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Cadre légal de l'enseignement islamique

Le document traite de l'enseignement de la religion islamique en Belgique, introduit par la loi de 1974 et régularisé par un décret en 2002. Il souligne l'importance de la neutralité et du respect des convictions des élèves dans le cadre éducatif, tout en définissant les missions prioritaires de l'enseignement. Enfin, il met en avant les compétences à développer chez les élèves à travers ce cours, en lien avec leur identité et leur engagement citoyen.

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Cadre légal de l'enseignement islamique

Le document traite de l'enseignement de la religion islamique en Belgique, introduit par la loi de 1974 et régularisé par un décret en 2002. Il souligne l'importance de la neutralité et du respect des convictions des élèves dans le cadre éducatif, tout en définissant les missions prioritaires de l'enseignement. Enfin, il met en avant les compétences à développer chez les élèves à travers ce cours, en lien avec leur identité et leur engagement citoyen.

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Introduction :

L’introduction du cours de religion islamique est


la conséquence de l’adoption de la loi du 19
juillet 1974 qui reconnaissait les administrations
chargées de la gestion du temporel du culte
islamique.
Un Décret pour combler un vide juridique

Il faudra encore attendre l’année 2002 pour que le


gouvernement de la Communauté Française promulgue un
Décret (Décret du 27 mars 2002)

pour que le processus de régularisation et de reconnaissance se


mette en place avec particulièrement la désignation par le
Ministère de l’enseignement des inspecteurs chargés de
contrôler ce cours et garantir à l’état son organisation dans le
cadre légal et institutionnel. Ces inspecteurs sont en outre
chargés de : (A.R du 14 décembre 1976, article 7).
Dans les établissements d'enseignement de l'Etat,
la mission des membres du service d'inspection consiste en
particulier à :

1° conseiller les membres du personnel qu'ils visitent, donner des avis sur
leur activité et leur valeur et veiller à leur information et à leur
perfectionnement;

2° veiller à ce que les établissements qu'ils visitent puissent remplir d'une


manière adéquate et complémentaire leur mission d'éducation au sein de
la région où ils sont implantés, et effectuer, dans ce but, en accord avec la
direction générale compétente, toute étude, enquête ou recherche;

3° surveiller le niveau des études et en assurer le progrès;

4° conseiller dans le choix et l'usage des méthodes et des ouvrages


didactiques;

5° contribuer à l'élaboration du programme des cours et des grilles horaires,


ainsi qu'à l'élaboration des instructions administratives s'y rapportant;

6° à la demande de la direction concernée, représenter le Ministre ou le


département dans les commissions, colloques ou congrès.
Loi du pacte scolaire, 29 mai 1959 :
Article 8. - Dans les établissements officiels et dans les établissements
pluralistes d'enseignement primaire et secondaire de plein exercice ainsi
que dans les établissements d'enseignement primaire et secondaire libre
non confessionnel subventionnés par la Communauté française qui offrent
le choix entre les différents cours de religion ou de morale non
confessionnelle, l'horaire hebdomadaire comprend une période de religion
ou une période de morale non confessionnelle et une période de cours de
philosophie et de citoyenneté. En cas de demande de dispense pour l'élève
de suivre le cours de religion ou de morale non confessionnelle, l'horaire
hebdomadaire comprend une deuxième période de cours de philosophie et
de citoyenneté conformément à l'alinéa 4

Dans les établissements libres subventionnés se réclamant d’un caractère


confessionnel, l’horaire hebdomadaire comprend deux heures de la religion
correspondant au caractère de l’enseignement.

Par enseignement de la religion, il faut entendre l'enseignement de la


religion (catholique, protestante, israélite, islamique ou orthodoxe) et de la
morale inspirée par cette religion.
Cadre légal et institutionnel de
l’enseignement de religion islamique:

La constitution : Art. 24

La communauté assure le libre choix des parents.

La communauté organise un enseignement qui est neutre.


La neutralité implique notamment le respect des
conceptions philosophiques, idéologiques ou religieuses des
parents et des élèves.

