FICHE PEDAGOGIQUE
Nature de L’activité : EXPRESSION ECRITE / METHODOLOGIE
Classe de 2nde A1
Date : Mercredi, 19 Mai 2011 Durée : 2 heures
Intitulé de la leçon : INITIATION A LA METHODOLOGIE DU COMMENTAIRE COMPOSE
Support : Texte 1 : « La bataille de Tabon », Djibril Tamsir Niane, Soundjata ou l’épopée mandingue, Paris, Présence Africaine, 1960, p. p. 93-94.
Texte 2 : « A une passantes », Charles Baudelaire, Les fleurs du mal, 1857.
OBJECTIF SPECIFIQUE TERMINAL
A la fin de l’apprentissage, l’élève doit être capable de rédiger dans une langue correcte le commentaire composé d’un texte littéraire d’une vingtaine de lignes ou de vers, ou de
40 lignes au plus pour un passage tiré d’une pièce de théâtre.
OBJECTIFS SPECIFIQUES INTERMEDIAIRES 1 et 2
- Analyser le libellé ;
- Construire le sens du texte.
PLAN DE LA LEÇON
I. L’ANALYSE DU SUJET OU LA PRESENTATION DE L’EPREUVE
1. L’identification des différentes parties du sujet
a. Le texte
b. Le libellé
2. L’identification des centres d’intérêt
a. Le Centre d’Intérêt 1
b. Le Centre d’Intérêt 2
II. LA CONSTRUCTION DE SENS DU TEXTE
1. La construction de sens du texte 1
2. Exercice
1
SUPPORT ACTIVITES DU PROF. / EL. TEMP TRACE ECRITE
S S
INITIATION A LA METHODOLOGIE DU COMMENTAIRE COMPOSE
Observez les différents textes que
Voir page vous venez de recevoir. De quel I. L’ANALYSE DU SUJET OU LA PRESENTATION DE L’EPREUVE
de garde type d’exercice s’agit-il ?
1. L’identification des différentes parties du sujet
Il s’agit du commentaire composé.
L’épreuve du commentaire composé comporte deux grandes parties : le texte et le
libellé.
Le professeur écrit le titre de la 5 mn
a. Le texte 1
leçon au tableau.
Titre : « La bataille de Tabon »
Auteur : Le guinéen Djibril Tamsir Niane
Identifiez les différentes parties
Œuvre : Soundjata ou l’épopée mandingue, 1960.
du sujet.
Nous avons le texte et le libellé. b. Le libellé
Présentez le texte et son auteur. C’est [Vous ferez de ce texte un commentaire composé. Vous montrerez par exemple
Les élèves présentent le texte et comment s’expriment l’exploit de Soundjata et de son armée et la défaite des Sosso.]
le professeur écrit les bonnes Ce libellé comporte également deux parties :
réponses. - La consigne : Vous ferez de ce texte un commentaire composé.
5 mn La consigne contient ici la nature de l’épreuve : le commentaire composé, c’est-à-
Déterminez les différentes étapes dire une analyse du fond et de la forme pour expliquer le texte à partir d’idées fortes ou
du libellé. centres d’intérêt.
Les élèves lisent - Les centres d’intérêt
respectivement la consigne et * Le centre d’intérêt 1 : L’expression de l’exploit de Soundjata et de son armée.
dégagent les centres d’intérêt. * Le centre d’intérêt 2 : La mise en évidence de la défaite de Sosso.
2. L’explication des centres d’intérêt
Expliquez les différents centres a. Le Centre d’Intérêt 1
d’intérêt.
Explication des mots clés de L’exploit : Action de bravoure / acte mémorable, historique / L’analyse des qualités
chaque centre d’intérêt par les guerrières des troupes de Soundjata / Leur détermination au combat / La soif de la victoire
élèves. Il s’agit donc d’analyser la détermination des troupes qui garantit la victoire sur
5 mn l’adversaire.
Relisez attentivement le texte.
Lecture silencieuse
2
b. Le Centre d’Intérêt 2
Rappelez le centre d’intérêt 1.
