0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
7 vues41 pages

Propriétés et impact du méthane

Le méthane, un hydrocarbure simple de formule CH4, est un gaz incolore et inodore, principalement produit par des archées méthanogènes dans des environnements anaérobies. Bien qu'il soit un combustible naturel, il est également un puissant gaz à effet de serre, avec un potentiel de réchauffement global 28 fois supérieur à celui du CO2. Sa concentration dans l'atmosphère a considérablement augmenté depuis la révolution industrielle, contribuant à l'effet de serre et au changement climatique.

Transféré par

greg Manyonga
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
7 vues41 pages

Propriétés et impact du méthane

Le méthane, un hydrocarbure simple de formule CH4, est un gaz incolore et inodore, principalement produit par des archées méthanogènes dans des environnements anaérobies. Bien qu'il soit un combustible naturel, il est également un puissant gaz à effet de serre, avec un potentiel de réchauffement global 28 fois supérieur à celui du CO2. Sa concentration dans l'atmosphère a considérablement augmenté depuis la révolution industrielle, contribuant à l'effet de serre et au changement climatique.

Transféré par

greg Manyonga
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Méthane

Méthane

Structure de la molécule de méthane.

Identification

Nom UICPA
méthane

Synonymes
hydrure de méthyle1
No CAS
74-82-8
No ECHA
100.000.739
No CE
200-812-7
PubChem
297
SMILES
[Afficher]
InChI
[Afficher]

Apparence
gaz comprimé ou liquéfié, incolore et
inodore2
Propriétés chimiques

Formule
CH4 [Isomères]

Masse molaire3
16,0425 ± 0,0011 g/mol
C 74,87 %, H 25,13 %,
Propriétés physiques

T° fusion
−182,47 °C4
T° ébullition
−161,52 °C4
Solubilité
22 mg·l-1 (eau, 25 °C)5
Paramètre de solubilité δ
11,0 MPa1/2 (25 °C)6
Masse volumique
422,62 kg·m-3 (−161 °C, liquide)
0,6709 kg·m-3 (15 °C, 1 bar, gaz)4
[+]
T° d'auto-inflammation
537 °C2
Point d’éclair
Gaz Inflammable2
Limites d’explosivité dans

l’air
4,4–17 %vol4

2 atm (−152,3 °C);

5 atm (−138,3 °C);


Pression de vapeur
10 atm (−124,8 °C);
saturante
20 atm (−108,5 °C);
40 atm (−86,3 °C);
4,66×105 mmHg (25 °C)5

[+]
Point critique
4 600 kPa , −82,6 °C9
8

Vitesse du son
1 337 m·s-1 (liquide, −161,5 °C)
450 m·s-1 (gaz, 27 °C, 1 atm)10
Thermochimie

Δ H0
f gaz −74,87 kJ·mol-111
C
p [+]
PCS -113
890,8 kJ·mol (25 °C, gaz)
PCI -114
803,3 kJ·mol
Propriétés électroniques

1re énergie d'ionisation


12,61 ± 0,01 eV (gaz)15
Précautions

SGH17

Danger
H220
[+]
SIMDUT18

A, B1,
[+]
Transport

23

1971

[+]

223
1972

[+]
Écotoxicologie

LogP
1,092

Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

modifier

Le méthane est un composé chimique de formule chimique CH4, découvert et isolé


par Alessandro Volta entre 1776 et 1778. C'est l'hydrocarbure le plus simple, et le
premier terme de la famille des alcanes.
Assez abondant dans le milieu naturel, le méthane est un combustible à fort
potentiel. Gazeux dans les conditions normales de température et de pression, il
peut être transporté sous cette forme, généralement par gazoduc, ou à
l'état liquéfié par des méthaniers et plus rarement des camions.
D'énormes quantités de méthane sont enfouies dans le sous-sol sous forme de gaz
naturel. L'essentiel du méthane des terrains sédimentaires est produit de
façon anaérobie par les archées dites méthanogènes. De grandes quantités, difficiles
à évaluer, sont également produites par réaction de l'eau de mer sur
les péridotites des dorsales océaniques et présentes sur le plancher océanique sous
forme d'hydrates de méthane (stables à basse température et haute pression).
Les volcans de boue, les énergies fossiles les décharges publiques (gaz de
décharge), la digestion du bétail (notamment des ruminants), les rizières, les
estuaires pollués (méthane des zones humides, gaz de marais) et les feux de
forêts dégagent aussi beaucoup de méthane.
Le méthane est naturellement présent dans l'atmosphère terrestre, mais les apports
anthropiques ont plus que doublé sa concentration depuis la révolution industrielle.
Elle atteignait 1 748 ppb en 1998. Après une période de stabilisation (à environ
1 774 ppb, de 1999 à 2006) la croissance de sa concentration a repris en 2007 avec
un nouveau record en 2016 (1 853 ppb, soit +257 % par rapport au niveau
préindustriel) puis en 2018 (1 860 ppb). Des analyses isotopiques suggèrent que cet
accroissement récent du méthane atmosphérique serait principalement d'origine non
fossile.
Le méthane persiste moins de dix ans dans l'atmosphère où il est détruit par
des radicaux hydroxyle OH•, mais c'est un gaz à effet de serre bien plus puissant que
le CO2, avec un potentiel de réchauffement global 28 fois plus élevé, responsable, au
niveau actuel de sa concentration, de quelques pour cent de l'effet de serre total à
l'œuvre dans notre atmosphère. Ainsi, à titre comparatif, sur un horizon de 100 ans,
relâcher une certaine quantité de méthane dans l'atmosphère a un effet sur
le réchauffement climatique environ neuf fois plus important que de brûler cette
même quantité de méthane en dioxyde de carbone (CO2).

Sommaire
 1Histoire
 2Méthane, paléo-environnement et paléoclimats
 3Formation, stockages naturels
o 3.1Surface et sous-sol
o 3.2Fonds marins
 4Propriétés physico-chimiques
o 4.1Solubilité du méthane dans l'eau
o 4.2Dégazage spontané
o 4.3Inflammation et combustion
 5Dans l'Univers
o 5.1Dans les nuages interstellaires
o 5.2Sur Titan
o 5.3Sur Mars
o 5.4Sur les planètes géantes
 6Utilisation
o 6.1Biocarburant de troisième génération
o 6.2Stockage énergétique
 7Environnement : contribution à l'effet de serre
o 7.1Un gaz à effet de serre
o 7.2Méthane et ozone
o 7.3Variation historique (depuis l'Empire romain)
o 7.4Variations récentes de teneur de l'air
o 7.5Moyens de mesure
o 7.6Origine des émissions
 8Prospective
o 8.1Puits de méthane
 9Réduire les émissions de méthane
o 9.1Stratégie européenne de réduction des émissions de méthane
 10Vers une synthèse photocatalytique du méthane ?
 11Biosynthèse du méthane
 12Méthane et biodiversité
 13Notes et références
o 13.1Notes
o 13.2Références
 14Voir aussi
o 14.1Bibliographie
o 14.2Articles connexes

Histoire[modifier | modifier le code]


En 1776 Alessandro Volta découvre le méthane en étudiant le « gaz inflammable des
marais » de l'îlet Partegora, qui s'échappait de zones humides proches de sa
maison19. Il en prélève des capsules issues du sédiment du lac Majeur20 et en isole la
fraction inflammable21 dont il comprend qu'il est issu de la putréfaction des plantes22.
En 1910, Söhngen écrit que le méthane se forme de façon si considérable aux Pays-
Bas « qu'en différents lieux on s'en sert pour l'éclairage et le chauffage de fermes et
de maisons »22.
C'est à cause du grisou (essentiellement constitué de méthane), responsable jusqu'à
nos jours de nombreuses catastrophes minières, que sont mises au point les lampes
de sûreté dans les mines de charbon, notamment la lampe de Davy (1817).
L'impact du méthane sur le climat est inconnu, puis suspecté jusqu'en 1976 où l'on
démontre que le méthane est effectivement un puissant gaz à effet de
serre[réf. nécessaire].
Les observations issues de l'exploration spatiale ont montré l'omniprésence du
méthane dans l'Univers[réf. nécessaire].

Méthane, paléo-environnement et
paléoclimats[modifier | modifier le code]
Sur la planète Terre, en tant que gaz à effet de serre, le méthane a toujours joué un
rôle majeur dans le cycle du carbone, la chimie atmosphérique et le climat mondial.
Du méthane d'origine abiotique, comme du CO2, était très présent dans l'atmosphère
de la Terre primitive avant que la vie n'y apparaisse et n'y introduise l'oxygène (qui a
permis l'apparition de la couche d'ozone). Après l'apparition de la vie bactérienne,
l'essentiel du méthane terrestre a eu une origine biologique (fossile ou directe).
Des émissions géologiques naturelles de méthane fossile existent encore,
aujourd'hui principalement liées au volcanisme (environ 52 téragrammes/an de
méthane émis, soit 10 % environ des émissions annuelles)23.
Le calcul des émissions géologiques passées, et plus encore l'évaluation des
sources de méthane selon les époques, ont été associés à de grandes incertitudes,
mais elles se précisent. En 2017, Petrenko et al. ont quantifié dans des carottages
de glace polaire le méthane contenant du radiocarbone (14CH4), montrant que le
méthane d'origine géologique n'a pas dépassé durant la dernière période de
réchauffement (fin de la dernière glaciation) 15,4 téragrammes/an (95 % de
confiance), en moyenne lors du réchauffement brutal qui s'est manifesté entre
le Dryas récent et le préboréal (il y a environ 11 600 ans). Ces émissions
« géologiques » n'étant a priori pas moindres que celles d'aujourd’hui24,25, les auteurs
ont conclu sur cette base que les émissions actuelles de méthane géologique
(environ 52 téragrammes/an)26,27 sont surestimées, et donc que les estimations
actuelles d'émissions anthropiques de méthane27 ont, elles, été sous-estimées23.
Cette étude a aussi confirmé les données antérieures28,29,30 montrant que
l’augmentation rapide d’environ 50 % de la fraction molaire de méthane
atmosphérique lors de l’événement préboréal-Dryas était en très grande partie due à
des sources telles que les zones humides et secondairement (moins de 19 %) aux
anciens réservoirs de carbone que sont les clathrates marins31, pergélisol32 et le
méthane emprisonné sous la glace33.

Formation, stockages naturels[modifier | modifier le code]


