“Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui, et éternellement” (Hébreux 13.8).
LETTRE CIRCULAIRE 57
PRINTEMPS 2005
LE CRI DE REVEIL DE MINUIT
De tout cœur je vous salue, vous tous mes bien-aimés frères et sœurs dans le précieux Nom de
notre Seigneur Jésus-Christ, par cette question brûlante d’Esaïe 21.11:
“Sentinelle, à quoi en est la nuit? Sentinelle, à quoi en est la nuit?”.
Les véritables serviteurs de Dieu sont établis comme sentinelles sur le peuple de Dieu
(Ez. 3.17). Conformément à Matthieu, chapitre 25, le cri de réveil de minuit est particulièrement
déterminant. Tout d’abord, toutes les vierges s’étaient endormies, cependant: “… au milieu de la
nuit il se fit un cri: Voici l’époux; sortez à sa rencontre”. La nuit est fort avancée, et le grand jour
s’est approché (Rom. 13.12). Le temps du soir, dans lequel la Lumière est apparue, se trouve
derrière nous, l’heure de minuit, elle, est là. Chaque prédication, chaque lettre circulaire, doit être
comprise, acceptée et vécue comme étant un cri de réveil. Le dernier Message doit être entendu
comme une puissante sonnerie de trompettes, et son son doit être clair et compréhensible
(1 Cor. 14.8). Après avoir entendu le cri appelant au réveil, il ne doit être permis à personne de se
tourner de l’autre côté pour continuer à dormir. Tous doivent nettoyer leur lampe, afin que la clarté
reçue puisse briller comme lumière. Les vierges sages remplissent leur vase d’huile, afin de suffire
à faire brûler la flamme jusqu’au retour de l’Epoux.
Nous venons juste de laisser l’année ancienne derrière nous et déjà toute une bonne partie de
la nouvelle année s’est avancée. Dans le Royaume de Dieu il y a beaucoup de bonnes choses à
relater. Nous n’avions encore jamais entendu autant de témoignages concernant l’action
surnaturelle de Dieu. La publication fidèle de la Parole en a aidés beaucoup à trouver l’équilibre
dans la connaissance de la Vérité et de la doctrine biblique. L’obéissance de la foi, produite par
l’Esprit de Dieu, devient visible partout de plus en plus clairement.
Le dernier Message sort en toute vérité pour être porté jusqu’aux bouts de la terre, et ceux qui
croient comme dit l’Ecriture attendent l’action puissante de Dieu, le plein rétablissement et leur
achèvement pour le jour de Jésus-Christ (Phil. 1.10,11).
C’est d’une manière tout à fait sobre que nous considérons du point de vue biblique les
événements de ces derniers temps si sérieux:
Dans cette lettre circulaire nous nous occuperons de trois événements actuels:
1. De ce qui est arrivé le 26 décembre 2004, lorsque dans le sud-est de l’Asie un tremblement
de terre sous-marin provoqua une vague causant une dévastation encore jamais arrivée
entraînant dans la mort des centaines de milliers de personnes.
2. Du 60ème anniversaire de la libération des Juifs survivants du camp d’Auschwitz, que l’on
célébra le 27 janvier 2005 en Israël, en Allemagne et à Auschwitz même, par une minute
de silence et un grand respect.
3. Nous ferons également mention du livre du pape Jean Paul II intitulé «Souvenir et identité
— Conversation entre les millénaires» dont la parution a eu lieu le 23 février 2005.
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LETTRE CIRCULAIRE 57 — MAI 2005 2
Premier point:
Dans Matthieu 24, Marc 13 et Luc 21, nous trouvons les prédictions de tous les événements et
catastrophes naturels qui auront lieu avant le retour de Jésus-Christ.
Ce qui est arrivé le 26 décembre 2004, lorsque les vagues de la mer sont arrivées à une vitesse
atteignant 800 kilomètres l’heure, nous rappelle la parole de Luc 21.25: “… et sur la terre une
angoisse des nations en perplexité devant le grand bruit de la mer et des flots…”. L’extraordinaire
dévastation du tsunami a produit pour un nombre incalculable de personnes d’immenses douleurs.
Parmi les victimes il n’y avait pas seulement les indigènes des pays directement touchés, mais
encore des touristes venus du monde entier.
La chose extraordinaire est que les animaux ont été avertis d’une manière merveilleuse et se
sont enfuis à l’intérieur des terres avant que n’arrive la vague dévastatrice, de telle sorte qu’aucun
singe, lapin, ou autre animal ne fut retrouvé mort. Du temps de Noé les animaux entrèrent par
couple dans l’arche (Gen. chap. 7) pour ne pas être emportés par les flots qui s’approchaient.
Comme il est écrit dans Matthieu 24.39, les hommes ne connurent rien jusqu’à ce que le déluge
ne les surprenne. En secouant la tête avec mépris ils passèrent à côté du message du prophète,
et ils n’écoutèrent pas l’avertissement. Ils ne crurent pas que Dieu aurait réalisé ce que Lui-même
avait fait connaître par Noé, et ils périrent finalement dans les flots. De nos jours, sur beaucoup de
journaux on a pu lire ces en-têtes posant cette question: «Où était Dieu?». Dieu se trouve toujours
dans la voix de mise en garde de Sa Parole.
Dans les derniers temps nous entendons de plus en plus parler de catastrophes, de guerres et
de troubles de toutes sortes. Tous les pays et continents en sont touchés de plus en plus souvent
et de plus en plus violemment. Ce qui est arrivé en décembre 2004 ne pourra pas être oublié par
cette génération et nous oblige tous à réfléchir.