L’évocation … 7 mn La défaite : L’échec grave, perte d’une bataille / L’humiliation, la faiblesse face à la
détermination, à la témérité de l’adversaire.
Même exercice pour le centre Nous sommes donc invités à réfléchir sur la naïveté qui a précipité la défaite des
d’intérêt 2. soldats sosso.
7 mn
3
II. LA CONSTRUCTION DE SENS DU TEXTE
1. La construction de sens du texte 1
IDEE (Ce qui est INDICES OU EXTRAITS (ou cela est dit) ANALYSE ou proc. INTERPRETATION
dit) (Comment …) (Pourquoi le ceci est-il ?) C.I
L’harmonie « commencèrent », « s’élança », « fondit », « hurlaient », Verbes d’action Expression d’une harmonieuse bataille
entre le chef et « pénétraient », « s’abattit » pour une victoire assurée.
son armée « il confia l’arrière-garde, composée d’une partie de la Domination du passé abondance d’actions organisées.
cavalerie de Wagadou, à son jeune frère Manding Bory ; simple 1
ayant tiré son sabre il s’élança le premier en poussant son
cri de guerre. »
Les victimes « les Sossos meurtris sous les sabots de son fougueux Métaphore la passivité de l’armée de Sosso-Balla.
désarmées d’un coursier hurlaient. » dépréciative 2
effet de surprise
La promptitude « L’éclair traverse le ciel moins rapidement, la foudre Comparaison / La mise sur pied d’une stratégie efficace
du combat terrorise moins, Hyperbole 1
la crue surprend moins que Djata ne fondit sur Sosso-
Balla et ses forgerons. »
La « quand il se tournait à gauche son sabre faisait tomber Comparaison Mise en évidence des qualités militaires
détermination les têtes comme lorsqu’on secoue un arbre aux fruits hyperbolique de Soundjata. les qualités militaires de 1
mûrs. » Soundjata.
« il l’aperçut, et tel un lion il s’élança vers le fils de Mise d’accent sur la volonté de vaincre
Soumaoro le sabre levé » pour restaurer la justice.
La naïveté : une « surpris », « attaque soudaine », « hurlaient ». Champ lexical de la Mise en évidence d’une conjonction de
honteuse défaite « Meurtris », « poursuivit », « prisonniers » défaite facteurs pour rendre le sort des Sosso 2
fatal.
La fuite du chef, « Sosso-Balla n’attendit pas et disparut au milieu de ses Domination du passé L’absence de détermination chez les
une défaite forgerons ; voyant leur chef en fuite, les Sossos lâchèrent simple Sosso face à la lâcheté de son leader.
humiliante pour pied et ce fut une terrible débandade. » hyperbole
les Sossos
La célébration « la rencontre des deux armées amies fut l’occasion d’un Antithèse Mise en évidence le contraste entre la
des héros grand tam-tam nocturne dans la vallée même où les détresse née d’une défaite inattendue et la 2
Sossos avaient été défaits ; » réjouissance des vainqueurs pour marquer
leur territoire.
2. Exercice
4
Analysez le texte 2 et construisez-en le sens.
CORRECTION COLLECTIVE
L’identification des différentes parties du sujet
Le texte 1
Titre : « A une passante »
Auteur : Le français Charles Baudelaire
Œuvre : Les fleurs du mal, 1857.
Le libellé
C’est [Sous la forme d’un commentaire composé, vous montrerez par exemple comment ce texte met en évidence la fascination du poète et le portait
d’une inconnue.]
Ce libellé comporte également deux parties :
- La consigne : Sous la forme d’un commentaire composé
La consigne contient ici la nature de l’épreuve : le commentaire composé, c’est-à-dire une analyse du fond et de la forme pour expliquer le texte à
partir d’idées fortes ou centres d’intérêt.
- Les centres d’intérêt
* Le centre d’intérêt 1 : La mise en évidence de la fascination du poète.
* Le centre d’intérêt 2 : L’expression du portrait d’une inconnue.
L’explication des centres d’intérêt
Le Centre d’Intérêt 1
La fascination : L’éblouissement / une attirance irrésistible du poète par cette inconnue / la passiveté du poète / Il est capturé par cette inconnue / Les
sentiments (confusion de sentiments)
Il s’agit donc d’analyser l’effet de cette inconnue sur le poète.
