Méfaits du tabac chez les jeunes à Kisangani
Méfaits du tabac chez les jeunes à Kisangani
PAR
SINZAHERA RADJABU
DIRECTEUR :
Le tabagisme chez les jeunes faits aujourd'hui partie des enjeux majeurs de santé publique,
notamment dans les pays à revenu faible ou intermédiaire où vivent environ 80 % des fumeurs
mondiaux. Environ 1 adulte sur 5 dans le monde consomme du tabac, soit environ 1,25 milliard
de fumeurs adultes selon les données récentes de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en
2022[1].
L’adolescence et l'âge adulte sont les périodes où s’installe le plus souvent la dépendance à la
nicotine. Entre 11 et 17 ans, le corps est particulièrement sensible aux effets du tabac, ce qui
augmente la vulnérabilité des jeunes faces à cette substance addictive. La consommation de tabac
chez les adolescents est en hausse dans de nombreuses régions du monde, avec environ 17 % des
jeunes âgés de 13 à 15 ans qui en consomment sous diverses formes. Cette initiation précoce au
tabac expose les jeunes à de graves risques pour leur santé immédiate et future, notamment des
troubles respiratoires, cardiovasculaires, et un risque accru de dépendance à long terme [2].
La connaissance partielle, la multiplication des sites de vente, les réseaux sociaux (La télévision,
le cinéma et le Web) environnement (un ami, parents/ fumeurs) constituent les causes principales
du tabagisme chez les jeunes [2]
En Afrique, environ 10,3 % de la population fumait du tabac en 2020, ce qui représente environ
77 millions de fumeurs sur le continent. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) prévoit une
augmentation de près de 40 % du nombre de fumeurs d’ici 2025. La consommation a augmenté
de 52 % en Afrique subsaharienne entre 1980 et 2016, et le tabagisme progresse à un rythme
alarmant de 4,3 % par an. Cette hausse est particulièrement préoccupante chez les jeunes, avec
des taux élevés dans plusieurs pays : par exemple, 17,8 % au Zimbabwe, plus de 10 % aux
Seychelles, Maurice, Mauritanie et Madagascar.[3]
environ 300 000 décès liés au tabac en Afrique subsaharienne, et une augmentation des maladies
chroniques comme cancers, maladies cardiovasculaires et bronchites. Les soins sont souvent
insuffisants ou coûteux, aggravant l'impact sur la santé publique.[3]
0.2. PROBLÉMATIQUE
Selon les données du Global Burden of Disease (GBD) 2021, le tabagisme en RDC est
responsable de plusieurs milliers de décès chaque année, notamment 4,7 % des décès par cancer
sont attribués au tabac (1612 décès en 2021), et environ 4725 décès dus aux maladies
cardiovasculaires liées au tabagisme. [8]
Eu égard à ce qui précède, nous sommes posés la question suivante : Quel est le niveau
de connaissance, attitude et pratique des jeunes sur les méfaits du tabagisme chez les jeunes de la
ville de Kisangani ?
0.4. OBJECTIFS
Déterminer le niveau de connaissance des jeunes sur les méfaits du tabagisme sur la santé ;
Sur le plan théorique : permet aux nouveaux chercheurs qui veulent aborder cette thématique de
disposer d’une base de données cruciales pouvant servir de référence pour des études plus
fouillées;
Sur le plan pratique : les recommandations issues de ce travail serviront aux autorités et aux
jeunes comme outil de sensibilisation pour réduire la consommation du tabac et prévenir les
méfaits liés à la consommation du tabac.
Elle est à la fois l'action concrète d'appliquer un savoir ou une activité, l'expérience acquise par
cette action, et la façon habituelle d'agir ou de faire les choses. [9]
1.1.4. LE TABAC : Le tabac est une plante herbacée de la famille des Solanacées, originaire
d'Amérique, dont les feuilles contiennent un alcaloïde toxique appelé nicotine. Ces feuilles, une
fois séchées et préparées, sont utilisées pour fumer, priser ou chiquer, et servent à fabriquer des
cigares, des cigarettes, etc. Le terme désigne aussi le produit manufacturé issu de ces feuilles.
[10]
Les e-cigarettes ou les stylos Vape sont des dispositifs constitués d'une pile et d'une cartouche
contenant un atomiseur qui chauffe une solution de propylène glycol, de glycérol et,
habituellement mais pas toujours, de nicotine. Les cigarettes électroniques imitent le mouvement
main-bouche du tabagisme, et de nombreuses cigarettes électroniques délivrent des niveaux
élevés de nicotine profondément dans les poumons, ce qui augmente le risque de dépendance.