Les effets du tremblement de terre ont déclenché un choc dans l’ensemble de l’humanité, sans
égard à la race et à la religion. En plus nous entendons parler chaque jour de morts à cause des
attaques terroristes en Irak, mais aussi et tout particulièrement en Israël. Tous remarquent
maintenant que la paix a été enlevée de la terre. Seule la perplexité règne parmi les peuples dans
la terrible attente des événements qui doivent encore venir sur la terre. Le 11 septembre 2001 est
aussi entré dans l’histoire. Depuis le 26 décembre 2004 l’angoisse est devenue encore plus
grande. Même un système d’alarme mondial donnant à l’avance l’alerte, ne peut pas retenir ce qui
doit arriver. Le temps de la fin est là; la venue du Seigneur est proche. Partout s’accomplissent
les prophéties bibliques.
Le Tout-Puissant donne les avertissements à l’ensemble de l’humanité d’une manière très
compréhensible. Les signes des temps indiquent la fin du temps de la grâce. Notre Seigneur
Lui-même a aussi dit dans Luc, chapitre 21, que nous devons veiller et prier en tout temps afin de
recevoir la force d’échapper à tout ce qui doit arriver sur la surface de la terre (Luc 21.34-36).
Beaucoup voient les signes des temps, mais seuls les croyants bibliques les prennent au sérieux
et peuvent les classer conformément au développement des temps de la fin. C’est pour eux que
s’accomplit cette déclaration de notre Seigneur: “De même aussi vous, quand vous verrez arriver
ces choses, sachez que le royaume de Dieu est proche” (Luc 21.31).
D’autre part, ce qui s’accomplit aussi maintenant est ce que le Seigneur disait en ce temps-là:
“… que de fois j’ai voulu rassembler tes enfants… et vous ne l’avez pas voulu!” (Mat. 23.37). Tous
les rassemblements charismatiques, toutes les fonctions religieuses, se font en vain si le Message
divin pour ce temps n’est pas communiqué à ceux qui écoutent. Même l’adoration est vaine là où
sont enseignées des doctrines qui sont des commandements d’hommes (Marc 7.7). Le Seigneur
voudrait rassembler les Siens autour de Lui et parler avec eux, afin que par cela ils puissent
prendre part à la dernière visitation en grâce et se laisser préparer pour le glorieux jour de Son
retour. C’est seulement après cela que les jugements apocalyptiques de la colère de Dieu, tels
qu’ils nous sont décrits dans les sept trompettes et les sept coupes de l’Apocalypse, fondront sur
l’humanité. Ce qui est arrivé maintenant, en comparaison de ce qui arrivera alors, est minime, mais
cela doit servir à attirer notre attention vers les promesses que Dieu a données à l’Eglise pour les
derniers temps avant Son retour, et qui maintenant arrivent à leur accomplissement. Lorsque le
grand tremblement de terre en Californie annoncé à l’avance arrivera, toute l’étendue le long de la
fissure de St. Andreas se détachera et s’enfoncera dans la mer, et cela pourrait déjà être trop tard
pour toujours. Les vagues qui s’élèveront alors surpasseront bien tout ce qui est déjà arrivé jusque
là.
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Second point:
Avec la libération des 7650 Juifs rescapés du camp de concentration d’Auschwitz/Oswiecim, la
fin du plus horrible Holocauste de l’histoire de l’humanité est arrivée. Le mot «holocauste» a été
repris par les Romains des Grecs, puis par tous les autres. Premièrement, en grec il s’agit d’une
parole composée de deux mots: «holos» = «complet» et «cautos» = «brûlé». C’est de là que vient
le mot «holocauste», c’est-à-dire «complètement brûlé» — c’est un anéantissement total jusqu’à
devenir de la cendre, et ce mot a été employé seulement en relation avec la persécution des Juifs.
Ce sont des unités de l’armée rouge bolchevique athée qui, le 27 janvier 1945, libérèrent les
Juifs survivants des ignobles nazis “chrétiens”. Ces derniers avaient même leur chapelle dans le
camp de concentration où ils fréquentaient la messe et se confessaient. Et entre-temps ils
assassinaient des millions d’êtres innocents et sans défense! Comment de telles choses peuvent-
elles aller ensemble? Afin d’apprendre quand et comment la discrimination, la persécution des
Juifs a commencé, comment elle a pris naissance dans l’époque chrétienne, nous devons
remonter très loin en arrière dans le passé. Dans plus de cinquante mille publications, beaucoup
d’auteurs se sont occupés de l’histoire des persécutions des Juifs et de l’Holocauste. Parmi ces
auteurs on doit nommer Edmond Paris, Daniel Goldhagen et Dr Karlheinz Deschner, qui a fait des
recherches approfondies et a écrit des textes véritablement clairs. Il désigne par leur nom les
pères de l’Eglise du deuxième et du troisième siècle qui ont semé la haine contre les Juifs, et il
rapporte leurs déclarations dans lesquelles les Juifs sont accusés par eux d’être les meurtriers de
Dieu et de Christ; ils les maudissent et les déclarent rejetés de Dieu — au point de dire: «Celui qui
tue un Juif, expie la mort de Christ».
Après qu’en 311 la terrible persécution des Chrétiens sous Dioclétien ait pris fin, commença
après cela déjà, sous l’empereur Constantin, la discrimination et la persécution des Juifs. En cette
époque l’Eglise chrétienne dans l’Empire Romain se constitua en une organisation bien établie.
