Mot de présentation et de remerciements :
> Bonjour à toutes et à tous,
Permettez-moi tout d’abord de vous remercier sincèrement, vous membres du jury, ainsi que mes
professeurs encadrants, pour votre présence aujourd’hui et pour le temps que vous consacrez à
l’évaluation de mon travail.
Cette soutenance marque pour moi l’aboutissement d’un parcours riche en apprentissages, en
réflexions et en découvertes. Je tiens à exprimer ma profonde gratitude à [nom du professeur
encadrant, si tu veux le personnaliser], pour son accompagnement, sa bienveillance et ses conseils
éclairés tout au long de l’élaboration de ce mémoire.
Je vous remercie également, Mesdames et Messieurs les membres du jury, pour l’intérêt que vous
portez à mon travail et pour vos observations qui, j’en suis sûre, m’aideront à continuer de
progresser.
Je suis honoré(e) de pouvoir vous présenter aujourd’hui le fruit de mes recherches, que je vais
maintenant vous exposer.
Version courte :
Bonjour à tous,
Je tiens d’abord à vous remercier, Mesdames et Messieurs les membres du jury, ainsi que mes
professeurs encadrants, pour votre présence aujourd’hui et pour l’attention que vous portez à mon
travail.
Ce mémoire représente pour moi l’aboutissement d’un parcours intense, plein de défis mais aussi de
belles découvertes. Je suis reconnaissant(e) pour l’accompagnement que j’ai reçu, les conseils, les
remarques et l’encouragement tout au long de ce projet.
Merci encore pour votre temps et votre bienveillance. Je vais maintenant vous présenter le fruit de
ces mois de travail.
🔹 1. Paul Ricœur et la narratologie
Ricœur est un philosophe herméneute, c’est-à-dire qu’il s’intéresse à la manière dont on interprète
les textes, les récits, et par extension, l’expérience humaine. Dans son œuvre « Temps et Récit »
(1983-1985), il développe une pensée profonde sur le rôle du récit (narration) dans la
compréhension du temps, de soi et du monde.
Il articule sa réflexion autour de trois niveaux :
Mimesis I : La préfiguration du monde de l’action (le vécu, les expériences humaines avant qu'elles
ne soient racontées)
Mimesis II : La configuration (l’acte de raconter, la mise en récit)
Mimesis III : La refiguration (la manière dont l’auditeur ou le lecteur intègre ce récit dans sa propre
compréhension du monde)
Ainsi, le récit permet de donner une forme au temps, de reconstruire des événements disparates et
de donner sens à l'expérience humaine.
🔹 2. L’identité narrative chez Ricœur
Dans « Soi-même comme un autre » (1990), Ricœur introduit le concept fondamental d’identité
narrative, qu’il oppose à une identité figée ou "essentialiste".
Il distingue deux types d’identité :
l’identité-idem (la permanence dans le temps, ce qui reste le même)
l’identité-ipse (le soi, la capacité de se raconter, de se promettre, de changer tout en restant soi-
même)
💡 L'identité narrative est donc la manière dont une personne ou un groupe construit et reconstruit
son identité à travers les récits qu’il se fait de lui-même. Nous ne sommes pas seulement ce que
nous faisons, mais ce que nous racontons de ce que nous faisons.
🔹 3. Identité narrative et esprit collectif
Ricœur applique aussi cette notion au niveau collectif :
> Les communautés, les peuples, les nations construisent leur identité collective par des récits
partagés : des mythes fondateurs, des mémoires historiques, des récits de souffrance ou de gloire.
Ainsi, l’esprit collectif (ou conscience collective) est façonné par :
des récits transmis (histoire, tradition orale, littérature, mémoire sociale)
des conflits de mémoire (différentes versions du passé, silences, oublis)
une tension entre mémoire fidèle et sélective, entre histoire objective et mémoire subjective
Ricœur insiste beaucoup sur le danger de l’oubli, mais aussi sur le pouvoir du pardon, que seul un
récit juste peut permettre. Cela rejoint son livre « La mémoire, l’histoire, l’oubli » (2000).
✨ En résumé :
La narratologie, pour Ricœur, n’est pas seulement un outil littéraire, mais un mode fondamental de
compréhension de l’être humain.
L’identité narrative est ce qui permet à un individu ou à un peuple de se comprendre dans le temps,
de donner du sens à son passé, et de se projeter dans l’avenir.
