0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
3 vues22 pages

Méthodes de Résistance des Poutres Indéterminées

Transféré par

Brice Johan Babodo
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
3 vues22 pages

Méthodes de Résistance des Poutres Indéterminées

Transféré par

Brice Johan Babodo
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

CHAPTER 10 : SYSTEME DES POUTRES STATIQUEMENT

INDETERMINABLE
Objectif spécifique : Au terme de cette leçon, l’étudiant doit être capable :
A la fin de ce chapitre l’étudiant doit être capable de déterminer les réactions des contraintes, les
déformations (flèches, rotation) des systèmes hyperstatiques à l’aide des différentes méthodes :
- Méthode de la déformée et des superpositions
- Méthodes énergétiques (théorèmes de Maxwell Betti, Castigliano, Manabrea)
- Méthode des forces pour un faible degré d'hyperstaticité

10.1 INTRODUCTION
Les systèmes de poutres redondantes, c'est-à-dire ceux qui contiennent un nombre excédentaire de
contraintes, sont statiquement indéterminés. Comme nous l'avons vu au chapitre 3, cela signifie qu'ils
peuvent être équilibrés par ∞v-g différents ensembles de forces réactives, v - g étant le degré de
redondance. Il faut donc identifier l'ensemble particulier de forces réactives qui, outre l'équilibre,
implique également la congruence, ou plutôt le respect des contraintes internes et externes, nonobstant
les déformations induites dans les éléments structurels.
Du point de vue opératoire, la méthode des forces consiste à éliminer v - g degrés de contrainte, de
manière à réduire la structure donnée à un système de poutres statiquement déterminé, et à appliquer
à ce système, en plus des forces extérieures, les réactions de contraintes inconnues exercée par les
contraintes qui ont été supprimées. Les équations de congruence v - g imposeront alors la suspension
des conditions cinématiques correspondant aux contraintes supprimées et, une fois résolues,
donneront les réactions élémentaires v - g exercées par ces contraintes, appelées inconnues
hyperstatiques.
Lors de la résolution d’une structure statiquement indéterminée, on est donc confronté au problème
de trouver un moyen approprié de la déconnecter afin d’obtenir le schéma statiquement déterminé sur
lequel imposer les conditions de congruence. En principe, la déconnexion peut être réalisée d'une
infinité de manières différentes, car il est possible de réduire les degrés de contrainte tant externes
qu'internes, et, parmi les contraintes internes, il est possible de réduire les contraintes internes infinies
d'assemblage fixe qui garantissent la continuité de la poutre. Normalement, cependant, il convient de
réduire ou de supprimer les contraintes externes, ou d'interrompre la continuité de la structure, en
insérant des rotules aux points de concurrence de deux ou plusieurs poutres (nœuds à joint fixe). Dans
le premier cas, les équations de congruence imposeront l'annihilation des déplacements des points
sites de réactions statiquement indéterminées, tandis que dans le second cas, ce qu'on appelle la
congruence angulaire sera imposée, c'est-à-dire une rotation élastique égale à tous les points
d’extrémité de poutre qui convergent vers le même nœud à joint fixe.

Cours de Résistance des Matériaux (URBA2_2025) par Dr Makomra…………………….……149


10.2 METHODE DE LA DEFORMEE ET DES SUPERPOSITIONS
10.2.1 Principe général de résolution
Il s’agira ici de trouver des équations supplémentaires en faisant intervenir des relations entre des
inconnues hyperstatiques et les déformations qu’elles provoquent.
On note ici deux possibilités :
1- Utiliser l’équation différentielle de la déformée que l’on intégrera. On l’appelle méthode par
intégration.
2- Utiliser le principe de superposition des forces. C’est la méthode de superposition.
EXEMPLE D’APPLICATION
Soit la poutre définie telle que l’indique la figure F
ci-contre.
1- Déterminer les réactions en A et en B.
2- Donner les expressions de Ty et Mfz. A C B
3- Tracez les diagrammes de Ty et Mfz. l/2 l/2
l

R Ay Application du PFS :
F On obtient le système d’équation suivante :
mA RAx 𝑅Ax + RBx = 0
B
𝑅Ay - P + RBy = 0
A
l/2 l/2 RB 𝑚 - P.L/2 + RBy .L = 0
Système de trois équations à quatre inconnues
l
 système hyperstatique d’ordre n = 1.
10.2.2 Méthode par intégration
F F

B
A C B  A C
RB
l/2 l/2 l/2 l/2
l l

RESOLUTION
1- Déterminons les réactions en A et B
a- Déterminons les efforts de cohésions entre [A,C] et [CB]
Pour 0 ≤ x < a
F -Ty1(x) - F + RB = 0
-Mfz1(x) - (l/2-x) F + (l-x) RB = 0
-Ty1(x) G B
-Mfz1(x)
l/2-x Ty1(x) = -F + RB
l-x RB
Mfz1(x) = -(RB - F)x + (RB –F/2)l = 0

Cours de Résistance des Matériaux (URBA2_2025) par Dr Makomra…………………….……150


Pour a ≤ x < l
-Ty2(x) G B Ty2(x) = + RB
-Mfz2(x) Mfz2(x) = +(l-x) RB
l-x RB

b- Expression de l’équation différentielle de la déformée suivant les tronçons.