En 321, par un décret il fut interdit aux Juifs d’observer le sabbat, alors que le dimanche leur fut
imposé; les synagogues furent transformées en étables et, plus tard, elles furent transformées en
«maisons de Dieu chrétiennes». Celui qui lit l’histoire des sept croisades constatera d’où vient la
persécution des Juifs, et qui en fin de compte porte la responsabilité d’avoir versé le sang de
millions de martyrs juifs.
Uniquement dans les années 1095 à 1293 les croisés ont assassiné 22 millions d’êtres
humains. Tout ce qui se présentait sur leur chemin était anéanti avec cette solennelle déclaration:
«Au Nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit», en élevant bien haut le crucifix. Des 40 000
Musulmans et Juifs qui habitaient à Jérusalem, en juillet 1099 n’en restait pas une centaine en vie.
Le pape Urbain II avait solennellement déclaré: «Deus lo vult!» — «Dieu le veut!». Celui qui suit le
développement ultérieur de l’histoire de l’Eglise arrive ensuite à l’Inquisition espagnole avec sa
persécution des Juifs, ainsi que la persécution des Huguenots et de tous ceux qui ne se sont pas
soumis aux dogmes de l’Eglise catholique romaine. Partout où l’Eglise de Rome pouvait exercer le
pouvoir temporel, il y eut les chambres de torture, les bûchers, les ghettos. Les pays européens
sont gorgés du sang que cette Eglise a versé. On peut même lire quand ils furent déclarés
«purifiés des Juifs».
Qui donc voulait «la solution finale de la question juive»? Certainement pas Dieu! Ce n’est pas
Dieu, mais bien le pape Urbain II, qui en 1095 au Concile de Clermont-Ferrand, en France, a
appelé à la première croisade. Qui donc voulait ce qui s’est passé de 1933 jusqu’à 1945?
Certainement pas Dieu! Qui donc a organisé dans le «Saint Empire Allemand de la Nation
Allemande» ce qui s’est fait le 9 novembre 1938 dans ce qu’on a appelé «la Nuit de cristal», durant
laquelle 1406 synagogues, maisons et magasins juifs ont été détruits? Tout cela n’était-il pas la
continuation et le point culminant terrible de ce qui s’était déjà fait contre les Juifs pendant tout le
cours de l’histoire de l’Eglise? Plusieurs auteurs ont fait voir que c’est Joseph Goebbels, le très
doué jésuite et ministre de la propagande du Troisième Reich, qui a entraîné les masses dans ce
chemin. Dans le «Saint Empire romain germanique» (962-1806), pendant que régnait uniquement
l’Eglise catholique, se commirent des atrocités inimaginables. D’autres auteurs pensent que la
chose s’est répétée dans le Troisième Reich avec la nation allemande.
Le fait que «la solution finale de la question juive» ait eu lieu uniquement sur le territoire
polonais, dans les six camps d’extermination de Chelmno, Treblinka, Sobibor, Majdanek, Belzec,
Oswiecim/Auschwitz, doit nous faire réfléchir. Dans l’ensemble il y avait des centaines de camps
de concentration, cependant «la solution finale» devait être faite là où l’on n’avait pas à craindre la
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LETTRE CIRCULAIRE 57 — MAI 2005 4
er
résistance de la part de la population profondément catholique. Du 1 septembre 1939, le jour de
l’entrée des troupes allemandes en Pologne, occupée en 27 jours, jusqu’en juin 1941, toutes les
préparations nécessaires aux six camps de la mort furent faites. Afin que cette action puisse être
accomplie sans être perturbée, comme le supposent les connaisseurs, l’armée allemande attaqua
la Russie le 22 juin 1941. Toutefois la question suivante pourrait être posée aux Alliés: Pourquoi la
population civile des villes allemandes a-t-elle été bombardée, et non les voies ferrées qui
conduisaient aux camps d’extermination — qui pourtant leur étaient connues? Nous ne pouvons
pas, à cet endroit, nous approcher davantage de ce thème, ni aller plus loin. Des choses terribles
se sont passées: le Judaïsme européen a été déraciné avec l’aide des gouvernements et du
clergé des pays occupés qui collaboraient avec le régime nazi. Le 3 décembre 1962 j’ai demandé
à frère Branham si à cause de cela une malédiction reposait sur l’Allemagne. Sa réponse fut
celle-ci: «Non, aucune malédiction ne repose sur le peuple allemand. Dieu ne jugera que les
coupables».
Le 27 janvier 2005, journée commémorative du 60ème anniversaire de la libération du
camp d’Auschwitz, les six millions de Juifs et autres victimes qui, de la manière la plus
cruelle, furent avilis, tourmentés, gazés, mis à mort et brûlés ont été rappelés avec grande
douleur. Moi-même je suis allé il y a quelques années à Auschwitz, et je n’oublierai jamais ma vie
durant ce que j’ai vu là-bas. Celui qui veut se faire une idée complète de ce qui est arrivé pendant
le Troisième Reich, devrait entreprendre une visite au musée du souvenir de l’Holocauste de Yad
Vashem à Jérusalem. Au cours de cette visite au travers de ce monument commémoratif, on reçoit
des informations complètes, la description des lieux avec le nombre des victimes de toute
l’Europe. Du point de vue biblique, ce sont les âmes des Juifs qui ont été égorgés qui se trouvent
sous l’autel et qui réclament la vengeance, comme cela est relaté dans le cinquième Sceau
d’Apocalypse 6.9-11.