Le Centre d’Intérêt 2
Le portrait : Analyse des caractéristiques physiques et morales
Nous sommes donc invités à réfléchir sur le portrait physique et moral de cette femme.
5
- LA CONSTRUCTION DE SENS
IDEE (Ce qui est INDICES OU EXTRAITS (ou cela ANALYSE OU INTERPRETATION
dit) est dit) PROCEDES (Pourquoi le ceci est-il ?) C. I.
(Comment ceci est dit)
Le détournement « La rue assourdissante autour de moi Métonymie / Cette femme s’impose au poète au point de
de l’attention du hurlait. » v1 Personnification / maintenir prisonnière toute son attention malgré la 1
poète Hyperbole grande animation de la rue.
« Longue », « mince », « en grand Des adjectifs qualificatifs et
L’expression deuil », « une main fastueuse » des Groupes nominaux qui
d’un portrait « le feston » et « l’ourlet », « sa forment le champ lexical du Mise en évidence d’un portrait physique mélioratif 2
physique jambe », « son œil », « le regard » physique. qui traduit l’extrême beauté de cette femme.
« sa jambe de statue » Une Métaphore méliorative
Pronoms personnels de la 1re Expression d’un éblouissement suivi d’une veine
L’expression du « moi », « je », « m’ », « j’ », « te », et de la 2ème personnes, tentative d’intimité avec cette inconnue qui lui
‘’moi’’ du poète « tu », « toi » système énonciatif de la échappe 1
tonalité lyrique
Le poète médusé « Moi, je buvais, crispé comme un Une Comparaison Expression d’une sorte d’hypnotisation,
extravagant, » d’immobilisation du poète 1
Le portrait « Dans son œil, ciel livide où germe Une Métaphore Mise en exergue de la laideur morale d’une femme
morale de cette l’ouragan, dévalorisante / une fatale qui attire pour détruire.
femme La douleur qui fascine et le plaisir qui Hyperbole 2
tue. »
L’incertitude « Ne te verrai-je plus que dans Une Question rhétorique Expression d’un sentiment de confusion chez le
dans les l’éternité ? » Une forte ponctuation poète, la perturbation par la présence d’une femme 1
sentiments « ? », « ! » controversée qui semble semer la mort.
- hurlait / - majestueuse / - fastueuse / ABBA / CDCD Tentative de rapprochement qui se solde par un
Un désir de ourlet. Des rimes embrassées puis échec dû au caractère fugace de cette rencontre :
rapprochement - beauté / - renaître / - éternité / - croisées Déception du poète. 1
peut-être !
Une femme « Car j’ignore où tu fuis, tu ne sais où Un parallélisme de Une femme insaisissable certainement venue de
instable, une je vais, » construction l’au-delà, un fantôme. 2
illusion
6
FICHE PEDAGOGIQUE
Nature de L’activité : EXPRESSION ECRITE
Classe de 2nde A1
Date : Lundi, 06 Juin 2011 à 06 heures 16 mn Durée : 2 heures
Intitulé de la leçon : INITIATION A U COMMENTAIRE COMPOSE
Support : Texte 1 : « La bataille de Tabon », Djibril Tamsir Niane, Soundjata ou l’épopée mandingue, Paris, Présence Africaine, 1960, p. p. 93-94.
Texte 2 : « A une passantes », Charles Baudelaire, Les fleurs du mal, 1857.
OBJECTIF SPECIFIQUE TERMINAL
A la fin de l’apprentissage, l’élève doit être capable de rédiger dans une langue correcte le commentaire composé d’un texte littéraire d’une vingtaine de lignes ou de vers, ou de
40 lignes au plus pour un passage tiré d’une pièce de théâtre.