 Entre [A,C] : E.I.y1’’(x) = Mfz1(x) = (F/2 – RB)l - (RB – F).x

Une 1ère intégration entraîne : E.I.y1’(x) = (F/2 – RB)l x - (RB – F). + C 1.

Une 2ème intégration entraîne : E.I.y1(x) = (F/2 – RB) l - (RB – F). + C 1 x + C 2.


Les conditions aux limites :
Encastrement en x = 0  y1(0) = 0  C2 = 0 et y’1(0) = 0  C1 = 0
1
y1(x) = (𝐹/2 − 𝑅 )𝑙 − (𝑅 − 𝐹)
EI
 Entre [C,B] : E.I.y2’’(x) = Mfz2(x) = (l – x)RB.

Une 1ère intégration entraîne : E.I.y2’(x) = (l.x – ) RB + C 3.

Une 2ème intégration entraîne : E.I.y2(x) = (l. – ) RB + C3.x + C4.


A cause de la continuité en chaque point de la poutre  compatibilité de déplacement.
 y1(l/2) = y2(l/2) et y’1(l/2) = y’2(l/2)
1 1
y’1(l/2) = y’2(l/2)  𝐹 − 𝑙𝑅 − (𝑅 − 𝐹) = 𝑙 − 𝑅 +𝐶
EI EI
1 1
y1(l/2) = y2(l/2)  𝐹 − 𝑙𝑅 − (𝑅 − 𝐹) = 𝑙 − 𝑅 +𝐶 𝑥+𝐶
EI EI
. .
 C3 = et C4 = −
1 . .
y2(x) = − 𝑙 − 𝑅 + 𝑥−
EI
c- En déduire la réaction en B.
1 . .
Or on sait que y2(l) = 0  − 𝑙 − 𝑅 + 𝑙− =0
EI
 RB =
 RA = F- RB =
2- Expression de Ty et Mfz
0 l/2 l
Ty RAy = -
Mfz1(x) = -(RB - F)x + (RB –F/2)l = 0 Mfz2(x) = (l-x) RB
Mfz(x) . . .
= 𝑥− .𝑙 = (l-x)

Cours de Résistance des Matériaux (URBA2_2025) par Dr Makomra…………………….……151


.
- .𝑙 .𝑙 0
3- Diagramme de T et M et calcul de la flèche en C
Ay P By
MA

A C B

Ty
11F
l
16

0
5
x
- l
16
Mfz
5F
l
32

0
x
3F
- l
16

10.2.3 Méthode du principe de superposition


F F

B
A C B  A C
RB
l/2 l/2 l/2 l/2
l l

Ce système peut être décomposé en deux : un système isostatique associé (SIA) et un système
isostatique complémentaire (SIC).
Sans l’appui en B, on aurait à Sans la force F, on aurait aussi un système
l’extrémité une flèche yBi.(figure ci-contre) isostatique qui ramènerait la poutre en B. (car la
F poutre n’est pas sensé se déplacer en B)
A C B yBc
A
yBi B
S.I.C RB
S.I.A

Remarque : La superposition des systèmes (S1) et (S2) équivaut à notre système dans sa position
donnée. On a yB = yBi+ yBc = 0 car la poutre ne quitte pas le point B.
Ainsi la connaissance de yBi etyBc permet de déterminer RB et les autres inconnus.
a- Détermination de yBi

Cours de Résistance des Matériaux (URBA2_2025) par Dr Makomra…………………….……152


RAyi 𝑅Axi = 0
F
𝑅Ayi = F et y = F.l (3𝑙 − 𝑎)
Bi
MAi 24.E.I
RAxi C B 𝑀Ai = . F
A
l/2
l

b- Détermination de yBc
RAyc 𝑅Axc = 0
RB 𝑅Ayc = -R et yBc = - .l
3.E.I
MAc 𝑀Ac = R .l
RAxc
B
A
l
c- La poutre ne quittant pas le point B, on a : yBi = yBc
F.l .l 5F
(3𝑙 − ) =  RB = (3𝑙 − ) =
24.E.I 3.E.I 8l 16
d- En superposant en A on a :
11F
RAy = RAyi+ RAyc= F- RB =
16
𝒍 3F
MA = MAi + MAc =𝟐F – lRB = 16 𝒍

10.3 : METHODES ENERGETIQUES


10.3.1 Généralités sur les énergies internes
[Link] Définition de l’Energie interne
L’énergie interne notée U d’un système est l’aptitude de ce dernier à fournir du travail au milieu
extérieur qui l’entoure. Cet échange d’énergie ou de travail avec le milieu extérieur peut être dû :
1- Soit à une variation de vitesse du système. On parle d’énergie cinétique (Ec).
2- Soit à une échange de chaleur. On parle d’énergie calorifique du système (Q).
3- Soit enfin à la déformation du système, d’où la variation des contraintes à l’intérieur du système.
Dans ce cas, on parle d’énergie de déformation qu’on notera W : objet de notre étude dans ce
chapitre.
[Link] Enoncé du premier principe de la thermodynamique :
Considérons un système passant de l’état initial (0) à l’état final (1) en échangeant uniquement du
travail et de la chaleur ( On suppose ici négligeable la variation de l’Énergie cinétique). Soit W le
travail reçu par le système entre l’état (0) et l’état (1) et soit Q la chaleur reçue par le système (0) et
(1) on a alors indépendamment du mode de passage de l’état (0) à l’état (1) : U = U(1) - U(0) = W +
Q
[Link] Application aux systèmes mécaniques isothermes
Hypothèses
 On s’intéresse à des structures travaillant dans le domaine élastique et à température constante

