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Dimensionnement autoroute Jelma-Kassrine

Le projet d'étude et de dimensionnement d'un tronçon de l'autoroute Jelma-Kassrine vise à améliorer le réseau routier en Tunisie, en désengorgeant les routes existantes et en renforçant la sécurité routière. Il se concentre sur un tronçon de 8 km entre Jelma et Kasserine, avec des études hydrologiques, géotechniques et de trafic pour dimensionner les ouvrages nécessaires. Ce projet s'inscrit dans une initiative plus large de développement économique et d'intégration territoriale dans le pays.

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Dimensionnement autoroute Jelma-Kassrine

Le projet d'étude et de dimensionnement d'un tronçon de l'autoroute Jelma-Kassrine vise à améliorer le réseau routier en Tunisie, en désengorgeant les routes existantes et en renforçant la sécurité routière. Il se concentre sur un tronçon de 8 km entre Jelma et Kasserine, avec des études hydrologiques, géotechniques et de trafic pour dimensionner les ouvrages nécessaires. Ce projet s'inscrit dans une initiative plus large de développement économique et d'intégration territoriale dans le pays.

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Projet de fin d’année

Sujet :
Etude et dimensionnement d’un tronçon de l’autoroute
Jelma-Kassrine

Réalisé par :
- Hichri Firas
- Tounsi Yassine
Sous la direction de :
- Mme. GUETTAYA Ikram
Groupe GCV1B
Sommaire
Introduction générale
Le développement économique d’un pays repose en grande partie sur la qualité de son réseau
routier. En Tunisie, cette réalité se confirme à travers le fort essor de la construction d’autoroutes
ces dernières années.

Dans le cadre des actions extérieures financées par le budget général de l’Union Européenne, la
Banque Européenne d’Investissement (BEI) a signé un accord de coopération avec la Direction
Générale des Ponts et Chaussées (DGPC) relevant du Ministère de l’Équipement. Cet accord porte
sur une assistance technique relative au projet de réalisation de la desserte autoroutière des
gouvernorats de Kairouan, Kasserine, Sidi Bouzid et Gafsa.

Ce projet vise à étudier la mise en place d’une autoroute d’environ 350 km, reliant les régions du
centre et du sud-ouest de la Tunisie au réseau autoroutier Nord-Sud déjà existant. Il s’inscrit
pleinement dans la politique nationale de développement du secteur des transports, dans l’objectif de
dynamiser l’activité économique des zones concernées.

Objectifs du projet

Les objectifs spécifiques de cette étude sont les suivants :

 Désengorger les routes nationales existantes (RN3, RN13, RN14 et RN2).


 Améliorer le niveau de service de ces axes routiers.
 Réduire les temps de parcours et les coûts d’exploitation des véhicules.
 Renforcer la sécurité routière et diminuer le nombre d’accidents.
 Créer un environnement socio-économique favorable à l’investissement grâce au
développement des régions traversées.

Structure du projet autoroutier

Le projet est divisé en deux grandes tranches :

 Tranche 1 : Relie Tunis à Jelma, en passant par le gouvernorat de Kairouan.


 Tranche 2 : Se subdivise en deux branches :
 Jelma – Kasserine
 Jelma – Gafsa, via Sidi Bouzid

L’étude porte plus précisément sur un tronçon de 8 km situé entre Jelma et Kasserine.

Contenu du rapport

Le rapport d’étude se compose des chapitres suivants :

1. Présentation de la zone d’étude


2. Étude hydrologique des bassins versants existants
3. Étude hydraulique pour le dimensionnement des ouvrages hydrauliques
4. Étude de trafic pour le dimensionnement de la chaussée en fonction des charges prévues
5. Étude géotechnique du sol sur le tracé concerné
6. Dimensionnement de la chaussée
7. Étude géométrique du tronçon autoroutier à l’aide du logiciel Civil 3D
8. Étude du drainage de la plateforme routière
9. Modélisation et ferraillage d’un ouvrage hydraulique à l’aide du logiciel Robot Structural
Analysis

Données utilisées :

Pour mener à bien cette étude, les données suivantes ont été collectées :

 Données climatiques
 Levé topographique
 Données de trafic
 Données géotechniques
Chapitre1 : Présentation générale
de la zone d’étude
Chapitre1 : présentation générale de la zone d’étude
Introduction
La desserte autoroutière reliant Kairouan, Kasserine, Sidi Bouzid et Gafsa constitue un pilier
fondamental de l'infrastructure routière tunisienne. Elle vise à connecter efficacement la capitale Tunis
aux régions de l’intérieur, renforçant ainsi l’intégration territoriale et le développement équilibré du pays.