OBJECTIFS SPECIFIQUES INTERMEDIAIRES 3
- Elaborer le plan ;
PLAN DE LA LEÇON
III. LA CONCEPTION DU PLAN
1. L’élaboration du plan du commentaire du texte 1
REMARQUES
2. Exercice
7
SUPPORT PROF/ Tp TRACE ECRITE
S EL s
INITIATION A LA METHODOLOGIE DU COMMENTAIRE COMPOSE
Voir page III. LA CONCEPTION DU PLAN
de garde
1. L’élaboration du plan du commentaire du texte 1
A. L’EXPRESSION DE L’EXPLOIT DE SOUNDJATA ET DE SON ARMEE
1. L’harmonie entre le chef et son armée
« commencèrent », « s’élança », « fondit », « hurlaient », « pénétraient », « s’abattit ». Des verbes d’action qui
forment le champ lexical de la vigueur. Expression d’une harmonieuse stratégie pour une victoire assurée.
- Une attaque méthodique : « il confia l’arrière-garde, composée d’une partie de la cavalerie de
Wagadou, à son jeune frère Manding Bory ; ayant tiré son sabre il s’élança le premier en poussant son cri de
guerre. » domination du passé simple, abondance d’actions organisées.
→ Action concertée et organisée, la mise sur pied d’une stratégie efficace.
2. La promptitude de l’attaque.
« L’éclair traverse le ciel moins rapidement, la foudre terrorise moins,
la crue surprend moins que Djata ne fondit sur Sosso-Balla et ses forgerons. »
une comparaison hyperbolique. L’efficacité de la stratégie militaire mise sur pied
3. La détermination
« quand il se tournait à gauche son sabre faisait tomber les têtes comme lorsqu’on secoue un arbre aux fruits
mûrs. ». Une autre comparaison hyperbolique qui traduit les qualités militaires de Soundjata.
« il l’aperçut, et tel un lion il s’élança vers le fils de Soumaoro le sabre levé ». Une comparaison qui met l’accent sur
la volonté de vaincre pour restaurer la justice.
3. La célébration des héros
« la rencontre des deux armées amies fut l’occasion d’un grand tam-tam nocturne dans la vallée même où les Sossos
avaient été défaits ; » Une antithèse qui met en évidence le contraste entre la détresse née d’une défaite inattendue et
8
la réjouissance des vainqueurs pour marquer leur territoire.
B. LA MISE EN EVIDENCE DE LA DEFAITE DES SOSSO
1. La naïveté : une honteuse défaite
« surpris », « attaque soudaine », « hurlaient ». « Meurtris », « poursuivit », « prisonniers ». Champ lexical de la
défaite. Mise en évidence d’une conjonction de facteurs pour rendre le sort des Sosso fatal.
2. Les victimes désarmées d’un effet de surprise
« … les Sossos meurtris sous les sabots de son fougueux coursier hurlaient. » une métaphore dépréciative et
animalisante qui traduit la passivité de l’armée de Sosso-Balla.
3. La fuite du chef, une défaite humiliante pour les Sossos
« Sosso-Balla n’attendit pas et disparut au milieu de ses forgerons ; voyant leur chef en fuite, les Sosso lâchèrent pied
et ce fut une terrible débandade », domination du passé simple appuyé par une hyperbole.
Mise en évidence de l’absence de détermination chez les Sosso face à la lâcheté de leur leader.
REMARQUES
Pour élaborer le plan, il est recommandé au candidat de tenir compte des centres d’intérêt. Les sous-titres
seront dégagés après une bonne lecture qui procurera à l’élève des éléments appropriés. Lorsque les centres d’intérêt
sont clairement déterminés, il convient de rechercher à travers le texte des aspects dont la convergence sera exploitée
pour l’élaboration des sous-titres. Dans l’étude du texte 1, les sous-titres s’inspirent à la fois de la formulation des
centres d’intérêt et du contenu du texte en rapport avec chaque centres d’intérêt.
Exemple : Pour un centre d’intérêt relatif au portrait, le candidat se doit de rechercher dans le texte des indices relatifs
au portrait physique et au portrait moral. S’il y trouve ses deux dimensions, les sous-titres seront : Le portrait
physique et le portait moral. S’il n’y trouve que des indices relatifs au portrait moral, les sous-titres peuvent être : Les
qualités morales, les rapports avec sa famille, avec la société, les réactions suscitées… S’il n’y trouve que des
indices de portrait physiques, il devra rechercher dans le texte des éléments relatifs aux différentes parties du corps, à
la qualité des vêtements, puis aux effets produits dans son environnement.