Les écoles organisées par les pouvoirs publics offrent,


jusqu'à la fin de l'obligation scolaire, le choix entre
l'enseignement d'une des religions reconnues et celui de la
morale non confessionnelle.
L’enseignement religieux dispensé dans les réseaux d’enseignement
officiel présente des spécificités inscrites dans un cadre légal régi par les
Décrets qui définissent les missions prioritaires de l’enseignement et la
neutralité inhérente à cet enseignement.

Chaque réseau d’enseignement s’est également assigné un projet


éducatif.

Tous les cours organisés par l’enseignement officiel –en ce compris le cours
de religion islamique- doivent respecter ce cadre légal et ces projets
éducatifs.
Quelques extraits :

Le Décret définissant les missions prioritaires de


l’enseignement fondamental et de l’enseignement
secondaire et les structures propres à les atteindre
(24 juillet 1997). Ce dernier a assigné quatre
missions prioritaires à l’école (article 6) :

ü Développer la personne de chaque élève.

ü Rendre les jeunes aptes à prendre une place active dans la vie
économique, sociale et culturelle.

ü Les préparer à être des citoyens responsables dans une société


démocratique, solidaire, pluraliste et ouverte aux autres cultures,

ü Assurer à tous des chances égales d’émancipation sociale.


Le Décret organisant la neutralité inhérente à l’enseignement officiel
subventionné

…aucune vérité n’est imposée aux élèves, ceux-ci étant encouragés à rechercher
et à construire librement la leur » chap 1er. Art 4 § 4.

Le projet pédagogique et éducatif de la Communauté Française en


matière d’enseignement rappelle (§3)

Le cloisonnement entre options philosophiques, religieuses et politiques y est


fermement refusé. Celles-ci coexistent dans l’environnement quotidien des jeunes

Le projet éducatif et pédagogique du réseau officiel neutre


subventionné

Les écoles forment à la confrontation des points de vue, sans à priori, dans un
souci permanent d’honnêteté intellectuelle.
Le Décret définissant la neutralité de l’enseignement
(31 mars 1994)

L’article 1 Stipule que :

Dans les établissements d'enseignement organisés par la


Communauté, les faits sont exposés et commentés, que ce
soit oralement ou part écrit, avec la plus grande objectivité
possible, la vérité est recherchée avec une constante
honnêteté intellectuelle, la diversité des idées est acceptée,
l'esprit de tolérance est développé et chacun est préparé à
son rôle de citoyen responsable dans une société pluraliste.
Un enseignement de religion spécifique au milieu
scolaire :

L’Islam est devenu l’une des composantes du paysage


culturel et religieux de la Belgique, l’enseignement de cette
religion et de la morale qui s’en inspire est mis au service de
l’élève en dehors toute sorte de tutelle malveillante et loin
des démarches d’instrumentalisation de tous bords.

L’enseignement de la religion islamique a une approche qui


prend en considération la manière dont les nouvelles
générations vivent leur appartenance philosophique dans
une société plurielle.
Les enjeux du cours de religion islamique :

Le cours de religion islamique permet de proposer à


chaque élève :

« Des points de repère pour son devenir personnel,


des grilles d’analyse pour ses choix quotidiens. Le
cours permet aux jeunes de se structurer et de vivre
de manière réfléchie et responsable. Il met en œuvre
une éducation globale qui est avant tout recherche de
sens et interpellation en référence aux textes, aux
héritages et aux contextes culturels»
Comment construire une
compétence?
Contenu: un objet de savoir
Ex: La formule de l’aire d’un triangle.
Les groupes sociaux en Arabie préislamique.

Capacité: c’est le pouvoir, l’aptitude à faire quelque chose.


Ex: Résumer, classer, comparer, lire (capacités cognitives)
Tracer, colorier, mélanger (capacités gestuelles)
Ecouter, communiquer, entrer en relation (capacités socio - affectives).
La capacité a généralement un caractère transversal: elle peut être mobilisée dans diverses
disciplines.

Objectif spécifique: exprime l’intention que l’on a d’amener l’élève ou l’apprenant à exercer
une capacité sur un contenu. De Ketele (1996) propose d’exprimer l’objectif spécifique de la façon
suivante:

Objectif spécifique = capacité x contenu

Ex: Rédiger (capacité) une dissertation (contenu)


Appliquer (capacité) la loi d’Ohm (contenu)
Se documenter (capacité) sur la peine de mort (contenu)
Compétence: un ensemble ordonné de capacités qui permet – de manière spontanée –
d’appréhender une situation et d’y répondre plus ou moins pertinemment. Selon de Ketele (1996),
la compétence peut s’exprimer de la façon suivante:

Compétence = (capacités x contenus) x situations.


