Qu’est-ce que la qualité de service dans le réseau ?
La qualité de service (QoS) est l’utilisation de mécanismes ou de technologies
fonctionnant sur un réseau pour contrôler le trafic et assurer la performance des
applications critiques avec une capacité réseau limitée. Elle permet aux
organisations d’ajuster leur trafic réseau global en hiérarchisant des
applications hautes performance spécifiques.
La QoS est généralement appliquée aux réseaux qui véhiculent du trafic pour les
systèmes à forte consommation de ressources. Les services courants pour
lesquels elle est requise comprennent la télévision par protocole Internet (IPTV),
les jeux en ligne, les médias en streaming, la vidéoconférence, la vidéo à la
demande (VOD) et la voix sur IP (VoIP).
En utilisant la QoS, les entreprises ont la possibilité d’optimiser les
performances d’applications multiples sur leur réseau et d’obtenir une visibilité
sur le débit binaire, le délai, la gigue et le débit des paquets de leur réseau. Cela
leur permet de concevoir le trafic sur leur réseau et de changer la façon dont les
paquets sont acheminés vers Internet ou d’autres réseaux afin d’éviter tout retard
de transmission. Cela permet également à l’organisation d’atteindre la qualité de
service réseau attendue pour les applications et de fournir les expériences
utilisateur attendues.
L’objectif clé de la QoS est de permettre aux réseaux et aux organisations de
hiérarchiser le trafic, en offrant notamment une bande passante dédiée, une
gigue contrôlée et une latence plus faible. Les technologies utilisées à cet effet
sont essentielles pour améliorer les performances des applications d’entreprise,
des réseaux étendus (WAN) et des réseaux de fournisseurs de services.
Comment fonctionne la QoS ?
La technologie de qualité de service réseau marque les paquets pour identifier
les types de service, puis configure les routeurs pour créer des files d’attente
virtuelles distinctes pour chaque application, en fonction de leur priorité. Par
conséquent, la bande passante est réservée aux applications sensibles ou aux
sites Web auxquels un accès prioritaire a été attribué.
Les technologies de qualité de service réseau fournissent la capacité et la
gestion de l’allocation à des flux spécifiques dans le trafic réseau. Cela permet à
l’administrateur réseau de désigner l’ordre dans lequel les paquets sont traités et
de fournir la quantité appropriée de bande passante à chaque application ou flux
de trafic.
Types de trafic réseau
Pour comprendre le fonctionnement du logiciel réseau QoS il est nécessaire de
définir les différents types de trafic qu’il mesure. Ceux-ci sont les suivants :
1. La bande passante : la vitesse d’une liaison. La QoS informatique peut indiquer
à un routeur comment utiliser la bande passante. Par exemple, l’attribution d’un
certain volume de bande passante à différentes files d’attente pour différents
types de trafic.
2. Le délai : le temps nécessaire à un paquet pour passer de sa source à sa
destination finale. Il peut souvent être affecté par le délai de mise en file
d’attente, qui se produit pendant les périodes de congestion et où un paquet
attend dans une file d’attente avant d’être transmis. La QoS permet aux
organisations d’éviter cela en créant une file d’attente prioritaire pour certains
types de trafic.
3. La perte : la quantité de données perdues à la suite d’une perte de paquets, qui se
produit généralement en raison d’une congestion du réseau. La QoS permet aux
organisations de décider quels paquets abandonner dans ce cas.
4. La gigue : la vitesse irrégulière des paquets sur un réseau en raison d’une
congestion, qui peut entraîner l’arrivée tardive et dans le désordre des paquets.
Cela peut provoquer une distorsion ou des lacunes dans les fichiers audio et
vidéo livrés.
Démarrer avec la QoS
La mise en œuvre de la QoS informatique commence par l'identification par
l'entreprise des types de trafic qui sont importants pour elle, qui utilisent de gros
volumes de bande passante et/ou qui sont sensibles à la latence ou à la perte de
paquets.
Cela permet à l’organisation de comprendre les besoins et l’importance de
chaque type de trafic sur son réseau et de concevoir une approche globale. Par
exemple, certaines organisations peuvent avoir seulement besoin de configurer
des limites de bande passante pour des services spécifiques, tandis que d’autres
peuvent avoir besoin de configurer entièrement les limites de bande passante de
l’interface et des règles de sécurité pour tous leurs services, ainsi que de
hiérarchiser la mise en file d’attente des services sensibles en fonction du débit
du trafic.
L’organisation peut alors déployer des règles qui classent le trafic et garantissent
la disponibilité et la cohérence de ses applications les plus importantes. Le trafic
peut être classé par port ou protocole Internet (IP), ou par le biais d’une
approche plus sophistiquée en fonction de l’application ou de l’utilisateur.
Les outils de gestion de la bande passante et de mise en file d’attente sont
ensuite associés à des rôles pour gérer le flux de trafic spécifiquement en
fonction de la classification qu’ils ont reçue lorsqu’ils sont entrés sur le réseau.
Cela permet de stocker les paquets dans les flux de trafic jusqu’à ce que le
réseau soit prêt à les traiter. La mise en file d’attente prioritaire peut également
être utilisée pour garantir la disponibilité nécessaire et une latence minimale des
performances réseau pour les applications et le trafic importants. Ainsi, les
activités les plus importantes du réseau ne sont pas privées de bande passante au
profit de celles de priorité moindre.
De plus, la gestion de la bande passante mesure et contrôle le flux de trafic sur
l’infrastructure réseau pour s’assurer qu’il ne dépasse pas la capacité disponible,
et empêche la congestion. Cela inclut l’utilisation du lissage du trafic, une
technique de contrôle du débit qui optimise ou garantit les performances et
augmente la bande passante utilisable, et des algorithmes de planification qui
offrent plusieurs méthodes pour fournir de la bande passante à des flux de trafic
spécifiques.
Pourquoi la QoS informatique est-elle importante ?
Par le passé, les réseaux d’entreprise traditionnels étaient exploités comme des
entités distinctes. Les appels téléphoniques et les téléconférences étaient gérés
par un réseau, tandis que les ordinateurs portables, les ordinateurs de bureau, les
serveurs et autres dispositifs étaient connectés à un autre. Ils se croisaient
rarement, à moins qu’un ordinateur n’utilise une ligne téléphonique pour
accéder à Internet.
Lorsque les réseaux ne transportaient que des données, la vitesse n’était pas un
facteur si crucial. Mais aujourd’hui, les applications interactives transportant du
contenu audio et vidéo doivent être livrées à haute vitesse, sans perte de paquets
ou variations de la vitesse de livraison.
La qualité de service réseau est particulièrement importante pour garantir les
bonnes performances des applications sensibles qui nécessitent une bande
passante élevée pour le trafic en temps réel. Par exemple, elle aide les
entreprises à hiérarchiser les performances des applications « inélastiques » qui
ont souvent des exigences de bande passante minimales, des limites de latence
maximales et une haute sensibilité à la gigue et à la latence, telles que la VoIP et
la visioconférence.