Ce nouvel axe autoroutier revêt une importance stratégique majeure dans le réseau national de transport.
Il facilitera et accélérera les échanges commerciaux, tout en améliorant la connectivité entre les
différentes zones économiques et sociales de la Tunisie.

D’une longueur totale d’environ 350 km, l’autoroute est divisée en deux grands tronçons :

 Le premier tronçon : entre Jelma et Kasserine.


 Le second tronçon : entre Jelma et Gafsa, en passant par Sidi Bouzid.

Le présent projet porte sur l’étude d’un tronçon spécifique de l’autoroute reliant Jelma à Gafsa, en
traversant Sidi Bouzid. L’analyse se concentre précisément sur une section de 8,480 km, située entre
Jelma et Sidi Bouzid.

Dans ce chapitre, nous allons présenter :

 La localisation géographique du projet,


 Le climat de la région concernée,
 Et les caractéristiques topographiques et géologiques du site d’étude.

Localisation géographique :
Cette étude porte sur un tronçon autoroutier situé entre Jelma et Kasserine. Le tracé étudié relie la ville
de Kasserine sur une longueur de 7.6 km.

Les caractéristiques climatiques et le relief de la zone


d’étude
[Link] climat :
La Tunisie est située à la bordure sud de la zone méditerranéenne, dans une région de transition entre les
zones tempérées et tropicales, marquée par une alternance entre humidité et sécheresse.

Grâce à sa position géographique, la région du Centre joue un rôle stratégique en tant que carrefour
naturel reliant le Nord au Sud et l’Est à l’Ouest du pays. Cette zone est caractérisée par un climat allant
de l’aride au semi-aride, influencé par une faible pluviométrie et des températures élevées.

[Link] température :
En effet, le mois de janvier est généralement le plus froid de l’année, avec une température minimale
pouvant atteindre 2°C. À l’inverse, le mois de juillet est le plus chaud, avec une température maximale
enregistrée de 36,5°C (source : INM, 2012).

Le tableau ci-dessous présente un résumé des températures mensuelles minimales, maximales et


moyennes enregistrées dans la zone d’étude.

Les résultats indiquent que la température moyenne de la zone d’étude atteint 19,3 °C.

[Link] pluie :
La pluviométrie constitue le principal facteur conditionnant les écoulements à franchir. Les précipitations
proviennent majoritairement des vents du Nord-Ouest et du Nord.
Les zones les plus arrosées correspondent aux régions en altitude, où l'isohyète de 400 mm suit
approximativement le tracé de la Dorsale. En se dirigeant vers le Sud au-delà de cette ligne, le climat
devient progressivement plus aride. Les précipitations, souvent de nature torrentielle, s'avèrent
généralement plus destructrices qu’utiles, en raison des inondations qu'elles entraînent.
Les données relatives aux précipitations dans la région de Jelma sont synthétisées dans le tableau suivant.
Il ressort de ces données que la pluviométrie annuelle s’élève à 256 mm .

[Link] reliefs :
Le relief de la région comprise entre Jelma et Sidi Bouzid se caractérise principalement par des plaines et
des collines appartenant au système montagneux central de la Tunisie.

Les reliefs de notre zone d’étude

Chapitre 2 : Etude hydrologique


Chapitre2 : Etude hydrologique
Introduction :
Dans le cadre d’une étude autoroutière, l’analyse hydrologique constitue une étape cruciale pour garantir
la protection de l’ouvrage. Elle vise notamment à assurer la continuité des écoulements lors du
franchissement de la route.

