0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
50 vues6 pages

Impact du tabagisme sur la santé globale

Transféré par

younes
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
50 vues6 pages

Impact du tabagisme sur la santé globale

Transféré par

younes
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

I.

Définition
II. Epidémiologie
III. La composition de la fumée
IV. Les principales maladies liées au tabac
V. Les pathologies de la grossesse et de la petite enfance
VI. Les risques liés au tabagisme passif
VII. Marqueurs du risque tabagique
VIII. Evaluation de la dépendance tabagique
IX. La prise en charge du fumeur (sevrage tabagique)
X. Conclusion

Dr. NADJI Karima


Service de pneumologie
CHU de SBA
Définition :
Le terme « tabagisme » est à l'origine un terme médical désignant l'intoxication aiguë ou
chronique provoquée par l'abus du tabac. Par extension, il désigne également la
consommation de tabac.
en général Le tabagisme est un fléau mondial, responsable d’une lourde morbi-mortalité.
Il représente un problème majeur de santé publique, et coûte cher à la société, il est la
première cause de mortalité évitable
Epidémiologie :
L’OMS estime que 5 millions de personnes meurent chaque année de l’usage du tabac.
En Algérie : L’enquête nationale de santé (projet TAHINA 2005) retrouve une estimation globale de
11,22%
• 1.3 milliards de fumeurs . / 1.7 milliards 2020 - 2025.
• Hommes: 1 milliard : - 35% dans les pays développés
- 50% dans les pays en développement
• Femmes: 250 millions : - 22% dans les pays développés
- 9% dans les pays en développement

La composition de la fumée:
• Il existe plus de 4000 composants identifiés dans la fumée de tabac dont de nombreux sont toxiques et 60
sont des cancérogènes reconnus
• le benzopyrène et les nitrosamines sont des cancérogènes prouvés pour l’homme.
• La nicotine qui est spécifique au tabac. joue un rôle majeur dans l’installation de la dépendance, alors que
sa toxicité est faible.
• Le monoxyde de carbone ou CO se fixe sur l’hémoglobine et la myoglobine, créant l’hypoxie.
• Le cadmium est un métal lourd, présent en très faible quantité, mais la dose s’accumule car la demi-vie est
de 70 ans.

Les principales maladies liées au tabac :


1- les maladies cardio-vasculaires
- d’angine de poitrine et d’infarctus du myocarde
- d’accidents vasculaires cérébraux,
- d’anévrisme de l’aorte,
- d’artériopathie oblitérante des membres inférieurs.

2- les cancers liés à la fumée du tabac


- cancer du poumon (90% liés au tabac chez l’homme, environ 70% chez la femme),
- cancer du larynx, du pharynx et de la bouche,
- cancer de la vessie (40% liés au tabac),
- cancer de l’œsophage, du rein, du pancréas, du col de l’utérus et du sein

3- maladies respiratoires en dehors du cancer


- de la plupart des BPCO
- de l’aggravation d’un l’asthme,
- d’une augmentation des risques de pneumopathie
- d’histiocytose X
- d’une augmentation du risque de survenue d’une fibrose interstitielle diffuse, d’un SAOS.

4- les pathologies de la grossesse et de la petite enfance


- placenta prævia
- faible poids de naissance
- mort subite du nourrisson
- pathologies infectieuses « bénignes » de la petite enfance (otites, bronchites, gastroentérites...)

. 5- Maladies digestives
- pathologie oesophagienne (oesophagite, hoquet, reflux)
- pathologie gastrique (ulcère), duodénale, et des maladies du pancréas.
- Le tabagisme aggrave les hépatites et la maladie de Crohn.

Les risques liés au tabagisme passif


- une augmentation faible mais prouvée du risque de cancer bronchique,
- une augmentation de l’ordre de 25% de maladies cardiovasculaires.
- une augmentation du risque de mort subite du nouveau-né.
- une aggravation des asthmes et BPCO.
- une augmentation du risque d’infections respiratoires, en particulier chez le nourrisson (rhinopharyngites,
otites..)

Marqueurs du risque tabagique


1. Dose cumulative :
les paquets-années Il correspond aux nombres d’années d’intoxication multipliées par le nombre de
paquets de 20 cigarettes consommés par jour.
Par exemple : pour 10 cigarettes fumées par jour pendant 20 ans (soit 10 grammes de tabac par jour), le
nombre de paquets-années sera égal à 1/2 x 20, soit 10 paquets-années.
2. Âge de début et durée du tabagisme
Le risque est plus important en cas de plus longue durée d’exposition et l’âge jeune de de début.