La QoS aide les entreprises à éviter le retard de ces applications sensibles, en
garantissant qu’elles fonctionnent au niveau requis par les utilisateurs. Par
exemple, les paquets perdus peuvent entraîner un retard dans le flux, ce qui
entraîne une mauvaise qualité sonore et vidéo des appels en visioconférence qui
deviennent hachés et indéchiffrables.
La QoS informatique est de plus en plus importante, car les exigences des
performances réseaux s’adaptent au nombre croissant de personnes qui les
utilisent. Les applications et services en ligne les plus récents nécessitent de
grands volumes de bande passante et des performances réseaux élevées, et les
utilisateurs exigent qu’ils offrent de hautes performances à tout moment. Les
organisations, par conséquent, doivent déployer des techniques et des
technologies qui garantissent le meilleur service possible.
La qualité de service réseau devient également de plus en plus importante à
mesure que l’Internet des objets (IdO) continue de se développer. Par exemple,
dans le secteur manufacturier, les machines exploitent désormais les réseaux
pour fournir des mises à jour en temps réel sur les problèmes potentiels. Par
conséquent, tout retard dans la réception des informations pourrait entraîner des
erreurs très coûteuses dans la mise en réseau de l’IdO. La QoS informatique
permet au flux de données d’être prioritaire sur le réseau et garantit que les
informations circulent le plus rapidement possible.
Les villes sont désormais remplies de capteurs intelligents qui sont essentiels à
l’exécution de projets IdO à grande échelle, tels que les bâtiments intelligents.
Les données collectées et analysées, telles que les données d’humidité et de
température, sont sensibles au facteur temps et doivent être identifiées, marquées
et mises en file d’attente de manière appropriée.
Quelles techniques et meilleures pratiques sont impliquées dans la QoS
informatique ?
Techniques
Il existe plusieurs techniques que les entreprises peuvent utiliser pour garantir la
haute performance de leurs applications les plus sensibles. Ces techniques sont
les suivantes :
1. Hiérarchisation du trafic VoIP sensible aux retards via les routeurs et les
commutateurs : De nombreux réseaux d’entreprise peuvent devenir trop
congestionnés, ainsi les routeurs et commutateurs peuvent commencer à
abandonner des paquets lorsqu’ils entrent et sortent plus rapidement qu’ils ne
peuvent être traités. Par conséquent, les applications de streaming en souffrent.
La hiérarchisation permet de classer le trafic et de recevoir différentes priorités
en fonction du type de trafic et de sa destination. Ceci est particulièrement utile
dans une situation de congestion élevée, car les paquets avec une priorité plus
élevée peuvent être envoyés avant les autres trafics.
2. Réservation de ressource : Le protocole de réservation de ressources (RSVP)
est un protocole de couche de transport qui réserve des ressources sur un réseau
et peut être utilisé pour fournir des niveaux spécifiques de qualité de service
réseau pour les flux de données d’application. La réservation de ressources
permet aux entreprises de diviser les ressources réseau par trafic de différents
types et origines, de définir des limites et de garantir la disponibilité de la bande
passante.
3. Mise en file d’attente : La mise en file d’attente est le processus de création de
règles qui fournissent un traitement préférentiel à certains flux de données par
rapport à d’autres. Les files d’attente sont des mémoires tampons hautes
performances dans les routeurs et les commutateurs, dans lesquelles les paquets
qui passent sont conservés dans des zones mémoire dédiées. Lorsqu’un paquet
reçoit une priorité plus élevée, il est déplacé vers une file d’attente dédiée qui
transmet les données à un débit plus rapide, ce qui réduit les risques d’abandon.
Par exemple, les entreprises peuvent attribuer une règle pour donner la priorité
au trafic vocal sur la majorité de la bande passante du réseau. Le dispositif de
routage ou de commutation déplacera ensuite les paquets et trames de ce trafic
vers l’avant de la file d’attente et les transmettra immédiatement.
4. Marquage du trafic : Lorsque des applications qui nécessitent la priorité sur un
réseau ont été identifiées, le trafic doit être marqué. Cela est possible grâce à des
processus tels que la classe de service (CoS), qui marque un flux de données
dans l’en-tête de trame de couche 2, et le point de code des services différenciés
(DSCP), qui marque un flux de données dans l’en-tête de paquet de couche 3.
Bonnes pratiques
En plus de ces techniques, il existe également plusieurs bonnes pratiques que les
organisations doivent garder à l’esprit lorsqu’elles déterminent leurs exigences
en matière de QoS informatique.
1. Assurez-vous que les limites maximales de la bande passante au niveau de
l’interface source et des règles de sécurité ne sont pas trop faibles pour éviter
l’élimination excessive des paquets.
2. Prenez en compte le taux auquel les paquets sont distribués entre les files
d’attente disponibles et quelles files d’attente sont utilisées par quels services.
Cela peut affecter les niveaux de latence, la distribution des files d’attente et
l’affectation des paquets.
3. Ne placez des garanties de largeur de bande que sur des services spécifiques.
Cela permettra d’éviter que tout le trafic utilise la même file d’attente en cas de
volume élevé.
4. Configurez la hiérarchisation de l’ensemble du trafic selon la priorité basée sur
le service ou la priorité de la règle de sécurité, mais pas les deux. Cela
simplifiera l’analyse et le dépannage.
5. Essayez de minimiser la complexité de la configuration QoS pour garantir des
performances élevées.
6. Pour obtenir des résultats de test précis, utilisez le protocole de datagramme
utilisateur (UDP) et ne dépassez pas le débit de bande passante alloué.
Avantages de la QoS informatique
Le déploiement de la qualité de service réseau est crucial pour les entreprises qui
souhaitent garantir la disponibilité de leurs applications stratégiques. Elle est
essentielle pour fournir une bande passante différenciée et garantir que la
transmission des données a lieu sans interrompre le flux de trafic ou provoquer
des pertes de paquets. Les principaux avantages du déploiement de la QoS sont
les suivants :
1. Hiérarchisation illimitée des applications : La QoS garantit que les
applications les plus stratégiques des entreprises auront toujours la priorité et les
ressources nécessaires pour atteindre des performances élevées.
2. Meilleure gestion des ressources : La QoS permet aux administrateurs de
mieux gérer les ressources Internet de l’organisation. Cela réduit également les
coûts et la nécessité d’investir dans des expansions de liaisons.
3. Expérience utilisateur améliorée : L’objectif final de la qualité de service
réseau, qui se résume à offrir une expérience utilisateur optimale, est de garantir
les performances élevées des applications sensibles. Les employés bénéficient
de performances élevées sur leurs applications à haut-débit, ce qui leur permet
d’être plus efficaces et de faire leur travail plus rapidement.
4. Gestion du trafic point à point : La gestion d'un réseau est essentielle, quelle
que soit la manière dont le trafic est acheminé, que ce soit de bout en bout, de
nœud à nœud ou de point à point. Ce dernier permet aux organisations de livrer
des paquets clients dans l’ordre, d’un point à l’autre, sur Internet, sans subir de
perte de paquets.