Les récits collectifs forgent la mémoire commune, renforcent ou transforment l’esprit collectif, et
permettent de négocier le rapport au passé, au traumatisme et à la réconciliation.
Même s’il n’a pas écrit un traité sur l’oralité comme tel, Ricœur reconnaît à tout récit — y compris
oral — un pouvoir fondamental :
Donner du sens au vécu
Construire une identité individuelle et collective
Transmettre une mémoire vivante
Offrir une vision éthique du monde
Guérir symboliquement les blessures par la narration (fonction cathartique et réparatrice)
Paul Ricœur n’a pas travaillé directement sur l’oralité ou l’oraliture comme le ferait un
anthropologue ou un spécialiste des traditions orales africaines. Toutefois, sa philosophie du récit
s’applique très bien au récit oral, et il en reconnaît toute la puissance dans la construction du sens,
de la mémoire et de l’identité — individuelle et collective.
Voici ce qu’on peut dire de la place et du pouvoir du récit oral chez Ricœur, à partir de ses grandes
idées :
🔹 1. Le récit oral = un acte vivant de médiation
Même si Ricœur s’est concentré sur des récits écrits (littéraires, historiques, autobiographiques), il
voit le récit avant tout comme un acte de configuration du sens, qu’il soit oral ou écrit.
> Ce qui importe pour lui, c’est le processus de mise en intrigue (mise en récit) qui permet de
transformer le vécu brut en histoire intelligible. Le récit oral, avec sa structure, ses images, sa
répétition rythmique, joue ce rôle pleinement.
Dans les sociétés de tradition orale, le conteur devient le gardien du sens, un médiateur entre
mémoire et transmission, entre passé, présent et avenir.
🔹 2. Le récit oral, mémoire vive de l’identité collective
Dans La mémoire, l’histoire, l’oubli (2000), Ricœur insiste sur l’importance des témoignages, y
compris oraux, dans la construction de la mémoire collective. Il évoque la parole du témoin
oculaire, du survivant, du dépositaire de l’histoire — ce qui peut parfaitement s’étendre au conteur
traditionnel.
> Le récit oral ne transmet pas simplement des faits, mais une vision du monde, des valeurs, des
enseignements moraux, des modèles d’action. Il est donc un instrument d’ancrage identitaire.
🔹 3. Une éthique du récit
Ricœur met aussi en avant l’idée que tout récit porte une dimension éthique : il oriente notre
compréhension de l’action, du bien, du mal, de la justice.
➡ Cela rejoint le pouvoir formateur du récit oral dans les sociétés africaines, arabes, berbères, etc.,
où les contes, les proverbes, les mythes enseignent des leçons, structurent les valeurs et guident les
comportements.
🔹 4. Temporalité et transmission orale
Dans Temps et récit, Ricœur développe l’idée que le récit permet d’unifier la triple dimension du
temps : passé – présent – futur. C’est exactement ce que fait la parole orale dans les traditions : elle
relie les générations et transmet une sagesse accumulée, vivante.
✨ En résumé : le pouvoir du récit oral chez Ricœur (de manière implicite)
Même s’il n’a pas écrit un traité sur l’oralité comme tel, Ricœur reconnaît à tout récit — y compris
oral — un pouvoir fondamental :
Donner du sens au vécu
Construire une identité individuelle et collective
Transmettre une mémoire vivante
Offrir une vision éthique du monde
Guérir symboliquement les blessures par la narration (fonction cathartique et réparatrice)
🟣 Texte de présentation pour la soutenance (à lire devant le jury)
> Mesdames et Messieurs les membres du jury,
Mesdames mes professeures encadrantes,
Je vous remercie sincèrement pour votre présence et pour l’attention que vous portez à mon travail. Je suis
heureuse et honorée de vous présenter aujourd’hui les résultats de mon mémoire de fin d’études intitulé :
« La culture nomade entre tradition et modernité chez Souleymane Diamanka ».
Ce travail est né d’un double intérêt : d’une part, pour les sociétés nomades et leur héritage culturel riche,
souvent menacé par la modernité et la sédentarisation ; d’autre part, pour la poésie contemporaine et le slam,
qui, à travers la voix de certains artistes, deviennent des vecteurs puissants de mémoire, d’identité et de
transmission.