Dans le cas des cigarettes électroniques, il y a moins de signaux qui indiquent la quantité
consommée, comme c'est le cas des mégots de cigarette éteints. De nombreux dispositifs de
cigarettes électroniques délivrent 5000 à 6000 bouffées, ce qui peut représenter 500 à 600
cigarettes ou 25 à 30 paquets de cigarettes. [20]
✓Tabac Virginie (Brightleaf) : tabac blond, doux, très utilisé dans les cigarettes.
✓Burley : tabac à feuilles épaisses, goût robuste, utilisé dans cigarettes et tabac à pipe.
✓Cavendish : tabac préparé par fermentation, souvent sucré, utilisé pour pipes et cigares.
- Corojo : tabac cubain, utilisé pour les feuilles d’emballage des cigares.
- Habano & Habano 2000 : variétés cubaines et d’Amérique centrale, très aromatiques.
✓Tabac à rouler : tabac coupé fin pour rouler ses propres cigarettes.
✓Tabac à priser ou à chiquer : tabac non fumé, consommé par absorption orale ou nasale.
Certains tabacs ne sont traditionnellement fumés que dans certaines régions. En voici deux
exemples :
1. Le Dokha
Le Dokha est un tabac cultivé aux Émirats Arabes Unis, en Iran et dans d'autres pays du Golfe.
C'est un tabac traditionnellement sans aucun additif et à très forte teneur en nicotine, d'où son
nom signifiant « étourdi », dont les feuilles sont séchées vertes et déchiquetées en petits flocons
avant d'être fumées dans une pipe appelée « medwakh ».
2. Le Thuoc lao
Le Thuoc lao est un tabac cultivé exclusivement au Vietnam. Il est souvent fumé par les
cultivateurs de riz, après un gros repas afin d'en faciliter la digestion ou avec du thé vert ou de la
bière locale. Sa très forte teneur en nicotine provoque souvent des vertiges et des nausées, même
aux gros fumeurs[13].
production mondiale de tabac brut s'élève à environ 5,8 à 6,3 millions de tonnes par an, avec la
Chine comme premier producteur.
ÉTAPES DE PRODUCTION
[Link] : Les graines de tabac, très petites, sont semées en pépinière sur des lits de sol bien
préparés, souvent en serre ou sous abri pour protéger du gel et favoriser la germination. On
utilise parfois la technique du semis flottant sur solution nutritive pour obtenir des plants
robustes et homogènes.
2. Repiquage : Lorsque les plants atteignent environ 20 cm, ils sont repiqués manuellement ou
mécaniquement en pleine terre dans des champs préparés, souvent traités avec des pesticides
pour lutter contre les maladies du sol. Le repiquage est précédé d’un arrosage pour faciliter
l’arrachage des plants en pépinière.
3. Entretien : Pendant la croissance, les plants nécessitent un suivi régulier : désherbage manuel
ou chimique, traitements phytosanitaires contre insectes et maladies, fertilisation, notamment en
potasse. La rotation des cultures est pratiquée pour limiter les maladies.
4.Récolte : Les feuilles de tabac sont cueillies à maturité, souvent en plusieurs passages selon les
feuilles. Après récolte, les tiges et racines sont retirées et détruites pour limiter la propagation des
maladies.
5. Séchage : Les feuilles sont ensuite séchées, généralement à l’air chaud, pour réduire
l’humidité et permettre leur conservation et transformation ultérieure.
NB:Ces étapes demandent un travail minutieux et une gestion attentive des conditions
climatiques et sanitaires pour assurer une bonne qualité de tabac.[14]
Le tabac est une plante (Nicotiana tabacum) contenant naturellement des alcaloïdes,
principalement la nicotine (environ 93 %), ainsi que d'autres alcaloïdes comme l'anatabine, la
nornicotine et l'anabasine.
Lors de la fabrication des produits du tabac, les fabricants ajoutent divers additifs (arômes,
sucres, humidifiants, composés d'ammoniac) pour modifier le goût, faciliter l'initiation à la
consommation et renforcer la dépendance à la nicotine[15]
NB: La combustion du tabac produit environ 7 000 substances chimiques, dont environ 70 à 80
sont reconnues cancérogènes. Parmi ces substances, on trouve le goudron, le monoxyde de
carbone, le formaldéhyde, le cyanure d'hydrogène, le benzène, le cadmium, le mercure, le plomb,
et des métaux lourds [15].
1.5.1. CARBON MONOXYDE : est un gaz toxique invisible et inodore, issu de combustions
incomplètes, dangereux pour la santé humaine en raison de sa capacité à empêcher le transport
de l'oxygène dans le sang.