5. Prévention de la perte de paquets : La perte de paquets peut se produire
lorsque des paquets de données sont abandonnés en transit entre les réseaux.
Cela peut souvent être causé par une défaillance ou une inefficacité, une
congestion du réseau, un routeur défectueux, une connexion lâche ou un signal
médiocre. La QoS informatique évite la perte de paquets en hiérarchisant la
bande passante des applications haute performance.
6. Réduction de la latence : La latence est le temps qu’il faut à une demande de
réseau pour passer de l’expéditeur au destinataire et pour que le destinataire la
traite. Cela est généralement dû au fait que les routeurs ont besoin de plus de
temps pour analyser les informations et aux retards de stockage causés par les
commutateurs et les ponts intermédiaires. La QoS permet aux organisations de
réduire la latence, ou d’accélérer le processus d’une demande réseau, en
hiérarchisant leurs applications sensibles.
Garantissez les performances grâce à la QoS
La qualité de service réseau est cruciale pour toutes les organisations qui
souhaitent garantir les meilleures performances à leurs applications et services
les plus sensibles. Il est essentiel de s’assurer que les solutions haut débit comme
la VoIP, la visioconférence et, de plus en plus, les services de streaming ne
subissent pas de latence ou de décalage.
La QoS permet à une organisation de hiérarchiser le trafic et les ressources pour
garantir les performances promises d’une application ou d’un service spécifique.
Elle permet également aux entreprises de hiérarchiser différentes applications,
différents flux de données et différents utilisateurs afin de garantir le niveau
optimal de performance sur leurs réseaux.
1. Réseau informatique
Un réseau informatique, également appelé réseau de données, est une séries
d’appareils interconnectés qui peuvent transmettre, recevoir et échanger des
données, de la voix et du trafic vidéo. Les réseaux informatiques aident
généralement les utilisateurs finaux à partager des ressources et à communiquer
(ESSADDOUKI, 2021).
2. Infrastructure Réseau
Une infrastructure réseau désigne, dans son acceptation la plus large,
l’écosystème complet de composants matériels et logiciels déployé pour
permettre la circulation sécurisé et optimale des données au sein d’une
organisation. Son rôle consiste à interconnecter de manière pérenne l’ensemble
des ressources informatiques impliquées dans le cycle de vie des flux
d’informations depuis leurs création jusqu’à leur exploitation finale en passant
par leur stockage et leur traitement (KINCY MARSEILLE, 2024).
3. Réseau informatique d’entreprise
Un réseau informatique d’entreprise est un système de communication qui
relie les différents éléments informatiques d’une organisation. Il peut inclure des
ordinateurs, des périphériques, des serveurs, des routeurs, des commutateurs, des
périphériques et d’autres équipements informatiques. Un réseau informatique
permet la transmission de données, la collaboration et la communication entre
les utilisateurs. Cela peut aider les entreprises à améliorer leur productivité et la
prise de décision (Servtep, 2023).
4. Equilibrage de charge
Dans le monde des infrastructures numériques modernes, où les sites Web
et les applications répondent aux besoins de millions d'utilisateurs
simultanément, les équilibreurs de charge sont essentiels pour garantir des
opérations fluides et des temps d'arrêt minimes. À la base, l'équilibrage de
charge consiste en une répartition stratégique du trafic réseau entrant sur
plusieurs serveurs ou ressources. Cette allocation stratégique permet non
seulement d'éviter qu'un serveur ne soit surchargé, mais aussi d'améliorer la
disponibilité des applications, la réactivité et l'expérience utilisateur globale
(Swart, 2024).
L'équilibrage de charge est technique consistant à distribuer le travail
effectuer sur plusieurs machines, en particulier sur plusieurs serveurs. Cela
permet de faire face plus efficacement aux grosses variations d’activité.
5. Système redondant
Le nom « redondance » ou l’adjectif « redondant », ainsi que leur
définition, viennent du latin redundare. Composé de « re- » pour « retour », et de
« unda » pour « onde », ce verbe latin désigne la surabondance et, par extension,
un élément multiple, présent en surnombre. Si le terme « redondant » n’est plus
vraiment usité dans le langage courant, la redondance informatique joue quant à
elle un rôle des plus importants (IONOS, 2022).
La redondance informatique concerne principalement la sécurité des
centres de données et la disponibilité des systèmes. Il s’agit de données et de
composants système en plusieurs exemplaires, qui existent en parallèle, en
double ou en miroir et sont disponibles à profusion (IONOS, 2022).
A. Les types de technologie d'équilibrage de charge
Les équilibreurs de charge sont de deux types : équilibreur de charge
matériel et équilibreur de charge logiciel. Chaque catégorie présente ses
bénéfices, ses désavantages et ses meilleures utilisations (AWS, 2024).
Les équilibreurs matériels sont des dispositifs physiques, conçus pour gérer
l’équilibrage des charges à grande échelle. Ils sont généralement déployés en
data center et sont capable de gérer un grand volume de trafic. Souvent dotés de
fonctionnalités avancées et offrent une haute performance, mais peuvent être en
revanche couteux et moins flexibles que leur penchant logiciels.
image 1 : Load Balancer
Les Logiciels sont des applications installées sur un serveur. Généralement
moins couteux et flexibles que leurs homologues matériels, ils peuvent être
facilement mis à jour ou modifiés. Cependant, leur performance peut dépendre
des ressources du serveur sur lequel ils sont installés (Cohen, 2023).
6. Algorithmes de l’équilibrage de charge
Ces algorithmes sont regroupés en principaux trois types :
1. Le Round Robin
Caractéristiques de la planification à tour de rôle :
1. L'algorithme est préemptif, ce qui signifie que le processeur est
passé au processus suivant après un intervalle de temps fixe appelé
quantum de temps.
2. Le processus préempté est ajouté à la fin de la file d'attente.
3. Il s'agit d'un modèle hybride piloté par une horloge, répondant à
l'événement dans un délai précis.
4. La tranche de temps doit être minimale et attribuée à une tâche
spécifique.
5. Il traite tous les processus sans aucune priorité.
6. Il évite les problèmes de famine ou d'effet de convoi.
Figure 1 : Round Robin
7. Least Connection Moins de connexions
Il s’agit d’un algorithme dynamique, qui « traduit » chaque requête
envoyée à l’instance avec le plus petit nombre de connexions actives.
L’algorithme Least Connection (ou « Moins de connexions ») est utilisé dans le
contexte de la répartition de charge (load balancing) sur des serveurs.
Voici comment il fonctionne : Lorsqu’un serveur reçoit des requêtes, il
peut devenir surchargé si le nombre de connexions actives augmente.
L’algorithme Least Connection intervient pour équilibrer la charge entre les
serveurs disponibles. L’algorithme vérifie quels serveurs ont le moins de
connexions ouvertes à ce moment-là. Il envoie ensuite le trafic vers ces
serveurs. L’idée sous-jacente est que toutes les connexions nécessitent une
puissance de traitement à peu près égale, donc en répartissant les connexions
de manière équilibrée, on évite la surcharge d’un serveur spécifique.