Pour faciliter la rédaction, il faudra insérer dans le plan les indices textuels et les procédés si ce n’est
auparavant fait dans un tableau. Ceci permet d’obtenir des paragraphes conformes au schéma du commentaire
composé : Que ?, (Où), Comment ?, Pourquoi ?
NB : Il n’est pas question de répertorier tous les indices retenir. Le candidat devra opérer à des choix judicieux. Le
plan est un travail de brouillon.
9
2. Exercice
Elaborez le plan du commentaire du texte 2.
CORRECTION COLLECTIVE
A. LA MISE EN EVIDENCE DE LA FASCINATION DU POETE
1. Le détournement de l’attention du poète
« La rue assourdissante autour de moi hurlait. » Métonymie / Personnification / Hyperbole.
Cette femme s’impose au poète au point de maintenir prisonnière toute son attention malgré la grande animation de la rue.
2. L’expression de sentiments contradictoires
« moi », « je », « m’ », « j’ », « te », « tu », « toi »
Pronoms personnels de la 1re et de la 2ème personnes, système énonciatif de la tonalité lyrique
« Moi, je buvais, crispé comme un extravagant, » Une Comparaison
Expression du passage d’un éblouissement suivi d’une veine tentative d’intimité à une sorte d’hypnotisation, d’immobilisation du poète par cette
inconnue qui lui échappe.
3. L’incertitude dans les sentiments
« Ne te verrai-je plus que dans l’éternité ? »
« ? », « ! » Une Question rhétorique, appuyée par une forte ponctuation. Expression d’un sentiment de confusion chez le poète, la perturbation par la
présence d’une femme controversée qui semble semer la mort.
B. L’EXPRESSION DU PORTRAIT D’UNE INCONNUE
1. L’expression d’un portrait physique
« Longue », « mince », « en grand deuil », « une main fastueuse »
« le feston » et « l’ourlet », « sa jambe », « son œil », « le regard »
« sa jambe de statue ». Des adjectifs qualificatifs et des Groupes nominaux qui forment le champ lexical du physique soutenu par une Métaphore
méliorative. Mise en évidence d’un portrait physique mélioratif qui traduit l’extrême beauté de cette femme.
2. Le portrait moral de cette femme
« Dans son œil, ciel livide où germe l’ouragan,
La douleur qui fascine et le plaisir qui tue. » Une Métaphore dévalorisante / une Hyperbole
Mise en exergue de la laideur morale d’une femme fatale qui attire pour détruire.
3. Une femme instable, une illusion
« Car j’ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais, » Un parallélisme de construction
Une femme insaisissable certainement venue de l’au-delà, un fantôme.
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FICHE
PEDAGOGIQUE
Nature de L’activité : EXPRESSION ECRITE
Classe de 2nde A1
Date : Mardi, 22 Mai 2012 à 07 heures 06 mn Durée : 2 heures
Intitulé de la leçon : INITIATION A U COMMENTAIRE COMPOSE
Support : Texte 1 : « La bataille de Tabon », Djibril Tamsir Niane, Soundjata ou l’épopée mandingue, Paris, Présence Africaine, 1960, p. p. 93-94.
Texte 2 : « A une passantes », Charles Baudelaire, Les fleurs du mal, 1857.
OBJECTIF SPECIFIQUE INTERMEDIAIRE 4
- Rédiger les centres d’intérêt.
PLAN DE LA LEÇON
IV. LA REDACTION DES CENTRES D’INTERET
1. La rédaction des centres d’intérêt du texte 1
2. Remarques
3. Exercices
CORRECTION COLLECTIVE
11
SUPPORT ACT PROF./ EL TEMP TRACE ECRITE
S S
LA METHODOLOGIE DU COMMENTAIRE COMPOSE
Voir page
de garde IV. LA REDACTION DES CENTRES D’INTERET
1. La rédaction des centres d’intérêt du texte 1
L’expression de l’exploit de Soundjata et de son armée se perçoit d’abord par l’harmonie entre le
chef et son armée. Ceci se traduit par « commencèrent », « s’élança », « fondit », « hurlaient »,
« pénétraient », « s’abattit », des verbes d’action qui forment le champ lexical de la vigueur. Il s’agit
d’une harmonieuse stratégie pour une victoire assurée. Une attaque méthodique est donc mise sur pied.