1.5.3. NICOTINE : est une molécule organique naturelle, alcaloïde, présente principalement dans
les feuilles de tabac (Nicotiana tabacum) et aussi en faibles quantités dans d'autres plantes de la
famille des Solanacées comme la pomme de terre, la tomate ou l'aubergine. Elle a pour formule
chimique C₁₀H₁₄N₂ et se présente sous forme d’un liquide huileux incolore, hygroscopique,
avec une odeur caractéristique.
1.5.4. PYRÈNE : est un hydrocarbure aromatique polycyclique solide, produit par combustion
incomplète, utilisé industriellement et reconnu pour ses propriétés chimiques et toxicologiques
spécifiques.
1.5.5. AMMONIAQUE : est un gaz incolore à odeur piquante, très soluble dans l'eau, formant
cette solution appelée aussi ammoniaque. Il a une structure moléculaire pyramidale avec un
atome d'azote au sommet et trois atomes d'hydrogène à la base. L'ammoniaque est volatile,
miscible avec l'eau et l'éthanol, et présente des propriétés chimiques basiques.
1.5.6. ACÉTONE : est un liquide incolore, volatil, très utilisé comme solvant industriel et
domestique, caractérisé par sa forte miscibilité avec l'eau, sa faible température d'ébullition, et sa
réactivité chimique liée à son groupe carbonyle.
1.5.8. ARSENIC : est un élément naturel, toxique, aux multiples formes et usages, avec un rôle
important en industrie mais nécessitant une gestion rigoureuse pour limiter ses risques sanitaires
et environnementaux.
1.5.9. TOULENE : est un solvant aromatique largement utilisé en industrie, reconnu pour sa
volatilité, son inflammabilité et sa toxicité, nécessitant une manipulation prudente.
1.5.001. MÉTHANOL
Méthanol, aussi appelé alcool méthylique, alcool de bois ou esprit de bois, est le plus simple des
alcools, de formule chimique CH3OH. C’est un liquide incolore, volatil, inflammable, avec une
odeur caractéristique douce et sucrée. Il est miscible à l'eau et utilisé comme solvant, antigel,
carburant, et dénaturant de l’éthanol. Le méthanol est toxique, notamment par inhalation ou
ingestion, et sa flamme est presque invisible, ce qui représente un danger. Il est principalement
produit industriellement par synthèse à partir de gaz naturel ou de charbon via un procédé
catalytique. [17]
1.5.002. CYANHYDRIQUE ACIDE
L'acide cyanhydrique, aussi appelé cyanure d'hydrogène (formule HCN), est un liquide incolore
à légèrement jaunâtre, très volatil, soluble dans l'eau et l'éthanol, et extrêmement inflammable. Il
est utilisé principalement dans la fabrication de produits chimiques comme l'acrylonitrile,
l'adiponitrile, les cyanures, les ferrocyanures, ainsi que comme insecticide et rodenticide, souvent
par fumigation.
C'est un acide très faible, mais extrêmement toxique : une dose de 1 à 2 mg par kilogramme de
poids corporel peut être mortelle pour l’humain. [17]
✓ Hommes
✓ Jeunes adultes
✓ Personnes handicapées
✓Personnes qui ont un niveau inférieur ou égal au revenu définissant l'état de pauvreté
1.8.1. Le tabac sans fumée (tabac à chiquer et tabac à priser) est utilisé par environ 2,1% des
sujets de ≥ 18 ans et environ 1,6% des élèves du secondaire. La toxicité du tabac à chiquer varie
selon la marque. Les effets néfastes sont les pathologies cardiovasculaires, les pathologies
buccales (p. ex., cancers, récession gingivale, gingivite, parodontites et leurs conséquences), et la
tératogénicité. [20]
Elle est souvent rare mais elle peut provoquer une intoxication grave. Les jeunes enfants
ingèrent parfois des cigarettes laissées sans surveillance, ou des mégots de cigarettes restés dans
des cendriers, du liquide d'e-cigarette liquide ou des gommes à la nicotine. [20]
Elle peut être toxique. Les exploitants et les transformateurs de tabac qui manipulent du tabac
brut (surtout s'il est humide) sans protection peuvent absorber de la nicotine à travers la peau et
développer des symptômes d'intoxication par la nicotine, un syndrome appelé maladie du tabac
vert. [20]
Elle se produit lorsque les sujets inhalent la fumée d'une cigarette allumée ou la fumée expirée
par un fumeur à proximité. La quantité inhalée (et donc ses effets) varie avec la proximité et la
durée de l'exposition, ainsi qu’avec l'environnement (p. ex., l'espace fermé) et la ventilation. [20]
La nicotine est une substance très addictive présente dans le tabac et elle est l'un des composants
essentiels de la fumée de cigarette. Le désir intense de la substance (" cravan ") peut commencer
dans les jours suivant sa première utilisation. La nicotine stimule les récepteurs cholinergiques
nicotiniques du cerveau, libérant de la dopamine et d'autres neurotransmetteurs qui activent le
système de récompense cérébral lors d'activités agréables d'une manière semblable à celle de la
plupart des autres drogues addictives. La dopamine, le glutamate et l'acide gamma-Amin
butyrique (GABA) sont des médiateurs importants de dépendance à la nicotine.