Cette étude repose principalement sur l’identification des différents écoulements intersectant le tracé de
l’autoroute, ainsi que sur l’estimation de leurs débits de crue, en vue de dimensionner les ouvrages
d’évacuation nécessaires à la préservation de l’intégrité de la chaussée.

1.Délimitation des bassins versants :


Paramètres essentiels d’un bassin versant :
Le bassin versant est une zone géographique qui collecte et dirige les eaux de ruissellement vers un point
unique appelé exutoire. Il est délimité par des lignes de crête, également appelées lignes de partage des
eaux.

Schéma d’un bassin versant

[Link] altitudes maximales et minimale :


L’altitude maximale correspond au point le plus élevé du bassin versant, tandis que l’altitude minimale en
représente le point le plus bas.
[Link] forme :
La forme d'un bassin versant peut être caractérisée à l'aide d'indices de morphologie, tels que l'indice de
compacité de Gravelius (KG). Cet indice compare le périmètre du bassin à celui d'un cercle de même
surface, permettant d'évaluer son degré d'allongement ou de régularité.
La formule de l'indice de Gravelius est donnée par :
KG=P2πA =0.282. PA

Avec :

 KG : Indice de compacité de Gravelius (sans unité).


 A : Surface du bassin versant [km²].
 P : Périmètre du bassin [km].

[Link] pente moyenne du bassin versant :


Il s'agit d’un indice clé qui fournit des informations sur la topographie du terrain, laquelle a une influence
directe sur le temps de concentration tc ainsi que sur le débit. Ainsi, la pente moyenne de l’écoulement I
est calculée à l’aide de la formule suivante :
I=Lk lkik2
Avec :
Lk et Ik sont respectivement la longueur et la pente d’une partie de l’écoulement le plus long.
0. Délimitation des bassins versants
La délimitation des bassins versants ainsi que l’identification de leurs principales caractéristiques ont été
effectuées à l’aide du logiciel Global Mapper.
Ce dernier fait partie de la famille des systèmes d’information géographique (SIG) et permet, à partir de
données satellitaires, de tracer les contours des bassins versants et d’en analyser les paramètres physiques.

Interface de Global Mapper


[Link] étapes à suivre :

La première étape consiste à tracer le tronçon autoroutier étudié à l’aide du logiciel Google Earth.

Le tracée sur Google Earth

La deuxième étape consiste à importer dans Global Mapper le fichier au format KMZ, préalablement
généré avec Google Earth, afin d’analyser le relief du site.

Les reliefs
Par la suite, il est possible de localiser les différents cours d’eau traversant la zone d’étude, ainsi que de
déterminer leur sens d’écoulement.
Les cours d’eau
Enfin, les limites de chaque bassin versant traversé par un cours d’eau intersectant l’axe autoroutier sont
identifiées. Au total, 11 bassins versants ont été délimités :

Fi gure 1:
délimitation des bassins versants

[Link] résultats du logiciel Global Mapper :

À partir du logiciel Global Mapper, les caractéristiques suivantes des bassins versants ont été extraites : la
surface de chaque bassin (S), le périmètre (P), la longueur d’écoulement L, l’altitude maximale Zmax et
minimale Zmin, la dénivelée entre le point le plus élevé et le plus bas de chaque bassin, ainsi que la pente
moyenne Pm.
Caractéristiques des Bassins Versants :
Bassin S (km²) P (km) L (km) Zmax Zmin Dénivel Pm (%)
Versan (m) (m) é (m)
t
1 17.9 20.96 8.43 950.0 445.0 255 5.9
2 0.67 4.34 1.82 470.0 456.0 - 0.77
3 0.29 2.74 1.12 470.0 442.0 - 9.37
4 18.93 25.68 11.25 1075.0 437.0 363 5.87
5 13.85 22.04 9.07 968.0 438.0 212 5.48
6 4.22 13.14 5.9 565.0 439.0 - 2.13
7 2.64 8.78 3.71 500.0 447.0 - 1.43
8 0.31 2.65 1.03 453.0 449.0 - 0.39
9 0.94 4.13 1.42 469.0 448.0 - 1.48
10 25.42 28.66 12.38 1025.0 451.0 209 4.64
11 0.21 2.46 1.04 502.0 468.0 - 3.28