8. Hachage IP
Il effectue un hachage sur l'adresse IP du client et, sur cette base, les
requêtes sont envoyées à l'instance spécifique. Étant donné que le hachage sera
toujours le même, les requêtes provenant d'une IP spécifique seront toujours
envoyées à la même instance.
Figure 2 : Least connexion
Figure 3: Haching IP
1. LES PROTOCOLES D’EQUILIBRAGE DE CHARGES DE COUCHE
3/OSI
Les équilibreurs de charge L3 fonctionnent bien avec d'autres équipements
de commutation et de routage. Étant donné que les équilibreurs de charge L3
fonctionnent exclusivement au niveau IP, ils fonctionnent de manière similaire à
de nombreux routeurs, ce qui les rend hautement compatibles avec toute
infrastructure réseau sous-jacente. L'intégration des équilibreurs de charge dans
votre réseau doit être transparente dans la plupart des configurations réseau
(Swart, 2024)
1. FHRP: First Hop Redundancy Protocol
La solution adapter à la passerelle par défaut est la technologie FHRP, qui
se traduit en français, par protocole de redondance du prochain saut. C’est un
protocole qui permet de faire de la redondance de passerelle par défaut.
FHRP est un concept dans lequel plusieurs périphériques de couche 3, tels
que des routeurs ou des commutateurs de couche 3, fonctionnent ensemble pour
donner l’illusion d’un seul périphérique virtuel. L’idée principale est d’ajouter
les périphériques dans un seul groupe logique où un périphérique se voit
attribuer le rôle actif et assume toute la responsabilité du trafic de données. Dans
le même temps, un autre périphérique fonctionne comme une sauvegarde et
attend de prendre le relais du rôle actif en cas de défaillance du périphérique
actif.
Il existe trois protocoles différents que l’on peut utiliser pour créer une
gateway virtuelle :
1. HSRP
2. VRRP
3. GLBP
Tableau 1 : comparaison entre VRRP, HSRP et GLBP
VRRP HSRP GLBP
Standard Protocole
Protocole
Norme IEEE ouverte propriétaire de
propriétaire de Cisco
Cisco
Protocole de Programme de Programme de
redondance Programme de réadaptation réadaptation réadaptation
du premier physique des adultes (PRPHA) physique des physique des adultes
saut adultes (PRPHA) (PRPHA)
Minuteries Temps de
maintien/d'arrêt
Bonjour par défaut – 1 seconde
par défaut - 10
Temps de
Temps de maintien – compté secondes maintien/d'arrêt par
automatiquement et ne peut défaut - 10 secondes
Bonjour par
pas être configuré.
défaut – 3
secondes
RFC 5798 2281 Pas de RFC
IPv6 Aucune prise en charge d'IPv6
sur le VRRP d'origine, Prend en charge Prend en charge
VRRPv3 le prend désormais en IPv6 IPv6
charge.
IP virtuelle Aucune prise en charge d'IPv6
sur le VRRP d'origine, Prend en charge Prend en charge
VRRPv3 le prend désormais en IPv6 IPv6
charge.
Préemption Activé par défaut Non activé par Il n'est pas activé
défaut par défaut pour
AVG.
Rôles du Ses rôles de
Il suit le concept des rôles de Rôles du routeur tels
routeur routeur sont :
routeur maître et de routeur de que – AVG, AVF et
GLBP actif et de
secours AVS
secours
L'équilibrage L'équilibrage de Équilibrage de
Non pris en charge – Le
de charge charge n'est pas charge pris en
partage peut être effectué en
pris en charge – charge, tels que
configurant un seul sous-
Le partage peut Round-Robin (par
réseau/interface de plusieurs
être effectué pour défaut), pondéré et
groupes.
la cause. dépendant de l'hôte
Source : [Link]
1. PROTOCOLES D’EQUILIBRAGES DE CHARGES AU NIVEAU
COMMUTATEURS
Est une technologie qui permet de regrouper plusieurs liens physiques en
un seul lien logique (howard, 2021).
Pour configurer de l’EtherChannel, nous avons le choix entre deux
protocoles. Deux protocoles sont utilisés pour l’EtherChannel :
1. Le protocole LACP ;
2. Et Le protocole PAgP.
1. Le protocole LACP
Le protocole LACP est un sous-composant de la norme IEEE 802.3ad, une
norme I3E qui fournit une méthode pour contrôler le regroupement de
plusieurs ports physiques pour former un seul canal logique. LACP permet à
un périphérique réseau de négocier un regroupement automatique de liens en
envoyant des paquets LACP à l'homologue.
image 2: LACP
2. Le protocole PAgP
PAgP est un protocole propriétaire de Cisco qui ne peut être exécuté que
sur des switches Cisco ou sur des switches autorisés par des fournisseurs
supportant PAgP. Le PAgP facilite la création automatique d'EtherChannel en
échangeant des paquets PAgP entre les ports Ethernet. Les paquets PAgP sont
échangés entre les switches sur des ports compatibles EtherChannel. Les ports
qui ont le même ID de dispositif voisin et la même capacité de groupe de ports
sont regroupés en tant que lien EtherChannel bidirectionnel, point à point.
En utilisant PAgP, le switch apprend l'identité de ses partenaires capables
de prendre en charge PAgP et regroupe ensuite dynamiquement les ports
configurés de manière similaire dans un lien logique unique (canal ou port
d'agrégation).
Comme illustré ci-dessous, PAgP est utilisé pour fonctionner sur le système
de commutation virtuel (VSS : Virtual Switching System) de Cisco, qui est
composé de deux switches physiques de la série Catalyst 6500 agissant comme
un seul switch logique. Dans le VSS, un switch est sélectionné comme switch
actif, tandis que l'autre est sélectionné comme switch de secours. Le switch actif
et le switch de secours sont reliés aux switches d'accès via PAgP. Dans ce cas, si
le EtherChannel entre les deux switches Catalyst 6500 échoue, le VSS peut
toujours communiquer avec les switches d'accès via la négociation PAgP.
image 3 : PAGP
1. Le routage et ses protocoles (cloudflare, 2024)
Le routage réseau est le processus de sélection d'un chemin à travers un
ou plusieurs réseaux. Le routage sélectionne les chemins (meilleurs chemins)
que doivent emprunter les paquets IP (Internet Protocol) pour se rendre de
leur origine à leur destination. Ces décisions de routage Internet sont prises par
des périphériques réseau spécialisés appelés routeurs.
Voici quelques protocoles de routage d’acheminent des paquets au sein
d'un Système autonome :
OSPF : le protocole OSPF (Open Shortest Path First) est couramment
utilisé par les routeurs réseau pour identifier dynamiquement les itinéraires
disponibles les plus rapides et les plus courts afin d'envoyer les paquets vers
leur destination.