La dépendance psychologique existe quand les sujets fument pour modifier leur humeur ou
éviter les symptômes de sevrage ; elle peut se développer au cours des 2 semaines suivant le
début du tabagisme et se produit dans une proportion allant jusqu'à 25% des adolescents qui
commencent à fumer. La dépendance physique (c'est-à-dire, l'apparition de symptômes de
sevrage à l'arrêt) se développe également dans les 2 semaines. Les individus fument pour
satisfaire leur dépendance à la nicotine, mais ils inhalent également des milliers de cancérigènes,
de gaz nocifs et d'additifs chimiques contenus dans la fumée de cigarette. Ces composants
toxiques, plutôt que de la nicotine, sont responsables des dangers multiples du tabagisme. Les
sous-produits du goudron de la fumée de tabac induisent des enzymes métabolisâtes du foie
(principalement le CYP2A6), entraînant une augmentation de la clairance métabolique de
certains médicaments [21].
1.10. EFFETS CHRONIQUES DU TABAGISME [21]
Fumer nuit à presque tous les organes. Le tabac est la principale cause de mortalité évitable dans
le monde. Aux États-Unis par exemple, le tabagisme est responsable d'environ 500 000 décès
chaque année. Les sujets qui fument sont plus susceptibles de mourir prématurément d'une
maladie directement causée par le tabagisme, perdant jusqu'à 10 ans de vie en moyenne. (Voir
aussi Heath Conséquences of Smoking, Surgeon General facto sheet.)
Les principaux effets chroniques sont une probabilité accrue de ce qui suit:
a. La coronaropathie
C'est une cause majeure de décès liés au tabac. Le risque d'infarctus du myocarde double si le
tabagisme est de 1 paquet/jour et le risque de mortalité cardiovasculaire est augmenté de > 50%
sur une période de 35 ans. Les mécanismes sont des lésions des cellules endothéliales, des
augmentations transitoires de la pression artérielle et du rythme cardiaque, l'induction d'un état
prothrombotique, et des effets indésirables sur les lipides sériques.
NB: Le tabagisme provoque environ 32% des décès par maladie coronarienne.
B. cancer du poumon
est une autre source majeure de décès liés au tabac. Le tabagisme est la cause la plus fréquente
de cancer du poumon dans la majorité des cas, et représente plus de 87% des décès par cancer du
poumon .
La BPCO est également responsable d'une part importante des décès liés au tabac. Le tabac
représente 79% de tous les cas de BPCO . Fumer altère les mécanismes de défense des voies
respiratoires, en particulier chez les sujets génétiquement prédisposés, et tend à accélérer le
déclin des fonctions pulmonaires. Une toux et une dyspnée à l'effort sont fréquentes.
Des maladies moins fréquentes liées au tabagisme incluent la dégénérescence maculaire liée à
l'âge, les maladies vasculaires non cardiaques (p. ex., accidents vasculaires cérébraux,
anévrismes aortiques), d'autres cancers (p. ex., de la vessie, du col de l'utérus, colorectal, de
l'œsophage, du rein, du larynx, du foie, de l'oropharynx, du pancréas, de l'estomac, de la gorge,
leucémie myéloïde aiguë), le diabète, la pneumonie, la polyarthrite rhumatoïde et la tuberculose.
En outre, le tabagisme est un facteur de risque pour d'autres maladies qui causent une morbidité
et une incapacité significatives, telles que les infections respiratoires supérieures fréquentes,
l'asthme, la cataracte, l'infertilité, la dysfonction érectile, la ménopause prématurée, la maladie
ulcéreuse, l'ostéoporose, les fractures de la hanche et la parodontite.[21]
- Otite moyenne
- Fentes orofaciales
L'intoxication aiguë n'est pas toujours évidente à l'anamnèse. Les enfants peuvent ne pas avoir
été observés ingérer du tabac ou de la gomme à la nicotine ou du liquide pour e-cigarettes et les
patients qui ont une maladie du tabac vert peuvent ne pas mentionner qu'ils manipulent du tabac.
Ainsi, les enfants et les ouvriers agricoles présentant des symptômes typiques, en particulier des
manifestations cholinergiques, doivent être interrogés sur une possible exposition au tabac.