Cours de Résistance des Matériaux (URBA2_2025) par Dr Makomra…………………….……153


 La mise en charge et de la décharge s’effectuent de façon progressive quasi-statique, ce qui
implique qu’on a à faire à des transformations réversibles et donc l’Énergie cinétique de la
structure est constamment nulle.
 On suppose que les liaisons intérieures ne travaillent pas. Il n’y a pas d’énergie dissipée par
frottement.
 En l’absence de toute charge, nous supposons les actions de liaison et de contraintes internes
sont nulles. C’est donc dire que l’état (0) correspond à l’état naturel (le système est l’état
naturel).
 Le système est supposé non hypostatique ie que ce n’est pas un mécanisme.
Conclusion
- L’état initial (0) = état naturel (Poutre au repos) et l’état final (1) = état de déformation final.
- Dans ces conditions d’hypothèses, le premier principe de thermodynamique s’énonce sous la forme :
U = U(1) - U(0) = W

10.3.2 Détermination des énergies de déformation


[Link] Généralité
Soient les représentations ci-contre Énergie de déformation
complémentaire
des diagrammes de traction dans le F

domaine élastique suivants : F=f() et
=f().
Le travail extérieur d’une force F Énergie de
déformation
appliquée progressivement de 0 0 0
 
à F à un élément de volume pendant sa déformation élastique est :
𝟏 𝟏
𝑢 = 𝑤 = 𝐹 = . .
𝟐 𝟐
[Link] Energie de déformation d’un barreau en traction
L
U = ∫v 𝜎 𝜀 dv où x = , x = et dv = Sdx  U = ∫0 Sdx

U= ∫ 𝑁 𝑑𝑥= 2ES

[Link] Energie de déformation d’un barreau en flexion pure


Mfz.y
U = ∫v 𝜎 𝜀 dv où x = − ; x = et dv = dSdx  U = ∫ dSdx
GZ
Mf .y L Mf
 U = ∫v E IGZ
[Link] U = ( )
∫ 𝑦 dS ∫ 𝑀𝑓𝑧 𝑑𝑥 U = ∫0 E IGZ
dx

Cours de Résistance des Matériaux (URBA2_2025) par Dr Makomra…………………….……154


[Link] Energies de déformation d’un barreau en torsion
1 Mt.r Mt.r
U= ∫ 𝜏 𝛾 dv où 𝜏xθ= − ; x = et dv = 2rdrdx
2 v GI

1 Mt .r 1 πr 4 r dr
U= ∫ GI 2π drdx = 2 ∫
πr dr ∫ Mt dx = ∫ Mt dx U
2 GI 4
GI G
1 Mt
= ∫ Mt .dx = 2G.I
2GI G
Mt L
Note : Mt
= G.I = mt

[Link] Energie de déformation d’un barreau sollicite au cisaillement

Par analogie à la barre sollicité en traction/compression, on aura : U = ∫ 𝑇 𝑑𝑥= 2GS

10.3.3 Généralisation
Un système ou une structure est généralement sollicité suivant les efforts intérieurs suivant :
→ →
𝑅= 𝑁 + 𝑇 + 𝑇
⎯⎯ ⎯
𝑀 = Mt + Mfy + Mfz
Ainsi, l’énergie interne totale serait :
( ) Ty ( ) Tz ( ) Mt ( ) Mfy ( ) Mfz ( )
U= +k +k + + +
ES GS GS GI EI EIz

Pour un solide sollicité par N, Ty, Mfz, et Mt, l’énergie interne se résume en :
( ) ( ) Mt ( ) Mf ( )
U= ∫ 𝑑𝑠 + ∫ 𝑑𝑥 + ∫ 𝑑𝑥 + ∫
ES GS GI EIGZ

10.3.4 Théorème de réciprocité de maxwell-beti


[Link] Expérience
Considérons la poutre ci-contre encastrée Q P
→ →
en A sous l’action des forces 𝑃 et 𝑄 appliquées Q P
A
respectivement en P et Q.

Cours de Résistance des Matériaux (URBA2_2025) par Dr Makomra…………………….……155


→ → P
Ier cas : Appliquer la force 𝑃 puis la force𝑄
Appliquons à la poutre uniquement la force A Q P

𝑃 : on obtient le déplacement des point Q et P comme
(Q)P
l’indique la figure ci-contre : (Q)P et (P)P
(P)P

Appliquons ensuite à cette poutre la force 𝑄 :
Q P
on obtient le déplacement des point Q et P (Q)Q et
A Q P
(P)Q comme l’indique la figure ci-contre. (Q)P
(P)P
L’énergie de déformation totale est :
(Q)Q
U = U1 + U2 + U3 (1)
= P(P)P + P(P)Q + Q(Q)Q (P)Q

P P Q

0 (P)P 0 (P)Q 0 (Q)Q


1 1
U1 = P(P)P U2 = P(P)Q U3 = Q(Q)Q
2 2
→ → Q
2ème cas : Appliquer la force 𝑄 puis la force 𝑃
Appliquons à la poutre uniquement la force A Q P

𝑄 : on obtient le déplacement des point Q et P comme (Q)Q
suit : (Q)Q et (P)Q (P)Q