Ma problématique principale a été la suivante :
Comment la culture nomade et la tradition orale sont-elles réactualisées dans l’œuvre poétique et scénique de
Souleymane Diamanka, et de quelle manière cette œuvre transmet-elle une sagesse universelle fondée sur la
diversité et le respect ?
Pour y répondre, j’ai choisi de travailler sur deux recueils principaux de Diamanka : Habitan[t] de nulle part,
originaire de partout (2021), et De la plume et de l’épée (2023). Ces œuvres m’ont permis d’explorer trois
axes essentiels que j’ai organisés en trois parties.
🔹 Dans une première partie, je me suis intéressée à la culture nomade en général, et plus particulièrement à
celle des Peuls, peuple dont est issu Souleymane Diamanka. J’ai analysé le mode de vie nomade, sa richesse
culturelle, sa transformation par la sédentarisation, et les menaces qui pèsent sur sa pérennité.
J’ai ensuite montré comment cet héritage nomade survit aujourd’hui, y compris en France, dans certaines
familles issues de l’immigration, comme celle du poète. Chez Diamanka, cette mémoire est vivante : elle est
transmise oralement, à travers la langue peule, les récits, et les enregistrements sonores conservés par son
père.
🔹 Dans la deuxième partie, j’ai exploré la manière dont cette mémoire se réincarne dans le slam, à travers
la performance scénique. J’ai analysé comment l’oraliture — c’est-à-dire l’ensemble des traditions orales —
est ravivée sur scène par le slameur, qui devient un griot moderne.
Le slam, chez Diamanka, est un art populaire, accessible à tous, qui redonne la parole aux oubliés et aux
marginalisés. La performance — la voix, le rythme, le silence, la gestuelle — donne une force émotionnelle
que le texte écrit seul ne suffit pas à transmettre.
C’est dans cette perspective que j’ai mis en relation sa pratique avec les théories d’Édouard Glissant sur la
poétique de la relation et avec les réflexions de Paul Ricœur sur l’identité narrative. Chez Diamanka, le récit
poétique devient un acte de résistance et un moyen de reconstruire une identité blessée par l’exil.
🔹 Enfin, dans la troisième partie, j’ai étudié le contenu poétique lui-même, pour montrer comment la parole
de Diamanka transmet une vision du monde humaniste et universelle, fondée sur la liberté, la tolérance et la
beauté de la diversité.
À travers ses poèmes, il célèbre les ancêtres, la nature, les femmes, l’amour, les voyages, tout en dénonçant
les injustices et la marginalisation des jeunes issus de l’immigration.
Il utilise pour cela des figures de style fortes, comme les métaphores, les oxymores et les épanalepses, qui
donnent une profondeur émotionnelle et une richesse d’images à ses textes.
Sa poésie est en même temps politique et spirituelle : elle refuse les frontières figées, et elle rêve d’un monde
où chacun aurait une place, quelle que soit sa langue, sa couleur ou son origine.
Ce que j’ai voulu montrer à travers ce travail, c’est que la poésie n’est pas un art du passé, mais un espace
vivant de mémoire et de transformation. Chez Diamanka, le poème devient un refuge, un lieu de
réconciliation, un outil de guérison collective.
En conclusion, ce mémoire est à la fois une exploration poétique, une réflexion anthropologique, et un
hommage à l’oralité, qui reste un pilier de nombreuses cultures.
Je vous remercie encore pour votre attention, et je suis à votre disposition pour répondre à vos questions.
🟨 Suggestions pour l’oral :
Lis doucement, avec calme et assurance.
Mets de l’intonation surtout quand tu parles des idées du poète, pour montrer que tu es touchée par ce que tu
dis.
N’hésite pas à faire de petites pauses entre les parties pour respirer et marquer les transitions.
Mot de conclusion finale (à dire après les échanges avec le jury)
> Merci pour vos remarques, vos questions et l’attention que vous avez portée à mon travail.
Cette soutenance clôture un long parcours, fait de recherches, de doutes parfois, mais surtout de découvertes
passionnantes.
Ce mémoire m’a permis de réfléchir à des questions qui me tiennent à cœur : la mémoire, l’identité,
l’héritage culturel, la poésie, l’humain.
J’espère avoir su transmettre, à travers cette étude, l’importance de préserver nos racines tout en s’ouvrant
aux autres, dans un monde en perpétuel mouvement.