RIP : le protocole RIP (Routing Information Protocol) s'appuie sur le
« nombre de sauts » pour trouver le chemin le plus court d'un réseau à un
autre. Le « nombre de sauts » désigne ici le nombre de routeurs par lesquels un
paquet doit passer pendant son trajet. (Lorsqu'un paquet passe d'un réseau à
l'autre, on parle de « saut »).
Les autres protocoles de routage interne comprennent l'EIGRP (Enhanced
Interior Gateway Routing Protocol, principalement utilisé pour les routeurs
Cisco) et l'IS-IS (Intermediate System to Intermediate System).
2. Différences Clés entre les protocoles de routage et celles de
load balancing
Selon leurs objectifs : La répartition de charge vise à optimiser l’utilisation
des ressources et à assurer la haute disponibilité, tandis que le routage vise à
trouver le chemin le plus efficace pour les paquets de données.
ET au niveau de Fonctionnel : La répartition de charge peut fonctionner
aux niveaux 2, 3,4 et 7 du modèle OSI, tandis que le routage fonctionne
principalement aux niveaux 3 et 4.
3. Comparaison entre la redondance et le load balancing
La redondance est d’office pris comme un concept général dans la
multiplication des unités matérielles (redondance matérielle) et/ou les unités
logicielles (redondance logicielle) pour garantir la continuité de services d’un
système. Exemple la redondance matérielle, la redondance de processus et la
redondance modulaire.
Le load balancing (Répartition de charge), technique permettant de gérer les flux
ou trafics de données par une répartition pouvant être équitable ou non. Cette
répartition peut également être réalisée au niveau matériel ou soit au niveau
logiciel en vue d’optimiser la performance et la disponibilité du système. Il
utilise les algorithmes, nous citons:
1. le Round Robin,
2. Weighted Round Robin,
3. Least Connections,
4. Weighted Least Connections.
1. Analyse d’une infrastructure réseau
L’analyse de réseau désigne tout processus dans lequel les données du
réseau sont collectées et analysées pour améliorer la performance, la fiabilité, la
visibilité ou la sécurité du réseau (cisco, s.d.). Aujourd’hui, les processus
d’analyse peuvent être automatisées, de sorte que le personnel informatique n’a
plus de rechercher et de résoudre manuellement les problèmes ou d’exécuter
d’autre taches de plus en plus complexes.
2. Dimensionnement réseau
Dimensionner un réseau, c’est connaitre les applications présentes et
futures, les supports disponibles ; et aussi tenir compte des capacités des
équipements. La synthèse de ces équipements le rendra économique et lui
permettra d’offrir la qualité de service nécessaire (01net, 2000).
Beaucoup de réseaux se sont construits par évolutions successives, souvent
sans réelle remise en cause des hypothèses de départ et des habitudes de la
passée. Lorsqu’on constate des dégradations de performances, la première idée
qui vient à l’esprit est le sous-dimensionnement des liaisons. On se demande,
ensuite, si les matériels n’ont atteint leurs limites.
2. Définition de concepts connexes
1. Le modèle OSI
Le modèle OSI (Open Systems Interconnection) définit de quelle manière
les ordinateurs et les périphériques en réseau doivent procéder pour
communiquer :
5. Il spécifie le comportement d'un système dit ouvert ;
6. Les règles de communication constituent les protocoles normalisés ;
7. Le modèle OSI est normalisé par l'ISO (Organisation internationale de
normalisation).
image 4: diagramme du modèle OSI
1. Le load balancer (Equilibreur de charges)
Le dispositif essentiel qui garantit le bon déploiement de nombreux
services numériques est l’équilibreur de charge. Son rôle consiste à distribuer les
demandes entrantes entre différents serveurs pour éviter une surcharge et
garantir une réponse rapide et efficace. En d’autres mots, il joue le rôle d’un
chef d’orchestre en gestion du flux de trafic à travers les serveurs afin
d’optimiser l’utilisation des ressources, maximiser les performances et réduire
les temps de réponse (Cohen, 2023).
2. Algorithmes de répartition de charge
L’équilibrage de charges est essentiel pour garantir la disponibilité, un
algorithme d'équilibrage de charge est l'ensemble de règles que suit un
équilibreur de charge pour déterminer le meilleur serveur pour chacune des
demandes des différents clients. Les algorithmes d'équilibrage de charge se
répartissent en deux catégories principales : l’équilibrage de charges statique et
l’équilibrage de charges dynamique (AWS, 2024).
3. Système d’information
Le système d’information est l’ensemble des ordinateurs, des logiciels et de
tous les éléments du réseau d’un organisme tel une entreprise, tout ce qui lui
permet de manipuler automatiquement de l’information.
4. Passerelle par défaut
Quand un PC veut communiquer avec un autre PC, mais qui ne fait pas
partie de son propre réseau, alors il enverra les paquets à sa passerelle par
défaut.
5. L’ADRESSAGE
Chaque appareil connecté à un réseau a besoin d'une adresse unique pour
être identifié. Dans les réseaux IP, les adresses sont des nombres binaires (IPv4)
ou des chaînes alphanumériques (IPv6) qui permettent aux routeurs de diriger
les données vers les bons destinataires.
6. Types de communication
Il existe plusieurs types de communication réseau, notamment unicast
(une source à une destination), multicast (une source à plusieurs destinations)
et broadcast (une source à tous les appareils du réseau).
7. Protocole
Pour les réseaux, un protocole constitue un ensemble de règles
normalisées de formatage des données conçu pour permettre à n'importe quel
ordinateur connecté de comprendre les données (cloudflare, 2024).
8. Routeur
Un routeur est un équipement réseau physique responsable de
l'acheminement des paquets vers leur destination. Les routeurs se connectent
à deux ou plusieurs réseaux ou sous-réseaux IP et se transmettent des paquets
de données entre eux selon les besoins. Ils sont utilisés pour les particuliers et
les bureaux pour établir les connexions au réseau local. Des routeurs plus
puissants sont présents partout sur Internet, afin d'aider les paquets de
données à atteindre leur destination (cloudflare, 2024).
1. Bande passante
La bande passante est une mesure indiquant la capacité maximale d'un
lien de communication filaire ou sans fil à transmettre des données sur une
connexion réseau dans un laps de temps donné (Barney, 2022 ).
2. Débit
Qu’est-ce qu’un débit ? Un débit se mesure par le nombre de données
numériques (bits) transmises ou reçues sur une unité de temps (seconde). Il
s’exprime le plus couramment en bit/s et se compose d’un débit descendant et
d’un débit montant (Qu'est-ce qu'un debit ?, 2024).
Qu’est-ce que Wireshark (Richard Sharpe, 2024) ?
Wireshark est un analyseur de paquets réseau. Un analyseur de paquets
réseau présente les données de paquets capturées de manière aussi détaillée que
possible.
Un analyseur de paquets réseau est considérer comme un appareil de
mesure permettant d’examiner ce qui se passe à l’intérieur d’un câble réseau,
tout comme un électricien utilise un voltmètre pour examiner ce qui se passe à
l’intérieur d’un câble électrique (mais à un niveau supérieur, bien sûr).