Troisième point:
De hauts dignitaires de l’Eglise catholique, surtout le pape Jean Paul II dans son livre qui vient
de paraître, ont comparé l’avortement avec l’Holocauste. Non seulement les organisations juives
s’en sont indignées, mais bien toutes les personnes qui réfléchissent.
Partout la question est posée ouvertement: Qu’est-ce que l’interruption de grossesse d’une
femme dans un cas de détresse entreprise pendant les trois premiers mois de celle-ci, ce qui est
estimé légitime par la loi et non punissable, a-t-elle de commun avec l’avilissement cruel et inique,
les tourments et la crémation de millions de Juifs? Ce n’est pas que nous voulons minimiser
l’avortement, mais quand il s’agit de femmes et de jeunes filles qui ont été violées, comme par
exemple c’est arrivé des millions de fois lors de l’avancement des troupes soviétiques en 1945, il
va de soi que c’est à elles de décider de ce qu’elles veulent faire. Plusieurs demandent même:
«Peut-on parler d’un massacre de ‹vies pas encore nées› comme on en discute depuis des
années dans le clergé et les organisations laïques?». On demande aussi, comment est-il possible
de parler de «mise à mort d’une vie pas encore née» et de mettre au pilori des millions de femmes
en les accusant d’«infanticide» et encore comparer ceci avec les millions de Juifs qui ont perdu la
vie dans l’Holocauste? D’autres s’opposent directement à cette comparaison et se posent la
question: «Y-a-t-il une vie naissante à venir?» ou: «Y-a-t-il un corps à venir en formation?». On
discute vivement à ce sujet. C’est un thème très difficile. La question principale est celle-ci: Que
veut-on justifier par une telle “morale”? Veut-on par cela asservir les gens et les condamner à avoir
une mauvaise conscience?
Que disent les Saintes Ecritures à ce sujet? Selon Genèse 1.26-28, Dieu créa Adam à Son
image. Puis Il forma son corps naturel de la poussière du sol et souffla l’esprit de vie dans ses
narines, et c’est ainsi qu’Adam devint une âme vivante (Gen. 2.7). Depuis qu’il y a fécondation
dans le giron de la mère, et jusqu’à ce qu’il soit complet, l’enfant vient conformément à l’ordre divin
de création: — “Soyez féconds et multipliez…”. Il est aussi prétendu qu’avec la naissance et le
premier souffle commence pour le nouveau-né la vie de l’âme consciente en tant que personne.
Un argument est aussi avancé, disant que chaque être entre dans sa vie personnelle sur la terre
avec son premier souffle et qu’elle se termine avec le dernier souffle de vie. Lors de
l’ensevelissement, seul le corps est porté en terre, l’être intérieur (l’âme) qui vivait en lui l’a déjà
quitté et se trouve dans l’au-delà. Moi-même, ainsi que vous tous, qui n’avez jamais été confrontés
à ce problème, nous pouvons remercier Dieu pour cela. Que tous ceux qui étaient tourmentés par
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LETTRE CIRCULAIRE 57 — MAI 2005 5
ces choses soient aidés par cet exposé et amenés à la paix de leur âme. Quiconque n’est pas
concerné n’a pas le droit de se mêler à la conversation des autres, ni en tant qu’institution, ni en
tant qu’individu. La manière de faire des pharisiens est malheureusement encore aujourd’hui
assez répandue, mais elle n’est en aide à personne. De plus, le pardon est pour tous ceux qui
viennent au Seigneur, et cela aussi longtemps que dure le temps de la grâce.
Ce qui donne beaucoup à réfléchir, c’est qu’un tel livre ait été publié en un temps où par
exemple, aux Etats-Unis, le dédommagement demandé par les personnes lésées approche la
limite d’un million de dollars, pour plus de 11 000 cas d’abus d’enfants, commis par 4 000 prêtres
de l’Eglise catholique. Des procès sont en cours contre des prêtres qui se sont rendus coupables
dans les divers diocèses. Comment l’opinion publique pourrait-elle digérer ces choses? Ne serait-
ce pas une manœuvre de diversion de comparer l’avortement à l’Holocauste afin d’épargner la
pratique contre nature de la pédophilie et de l’homosexualité qui contribuent à ce qu’aucun citoyen
de la terre ne vienne au monde? Il ne doit arriver d’aucune façon qu’une erreur quelconque,
cachée sous un manteau religieux, ne trouve l’assentiment au milieu des croyants. Il est étrange
cependant que la Bible ne soit pas du tout citée.
Il devrait être permis de faire mention de 1 Timothée 4.1-3, où le célibat, l’interdiction du
mariage, est caractérisé comme étant une doctrine de démons, parce qu’elle est contre l’ordre de
la création que Satan lui-même met sens dessus dessous. Cette doctrine a été introduite par
l’Eglise en 1079 pour son clergé. Celui qui annule les règles naturelles comme le Créateur
Lui-même les a établies, celui-là aboutit automatiquement à une existence agissant d’une manière
déréglée, contre nature et contre l’ordre de la création. Il en était déjà comme cela dans les jours
de Sodome et de Gomorrhe — Paul traite de ce thème dans Romains 1.18-32 — et cela a été
également annoncé pour les temps de la fin dans Luc 17.22-37.
