable | Obs Mean Std. Err. Std. Dev. [95% Conf. Interval]
---------+--------------------------------------------------------------------
TEX2021 | 12 47.67833 10.03742 34.77065 25.58612 69.77055
TEX2022 | 12 3.0275 .6002905 2.079467 1.70627 4.34873
---------+--------------------------------------------------------------------
diff | 12 44.65083 9.597137 33.24546 23.52768 65.77399
------------------------------------------------------------------------------
mean(diff) = mean(TEX2021 - TEX2022) t = 4.6525
Ho: mean(diff) = 0 degrees of freedom = 11
Ha: mean(diff) < 0 Ha: mean(diff) != 0 Ha: mean(diff) > 0
Pr(T < t) = 0.9996 Pr(|T| > |t|) = 0.0007 Pr(T > t) = 0.0004
Source : Nos calculs Stata 16.0
Entre 2021 et 2022, il s’observe que la différence est positive et significative ce qui
témoigne la contreperformance de la DGDA/Maniema. D’où l’hypothèse nulle est
rejetée.
40
Tableau 7. Comparaison entre le taux d’exécution 2021 et 2023
Variable | Obs Mean Std. Err. Std. Dev. [95% Conf. Interval]
---------+--------------------------------------------------------------------
TEX2021 | 12 47.67833 10.03742 34.77065 25.58612 69.77055
TEX2023 | 12 47.67833 10.03742 34.77065 25.58612 69.77055
---------+--------------------------------------------------------------------
diff | 12 0 0 0 0 0
------------------------------------------------------------------------------
mean(diff) = mean(TEX2021 - TEX2023) t= .
Ho: mean(diff) = 0 degrees of freedom = 11
Ha: mean(diff) < 0 Ha: mean(diff) != 0 Ha: mean(diff) > 0
Pr(T < t) = . Pr(|T| > |t|) = . Pr(T > t) = .
Source : Nos calculs Stata 16.0
De ce tableau, il se laisse voir que la différence est nulle ce qui traduit une égalité
entre les assignations et les réalisations de ladite institution entre 2021 et 2023. Non
rejet de l’hypothèse
41
Tableau 8. Comparaison entre le taux d’exécution 2021 et 2024
Variable | Obs Mean Std. Err. Std. Dev. [95% Conf. Interval]
---------+--------------------------------------------------------------------
TEX2021 | 12 47.67833 10.03742 34.77065 25.58612 69.77055
TEX2024 | 12 232.0258 55.02208 190.6021 110.923 353.1286
---------+--------------------------------------------------------------------
diff | 12 -184.3475 53.69328 185.999 -302.5256 -66.1694
------------------------------------------------------------------------------
mean(diff) = mean(TEX2021 - TEX2024) t = -3.4333
Ho: mean(diff) = 0 degrees of freedom = 11
Ha: mean(diff) < 0 Ha: mean(diff) != 0 Ha: mean(diff) > 0
Pr(T < t) = 0.0028 Pr(|T| > |t|) = 0.0056 Pr(T > t) = 0.9972
Source : Nos calculs Stata 16.0
Les informations fournies par ce tableau témoignent une différence négative et
significative entre 2021 et 2023. Il se constate un écart entre les assignations et les
réalisations. Nous disons alors que la DGDA n’a pas été performante pendant cette
période. L’hypothèse nulle est rejetée.
42
Tableau 9. Comparaison entre le taux d’exécution 2022 et 2023
Variable | Obs Mean Std. Err. Std. Dev. [95% Conf. Interval]
---------+--------------------------------------------------------------------
TEX2022 | 12 3.0275 .6002905 2.079467 1.70627 4.34873
TEX2023 | 12 47.67833 10.03742 34.77065 25.58612 69.77055
---------+--------------------------------------------------------------------
diff | 12 -44.65083 9.597137 33.24546 -65.77399 -23.52768
------------------------------------------------------------------------------
mean(diff) = mean(TEX2022 - TEX2023) t = -4.6525
Ho: mean(diff) = 0 degrees of freedom = 11
Ha: mean(diff) < 0 Ha: mean(diff) != 0 Ha: mean(diff) > 0
Pr(T < t) = 0.0004 Pr(|T| > |t|) = 0.0007 Pr(T > t) = 0.9996
Source : Nos calculs Stata 16.0
Nous remarquons de ce tableau que la DGDA n’a pas été performante entre 2022 et
2023 étant donné que la différence est négativement et significative. Cela se justifie
par le fait que les assignations restent supérieures aux recettes mobilisées par cette
institution. Nous rejetons l’hypothèse nulle.