✓Sevrage tabagique
La peau exposée à la nicotine doit être irriguée. Sinon, le traitement en cas d'intoxication aiguë
par la nicotine est un traitement de support. La vidange gastrique est habituellement évitée. En
cas de symptômes légers ou de vomissements, on n'administre pas de charbon de bois; certains
recommandent le charbon en cas de symptômes graves ou d'ingestion de grandes quantités et s'ils
ne l'ont pas vomi. La protection des voies respiratoires et la ventilation assistée peuvent être
nécessaires si les patients sont obnubilés, ont des sécrétions respiratoires excessives, ou ont une
faiblesse des muscles respiratoires. Les convulsions sont traitées par benzodiazépines. Le choc
est traité par des liquides IV et, si les liquides sont inefficaces, des presseurs. L'atropine peut être
envisagée en cas de sécrétions respiratoires ou de bradycardie excessives; dans les autres cas, les
anticholinergiques ne sont pas recommandés.
NB: Tous les fumeurs doivent être informés par leurs soignants qu'ils doivent cesser de fumer.
L'aide à l'arrêt du tabac comprend des conseils pour arrêter de fumer et généralement un
traitement pharmacologique[22].
Prévenir le tabagisme chez les jeunes est important car 90% des fumeurs commencent avant l'âge
de 18 ans et très peu d'adultes commencent à fumer ou à utiliser des produits du tabac sans fumée
après 26 ans.
- restreindre les réductions de prix offerts par l'industrie du tabac aux points de vente, ...
Ceux-c sont des éléments importants de prévention du tabagisme chez les jeunes. [22]
La population d’étude est constituée de tous les consommateurs du tabac du quartier Katchuya de
la commune Kisangani
II.2. METHODES
Une étude transversale à visée descriptive était conduite au près des jeunes consommateurs du
tabac résidant le quartier Katchuya dans la commune de Kisangani durant la période du 1 er Mai
au 31 juillet 2025.
II.2.2. Echantillonnage
Nous avions utilisé la technique de Lot Quality Assurance Sampling (LQAS) qui
est une technique simple, combinant l’échantillonnage stratifié et aléatoire simple. Cette
technique admet une taille d’échantillon de384 enquêtés répartie dans chaque unités statistiques
(espace où barre). Nous avions procédé comme suit :
Dressage de la liste de toutes les avenues du quartier ;
Etait inclus dans cette étude tout les jeunes consommateurs du tabac de la commune sélectionnée
par la technique ci-haut décrite dont un jeune consommateur avait accepté de répondre
volontairement à notre questionnaire.
II.2.4. Variables d’intérêt
Les données collectées étaient saisies à l’aide du logiciel Excel puis exportées sur
STATA 15 pour les analyses statistiques. Les statistiques descriptives étaient réalisées à l’aide de
proportion pour les variables catégorielles, la moyenne (±DS) pour les variables quantitatives à
distribution symétrique et médiane pour les variables quantitatives à distribution asymétrique.
CHAP 3: RESULTATS
a TR
29-34 87 22,65
35-39 69 17,96
40-44 50 13,02
b NIVEAU D’ETUDE
Aucun 19 4,9
Primaire 92 23,95
C STATUT MATRIMONIAL
d PROFESSION
Débrouillards 77 20,05
Commerçant 59 15,36
Il ressort de ce tableau 3.1 que le grand nombre de jeunes consommateurs (27,08) était dans la
tranche d’âge allant de 23 à28 ans, suivit de 19n27% qui étaient entre 17 et 22 ans.
51,04% de consommateurs avaient un niveau d’étude secondaire comme prédominant suivit de
23,95 % qui n’ont fini que l’école primaire alors en bas de l’échelle se trouve les analphabètes et
les universitaires.
Le statut matrimonial prédominant était les célibataires (48,43%) suivit de mariés (27,86%) et
ceux qui vivent en famille.
51,82% d’eux n’avaient pas de fonctions, 20,05% de débrouillant, 15,36% de commerçants, alors
qu’en bas de l’échelle se trouvaient les travailleurs des établissements privés et de l’ETAT
VARIABLE FREQUENCE %
Fréquence
Stress 90 34
Curiosité 19 7,1
Publicité 41 15,5
Autres 10 3,7
Il ressort de ce tableau 3.2 que la majorité (68,7%) des enquêtés ont déjà fumer le tabac contre
31,2% qui n’ont jamais fumé. Parmi eux se trouvent 49,6% des consommateurs qui ont fumé
depuis 10ans à la prédominance, suivit de 40,1% qui l’ont fait en peu près 5ans au moins, mais
10,2% ont dépassé 10ans en train de fumer. 61,7% le font régulièrement contre 38,2 qui le font
occasionnellement.