Notons ensuite la promptitude de l’attaque illustrée par « L’éclair traverse le ciel moins rapidement,
la foudre terrorise moins, la crue surprend moins que Djata ne fondit sur Sosso-Balla et ses forgerons. »,
une comparaison hyperbolique qui met en exergue l’efficacité de la stratégie militaire mise sur pied.
Il y a enfin la détermination marquée par une autre comparaison hyperbolique « quand il se
tournait à gauche son sabre faisait tomber les têtes comme lorsqu’on secoue un arbre aux fruits mûrs. ».
c’est la mise en évidence des qualités militaires de Soundjata animé par une farouche volonté de vaincre
pour restaurer la justice.
A ce stade de notre analyse, nous pouvons affirmer que Soundjata et son armée sont invincibles
avec de telles qualités. Ce qui garantit à l’adversaire une défaite cuisante.
La mise en évidence de la défaite des Sosso, elle se manifeste d’une part par la naïveté qui
consacre une honteuse défaite avec « surpris », « attaque soudaine », « hurlaient ». « Meurtris »,
« poursuivit », « prisonniers », un ensemble de mots et expressions qui forment le Champ lexical de la
défaite. C’est la mise en évidence d’une conjonction de facteurs pour rendre le sort des Sosso fatal.
D’autre part, les Sosso sont présentés comme des victimes désarmées d’un effet de surprise. C’est
ce qu’illustre « … les Sossos meurtris sous les sabots de son fougueux coursier hurlaient. ». cette
métaphore dépréciative et animalisante traduit la passivité de l’armée de Sosso-Balla.
12
De plus, La fuite du chef est une défaite humiliante pour les Sossos. La domination du passé
simple appuyé par une hyperbole « Sosso-Balla n’attendit pas et disparut au milieu de ses forgerons ;
voyant leur chef en fuite, les Sosso lâchèrent pied et ce fut une terrible débandade », met en évidence
l’absence de détermination chez les Sosso face à la lâcheté de leur leader.
2. Remarques
La rédaction du commentaire composé s’établit autour des différents centres d’intérêt. Il faudra de fait éviter l’explication linéaire. A l’intérieur
d’un même centre d’intérêt, les sous-titres doivent toujours être illustrés par des indices textuels. En outre, le passage d’une séquence à une autre s’opèrera
par des liens logiques qui donnent de la cohérence à l’analyse. Le commentaire composé a son principe qui se manifeste ainsi :
- ‘’Que ?’’ ou Qu’est-il exprimé dans le texte ?
Le candidat dégage une idée forte véhiculée.
Ensuite il insère l’indice textuel (Où ?).
- ‘’Comment ?’’ ou Comment cette idée est-elle exprimée dans le texte ?
Le candidat identifie le procédé ou la figure de rhétorique.
‘’Pourquoi ?’’ou Pourquoi cette idée est-elle exprimée ainsi ?
Le candidat interprète l’idée forte par les effets de sens produits.
COMMENTAIRE COMPOSE = QUE ? (OU ?) COMMENT ? POURQUOI ?
3. Exercices
Exercice 1
Le français en Première Terminale, S’entraîner, p. 332. (La consigne s’applique au poème « Mon rêve familier » de Paul Verlaine).
Exercice 2
Rédigez les centres d’intérêt du texte 2.