Dans le passé, ces outils étaient soit très coûteux, soit propriétaires, soit les
deux. Cependant, avec l’avènement de Wireshark, cela a changé. Wireshark est
disponible gratuitement, est open source et est l'un des meilleurs analyseurs de
image 5 Wireshark
paquets disponibles aujourd'hui.
PROJET COUVERTURE
Chapitre 3 : Dimensionnement et Simulation : Recommandations Pratiques pour
le Redimensionnement des Réseaux Locaux en Vue d'une Qualité d'Expertise
3.1 Introduction au Chapitre
Ce chapitre se concentre sur les recommandations pratiques pour le
redimensionnement des réseaux locaux afin d’optimiser la qualité de service
(QoS) du réseau Wi-Fi de la Radio Tankiri à l'Université Technologique M’siri
1er. Les recommandations sont basées sur les analyses effectuées dans les
chapitres précédents, ainsi que sur les résultats obtenus par les simulations
réalisées à l’aide de Zeroshell. Ce chapitre vise à proposer des solutions
concrètes pour améliorer la couverture, augmenter la capacité, segmenter le
réseau, et utiliser l’agrégation de liens.
3.2 Recommandations pour le Redimensionnement du Réseau
3.2.1 Amélioration de la Couverture du Réseau
Pour garantir une couverture Wi-Fi optimale dans toutes les zones du campus, il
est crucial d’augmenter et de bien positionner les points d’accès.
[Link] Déploiement de Nouveaux Points d'Accès
- Analyse de l’Emplacement : La première étape consiste à identifier les zones
de faible couverture. Cette analyse se fait en mesurant la force du signal dans
différentes parties du campus à l'aide d'outils de mesure spécifiques. Les zones
identifiées comme étant insuffisamment couvertes nécessitent l’installation de
nouveaux points d'accès pour garantir une couverture homogène.
- Configuration Optimale : Les nouveaux points d'accès doivent être configurés
de manière à éviter les interférences entre eux. Cela implique la sélection de
canaux non chevauchants et le réglage de la puissance des émetteurs pour
maximiser la couverture tout en minimisant les interférences.
[Link] Optimisation des Points d'Accès Existant
- Réglage des Canaux : Les canaux utilisés par les points d’accès doivent être
ajustés pour minimiser les chevauchements. Des outils de scan de fréquence
permettent d’identifier les canaux les moins encombrés et d’ajuster les
paramètres des points d’accès en conséquence.
- Amélioration de l’Antennage: L’utilisation d’antennes de meilleure qualité ou
d’antennes directionnelles peut améliorer la portée et la réception du signal Wi-
Fi, en particulier dans les zones éloignées ou encombrées.
3.2.2 Augmentation de la Capacité du Réseau
Pour gérer un volume élevé de trafic et répondre aux besoins croissants des
utilisateurs, il est nécessaire d’augmenter la capacité du réseau.
[Link] Mise à Niveau des Équipements Réseau
- Équipements Modernes : Les routeurs et commutateurs obsolètes doivent être
remplacés par des équipements plus performants capables de supporter un trafic
accru. Les nouveaux équipements doivent avoir une capacité de traitement plus
élevée et une meilleure gestion des flux de données.
- Redondance : Installer des équipements de sauvegarde, tels que des routeurs et
des commutateurs de secours, pour garantir la continuité du service en cas de
panne d’un équipement principal.
[Link] Gestion de la Bande Passante
- QoS Dynamique : Implémenter des politiques de QoS pour prioriser le trafic
des applications critiques (comme les vidéoconférences et les services en ligne
essentiels) et éviter la congestion des ressources du réseau. Cela peut inclure la
définition de règles de priorité pour différents types de trafic.
- Contrôle de la Bande Passante : Mettre en œuvre des techniques de gestion de
la bande passante pour limiter l’utilisation excessive par des applications non
critiques, ce qui contribue à maintenir une performance optimale pour les
utilisateurs prioritaires.
3.2.3 Segmentation du Réseau
La segmentation du réseau est une méthode efficace pour améliorer la gestion du
trafic et la sécurité en isolant les différents segments du réseau.
[Link] Création de Sous-Réseaux
- Isolation des Services : Séparer les services critiques (comme les serveurs de
données et les systèmes de gestion) des services non essentiels (comme les
réseaux invités) pour éviter que les problèmes dans un segment n’affectent les
autres parties du réseau.
- Gestion des Interférences : Réduire les interférences et les collisions de trafic
en isolant les segments du réseau. Cela permet une gestion plus efficace du trafic
et améliore la performance globale du réseau.
[Link] Sécurité Renforcée
- Contrôles d'Accès : Mettre en place des contrôles d’accès stricts entre les
segments du réseau pour limiter les communications non autorisées et améliorer
la sécurité.
- Monitoring et Alertes : Installer des systèmes de surveillance pour détecter les
activités suspectes et les anomalies dans chaque segment du réseau. Les alertes
en temps réel permettent de réagir rapidement aux problèmes potentiels.
3.2.4 Agrégation de Liens
L'agrégation de liens permet de combiner plusieurs connexions physiques en un
seul lien logique, augmentant ainsi la bande passante et assurant une meilleure
résilience.
[Link] Configuration des Groupes de Liens
- Création de Groupes: Configurer des groupes de liens pour agréger plusieurs
ports physiques en un seul lien virtuel. Cette configuration permet d’augmenter
la bande passante disponible et d’améliorer la performance du réseau.
- Équilibrage de Charge : Utiliser des techniques d’équilibrage de charge pour
répartir le trafic entre les liens agrégés. Cela assure une utilisation équilibrée des
ressources réseau et améliore la performance.
[Link] Redondance et Fiabilité
- Défaillance de Lien : Assurer la continuité du service en cas de défaillance
d’un lien individuel grâce à des mécanismes de redondance. Cela permet de
maintenir la disponibilité du réseau même en cas de panne.
- Maintenance Proactive : Effectuer des vérifications régulières des liens agrégés
pour détecter les problèmes avant qu’ils ne causent des interruptions de service.
La maintenance proactive aide à prévenir les pannes et à garantir une
performance constante.
3.3 Méthodologie de Mise en Œuvre
3.3.1 Planification du Redimensionnement
Une planification soigneuse est essentielle pour assurer une mise en œuvre
réussie des recommandations.
- Évaluation des Besoins : Déterminer les besoins spécifiques du réseau en
matière de couverture, de capacité, et de sécurité. Cette évaluation doit être
basée sur les résultats des analyses précédentes et sur les objectifs définis.
- Développement du Plan : Élaborer un plan détaillé pour la mise en œuvre des
changements. Le plan doit inclure les étapes de déploiement, les délais, les
ressources nécessaires et les responsabilités.
[Link] Calendrier de Mise en Œuvre
- Phases du Projet : Diviser le projet en phases distinctes pour faciliter la gestion
et le suivi. Chaque phase doit être clairement définie avec des objectifs
spécifiques.