La majorité (39,3%) ont subi l’influence de leurs amis et leurs parents ; 34% en raison de stress ;
22,6% par curiosité et publicité sur le tabac et 3,7% qui ont commencé pour des raisons
inconnues
VARIABLE FREQUENCE %
autres 82 21,3
OUI 99 25,7
Il ressort de ce tableau 3.3 que 44% des enquêtés ne savent pas les méfaits du tabac sur la santé,
28,1% refusent que le tabac nuit à la santé contre 27,8% qui savent qu’il Ya de nuisances en
prenant du tabac.
21,3 % associent d’autres problèmes de santé au tabac à part le cancer du poumon (27,6%) ;
maladies cardiovasculaires (25,7%) et problèmes respiratoire (34,6%).
La majorité ne savent pas (45,8%) que le tabagisme passif est dangereux pour la santé alors que
25,7% le savent, contre 28 ,3% qui trouvent normal de fumer en public
3.4 ATTITUDE DES JEUNES SFACE AUX MEFAITS DU TABAC SUR LA SANTE
VARIABLE FREQUENCE %
NON 83 21,6
NON 99 25,7
Il ressort de ce tableau 3.4 que le quasi moitié (49,4%) accepte que fumer constitue un problème
de santé, malgré 50,5% leur contredisent.
51,8% trouvent normal de fumer, mais 48,1% leur opposent. 41,9% soutiennent les campagnes
anti-tabac, 21,6% ne sont pas d’accord alors que 36,4% n’ont même pas d’opinion.
La majorité (42,9%) souhaite arrêter contre 25,7% qui déclarent n’est pas vouloir.
VARIABLE FREQUENCE %
Il ressort de ce tableau 3.5 que la majorité de jeunes consommateurs du tabac (72,1%) n’ont
jamais tenté d’arrêter alors que certains d’entre-eux (27,8%) ont déjà tenté de le faire.
La majorité (59,1%) de consommateurs fréquentait souvent les lieux où l’on fume le tabac alors
que 40,8 % ne fréquentent pas ces lieux.
Le tableau prouve que 65,1% n’ont jamais cherché de l’aide bien que 34,8 % ont déjà
CHAPITRE 4 : DISCUSSION
Dans notre étude, un grand nombre des enquêtés (27,8%) se trouve dans la tranche d'âge allant
de 23 à 28 ans suivi d'un petit nombre (19,2%) qui se trouvait entre 17 à 22 ans;
La majorité des enquêtés (51%) des consommateurs avait un niveau d'études secondaires, suivis
de 23.9% qui n'avaient fini que l'école primaire alors qu'en bas de l'échelle se trouvaient les
cadres universitaires (20%) et les analphabètes (4,9%);
A là prédominance ce trouve Un grand nombre (48,4%) des enquêtés qui vivent seuls/
Célibataires alors que les mariés sont à la deuxième position suivi des jeunes consommateurs qui
vivent encore en famille, malheureusement la majorité (51,8%)d'eux n'ont rien comme unité de
production.
Ces résultats sont différents de l'étude de AR MAZIDAH et al: CAP des jeunes élèves sur les
méfaits de TOBACCU sur la santé, MALAYSIA. Juillet 2000, qui avait trouvé la majorité des
enquêtés dans la tranche d'âge allant de 14 à 19 ans, célibataires, sans emploi. [ 23]
Mais aussi différents de l'étude de K. M Mustafizur Raham son étude portant sur l'influence du
tabagisme chez les jeunes dans les milieux ruraux (district de Bagladesh) 2024 qui avait trouvé la
majorité des enquêtés dans la tranche d'âge allant de 15 à 24 ans bien que la majorité avait un
niveau secondaire sans conjoint, ni unité de production.[ 24]
Cette différence est claire et s'explique par le fait leurs études avaient comme lieux de recherche
les milieux ruraux chez les jeunes élèves, alors que la nôtre est réalisée en ville sans association
des élèves, bien qu'il y a quelques points de convergence.
Les résultats obtenus dans notre étude expliquent une prédominance des jeunes
consommateurs (68,7%) qui avait déjà fumé le tabac avant notre étude contre 31,2% qui
n'avaient jamais fumé. Parmi les fumeurs se trouve 49,6% qui ont fumé depuis en peu-près
10ans, suivis de 40,1% qui ont moins de 5ans de consommation, alors que 61,7% consomment
régulièrement contre 38,2% qui le font occasionnellement ;
La majorité (39,3%) d'eux ont subi l'influence de leurs parents et celles de leurs
amis avant de commencer à consommer le tabac; 34% en raison de stress de la vie ; 22,6% par
curiosité et publicité sur le tabac contre 3,7% qui ont débuté pour d'autres raisons.