CORRECTION COLLECTIVE
La mise en évidence de la fascination du poète se manifeste à plus d’un titre. Premièrement, nous avons le détournement de l’attention du poète avec
« La rue assourdissante autour de moi hurlait. » qui est une métonymie rendant compte du fait que cette femme s’impose au poète au point de maintenir
prisonnière toute son attention malgré la grande animation de la rue. Deuxièmement, il y a l’expression de sentiments contradictoires manifestée par
« moi », « je », « m’ », « j’ », « te », « tu », « toi » des pronoms personnels de la 1re et de la 2ème personnes qui renvoient à la tonalité lyrique appuyée par
une Comparaison « Moi, je buvais, crispé comme un extravagant, ». C’est ici l’expression du passage d’un éblouissement suivi d’une veine tentative
13
d’intimité à une sorte d’hypnotisation, d’immobilisation du poète par cette inconnue qui lui échappe. Troisièmement, notons l’incertitude dans les
sentiments avec « Ne te verrai-je plus que dans l’éternité ? », « ? », « ! », une Question rhétorique, appuyée par une forte ponctuation. C’est de toute
évidence l’expression d’un sentiment de confusion chez le poète, sa perturbation par la présence d’une femme controversée qui semble semer la mort.
Un tel effet sur le poète rend nécessaire l’analyse du portait de cette femme.
L’expression du portrait d’une inconnue suscite donc notre intérêt. Le premier volet est d’ordre physique. Il est traduit par « Longue », « mince »,
« en grand deuil », « une main fastueuse », « le feston », « l’ourlet », « sa jambe », « son œil », « le regard », « sa jambe de statue ». Des adjectifs
qualificatifs et des Groupes nominaux qui forment le champ lexical du physique soutenu par une Métaphore méliorative. C’est la mise en évidence d’un
portrait physique mélioratif qui traduit l’extrême beauté de cette femme. Le portrait moral de cette femme, lui, nous parvient par une Métaphore
dévalorisante / une Hyperbole « Dans son œil, ciel livide où germe l’ouragan, / la douleur qui fascine et le plaisir qui tue. ». Il est ici question de la mise en
exergue de la laideur morale d’une femme fatale qui attire pour détruire. Nous avons pour finir une femme instable, une illusion avec « Car j’ignore où tu
fuis, tu ne sais où je vais, » Un parallélisme de construction. En effet, cette femme insaisissable certainement venue de l’au-delà.
Retenons à ce niveau que si cette femme présente un portrait physique de rêve, son portrait moral contredit cette beauté qui devient fatale.
14
FICHE
PEDAGOGIQUE
Nature de L’activité : EXPRESSION ECRITE
Classe de 2nde A1
Date : Mardi, 22 Mai 2012 à 07 heures 06 mn Durée : 2 heures
Intitulé de la leçon : INITIATION A U COMMENTAIRE COMPOSE
Support : Texte 1 : Victor Hugo, « Soleils couchants », in Les feuilles d’automne, 1831.
Texte 2 : Aimé Césaire, « Vigilance », in La tragédie du roi Christophe, Paris, Présence Africaine, 1963, p. p. 59-60.
OBJECTIFS SPECIFIQUES INTERMEDIAIRES 5 et 6
- Rédiger l’introduction ;
- Rédiger la conclusion.
PLAN DE LA LEÇON
IV. LA REDACTION D’UNE INTRODUCTION
1. La rédaction d’une introduction au commentaire du texte 1
REMARQUES
15
2. Exercices
V. LA REDACTION D’UNE CONCLUSION
1. La rédaction d’une conclusion au texte 1
REMARQUES
2. Exercices
CORRECTION COLLECTIVE
SUPPORT PROF. / EL TEMP TRACE ECRITE
S S
LA METHODOLOGIE DU COMMENTAIRE COMPOSE
Voir page IV. LA REDACTION D’UNE INTRODUCTION
de garde
1. La rédaction d’une introduction au commentaire du texte 1
Face à la falsification de l’histoire de l’Afrique par les Occidentaux et leurs complices, réels ou
perspective supposés, une nécessité de restauration de la vérité s’impose. Le recours aux anciennes gloires du passé
générale s’impose donc pour éclairer le présent et le futur. Dans ce texte « La bataille de Tabon » extrait de
Soundjata ou l’épopée mandingue de Djibril Tamsir Niane paru en 1960 aux éditions Présence Africaine, il
présentation du s’agit de la victoire de l’armée de Soundjata sur l’armée Sosso. Notre étude s’intéressera à l’expression de
texte l’exploit de Soundjata et de son armée et à la mise en évidence de la défaite des Sossos.
annonce du plan REMARQUES
Premier contact avec le correcteur, l’introduction d’un commentaire se rédige en trois grandes
étapes.