Justement le Pape polonais, né dans le village de Wadowice, près de la ville de Cracovie, et qui
en tant que jeune prêtre vivait à un jet de pierre du camp de la mort de Auschwitz/Oswiecim, a
certainement su quelque chose de ce qui était en train de se passer. Dans son livre, les nazis et le
Communisme sont mis au pilori et il a formulé bien d’autres objections, cependant il ne dit même
pas un mot sur le comportement et le silence du “pape de la guerre” Pie XII, et on ne trouve rien
sur l’Eglise catholique, pas plus que sur sa responsabilité dans l’Holocauste. Quelle valeur avait
donc le grand «Mea Culpa», c’est-à-dire la reconnaissance de sa faute? La demande de pardon
pour la persécution des Juifs par les Chrétiens lors du «Jubilé 2000» était-elle seulement une
confession des lèvres? Au cours des siècles, l’Eglise de Rome, comme contestent certains auteurs
attentifs, n’a eu aucun regard ni respect pour les vies nées, pour ceux qui existaient, et cela des
millions de fois. Elle s’est présentée comme la seule qui sauve, mais elle n’a pas respecté les
droits de l’homme, elle n’a permis ni la liberté du culte, ni la liberté d’opinion, de pensée; pour elle,
la dignité humaine n’existait pas. Et maintenant on parle de «protection et de dignité de la vie pas
encore née»! N’est-ce pas un paradoxe? Ou bien, un processus de réflexion a-t-il cependant eu
lieu?
ISRAEL ET SON CHEMIN DOULOUREUX
Le chemin douloureux d’Israël n’est pas tout à fait à sa fin. La communauté des peuples, d’une
part, se réclame de Dieu, et d’autre part, est contre le peuple de l’Alliance de Dieu. C’est aussi là
un paradoxe. Quiconque aime Dieu ne peut haïr le peuple de Dieu. L’aveuglement par l’incrédulité
et l’égarement religieux provoqués par les religions elles-mêmes crie jusqu’au ciel.
Le comité central du Conseil Oecuménique des Eglises, lors de ses assises du 15 au 22 février
2005 à Genève, a invité ses membres à «retirer leurs investissements dans les firmes qui profitent
de l’occupation israélienne des territoires palestiniens». Dans le COE sont représentées
342 Eglises. A l’initiative de l’Eglise presbytérienne des USA, toutes les firmes internationales
doivent prendre part à un boycott contre Israël, et cela jusqu’à ce qu’Israël soit en activité à
l’intérieur des lignes d’armistice de 1949. En rapport avec cela, on nous renvoie très pieusement à
Luc 19.42 où il est dit: “Si tu eusses connu, toi aussi, au moins en cette tienne journée, les choses
qui appartiennent à ta paix! mais maintenant elles sont cachées devant tes yeux”. Il y a
véritablement des conducteurs d’aveugles arrogants, qui sont eux-mêmes spirituellement aveugles
sans avoir conscience de cela. Qui donc d’entre eux a reconnu ce qui sert à leur propre paix?
Naturellement que dans les religions comme dans la politique, il en va plus que jamais en ce
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LETTRE CIRCULAIRE 57 — MAI 2005 6
temps de la fin de la paix et de la sécurité. Nulle part on ne mentionne qu’Israël a déjà sacrifié
beaucoup de terre contre une paix apparente. Cependant le processus de paix doit poursuivre sa
marche difficile jusqu’à que soit accompli la Parole et que l’on dise: «Paix et sûreté» — “alors, une
subite destruction viendra sur eux” (1 Thess. 5.1-3).
Nous vivons vraiment dans un temps tout particulier et nous nous trouvons à un tournant des
temps. J’ai courtement esquissé ces trois points pour donner l’orientation et l’impulsion à vos
pensées. Ma maxime est: «Celui qui est droit dans son cœur comprend toutes choses
correctement». Nous soupirons à ce que Dieu Lui-même achève Son œuvre de grâce avec l’Eglise
sortie des nations et qu’ensuite, conformément à Son conseil saint et élevé, Il se tourne
entièrement vers les Juifs. Le retour des Israélites d’entre tous les peuples de la terre dans la terre
de leurs pères est la réalisation visible et vécue des prophéties bibliques (Es. 14.1; Jér. 31.1-10;
Ez. chap. 36-39 et autres). C’est le signe caractéristique principal et le plus grand qui prouve que
nous vivons maintenant dans les temps de la fin. Les prophéties de la Bible, prononcées à
l’avance, nous donnent une orientation incluant toutes choses et deviennent pour nous une réalité
vécue. Au Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, au Dieu d’Israël, qui est devenu notre Père par
Jésus-Christ et nous a adoptés comme fils et filles par Son Fils seul engendré, selon le bon plaisir
de Sa volonté, à Lui, le seul Dieu, soit l’honneur par Jésus-Christ notre Seigneur, maintenant et
dans toute l’Eternité! Amen.
Agissant de la part de Dieu:
EDITORIAL
LA GRACE ET LA VERITE
“Car, de sa plénitude, nous tous nous avons reçu, et grâce sur grâce. Car la loi a été
donnée par Moïse; la grâce et la vérité vinrent par Jésus Christ” (Jean 1.16,17).