Merci encore à mes professeures encadrantes, à tous mes enseignants, et à vous membres du jury, pour votre
accompagnement, votre exigence, et votre bienveillance
Mot de conclusion finale (à dire après les échanges avec le jury)
> Merci pour vos remarques, vos questions et l’attention que vous avez portée à mon travail.
Cette soutenance clôture un long parcours, fait de recherches, de doutes parfois, mais surtout de découvertes
passionnantes.
Ce mémoire m’a permis de réfléchir à des questions qui me tiennent à cœur : la mémoire, l’identité,
l’héritage culturel, la poésie, l’humain.
J’espère avoir su transmettre, à travers cette étude, l’importance de préserver nos racines tout en s’ouvrant
aux autres, dans un monde en perpétuel mouvement.
Merci encore à mes professeures encadrantes, à tous mes enseignants, et à vous membres du jury, pour votre
accompagnement, votre exigence, et votre bienveillance.
Bibliographie
1. BARRET, Julien & DIAMANKA, Souleymane. Écrire à haute voix (2020)
📘 Résumé :
Ce livre est une rencontre entre un linguiste et un poète. Il explore la voix dans la poésie orale
contemporaine, en particulier dans le slam. Julien Barret insiste sur l’importance de la parole performée : la
poésie devient vivante grâce à la voix, au rythme, au souffle et à l’émotion. Souleymane Diamanka y est
présenté comme un héritier des griots, utilisant le slam pour transmettre des valeurs, une mémoire et une
culture.
📌 Utilité pour ton mémoire :
Ce livre t’aide à montrer que la scène devient un lieu de transmission de l’oraliture, et que la voix du poète
est un vecteur essentiel pour faire vivre l’héritage peul dans un cadre contemporain.
2. BARTHES, Roland. Mythologies (1957)
📘 Résumé :
Barthes analyse le mythe comme un langage. Il ne se définit pas par ce qu’il dit, mais par la manière dont il
transforme le réel en parole symbolique. Pour lui, le mythe est un système de signes : un message construit
historiquement pour servir une idéologie, une vision du monde.
📌 Utilité pour ton mémoire :
Cette pensée t’a aidée à comprendre comment les récits poétiques de Diamanka fonctionnent comme des
mythes modernes : ils réécrivent des histoires réelles sous forme symbolique, avec des légendes sociales et
des figures exemplaires.
3. CHADLI, El Mostafa. Le conte populaire dans le pourtour de la Méditerranée (2011)
📘 Résumé :
Cet ouvrage explore les structures, fonctions et évolutions du conte populaire dans les pays méditerranéens.
Il montre comment les thèmes traditionnels (justice, sagesse, pauvreté, malice, etc.) se transmettent
oralement, et comment ils s’adaptent aux contextes historiques et sociaux.
📌 Utilité pour ton mémoire :
Ce livre appuie ta démonstration sur l’importance de la transmission orale des valeurs, et permet de montrer
que les récits poétiques de Diamanka s’inscrivent dans une tradition orale, universelle et populaire, proche du
conte.
4. CHAMPAGNE, Stéphane (compte rendu de Dupire, 1997)
📘 Résumé :
Ce compte rendu résume l’ouvrage de Marguerite Dupire sur les Wodaabe, des Peuls nomades du Niger. Il
met en lumière les liens entre nature, élevage et rituels, ainsi que la richesse culturelle du pastoralisme peul.
Il insiste sur l’équilibre écologique et spirituel qui caractérise cette vie nomade.
📌 Utilité pour ton mémoire :
Ce texte t’aide à comprendre et expliquer l’identité peule, le rôle des traditions, et l’importance de la parole
rituelle et transmise dans les sociétés nomades.
5. GLISSANT, Édouard. Philosophie de la relation (1990)
📘 Résumé :
Glissant développe le concept de « Tout-Monde », un monde fondé sur la relation, l’altérité, et l’imaginaire
commun de l’humanité. Il critique les identités closes, et propose une vision poétique et ouverte des cultures,
où chaque langue, chaque mémoire, peut entrer en dialogue avec les autres.
📌 Utilité pour ton mémoire :
Tu relies cette pensée à la poésie humaniste de Diamanka, qui rêve d’un monde sans frontières, où l’identité
est multiple et relationnelle. Comme Glissant, Diamanka refuse les enfermements identitaires et prône
l’union par la poésie.