Surface et sous-sol[modifier | modifier le code]
Le méthane est le principal constituant du biogaz issu de la fermentation de matières
organiques animales ou végétales en l'absence d'oxygène. Il est fabriqué par
des archées méthanogènes qui vivent dans des milieux anaérobies, c'est-à-dire sans
oxygène34.
Du méthane est produit naturellement dans les zones humides peu oxygénées
comme les marais et tourbières, ainsi que dans certains sols cultivés (plutôt
tropicaux), sans grandes différences entre système labouré, en semis direct ou en
travail superficiel35 et/ou longuement inondés (mais dans ces milieux peuvent
également se trouver des organismes méthanotrophes qui en consomment une
partie ou la totalité)36. Les sols en semis direct absorbent cependant en moyenne
0,4 kg C-CH4 par hectare et par an de plus qu'en cas de labours35.
Le méthane est ainsi le seul hydrocarbure classique qui peut être obtenu rapidement
et facilement grâce à un processus biologique naturel. Nous utilisons principalement
du gaz naturel et donc du méthane fossile, mais l'utilisation du méthane renouvelable
(biogaz) est en plein développement (Suède, Allemagne, Danemark, Viêt Nam,
Cambodge, Chine, Inde, etc.) (voir section #Utilisation).
Les espèces végétales rejettent également du méthane37. Bien que le mécanisme
n'en soit pas encore clair, les estimations vont de 10 à 60 millions de tonnes de
méthane émises par an, en ne comptant que les feuilles des plantes, à 60 à 240
millions, qui représenteraient alors de 10 à 30 % des émissions annuelles globales.
Elles proviennent aux deux tiers des régions tropicales. Ces émissions par la
végétation, ajoutées à celles des marécages et peut-être à celles des fonds marins,
seraient un des moteurs du changement climatique historique.
Le CH4 se forme aussi dans le rumen et le tube digestif de nombreux animaux (de
certains invertébrés jusqu'aux mammifères, herbivores principalement). Il est présent
en faible quantité dans les gaz intestinaux humains38.
Fonds marins[modifier | modifier le code]
Articles détaillés : Clathrate et Pergélisol.
Le méthane produit par la réaction de serpentinisation entre les péridotites et l'eau de
mer dans les dorsales océaniques peut rester piégé sous forme d'hydrates de
méthane (clathrates) ou s'échapper dans l'atmosphère.
Des quantités importantes de méthane sont stockées sous forme d'hydrates de
méthane au fond des océans (où leur exploitation est envisagée) et dans
les pergélisols. Ces deux réservoirs pourraient jouer un rôle important dans les
cycles climatiques et, selon des observations d'une équipe d'océanographes en
2014, ils commencent à perdre une quantité croissante de méthane dans
l'atmosphère39,40.
Le débullage de méthane à partir des sédiments marins, sur les lignes de fractures
du plancher océanique, est considéré comme un indice de risque sismique élevé,
voire comme un possible précurseur des tremblements de terre (sous réserve de
confirmation à la suite des expériences en cours, en mer de Marmara, sur la faille
nord-anatolienne au large de la Turquie)41.
Un documentaire intitulé Méthane, rêve ou cauchemar sur Arte (2014 fait état de la
découverte que le méthane issu des planchers océaniques, à une profondeur
minimale de 400 m, est presque totalement absorbé par des bactéries avant
d'atteindre une remontée de 200 m)42. L'accident de la plateforme de Deepwater
Horizon, survenu dans le golfe du Mexique, a libéré une très grande quantité de
méthane sur le plancher océanique dont aucune trace ne subsistait après six mois,
un temps considéré comme très court au regard de la quantité de méthane s'étant
échappé du puits d'extraction endommagé. Le fait que le méthane ait été absorbé
par des micro-organismes n'implique pas pour autant que l'incident n'ait pas de
conséquence pour l'environnement, en particulier à cause de l'acidification de l'océan
qui en résulte.
Propriétés physico-chimiques[modifier | modifier le code]
Dans les conditions normales de température et de pression, le méthane est
un gaz incolore et inodore. Environ deux fois plus léger que l'air, il est explosif en
milieu confiné (grisou). En milieu non confiné il se dilue dans l'air et s'échappe vers la
haute atmosphère, où il a moins tendance à former des nuages explosifs que les gaz
plus lourds que l'air (propane, butane) ; par contre c'est un puissant gaz à effet de
serre.
Solubilité du méthane dans l'eau[modifier | modifier le code]
Elle dépend beaucoup de la température et de la pression (il diminue avec l'une et
augmente avec l'autre). Ainsi le grisou minier peut être en partie solubilisé et
transporté par de l'eau (qui contient alors aussi du radon ainsi que du dioxyde de
carbone et du dioxyde de soufre qui l'acidifient). Selon l'Ineris une eau
à 10 °C initialement saturée en gaz de mine sous une pression de 10 bars
(équivalente à 100 m de charge hydraulique), va perdre lors de sa détente
environ 0,5 m3 de méthane et 12 m3 de CO2 par m3 d'eau43.
Dégazage spontané[modifier | modifier le code]
Les hydrates de méthanes immergés fondent en libérant des chapelets de bulles,
mais sans variation brusque37. De même, les micropoches de méthane produites par
les bactéries du sédiment se libèrent en formant des bulles qui remontent dans la
colonne d'eau, notamment dans la tourbe (où le phénomène est difficile à suivre 44) et
les vases estuariennes45, et plus ou moins vite selon la teneur en matière
organique46 et la porosité/viscosité du substrat47,48. Ce bullage représente dans
les zones humides une fraction importante et probablement sous-estimée des
émissions de méthane et de gaz à effet de serre49. Des chambres à
flux automatisées fonctionnant en continu ont été combinées à un spectroscope pour
mieux quantifier ces bulles et leur teneur en CH450.
À titre d'exemple, dans un milieu pauvre de zone tempérée, en 2009, le bullage
variait d’une heure à l’autre, avec un pic nocturne de libération (de 20 h 00 à 06 h 00,
heure locale) bien que les flux stables (c’est-à-dire ceux avec une augmentation
linéaire de la concentration de CH4 dans l’espace de tête de la chambre) ne
présentaient pas de variabilité quotidienne. Les taux de bullage moyens saisonniers
ont culminé à 843,5 ± 384,2 « événements » par mètre carré et par jour en été, avec
en moyenne 0,19 mg de CH4 rejetée par « événement ».
Il est aussi démontré que la flore des marais (y compris salée) influe sur la quantité
de méthane saisonnièrement libérée dans l'air ou l'eau (avec par exemple Carex
rostrata51. Les dates et l'importance des inondations ou des sécheresses jouent
aussi52.
Inflammation et combustion[modifier | modifier le code]
Diagramme d'inflammabilité du méthane. Zone en orange : compositions inflammables. Ligne en bleu :
mélanges méthane-air. Ligne en rouge : oxygène et méthane dans les proportions stœchiométriques de la
combustion. Ligne en brun : 12 % d'oxygène.

Le méthane est un combustible qui compose jusqu'à 90 % le gaz naturel. Son point
d'auto-inflammation dans l'air est de 540 °C53. La réaction de combustion du
méthane s'écrit :
CH4 + 2 O2 → CO2 + 2 H2O (ΔH = −891 kJ/mol).
La combustion du méthane à 25 °C libère une énergie de
39,77 MJ/m3 (55,53 MJ/kg)a, soit 11,05 kWh/m3 (15,42 kWh/kg)b.
Le gaz naturel (constitué à plus de 90 % de méthane) est transporté par navires
(méthaniers) à une température de −162 °C et à une pression voisine de
la pression atmosphérique. Les réservoirs sont construits sur le principe de
la bouteille isotherme et leur capacité peut aller jusqu'à 200 000 m3 de gaz liquide
par réservoir. Un méthanier comportant plusieurs réservoirs, sa cargaison peut
actuellement atteindre 154 000 m3 de GNL, Gaz Naturel Liquéfié. Les futurs
méthaniers pourront transporter jusqu'à 260 000 m3 de GNL. Le volume du
méthane à l'état gazeux est égal à 600 fois son volume à l'état liquide, à pression
atmosphérique.
Présent à tous les stades de l'industrie pétrolière, mais mal valorisé, il est
fréquemment brûlé en torchère, ce qui contribue à l'effet de serre (les pétroliers
restreignent donc ce procédé).

Dans l'Univers[modifier | modifier le code]


Dans les nuages interstellaires[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Nuage interstellaire.
Du méthane a été retrouvé à l'état de traces dans plusieurs nuages
interstellaires.
Sur Titan[modifier | modifier le code]
Articles détaillés : Titan (lune), Atmosphère de Titan et Mers et lacs de Titan.
Le méthane est présent partout sur Titan, et même à l'état liquide sous forme de
lacs, de rivières, et de mers, particulièrement près du pôle nord de l'astre. Sa
présence en a été établie dès 1944. Au point que la chaleur dégagée par
la sonde Huygens, lors de l'impact du 14 janvier 2005 a provoqué un notable
dégagement de méthane gazeux.
L'atmosphère de Titan, satellite de Saturne, est principalement constituée
d'azote avec une proportion de méthane allant de 1,4 % dans
la stratosphère jusqu'à 4,9 % au niveau du sol. Il ne pleuvait pas lorsque la sonde
Huygens s'est posée sur Titan, mais l'ESA n'exclut pas que des averses de
méthane y soient fréquentes. Simplement, l'aridité du sol absorberait rapidement
ces précipitations, à la manière des déserts terrestres.
Sur Mars[modifier | modifier le code]
Articles détaillés : Mars (planète) et Atmosphère de Mars.
L'un des résultats les plus étonnants de la sonde spatiale Mars Reconnaissance
Orbiter, en orbite autour de Mars depuis le 10 mars 2006, provient de l'étude
détaillée en 2008 de la région de Nili Fossae, identifiée début 2009 comme
source d'importants dégagements de méthane54. Ce gaz a été détecté dès 2003
dans l'atmosphère de Mars, aussi bien par des sondes telles que Mars
Express que depuis la Terre ; ces émissions de CH4 se concentreraient
notamment en trois zones particulières de la région de Syrtis Major Planum55. Or
le méthane est instable dans l'atmosphère martienne, des études récentes
suggérant même qu'il soit six cents fois moins stable qu'estimé initialement (on
évaluait sa durée de vie moyenne à 300 ans) car le taux de méthane n'a pas le
temps de s'uniformiser dans l'atmosphère et demeure concentré autour de ses
zones d'émission, ce qui correspondrait à une durée de vie de quelques
centaines de jours ; la source de méthane correspondante serait par ailleurs
600 fois plus puissante qu'estimé initialement, émettant ce gaz une soixantaine
de jours par année martienne, à la fin de l'été de l'hémisphère nord56.

Visualisation d'un dégagement de méthane dans l'atmosphère de Mars début 2009, pendant l'été
de l'hémisphère nord martien57.

Les analyses géologiques menées en 2008 par la sonde Mars Reconnaissance


Orbiter dans la région de Nili Fossae ont révélé la présence
d'argiles ferromagnésiennes (smectites), d'olivine (silicate ferromagnésien
(Mg,Fe)2SiO4, détectée dès 200358) et de magnésite (carbonate de magnésium
MgCO3)59, ainsi que de serpentine60. La présence simultanée de ces minéraux
permet d'expliquer assez simplement la formation de méthane, car, sur Terre, du
méthane CH4 se forme en présence de carbonates — tels que le MgCO3 détecté
dans la région en 2008 — et d'eau liquide lors du métamorphisme
hydrothermal d'oxyde de fer(III) Fe2O3 ou
d'olivine (Mg,Fe)2SiO4 en serpentine (Mg,Fe)3Si2O5(OH)4, particulièrement lorsque
le taux de magnésium dans l'olivine n'est pas trop élevé et lorsque la pression
partielle de dioxyde de carbone CO2 est insuffisante pour conduire à la formation
de talc Mg3Si4O10(OH)2 mais aboutit au contraire à la formation de serpentine et
de magnétite Fe3O4, comme dans la réaction :
12/x Mg2-xFexSiO4 + 2+(8(2-x)/x) H2O + CO2 → 4(2-x)/x Mg3Si2O5(OH)4 + (8x-
4)x SiO2 + 4 Fe3O4 + CH4.
La probabilité de ce type de réactions dans la région de Nili Fossae est
renforcée par la nature volcanique de Syrtis Major Planum et par l'étroite
corrélation, observée dès 2004, entre le taux d'humidité d'une région et la
concentration de méthane dans l'atmosphère61.
Le méthane détecté par Curiosity lors d'une trentaine d'analyses de
l’atmosphère n'est présent qu'à l'état de traces (0,4 ppb, à comparer aux
1 800 ppb de la Terre), mais sa fluctuation saisonnière (passage de 0,3 à
0,7 ppb) intrigue, car elle est trois fois plus importantes que ce que prévoient
les théories disponibles62. Elle pourrait éventuellement être l'indice d’une
présence de vie microbienne (actuelle ou fossile) et/ou résulter d'une ou
plusieurs source(s) abiotique(s) : réaction d'eaux chaudes avec des olivines
(évoquées plus haut), attaque par des UV solaires de météoroïdes et
poussières stellaires riches en carbone minéral (car deux pics saisonniers se
sont produits environ 15 jours après une pluie de météores martiens),
désorption à partir d’une roche dont les pores ou feuillets s’ouvrent en été
quand il fait plus chaud ; ou peut être ne s’agit il que d’une augmentation
relative (ce serait le CO2 qui gelant en hiver aux pôles diminuerait dans
l'atmosphère en donnant l’impression qu’il y a plus de méthane à ce moment,
mais le phénomène devrait alors être plus marqué en plein hiver martien, à
moins que des courants aériens n’apporte en fin d’été ce méthane jusqu’à
l’emplacement de Curiosity)... Le débat est en cours62.
Sur les planètes géantes[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Planète géante gazeuse.

Bandes de méthane dans l'atmosphère de Saturne.

On trouve également du méthane sous forme de nuages et de brume


sur Uranus et Neptune, de gaz non condensé dans les atmosphères
de Jupiter et de Saturne ; ainsi que peut-être sur les exoplanètes Epsilon
Eridani c et Fomalhaut b.
Utilisation[modifier | modifier le code]
Les gisements fossiles de gaz naturel comportent entre 50 et 60 % de
méthane, le gaz naturel brut est épuré avant d'être injecté sur le réseau de
distribution.
La proportion de méthane présent dans le gaz naturel que nous utilisons est
supérieure à 90 % dans la plupart des gaz.
Le méthane « biologique » ou biogénique, ou biogaz, qui est produit par
la fermentation anaérobie de matière organique comporte 50 à 80 % de
méthane, (60-65 % généralement)
Le biogaz produit dans les décharges pourrait être (bien davantage) récupéré
et valorisé sous forme d'électricité, de chaleur ou
comme carburant automobile. Pour l'instant, seules quelques expériences
isolées (dans des fermes, des déchetteries…) ont vu le jour, spécialement
dans les régions les plus froides (nord de l'Allemagne, de la France,
Scandinavie, etc.), mais la rentabilité économique de ces installations est loin
d'être acquise.[réf. nécessaire] (voir l'expérience en prison rwandaise [archive]).
Le méthane est valorisable comme combustible mais d'autres usages en
seraient possibles. Par exemple, des chercheurs ont réussi à transformer à
température presque ambiante (40 °C) du méthane en un ester (propanoate
d'éthyle) potentiellement valorisable. Pour ce faire, un carbène (composé très
réactif) a été introduit dans une liaison du méthane via
un catalyseur organométallique63.
Biocarburant de troisième génération[modifier | modifier le code]
Pour produire un méthane de décharge assez pur et pour faire un
bon biocarburant de troisième génération, un « digesteur anaérobie » inspiré
de la digestion anaérobie à l'œuvre dans la panse des bovins est expérimenté
au Canada. Des microorganismes méthanogènes vivant en symbiose avec
les vaches savent produire plus de méthane que de CO2, mais ils ont des
besoins précis, en température et humidité notamment. La difficulté est de
conserver les conditions de vies optimales de ces organismes dans un milieu
constitué de déchets, ce qui est expérimenté au moyen d'électrodes régulant
la température du milieu. Ce sont ensuite des fibres creuses constituées
d'une membrane perméable qui devraient séparer le CO2 du méthane, lequel
pourra ensuite être brûlé comme source d'énergie, utilisé par la carbochimie
ou compressé et stocké64.
Stockage énergétique[modifier | modifier le code]
Articles détaillés : Stockage de l'énergie et Conversion d'électricité en
gaz.

Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre


aide est la bienvenue ! Comment faire ?
Dans la perspective d'une transition vers des énergies renouvelables, des
chercheurs de l'entreprise autrichienne Solar Fuel Technology (Salzbourg),
en coopération avec l'Institut Fraunhofer de recherche sur l'énergie éolienne
de Leipzig (IWES), le Centre de recherche sur l'énergie solaire et l'hydrogène
de Stuttgart (ZSW) et l'université de Linz ont mis au point une solution de
stockage de l'énergie sous forme de méthane65,66. L'énergie électrique
excédentaire d'origine éolienne ou photovoltaïque est utilisée pour
décomposer de l'eau en dihydrogène et dioxygène (électrolyse de l'eau), puis
le dihydrogène est combiné avec du dioxyde de carbone par une réaction
de méthanation (réaction de Sabatier).
L'un des principaux intérêts de ce procédé est d'utiliser les infrastructures
(réservoirs et conduites de gaz) existantes, dont la capacité de stockage
serait suffisante pour couvrir les besoins de méthane de l'Allemagne pendant
plusieurs mois, par exemple pendant67 une période où le solaire et l'éolien ne
peuvent couvrir les besoins énergétiques.

Environnement : contribution à l'effet de


serre[modifier | modifier le code]
Un gaz à effet de serre[modifier | modifier le code]
Le méthane est un gaz à effet de serre qui contribue au réchauffement
climatique, pris en compte en tant que tel par la directive 2003/87/CE. Il
absorbe une partie du rayonnement infrarouge émis par la Terre, et
l'empêche ainsi de s'échapper vers l'espace.
De plus, il contribue aussi indirectement à l'effet de serre, en diminuant la
capacité de l'atmosphère à oxyder d'autres gaz à effet de serre (comme
les fréons). Son utilisation comme combustible émet du CO2 à hauteur de
380 Mt/an (les émissions industrielles[Lesquelles ?] avoisinent 6 000 Mt/an)
[réf. nécessaire]
.
L'influence du méthane sur le climat est moins importante que celle
du dioxyde de carbone, mais est tout de même préoccupante. L'un des
principaux enseignements du cinquième rapport d'évaluation du Groupe
d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) en 2014 est
que l'influence du méthane a longtemps été sous-estimée, son potentiel de
réchauffement global (PRG) à cent ans passant de 21 dans le cadre
du protocole de Kyoto, à 28 et même 34 en prenant en compte
les rétroactions climatiques68.
Le méthane persiste moins de dix ans dans l'atmosphère, où il est détruit par
des radicaux hydroxyle OH•, mais c'est un gaz à effet de serre bien plus
puissant que le CO2, responsable, au niveau actuel de sa concentration, de
quelques pour cent de l'effet de serre total à l'œuvre dans notre atmosphère 69.
Ainsi, à titre comparatif, sur un horizon de 100 ans, relâcher une certaine
quantité de méthane dans l'atmosphère a un effet sur le réchauffement
climatique environ neuf fois plus important que brûler cette même quantité de
méthane en CO270.
Le méthane est le deuxième gaz responsable du dérèglement
climatique71 (forçage radiatif de 0,97 W/m2 en 2011) derrière
le CO2 (1,68 W/m2), mais loin devant les fréons (0,18 W/m2) et le protoxyde
d'azote72 (0,17 W/m2). Une molécule de méthane absorbe en moyenne 28 fois
plus de rayonnement qu'une molécule de dioxyde de carbone sur une période
de 100 ans, son potentiel de réchauffement global (PRG) est donc de 28 ; à
échéance de 20 ans, son PRG est même de 67.
Une étude publiée en décembre 2016 par plus de 80 scientifiques issus de
laboratoires du monde entierc met en garde contre la sous-estimation usuelle
de la contribution du méthane au réchauffement climatique : le méthane
contribue pour 20 % au réchauffement en cours (contre 70 % pour le CO2),
parce que, malgré sa concentration beaucoup plus faible, son potentiel de
réchauffement global (PRG) est 28 fois plus élevé. Ceci implique que pour
tenir l'objectif de rester sous la barre des 2 °C on ne peut se contenter de
limiter les émissions de dioxyde de carbone, mais qu'il faut aussi réduire
celles de méthane73.
En 2019, l'Agence américaine d’observation océanique et
atmosphérique (NOAA) annonce que les concentrations atmosphériques de
méthane ont atteint un record en 201874.
En juillet 2020, une étude réalisée par une centaine de chercheurs réunis
dans le Global Carbon Project révèle une hausse continue des émissions de
méthane depuis 2007 (+9 % par an), avec une forte accélération depuis 2014.
Ces émissions atteignaient 596 Mt en 2017, dont 60 % dues aux activités
humaines : agriculture et déchets 227 Mt (38 %), production et utilisation de
combustibles fossiles 108 Mt (18 %), biomasse et biocarburant 28 Mt (5 %).
Elles proviennent pour 193 Mt (32 %) d'Asie, dont 56 Mt (9 %) de Chine, pour
117 Mt (20 %) d'Afrique et du Moyen-Orient, 105 Mt d'Amérique du sud, pour
93 Mt (16 %) d'Amérique du nord, pour 44 Mt de Russie et Asie centrale et
30 Mt d'Europe. Les chercheurs estiment que l'agriculture et les déchets ont
contribué à hauteur de 60 % à la hausse des émissions mondiales,
l'exploitation du pétrole et du gaz à plus de 20 %, et celle du charbon à plus
de 10 %. Ils prônent une quantification plus régulière des émissions de
méthane, à l’image de ce qui est fait pour le CO2 : le méthane ayant une
durée de vie plus courte que le dioxyde de carbone dans l’atmosphère, une
baisse des émissions peut être rapidement bénéfique pour le climat75.
Méthane et ozone[modifier | modifier le code]
Le méthane interagit avec l'ozone, différemment dans les hautes et les
basses couches de l'atmosphère.
Selon les modélisations tridimensionnelles disponibles en chimie de
la troposphère, diminuer les émissions anthropiques de CH4 pourrait être « un
puissant levier pour réduire à la fois le réchauffement climatique et la pollution
de l'air par l'ozone de fond troposphérique »76.
Variation historique (depuis l'Empire romain)[modifier | modifier
le code]
Les émissions de méthane provenant des marais, des bovins, des feux de
végétation ou des combustibles fossiles ont toutes une signature
isotopique spécifique77. Les bactéries méthanogènes des zones humides
absorbent plus d'isotopes plus légers du carbone (12C) alors que le méthane
fossile est plutôt enrichi en carbone plus lourd (13C). Le méthane issu des
incendies de brousse ou de forêt est situé entre les deux78.
On sait aussi aujourd’hui finement analyser le méthane piégé dans les glaces,
ce qui a par exemple permis en 2012 de confirmer l'hypothèse posée il y a
quelques années par le climatologue William Ruddiman, qui estimait que
l'impact de l'humanité sur le climat date d'avant le récent « Anthropocène » et
de bien avant la révolution industrielle. Selon l'étude isotopique du méthane
des glaces antarctiques parue dans la revue Nature en octobre 201279, les
variations passées du taux de méthane et sa composition démontrent que
des feux de végétation probablement anthropiques enrichissent depuis
le XVI siècle au moins le taux atmosphérique de méthane. L'analyse fine de
e

deux carottes de glace du forage glaciaire NEEM1 (Groenland)80 couvrant


environ 2 000 ans a été faite avec une précision jamais atteinte en termes de
dosage, analyse et résolution temporelle. Elle montre ou confirme qu'entre un
siècle av. J.-C. et le XIX siècle, le monde avait déjà connu trois périodes
e

d'augmentation des taux de méthane (à l'échelle de quelques siècles) et une


tendance longue à la décroissance de la signature isotopique 13C du
méthane79. Selon ces données, les modèles d'équilibre isotopique de
l'atmosphère81 et les données paléoclimatiques de cette période (température,
précipitations) ainsi qu'au vu des données de la démographie humaine, les
feux de végétation liés à la déforestation, au chauffage, à la cuisson et la
métallurgie avaient diminué au moment du déclin de l'Empire romain et de
celui de la dynastie Han (Chine), pour réaugmenter durant les grandes
déforestations et l'expansion médiévale79. L'Homme semble être responsable
de 20 à 30 % des émissions totales de méthane par les feux de végétation
entre un siècle av. J.-C. et le XVI siècle79.
e

Variations récentes de teneur de l'air[modifier | modifier le code]


Le taux de méthane dans l'atmosphère terrestre atteignait 1 748 ppb en
199882. Après une période de stabilisation (à environ 1 774 ppb, de 1999 à
2006) la croissance de sa concentration a repris en 2007 avec un nouveau
record en 2016 (1 853 ppb, soit +257 % par rapport au niveau
préindustriel)83 puis en 2018 (1 860 ppb). Des analyses isotopiques suggèrent
que cet accroissement récent du méthane atmosphérique serait
principalement d'origine non-fossile84.
Le taux est en 2018 entre 1 850 et 1 900 ppb, soit 0,000 19 % ou 1,9 ppm. Il
s'est maintenu85,86 entre 1 780 et 1 810 ppb de 2000 à 2010 avec une grande
variation suivant la latitude87. Dans le passé, le taux de méthane dans
l'atmosphère a varié souvent parallèlement à la température[réf. nécessaire]. Ce
taux a augmenté d'environ 150 % depuis 1750 et atteint aujourd'hui un taux
inégalé88 dans l'histoire, principalement en raison des activités humaines. Une
augmentation des teneurs a été constatée en 2008-200989. Les modélisations
informatiques du taux du CH4 dans l'air ont permis de remonter à la source
des émissions pour les vingt dernières années de mesures atmosphériques.
Selon ces travaux, la réduction des émissions et/ou une utilisation plus
efficace du gaz naturel dans l'hémisphère Nord (amélioration de l'étanchéité
des tuyaux de gaz, récupération du grisou ou du gaz de décharge pour
produire de l'électricité, etc.) ont permis une baisse des émissions dans les
années 1990, mais une nette augmentation des émissions provenant de
combustibles fossiles dans le nord de l'Asie a ensuite de nouveau été
constatée (2006…). Le recul des zones humides, par drainage entre autres,
et, dans une moindre mesure, les feux de brousse, expliquent aussi les
variations mesurées du CH4 atmosphérique sur vingt ans90.

Augmentation du taux de méthane atmosphérique, en ppb.

Taux de méthane à la limite supérieure de la troposphère. Saisonnalité relevée par la NOAA.

Le méthane serait responsable d'environ 20 % du réchauffement moyen


enregistré depuis le début de la révolution industrielle.
On estime que sans sa présence, la température moyenne de surface de
la Terre serait plus basse de 1,3 °C[réf. nécessaire]. Le calcul du PRG (pouvoir de
réchauffement global) du méthane est périodiquement réévalué par le GIEC
au vu des connaissances nouvelles.
Ce PRG tend à augmenter91, il y a doublement du forçage radiatif additionnel
qui lui est attribué entre 2007 et 2013, ce qui le rapproche du CO2 (il est
passé de 0,48 à 0,97 W/m2 tous effets confondus et le PRG du CO2 est 1,68
W), les scientifiques montrant qu'il contribue plus que ce que l'on pensait au
réchauffement, avec une source nouvelle et en augmentation forte aux États-
Unis qui sont les fuites de méthane des forages et installations de gaz de
schiste ou gaz de couche ou encore les émissions du pergélisol92, 22 janvier
2014 — d’après le dernier rapport du GIEC, paru en 2013, le PRG relatif du
méthane est estimé à 28.
L'augmentation régulière de la concentration du méthane dans l'atmosphère
pourrait aussi être en partie liée à une diminution de la teneur de l'atmosphère
en radical hydroxyle (le destructeur naturel du méthane dans l'air)93.
Moyens de mesure[modifier | modifier le code]
Sa mesure en laboratoire est bien maitrisée, mais on cherche à développer
des moyens de mesures plus légers, rapides, faciles à utiliser et moins
coûteux, pour mesurer les faibles doses de méthane discrètement émises
dans les eaux douces, salées, estuariennes, l'air, les sols & sédiments ou lors
de certains phénomènes (évents marins, fonte de pergélisols, geysers, fuites
de gaz, dont de gaz de schiste, etc.)94

Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre


aide est la bienvenue ! Comment faire ?

Origine des émissions[modifier | modifier le code]

Principales sources de méthane dans le monde (Global Methane Budget 2000-201295,96)

Analyse par satellite montrant les concentrations de méthane (parties par million en volume)
en surface (en haut) et dans la stratosphère (en bas).