Notre Créateur et Père céleste est vraiment merveilleux et sage en tout ce qu’Il fait avec Ses
élus. Nous-mêmes sommes reconnaissants pour le privilège d’être de ceux qui sont encore
présents dans un corps de chair sur cette terre, en ce temps du rétablissement de toutes choses,
en ce temps où nous pouvons voir se réaliser l’œuvre extraordinaire que l’Eternel, le Dieu de la
Bible, accomplit selon Ses promesses de restauration. Nous avons même une part, un rôle à jouer
dans l’achèvement de Ses desseins, car c’est le temps du soir, le temps de la moisson. Le temps
dont notre Seigneur dit, dans Matthieu 9.37,38: “La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvrier:
suppliez-donc le Seigneur de la moisson, en sorte qu’il pousse des ouvriers dans sa moisson”.
Nous tous, n’oublions pas non plus que c’est un privilège de participer à la moisson pour le
Royaume des Cieux. Comme le dit Jésus à Ses disciples: “L’un sème, et un autre moissonne. Moi,
je vous ai envoyé moissonner ce à quoi vous n’avez pas travaillé; d’autres ont travaillé, et vous,
vous êtes entrés dans leur travail” (Jean 4.36-38).
Notre Seigneur Jésus est véritablement le Même aujourd’hui et éternellement et dans
Esaïe 53.10, après que le prophète ait rendu témoignage qu’Il a donné Sa Vie pour le rachat des
croyants, cette promesse merveilleuse est faite qu’Il verrait une postérité et prolongerait Ses
jours. Nous pouvons comprendre que c’est au travers de cette postérité, formée de Ses disciples
véritablement nés de Lui et plongés par le Saint-Esprit dans un seul Corps, qu’Il va prolonger SES
JOURS, mais c’est bien entre Ses mains bénies que l’œuvre de l’Eternel allait prospérer. Cette
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parole de l’Ecriture s’est réalisée tout d’abord à Jérusalem, dans la première Eglise de Jésus-
Christ, et en ces temps de restauration du Corps de Christ, en ce temps de la fin, c’est pourquoi
nous devons nous attendre exactement aux mêmes manifestations. Car toutes ces choses
s’accomplissent conformément à la parole de Zacharie 4.6,7 disant: “Ni par force, ni par
puissance, mais par mon Esprit, dit l’Eternel des armées. Qui es-tu grande montagne, devant
Zorobabel? Tu deviendras une plaine; et il fera sortir la pierre du faîte avec des acclamations:
Grâce, grâce sur elle!”.
Selon la Parole de Dieu le Ciel doit recevoir le Seigneur Jésus jusqu’au temps du
rétablissement de toutes choses (Actes 3.21), et ces choses qui doivent êtres rétablies, ce sont
précisément celles que Moïse ne pouvait pas établir dans le cœur et la vie des croyants par le
message de la loi qu’il avait apportées. D’ailleurs aucune religion sur la terre, aucun credo, aucun
message, ne peut apporter ce que Jésus a établi dans la vie des croyants de la Nouvelle
Alliance, c’est-à-dire: mettre en eux la grâce et la Vérité comme elles avaient été manifestées en
Lui. C’est bien ce que Jésus a apporté aux hommes d’extraordinaire et de merveilleux lors de Sa
première venue, et maintenant, par Sa présence toute particulière dans Son Epouse en ce temps
de la fin, la grâce et la Vérité doivent de nouveau être manifestées dans le Corps de
Jésus-Christ. Il a fait cette promesse merveilleuse dans Ephésiens 5.27: “Afin que lui se
présentât l’assemblée à lui-même, glorieuse, n’ayant ni tache, ni ride, ni rien de semblable,
mais afin qu’elle fût sainte et irréprochable”. Nous pouvons comprendre que lors de ce
rétablissement, c’est à nous qui serons encore vivants sur cette terre qu’est réservée une part
importante dans cette réalisation des promesses de Dieu. C’est une chose aussi vraie en ce qui
concerne le rétablissement du témoignage qui doit être rendu dans le monde d’aujourd’hui à Son
Fils Jésus-Christ par Son Epouse. Les disciples de Jésus ayant reçu la puissance du Saint-Esprit
survenu sur eux selon la promesse d’Actes 1.8, étaient appelés à être Ses témoins dans le
monde entier. En rapport avec la venue de la fin il est écrit clairement que ce témoignage doit
encore être porté. “Et cet évangile du royaume sera prêché dans la terre habitée toute entière, en
témoignage à toutes les nations; et alors viendra la fin” (Mat. 24.14). Si la promesse de
l’Ecriture, de la Parole éternelle de Dieu, annonçant la venue d’Elie, le prophète, avant le grand et
terrible jour de l’Eternel qui vient accomplir le jugement de Dieu sur le monde entier, est déjà
réalisée… Le Message que Dieu a apporté par ce prophète était de tourner le cœur des croyants
vers la foi des pères apostoliques, laquelle était la foi en Jésus, la Parole faite chair, et si la
grâce et la Vérité ont été manifestées sur cette terre en Jésus-Christ Lui-même, le Chef de ce
Corps, à la fin des temps c’est dans le Corps même de Christ que la grâce et la Vérité sont
appelées à être de nouveau manifestées sur la terre. La grâce et la Vérité marchent ensemble.