[Link] des débits des crues :


Pour estimer les débits maximaux des crues il est nécessaire d’utiliser les différentes méthodes de
calcul, les formules empiriques utilisable dans la Tunisie sont basée sur des données pluviométriques, Il
est donc crucial d'appliquer ces formules empiriques avec prudence, en procédant à une évaluation
minutieuse des résultats pour retenir finalement les débits les plus raisonnable sans prendre des marges de
sécurité excessives ni sous-évaluer les risques.

2.1Les méthodes de calcul :


Le calcul des débits de pointe est basé sur les différentes méthodes d’usage en Tunisie et
particulièrement, la méthode rationnelle pour les petits bassins versants et la méthode « SPEED » pour les
grands bassins versants, qui est appelé également méthode SOGREAH.
On rappelle que la période de retour retenue pour le calcul est de T=100 ans.

2.2. La Méthode des débits spécifiques (S < 0,1km²) :


L’application des formules pour le calcul de débit pour des bassins versants de taille très réduites
conduit à des résultats très divergentes, donc nous avons adopté un débit spécifique de 20 m3/s/km2 pour
les bassins de superficie inférieure à 0,10 km².

[Link] Méthode rationnelle (0.1 km2 < S < 25km2) :


Cette méthode est applicable à des petits bassins versants, elle est basée sur l’hypothèse qu’une
pluie constante et uniforme sur l’ensemble d’un bassin versant produit un débit de pointe lorsque toutes
les sections du bassin versant contribuent à l’écoulement, soit après un temps égal au temps de
concentration. Aussi cette méthode suppose que la durée de pluie est égale au temps de concentration,
donc le débit Q est calculé par la formule suivante :

Avec :
 S : superficie de bassin versant en km2.
 Kr : coefficient de ruissellement qu'on suppose uniforme sur le petit bassin considéré et pendant la
durée de l'averse. Pour la zone du projet, nous avons considéré un coefficient variable en fonction
de la pente du bassin :
o 45% bassins à pente faible (inférieure à 1%).
o 50% bassins à pente moyenne (comprise entre 1 et 10%).
o 60% bassins à pente forte (supérieure à 10%).
 I(tc) : intensité de la pluie pour le temps de concentration.
 Le temp de concentration tc : définit le maximum de durée nécessaire à une goutte d’eau pour
parcourir le chemin hydrologique le plus long entre un point du bassin et l’exutoire de ce
dernier. Le temps de concentration est déterminé par la formule de KIRPICH :

o tc : temp de concentration en minutes


o L : distance en mètres entre l'exutoire et le point le plus éloigné du bassin.
o H : dénivelée en mètres entre l'exutoire et le point le plus éloigné du bassin.

L'intensité de la pluie est déterminée à l'aide des courbes intensités - durée – fréquence :
−b
I =a × t c
 I = intensité en (mm/h).
 T = période de retour (en an).
 tc = durée de la pluie (en mn).
 at et bt : sont des coefficients régionaux établies par l’Institut Nationale de Météorologie qui
sont respectivement égaux à 726.27 et 0.654 pour une période de retour égale à 100 ans.

[Link] Méthode de Kallel (S > 100 𝐤𝐦𝟐) :


Un inventaire des débits spécifiques maxima a fait apparaître une régionalisation de ces débits.
L’auteur en partant de cette constatation et en utilisant les résultats des études fréquentielles, a pu tracer
des courbes régionales donnant le débit spécifique d’une fréquence donnée en fonction de la surface du
bassin. De ces courbes, il a tiré des formules régionales du type :
Avec :
 q = débit spécifique en m3/s/km²
 S = superficie du B.V. en km²
 T = période de retour.
 q0 , α, β, constantes régionaux

Formule de Kallel par région :