6. HAMPÂTÉ BÂ, Amadou. Amkoullel, l’enfant peul (2009)
📘 Résumé :
C’est une autobiographie dans laquelle Amadou Hampâté Bâ raconte son enfance dans une famille peule
traditionnelle. Il y met en lumière les valeurs de la culture peule, la richesse de la tradition orale,
l’importance de l’initiation, du conte et du proverbe. Il insiste sur la transmission intergénérationnelle et le
rôle des anciens comme gardiens de la sagesse.
📌 Utilité pour ton mémoire :
Ce livre t’a permis de présenter l’identité peule et ses fondements spirituels et éducatifs. Hampâté Bâ est une
figure centrale pour comprendre l’importance de l’oraliture, comme un mode de savoir aussi valable que
l’écrit.
7. ELIADE, Mircea. Aspects du mythe (1963)
📘 Résumé :
Eliade définit le mythe comme une histoire sacrée, toujours considérée comme « vraie » car elle raconte les
actions des êtres surnaturels, fondateurs du monde. Le mythe devient ainsi un modèle exemplaire pour les
humains, à imiter dans leurs rites, traditions ou pratiques morales.
📌 Utilité pour ton mémoire :
Tu as utilisé Eliade pour expliquer que le mythe, dans la poésie de Diamanka, est un outil de transmission de
sagesse, une manière d’élever l’auditeur vers un monde plus grand, plus spirituel et porteur de valeurs
collectives.
8. MAALOUF, Amin. Les identités meurtrières (1998)
📘 Résumé :
Maalouf dénonce les identités fermées, exclusives, qui mènent à la haine. Il prône une identité plurielle,
composite, faite de plusieurs appartenances. Il propose une métaphore culinaire : chaque élément culturel
garde sa saveur, mais ensemble ils créent une nouvelle richesse.
📌 Utilité pour ton mémoire :
Cette pensée rejoint celle de Diamanka. Tous deux défendent une identité ouverte, réconciliée, fondée sur
l’amour, la diversité, la mémoire et le respect de l’autre.
9. POIRIER, Jean. Causes et conséquences de la fin de la transmission orale des savoirs traditionnels
(2019)
📘 Résumé :
Poirier explique comment l’urbanisation, la modernisation, l’industrialisation et les médias de masse ont
affaibli les systèmes traditionnels d’éducation orale. Il parle de la dissociation intergénérationnelle, et du
rejet croissant des traditions dans un monde tourné vers l’autonomie et la technologie.
📌 Utilité pour ton mémoire :
Ce texte t’a permis de montrer le danger de la perte de l’oraliture, et d’appuyer la nécessité de préserver ces
savoirs à travers des formes modernes comme le slam ou la poésie performée.
10. LE TOLLEC, Françoise. De la tradition orale à la préservation de l’expression (2013)
📘 Résumé :
Le Tollec décrit la tradition orale comme un patrimoine vivant, constitué de proverbes, récits, contes, etc.,
transmis de génération en génération. Elle insiste sur la valeur éducative et identitaire de cette tradition, et
sur les difficultés de sa préservation dans un monde moderne.
📌 Utilité pour ton mémoire :
Ce texte t’a aidée à réfléchir à la transformation nécessaire de l’oraliture, pour qu’elle ne disparaisse pas
mais soit adaptée aux nouveaux contextes, comme dans la poésie de Diamanka.
11. DE CARLO, Mario. L’interculturel (2007)
📘 Résumé : De Carlo explore les enjeux de l’interculturalité dans les sociétés modernes : comment les
cultures se rencontrent, se confrontent, se transforment. Il insiste sur la nécessité d’un dialogue respectueux,
et sur la manière dont la diversité culturelle est une richesse et non une menace.
📌 Utilité pour ton mémoire :
Tu t’es appuyée sur cette réflexion pour montrer que le slam de Diamanka incarne une parole interculturelle,
ancrée dans une culture peule mais ouverte à la France, aux jeunes, aux minorités, aux voix multiples.
12. RACINE, Noëlle. Les poètes au théâtre (2012)
📘 Résumé :
Racine retrace l’histoire de la fusion entre poésie et théâtre, depuis l’Antiquité jusqu’aux formes modernes.
Elle montre comment la déclamation poétique sur scène est une forme d’art dramatique à part entière, où le
texte prend vie par la voix, le rythme et l’espace scénique.