Globalement, les émissions de méthane vers l’atmosphère sont estimées


entre 500 et 900 Mt/an, dont environ 60 % sont d’origine anthropique97<,95.
Les principales sources sont, par ordre décroissant d'importance quantitative,
estimées comme suit95 :

 la fermentation anaérobie sous l'eau (32 % des émissions) : elle a


surtout lieu dans les zones humides (naturelles ou artificielles avec en
particulier les rizières et les barrages hydroélectriques qui ont inondé
des forêts ou accumulé une importante charge organique. Il peut aussi
s'agir d'estuaires devenus dystrophes ou de n'importe quelle zone
d'accumulation de pollution organique, décharge par exemple).
Les marais, les mangroves tropicales et les rizières sont sujets à l’action
d'archées méthanogènes en milieu anaérobie.
La température agit sur les émissions, qui atteignent leur valeur maximale
entre 37 °C et 48 °C, d’où une amplification des émissions en cas de
réchauffement. En présence d'une quantité suffisante d'oxygène, l'activité des
archées elles-mêmes contribue à échauffer le matériau, mais avec émission
de CO2. L'analyse des gaz piégés il y a 10 000 ans dans les glaces polaires et
l'étude du rapport isotopique carbone 13/carbone 12 du carbone de ces
molécules de méthane (δ13CH4) ont montré un doublement des taux de
CH4 lors de la dernière transition glaciaire-interglaciaire. Ce doublement est
dû, à près de 50 %, aux régions marécageuses tropicales, renforcées par les
émissions des tourbières boréales favorisées par la transition climatique98 ;
Article connexe : Émissions de méthane des zones humides.

 les énergies fossiles (21 % des émissions) : le gaz naturel est


composé à 90 % de méthane. Les fuites dans l'atmosphère lors de
son extraction, de son transport, de son traitement et de sa
distribution pourraient représenter jusqu'à 2 % de la production de
gaz naturel, les trois quarts de ces fuites ayant lieu chez le client,
après le compteur. Le graphe ci-contre montre l'importance des
pertes lors de la production, notamment dans certains grands
champs gaziers de mer Caspienne et de Sibérie.
Plusieurs études scientifiques ont montré que les émissions de méthane dues
à l'exploitation de gaz de schiste sont beaucoup plus élevées que celles des
gisements de gaz conventionnels99,100,101 au point que l'empreinte en équivalent
CO2 d’un puits de gaz de schiste en 20 ans serait de 20 à 50 % plus élevée
que si on avait utilisé du charbon pour produire la même quantité
d'énergie102,103. Plus récemment, en 2018, la NASA a révélé une forte
accélération de la croissance de la concentration de méthane dans
l’atmosphère, au cours des dix dernières années ; les auteurs de l’étude
concluent qu’elle serait en grande partie liée à l'activité du secteur des
énergies fossiles104
De même, le gaz piégé dans les filons de charbon lors de sa formation
(le grisou) est relâché lors de l'extraction du minerai. En 2018, les majors du
pétrole, via l'OGCI (Oil and Gas Climate Initiative) notamment constitué de
Total, Saudi Aramco, BP, récemment rejoints par les américains Chevron et
ExxonMobil se sont pour la première fois donné un objectifs (à horizon
2025) : « réduire d'un cinquième l'intensité méthane moyenne collective », soit
passer de 0,32 % du méthane vendu perdu dans les fuites en 2017 à 0,25 %
en 2015 (par rapport au volume total vendu), ce qui correspond - selon l'OGCI
- à diminuer l'injection collective de méthane dans l'atmosphère de
350 000 t/an105 ;

 les ruminants (eructations flatulences, fumiers et lisiers) :


dans les années 1990, on montre que les élevages bovins,
via leur digestion et leur fumier, contribuent
significativement aux émissions mondiales de
méthane106 (environ 16 % vers 2010[réf. nécessaire]). En France,
en 2008 l'élevage était la source (fumier d'étable compris)
de 80 % du méthane émis (contre 69 % en 1990, avec un
accroissement relatif de 4,6 % en 18 ans). L'élevage lui-
même serait responsable de 92 % des émissions
nationales de méthane (dont 70 % sont dues à
la fermentation entérique et 30 % aux émanations des
lisiers107).
Une seule vache peut émettre 100 à 500 litres de méthane par jour (5 %
venant des flatulences et 95 % d'éructations liées à la rumination), quantité qui
varie beaucoup selon l'alimentation de l'animal, avec par exemple une
moyenne de 100 kg par vache laitière (VL) et par an (variant de 63 à 102 kg)
selon Dollé et al. (2006)108, ou de 117,7 kg en moyenne (de 90 à 163 kg) selon
Vermorel et al. (2008)109, quand la production de lait passe de 3 500 à
11 000 kg/an110. « Les concentrés riches en amidon (orge, blé, maïs) ont un
effet dépressif sur la méthanogénèse plus important que les concentrés riches
en parois digestibles (pulpe de betterave). Martin et al. (2006) citent une étude
qui montre que chez la vache laitière, le remplacement des pulpes de
betteraves (70 % de la ration) par de l’orge a entraîné une diminution de 34 %
des pertes d’énergie sous forme de méthane. » Des plantes plus riches en
tanin (dont légumineuses telles que le sainfoin, le lotier et le sulla) diminuent
la dégradation des protéines alimentaires mais aussi la méthanogenèse
ruminale. Supprimer le soja (féculent) et le remplacer par des graines de lin
extrudées (8,4 % sur matière sèche) améliore la qualité nutritionnelle du lait
(+34 % d’acides gras insaturés, +120 % d’omégas-3) tout en diminuant
l'émission de méthane du troupeau (-10 à -20 % de méthane par jour et
efficience azotée améliorée de 16 %) sans diminuer la production laitière,
mais avec des taux butyreux et protéique moindre (de -8 % et -3 %
respectivement) dans le lait111.
Les excréments (fumier d'étable) qui continuent leur décomposition avec une
méthanisation plus ou moins anaérobie selon le contexte sont aussi source de
méthane.
Parmi les solutions étudiées112 : améliorer l'alimentation animale, éviter le
stockage des déchets qui ne produisent du méthane qu'à l'abri de l'air, ou
mieux récupérer ce méthane et le valoriser énergétiquement. Les féculents
comme le soja augmentent la quantité de méthane émise par les bovins
quand ils remplacent l'herbe dans l'alimentation industrielle. L’apport dans le
rumen de bactéries acétogènes ou capables d'oxyder le méthane), ou l'apport
de lipides alimentaires riches en acides gras polyinsaturés dans la ration des
ruminants est une piste prometteuse. Des essais menés sur vaches laitières
au centre INRA de Clermont ont montré qu'un apport de 6 % de lipides issus
de la graine de lin a diminué la production de méthane des animaux de 27 à
37 %113. Des chercheurs néo-zélandais ont réussi par des méthodes de
sélection à réduire de 10 % les rots et les pets de moutons. Leurs travaux ont
montré que ces rejets sont liés en partie à des traits héréditaires114,115.
Réintroduire des fibres végétales dans l'alimentation porcine diminue la
volatilisation de l'ammoniac et la production de méthane des effluents, sans
perte de productivité116.

 les déchets humains (11 % des émissions) :


les décharges fermentent et émettent de
grandes quantités de méthane (gaz de
décharge) ; ce biogaz peut être utilisé comme
source d’énergie117. Les égouts peuvent aussi en
émettre ;
 la biomasse (10 % des émissions) ; le méthane
émis provient surtout de l'oxydation incomplète
des végétaux, lors de certains processus de
décomposition organique naturelle (comme les
feuilles mortes des sous-bois accumulées sous
l'eau, fermentation de vases riches en matière
organique) ; certaines espèces (termites)
peuvent produire des quantités significatives de
méthane ; l'utilisation de la biomasse comme
source d'énergie est aussi source de quelques
fuites de CH4 dans l'air ;
 les sédiments et les océans (4 % des
émissions, mais qui pourrait fortement
augmenter) : les hydrates contenant du méthane
(clathrates) pourraient émettre du gaz en cas de
perturbation de la température océanique et/ou
du dégel de certains sols riches de
la toundra sibérienne et canadienne. Ces
émissions sont actuellement limitées mais le
réchauffement global entrainera une
augmentation de l'émission de CH4 par les
clathrates (dont en périphérie des calottes
polaires118). Cette source pourrait donc constituer
une véritable « bombe à retardement
climatique » en cas de réchauffement des fonds
océaniques et des calottes glaciaires ;
 les pergélisols : ils contiennent du méthane,
libéré quand le climat se réchauffe119. Dans les
années 2000, une étude internationale120 (2003-
2008) dans les eaux du
plateau arctique de Sibérie orientale (plus de
deux millions de kilomètres carrés) a montré que
les pergélisols immergés perdent du méthane,
plus et plus vite que prévu par les modèles :
durant cinq ans, plus de 50 % des eaux de
surface et plus de 80 % des eaux profondes
étudiées présentaient un taux de méthane
environ huit fois supérieur à la normale121. Le
taux actuel moyen de CH4 en Arctique est au
tout début du XXI siècle d'environ 1,85 ppm, soit
e

la plus élevée depuis 400 000 ans, alerte Natalia


Chakhova121. Un taux encore plus élevé au-
dessus du plateau arctique sibérien oriental fait
que par N. Chakhova évoque de signes
d'instabilité dans le permafrost immergé : « S'il
continue à se déstabiliser, les émissions de
méthane […] seront beaucoup plus
importantes »121.
 les inlandsis : en 2018, ils ne sont toujours pas
comptabilisés dans les « budgets » mondiaux du
méthane122,123, mais il est démontré depuis peu
que des écosystèmes microbiens assez actifs
existent sous la calotte polaire arctique,
alimentés par d'anciens sols organiques, chaque
été, quand l'eau liquide est présente124 ; cette
matière organique provient des anciennes zones
humides, toundra et tourbières qui prospéraient
là lors des interglaciaires précédents). Le cycle
du méthane y est actif125 mais reste encore à
évaluer. Des indices (paléo-
climatiques notamment126) laissent cependant
penser que ce CH4 pourrait amplifier le
réchauffement climatique124,127,128,129. Ce méthane
pouvant influencer les cycles biogéochimiques
planétaires, des scientifiques appellent à
accélérer l'étude de la biogéochimie des
écosystèmes microbiens sous-glaciaire ; ces
études ont commencé sous le glacier Russel en
limite ouest du Groenland, où du méthane est
abondamment produit par des bactéries, mais en
partie consommé par d'autres bactéries
(méthanotrophes). Lors des deux étés 2012 et
2013, en conditions aérobies (qui n'existent que
localement), plus de 98 % du méthane de l'eau
sous-glaciaire échantillonnée était consommé
par des microbes méthanotrophes (en environ
30 jours d'incubation à +/- 4 °C). À chaque
saison chaude se forment sous l'indlandsis des
réseaux de ruisseaux, de torrents, tunnels, lacs,
etc d'où émergent des « bouffées » d'eaux
sursaturées en méthane (CH4(aq)) qui perdent
ensuite une grande partie de ce CH4 dans
l'air130 (l'« évasion atmosphérique » est dans
cette région le principal puits de méthane une
fois que le ruissellement atteint la bordure de la
calotte de glace). Pour la zone étudiée, la
première estimation de ce flux saisonnier était de
6,3 tonnes (moyenne ; allant de 2,4 à 11 tonnes)
de CH4 dissous (CH4aq) transporté latéralement
depuis le dessous de la calotte glaciaire.
L'hydrologie sous-glaciaire doit être mieux connue ; elle l'est moins sous une
grande partie de l'arctique que sous les glaciers alpins131 ou dans certains
contextes paléoclimatologiques européens132, or elle apparait en arctique être
un facteur crucial dans le « contrôle » des flux de méthane133,134.
Article connexe : Relargage du méthane
de l'Arctique.