Région Période de retour (T) Formule de calcul


Tunisie Nord - Q = 5,5 × √(S × T^0,41)
Noyau de la Dorsale - Q = 2,6 × S^0,3 × √(S ×T^0,41)
tunisienne
Tunisie centrale T = 10–20 Q = 12,3 × √(S × T^0,41)
T = 50–100 Q = 24,7 × √(S × T^0,41)
Tunisie méridionale - Q = 12,35 × √(S × T^0,41)

[Link] Méthode de Ghorbel :


Elle se base sur l’utilisation des paramètres régionaux relatifs aux débits de pointe à partir des
études statistiques des débits maximaux observés sur les stations hydrométriques du réseau. L’auteur a
constaté une régionalisation des rapports RTQ = QT/Qmax(moy). Il désigne par QT le débit maximum
d’une période de retour T et par Qmax(moy) le débit moyen des débits maximaux d’un échantillon.
Les valeurs de ces rapports par région et en fonction de la période de retour sont :
T (an) 2 5 10 20 50 100
Zone 1 0.86 1.39 1.79 2.19 2.72 3.12
Zone 2 0.70 1.33 1.98 2.84 4.40 6.04

Tableau 1:Les valeurs de RTQ selon la méthode de Ghorbel.

Avec :
 Zone 1 : Ichkeul Nord et les affluents rive gauche de la Medjerda.
 Zone 2 : la Medjerda avec ses affluents rive droite, le Cap Bon et le Zeroud à Khanguet [Link],
Avec:
 K = 1,075 (p – 1,429) + 1,304


p=

P∗∆ H
L
Ic
 S : Surface de bassin versant en Km².
 P : module pluviométrique annuel en m.
 DH : différence d’altitude entre la médiane et l’exutoire en m.
 L : longueur de l’Oued depuis l’exutoire jusqu’au point le plus éloigné en Km.
 Ic : indice de capacité = C/2 √❑s. C étant le périmètre du bassin en Km.
 L’équation suivante est valable pour les bassins des oueds qui ont une pente inférieure à 5.5%.
Pour les bassins versants de la dorsale à forte pente supérieure à 5.5 % :

Donc Le débit de pointe pour une période de retour T est de :


QT = Qmax (moy) x RTQ

[Link] Méthode SPEED (S>8 km2) :


D’après le projet National de protection contre les inondations SOGREH-SERAH. Les
débits de pointe de crue sont calculés par la formule :

0.75 Pt −P 0
Q=S ×
12
Où :

 S : superficie du bassin versant en km².


 PT : pluie journalière de période de retour T (en mm).
 P0 : seuil de ruissellement (en mm).
 Q100 = A*S^(0.75) Avec : A =(P100-P0) /12
 La détermination du débit de pointe passe donc par la détermination de la pluie centennale (P100)
et le seuil de ruissellement P0. La valeur A adopté pour la présente étude est A=15.
Tableau : Résultats de calcul des débits de crue (en m³/s)

N° BV Méthode Méthode de Méthode de Débit retenu


Rationnelle Ghorbel Speed
1 - 169,93 130,54 130,54
2 5,76 - - 5,76
3 6,33 - - 6,33
4 - 151,51 136,13 136,13
5 - 94,26 107,69 107,69
6 29,15 - - 29,15
7 20,73 - - 20,73
8 2,97 - - 2,97
9 11,84 - - 11,84
10 - 169,81 169,81 169,81
11 3,71 - - 3,71

Conclusion :
En se basant sur les résultats de calcul, pour les bassins versants ayant une superficie inférieure à 4 km²,
on retient les valeurs des débits calculés par la méthode rationnelle. Il s'agit des bassins versants BV2,
BV3, BV6, BV7, BV8, BV7, BV9, BV9 et BV11 .
En revanche, pour le bassin versant BV1, BV4 , BV5, et BV10 .on adopte la valeur maximale obtenue
parmi les trois méthodes utilisées, à savoir celle de Ghorbel ou Speed.
Chapitre 3 : Etude hydraulique
Chapitre 3 : Etude hydraulique

Le drainage d’une route consiste à collecter les eaux superficielles et les évacuer
rapidement vers un exutoire ou vers un point de rejet hors de l'emprise autoroutière
afin d'éviter l'inondation des chaussées et les infiltrations, et s'il y a lieu à protéger les
corps de chaussées et les plates-formes de terrassement contre les eaux
souterraines. Deux types d'ouvrage de drainage sont projetés le long de
l'Autoroute : Les ouvrages transversaux (dalots ou buses) et les ouvrages
longitudinaux (caniveaux du TPC, les fossés…).