Appliquons ensuite à cette poutre la force 𝑃 :
Q P
on obtient le déplacement des point Q et P dû à cette
A Q P
dernière comme suit : (Q)P et (P)P . (Q)Q
(P)Q
L’énergie de déformation totale est :
(Q)P
U’ = U1 + U2 + U3 (2)
= Q(Q)Q + Q(Q)P + P(P)P (P)P

[Link] Interprétation
Dans les deux cas d’expériences, U = U’ P(P)Q = Q(Q)P .
De façon générale on a : ∑ Pi( δi)∑ Qj = ∑ Qj( δj)∑

[Link] Exercice d’application



En appliquant une charge 𝑃 en C, on mesure un Q = 10 KN P = 5KN
déplacement de 10 mm au point C et un B C
A
déplacement de 3 mm au point B. En appliquant

Cours de Résistance des Matériaux (URBA2_2025) par Dr Makomra…………………….……156



ensuite la charge𝑄 en B, quel sera le déplacement
total en C.
Solution
(C)P = 10 mm et (B)P = 3 mm
𝑸 10
Or P(C)Q = Q(B)P (C)Q = (B)P AN : (C)Q = x 3 = 6 mm.
𝑷 𝟓
Allongement total = (C)P+ (C)Q = 10 + 6 = 16 mm.
[Link] Enonce du principe de Maxwell-Beti
Le taux de variation de l’énergie de déformation d’un corps en équilibre par rapport à toute force
indépendante 𝑃 est égal au déplacement k du point d’application de cette force dans la direction de
la force𝑃 .
Pk
P1 P2 Pi Pk Pn P1 P2 Pi Pk Pn
A A1 A2 Ai Ak An A A1 A2 Ai Ak An
n
( δ k ) P j
i j
n
(i)Pk
( δ k ) P j
j 1 (k)Pk

On déduit que : ∑ Pi( δi) = 𝛥𝑃 (𝛿 )∑ Pi

𝛥U = 𝛥𝑃 (𝛿 ) + 𝛥𝑃 (𝛿 )∑  = (𝛿 ) + (𝛿 )∑
lim
 = = (𝛿 )∑  = (𝛿 )∑
𝛥𝑃 → 0
10.3.5 THEOREME DE CASTIGLIANO
[Link] Enonce du théorème de Castigliano :
Le déplacement algébrique K du point d’application Ak d’une force Fk choisie parmi les forces
appliquées à une structure (S) est égale à la dérivée partielle de l’énergie interne par rapport à Fk.
K = ou encore K = où CK indique le couple en AK.

[Link] Exemple d’application :


Déterminer la flèche yB en B en négligeant l’effet de l’effort F
tranchant devant celui dû au moment fléchissant.
Solution : Entre A-B, on a les efforts intérieurs suivants :
N= 0 ; Ty = F et MfZ = F.(l-x) A B
l

yB = = ∫ 𝑀𝑓 . 𝑑𝑥 = ∫ (𝑙 − 𝑥)(𝑙 − 𝑥). 𝐹. 𝑑𝑥
EIGZ

Cours de Résistance des Matériaux (URBA2_2025) par Dr Makomra…………………….……157


yB = ∫ (𝑥 − 2𝑥𝑙 + 𝑙 ). 𝐹. 𝑑𝑥yB =

10.3.6 Théorème de MENABREA


[Link] Enonce du théorème de MENABREA :
Il découle du théorème de Castigliano et stipule que : la dérivée partielle de l’énergie interne par
rapport à une force de contact est nulle. (Car le déplacement algébrique en ce point de liaison est nul.
Remarque : Il est très fréquemment utilisé pour le calcul des structures hyperstatiques. Notamment,
la détermination des inconnues hyperstatiques.

[Link] Exemple d’application:


Déterminer la flèche yB en B en négligeant l’effet de l’effort q
tranchant devant celui dû au moment fléchissant.
Entre A-B, le moment de flexion est : MfZ = RB x - A l B

Mf ( )
U= ∫ EIGZ
𝑑𝑥  = ∫ EIGZ
𝑀𝑓 . 𝑑𝑥

 = ∫ 𝑥. 𝑅 . 𝑥 − . 𝑑𝑥 = 0 𝑅 − = 0𝑅 =

[Link] Notion des forces fictives et théorème de Menabrea


L’utilisation des forces fictives a pour but de pouvoir trouver en tout point de la structure le
déplacement (translation ou rotation) de la section dans une direction donnée.
Déterminer la flèche yC en C en négligeant l’effet de F
l’effort tranchant devant celui dû au moment fléchissant.
Entre A-B, on a les efforts intérieurs suivants :
A C B
Appliquons en C un effort fictif vertical .
l/2 l/2

Entre A-C, on a les efforts intérieurs suivants :  F


N= 0 ; TY = -(F + ) et MfZ1 = - F(l-x)–(l/2-x).
Entre C-B, on a les efforts intérieurs suivants :
A C B
l/2 l/2

N= 0 ; Ty = -F et MfZ= - F.(l-x)
/
yB = = ∫ 𝑀𝑓 . 𝑑𝑥 + ∫ / 𝑀𝑓 . 𝑑𝑥 +
EIGZ
/
= EI ∫ (𝑙/2 − 𝑥)(𝐹(𝑙 − 𝑥) + 𝜑(𝑙/2 − 𝑥)). 𝑑𝑥 + ∫ / 0. 𝑀𝑓 . 𝑑𝑥 + or  = 0
GZ
/
/
= ∫ . 𝑥 − 𝑥+ . 𝑑𝑥 = − + yC =
EIGZ