Elles ont une même origine et agissent dans un même but, pour l’avancement de la gloire du Dieu
de la Parole, car c’est ce Dieu là qui ne veut pas la mort de celui qui pèche, mais Il veut bien au
contraire que l’homme arrive à la repentance (2 Pier. 3.9) afin qu’il vive devant Sa face et dans Sa
communion (1 Jean 1.3). Le Dieu de la Bible, le seul Dieu vivant, n’est pas le Dieu des morts,
c’est-à-dire qu’Il n’est pas un de ces dieux fabriqués par les credo religieux des hommes, mais Il
est bien le Dieu de ceux qui sont nés de nouveau et ont reçu la Vie éternelle en Jésus-Christ. C’est
pourquoi l’Eternel, le Dieu de la Bible, voudrait que tous les hommes soient sauvés et parviennent
à la connaissance de la Vérité, car il y a un seul Dieu et aussi un seul Médiateur entre Dieu et les
hommes: Jésus-Christ homme, qui s’est donné Lui-même en rançon pour tous. “C’est là le
témoignage rendu en son propre temps” (1 Tim. 2.4-7). Ainsi, Il exhorte tout homme par la bouche
de Pierre dans Actes 3.19: “Repentez-vous donc et vous convertissez, pour que vos péchés
soient effacés”. Repentez-vous, signifie que vous devez abandonner totalement vos propres
pensées pour ne laisser place qu’à la pensée de Dieu telle qu’Il nous l’a exprimée dans la Bible.
Convertissez-vous, signifie que vous devez abandonner vos propres voies et connaître les voies
de Dieu pour vous y engager et marcher d’un même pas avec Lui (Héb. 3.10). Alors, si vos péchés
sont effacés, c’est qu’ils ont disparus de votre comportement, qu’ils ont été emportés dans la mort
de Jésus sur la croix, et avec cela le monde est également crucifié pour le croyant, comme
lui-même l’est aussi vis-à-vis du monde (Gal. 6.14). “En sorte que si quelqu’un est en Christ,
c’est une nouvelle création: les choses vieilles sont passées; voici, toutes choses sont faites
nouvelles; et toutes sont du Dieu qui nous a réconciliés avec lui-même par Christ, et nous a
donné le service de la réconciliation” (2 Cor. 5.17-18). Ce n’est pas de la théorie, mais la pure
réalité qui se trouve en Jésus-Christ.
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Quelques-uns pensent et enseignent que puisque nous avons la grâce en Jésus-Christ, celui
qui croit en Lui et invoque Son Nom peut continuer de vivre selon son bon plaisir et que malgré
tous les péchés qu’il continue de pratiquer, ils lui sont pardonnés à cause de sa foi en Jésus, et
qu’il n’est pas nécessaire de travailler à son propre salut (Phil. 2.12) pour être délivré de ces
pratiques contraires à la Parole de Dieu. Ils appellent cela: «la grâce infinie». C’est bien là le
produit des déductions que les hommes peuvent faire dans un esprit religieux, mais ceci n’est
absolument pas la grâce et la Vérité de la révélation de Dieu en Jésus-Christ. La grâce et la
Vérité vivent et agissent véritablement ensemble. Le péché d’Adam et d’Eve est d’avoir accepté
une autre parole à la place de la Parole venue de leur Père, de leur Créateur. La Vérité de Dieu et
le mensonge de l’adversaire pouvaient-ils habiter ensemble en eux? Pouvaient-ils en même
temps avoir communion avec leur Créateur, à l’image Duquel ils avaient été créés, et avoir aussi
communion avec l’étranger, le contradicteur des paroles de leur Créateur? D’une part leur Père
céleste parlait de chose qu’Il connaissait et maîtrisait parfaitement, étant leur Auteur, alors que
l’ennemi, le meurtrier dès le commencement, ne pouvait que détruire cette Parole sûre et certaine
par une interprétation! En fait, ceux qui enseignent cette doctrine de «la grâce infinie» semblent
ignorer la signification du mot «grâce», qui est: le secours venu d’En-haut, (c’est-à-dire le
secours divin). Et véritablement le secours est descendu d’En-haut lors de la naissance du Fils de
Dieu, venu pour accomplir la volonté de Dieu selon Hébreux 10.5-19.
La mort est une marche dans les ténèbres, en dehors de la communion avec Dieu, qui Lui est
Lumière. Et comme nous l’avons lu dans la Bible, la volonté de Dieu est de sortir l’homme des
ténèbres de l’incrédulité et de la mort, de la séparation d’avec l’Auteur de la vie. Qui donc allait
pouvoir le faire? Cela était annoncé, et ce secours venu d’En-haut était la réalisation des paroles
d’Esaïe 9.2 et 6: “… le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière; ceux qui
habitaient dans le pays de l’ombre de la mort… la lumière a resplendi sur eux… Car un enfant
nous est né, un fils nous a été donné, et le gouvernement sera sur son épaule”. Seul ce Fils
promis pouvait accomplir la volonté du Père céleste et ouvrir un chemin nouveau permettant aux
enfants perdus de revenir dans la communion avec Celui qui les avait créés à Son image. Que
notre Dieu et Père soit sans cesse loué et remercié pour ce secours divin apporté par le don de
Son Fils bien-aimé. Amen!
Il est vrai que Moïse avait apporté aux hommes la Parole véritablement sortie de la bouche de
Dieu: les dix commandements gravés dans les tables de pierre par le doigt même de l’Eternel.