Compétence = objectifs spécifiques x situations.

Ex: L’enseignant mobilise un ensemble de capacité et de contenus pour mener des apprentissages
en
classe.
A partir d’une situation de pollution de l’eau, l’élève devra proposer des solutions appropriées
aux problèmes qu’il aura identifiés au préalable.
Préparer et réaliser un débat du type « controverses » sur le thème de la fécondation in vitro,
l’euthanasie, …

La compétence naît donc de la rencontre entre des connaissances, des capacités et des situations,
c’est pourquoi elle a souvent un caractère disciplinaire. Elle définit une finalité, un but à atteindre
et se construit petit à petit à partir d’un niveau de départ.
Une pédagogie des compétences :

v Etre capable de construire sa personnalité,


donner un sens à sa vie;

v S’ouvrir au monde;

v S’engager et s’investir de manière responsable;

v Effectuer une lecture dynamique et synthétique


de la pensée musulmane.
Compétences socles :
1er degré

v Au départ d’une situation vécue du passé ou du présent


et/ou de références ou de support divers (texte
coranique et prophétique, figures marquantes de
l’islam, symboles, pratiques cultuelles…), poser une ou
plusieurs questions sur le sens lié à l’être et à son
identité. Montrer en quoi cela peut influer sur l’agir de
la personne.

v A partir d’une situation problématique, effectuer une


comparaison selon un certain nombre d’éléments
d’analyse sur base d’un texte coranique, texte
prophétique, fait historique ou vécu, etc.
Compétences terminales

v En fonction d’une question déterminée,


faire une analyse argumentée s’appuyant
sur le référentiel islamique afin de se
positionner dans un esprit d’ouverture.

v Sur base d’un phénomène de société ou


d’un problème actuel, poser une série de
questions afin de planifier et préparer une
action citoyenne en ayant recours à
différents modes d’expression.
v Se positionner en produisant une
argumentation et une contre
argumentation face à une situation
problème sur base d’une lecture
dynamique personnelle des références.

v Sur base des références islamiques,


élaborer une synthèse à partir d’une
situation problème et planifier une action
en vue d’engager une dynamique
contextuelle.
Un cadre légal et institutionnel pour un travail commun :
Le Décret Conseil des cours philosophiques : D 03-06-2005. M.B 29-07-2005

Art. 2. § 1er. Il est créé auprès du Gouvernement de la Communauté française un Conseil consultatif supérieur
des cours philosophiques ci-après dénommé « le conseil ».

§ 2. Le conseil a pour mission :

1° de formuler d’initiative ou à la demande du ministre concerné, du Gouvernement ou du Parlement de la


Communauté française, tout avis et proposition sur la politique générale en matière de cours philosophiques,
ainsi que sur la promotion de ces cours;

2° de formuler un avis préalable à l’adoption de toute disposition décrétale ou réglementaire touchant


l’organisation et le subventionnement des cours philosophiques;

3° de formuler toutes propositions relatives aux opportunités d’échanges de savoirs et de pratiques entre les
différents cours philosophiques;

4° de formuler, dans le respect des spécificités de chacun et dans le cadre du Décret missions, toutes
propositions susceptibles d’encourager le dialogue entre les différentes religions reconnues et le cours de
morale non confessionnelle et de promouvoir les valeurs communes;

5° de formuler conformément au décret, tout avis sur l’organisation d’activités organisées conjointement par les
différents cours philosophiques autour de thèmes fixés par le conseil;

6° de formuler tout avis sur la présence d’initiation à la démarche philosophique et sur l’introduction d’éléments
de philosophie et d’histoire comparée des religions dans chacun des cours philosophiques tel que reconnu
par la loi du29 mai 1959, y compris là où un seul cours correspondant au caractère confessionnel de
l’enseignement est organisé;

7° d’établir annuellement pour le ministre du Gouvernement et le Parlement un rapport d’activités sur le


fonctionnement et l’organisation des cours philosophiques dans chacun des réseaux, complémentairement à
la loi du 29 mai 1959.
A

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