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Classification et Analyse des Pétroles Bruts

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PARTIE II: PETROLE, GAZ, PRODUITS PETROLIERS: Propriétés et Analyses

II.1. Classification des pétroles bruts (les différentes méthodes de classement)

II.1.1. Classification selon la densité

Généralement en classe les pétroles en fonction de la densité en quatre catégories:

 pétrole léger "light": 31,1 ; °API > 31,1 ou < 0,825


 Pétrole moyen "medium":°API compris entre 22,3 < API < 31,1 ou 0,825< <0,875
 Pétrole lourd ("heavy"):°API compris entre 10 < API < 22,3 ou 0,875 <1,000
 Pétrole extra lourd ("extra heavy"):°API<10 ou > 1,000

Les pétroles les plus légers sont les plus demandés par les raffineurs, car ils donnent
directement beaucoup de coupes légères de grande valeur (diesel, essence, naphta). À
l'inverse, les pétroles lourds donnent plus de produits, tels que des bitumes et du fioul
résiduel, qu'il faut soit vendre tels quels à bas prix, soit convertir en coupes plus légères,
notamment par hydrocraquage (ajout d'hydrogène).

[Link] selon la composition chimique

 Les pétroles paraffiniques: le pourcentage des hydrocarbures paraffiniques est


supérieur à 50%.
 Les pétroles naphténiques: le pourcentage des hydrocarbures naphténiques est
supérieur à 50% dans le brut.
 Les pétroles aromatiques: le pourcentage des hydrocarbures benzéniques est supérieur
à 35%.

II.1.3. Classification selon la teneur en soufre

La teneur en soufre varie considérablement d'un gisement à l'autre et donc d'un


mélange commercial à l'autre. Les pétroles avec une faible teneur en soufre (inférieure à
0,5% en poids) sont qualifiés de «sour» ou « sweet » ou « doux » ; au-delà, les pétroles sont
qualifiés de « soufrés ». Ceci est important car le soufre est un «polluant-corrosif et poison»
que les raffineurs doivent retirer. Ceci a un coût et il diminue donc la valeur du brut. Un brut
peut être:
 TBTS (très basse teneur en soufre) ≤ 0,5 % S
 BTS (basse teneur en soufre) ≤ 1,0 % S
 MTS (moyenne teneur en soufre) ≤ 2,0 % S
 HTS (haute teneur en soufre) ≤ 3,0 % S
 THTS (très haute teneur en soufre) > 3 %
Outre ces trois échelles principales, il y a nombres d'autres critères de qualité, parmi
lesquels on peut citer la viscosité, l'acidité, les ratios entre types d'hydrocarbures (cycliques ou
non, saturés ou non), et les teneurs en azote, en métaux lourds, en sels, etc.

II.1.4. Les bruts de référence

Plus de 130 types de pétroles bruts sont commercialisés à travers le monde, sur un
total de 400 types de bruts connus. Leur prix est établi par différentiel à partir de bruts de
référence dont la qualité standard est connue. Ces bruts de référence sont :

1
 le WTI (West Texas Intermediate ) : (40 °API et 0,3 % S)
Ce type de brut est utilisé comme référence en Amérique du Nord. C'est un brut léger, non
sulfuré. C'est le prix du WTI qui est habituellement cité dans les articles de journaux.

 le Brent: (38 °API et 0,3 % S)


Le Brent est un type de pétrole brut (léger et non soufré) issu de champs de la Mer du Nord.
D’après l’International Petroleum Exchange où le prix du Brent est côté, ce prix est utilisé
pour fixer le prix des deux tiers des pétroles bruts vendus mondialement.

 le Dubaî light: (environ 32 °API et 2 % S)


Un brut (léger sulfuré) dans le golfe Persique, le Dubaï light est utilisé comme référence pour
fixer le prix de vente d'autres bruts de la région à destination de l'Asie, le Moyen-Orient.