La dépendance tabagique:
• La dépendance tabagique est psycho comportementale, pharmacologique et génétique.
• Cette dépendance est due aux effets de la nicotine : psycho stimulants, renforçateurs,
comportement d’auto administration et besoin impérieux de fumer. • La nicotine est
responsable de l’accoutumance. Elle crée l’habitude d’en prendre régulièrement et
toujours un peu plus pour ressentir le même effet.
• La privation provoque des symptômes de manque corrigés par l’administration de cette
substance.
• L’inhalation de fumée occasionne un apport massif de nicotine « effet bolus » qui
atteint le cerveau en quelques secondes et sature les récepteurs en quelques minutes.
• La demi-vie courte de la nicotine (2 à 4 heures) favorise l’installation et le
développement de la dépendance. Chaque fumeur est unique selon sa personnalité, son
état anxio-dépressif, son environnement et l’appétence de son système nerveux pour la
nicotine.
• La dépendance est mesurée par le test de Fagerström en posant les 6 questions
suivantes :

Interprétation
0-2 pas de dépendance
3-4 dépendance faible
5-6 dépendance moyenne
7-10 dépendance forte

La prise en charge du fumeur (le sevrage tabagique) :


1- Le conseil minimal : il est donné par un professionnel de la santé lors d’une consultation pour
un motif autre que le tabagisme, en dehors de toute demande de sevrage de la part du patient, son
but est de permettre la maturation de la décision d’arrêter.
Il consiste à demander systématiquement à chaque patient s'il est fumeur et s'il a envisagé la
possibilité de s'arrêter de fumer.
2- La consultation de sevrage : s’adresse à des patient motivés et volontaires par des médecins
spécialistes ou généralistes formés en tabacologie.
Constat :
– Plus de 70% des fumeurs veulent arrêter
– 30 à 40% d’entre eux essaient chaque année
– Seulement 5% réussissent (sans aide)

3- Différent types de traitement :


a- Les substituts nicotiniques

• Les patchs : diffusion de la nicotine à travers la peau vers le sang et le cerveau


Timbre (Patch)
– dosés sur 24H : 21 mg ; 14 mg ; 7 mg
– dosés sur 16H : 15 mg ; 10 mg ; 5 mg

• les gommes à mâcher : à 2 et 4 mg sont les produits les plus anciens


• les comprimés sublinguaux : cp 2 mg
ne nécessitent que de les placer sous la langue .
• les comprimés à sucer: 1 mg, 1,5 mg, 2 mg, 2,5 mg et 4 mg
ils évitent de trop saliver
• Les inhaleurs : 10mg , ressemblent à des fume-cigarettes, mais la nicotine est bien d’absorption
buccale (donc lente). Ils préservent la gestuelle

b- Les médicaments

• Varénicline (Champix®) : agoniste des récepteurs nicotiniques


1 comprimé à 0,5 mg par jour, pendant les 3 premiers jours
, puis 1 comprimé à 0,5 mg, 2 fois par jour, pendant les 4 jours suivants
puis 1 comprimé à 1 mg, 2 fois par jour jusqu'à la fin du traitement.
• Bupropion (Ziban®) : inhibiteur de la recapture des catécholamines (la dopamine et de la
norépinephrine )
• 150 mg/ j pdt les six premiers jours, puis de 300 mg/jour en 2 prises à partir du 7ème jour.

4- Conduite du sevrage :
Dépend du niveau de dépendance nicotinique scoré par le test de Fagerström
1- dépendance faible : La conduite à tenir se base sur plusieurs paliers au fur et mesure de l’échec
d’une méthode
2- Dépendance moyenne et forte
1. Evaluer le terrain : alcoolisme, drogues dures, maladie psychiatrique
2. Chercher les comorbidités : BPCO, Cardiopathie,
3. Evaluer les risques des effets indésirables du sevrage
4. Conduite du sevrage : - Renforcer les motivations
- Accompagnement psychologique
- Traitements pharmacologiques

Effets secondaires du sevrage tabagique : (manque de Nicotine)


Les troubles anxio-dépressifs
• Les troubles du sommeil (insomnie ou hypersomnie)
• Le ralentissement du transit intestinal à corriger par l’apport de fibres alimentaires ou par des
régulateurs de la motricité intestinale
• La prise de poids

Conclusion:
le tabac est un fléau social mondial, pour le combattre il faut des méthodes efficaces à savoir :
– Traitements pharmacologiques
– Conseil minimal médical
– Thérapies cognitivo-comportementales

Vous aimerez peut-être aussi