[Link] des ouvrages Hydrauliques :


On présente dans cette partie les ouvrages hydrauliques transversaux tels que les
buses, les dalots et les grands ouvrages hydrauliques tels que les ponts.

[Link] :
Les buses sont des ouvrages hydrauliques et parfois routiers, en béton armé
(préfabriqué ou non) ou en acier de forme cylindrique, ovale. Ces ouvrages sont en
général des tubes de sections normalisés noyés dans le remblai à la surface du sol
naturel. On distingue deux catégories :

Buse rigide :
Les buses rigides sont des éléments construits par le béton armé préfabriqué, ils
ont la forme circulaire, le principe de construction procédé par mise à bout à bout
d’élément préfabriqué.

Buse souple :
Les Buses souples sont fabriquées en matériau métallique ayant une forme
circulaire ou même ovoïde, la méthode de construction se fait par assemblage
des plaques ondulées.

(a)
Figure 1- 3 : Les Buses rigides, (a) Buse multiple en béton armé, (b) Buse simple en béton armé
Figure 1- 4 : Buse souple (métallique)

[Link] :
Les dalots sont des ouvrages hydrauliques et parfois routiers de section rectangulaire (ou carré), en
béton armé. Ces ouvrages sont soit coulés sur place soit préfabriqués à l'usine. Dans ce dernier cas,
l'ouvrage est composé par plusieurs éléments qui s'emboîtent en mâles-femelles.

On distingue deux catégories : Dalot simple et Dalot multiple

(a)

(b)

Figure 1- 5: Les dalots : (a) dalot simple, (b) dalot multiple

(a)

(b)

Figure 1- 6: Dalot coulé sur place : (a) : coulage béton propreté, (b) : coulage béton de radier
[Link] :
Un pont est un ouvrage d'art pour le quel une voie de circulation franchit un obstacle
naturel ou une autre voie de circulation terrestre, fluviale ou maritime. C'est le type
d'ouvrage le plus employé en Tunisie. Dans la pratique, on parle d'un ouvrage d'art
pour désigner un pont.

Les éléments principaux d’un pont sont : fondations (profondes, superficielles),


appuis (piles, culés), et tablier.

Tablier Garde-corps

Pile
Culée

Figure 1- 7: Schéma d’un pont

2.Méthodologie de dimensionnement d’un ouvrage hydraulique :


Pour pouvoir caler un ouvrage hydraulique sur un oued, il est nécessaire de connaitre
le niveau des Plus Haute Eaux Connues, PHEC, ou assez souvent noté sous le nom des
PHE (Plus Hautes Eaux). Afin de trouver ce niveau, des données hydrauliques sont
nécessaire : soit, on peut se baser sur le niveau de la plus grande crue observée à
travers l’historique de l’oued, soit, on peut se baser sur des formules empiriques
basées elles-mêmes sur des données statistiques de la pluviométrie enregistré pour
l’oued. Ces données sont souvent disponibles aux services météorologiques. Cette
étude hydrologique et hydraulique nécessite aussi des connaissances de lit de l’oued
tel que l’existence ou non de la végétation, la forme de lit (berge, talus) et la
granulométrie du lit de l’oued...

Une fois le débit hydrologique a été déterminé pour une période de retour donnée,
couramment prise 100 ans pour les ponts, on détermine le débit hydraulique, c’est-à-
dire, la quantité d’eau possible passant sous le pont. L’égalité de ces deux débits
donne le niveau de Plus Haute Eaux (PHE). Ensuite, nous ajoutons une revanche (un
tirant d’air) pour tenir compte du phénomène du remous, pour tenir les appareils
d’appuis hors d’eau et pour éviter que des troncs d’arbres ne heurtent le tablier en
cas de crue. Souvent, cette revanche est de l’ordre de 1.5 à 2 m ou plus.