NB : le brut algérien est appelé «sahara blend», c’est un mélange de bruts issus de plusieurs
champs de la région de Hassi Messaoud.
Densité entre 43 et 47 °API, un brut léger
Teneur en soufre 0,1% «faible teneur en soufre»

II.2. Essais normalisés

Chaque raffinerie possède un laboratoire de contrôle où sont effectués sur les différents
produits intermédiaires ou finis un certain nombre de tests classique qui ont un double but:
-Vérifier rapidement que le réglage des unités de production est correct;
-S’assurer que la qualité des produits finis correspond bien aux normes.
L’appareillage et le mode opératoire de ces essais sont normalisés, de sorte que les résultats
sont aisément reproductibles.

Définition:

Une norme est le résultat d’un consensus entre toutes les parties concernées, celles-ci
représentant les producteurs du produit ou matériels visés, les consommateurs qui sont les
industries ou services utilisateurs et les administrateurs. Il existe deux types de normes sur les
produits pétroliers :

 Les normes de classement et de caractérisation. Elles sont tout à fait semblables aux
spécifications mais leur respect n’est pas imposé par la loi.

 Les normes de test et de méthodes d’essais, qui sont citées en référence dans les
normes caractéristiques. Afin qu’un client et son fournisseur puissent comparer leurs
résultats lors d’un échange commercial, il importe en effet que leurs laboratoires
pratiquent rigoureusement les mêmes protocoles opératoires. Ceux-ci sont donc
exactement définis dans les normes.

Par ailleurs il convient de différencier les normes élaborées par les organismes officiels de
normalisation, dont la mission est de veiller à ce que les conditions du consensus le plus large
soient respectées, et les normes reconnus.

II.2.1. Les organismes de normalisation

Les organismes de normalisation sont soit professionnels soit officiels.

2
II.2.1.1. Organismes professionnels reconnus

Parmi les Organismes professionnels reconnus ont peut citer :


 L’IP (Institute of petroleum), dont la plupart des textes sont repris comme normes
britanniques sous une référence BS (British Standard).
 L’ASTM (American Society for Testing and Materials),
 L’API (American petroleum Institute),
Malgré leur autorité et leur rôle de référence internationale, ces instituts ne sont pas des
organismes officiels de normalisation.

II.2.1.2. Organismes de normalisation officiels

Au niveau international, l’organisme officiel est l’ISO (Organisation International de


Normalisation).
AFNOR (Association Française de Normalisation).
BSI (British standard institution)….etc.

II.3. Analyse des produits pétroliers (caractéristique des fractions pétrolières)

Les propriétés thermiques sont les propriétés liées a la température comme: la courbe de
distillation ASTM, le pouvoir calorifique, le point d’éclair, le point d’écoulement et le point
de congélation….etc.
Des méthodes de mesures expérimentales de ces propriétés peuvent être effectuées au
laboratoire c’est ce qui va être décrit en premier, puis quelques méthodes de prédiction de
propriétés vont être proposées.
Les paramètres de caractérisation qui sont usuellement déterminés en laboratoire ainsi que
leurs méthodes de détermination sont :

II.3.1. Température d’ébullition et courbes de distillation

Les hydrocarbures purs ont une température d’ébullition unique, pour les mélanges
d’hydrocarbures, la vaporisation se manifeste par une variation de la température d’ébullition
du composé le plus volatile jusqu’au composé le moins volatile.

 La température d’ébullition pour un mélange définie, est représentée par la


température d’ébullition de chaque composé existant en respectant la composition du
mélange.
 Pour une fraction pétrolière dont la composition est inconnue, la température
d’ébullition peut être représentée par une courbe regroupant la température en fonction de la
fraction volumique du mélange vaporisé.

La courbe indique la température de vaporisation d’une certaine quantité de liquide, la


température d’ébullition du composé le plus léger est appelé température d’ébullition initiale
ou point initial « PI », et la température d’ébullition du composé le plus lourd est appelé
température d’ébullition final ou point initial « PF ».

Le PI du gasoil est de 148°C et le PF est de 328°C, la plage de variation des


températures d’ébullition est 80°C correspondant à la présence d’hydrocarbures allant de C14
à C19.