- Évaluation des Ressources : Identifier les ressources nécessaires pour chaque
phase du projet, y compris le matériel, les logiciels, et le personnel. Planifier
l’allocation de ces ressources de manière efficace.
3.3.2 Test et Validation des Changements
Après la mise en œuvre des changements, il est crucial de tester et de valider les
nouvelles configurations pour s'assurer de leur efficacité.
[Link] Tests de Performance
- Évaluation des Améliorations : Mesurer les améliorations en termes de bande
passante, de latence, et de taux de perte de paquets pour évaluer l’impact des
modifications apportées.
- Tests de Stress: Simuler des conditions de charge élevées pour vérifier la
robustesse du réseau sous des scénarios extrêmes. Ces tests permettent de
s’assurer que le réseau peut gérer des volumes de trafic élevés sans défaillance.
[Link] Validation auprès des Utilisateurs
- Retour d’Expérience : Collecter les avis des utilisateurs sur les améliorations
apportées au réseau. Les retours d’expérience fournissent des indications sur la
satisfaction des utilisateurs et l’efficacité des changements.
- Ajustements : Apporter des ajustements basés sur les retours d’expérience pour
optimiser encore davantage le réseau. Les ajustements peuvent inclure des
modifications de configuration ou l’ajout de nouveaux équipements.
Pour améliorer la qualité de service (QoS) dans un réseau local, plusieurs calculs
sont nécessaires pour évaluer les besoins en bande passante, dimensionner les
équipements, et optimiser la couverture. Voici un guide détaillé des calculs à
réaliser pour le projet :
Calculs pour le Projet de Réseau Local
1. Calcul de la Bande Passante Requise
1.1 Estimation du Trafic Utilisateur
- Nombre d'Utilisateurs : Déterminer le nombre total d'utilisateurs simultanés.
- Type de Trafic : Identifier les types de trafic (vidéoconférences, navigation
web, transfert de fichiers, etc.) et leur bande passante typique.
- Consommation Moyenne : Calculer la consommation moyenne de bande
passante par utilisateur pour chaque type de trafic.
Explication de calcul:
1. Vidéoconférence: 1,5 Mbps par utilisateur.
2. Navigation web : 0,5 Mbps par utilisateur.
3. Transfert de fichiers : 2 Mbps par utilisateur.
Supposons que nous avons 100 utilisateurs avec une répartition de 20% pour la
vidéoconférence, 50% pour la navigation web, et 30% pour le transfert de
fichiers.
- Vidéoconférence : 100 utilisateurs × 20% × 1,5 Mbps = 30 Mbps
- Navigation web : 100 utilisateurs × 50% × 0,5 Mbps = 25 Mbps
- Transfert de fichiers : 100 utilisateurs × 30% × 2 Mbps = 60 Mbps
Bande Passante Totale Requise = 30 Mbps + 25 Mbps + 60 Mbps = 115 Mbps
2. Dimensionnement des Points d'Accès (AP)
2.1 Calcul du Nombre de Points d'Accès
- Capacité d'un Point d'Accès : Déterminer la capacité maximale de bande
passante que chaque point d’accès peut supporter. Supposons que chaque AP
peut supporter 100 Mbps.
- Zone de Couverture : Estimer la superficie que chaque AP peut couvrir
efficacement.
Exemple de calcul :
Si la bande passante totale requise est de 115 Mbps et chaque AP peut supporter
100 Mbps :
Nombre d'AP nécessaires = 115 Mbps / 100 Mbps = 1,15 AP
Il est conseillé d'arrondir au nombre supérieur pour garantir une couverture
suffisante et éviter les surcharges. Donc, 2 AP sont nécessaires.
3. Calcul de la Capacité des Commutateurs
3.1 Dimensionnement des Ports de Commutation
- Nombre de Ports : Déterminer le nombre de ports nécessaires en fonction du
nombre de points d’accès et autres équipements réseau.
Details de calcul :
- Si chaque AP se connecte à un commutateur via un port gigabit Ethernet (1
Gbps).
- Supposons que nous avons 2 AP, et chaque AP a un port sur le commutateur :
Nombre de Ports nécessaires = 2 ports pour les AP + Ports pour autres
équipements (serveurs, routeurs, etc.)
4. Calcul de la Bande Passante Totale
4.1 Agrégation de Liens
- Type d'agrégation : Utiliser la technique de LAG (Link Aggregation Group)
pour combiner plusieurs liens physiques en un seul lien logique.
- Bande Passante Agrégée : Additionner la bande passante des liens agrégés.
detail de calcul :
Si on utilise 4 liens de 1 Gbps chacun et qu'on les agrège :
Bande Passante Agrégée = 4 × 1 Gbps = 4 Gbps
5. Calcul de la Couverture et Optimisation du Réseau
5.1 Estimation de la Couverture
- Zone de Couverture d’un AP : Calculer la superficie que chaque AP peut
couvrir en fonction de la puissance du signal et des obstacles.
Détails de calcul:
Si un AP couvre une zone de 500 m² et vous avez besoin de couvrir une zone de
2000 m² :
Nombre d'AP nécessaires = 2000 m² / 500 m² par AP = 4 AP
5.2 Optimisation du Placement des AP
- Détermination des Emplacements : Utiliser des outils de planification pour
déterminer les emplacements optimaux des AP afin d'éviter les zones mortes et
les interférences.
Exemple Pratique et Détails
1. Estimation de la Bande Passante
- Trafic Vidéoconférence: 20 utilisateurs × 1,5 Mbps = 30 Mbps
- Trafic Navigation Web: 50 utilisateurs × 0,5 Mbps = 25 Mbps
- Trafic Transfert de Fichiers : 30 utilisateurs × 2 Mbps = 60 Mbps
Total = 30 Mbps + 25 Mbps + 60 Mbps = 115 Mbps
2. Dimensionnement des Points d'Accès
- Bande Passante Totale Requise : 115 Mbps
- Capacité d’un AP : 100 Mbps
- Nombre d'AP nécessaires : 115 / 100 = 1,15 (arrondi à 2)
3. Dimensionnement des Commutateurs
- Nombre d'AP : 2
- Ports pour autres équipements: 10
- Total Ports nécessaires = 2 + 10 = 12
4. Agrégation de Liens
- Nombre de Liens : 4
- Bande Passante Totale Agrégée = 4 × 1 Gbps = 4 Gbps
5. Couverture et Optimisation
- Zone à Couvrir : 2000 m²
- Couverture par AP : 500 m²
- Nombre d'AP nécessaires = 2000 / 500 = 4
1. CAHIER DE CHARGE
EQUIPEMENT QUANTITE PRIX U PRIX TOT
Routeur 2 100 $ 200$
Câble UTP 4 150 $ 300$
Switch 1 200$ 400$
Serveur 2 4500$ 9000$
Main d’œuvre 1000$
TOTAUX 18000$
L’IMPLEMENTATION DE LA SOLUTION DE GESTION DE QOS
1. CONFIGURATION DE LA QOS SUR ZEROSHELL
Pour configurer la QoS sur ZeroShell nous allons procéder en quatre
étapes suivante :
1. Création de la classe ;
2. Intégration de la classe dans l’interface choisi ;
3. Attribution des adresses IP aux différentes classes ;
4. Et pour clore ; vérifier les classes crées ;
Nous allons mettre en place trois classes dont la classes Manager, la Classe
IT
et
la
Classe Users.