Prospective[modifier | modifier le code]


Les variations futures de ces émissions sont
incertaines, mais on prévoit une augmentation
de consommation des sources fossiles, marines
et agricoles, des déchets, du fait de
la démographie mondiale, de l’industrialisation
de certains pays et de la demande croissante en
énergie, ainsi que du réchauffement climatique.
Le taux atmosphérique mondial de méthane
s'était stabilisé puis est reparti à la hausse (+3 %
environ de 2007 à 2015)135) outre l’augmentation
des sources déjà connues136, cette hausse
pourrait aussi être due à une baisse du taux
atmosphérique d'hydroxyle, une molécule
qui « joue le rôle de détergent atmosphérique »,
notamment vis-à-vis du méthane qu'elle
dégrade135. Des inondations tropicales accrues et
un effet du réchauffement sont peut-être aussi
en cause. Comme la fonte de la glace de mer
arctique, ceci est un nouveau signal d'une
perturbation écologique et climatique du système
Terre135.
Remarque : certaines
archées méthanotrophes (qui consomment le
méthane) sont à l'origine de puits naturels de
méthane (par exemple dans les forêts
anciennes137).), mais leur rôle écosystémique et
leurs usages potentiels sont encore mal évalués.
Puits de méthane[modifier | modifier le
code]
Ils sont encore mal cernés, mais la contribution
du méthane à certains réseaux trophiques, et
certains mécanismes de dégradation du
méthane dans l'eau ou l'air pourraient avoir été
sous-estimée.
On sait aujourd’hui que :
 les différents mécanismes d’élimination du
méthane atmosphérique retirent environ
515 Mt/an ;
o le principal puits à CH4 est
le radical hydroxyle OH• contenu dans
l’atmosphère, qui contribue à 90 % de la
disparition de CH4. Le radical OH•, agent
oxydant des principaux polluants de
l’atmosphère (CH4, CO, NOx, composés
organiques), provient de la dissociation
photochimique de O3 et de H2O. La
teneur en radical hydroxyle est donc
influencée par la concentration
atmosphérique en CH4 mais aussi par
celle de ses produits, dont CO. De même,
divers mécanismes affectent la teneur en
OH• :
o l’augmentation de concentration urbaine
en NOx engendre plus de formation
d’O3 et donc plus de dissociation en OH•,
o la chute de la concentration
d’O3 stratosphérique induit plus de
rayonnement UV atteignant
la troposphère et donc plus de
dissociation d’O3 troposphérique,
o l’augmentation de la vapeur d’eau
résultant de l’augmentation de la
température moyenne produit plus de
nuages bloquant les flux de protons, effet
réduisant la formation d’OH•, et plus de
vapeur d’eau, réactif de formation d’OH•.
On a constaté que depuis 1750, le niveau d’OH• a diminué d’environ 20 % du
fait de l’augmentation en CO et CH4, et est aujourd’hui stable. D’ici 2050, ce
niveau devrait encore diminuer de 25 %, ce qui aura un impact important sur
les teneurs en éléments traces gazeux. Les 10 % restants sont dus à
l’oxydation du méthane en terrain sec par des archées méthanotrophes qui
l’utilisent comme source de carbone, ainsi que par son transfert vers la
stratosphère ;

 dans le sol, dans certaines nappes, dans


les sédiments marins ou dans les zones
humides vivent des archées qui
consomment du méthane. Elles sont
localement à l'origine d'un réseau
trophique (pélagique) et d'un « puits
biologique » de méthane importants, en
mer mais aussi dans certains lacs,
notamment en hiver où ces archées
deviennent une source alimentaire plus
importante pour le zooplancton, ce qui a
été démontré par des analyses
isotopiques138, par exemple en alimentant
certaines larves
de chironomes (phénomène observé à la
suite de la découverte inattendue de
larves de chironomidae dont l'organismes
était anormalement appauvri en 13C
(toujours dans des lacs eutrophes et
pauvres en oxygène)139 ;
 le méthane est souvent associé à
des HAP toxiques. Certaines des archées
méthanotrophes sont mobiles et on a
montré qu'elles pouvaient améliorer le
transport des HAP dans le sous-sol.
Cette qualité peut être utilisée pour
épurer une nappe polluée par les HAP140,
mais peut aussi expliquer la pollution de
nappes ou certaines distribution ou
dispersion de HAP141.
L'évolution de la concentration de l'air en
méthane semble marquer le pas142 (2007) ;
cela pourrait s'expliquer par une destruction
accélérée de molécules d'ozone O3,
catalysée par des radicaux NO• en plus
grande quantité143,144.

Réduire les émissions de


méthane[modifier | modifier le code]
La réduction des émissions de méthane,
comparée à celle du dioxyde de carbone,
peut se révéler plus économique et plus
efficace dans l'atténuation du changement
climatique, étant donnés sont fort potentiel de
réchauffement global et son temps de séjour
dans l'atmosphère relativement court, de
neuf ans145.
Divers moyens permettent de réduire les
émissions de méthane pour diminuer son
action sur l'effet de serre :

 capter le méthane, ou biogaz, émis au


niveau des décharges
d'ordures ou stations d'épuration et le
brûler (la combustion forme du CO2 qui a
un effet de serre moins important), ou le
purifier par distillation puis l'injecter dans
le réseau de distribution du gaz naturel146,
ce qui permettrait de remplacer en partie
le gaz importé au lieu de brûler en
torchère le gaz de décharge comme c'est
souvent le cas actuellement ;
 capter et utiliser le méthane, ou biogaz,
produit au niveau des systèmes de
stockage des effluents d'élevages ;
récupérer le méthane émis lors de
l'exploitation minière et après celle-ci ;
 modifier l'alimentation des bovins pour
réduire la production de méthane lors de
la digestion : les chercheurs de l'Inra
Clermont-Ferrand ont montré qu'en
remplaçant une partie de leur
alimentation par des lipides issus de la
graine de lin, voire de colza, les bovins
émettraient jusqu'à 40 % de méthane en
moins ; 650 éleveurs de l'association Bleu
Blanc Cœur se sont ainsi lancés dans
cette démarche, et le projet européen
Eco-méthane associe huit pays ; les
producteurs suisses devraient s'engager
massivement dans la démarche dès
2017 ; planter 250 000 hectares de lin,
contre 50 000 aujourd'hui, suffirait pour
l'élevage français. L'industrie étudie aussi
des additifs alimentaires de synthèse
agissant sur la flore microbienne des
animaux146. La consommation par les
ruminants d'algues Asparagopsis
taxiformis, contenant du bromoforme,
serait une autre piste pour la réduction de
ce type de production de
méthane147[réf. incomplète] ;
 développer une riziculture moins
productrice de méthane, diminuer les
taux de fertilisants, lutter contre
la turbidité des eaux et la production de
sédiments méthanogènes, et donc en
amont contre l'érosion, la régression et
dégradation des sols. Des études
menées en Asie ont montré que le simple
fait de drainer les rizières deux fois par an
permettrait de réduire leurs émissions de
80 %146 ;
 au niveau personnel :
o réduire sa consommation
de viande (en particulier bovine),
o réduire sa consommation de riz (voir
le lien entre riziculture et effet de
serre),
o composter ses déchets en veillant à
ce que le compost soit suffisamment
aéré et drainé.
Stratégie européenne de réduction
des émissions de
méthane[modifier | modifier le code]
La Commission européenne présente le 14
octobre 2020 sa stratégie de réduction des
émissions de méthane : création d'un
observatoire international afin d'améliorer la
mesure et le partage d'informations,
renforcement de la surveillance via la galaxie
satellitaire Copernicus, directive prévue en
2021 pour imposer aux industriels des
énergies fossiles de mieux détecter et
réparer les fuites de méthane et interdire les
pratiques de torchage et
de dégazage systématiques, extension du
champ d'application de la directive relative
aux émissions industrielles aux secteurs
émetteurs de méthane non encore couverts,
demande aux États membres d'un effort de
traitement des mines de charbon
abandonnés, pression sur les pays
partenaires commerciaux pour réduire
l'impact méthane de l'énergie importée,
incitations à réduire les émissions dans
l'agriculture par l'innovation en matière
d'alimentation animale et de gestion
d'élevage, renforcement de la collecte des
déchets et résidus agricoles non recyclables
qui peuvent servir à produire du biogaz et
des biomatériaux, amélioration de la gestion
du gaz de décharge148.

Vers une synthèse


photocatalytique du
méthane ?[modifier | modifier le code]
Des chercheurs du laboratoire
d’électrochimie moléculaire de l'Université
Paris Diderot ont montré que la
conversion photochimique de CO2 en
méthane à température ambiante et par
un catalyseur sélectif, abondant, non-
polluant, non-toxique et peu coûteux[Lequel ?],
associé à la lumière solaire était possible, ce
qui ouvre de nouvelles perspectives qui, à
long terme, peuvent espérer aboutir à des
applications industrielles149. Elle pourrait alors
— en principe — réduire les effets de la
consommation de combustibles fossiles et
aider à diminuer les émissions de CO2150,151.
Jusqu’ici, les principales voies explorées
pour l’élimination physicochimique du
CO2 industriel étaient principalement
électrochimiques. Pour être « soutenables »,
elles nécessitent une production
renouvelable et propre d’électricité152 mais
des approches photochimiques activées par
la lumière du soleil sont également
envisageables153,154. Parmi les
photocatalyseurs et
les électrocatalyseurs moléculaires
inventoriés, seuls quelques-uns semblent à
la fois stables et sélectifs pour la réduction du
CO2. Mais la plupart de ces catalyseurs
produisent surtout du monoxyde de
carbone (CO, toxique) ou de l’acide
formique (HCOOH)149. Les catalyseurs
pouvant dans certaines conditions générer
avec un rendement faible à modéré des
hydrocarbures semblent encore plus
rares155,156,157,158,159,160,161,162.
Un complexe électrocatalytique moléculaire
s’était déjà montré comme le plus efficace et
le plus sélectif pour convertir le CO2 en CO ;
il s’agit de
la tétraphénylporphyrine de fer fonctionnalisé
e par des groupes triméthylammonium163,164,165.
On a montré en 2017 que sous irradiation
ultraviolette il peut aussi catalyser la
réduction de CO2 en méthane à température
et pression ambiantes. Utilisé dans une
solution d'acétonitrile contenant un
photosensibilisateur et un donneur
d'électrons sacrificiel, ce catalyseur
fonctionne avec régularité durant quelques
jours, en produisant principalement du CO
(par photoréduction du CO2) mais Heng Rao
et ses collègues ont constaté qu’une
exposition du CO2 à ce produit conduite en
deux stades permet d'abord de réduire le
CO2 en CO puis de synthétiser du méthane
(avec une sélectivité atteignant jusqu'à 82 %
et un « rendement quantique » (efficacité
légère) de 0,18 %).
On est encore très loin d’un prototype
industriel, mais les auteurs estiment que
cette expérience pourrait être un prélude à
d’autres découvertes de catalyseurs
moléculaires qui rendraient possible une
production lente mais douce d'un
combustible gazeux à partir de CO2 et
des ultraviolets de la lumière solaire149.

Biosynthèse du
méthane[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Biométhanation.
Le méthane est considéré comme une
source d'énergie intéressante et durable s'il
n'est pas d'origine fossile
mais renouvelable et soutenable dans sa
fabrication. Comme l'humanité émet trop de
CO2 dans l'air, un système de conversion
directe de CO2 en CH4 est activement
recherchée pour à la fois protéger le climat et
stocker une énergie renouvelable. Des
solutions sans catalyseur rare, cher ou
toxique sont recherchées.
Les chercheurs peuvent pour cela s'inspirer
du vivant (biomimétique) car du méthane pur
est depuis des milliards d'années
efficacement et abondamment produit par
quelques espèces microbiennes dites
« méthanogènes », dans l'eau ou dans
l'appareil digestif d'autres organismes.
Une clé semble être la méthyl-coenzyme M
réductase, l'enzyme de la biogenèse du
méthane (qui permet aussi l'utilisation du
méthane comme source d'énergie (par
oxydation anaérobie)166). Cette enzyme a un
facteur auxiliaire dit « coenzyme F430 »,
un tétrapyrrole modifié contenant
du nickel qui favorise la catalyse à travers un
intermédiaire méthyle radical/Ni(II)-thiolate
intermédiaire. On ignore encore comment la
coenzyme F430 est synthétisée (à partir
d'une composé commun,
le uroporphyrinogène III), mais on sait que sa
synthèse implique une chélation,
une amidation, une réduction d'anneau
macrocyclique, une lactamisation et la
formation d'anneau carbocyclique166.
Les protéines catalysant la biosynthèse de la
coenzyme F430 (à partir de
sirohydrochlorine, appelée CfbA-CfbE) ont
été récemment identifiées, permettant
d'envisager des systèmes recombinants
basés sur ces groupes métalloprothétiques166.
Cette meilleure compréhension de
la biosynthèse d'un coenzyme de la
production de méthane par les microbes
complète les voies biosynthétiques connues
pour une famille des composés importants
incluant la chlorophylle, l'hème et la vitamine
B12167,166. Dans la nature, la plupart du
méthane est produit dans un milieu aqueux,
ce qui peut inspirer des solutions techniques
immergées168, mais la plupart des sources
massives de CO2 anthropique sont
gazeuses.
Une première méthode de conversion de
CO2 en CH4 (pilotée/catalysée par
la lumière et utilisant une hème, c'est-à-dire
une porphyrine contenant du fer) a été
proposé en 2018 par deux chercheurs
allemands (Steinlechner et Junge) du Leibniz
Institut für Katalyse (de) de l'Université de
Rostock169 et d'autres chercheurs travaillent
sur des complexes métalliques ou
organométalliques utiles170 et sur les moyens
de doper ce type de réaction chimique171,172.

Méthane et
biodiversité[modifier | modifier le
code]

Massif d'hydrate de méthane colonisé par le « vers


de glace de méthane » (Hesiocaeca methanicola).
Ce vers semble vivre en mangeant des bactéries ou
des archées chimioautotrophes se nourrissant elles-
mêmes directement de cet hydrate de méthane marin
en fusion (photo NOAA, 2012).

Le méthane a probablement depuis


longtemps des effets sur la biodiversité et
inversement, notamment via le climat qu'il
peut modifier173 ou via les communautés
microbiennes formant le microbiote intestinal
des animaux.
Une hypothèse est que certains groupes
d'invertébrés (métazoaires dont le
métabolisme et le cycle de reproduction
peuvent alors augmenter) ont par le passé
bénéficié de phases de réchauffement
marins ; l'explosion cambrienne (« Big Bang
de l'évolution ») pourrait avoir été liée à des
alternances assez rapprochées de phases
intenses de puits (clathrates) et d'émissions
de méthane bionique, liées à
des déplacements tectoniques de
plaques (migration vers les pôles puis
l'équateur). Ces migrations (True Polar
Wander (en) ou TPW) auraient eu des
conséquences tectoniques, biogéochimiques
et donc climato-écologiques, notamment via
des changements de la circulation
thermohaline océanique, conséquences
intimement reliées entre elles ; l'aspect
stochastique de ces évènements aurait au
Cambrien dopé la radiation évolutive des
métazoaires. Selon Kirschvink et Raub en
2003, une « mèche au méthane » aurait pu
mettre l'étincelle de cette explosion
cambrienne174. Remarque : au cambrien le
soleil était un peu plus petit et moins chaud
qu'aujourd'hui. Lors du dernier grand
réchauffement (maximum thermique du
passage Paléocène-Éocène), il y a 56
millions d'années, les ancêtres des
mammifères sont apparus, mais de
nombreux autres groupes se sont éteints.
Si le méthane est aujourd'hui essentiellement
associé à des milieux anoxiques pauvres en
espèce, on y trouve aussi quelques
espèces méthanotrophes qui en dépendent.
On a par exemple récemment identifié :

 un nématode sans bouche ni intestin


(Astomonema southwardorum (nl)) qui,
en mer du Nord, dominait la microfaune
du sédiment d'une zone riche en
méthane175 ;
 le « vers de glace de méthane »
(Hesiocaeca methanicola) ;
 des communautés microbiennes qui
peuvent former des biofilms dans des
installations de laboratoires ou
industrielles utilisant ou filtrant le
méthane176.