📌 Utilité pour ton mémoire :
Tu t’en sers pour justifier que la scène de slam est un théâtre poétique, où Diamanka, à travers son jeu vocal,
corporel et rythmique, fait entendre la poésie comme un acte vivant.
13. ST-ONGE, Yan. Sémiotique et esthétique de la poésie-performance (2022)
📘 Résumé :
Ce travail universitaire explore le rapport entre texte, corps et espace scénique dans la poésie-performance. Il
définit la performance comme un acte vivant, impliquant le corps du poète, sa voix, et la présence du public.
📌 Utilité pour ton mémoire :
Tu l’utilises pour éclairer les effets de la performance scénique de Diamanka : sa façon de se tenir, de
déclamer, d’émouvoir, d’impliquer son corps et son auditoire dans une parole engagée et vivante.
14. THEVAL, Guillaume & PENOT-LACASSAGNE, Odile. Poésie et performance (2020)
📘 Résumé :
Ce recueil d’articles examine la poésie comme acte performatif, entre écriture, scène, média et art
contemporain. Il analyse la façon dont le poète moderne déplace la poésie du livre à l’espace scénique, en
utilisant le langage comme action.
📌 Utilité pour ton mémoire :
Tu as cité ce texte pour appuyer que chez Diamanka, la parole poétique agit dans le monde : elle éveille,
questionne, transforme — « la poésie perfore le réel », comme le dit Theval.
15. VORGER, Claire et al. Publictionnaire : notice Slam (2018)
📘 Résumé :
Cette notice propose une définition complète du slam, en retraçant ses origines, son sens social, politique et
artistique. Elle décrit le slam comme un art du verbe, né de l’urgence de dire, de dénoncer, de partager, sans
contrainte formelle, et souvent en lien avec les marges sociales.
📌 Utilité pour ton mémoire :
Tu l’as utilisé pour définir le slam dans ton introduction : un espace d’expression libre, populaire, engagé, et
pour montrer que Diamanka s’inscrit pleinement dans cette tradition, tout en y intégrant une mémoire
poétique profonde.
🧠 Fiche Synthétique des Sources Clés du Mémoire
1. Julien BARRET & Souleymane DIAMANKA — Écrire à haute voix (2020)
📖 Rencontre entre un linguiste et un poète qui explore le pouvoir du verbe déclamé. Barret théorise l’oralité
comme actualisation poétique du texte. Diamanka y révèle sa vision d’une poésie qui soigne, rassemble, et
transmet des mémoires collectives.
🔹 Nouveauté à dire : Le texte montre que la voix est un organe de mémoire, un outil politique et affectif.
Barret y parle de la voix comme trace du corps, et de la performance comme « langue complète ».
2. Roland BARTHES — Mythologies (1957)
📖 Analyse de la manière dont la culture transforme des faits en mythes pour mieux transmettre des
idéologies. Le mythe moderne est un discours qui semble naturel, mais qui est construit.
🔹 Nouveauté à dire : Barthes considère le mythe comme une forme de langage social, qui travestit le réel
en évidence. C’est ce que fait aussi Diamanka : il crée un contre-mythe poétique, pour déconstruire les
clichés sur l’immigration et l’altérité.
3. El Mostafa CHADLI — Le conte populaire (2011)
📖 Étude des contes méditerranéens comme outils d’éducation, de transmission et d’identité. Il valorise la
parole orale comme véhicule de mémoire collective.
🔹 Nouveauté à dire : Chadli dit que le conte (comme le slam) construit un imaginaire commun, qui soude
une communauté autour de valeurs partagées. C’est ce que fait Diamanka dans ses poèmes-récits à portée
symbolique.
4. Stéphane CHAMPAGNE sur Marguerite DUPIRE — Peuls nomades (1997)
📖 Analyse ethnographique de la culture peule : pastoralisme, transhumance, rituels, liens avec la nature.
L’homme peul vit dans un équilibre écologique et spirituel.
🔹 Nouveauté à dire : Le texte montre que la mémoire culturelle est liée à la terre et au déplacement.
Diamanka transpose cela en une mémoire poétique du voyage, où l’homme est libre mais marqué par
l’arrachement.
5. Édouard GLISSANT — Philosophie de la Relation (1990)
📖 Théorisation du Tout-Monde : un monde où les cultures s’enchevêtrent dans la diversité. Il défend une
poétique du lien, contre l’enfermement identitaire.