Toutefois cette sainte et précieuse Parole, venue de Dieu et exprimant parfaitement ce qui était
juste et bon pour Ses enfants créés à Son image, était gravée à l’extérieur du cœur de l’homme et
celui-ci, déchu de la communion avec son Père céleste, n’avait pas la force spirituelle de mettre en
pratique cette loi, sans la mélanger avec les paroles inspirées par l’adversaire de Dieu et des
croyants. Le poison du serpent, l’incrédulité à l’égard de ce que Dieu lui disait, avait pris
possession de tout son être. Et c’est aujourd’hui encore toujours le même esprit anti-Christ
(= anti-Parole) qui travaille à rassembler toutes les nations contre le Dieu de la Bible en leur
inspirant cette pensée exprimée dans le Psaume 2.1-3: “Rompons leurs liens et jetons loin de
nous leurs cordes”. C’est d’abord dans le comportement des nations envers l’Eternel et le peuple
d’Israël que cette parole de l’Ecriture s’est réalisée, et se réalise encore aujourd’hui. C’est parce
que ce peuple a été choisi et oint par l’Eternel pour apporter au monde Sa Parole venue au travers
des prophètes qu’il en est ainsi. De même que cette Parole de l’Ecriture se réalise aussi dans
notre génération de la part du monde et des incrédules religieux contre l’Eternel et le peuple de la
Nouvelle Alliance, contre les disciples de Jésus ayant reçu l’onction de l’Esprit de Christ pour
porter le témoignage de l’accomplissement des prophéties de la Bible dans la Personne de
Jésus, la Parole manifestée dans la chair. “Car le Fils de Dieu, Jésus Christ, qui a été prêché
par nous au milieu de vous… n’a pas été oui et non, mais il y a oui en lui; car autant il y a de
promesses de Dieu, en lui est le oui et en lui l’amen, à la gloire de Dieu par nous” (2 Cor. 1.19,20).
Comme toujours l’ennemi exerce sa fureur contre ceux qui acceptent comme autorité suprême les
paroles de la Bible. Cependant dans ce même psaume il est dit que l’Eternel parlera à ces nations
dans Sa colère et confirmera que c’est bien là Son décret: “L’Eternel m’a dit: Tu es mon Fils,
aujourd’hui je t’ai engendré. Demande-moi, et je te donnerai les nations pour héritage… tu les
briseras avec un sceptre de fer…”. Puis l’Eternel donne dans ce psaume cette parole remarquable:
“Baisez le Fils, de peur qu’il ne s’irrite, et que vous ne périssiez dans le chemin, quand sa colère
s’embrasera tant soit peu. Bienheureux tous ceux qui se confient en Lui”. Nous voyons dans ce
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LETTRE CIRCULAIRE 57 — MAI 2005 9
psaume, à cause de la colère de l’Agneau qui doit être manifestée au temps de la fin
(Apoc. 6.16,17), l’importance pour le croyant de s’attacher au Fils, de se prosterner devant Lui et
d’être véritablement à Son service. Le temps de servir un credo est bien terminé, c’est le temps de
se trouver véritablement dans la communion avec le Fils, et comme il est écrit dans 1 Jean 5.12:
“Celui qui a le Fils a la vie, celui qui n’a pas le Fils de Dieu, n’a pas la vie”.
La loi apportée par Moïse était la Vérité, parce que le Dieu de la Bible, l’Eternel, est un Seul, et
que de Lui vient toute Parole créatrice de Vie. L’homme a été fait à Son image et Dieu l’a créé
pour Lui-même. Il est donc juste que l’enfant écoute la voix de son Père. Ainsi, comme Jésus l’a
confirmé dans Marc 12.29, le premier de tous les commandements est: “Ecoute, Israël, le
Seigneur notre Dieu est un seul Seigneur; et tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur et
de toute ton âme, et de toute ta pensée, et de toute ta force”. Cette parole de Dieu demeure
éternellement, et si la Parole a été faite chair et que le seul Dieu et Père est devenu un Fils, ce
n’est pas pour abolir la loi et les prophètes qu’Il est venu sur la terre: “… je ne suis pas venu pour
abolir, mais pour accomplir… Car je vous dis que, si votre justice ne surpasse pas celle des
scribes et des pharisiens, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux” (Mat. 5.17-20). Le
secours descendu d’En-haut (la grâce de Dieu) est la venue de la Parole de Dieu faite chair en
Jésus, afin que celui qui croit et reçoit le Fils bien-aimé du Père puisse à son tour accomplir toute
la volonté de son Père céleste. “Il est écrit: L’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de
toute parole qui sort de la bouche de Dieu” (Mat. 4.4). C’est-à-dire qu’il ne vivra pas de
quelques paroles de Dieu sorties de leur contexte, mais bien de toutes les paroles données à
l’homme dans la Bible, de la Genèse à l’Apocalypse. Et à cause de cela nous sommes
reconnaissants à notre Père céleste d’avoir envoyé en ce temps de la fin un prophète avec un
Message de Sa part, selon Malachie, chapitre 4, ainsi qu’un serviteur fidèle et prudent selon
Matthieu 24.45-51 pour nous donner la nourriture au temps convenable, et qu’Il a fait des dons
aux hommes, de vrais serviteurs de la Parole: des apôtres, des prophètes, des évangélistes,
des pasteurs et des docteurs, selon Ephésiens 4.7-16 “… jusqu’à ce que nous parvenions tous à
l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la
plénitude de Christ…” (Eph. 4.13).
En ce temps de la fin le témoignage de la volonté de Dieu pour le salut des croyants des
nations doit encore être porté. Lorsque Jésus nous invite à prendre Son joug et à être enseigné de
Lui (Mat. 11.28-30), ce n’est pas seulement pour qu’il soit répondu à notre faiblesse et pour être
soutenu par le secours venu d’En-haut, mais parce que le témoignage de Jésus doit encore être
porté. Amen!
Votre frère acquis par le précieux Sang de Jésus versé à Golgotha:
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