Notes et
références[modifier | modifier le code]
Notes[modifier | modifier le code]
a. ↑ Le pouvoir calorifique à 25 °C vaut PCI =
890,8 × 103 J/mol et le volume molaire V =
22,4 × 10−3 m3/mol donc PCI/V = 39,77 × 106 J/m3.
La masse molaire vaut M =
16,042 5 × 10−3 kg/mol donc PCI/M =
55,53 × 106 J/kg.
b. ↑ 1 kWh = 3,6 × 106 J.
c. ↑ Dont, en France, le CEA, le CNRS et l'université
de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ).

Références[modifier | modifier le code]


1. ↑ ?douard Grimaux, Chimie Organique ?l?
mentaire, 376 p.(ISBN 978-5-87612-781-5, lire en
ligne [archive]), p. 21.
2. ↑ Revenir plus haut en :a b c et d METHANE [archive], fiche(s) de
sécurité du Programme International sur la
Sécurité des Substances Chimiques [archive],
consultée(s) le 9 mai 2009
3. ↑ Masse molaire calculée d’après « Atomic weights
of the elements 2007 » [archive],
sur [Link].
4. ↑ Revenir plus haut en :a b c et d Entrée « Methane » dans la
base de données de produits
chimiques GESTIS de la IFA (organisme allemand
responsable de la sécurité et de la santé au travail)
(allemand, anglais), accès le 26 mai
2009 (JavaScript nécessaire)
5. ↑ Revenir plus haut en :a et b « METHANE » [archive],
sur Hazardous Substances Data Bank (en)
6. ↑ (en) James E. Mark, Physical Properties of
Polymer Handbook, Springer, 2007, 2e éd.,
1076 p. (ISBN 978-0-387-69002-5 et 0-387-69002-6, lire en
ligne [archive]), p. 294
7. ↑ Revenir plus haut en :a et b (en) Robert H. Perry et Donald
W. Green, Perry's Chemical Engineers' Handbook,
États-Unis, McGraw-Hill, 1997, 7e éd., 2400 p.
(ISBN 0-07-049841-5), p. 2-50
8. ↑ (en) Iwona Owczarek et Krystyna
Blazej, « Recommended Critical Pressures. Part I.
Aliphatic Hydrocarbons », Journal of Physical and
Chemical Reference Data, vol. 35, no 4, 18
septembre 2006, p. 1461 (DOI 10.1063/1.2201061)
9. ↑ (en) Iwona Owczarek et Krystyna
Blazej, « Recommended Critical Temperatures.
Part I. Aliphatic Hydrocarbons », J. Phys. Chem.
Ref. Data, vol. 32, no 4, 4 août
2003, p. 1411 (DOI 10.1063/1.1556431)
10. ↑ (en) William M. Haynes, CRC Handbook of
Chemistry and Physics, Boca Raton, CRC
Press/Taylor and Francis, 1er juillet 2010, 91e éd.,
2610 p.(ISBN 9781439820773, présentation en
ligne [archive]), p. 14-40
11. ↑ (en) Irvin Glassman et Richard A.
Yetter, Combustion, Elsevier, 2008, 4e éd.,
773 p. (ISBN 978-0-12-088573-2), p. 6
12. ↑ (en) Carl L. Yaws, Handbook of Thermodynamic
Diagrams : Organic Compounds C8 to C28, vol. 1,
2 et 3, Huston, Texas, Gulf Pub. Co., 1996, 396 p.
(ISBN 0-88415-857-8, 978-0-88415-858-5 et 978-0-88415-
859-2)
13. ↑ (en) David R. Lide, CRC Handbook of Chemistry
and Physics, Boca Raton, CRC Press, 18 juin
2002, 83e éd., 2664 p. (ISBN 0849304830, présentation
en ligne [archive]), p. 5-89
14. ↑ Magalie Roy-Auberger, Pierre Marion, Nicolas
Boudet, Gazéification du charbon, éd. Techniques
de l'Ingénieur, référence J5200 [archive], 10
décembre 2009, p. 4
15. ↑ (en) David R. Lide, CRC Handbook of Chemistry
and Physics, Boca Raton, CRC Press/Taylor and
Francis, 17 juin 2008, 89e éd., 2736 p.
(ISBN 9781420066791, présentation en
ligne [archive]), p. 10-205
16. ↑ « méthane » [archive], sur ESIS, consulté le 15
février 2009
17. ↑ Numéro index 601-001-00-4 dans le tableau 3.1
de l'annexe VI du règlement CE N°
1272/2008 [archive] (16 décembre 2008)
18. ↑ « Méthane [archive] » dans la base de données de
produits chimiques Reptox de la CSST (organisme
québécois responsable de la sécurité et de la
santé au travail), consulté le 25 avril 2009
19. ↑ Biographie
| [Link]
MainBiographies/V/Volta/[Link] [archive]
20. ↑ (it) Alessandro Volta, Lettere del Signor Don
Alessandro Volta… Sull' Aria Inflammabile Nativa
delle Paludi, Milan, éd. Guiseppe Marelli, 1777.
21. ↑ « Methane » [archive], BookRags (consulté le 26
janvier 2012).
22. ↑ Revenir plus haut en :a et b Söhngen N.L, Sur le rôle du
methane dans la vie organique [archive], Recueil
des Travaux Chimiques des Pays-Bas et de la
Belgique, 29(7), 1910, 238-274.
23. ↑ Revenir plus haut en :a et b Petrenko, V. V., Smith, A. M.,
Schaefer, H., Riedel, K., Brook, E., Baggenstos,
D.... & Fain, X. (2017) Minimal geological methane
emissions during the Younger Dryas–Preboreal
abrupt warming event. Nature, 548(7668), 443.
24. ↑ Etiope, G., Milkov, A. V. & Derbyshire, E. Did
geologic emissions of methane play any role in
Quaternary climate change? Global Planet.
Change 61, 79–88 (2008)
25. ↑ Luyendyk, B., Kennett, J. & Clark, J. F.
(2005) Hypothesis for increased atmospheric
methane input from hydrocarbon seeps on
exposed continental shelves during glacial low sea
level. Mar. Pet. Geol. 22, 591–596
26. ↑ Etiope, G., Lassey, K. R., Klusman, R. W. &
Boschi, E. (2008) Reappraisal of the fossil
methane budget and related emission from
geologic sources. Geophys. Res. Lett. 35, L09307
27. ↑ Revenir plus haut en :a et b Schwietzke S et al. (2016)
Upward revision of global fossil fuel methane
emissions based on isotope database. Nature 538,
p. 88–91.
28. ↑ (en) Petrenko, V. V. et al. 14CH4 measurements
in Greenland ice: investigating last glacial
termination CH4 sources. Science 324, 506–508
(2009)
29. ↑ Schaefer, H. et al. Ice record of δ13C for
atmospheric CH4 across the Younger Dryas–
Preboreal transition. Science 313, 1109–1112
(2006)
30. ↑ Sowers, T. Late quaternary atmospheric
CH4 isotope record suggests marine clathrates are
stable. Science 311, 838–840 (2006)
31. ↑ Kennett, J. P., Cannariato, K. G., Hendy, I. L. &
Behl, R. J. (2003) Methane Hydrates in
Quaternary Climate Change: The Clathrate Gun
Hypothesis (AGU)
32. ↑ Walter, K. M., Edwards, M. E., Grosse, G.,
Zimov, S. A. & Chapin, F. S. (2007) III.
Thermokarst lakes as a source of atmospheric
CH4 during the last deglaciation. Science 318,
633–636
33. ↑ Weitemeyer K.A & Buffett B.A
(2006) Accumulation and release of methane from
clathrates below the Laurentide and Cordilleran ice
sheets. Global Planet. Change 53, 176–187
(résumé [archive])
34. ↑ Biogaz issus de déchets alimentaires pour
cogénération / CHP [archive], Clarke Energy.
35. ↑ Revenir plus haut en :a et b Nicolardot B & Germon J.C
(2008) Émissions de méthane (CH4) et d’oxydes
d’azote (N2O et NOx) par les sols cultivés.
Aspects généraux et effet du non travail du
sol [archive]. Étude Gest Sols, 15(3), 171-182.
36. ↑ Roger P.A, Le Mer J & Joulian C
(1999) L'émission et la consommation de méthane
par les sols : mécanismes, bilan,
contrôle. Comptes Rendus de l'Académie
d'Agriculture, 85(6), 193-210|résumé [archive]
37. ↑ Revenir plus haut en :a et b Frank Keppler, Thomas
Röckmann, « Méthane, plantes et climat », Pour la
science, mars 2007 (lire en ligne [archive], consulté le 5
juin 2020).
38. ↑ (en) F. Suarez, J. Furne, J. Springfield et
M Levitt, « Insights into human colonic physiology
obtained from the study of flatus
composition », American Journal of
Physiology, vol. 272 (5 Pt 1), 1997, G1028–33.
39. ↑ Laurent Sacco, « Des suintements de méthane
préoccupants dans le Pacifique » [archive],
sur Futura-Sciences, 16 décembre 2014 (consulté
le22 janvier 2015)
40. ↑ (en) Susan L. Hautala et al., « Dissociation of
Cascadia margin gas hydrates in response to
contemporary ocean warming » [archive], sur Wiley-
On line library, 5 décembre 2014 (consulté le 3
octobre 2016)
41. ↑ Présentation du
programme MARMESONET [archive], IFREMER.
42. ↑ Pascal Cuissot, Luc Riolon et Rachel
Seddoh, Méthane, rêve ou cauchemar, Arte, 5
décembre 2014.
43. ↑ INERIS, Rapport d'étude : L'élaboration des
plans de prévention des risques miniers, Guide
méthodologique, volet technique relatif à
l'évaluation de l'aléa. Les risques de mouvements
de terrain, d'inondations et d'émissions de gaz de
mine [archive], Rapport DRS 06 51198/R01, 4 mai
2006, p. 81/140, chap. Transport de gaz sous
forme dissoute dans l'eau.
44. ↑ Jorge A. Ramirez, Andy J. Baird, Tom J.
Coulthard and J. Michael Waddington
(2015), Ebullition of methane from peatlands:
Does peat act as a signal shredder ?, Geophysical
Research Letters, 42, 9, (3371-3379).
45. ↑ Xi Chen, Karina V. R. Schäfer and Lee Slater
(2017), Methane emission through ebullition from
an estuarine mudflat: 2. Field observations and
modeling of occurrence probability, Water
Resources Research, 53, 8, (6439-6453)
46. ↑ Zhaosheng Fan, Anthony David McGuire, Merritt
R. Turetsky, Jennifer W. Harden, James Michael
Waddington and Evan S. Kane (2012), The
response of soil organic carbon of a rich fen
peatland in interior Alaska to projected climate
change, Global Change Biology, 19, 2, (604-620).
47. ↑ Jorge A. Ramirez, Andy J. Baird, Tom J.
Coulthard and J. Michael Waddington
(2015), Testing a simple model of gas bubble
dynamics in porous media, Water Resources
Research, 51, 2, (1036-1049).
48. ↑ Jorge A. Ramirez, Andy J. Baird and Tom J.
Coulthard (2016), The effect of pore structure on
ebullition from peat, Journal of Geophysical
Research: Biogeosciences, 121, 6, (1646-1656).
49. ↑ Jorge A. Ramirez, Andy J. Baird and Tom J.
Coulthard (2017), The effect of sampling effort on
estimates of methane ebullition from peat, Water
Resources Research, 53, 5, (4158-4168).
50. ↑ Nguyen Thanh Duc, Samuel Silverstein, Lars
Lundmark, Henrik Reyier, Patrick Crill & David
Bastviken, Automated Flux Chamber for
Investigating Gas Flux at Water–Air Interfaces,
Environmental Science & Technology,
10.1021/es303848x, 47, 2, (968-975), (2012).
51. ↑ Genevieve L. Noyce, Ruth K. Varner, Jill L.
Bubier and Steve Frolking, Effect of Carex rostrata
on seasonal and interannual variability in peatland
methane emissions, Journal of Geophysical
Research: Biogeosciences, 119, 1, (24-34),
(2014).
52. ↑ Sparkle L. Malone, Gregory Starr, Christina L.
Staudhammer and Michael G. Ryan

balance of Everglades short‐hydroperiod marsh,


(2013), Effects of simulated drought on the carbon

Global Change Biology, 19, 8, (2511-2523).