Figure 1- 8: Hauteur d'un pont sur un oued

Figure 1- 9: Profil d'une section d'un Oued.

 Section mouillée 𝑺𝑴 : surface de la partie de la section droite de l’Oued


limité par les parois et la surface libre.
 Périmètre mouillé 𝑷𝑴 : périmètre de la partie de la section mouillée en
contact avec les parois.
 Tirant d’eau y : distance de la surface libre de l’écoulement au point le plus
bas de la section de l’Oued.

- dalot et d’appliquer la formule de Manning - Strickler pour calculer le débit Q de


la section, suivant que le débit tLe calcul hydraulique et le choix de l'ouvrage
convenable dépendent des caractéristiques hydrauliques et géométriques des
cours d'eau (conditions amont et aval, situation vis-à-vis de l'écoulement au
niveau de l'ouvrage, contraintes des caractéristiques géométriques de la route).
- Les débits varient très sensiblement suivant que le débouché de l'ouvrage
encadre ou n'encadre pas l'écoulement de la crue à faire transiter, c'est à dire
suivant que l'écoulement déborde ou ne déborde pas du lit de l'oued à l'amont du
dalot.
- Pour savoir si l’on se trouve dans l’un ou l’autre cas, il suffit de déterminer
approximativement les dimensions du lit à l’amont durouvé Q est

inférieur ou supérieur au débit Qc de la crue, il y aura ou il n’y aura pas de


débordement du lit de l’oued.

- Les débits des dalots varient très sensiblement suivant que le débouché de
l’ouvrage encadre on n’encadre pas l’écoulement de la crue à faire transiter :
c’est-à-dire suivant que l’écoulement déborde ou ne déborde pas du lit de l’oued
à l’amont du dalot. Pour savoir si l’on se trouve dans l’un ou l’autre cas, il suffit de
déterminer approximativement les dimensions du lit à l’amont du dalot et
d’appliquer la formule de Manning – Strickler pour calculer le débit Q de la
section, selon que le débit trouvé Q est inférieur ou supérieur au débit Qc de la
crue, il y aura ou il n’y a aura pas de débordement du lit de l’oued. Nous pouvons
exposer ces deux cas de la manière suivante :
 Il n’y a pas débordement du lit et le débouché du dalot l’écoulement.

Figure 1- 10 : Pas de débordement du lit

Le débit est donné par la formule de Manning –Strickler :


Avec :

Q : Débit hydraulique [m3/s].


Sm : Surface mouillée [m²].

RH : Rayon hydraulique :

I : Pente du plan d’eau ou à défaut du lit de l’Oued dans l’environ de l’ouvrage.

K : Coefficient de Strickler, qui représente la rugosité globale du lit. Ce coefficient


dépend d’un grand nombre de facteurs, notamment de la nature des matériaux
de surface, de l’alignement du lit de l’oued et du parallélisme des berges.

Tableau 1- 2 : Valeurs du coefficient de rugosité

Nature de lit de l’Oued K


Béton lisse 75
Terre très régulière 60
Terre irrégulière avec
végétation 35

Cours d’eau régulier et lits


rocheux
Sur cailloux 30
Terre à l’abandon
20
Cours d’eau avec transport solides

Remarque : La pente de l’ouvrage doit être supérieure à la pente critique.


L : Etant la largeur du dalot.

 Il y a débordement du lit et le débouché du dalot ne cadre pas l’écoulement.