🔹 Nouveauté à dire : Glissant pense la créolisation du monde comme une force. Diamanka fait exactement
cela en créolisant le français et le peul, en tissant une poésie du mélange et du respect.
6. Amadou HAMPÂTÉ BÂ — Amkoullel, l’enfant peul (2009)
📖 Mémoires d’un enfant peul élevé dans la tradition orale. Il y décrit les valeurs éducatives, les proverbes,
récits, rites, transmis sans l’écrit.
🔹 Nouveauté à dire : Hampâté Bâ disait : « Un vieillard qui meurt, c’est une bibliothèque qui brûle ». Cela
souligne que l’oralité est un savoir fragile mais vital. Diamanka, par le slam, devient un jeune vieux sage, qui
empêche cette mémoire de s’éteindre.
7. Mircea ELIADE — Aspects du mythe (1963)
📖 Le mythe comme histoire fondatrice, exemplaire et sacrée. Il structure les sociétés en leur donnant un
sens à l’existence.
🔹 Nouveauté à dire : La poésie de Diamanka agit comme un mythe réparateur : elle refonde une mémoire,
redonne du sacré à ceux que la modernité oublie.
8. Amin MAALOUF — Les identités meurtrières (1998)
📖 Réflexion sur les identités multiples et les dangers du repli communautaire. Il défend une identité fluide,
composite, adaptée à notre monde métissé.
🔹 Nouveauté à dire : Maalouf écrit : « On tue au nom de l’identité ». Le slam de Diamanka est une riposte
poétique à cette violence, une célébration de la coexistence et de la beauté des différences.
9. Jean POIRIER — Fin de la transmission orale des savoirs (2019)
📖 Étude des causes du déclin de l’oralité : modernisation, rupture des générations, domination de l’écrit.
🔹 Nouveauté à dire : Poirier insiste sur l’effacement progressif des anciens rôles sociaux du conteur.
Diamanka les réactualise : il redevient le griot dans une scène contemporaine.
10. Françoise LE TOLLEC — De la tradition orale à la préservation de l’expression (2013)
📖 Réflexion sur les moyens de sauvegarder l’oralité : transcription, adaptation scénique, numérisation.
🔹 Nouveauté à dire : Diamanka n’est pas dans la nostalgie : il ne pleure pas un monde disparu, il réinvente
l’oralité dans des formes nouvelles, comme le slam ou la scène.
11. Mario DE CARLO — L’interculturel (2007)
📖 Le dialogue interculturel comme outil de compréhension mutuelle. Refus de la hiérarchie entre cultures.
🔹 Nouveauté à dire : Diamanka n’oppose pas l’Afrique et l’Europe : il tisse une passerelle. Il incarne
l’homme-relation, qui vit entre les langues, les peuples et les sensibilités.
12. Noëlle RACINE — Les poètes au théâtre (2012)
📖 Étude du poète comme acteur, depuis l’Antiquité jusqu’à la scène moderne. L’oralité poétique est une
mise en jeu du texte par la voix.
🔹 Nouveauté à dire : Diamanka est poète, conteur, acteur, griot et musicien : il redonne au poème sa
dimension vivante et collective.
13. Yan ST-ONGE — Poésie-performance (2022)
📖 Analyse sémiotique du corps, de la voix et du texte en performance. L’espace scénique devient un lieu de
langage total.
🔹 Nouveauté à dire : Le slam est un langage corporel et émotionnel. Chez Diamanka, le corps parle, et
l’oralité devient présence.
14. THEVAL & PENOT-LACASSAGNE — Poésie et performance (2020)
📖 Réflexion sur la scène comme nouveau lieu d’écriture poétique. La voix est un instrument poétique à part
entière.
🔹 Nouveauté à dire : Le slam est un acte de résistance et une action poétique immédiate. Diamanka
« claque les mots » pour guérir, éveiller, réconcilier.
15. VORGER et al. — Publictionnaire : notice Slam (2018)
📖 Dictionnaire critique sur le slam comme art du verbe populaire, proche du rap, du conte et de la parole
rituelle. Définit le slam comme un acte de libération et de réparation.
🔹 Nouveauté à dire : Cette source confirme que le slam est un cri contre l’injustice, un espace d’expression
non censuré, non hiérarchisé, accessible à tous — ce qui en fait une poétique démocratique.