53. ↑ Température d'auto-inflammation du méthane
dans l'air [archive].
54. ↑ (en) NASA Explores the Red Planet [archive], 15
janvier 2009, Martian Methane Reveals the Red
Planet is not a Dead Planet.
55. ↑ (en) Michael J. Mumma, Geronimo L. Villanueva,
Robert E. Novak, Tilak Hewagama, Boncho P.
Bonev, Michael A. DiSanti, Avi M. Mandell et
Michael D. Smith, « Strong Release of Methane on
Mars in Northern Summer
2003 », Science, vol. 323, no 5917, 20 février
2009, p. 1041-1045 (DOI 10.1126/science.1165243, lire
en ligne [archive] [PDF]).
56. ↑ (en) Franck Lefèvre et François
Forget, « Observed variations of methane on Mars
unexplained by known atmospheric chemistry and
physics », Nature, vol. 40, 6 août 2009, p. 720-
723 (DOI 10.1038/nature08228, résumé [archive])
57. ↑ (en) NASA Explores the Red Planet [archive], 15
janvier 2009, Mars Methane Press Conference -
Media Page.
58. ↑ (en) Todd M. Hoefen, Roger N. Clark, Joshua L.
Bandfield, Michael D. Smith, John C. Pearl et
Philip R. Christensen, « Discovery of Olivine in the
Nili Fossae Region of
Mars », Science, vol. 203, no 5645, 24 octobre
2003, p. 627-630 (DOI 10.1126/science.1089647, résumé
[archive]).
59. ↑ (en) NASA Mars Reconnaissance
Orbiter [archive], 18 décembre 2008, Mineral
Spectra from Nili Fossae, révélant la présence
d'argiles riches en fer et en magnésium,
d'olivine et de carbonate de magnésium
60. ↑ (en) 40th Lunar and Planetary Science
Conference – 2009 [archive], B.L. Ehlmann, J.F.
Mustard et S.L. Murchie, Detection of serpentine
on Mars by MRO-CRISM and possible relationship
with olivine and magnesium carbonate in Nili
Fossae.
61. ↑ (en) ESA News – 20 septembre
2004 [archive] Water and methane maps overlap on
Mars: a new clue?
62. ↑ Revenir plus haut en :a et b Hand E (2018) On Mars,
atmospheric methane—a sign of life on Earth—
changes mysteriously with the seasons [archive],
Science News, 3 janvier
63. ↑ Brève d’Actualité Pour la science, no 405, juillet
2011, p. 7
64. ↑ Brève [archive], entretien avec Edith Labelle, de
l'Institut de technologie des procédés chimiques et
de l'environnement, Conseil national de
recherches Canada, 19 mai 2010 (consulté le 14
juillet 2010)
65. ↑ Communiqué sur le site de veille
technologique [archive] de l'ADIT
66. ↑ (de) Communiqué sur le site de l'entreprise
Fraunhofer [archive]
67. ↑ (en) Specht et al., Storing bioenergy and
renewable electricity in the natural gas
grid [archive], p. 70.
68. ↑ (en) GIEC, chap. 8 « Anthropogenic and Natural
Radiative Forcing », dans Climate Change 2013:
The Physical Science Basis. Contribution of
Working Group I to the Fifth Assessment Report of
the Intergovernmental Panel on Climate
Change, 2013 (lire en ligne [archive] [PDF]), p. 714,
voir Cinquième rapport d'évaluation du GIEC.
69. ↑ (en) J.T. Kiehl et Kevin E. Trenberth, « Earth’s
Annual Global Mean Energy Budget », Bulletin of
the American Meteorological
Society, vol. 78, no 2, février 1997, p. 197-
208 (DOI 10.1175/2008BAMS2634.1, lire en
ligne [archive] [PDF]).
70. ↑ Le méthane : d’où vient-il et quel est son impact
sur le climat ? (rapport), Académie des
technologies, 9 janvier 2013 (lire en
ligne [archive] [PDF]), p. Chapitres 1 et 6 p. 11-24,
107-120 et 170.
71. ↑ GIEC, « Changements climatiques 2013, Les
éléments scientifiques : Résumé à l’intention des
décideurs » [archive] [PDF],
sur [Link], 2013 (consulté le17 novembre 2015), p. 12.
72. ↑ Benjamin Dessus et Bernard
Laponche, « Forçage radiatif et PRG du méthane
dans le rapport AR5 du GIEC » [archive] [PDF], Les
cahiers de Global chance, Global Chance, 7 mai
2014 (consulté le 17 novembre 2015).
73. ↑ A.F., « Les émissions de méthane, un danger
pour le climat », Les Échos, 13 décembre 2016 (lire
en ligne [archive]).
74. ↑ « La mystérieuse et inquiétante flambée des
émissions de méthane », Le Monde, 30 mai
2019 (lire en ligne [archive], consulté le 30 mai 2019).
75. ↑ Muryel Jacque, Climat : les émissions mondiales
de méthane atteignent des niveaux
records [archive], Les Échos, 15 juillet 2020.
76. ↑ Fiore, A.M., D.J. Jacob, B.D. Field, D.G. Streets,
S.D. Fernandes et C. Jang (2002), Linking ozone
pollution and climate change: The case for
controlling methane, Geophys. Res. Lett., 29(19),
1919, DOI:10.1029/2002GL015601(Résumé [archive])
77. ↑ Université Grenoble-Alpes, Recherche, Du
méthane émis par les activités humaines depuis
l'Empire romain [archive], 4 octobre 2012
78. ↑ (en) Jeff Tollefson (2019) Tropical Africa could
be a key to solving methane mystery ; Project
analyses wetlands’ contribution to a spike in
atmospheric concentrations of the potent
greenhouse gas [archive], Nature News, 06 février.
79. ↑ Revenir plus haut en :a b c et d (en) C.J. Sapart, G. Monteil,
M. Prokopiou, R.S.W. Van de Wal, J.O. Kaplan, P.
Sperlich, K.M. Krumhardt, C. Van der Veen, S.
Houweling, M.C. Krol, T. Blunier, T. Sowers, P.
Martinerie, E. Witrant, D. Dahl-Jensen et T.
Röckmann, « Natural and anthropogenic variations
in methane sources during the past two
millennia », Nature, vol. 490, 4 octobre
2012 (DOI 10.1038/nature11461)
80. ↑ Présentation officielle du forage glaciaire
NEEM [archive], Groenland (2 537 mètres de forage
atteints en juillet 2010)
81. ↑ LGGE-GIPSA-lab, Grenoble-INP modèle
numérique LGGE-GIPSA [archive]
82. ↑ (en) United Nations Environment Programme
(UNEP) GRID-Arendal – 2003 [archive], Climate
Change 2001: Working Group I: The Scientific
Basis. 4.2 Trace Gases: Current Observations,
Trends, and Budgets – 4.2.1 Non-CO2Kyoto Gases
– [Link] Methane (CH4).
83. ↑ « Montée en flèche des concentrations de gaz à
effet de serre: nouveau record> » [archive],
sur Organisation météorologique mondiale, 30
octobre 2017 (consulté le 15 novembre 2017).
84. ↑ (en) E. G. Nisbet et al., Rising atmospheric
methane: 2007–2014 growth and isotopic
shift [archive], American Geophysical Union, 26
septembre 2016.
85. ↑ Concentration du méthane mesurée à Mauna
Loa [archive] (Hawaï), NOAA.
86. ↑ Atmospheric CH4 Concentrations from the
CSIRO GASLAB Flask Sampling Network, in
CDIAC Online Trends [archive], CSIRO : graphique
montrant une stabilisation du CH4 atmosphérique,
à l'époque non expliquée, de 2000 à 2003.
87. ↑ Évolution du taux de méthane
atmosphérique [archive]
88. ↑ [Link]
wg1/[Link] [archive]
89. ↑ Bulletin ADIT pour l'Australie numéro 61 (2009
01 15) - Ambassade de France en Australie /
ADIT, reprenant une information du CSIRO [archive]
90. ↑ Explaining the methane mystery [archive],
communiqué du CSIRO, 2006, 06/188.
91. ↑ Carbone 4 [archive] (2014) Le PRG du méthane
s’enflamme : la contribution à l’effet de serre du
CH4 se fait de plus en plus sentir… [archive], 2014-
01-22
92. ↑ (2013) Des résultats inquiétants sur le méthane,
dans le dernier rapport du GIEC [archive], 2013-11-
07
93. ↑ Paul Voosen(2016) Why is atmospheric methane
surging? (Hint: It's not
fracking) [archive], Science, 21 décembre 2016.
94. ↑ (en) Hannah M. Roberts et Alan
M. Shiller, « Determination of dissolved methane in
natural waters using headspace analysis with
cavity ring-down spectroscopy », Analytica
Chimica Acta, vol. 856, janvier 2015, p. 68–
73 (DOI 10.1016/[Link].2014.10.058, lire en ligne [archive],
consulté le11 août 2020)
95. ↑ Revenir plus haut en :a b et c M. Saunois et al., « The Global
Methane Budget 2000-2012 », Earth System
Science Data, no 8, 2016, p. 697–
751 (DOI 10.5194/essd-8-697-2016,présentation en
ligne [archive], lire en ligne [archive] [PDF]).
96. ↑ M. Saunois, R.B. Jackson, P. Bousquet, B.
Poulter et J.G. Canadell, The growing role of
methane in anthropogenic climate change [archive],
2016, Environmental Research Letters, vol. 11,
120207, DOI:10.1088/1748-9326/11/12/120207.
97. ↑ « Gaz à effet de serre : d’où proviennent les
émissions de méthane ? » [archive],
sur [Link], 4 janvier
2017(consulté le 25 mai 2021).
98. ↑ Nature, avril 2008
99. ↑ Gaz de schiste : des fuites de méthane plus
importantes que prévu [archive], Le
Monde (consulté le 15 janvier 2014).
100.↑ (en) Jeff Tollefson, Air sampling reveals high
emissions from gas field [archive], Nature, 7 février
2012.
101.↑ (en) Robert W. Howarth, « Ideas and
perspectives: is shale gas a major driver of recent
increase in global atmospheric
methane? », Biogeosciences, vol. 16, no 15, 14
août 2019, p. 3033–3046 (ISSN 1726-
4170,DOI [Link] lire en
ligne [archive], consulté le 20 août 2019)
102.↑ Valéry Laramée de Tannenberg, Le bilan
carbone des gaz de schiste plus élevé que
prévu [archive], Journal de l'environnement, 13 avril
2011.
103.↑ Valéry Laramée de Tannenberg, Gaz de schiste:
la fuite fatale [archive], [Link],
17 février 2012
104.↑ Impact des gaz de schiste sur le climat : une
étude de la NASA relance la controverse [archive],
Carbone4, 23 janvier 2018.
105.↑ AFP, Les majors du pétrole s'engagent à réduire
leurs émissions de méthane [archive],
[Link], 24 septembre 2018
106.↑ Daniel Sauvant, « La production de méthane
dans la biosphère : le rôle des animaux
d’élevage », Courrier de la Cellule Environnement
de l'INRA, INRA, n° 18, 1992 (lire en ligne [archive]),
65-70
107.↑ « Élevage, gaz à effet de serre et stockage de
carbone » [archive], sur INRA, 23 juillet
2018 (consulté le 4 décembre 2019).
108.↑ Dollé J.B. et Robin P., « Émissions de gaz à effet
de serre en bâtiment d’élevage
bovin », Fourrages, no 186, 2006, p. 205-214
(présentation en ligne [archive], lire en ligne [archive] [PDF]).
109.↑ Vermorel M., Jouany J.P., Eugène M., Sauvant
D., Noblet J., Dourmad J.Y., « Évaluation
quantitative des émissions de méthane entérique
par les animaux d'élevage en 2007 en
France », INRA Production Animale, 21,
2008, p. 403-418.
110.↑ CIVAM de Bretagne, Synthèse bibliographique
2010 – Plan d’action Agriculture Durable des
CIVAM de Bretagne [archive] [PDF], 2010, 6 p.
111.↑ Focant M et al., Réduire les émissions de
méthane et les rejets d’azote et améliorer la
qualité nutritionnelle du lait par l’alimentation des
vaches [archive], Fourrages, n°232, 2017, p. 297-
304.
112.↑ Martin C., Morgavi D., Doreau M., Jouany J.P.,
(2006) Comment réduire la production de méthane
chez les ruminants ?, Fourrages, 187, p. 283-300
113.↑ Journal of Animal Science, 2007 [archive]
114.↑ « En Nouvelle-Zélande, on élève des moutons
qui pètent et rotent moins » [archive],
sur huffingtonpost
115.↑ (en) « New Zealand scientists are breeding
sheep to fart and burp less » [archive],
sur [Link]
116.↑ G. Jarret, J. Martinez et J.Y. Dourmand, « Effet
de l'ajout de sources de fibres dans l'aliment sur la
volatilisation de l'ammoniac et la production de
méthane des effluents porcins [archive] », 42es
Journées de la Recherche Porcine, février 2010,
Paris, France, p. 269-276 (lire en ligne [archive]).
117.↑ AFP. Des bus roulent déjà à Stockholm, et en
essai à Oslo et Lille [archive].
118.↑ Weitemeyer K.A & Buffett B.A
(2006) Accumulation and release of methane from
