THÈME : « JEUNESSE AFRICAINE ENTRE DÉSILLUSION ET ESPOIR
DE RENOUVEAU
La jeunesse est un sujet largement étudié au XXIe siècle, en particulier lorsqu'il s'agit
de la jeunesse africaine.
Le vendredi 25 octobre 2024, une conférence s’est tenue au centre culturel Boboto,
où le Père Emmanuel Bueya, sj, intellectuel remarquable et passionné de savoir, a
été l’orateur.
Le thème « Jeunesse africaine entre désillusion et espoir de renouveau » aborde
trois dimensions essentielles : le passé, le présent et l’avenir de la jeunesse, en
mettant l’accent sur la jeunesse congolaise.
Cette jeunesse, souvent qualifiée d’« orpheline », a la responsabilité d'améliorer ou
de compromettre son avenir. Pour faire un choix éclairé, elle doit être éduquée et
surmonter les défis qui se dressent devant elle. Ce processus ne se fait pas
rapidement ; il nécessite du temps et de la persévérance.
La jeunesse congolaise est orpheline de son authenticité et ignore souvent d'où elle
vient. Un proverbe nous rappelle que sans connaissance de ses origines, il est
difficile de tracer son chemin. En ayant oublié son histoire, elle a assimilé la narration
déformée que l'homme blanc a faite de ses ancêtres.
Aujourd'hui, les jeunes Congolais font face à de nombreux défis, parmi lesquels le
chômage, qui reste le plus redoutable. Beaucoup manquent d’ambition et cherchent
à recevoir sans d'abord contribuer. Comme le disait l’orateur : « Un Congolais est un
mendiant assis sur un lingot d’or », se concentrant davantage sur la demande que
sur l'effort.
Pour devenir des agents de changement, les jeunes Congolais doivent adopter un
état d'esprit conquérant. Ils doivent se poser des questions profondes : « Qui suis-
je ? Qui est le jeune Africain ? ».
Pour réaliser les promesses héritées de leurs prédécesseurs, ils doivent envisager
ce qu'ils peuvent apporter à leur pays, plutôt que de se demander ce que leur pays
peut leur offrir. Le Père Bueya insiste sur l'importance d'être innovateur, travailleur et
déterminé pour amorcer le renouveau tant attendu.
L’usage répété du verbe « devoir » souligne l'ampleur du travail à accomplir avant
d'espérer changer notre patrie.
Merci pour votre attention, chers lecteurs, ainsi qu'au Père Bueya, au Père Recteur
et à vous, chers élèves.
Ben Mbangu, Secrétaire du Gouvernement