43
Tableau 10. Comparaison entre le taux d’exécution 2022 et 2024
Variable | Obs Mean Std. Err. Std. Dev. [95% Conf. Interval]
---------+--------------------------------------------------------------------
TEX2022 | 12 3.0275 .6002905 2.079467 1.70627 4.34873
TEX2024 | 12 232.0258 55.02208 190.6021 110.923 353.1286
---------+--------------------------------------------------------------------
diff | 12 -228.9983 54.77352 189.7411 -349.554 -108.4426
------------------------------------------------------------------------------
mean(diff) = mean(TEX2022 - TEX2024) t = -4.1808
Ho: mean(diff) = 0 degrees of freedom = 11
Ha: mean(diff) < 0 Ha: mean(diff) != 0 Ha: mean(diff) > 0
Pr(T < t) = 0.0008 Pr(|T| > |t|) = 0.0015 Pr(T > t) = 0.9992
Source : Nos calculs Stata 16.0
Ce tableau montre que la DGDA n’a pas été performante entre 2022 et 2024 ce qui
signifie que la différence est négativement et significative. Cela s’explique par la
supériorité des assignations sur les réalisations de cette institution. Nous rejetons
l’hypothèse nulle.
44
Tableau comparaison entre le taux d’exécution 2023 et 2024
Variable | Obs Mean Std. Err. Std. Dev. [95% Conf. Interval]
---------+--------------------------------------------------------------------
TEX2023 | 12 47.67833 10.03742 34.77065 25.58612 69.77055
TEX2024 | 12 232.0258 55.02208 190.6021 110.923 353.1286
---------+--------------------------------------------------------------------
diff | 12 -184.3475 53.69328 185.999 -302.5256 -66.1694
------------------------------------------------------------------------------
mean(diff) = mean(TEX2023 - TEX2024) t = -3.4333
Ho: mean(diff) = 0 degrees of freedom = 11
Ha: mean(diff) < 0 Ha: mean(diff) != 0 Ha: mean(diff) > 0
Pr(T < t) = 0.0028 Pr(|T| > |t|) = 0.0056 Pr(T > t) = 0.9972
Source : Nos calculs Stata 16.0
De ce tableau, nous observons un écart négatif et significatif entre les assignations et les
réalisations de la DGDA entre 2023 et 2024. Cette dernière n’a pas été performante au
cours de cette période.
45
4.4. Analyse et interprétation des résultats
A l’issu de cette analyse, nous avons poursuivi l’objectif principal d’étudier les
mécanismes de l’optimisation du régime douanier de transit par la DGDA Maniema de 2021 à
2024. De ce qui ce précède, nous avons débouché sur les résultats suivants :
Þ La DGDA/Maniema en 2021 a mobilisé en moyenne 6 306 301,083 sur la moyenne de
105 587 265,2 CDF comme assignations avec un taux moyen d’exécution se chiffrant à 6%.
Nous pouvons dire alors dire que cette institution n’a pas atteint ses assignations vu cet écart.
Þ Le niveau moyen des recettes mobilisées et des assignations en 2022 sont
respectivement de 29 361 076,08 et 723 204 733 de CDF, soit un taux moyen d’exécution de
3,0275% au cours de cette. Le taux d’exécution étant faible, la DGDA/Maniema n’est pas
efficace.
Þ Une hausse du taux moyen d’exécution qui se chiffre à 48%. Cette hausse est justifiée
par un accroissement des recettes mobilisées au cours de cette année.
Þ En moyenne les recettes mobilisées ce sont chiffrées à 119 783 652,5 contre un
niveau moyen des assignats 51 050 521,75 de CDF. Le taux moyen d’exécution est arrivé à
232%. Il se constate que les réalisations sont strictement supérieurs aux objectifs assignés ce
qui témoigne l’efficacité pour cette institution au cours de l’année 2024.
A l’aide du Test de Comparaison des moyennes de Student montrent que la DGDA au cours
de la période sous examen n’a pas été performante étant donné que ses objectifs étaient très
loin des réalisations. Ces résultats nous pousse à recommander à la DGDA d’optimiser le
commerce international afin d’accroitre ses réalisations.