3
Remarque :
Lors de la distillation d’une fraction pétrolière, le PF ne correspond pas forcément à la
température d’ébullition du constituant le plus lourd dans la fraction, car certains
hydrocarbures lourds ne peuvent pas se vaporiser, la quantité de liquide restante qui n’a pas
distillé constitue le résidu.

 Distillation ASTM 86 (American Society for Testing Materials) OK

La connaissance de la composition des carburants est essentielle pour connaitre leur


comportement dans les moteurs (moteur à allumage commandé, moteur diesel,… etc.), à
savoir : le démarrage à froid, le fonctionnement à plein régime et l’usure. C’est pour cela, la
distillation American Society for testing materials (ASTM) permet d’une part, de déterminer
la répartition des différentes fractions d’hydrocarbures dans un carburant, et d’autre part, elle
facilite à l’ingénieur le réglage de la température des colonnes de distillation et par
conséquent, les températures de soutirage des carburants.

Cet essai fait l’objet des normes suivantes:


- NF M 07-002 pour les produits légers jusqu’au kérosène;
- NF M 07-009 pour les produits plus lourds (gasoil et fuel-oil).
Les normes anglo-saxonnes correspondantes sont : D 86, D 216 et D 158.

Son principe consiste à chauffer un carburant qui se trouve dans un ballon fermé de
capacité 100 ou 200 ml, il s’évapore et se sépare en une phase liquide et une phase vapeur à la
température et à la pression régnant dans le ballon. La température à laquelle la première
goutte apparait, c’est le point initial de la distillation(PI) et celle à laquelle la dernière goutte
est recueillie, c’est le point final de la distillation (PF). Le volume de distillat recueilli
(0,5,10,20,30,40,50,60,70,80,90,95,et 100%) ainsi que la température de passage de vapeurs
sont relevées, et la courbe reliant le volume en fonction de la température est appelée courbe
de distillation A.S.T.M. Elle est représentée par la Figure II.1. Le bilan volumétrique fait
apparaitre des pertes.

% V (distillat) + % V (résidu) + % V (pertes) = 100% (II.1)

4
Figure 1 : Courbe de distillation ASTM

 La distillation TBP ( True Boiling Point)


La distillation ASTM ne représente pas les véritables températures d’ébullition des
constituants de la fraction pétrolière. La connaissance de la température d’ébullition vraie est
nécessaire et importante. La TBP du pétrole brut est un mélange complexe.
La distillation TBP du pétrole se déroule en discontinue, elle s’effectue soit à pression
atmosphérique, soit sous vide. Elle permet de traiter une cinquantaine ou une centaine de
litres de pétrole brut, la séparation a lieu dans une colonne à garnissage équivalente à un
certain nombre de plateaux théoriques environ 10 et fonctionne avec un taux de reflux moyen
5. Elle comprend :
1. Un bouilleur équipé d’un chauffage électrique et d’un système de prise de
température,
2. Une colonne à garnissage munie d’un système de réchauffage, pour
compenser les pertes thermiques,
3. Un condenseur et un système de reflux.

Le distillat est recueilli à l’état liquide ou gazeux. Sur un échantillon de 100 litres, la
distillation peut être menée et permet de récupérer 100 fractions de 1 litre chacun, la courbe
TBP peut être tracée en portant en abscisse les % volumiques et en ordonnée la température
d’ébullition. La TBP est importante, elle permet d’évaluer la composition des produits extraits
du pétrole brut et de déterminer le rendement de certaines fractions, ces informations sont
importantes pour le raffineur.

5
II.3.2. La densité

La connaissance de la densité est très utile pour effectuer des bilans massique et pour le
calcul de la puissance de pompe, mais cette caractéristique ne permet pas de définir à elle
seule un produit pétrolier, néanmoins c’est un critère très simple pour suivre la marche des
unités.
La mesure de la densité fait l’objet des normes: NF T 60-101 pour les produits courants
et T 66-007 pour les produits bitumineux. C'est le rapport du poids d'un certain volume de
produit à une Température T au poids d'un même volume d'eau à 4°C. La densité légale en
France se mesure à 20°C a pour symbole :

La terminologie anglo-saxonne, propose la spécifie gravity prévue par les normes D


1217 et 1480, définie pour deux températures standards identiques, soit 60°F (environ 15,5°C)
que l’on note ([Link]) équivalent à la densité à 15°C définie par:

De plus, dans l’industrie pétrolière la densité est souvent mesurée en degré API, défini par
l’American Pétrol Institute comme fonction une hyperbolique de la spécifie Gravity.