clathrates below the Laurentide and Cordilleran ice
sheets. Global Planet. Change 53, 176–187
119.↑ (en-GB) Reuters, « Scientists shocked by Arctic
permafrost thawing 70 years sooner than
predicted », The Guardian, 18 juin 2019 (ISSN 0261-
3077, lire en ligne [archive], consulté le 2 juillet 2019).
120.↑ Étude dirigée par Natalia Chakhova et Igor
Semiletov, Université de l'Alaska de Fairbanks
121.↑ Revenir plus haut en :a b et c TF1, rubrique
Science/Environnement [archive], mars 2010
(consulté le 29 avril 2010).
122.↑ Kirschke, S. et al. (2013) Three decades of
global methane sources and sinks [archive]. Nat.
Geosci. 6, 813–823 |
url+[Link]
[Link] [archive]
123.↑ Schaefer H et al. (2016) A 21st century shift from
fossil-fuel to biogenic methane emissions indicated
by 13CH4. Science 352, 80–84 (résumé [archive])
124.↑ Revenir plus haut en :a et b Wadham J.L, Tranter M,
Tulaczyk S & Sharp M (2008) Subglacial
methanogenesis: a potential climatic
amplifier? [archive] Global Biogeochem. Cy. 22,
GB2021|
URL=[Link]
ll/10.1029/2007GB002951 [archive]
125.↑ Broemsen E.L (2014) Evidence of methane
cycling beneath the western margin of the
Greenland Ice Sheet [archive]
126.↑ Petrenko V.V & al. (2017) Minimal geological
methane emissions during the Younger Dryas–
Preboreal abrupt warming event [archive], Nature,
548, 443–446 |
URL=[Link]
[archive]
127.↑ Wadham J.L et al. (2012) Potential methane
reservoirs beneath Antarctica. Nature 488, 633–
637.
128.↑ (en) « Frontiers 2018/19: Emerging Issues of
Environmental Concern » [archive], sur UN
Environment (consulté le 9 mars 2019)
129.↑ « Methane Emissions in Arctic Cold Season
Higher Than Expected » [archive],
sur NASA/JPL (consulté le 10 mars 2019)
130.↑ Maurice L, Rawlins B.G, Farr G, Bell R & Gooddy
D.C (2017) The influence of flow and bed slope on
gas transfer in steep streams and their
implications for evasion of CO2. J. Geophys. Res.
Biogeosci. 122, 2862–2875.
131.↑ Hubbard, B., & Nienow, P. (1997). Alpine
subglacial hydrology [archive]. Quaternary Science
Reviews, 16(9), 939-955.
132.↑ Piotrowski J.A (1997) Subglacial hydrology in
north-western Germany during the last glaciation:
groundwater flow, tunnel valleys and hydrological
cycles [archive]. Quaternary Science Reviews,
16(2), 169-185.
133.↑ Dieser, M. et al. (2014). Molecular and
biogeochemical evidence for methane cycling
beneath the western margin of the Greenland Ice
Sheet. ISME J. 8, 2305–2316
134.↑ Stanley E.H & al. (2016) The ecology of methane
in streams and rivers: patterns, controls, and
global significance. Ecol. Monogr. 86, 146–171
135.↑ Revenir plus haut en :a b et c (en) Paul Voosen, « Scientists
flag new causes for surge in methane
levels », Science, 23 décembre 2016, vol. 354, n°
6319, p. 1513 (DOI:
10.1126/science.354.6319.1513).
136.↑ « La tendance à la hausse se poursuit: les
concentrations de gaz à effet de serre dans
l’atmosphère ont atteint de nouveaux sommets en
2018 » [archive], sur Organisation météorologique
mondiale, 25 novembre 2019 (consulté le 27 novembre
2019)
137.↑ Forestopic (2017) Piège à CO2, la forêt renferme
aussi un puits de méthane dans ses sols ! [archive],
publié 12 avril 2017.
138.↑ Bastviken, D., Ejlertsson, J., Sundh, I. et Tranvik,
L. (2003), Methane as a source of carbon and
energy for lake pelagic food webs, Ecology, 84(4),
969-981 (résumé [archive]).
139.↑ Roger I. Jones, Clare E. Carter, Andrew Kelly,
Susan Ward, David J. Kelly, Jonathan Grey
(2008), Widespread contribution of methane-cycle
bacteria to the diets of lake profundal chironomid
larvae, Ecology, vol. 89, no 3, mars 2008, p. 857-
864, DOI:[Link] (résumé
[archive])
140.↑ Jenkins, Michael B. ; Lion, Leonard W., Mobile
bacteria and transport of polynuclear aromatic
hydrocarbons in porous media, Applied and
Environmental Microbiology, octobre 1993, 59
(10):3306-3313 (ISSN 0099-2240) (résumé et
lien [archive])
141.↑ Jenkins MB, Chen JH, Kadner DJ, Lion
LW., Methanotrophic Bacteria and Facilitated
Transport of Pollutants in Aquifer Material, Applied
and Environmental Microbiology, octobre 1994,
60(10)3491-3498
142.↑ Évolution de la concentration de méthane dans
l'atmosphère [archive]
143.↑ Réactivité du méthane et de l'ozone en haute
atmosphère [archive]
144.↑ Inversion des sources et puits de gaz dans
l'atmospgère [archive]
145.↑ (en) Charles Giordano, Top-down and bottom-up
landfill methane emissions estimates : a
comparative study of the European Union and the
United States(thèse de maîtrise universitaire en
sciences), Université d'Europe centrale, juin 2020,
vii + 109 p. (lire en ligne [archive] [PDF]),
« Introduction », p. 1.
146.↑ Revenir plus haut en :a b et c Frank Niedercorn, « Des pistes
contre les émissions de méthane », Les Échos, 17
janvier 2017 (lire en ligne [archive]).
147.↑ Paul Hawken (trad. Amanda Prat-
Giral), Drawdown : Comment inverser le cours du
réchauffement planétaire, Actes Sud, 16 mai 2018,
580 p.(ISBN 978-2-330-09613-7)
148.↑ Derek Perrotte, L'Europe veut réduire les
émissions de méthane [archive], Les Échos, 14
octobre 2020.
149.↑ Revenir plus haut en :a b et c Heng Rao, Luciana C. Schmidt,
Julien Bonin et Marc Robert, « Visible-light-driven
methane formation from CO2 with a molecular iron
catalyst », Nature, vol. 548, 2017, p. 74–77 (DOI 10.
1038/nature23016,résumé [archive]).
150.↑ Jhong, H.-R. M., Ma, S. & Kenis, P. J. A.
(2013), Electrochemical conversion of CO2 to
useful chemicals: current status, remaining
challenges, and future opportunities ; Curr. Opin.
Chem. Eng. 2, 191–199
151.↑ Aresta, M., Dibenedetto, A. & Angelini, A.
(2014) Catalysis for the valorization of exhaust
carbon: from CO2 to chemicals, materials, and
fuels. Technological use of CO2. Chem. Rev. 114,
1709–1742
152.↑ Parajuli, R. et al. (2015), Integration of anodic
and cathodic catalysts of Earth-abundant materials
for efficient, scalable CO2 reduction. Top. Catal.
58, 57–66
153.↑ Sahara, G. & Ishitani, O. (2015) Efficient
photocatalysts for CO2 reduction. Inorg. Chem. 54,
5096–5104
154.↑ Takeda, H., Cometto, C., Ishitani, O. & Robert,
M. (2017), Electrons, photons, protons and Earth-
abundant metal complexes for molecular catalysis
of CO2reduction. ACS Catal. 7, 70–88
155.↑ Shen, J. et al. (2015) Electrocatalytic reduction
of carbon dioxide to carbon monoxide and
methane at an immobilized cobalt protoporphyrin.
Nat. Commun. 6, 8177
156.↑ Weng, Z. et al. (2016), Electrochemical
CO2 reduction to hydrocarbons on a
heterogeneous molecular Cu catalyst in aqueous
solution. J. Am. Chem. Soc. 138, 8076–8079
157.↑ Manthiram, K., Beberwyck, B. J. & Alivisatos, A.
P. Enhanced electrochemical methanation of
carbon dioxide with a dispersible nanoscale copper
catalyst. J. Am. Chem. Soc. 136, 13319–13325
(2014)
158.↑ Wu, T. et al. (2014), A carbon-based
photocatalyst efficiently converts CO2 to CH4 and
C2H2 under visible light. Green Chem. 16, 2142–
2146
159.↑ AlOtaibi, B., Fan, S., Wang, D., Ye, J. & Mi, Z.
(2015), Wafer-level artificial photosynthesis for
CO2 reduction into CH4 and CO using GaN
nanowires. ACS Catal. 5, 5342–5348
160.↑ Liu, X., Inagaki, S. & Gong, J.
(2016), Heterogeneous molecular systems for
photocatalytic CO2 reduction with water oxidation.
Angew. Chem. Int. Ed. 55, 14924–14950
161.↑ Wang, Y. et al. (2016), Facile one-step synthesis
of hybrid graphitic carbon nitride and carbon
composites as high-performance catalysts for
CO2photocatalytic conversion. ACS Appl. Mater.
Interf. 8, 17212–17219
162.↑ Zhu, S. et al. (2016) Photocatalytic reduction of
CO2 with H2O to CH4 over ultrathin SnNb2O6 2D
nanosheets under visible light irradiation. Green
Chem. 18, 1355–1363
163.↑ Azcarate, I., Costentin, C., Robert, M. & Savéant,
J.-M. (2016), A study of through-space charge
interaction substituent effects in molecular
catalysis leading to the design of the most efficient
catalyst of CO2-to-CO electrochemical
conversion. J. Am. Chem. Soc. 138, 16639–16644
164.↑ Bonin, J., Maurin, A. & Robert, M. Molecular
catalysis of the electrochemical and photochemical
reduction of CO2 with Fe and Co metal based
complexes. Recent advances. Coord. Chem. Rev.
334, 184–198 (2017)
165.↑ Costentin, C., Robert, M., Savéant, J.-M. & Tatin,
A. (2015), Efficient and selective molecular
catalyst for the CO2-to-CO electrochemical
conversion in water. Proc. Natl Acad. Sci. USA
112, 6882–6886
166.↑ Revenir plus haut en :a b c et d Simon J. Moore, Sven T.
Sowa, Christopher Schuchardt, Evelyne Deery,
Andrew D. Lawrence et al. (2017), Elucidation of
the biosynthesis of the methane catalyst
coenzyme F430, Nature, mis en ligne le 22 février
2017, DOI:10.1038/nature21427 (résumé [archive])
167.↑ Tadhg P. Begley (2017), Biochemistry: Origin of
a key player in methane biosynthesis ; mis en ligne
le 22 février 2017 ; DOI:10.1038/nature21507, Nature ;
(résumé [archive])
168.↑ Xie, S. L., Liu, J., Dong, L. Z., Li, S. L., Lan, Y.
Q., & Su, Z. M. (2019). Hetero-metallic active sites
coupled with strongly reductive polyoxometalate
for selective photocatalytic CO 2-to-CH 4
conversion in water [archive]. Chemical Science,
10(1), 185-190.
169.↑ Steinlechner, C., & Junge, H. (2018) Renewable
Methane Generation from Carbon Dioxide and
Sunlight. Angewandte Chemie International
Edition, 57(1), 44-45.
170.↑ Fukuzumi, S., Lee, Y. M., Ahn, H. S., & Nam, W.
(2018) Mechanisms of catalytic reduction of CO 2
with heme and nonheme metal complexes [archive].
Chemical science, 9(28), 6017-6034.
171.↑ Di, J., Zhu, C., Ji, M., Duan, M., Long, R., Yan,
C.... & Li, H. (2018). Defect‐Rich Bi12O17Cl2
Nanotubes Self‐Accelerating Charge Separation
for Boosting Photocatalytic CO2 Reduction.
Angewandte Chemie, 130(45), 15063-15067.
172.↑ Lodh, J., Mallick, A., & Roy, S. (2018). Light-
driven carbon dioxide reduction coupled with
conversion of acetylenic group to ketone by a
functional Janus catalyst based on keplerate {Mo
132}. Journal of Materials Chemistry A, 6(42),
20844-20851. (résumé [archive]).
173.↑ Guillaume Dera, Le rôle des changements
paléoclimatiques sur l'évolution de la biodiversité
au Pliensbachien et au Toarcien (thèse de doctorat
en géologie),
Dijon, 2009 (SUDOC 150641303, présentation en
ligne [archive]).
174.↑ (en) J.L. Kirschvink et T.D. Raub, « A methane
fuse for the Cambrian explosion: carbon cycles
and true polar wander », Comptes Rendus
Geoscience, 335(1), 2003 (lire en
ligne [archive]), p. 65-78.
175.↑ (en) Austen, M.C., Warwick, R.M. et Ryan, K.P.
(1993), « Astomonema southwardorum sp. nov., a
gutless nematode dominant in a methane seep
area in the North Sea », Journal of the Marine
Biological Association of the United Kingdom,
73(03), p. 627-634.
176.↑ P. Viens, Étude de la biodiversite de la
communaute microbienne d'un biofiltre traitant le
methane en fonction de différentes concentrations
d'ammonium [archive], 111 p. [PDF], in Masters
Abstracts International, vol. 49, n°4, 2010.

Vous aimerez peut-être aussi