Figure 1- 11: Modèle d’un dalot


Avec
:

H : la hauteur d'eau à l'amont ;


h : hauteur d’ouvrage
i : pente moyenne ;
ic : pente critique
r : la revanche à l’intérieur donnée par la formule suivante :

Le débit maximum Q de l'ouvrage est donné par la formule :


La vitesse de l'eau dans le dalot est alors donnée par la formule suivante :

Les conditions d’application de ces formules sont :


Au début, on choisit une hauteur h de notre ouvrage puis on fait plusieurs
vérifications qui sont :

 0.8 ℎ < 𝐻 < 1.2ℎ


 𝑚 = 𝐻/ℎ ≤ 1.25
 𝑉 = 2.4 × √𝐻 ne doit pas dépasser 4m/s à fin de ne pas détériorer
les parois de dalot
 𝑄 = débit maximal> débit de projet (débit retenu)

3.Détermination de la PHE :
Pour différent niveau d’eau y, nous avons des sections mouillées différentes et des
rayons hydrauliques différents, ainsi nous obtenons des débits hydrauliques
différents. Ainsi, on choisit différente hauteur d’eau (tirant d’eau), y (y1, y2, …, yn).

Figure 1- 12: Positionnement d'un pont sur une section d'un Oued
𝑦1 → 𝑆𝑀1 𝑒𝑡 𝑅𝐻1 → 𝑄𝑟𝑎𝑢1

𝑦2 → 𝑆𝑀2 𝑒𝑡 𝑅𝐻2 → 𝑄𝑟𝑎𝑢2

𝑦𝑛 → 𝑆𝑀𝑛 𝑒𝑡 𝑅𝐻𝑛 → 𝑄𝑟𝑎𝑢𝑛

Nous tracons la courbe du débit Q en fonction de y : Q=f(y).

Figure 1- 13: Détermination du PHE (y) d'après le débit hydrologique (Qr0)


Pour une période donnée T, connaissant le débit hydrologique, 𝑄𝑟0, d’après les
méthodes de la section, on implante sur les axes de Q pour en déduire le PHE, Y,
d’après la courbe Q=f(y). Ainsi le calage du pont est :

Pour T donné, 𝑄𝑟0, Y=PHE  calage d’un pont = PHE +

Revanche La revanche permet de :

 Eviter d’avoir des corps flottants (troncs d’arbre) heurtant l’intrados du tablier
en cas de crue.
 Avoir les appareils d’appuis (surtout ceux en élastomère fretté) en dehors des eaux.

Une fois la hauteur, H, de l’ouvrage est connue, on peut déterminer sa longueur, L,


en employant la pente des berges.
4.Méthode de déversoir :
La méthode de déversoir est une technique couramment utilisée en hydraulique pour
déterminer le débit d’un écoulement à surface libre, en particulier dans les canaux
ouverts. Elle repose sur le principe selon lequel un écoulement franchissant un
obstacle (appelé seuil ou déversoir) présente une relation définie entre la hauteur de
l’eau au-dessus du seuil (charge hydraulique) et le débit volumique.
Le débit de l’écoulement peut être déterminé à l’aide de la formule suivante :

Voici le tableau de calcul de débit :

L H Q
1 1 1,6
1 1,5 2,93938769
1 2 4,5254834
1 2,5 6,32455532
1 3 8,31384388
2 1 3,2
2 1,5 5,87877538
2 2 9,0509668
2 2,5 12,6491106
2 3 16,6276878
2,5 1 4
2,5 1,5 7,34846923
2,5 2 11,3137085
2,5 2,5 15,8113883
2,5 3 20,7846097
1,5 1 2,4
1,5 1,5 4,40908154
1,5 2 6,7882251
1,5 2,5 9,48683298
1,5 3 12,4707658
3 1 4,8
3 1,5 8,81816307
3 2 13,5764502
3 2,5 18,973666
3 3 24,9415316
Les résultats des dimensions des ouvrages hydraulique sont :

Bassins Débits Type Dimensions


BV1 130,54 Dalot 6*(3*3)
BV2 5,76 Dalot (1*2.5)
BV3 6,33 Dalot (1*3)
BV4 136,13 Dalot 6*(3*3)
BV5 107,69 Dalot 5*(3*3)
BV6 29,15 Dalot 2*(2*3)
BV7 20,73 Dalot (2.5*3)
BV8 2,97 Dalot (1*2)
BV9 11,84 Dalot (2*3)
BV10 169,81 Dalot 7*(3*3)
BV11 3,71 Dalot (1*2)

Conclusion

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