Cours de Résistance des Matériaux (URBA2_2025) par Dr Makomra…………………….……158


10.4 POUTRES CONTINUES
Le terme poutres continues désigne des poutres rectilignes dépourvues de déconnexions internes,
contraintes à la fondation par une série de supports et, dans certains cas, par des supports intégrés aux
extrémités.
10.6.1 Approche Cinématique
La structure équivalente statiquement déterminée est obtenue en insérant une rotule dans chaque
support ou dans chaque support externe intégré. Il y aura donc autant d'inconnues redondantes et
autant d'équations de congruence que de nœuds déconnectés. L'équation de congruence rotationnelle
correspondant à chaque nœud contiendra le moment redondant agissant sur le même nœud, ainsi que
les moments redondants agissant sur les deux nœuds adjacents ; c'est pour cette raison qu'on l'appelle
équation des trois moments. Dans le cas de nœuds adjacents aux extrémités ou nœuds d'extrémité, le
nombre d'inconnues présentes dans l'équation correspondante peut s'avérer inférieur à trois.
Considérons la poutre continue à trois travées de la figure 12.31a. Il est contraint par quatre supports
(une rotule et trois supports à rouleaux) et chargé d'un moment m à l'extrémité droite D. Si les deux
supports intermédiaires sont déconnectés avec deux rotules et que les moments redondants X1 et X2
sont appliqués (Figure 12.31 b), les équations de congruence prennent la forme suivante :

Et ainsi

Une fois résolues, les équations 12.74 donnent la solution 𝑋 = 𝑚 , 𝑋 =− 𝑚 , et donc le


diagramme des moments de la figure 12.31c. Ce diagramme est constitué d'une ligne brisée qui coupe
l'axe du faisceau en deux points. Les points auxquels le moment de flexion devient nul correspondent
aux points d'inflexion dans la configuration élastique déformée (Figure 12.31d). Enfin, le diagramme
de cisaillement est représenté sur la figure 12.31e. Les discontinuités ou sauts que subit la fonction T,
en procédant de gauche à droite, représentent les réactions verticales des appuis :

Cours de Résistance des Matériaux (URBA2_2025) par Dr Makomra…………………….……159


Figure 12.31
Supposons maintenant que la poutre continue considérée précédemment subit un tassement
inélastique du support B. Après avoir déconnecté la poutre comme le montre la figure 12.31b, il faudra
considérer les contributions aux rotations des sections B et C, dues à la fois à la déformabilité élastique
des poutres et au mécanisme rigide provoqué par la flèche η0 :

La solution du système (12.75) est la suivante :

Cours de Résistance des Matériaux (URBA2_2025) par Dr Makomra…………………….……160


Figure 12.32

Figure 12.33

Cours de Résistance des Matériaux (URBA2_2025) par Dr Makomra…………………….……161


Le diagramme des moments (Figure 12.32b) coupe l'axe de la poutre en un seul point, de sorte que la
configuration déformée présente les fibres tendues en bord inférieur dans la partie gauche et en bord
supérieur dans la partie droite ( Figure 12.32a). Le diagramme de cisaillement est représenté sur la
figure 12.32c, et également dans ce cas, les discontinuités mesurent les valeurs des réactions de
contrainte.
Comme dernier exemple de poutre continue, nous examinerons celle représentée sur la figure 12.33a,
qui se compose de deux travées avec une contrainte intégrée en A et des supports en B et C. Puisque
la charge répartie q n'agit que sur la travée BC, il est possible de réduire le schéma à celui de la figure
12.16a, avec la complaisance élastique de la poutre AB représentée par le ressort de rotation. Les
schémas élémentaires pour résoudre le problème sont donnés sur la figure 12.33b, où la raideur k du
ressort est égale à 4𝐸𝐼/𝑙. À partir de l'équation 12.34, nous obtenons 𝑋 = 𝑞𝑙 /14, et donc le
diagramme des moments de la figure 12.33c. Le cisaillement apparaît comme constant dans la poutre
AB et linéaire dans la poutre BC (Figure 12.33d). Le point de cisaillement nul correspond au moment
de flexion maximal (Figure 12.33c), tout comme les points où le moment devient nul correspondent
aux inflexions de la droite élastique (Figure 12.33e).

10.6.2 Méthode des trois moments


[Link] Définitions
Une poutre continue est une poutre droite horizontale reposant sur plus de deux appuis simples
incompressibles. A ses extrémités, elle peut être simplement appuyée, articulée, encastrée ou
prolongée en console.
p F

A1 A2 A3 A4 A5
l1 l2 l3 l4

Fig. 7.1 : Poutre continue à quatre travées


 Une travée est une portion de la poutre comprise entre deux appuis.
[Link] Notations
- Les appuis simples sur lesquels repose la poutre sont notés : Ai, i = 1, …, n.
- n : nombre d’appuis
- li : longueur de la travée (Ai, Ai+1)
- Il y a donc n appuis et deux équations de la statique par conséquent le système est hyperstatique de
degré q = n-2.
[Link] Détermination des rotations d’une travée isostatique
Cette détermination des rotations aux extrémités d’une travée nous servira dans la suite de ce cours.