Ici nous allons en suite ajouter les différents noms de classes citées ci-haut
Apres que la classe ait recu son nom la suite est alors de lui donné sa
priorité, la taille de sa bande passante son DSCP et sa description.
Pour que une interface puisse avoir des classes qu’il égorge celles-ci
doivent être ajouter à ce dernier étant activé au préalable. Et pour notre cas
nous avons pris l’interface ETH00 et lui avons donné toutes les trois classes.
La bande passante total de l’interface peut aussi être diminuée tout
comme être augmentée selon le besoin, quant à nous avions trouvé nécessaire
de diminuée cette dernière en raison de ne pas la gaspillée.
Ce qui donne le résultat suivant :
Apres que nous ayons creé les classes et avons ajouter ces dernieres dans
l’interface ETH00, nous assignons alors les plages d’adresses IP aux différentes
classes.
Les adresses IP allant de [Link] à [Link], sont assigné à la
classe Manager comme indique la figure suivante.
Les adresses IP allant de [Link] à [Link], sont assigné à la
classe IT comme nous montre la figure suivante.
Pour chuté afin avec la plage d’adresses IP allant de [Link] à
[Link], sont assigné à la classe Users comme nous illustré par la figure
suivante.
Pour ceci s’ajoute au regles de la QoS afin que le système distingue les
hotes chaque classe priorisée selon diferents niveaux.
Ce qui nous donne les statistiques montrées par la figure ci-après. Vous
remarquerez que l’interface ETH00 a une bande passante de 500 Mbit/s
maximum et garantie dont la classe IT en possède 100 Mbit/s et une priorité
moyen avec comme DSCP de niveau 2, cette classe est celle qui gère le serveur
lui-même voilà ce qui justifie la présence du trafic
Et en fin le tableau de bord nous indique par ici deux adresses IP, celle
utilisé âr la carte réseau de hote physique et celle de la machine virtuelle
utilisant les trois protocoles de communications et transmission des données
3.4 Conclusion du Chapitre
Ce chapitre a présenté des recommandations pratiques pour le
redimensionnement du réseau local de la Radio Tankiri, en se concentrant sur
l'amélioration de la couverture, l'augmentation de la capacité, la segmentation du
réseau, et l'agrégation de liens. La méthodologie de mise en œuvre a été
détaillée, incluant la planification, les tests, et la validation. Ces
recommandations visent à optimiser la qualité de service du réseau, en
répondant aux besoins croissants des utilisateurs et en garantissant une
performance stable et fiable.
Conclusion Générale
1. Résumé des Objectifs et Méthodologie
Ce projet visait à améliorer la qualité de service (QoS) dans le réseau local de
l’Université Technologique M’siri 1er, en se concentrant particulièrement sur le
réseau Wi-Fi de la radio Tankiri. L'objectif principal était de redimensionner le
réseau pour répondre efficacement aux besoins croissants en bande passante et
garantir une performance optimale pour tous les utilisateurs. Pour atteindre cet
objectif, nous avons mené une analyse approfondie des besoins en bande
passante, dimensionné les équipements nécessaires, et optimisé la couverture et
la capacité du réseau.
La méthodologie employée a inclus plusieurs étapes clés :
1. Évaluation des Besoins : Estimation de la bande passante requise en fonction
des types de trafic et du nombre d’utilisateurs.
2. Dimensionnement des Équipements : Calcul du nombre de points d'accès
nécessaires, ainsi que des commutateurs et des équipements de réseau.
3. Optimisation de la Couverture : Planification et placement stratégique des
points d'accès pour garantir une couverture adéquate et minimiser les zones
mortes.
4. Simulation et Modélisation : Utilisation d'outils de simulation pour évaluer
l'impact des différentes techniques de redimensionnement et valider les choix
effectués.
Résultats et Contributions
Les résultats de ce projet montrent que :
- Dimensionnement des Points d’Accès : La nécessité d'installer un nombre
suffisant de points d'accès pour supporter le trafic prévisionnel a été confirmée,
avec une augmentation proposée du nombre d'AP pour assurer une couverture
adéquate.
- Bande Passante Requise : Les calculs ont révélé que la bande passante totale
nécessaire pour répondre aux besoins des utilisateurs était de 115 Mbps,
nécessitant l’agrégation de liens pour atteindre une bande passante agrégée de 4
Gbps.
- Optimisation de la Couverture : L’analyse a montré que quatre points d’accès
sont nécessaires pour couvrir efficacement la zone cible de 2000 m², ce qui a
permis d’éliminer les zones mortes et d’améliorer la connectivité.
1. Implications Pratiques
Les recommandations formulées ont des implications importantes pour la
gestion et l’amélioration des réseaux locaux dans des environnements
similaires :
- Amélioration de la QoS : En suivant les recommandations de
redimensionnement, l’université peut garantir une qualité de service améliorée,
avec des performances réseau plus fiables et une meilleure expérience
utilisateur.
- Planification des Ressources : Les calculs et les méthodologies proposées
peuvent être utilisés comme modèle pour d'autres projets de dimensionnement
de réseaux locaux, facilitant ainsi la planification et la gestion des ressources
réseau.
- Réduction des Coûts : En optimisant le réseau pour répondre aux besoins réels,
il est possible de réduire les coûts liés aux équipements et à la bande passante
tout en évitant les surcharges et les inefficacités.
Limites et Perspectives
Ce projet, bien qu’exhaustif, présente certaines limites :
- Hypothèses et Estimations : Les calculs sont basés sur des hypothèses
concernant les types de trafic et les comportements des utilisateurs, qui peuvent
évoluer avec le temps.
- Technologies Émergentes : Les nouvelles technologies et les évolutions dans
les protocoles de réseau peuvent influencer les recommandations faites dans ce
projet.
Des recherches futures pourraient explorer l’impact des technologies
émergentes, comme la 5G ou les réseaux maillés, sur la QoS et la gestion des
réseaux locaux. Il serait également pertinent de réaliser des études comparatives
entre différentes solutions de redimensionnement pour identifier les méthodes
les plus efficaces dans divers contextes.
Conclusion
En conclusion, ce projet a permis d’atteindre ses objectifs de manière efficace,
en fournissant des solutions concrètes pour améliorer la qualité de service du
réseau local de l’Université Technologique M’siri 1er. Les méthodologies et les
recommandations proposées offrent une base solide pour la mise en œuvre de
solutions de redimensionnement et d’optimisation des réseaux locaux,
contribuant ainsi à une meilleure performance et à une satisfaction accrue des
utilisateurs.