1. La perspective générale ou contexte
16
On l’appelle aussi l’entrée en matière. Le contexte général peut avoir recours à la biographie et la
bibliographie dans leur rapport avec le texte. Elle peut aussi s’appuyer sur le contexte historique et
littéraire du texte. La perspective générale doit déboucher sur la présentation.
2. La présentation du texte
Elle se rédige à partir du nom de l’auteur, du titre de l’œuvre et du titre du texte. Si le texte est
connu, il faudra ajouter la situation immédiate du passage à étudier. La présentation se termine par l’idée
générale du texte et non celle de l’œuvre d’où il est extrait. La présentation conduit directement au plan.
3. L’annonce du plan
Fruit de l’habileté du candidat, elle se fait sous la forme nominale. Les formules suivantes ne sont
pas conseillées : Dans un commentaire composé, Dans une étude bien structurée, etc.
2. Exercices
Rédigez une introduction au commentaire du texte 2
CORRECTION COLLECTIVE
La présence féminine suscite parfois des émotions fortes qui n’échappent pas à l’activité poétique.
Poète français du XIXe siècle, Charles Baudelaire est l’auteur de ce texte « A une passante » tiré de son
recueil de poèmes Les fleurs du mal paru en 1857. Il est ici question de la confusion sentimentale née de
l’apparition spontanée d’une belle inconnue. Notre activité consistera àanalyser successivement la mise en
évidence de la fascination du poète et l’expression du portrait d’une inconnue.
V. LA REDACTION D’UNE CONCLUSION
1. La rédaction d’une conclusion au texte 1
bilan des parties
La défaite des Sossos confirme la suprématie de Soundjata et de son armée et consolide la culture de
jugement la bravoure aux Africains face au défi de la mondialisation. La force des verbes d’action soutenus par les
critique hyperboles sur fond d’une tonalité épique permet d’exalter l’action héroïque pour redonner du tonus à la
ouverture lutte émancipatrice. Cette célébration de l’héroïsme rapproche ce texte des Assémien Déhylé, Roi du Sanwi
où Bernard Dadié exalte l’action héroïque à travers les exploits guerriers d’Assémien.
REMARQUES
17
La conclusion est la dernière impression laissée au correcteur. Elle comporte trois parties :
1. Le bilan des parties
C’est une synthèse qui détermine le lien entre les deux centres d’intérêt. Ceci ne signifie pas un
rappel systématique desdits centres d’intérêt.
2. Le jugement critique
Il peut être rattaché soit au bilan, soit à l’ouverture. Le jugement critique sert à apprécier
globalement le style de l’auteur et la richesse du contenu par un rappel succinct des procédés qui ont servi
à l’analyse.
3. L’ouverture
C’est un élargissement. Elle est l’occasion de mettre en rapport du texte à l’histoire littéraire ou à
l’actualité. Le candidat comparera ici le texte à d’autres textes d’autres auteurs qui abordent la même
question. L’ouverture permet de tester la culture littéraire de l’élève.
N.B. : L’introduction et la conclusion se rédigent en un seul bloc. Il faudra éviter de revenir à la ligne
pendant la rédaction. Elle se rédige entièrement au brouillon après la conception du plan avant d’être
recopiée sur la feuille de composition.
2. Exercices
Exercice 2 : Rédigez une conclusion au commentaire du texte 2
CORRECTION COLLECTIVE
Retenons en définitive que l’extrême beauté de cette femme n’a pas empêché le poète illuminé de
découvrir en elle la porteuse de désespoir qu’elle fut pour lui vu sa laideur morale. Par une sorte
d’aménagement du lyrisme au profit de la cohabitation dans son art de sa culture classique et de son génie
exceptionnel, Charles Baudelaire a transmis la controverse de la femme, porteuse en elle de l’ange et du
diable comme le traduit Bernard Koffi Djaha dans son poème « Femme » extrait de Cors et cris.
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