Cette unité correspond à l’ancien degré baumé: les coefficients141, 5 et 131,5 de la


formule degré API ont été introduits pour compenser l’erreur d’étalonnage des premiers
hydromètres mis en service et gradués en échelle baumé.
Le calcul de la densité à partir de la densité à n’importe quelle température se
fait selon la formule de l’équation suivante:

Où K est un coefficient dépendant du produit, selon le tableau suivant:

Tableau I.1:Variation du coefficient en fonction de la densité.

d420 0,6-0,7 0,7-0,76 0,76-0,8 0,8-0,85 0,85-0,88 0,88-0,9


K 0,0009 0,00085 0,0008 0,00075 0,00065 0,00062

Ainsi, les hydrocarbures ayant une densité API supérieure à 10 degré seront moins
denses que l’eau et auront tendance à flotter, alors que les hydrocarbures ayant une densité
API inférieure à 10° seront plus denses que l’eau et auront tendance à couler. On parle
généralement de pétrole brut lourd pour les hydrocarbures dont la densité API est inférieure à
20°, de pétrole brut moyen pour les hydrocarbures dont la densité API est située entre 20° et
30° et de pétrole brut léger pour les hydrocarbures dont la densité API est supérieure à 30°.
Notons que ces bornes varient selon les pays.

6
II.3.8. Le facteur de caractérisation Kuop

Le facteur de caractérisation Kuop a été proposé par Nelson, Watson et Murphy, (1937)
de la société UOP (Universal Oil Products) afin de discriminer entre les comportements de
différents pétroles bruts:
(II.6)
Où Teb est la température d’ébullition en °R et [Link] 60/60 la densité

Kuop=13 paraffiniques normaux ou iso


Kuop=12 hydrocarbures mixtes
Kuop=11 naphténiques purs ou aromatiques légèrement substitués
Kuop=10 aromatiques purs

II.3.3. Le point d’éclair


L’essai consiste à chauffer dans un creuset ouvert ou fermé à vitesse déterminée un
échantillon du produit jusqu’à ce qu’une quantité suffisante d’éléments volatils soit vaporisé
et puisse être enflammé par une petite flamme que l’on déplace au dessus du creuset. Dés
qu’une légère explosion se produit, on note la température du produit, qui correspond au point
d’éclair ou flash point. Si l’on continue à chauffer, on obtient alors une flamme stable. La
température correspondante est le point d’inflammabilité ou fire point qui est de quelques
degrés supérieur au point d’éclair. Un nombre relativement important de normes codifient cet
assai, suivant la nature du produit. A titre d’exemple nous citons les normes NF M 07-011 et
ASTM D 56 concernant les solvants et le kérosène.
Selon le règlement sur les matières dangereuses du Québec, un liquide est considéré
comme inflammable si le point d’éclair est inférieur à 61°C.

II.3.4. Le point d’écoulement ou de congélation

C’est la température à laquelle un produit commence à s’écouler. Dans le cas des


hydrocarbures, le produit devient semi-solide et ne coule plus en dessous de cette température.
En effet, plus la température baisse, plus les alcanes non cycliques (paraffines) présentent
dans l’hydrocarbure forment des structures cristallines qui en compromettent l’écoulement.
Cette propriété est fortement liée à la viscosité. Ainsi, plus le contenu en alcanes non
cycliques (paraffines) est faible, comme dans le cas des mazouts intermédiaires et lourds, plus
les hydrocarbures seront caractérisés par un point d’écoulement élevé.
La mesure de cette température est définie par la norme NF T 60-105 et par la norme
ASTM D 97.
Le point trouble et le point d’écoulement permettent d’apprécier les limites de
température à respecter dans la mise en œuvre des produits, en particulier, pour leur pompage
en hiver.

