ESSEC
MBA
CONCOURS D’ADMISSION
Option technologique
MATHEMATIQUES I
La présentation, la lisibilité, l’orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des raisonnements
entreront pour une part importante dans l’appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d’aucun document ; l’utilisation de toute calculatrice et de tout matériel électronique
est interdite. Seule l’utilisation d’une règle graduée est autorisée.
Si au cours de l’épreuve un candidat repère ce qui lui semble une erreur d’énoncé, il le signalera sur sa copie et
poursuivra sa composition en expliquant les raisons des initiatives qu’il sera amené à prendre.
EXERCICE 1 (Questions de taux d’intérêt)
Dans tout cet exercice, on désigne par S et x deux nombres réels tels que S > 0 et x > 0.
1. La somme S est placée deux années consécutives au taux d’intérêt x.
(Le taux x désigne un nombre tel que 0 < x < 1. Ainsi, si le taux est de 4%, on a x = 0.04). De quelle
somme S1 dispose-t-on à l’issue des deux années de placement ?
2. La somme S est placée la première année au taux 2x et la seconde année au taux y. De quelle somme S2
dispose-t-on à l’issue des deux années de placement ?
3. Montrer que l’égalité de ces placements, c’est à dire l’égalité S1 = S2 , équivaut à une égalité de la forme
y = f (x) où f est une fonction de R+ dans R+ que l’on explicitera.
4. Calculer f 0 (x) et en déduire le sens de variation de f sur R+ ainsi que la tangente à la courbe représentative
x
de f en 0. Déterminer ensuite la limite Lde f (x) − quand x tend vers +∞ Construire enfin sur un même
2
x
graphique les courbes représentatives des deux fonctions : y = + L et y = f (x).
2
EXERCICE 2 (Probabilités)
Deux joueurs A et B s’affrontent dans un jeu de la manière suivante :
A joue le premier et jette deux dés : Si la somme des points obtenus est 5, A gagne. Le jeu cesse alors.
Sinon, B joue à son tour et jette deux dés : Si la somme des points obtenus est 7, B gagne. Le jeu cesse alors.
Sinon, le tour revient à A et on poursuit comme ci-dessus jusqu’à ce que A ou B ait gagné.
1. Probabilité pour que la somme des points donnés par deux dés fasse 5 ou 7
1
(a) Indiquer sous forme de couples (i, j) les résultats des jets des deux dés tels que i + j = 5.
(b) En déduire la probabilité pour que la somme des points lors du jet des deux dés fasse 5.
(c) Indiquer sous forme de couples (i,j) les résultats des jets des deux dés tels que i + j = 7.
(d) En déduire la probabilité pour que la somme des points lors du jet des deux dés fasse 7.
2. Probabilité pour que A ou B gagne lors des premiers jets des dés
(a) Déterminer la probabilité pour que A gagne au premier jet des deux dés.
(b) Déterminer la probabilité pour que B gagne au deuxième jet des deux dés (ce qui suppose que A ait
perdu au premier jet des deux dés).
Déterminer la probabilité pour que A gagne au (2n + l)ième jet des deux dés (n > 0).
Déterminer la probabilité pour que B gagne au (2n + 2)ième jet des deux dés (n > 0).
3. Calcul de sommes de séries
(a) Calculer les sommes des deux séries suivantes :
+∞ +∞
1 20 n 4 20 n
X X
, .
9 27 27 27
n=0 n=0
(b) En déduire les probabilités a et b pour que A et B gagnent le jeu.
4. Nombre moyen de jets des deux dés nécessaire à l’achèvement du jeu.
On désigne par T la variable aléatoire indiquant le nombre de jets des deux dés à l’issue duquel le jeu s’achève
par la victoire de A ou B.
(a) Déterminer les probabilités p(T = 2n + 1) et p(T = 2n + 2) pour n > 0.
Vérifier que la somme de la série de terme général p(T = k) avec k > 1 est égale à 1.
Calculer les sommes des deux séries suivantes :
+∞ n +∞ n
1X 20 4 X 20
(2n + 1) , (2n + 2)
9 27 27 27
n=0 n=0
1
(On rappelle que pour 0 6 x < 1 la somme de la série de terme général nxn−1 est .
(1 − x)2
(b) En déduire l’espérance E(T ) de la variable aléatoire T.
EXERCICE 3 (Analyse)
On considère n nombres réels strictement positifs x1 , x2 , ..., xn (avec n > 1) et on se propose de prouver que leur
moyenne géométrique est inférieure à leur moyenne arithmétique, soit :
√ x1 + x2 + ... + xn
(In ) : n
x1 x2 ...xn 6
n
1. Une inégalité équivalente
Etablir que l’inégalité précédente (In ) est équivalente à la suivante :
ln(x1 ) + ln(x2 ) + ... + ln(xn ) x1 + x2 + ... + xn
(Ln ) : 6 ln( ).
n n
2. Démonstration de l’inégalité initiale
(a) Ecrire l’équation de la tangente à la courbe d’équation y = ln x au point d’abscisse c (c > 0)).
(b) Etudier les variations de la fonction suivante, puis en déduire son signe :
x−c
Φ(x) = ln x − ln c −
c
2
x1 + x2 + ... + xn
(c) En posant c = et en attribuant des valeurs convenables à la variable x,établir que
n
les inégalités (Ln ) et donc (In ) sont vraies.
3. Application à une inégalité intégrale
On considère une fonction continue f : [a, b] → R à valeurs strictement positives et on pose pour k =
0, 1, ..., n :
b−a
xk = a + k .
n
(a) Rappeler quelles sont les limites des deux suites définies par :
n n
b−aX b−aX
un = f (xk ) , vn = ln(f (xk )).
n n
k=1 k=1
(b) Etablir enfin l’inégalité suivante :
Z b Z b
1 1
ln(f (t))dt 6 ln( f (t)dt).
b−a a b−a a