Cours de Résistance des Matériaux (URBA2_2025) par Dr Makomra…………………….……162


Exercice : Considérons la poutre ci-contre.
1- Déterminer les réactions en A et en B en y
fonction de MA et MB. MA MB
2- Donner l’expression de l’effort tranchant et A B
l x
du moment de flexion.
3- Déterminer l’angle de rotation A et B RA + RB
respectivement en A et en B.
1- Réaction aux appuis

∑ 𝑀/𝐴 = 0 𝑀 + 𝑅 𝑙 − 𝑀 = 0 𝑅 =
 
∑ 𝑀/𝐵 = 0 −𝑀 − 𝑅 𝑙 + 𝑀 = 0 𝑅 =

2- Détermination des éléments de réduction


MA Mfz(x)
A G 𝑇 (𝑥) + 𝑅 = 0 𝑇(𝑥) = −
x 
RA Ty(x) 𝑀𝑓 (𝑥) + 𝑀 − 𝑥. 𝑅 = 0 𝑀𝑓 (𝑥) = −𝑀 + (𝑀 − 𝑀 )

3- Détermination de l’angle de rotation.

E.I.y’’(x) = -MA + (𝑀 − 𝑀 )E.I.y’(x) = -MA x + (𝑀 − 𝑀 )+ C1

E.I.y(x) = -MA + (𝑀 − 𝑀 )+ C1x + C2


Les conditions aux limites :
Poutre en appui sur A en x = 0  y(0) = 0  C2 = 0
Poutre en appui sur B en x = l  y(l) = 0  C1 = (2𝑀 − 𝑀 )0
A = y’(0) = (2𝑀 + 𝑀 ) ; B = y’(l) = - (𝑀 + 2𝑀 )
6EI 6EI

[Link] Théorème de trois moments


Il s’agit ici de déterminer les moments fléchissant à droites des appuis simples. Et la connaissance de
ces moments permettra de déduire l’effort tranchant et le moment fléchissant en toute section droite
de la poutre.
Cette détermination des moments fléchissant se fera par le théorème des trois moments encore appelé
théorème de Clapeyron.
Reprenons le problème général d’une poutre continue reposant sur n appuis et considérons deux
travées successives de cette poutre de part et d’autre de l’appui Ai.
Mi Mi
Mi-1 Ai-1 Ai Mi+1
Ai+1

li-1 li

Isolons la travée (Ai-1, Ai)

Cours de Résistance des Matériaux (URBA2_2025) par Dr Makomra…………………….……163


Ai-1 Ai
(1)
Mi
li-1
Mi-1 Ai-1 Ai
+
Mi Ai
li-1 Mi-1 Ai-1
(2)

li-1

- Notons les pentes (rotations) de la déformée (𝑦 ) = 𝜆


dans le système associé (1) aux points Ai-1et Ai (𝑦 ) = 𝜆
comme ci-contre :
𝑙
- Dans le système complémentaire (2), en faisant (𝑦 ) = (2𝑀 + 𝑀 )
6𝐸𝐼
recours à l’exercice préliminaire ; les pentes sont : 𝑙
(𝑦 ) = − (𝑀 + 2𝑀 )
6𝐸𝐼
𝑙
- Les sommes des pentes aux points Ai-1 et Ai des deux 𝜙 =𝜆 + (2𝑀 + 𝑀 )
6𝐸𝐼
systèmes sont alors : 𝑙
𝜙 =𝜆 − (𝑀 + 2𝑀 )
6𝐸𝐼
Isolons la travée (Ai, Ai+1)
Ai Ai+1
(1)
Mi Mi+1 li
Ai Ai+1
+ Mi+1
li Mi Ai Ai+1
(2)

li

- Notons les pentes (rotations) de la déformée dans le (𝑦 ) = 𝜇


système associé (1) aux points Aiet Ai+1 comme ci-contre : (𝑦 ) = 𝜇
- Dans le système complémentaire (2), en faisant 𝑙
(𝑦 ) = (2𝑀 + 𝑀 )
recours à l’exercice préliminaire ; les pentes sont : 6𝐸𝐼
𝑙
(𝑦 ) = − (𝑀 + 2𝑀 )
6𝐸𝐼
𝑙
- Les sommes des pentes aux points Ai et Ai+1 des deux 𝜙′ = 𝜇 + (2𝑀 + 𝑀 )
systèmes sont alors : 6𝐸𝐼
𝑙
𝜙′ =𝜇 − (𝑀 + 2𝑀 )
6𝐸𝐼
Du fait de la continuité et de la ligne élastique au droit de l’appui Ai, les pentes sont identiques : Ai =
’Ai.

Cours de Résistance des Matériaux (URBA2_2025) par Dr Makomra…………………….……164


𝜆 − (𝑀 + 2𝑀 ) = 𝜇 + (2𝑀 + 𝑀 )

 (𝑀 + 2𝑀 ) + (2𝑀 + 𝑀 )=𝜆 −𝜇

( )
 𝑀 + 𝑀 + 𝑀 =𝜆 −𝜇

[Link] Exemple d’application


Exemple 1
En utilisant le théorème de trois moments : F F
( )
𝑀 + 𝑀 + 𝑀 =𝜆 −𝜇 ,
déterminer les réactions en A, B et C de la poutre ci- A B C
contre. l l

Solution
D’après le théorème de trois moments, on a : 𝑀 + MA F F
MB MB MC
( ) B
𝑀 + 𝑀 =𝜆 −𝜇 A C
l l

Or MA = MC = 0 car pas d’encastrement  𝑀 =𝜆 −𝜇 (1)

En considérant les systèmes ci-dessous on déduit les pentes B et B.