Comme tout travail scientifique ne manque des limites le nôtre n’échappe pas à cette règle
générale.
46
Conclusion et recommandations
Tous les Etats du monde ont en commun besoin des moyens financiers nécessaires
y compris la République Démocratique du Congo pour couvrir diverses charges publiques
face auxquelles ils sont affrontés. Pour y parvenir, ils recourent aux diverses sources de
financement notamment : aux ressources étrangères (emprunts) ou soit aux ressources internes
(production, taxes et fiscalités).
En effet, étant donné que ces modes de financement sont tributaires de contraintes
de plusieurs ordres, chaque Etat a une préférence sur l’un ou l’autre moyen de financement,
après évaluation ces deux possibilités qui s’offrent à lui. Pour justifier de sa souveraineté,
l’Etat opte pour les impôts et les taxes qui du reste constituent les ressources essentielles ne
générant aucun intérêt et sont non remboursables.
Eu égard à ce qui précède, l’Etat congolais attribue aux différentes régies
financières la mission fiscale, celle de perception des droits et taxes, c’est le cas de la
Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA), DGRAD, Direction Générale des
Impôts (DGI). C’est dans ce cadre que notre travail a porté sur l’analyse de l’optimisation du
régime douanier en transit dans un bureau à la DGDA Maniema de 2021 à 2024.
Dans ce sujet, nous avons formulé notre problématique au tour de la question
suivante : Que faire pour optimiser le régime douanier de transit et assurer la fluidité dans la
circulation des marchandises sous douane vers les bureaux de la DGDA Maniema durant la
période sous analyse ?
A cette question nous avons proposé la réponse provisoire et anticipative selon
laquelle l’utilisation des scellés électroniques serait la meilleure façon de rendre optimal le
régime de transit et faciliterait la circulation des marchandises sous douane entre les bureaux
d’entrée se trouvant dans les postes frontaliers vers ceux du Maniema éloignés de toutes les
frontières physiques avec les pays limitrophes.
L’objectif global que nous avons poursuivi dans cette recherche était d’étudier les
mécanismes de l’optimisation du régime douanier de transit par la DGDA Maniema au cours
de la période sous examen.
47
Pour atteindre nos objectifs et vérifier nos hypothèses nous avons recouru aux méthodes
statistiques et descriptives appuyées par la technique documentaire.
Afin de mener ce travail à bord, nous l’avons structuré en quatre chapitres hormis
l’introduction et la conclusion dont le premier a porté sur le cadre général et conceptuel de
l’étude, le deuxième a été intitulé cadre méthodologique et présentation du champ
d’investigation, le troisième a abordé optimisation du régime de transit et enfin le dernier s’est
focalisé sur la présentation des données, analyse et interprétation des résultats.
Après collecte, analyse et traitement des données, nous avons débouché sur les résultats ci-
après :
Þ La DGDA/Maniema en 2021 a mobilisé en moyenne 6 306 301,083 sur la moyenne de
105 587 265,2 CDF comme assignations avec un taux moyen d’exécution se chiffrant à 6%.
Nous pouvons dire alors dire que cette institution n’a pas atteint ses assignations vu cet écart.
Þ Le niveau moyen des recettes mobilisées et des assignations en 2022 sont
respectivement de 29 361 076,08 et 723 204 733 de CDF, soit un taux moyen d’exécution de
3,0275% au cours de cette. Le taux d’exécution étant faible, la DGDA/Maniema n’est pas
efficace.
Þ Une hausse du taux moyen d’exécution qui se chiffre à 48%. Cette hausse est justifiée
par un accroissement des recettes mobilisées au cours de cette année.
Þ En moyenne les recettes mobilisées ce sont chiffrées à 119 783 652,5 contre un
niveau moyen des assignats 51 050 521,75 de CDF. Le taux moyen d’exécution est arrivé à
232%. Il se constate que les réalisations sont strictement supérieurs aux objectifs assignés ce
qui témoigne l’efficacité pour cette institution au cours de l’année 2024.
Þ Le Test de Comparaison des moyennes de Student montrent que la DGDA au cours de
la période sous examen n’a pas été performante étant donné que ses objectifs étaient très loin
des réalisations. Ces résultats nous pousse à recommander à la DGDA d’optimiser le
commerce international afin d’accroitre ses réalisations.
Comme tout travail scientifique ne manque des limites le nôtre n’échappe pas à cette règle
générale.
48