Ces résultats sont similaires aux résultats de l'enquête mondiale sur le tabagisme
chez les jeunes (GYTS) de 2008, qui avait trouvé la majorité des élèves à Kinshasa et
Lubumbashi avaient déjà fumé. Et presque similaires aux résultats trouvés au MYANMAR-NAY
PYI TAW (2015) dont 47% avaient déjà essayé de fumer[ ];
Identiques à ceux de Tafizur Raham dans son étude portant sur l'influence du tabagisme chez les
jeunes dans les milieux ruraux ( district de Bagladesh) 2024 qui avait trouvé 67% des jeunes
fumaient quotidiennement en raison de stress, pauvreté et normes masculines [ 25]
Notre étude démontre que la prédominance des enquêtés (44%) n'ont pas suffisamment des
connaissances sur les méfaits du tabac sur la santé. Bien que 28,8% savent qu'il y a des nuisances
en prenant du tabac, 28,1% contredisent les méfaits.
La majorité de ceux qui reconnaissent les méfaits du tabac sur la santé attribut au tabagisme
34,6% comme cause des maladies respiratoires ; 27,6% pour le cancer du poumon et 25,7% pour
les maladies cardiovasculaires.
Il est à souligner que leurs niveaux de connaissances sur les méfaits du tabac sur la santé est
faible.
Une différence Claire qui s'explique par le fait qu'aux pays développés les campagnes anti-tabac
se font presque régulièrement alors qu’à la commune Kisangani la majorité des jeunes déclare
qu'ils n'ont jamais vu une campagne de sensibilisation sur les méfaits du tabac.
4.4. ATTITUDES DES JEUNES FACE AUX MÉFAITS DU TABAC SUR LA SANTÉ
Il ressort de notre étude que la majorité des enquêtés (50,5%) contredit que le fumer n'est pas un
problème de santé, alors le qusi-moitier (49,4%) des fumeurs avoue que fumer constitue un
problème de santé.
51,8% trouvent normale de fumer, mais 48,1% opposent ;
41,9% soutiennent les campagnes anti-tabac ; 21,6% ne sont pas d'accord alors que 36,4% n'ont
même pas d'opinions.
42,9% souhaitent arrêter contre une majorité qui déclare n'est pas vouloir.
Soulignons que les jeunes de cette commune ont une attitude défavorable face au tabagisme, bien
qu'il y certains qui ne fument pas (31,2%).
Nos résultats sont similaires aux résultats de Mr Tafizur Raham dans son étude portant sur
l'influence du tabagisme chez les jeunes dans les milieux ruraux (district de Bagladesh) 2024 qui
avait trouvé 30% des enquêtés avaient une attitude positive alors que presque 70% avaient une
attitude défavorable. Et similaires aussi aux résultats trouvés à VIETNAM par GYTS,2024 qui
avait trouvé la majorité (76%) des élèves avaient une attitude défavorable au tabagisme et 60%
pensaient que fumer rend les jeunes courageux. [27 ]
Le bilan de notre étude souligne que la majorité des jeunes consommateurs n'ont jamais tenté
d'arrêter bien que la petite quantité a tenté d'arrêter la consommation du tabagisme.
La majorité des copropriétaires fréquentait souvent les lieux où l'on fume le tabac, alors que 40%
fréquentaient rarement.
La prédominance se trouvent 61,4% des consommateurs qui fument à présence des gens, alors
que 38,5% ne les font pas en public.
Les mêmes résultats démontrent que 65,1% n'ont jamais cherché de l'aide, bien que 34,8% ont
déjà solliciter aux autorités compétentes en place.
Nous concluons par ces résultats que les pratiques des jeunes de cette entité face au tabagisme
sont jugé précaires.
Idem avec Johnston et al. (2018) dans son étude sur Monitoring the Future : National Survey
Results on Drug Use, 1975–2017 (Enquête annuelle menée aux États-Unis auprès d’élèves du
secondaire (collège et lycée). Qui avait trouvé la pratique anormale, en soulignant que Malgré
une baisse générale du tabagisme traditionnel, l’étude il y a toujours une hausse rapide de
l’utilisation de cigarettes électroniques (vapotage) chez les adolescents, avec une perception
erronée de leur innocuité. [28 ]
Kandel - Kandel (2015) dans son étude << A Molecular Basis for Nicotine as a Gateway Drug>>
avaient trouvé le même Résultat anormal où ils ont montré que l’exposition précoce à la nicotine
peut rendre le cerveau plus sensible à d’autres drogues, notamment la cocaïne, en modifiant
certaines voies neuronales, car la pratique des jeunes consommateurs semble dangereuse. [ 29 ]
✓ coût financier élevé pour le transport et parfois pour convaincre les consommateurs à répondre
aux questions ;
✓ difficulté d'accueil caractérisée parfois par l'agressivité de la part de certains jeunes
consommateurs ;
✓ exposition au tabagisme passif pendant la collecte des données dans les barres et espaces de
vente tabac ;
CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS
Les données recueillies à travers diverses études et notre étude en particulier mettent en lumière
une réalité préoccupante soulignant le tabagisme comme un problème majeur de la santé
publique qui nécessite l'implication des autorités et la communauté locale pour y faire face.