F F

A B B C
l l

B = B= -

L’équation (1) donne donc : 𝑀 = 𝑀 =


Connaissant ainsi MB, on peut déterminer RA, RC et RB.

1ère Travée 2ème Travée

F F
MB
MB C
B
A B
l
l

𝑅 −𝐹+𝑅 =0⇒ 𝑅 =𝐹−𝑅 𝑅 −𝐹+𝑅 =0 ⇒𝑅 =𝐹−𝑅


𝑙 5𝐹 𝑙 5𝐹
−𝑅 𝑙 + 𝐹 − 𝑀 = 0 ⇒ 𝑅 = 𝑅 𝑙−𝐹 +𝑀 =0 ⇒𝑅 =
2 16 2 16
On déduit RB= RB1 + RB2 = F-RA + F-RC = 2F -RA -RC𝑅 =

Cours de Résistance des Matériaux (URBA2_2025) par Dr Makomra…………………….……165


Exemple 2
En utilisant le théorème des trois moments : 𝑀 + q
( )
𝑀 + 𝑀 =𝜆 −𝜇 , déterminer les
A B C
réactions en A, B et C de la poutre ci-contre.
1m

Solution
q
D’après le théorème de trois moments, on a : 𝑀 + MA MB MB MC
( )
𝑀 + 𝑀 =𝜆 −𝜇 A B C
l l

Or MA = MC = 0 car pas d’encastrement  𝑀 =𝜆 −𝜇 .(1)


En considérant les systèmes ci-dessous on a déduit les pentes B et B.
q q

A B B C
l l

B = B = -

L’équation (1) donne donc : 𝑀 = 𝑀 =


Connaissant ainsi MB, on peut déterminer RA et RC.
1ère Travée 2ème Travée
q MB q
M B

A B B C
l l
5𝑞𝑙 5𝑞𝑙
𝑅 +𝑅 − 𝑞𝑙 = 0 ⇒ 𝑅 = 𝑅 + 𝑅 − 𝑞𝑙 = 0 ⇒ 𝑅 =
8 8
𝑙 3𝑞𝑙 𝑙 3𝑞𝑙
−𝑅 𝑙 + 𝑞 − 𝑀 = 0 ⇒ 𝑅 = 𝑀 − 𝑞 + 𝑙𝑅 = 0 ⇒ 𝑅 =
2 8 2 8
On déduit : RB = RB1 + RB2 RB =

Cours de Résistance des Matériaux (URBA2_2025) par Dr Makomra…………………….……166


[Link] Cas des travées et appuis de rive
[Link].1 Cas des consoles
Dans le cas des consoles comme l’indique la figure ci- q
contre, on calcule le moment fléchissant résultant à
l’appui de rive et en le substituant dans l’expression du A1 A2 A3
théorème des trois moments appliqué à la travée de rive
l1 l2 l3
et à la suivante.
MA1 = − Fig.12.2 : Console

[Link].2 Cas d’encastrement


Dans le cas des poutres continues encastrées q
comme l’indique par exemple la figure 12. ci-
contre, Au point A0 on ajoute une travée fictive A0 A1 A2 l A3
l1 l2 3
A0A* de longueur l* non chargée. On applique
q
alors à cette structure modifiée de la figure 12.3 le
théorème des trois moments et faire tendre l* vers
zéro après résolution. A* * A0 A1 A2 A3
l l1 l2 l3
Fig.12.3
Exemple d’application :
En utilisant le théorème de trois moments : 𝑀 + F1 l/2 l/2 F2
( )
𝑀 + 𝑀 =𝜆 −𝜇 ,
A B C
Déterminer les valeurs de RA, MA, RB, et RC l l

F1 l/2 l/2 F2 F1 l/2 l/2 F2


MA
A*
A B C A B C
*
l l l l l

SOLUTION
𝑅 + 𝑅 + 𝑅 = 𝐹 + 𝐹 ⋯ ⋯ ⋯ ⋯ ⋯ ⋯ (1)
D’après le PFS on a : (02 équations et 04 inconnus)
𝑀 + 2𝑅 𝑙 + 𝑅 𝑙 − 𝐹 −𝐹 = 0 ⋯ (2)
 Considérons les travées A*A et AB (figure ci- F
contre). MA MB
* B
D’après le théorème des trois moments on a : A
A
𝑙∗ 2(𝑙 ∗ + 𝑙) 𝑙 l* l
𝑀 ∗+ 𝑀 + 𝑀 =𝜆 −𝜇
6𝐸𝐼 6𝐸𝐼 6𝐸𝐼
Or MA* =0, A = 0 etl* =0 (car données fictives)
A = -

Cours de Résistance des Matériaux (URBA2_2025) par Dr Makomra…………………….……167


 𝑀 + 𝑀 = 2𝑀 + 𝑀 = (3)
 Considérons les travées AB et BC ci-contre). F F
MA MB MB
Le théorème des trois moments donne : B
𝑀 + 𝑀 = + A C
l l
 MA + 4MB = (4)