II.3.5. La solubilité

La solubilité est la capacité d’une substance à se dissoudre dans la colonne d’eau. Cette
propriété est importante chez les hydrocarbures, car certains, une fois solubilisés, peuvent être
toxiques pour les organismes aquatiques, même à très faibles concentrations. Les
hydrocarbures pétroliers les plus solubles sont essentiellement les composés aromatiques
légers tels que le benzène. D’ailleurs, plus la proportion d’hydrocarbures légers sera
importante, plus la solubilité du produit pétrolier dans l’eau sera significative.
7
II.3.6. La viscosité

La viscosité peut être définie comme la résistance à l’écoulement d’un liquide. Elle
influence ainsi la propagation d’une nappe d’hydrocarbures à la surface de l’eau. Des
hydrocarbures pétroliers ayant une faible viscosité sont très fluides et se propagent
rapidement, rendant leur confinement difficile. Notons que la viscosité est influencée par la
température. En effet, plus la température est faible, plus la viscosité est élevée.
Elle est définie par les normes NF T 60-100 ou ASTM D 445. Elle peut aussi être
déterminée en mesurant le temps d’écoulement à travers un orifice calibré : norme ASTM D
88. Elle est exprimée alors en secondes Saybolt (USS).
Des tables de conversion entre les différentes unités sont utilisées et normalisées
(ASTM D 2161) ou D 666 et D 446.

II.3.7. Tension de vapeur

La mesure de la tension de vapeur (T.V) est définie par les normes NF M 07-007 et dans
les pays anglo-saxons, on a recours à la norme D 323 pour mesurer la reid vapor pressure
(R.V.P) des essences et à la norme D 1267 pour mesurer la tension de vapeur des gaz
liquifiés.
La tension de vapeur mesure la tendance des molécules à s’échapper d’une phase
liquide pour engendrer une phase vapeur en équilibre thermodynamique. Il existe de
nombreux diagramme représentant les courbes de tension de vapeur des hydrocarbures purs
jusqu’à 8 ou 10 atomes de carbone dans la molécule. Ces diagrammes seront à utiliser pour
tous les problèmes concernant les hydrocarbures légers en occurrence l’essence, exigeant une
bonne précision par la TVR ; tension de vapeur Reid, qui est une caractéristique essentielle de
l’essence, son essai comprend une cuve à échantillon, une chambre à air représentant environ
quatre fois le volume de la cuve, un bain thermostatique à 100°F et un manomètre, l’ensemble
est agité convenablement, ainsi le manomètre est branché à la chambre à air et donne une
indication de pression qui se stabilise lorsque l’équilibre est atteint. Cette valeur limite de la
pression mesure la tension de vapeur Reid de l’essence, que l’on exprime en g/cm2 ou en psi
(pounds per square inch).

II.4. Propriétés thermiques

II.4.1. Chaleur spécifique


La chaleur spécifique est définie comme étant la quantité de chaleur qu’il faut fournir à
un gramme de cette substance pour élever sa température d’un degré.

II.4.2. Enthalpie ou chaleur latente de vaporisation


La chaleur latente de vaporisation est la quantité de chaleur fournie à l’unité de poids
d’une substance pour la transformer en vapeur à une température donnée.
L’unité : [Link]-1 ([Link]-1).

II.4.3. Pouvoir calorifique

C’est la quantité de chaleur libérée par la combustion de l’unité de volume ou de poids


de combustible, lors de la réaction chimique de combustion complète conduisant à la
formation de CO2 et H2O. Il existe deux valeurs du pouvoir calorifique :
P.C.I : pouvoir calorifique inferieur (net value).
P.C.S : pouvoir calorifique supérieur (gross value).

8
II.4.4. Le rapport C/H

La valeur du rapport C/H (le nombre d’atomes de carbone sur le nombre d’atomes
d’hydrogène) caractérise un hydrocarbure au même titre que la densité. Les molécules
paraffiniques ont un rapport C/H faible alors que dans les formes aromatiques, il est élevé.
Combustion et l’estimation des quantités d’air nécessaire à cette combustion.

Pour les paraffines 5< C/H<6


Pour les naphtènes C/H =6
Pour les aromatique C/H>6

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