Bien que les jeunes aient une certaine connaissance des méfaits du tabagisme, cela ne se traduit
pas toujours par des attitudes ou des pratiques cohérentes avec une démarche de prévention. En
effet, une majorité de jeunes reconnaissent que fumer du tabac est nocif pour la santé, citant
régulièrement des risques tels que le cancer du poumon, les maladies cardiovasculaires et la
dépendance. Toutefois, cette prise de conscience reste souvent superficielle, et les dangers à long
terme sont souvent minimisés ou considérés comme lointains.
Du point de vue des attitudes, une banalisation du tabac persiste, notamment à travers les normes
sociales, la pression des pairs, ou encore la représentation du tabagisme dans les médias. Par
ailleurs, l'émergence des cigarettes électroniques et leur marketing ciblé ont renforcé cette
tendance, en créant une fausse image de sécurité autour du vapotage, bien que la nicotine reste
addictive, et que les effets à long terme sur la santé soient encore mal connus.
Sur le plan des pratiques, on note une initiation de plus en plus précoce, parfois dès l'âge de 12-
22 ans, souvent dans un cadre scolaire ou amical. Le phénomène est exacerbé par un accès
relativement facile aux produits du tabac malgré les interdictions légales. De plus, certains jeunes
adoptent des comportements mixtes : ils fument occasionnellement tout en pensant ne pas être
dépendants, ou alternent entre tabac classique et vapotage sans en mesurer les risques combinés.
Recommandations
1. Renforcer les campagnes d'information ciblées, tout en lançant des campagnes de prévention
adaptées à chaque tranche d’âge, incluant les réseaux sociaux, les plateformes vidéos et les
influenceurs pour contrer les messages favorables au tabac.
2. Mettre en place une éducation à la santé obligatoire en milieu scolaire particulièrement pour la
commune KISANGANI.
5. Encourager et Financer des centres spécialisés ou des lignes d’écoute accessibles aux
adolescents pour les aider à sortir de la dépendance.
2. Ne pas se contenter des messages généraux (publicité, influences des proches ou tout autre
réalité de la vie sociale) ; chercher des informations fiables (sources médicales, professionnels de
santé) pour comprendre les risques réels.
3. Solliciter les campagnes anti-tabac pour la protection de votre santé et celle de votre
environnement.
RÉFÉRENCES
6. KAPITU et Al, Global Youth Tobacco Survey: Tabagisme à Kabinda, 2014, publiée dans le
Tanganyika Journal of Science(revi).
7. Institute for Health Metrics and Evaluation (IHME): prévalence et fréquence associetabagisme
chez les jeunes, Kinshasa 2021
10. Cigarettes : le dossier sans filtre, bande dessinée de Pierre Boisserie et Stéphane Brangier,
Dargaud, 2019 (ISBN 9782205079333)
11. Fondation Lalla Salma: PRÉVENTION ET TRAITEMENT DES CANCERS, ajouté le 19,
juin 2019
14. ALVARIS: Avant le champ - Réussir son plant de tabac, 07, Avril, 2016
[Link] Santé Beauté France : la composition d'une cigarette, SAS 2015 - 2018.
18. Judith J. Proshaska: Tabac fumé et autres utilisations du tabac, révisé à novembre 2023 et
modifier à juillets2024
19. Cornélius ME et Al: Tobacco product use among adultes United states, 2021, published
2023, may5
20. Park-lee E et Al: Tobacco product use among meddle and High school students-united states,
2022
21. Rebul ME et Al: The E-Cogarette or vaping product use- associated linge injary epidemic,
2023
22. National center for chronic desease prevention and health promotion office on smoking and
health : Centers for Disease Control and Prevention (US); 2014.
23. AR MAZIDAH et Al: CAP des jeunes élèves sur les méfaits de TOBACCU sur la santé,
MALAYSIA. juillet 2000,
24. K. M Mustafizur Raham: l'influence du tabagisme chez les jeunes dans les milieux ruraux
( district de Bagladesh) 2024
25. Enquête mondiale sur le tabagisme chez les jeunes (GYTS), 2008
28. Johnston et al. (2018) : Monitoring the Future: National Survey Results on Drug Use, (1975–
2017 )
29. Kandel - Kandel (2015) : A Molecular Basis for Nicotine as a Gateway Drug