2𝑀 + 𝑀 =
Les équations (3) et (4)   MA = et MB =
𝑀 + 4𝑀 =

Le torseur à gauche de B donne : MA – RAl+ F -MB = 0  RA = + RA =


Le torseur à droite de B donne : MB - F + RCl= 0  RC = -  RC =
Alors (1)  RB = -RA -RC + 2F  RB =
Exemple d’application :
En utilisant le théorème de trois moments : 𝑀 + F1 l/2 F2 a
( )
𝑀 + 𝑀 =𝜆 −𝜇 ,
A B C
Déterminer les valeurs de RA, MA, RB, et RC l l

Solution
D’après le PFS on a : F1 l/2 F2 a
𝑅 + 𝑅 + 𝑅 = 𝐹 + 𝐹 ⋯ ⋯ ⋯ ⋯ ⋯ ⋯ ⋯ (1) MA
3𝑙
𝑀 − 2𝑅 𝑙 − 𝑅 𝑙 + 𝐹 + 𝐹 𝑎 = 0 ⋯ (2) A B C
2 l l
(02 équations 04 inconnus)
 Considérant les travées A*A et AB.

D’après le théorème de trois moments, on a : 𝑀 ∗+ F1


MA MB
(∗ )
𝑀 + 𝑀 = 𝜆 −𝜇 B
A*
2𝑙 𝑙 A
𝑀 + 𝑀 =𝜆 −𝜇 l* l
6𝐸𝐼 6𝐸𝐼
A = 0 etA = -  𝑀 + 𝑀 = 2𝑀 + 𝑀 = (3)
 Considérons les travées AB et BC ci-contre.
D’après le théorème de trois moments, on a :
𝑙 4𝑙 F1 l/2 F2 a
𝑀 + 𝑀 =𝜆 −𝜇
6𝐸𝐼 6𝐸𝐼 MA
Or B = 0 etB = - A B C
l l

Cours de Résistance des Matériaux (URBA2_2025) par Dr Makomra…………………….……168


𝑀 + 𝑀 = +  MA + 4MB = + (4)
2𝑀 + 𝑀 =
(3) et (4) 
𝑀 + 4𝑀 = +

 MA = − et MB = +
Le torseur à gauche de B donne F1 F2
l/2 a
MA – RAl + F1 -MB = 0  RA = + MA B
Le torseur à droite de B donne A MB MB C
( ) l l
MB - F2(l-a) + RCl= 0  RC = -
( )
 RA = − ; et RC = − + −

 RB = -RA -RC + F1 + F2 RB = + +

[Link] Détermination des efforts de cohésion


Les moments aux appuis étant connus, on peut déterminer la variation des efforts de cohésion le long
de chaque travée par les relations suivantes :
MfZi(x) et Tyi(x): moment fléchissant et effort tranchant à
une position x de la travée i.
MfZi(x) = MfZiA (x) + 1 − MO + ME MfZiA et TyiA(x) : moment fléchissant et effort tranchant
dans la poutre isostatique associée
Tyi(x) = TyiA(x) + MO et ME : moment à l’origine et à l’extrémité de la
travée i. (moments aux appuis)
li : longueur de la travée i.
Exemple d’application
En connaissant les réactions en A, B, et C de la poutre F F
continue ci-contre, donner l’expression de la variation 1 2 3 4

du moment fléchissant et du l’effort tranchant le long de


A B C
cette dernière.
l l
RA = R C = et 𝑅 =
1- Effort de cohésions dans la 1ère travée [AB]
- Tronçon 1
Ty1(x) = Ty1A(x) + Ty1(x) = - - − =-
MfZ1(x) = MfZ1A (x) + 1 − M O + ME MfZ1(x) = + 1− .0 + − = 𝑥
- Tronçon 2
Ty2(x) = Ty2A(x) + Ty2(x) = - − =
MfZ2(x) = MfZ2A (x) + 1 − M O + ME MfZ2(x) = − + + 1− .0 + −

Cours de Résistance des Matériaux (URBA2_2025) par Dr Makomra…………………….……169


=− 𝑥+
2- Effort de cohésions dans la 1ère travée [BC]
- Tronçon 3
Ty3(x) = Ty3A(x) + Ty3(x) = - + − =-
MfZ3(x) = MfZ3A (x) + 1 − M O + ME  x
MfZ3(x) = + 1   − + .0 =
 l
= 𝑥−
- Tronçon 4
Ty4(x) = Ty4A(x) + Ty4(x) = + − =
MfZ4(x) = MfZ4A (x) + 1 − M O + ME  x
MfZ4(x) = − + + 1   − + .0
 l
=− 𝑥+
Exemple d’application N° 2
En connaissant les réactions en A, B, et C de la poutre q
continue ci-contre, donner l’expression de la variation
du moment fléchissant et du l’effort tranchant le long de
A B C
cette dernière.
l l
RA = RC = et RB = et MB= -
1- Effort de cohésions dans la 1ère travée [AB]

Ty1(x) = Ty1A(x) + Ty1(x) = = qx- + = qx -

MfZ1(x) = MfZ1A (x) + 1 − M O + ME MfZ1(x) = −𝑞 + 𝑥 + 1− .0 + −

= −𝑞 + 𝑥
2- Effort de cohésions dans la 1ère travée [BC]
MfZ1(x) = MfZ1A (x) + 1 − M O + ME Ty1(x) = Ty1A(x) +
= −𝑞 + 𝑥 + 1− . − + .0 = qx- -

= −𝑞 + 𝑥− = qx -

Cours de Résistance des Matériaux (URBA2_2025) par Dr Makomra…………………….……170

Vous aimerez peut-être aussi