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Cours Logement

Cours en Histoire d'architecture pour les étudiants et les professionnels de domaine

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Logement .; habitat 1 Hasire, UNE IDEE GENEREUSE eT FLOUE Habite fait partie de ces mots-l8, qui résistent, lars et vagues 2 Ia fois. On sait ce que 'on pourrait vouloir dre parce que chacun par le fait d'étre vivant, habite...mais en méme temps, les hommes se sépa rent radicalement les uns des autres en n'habitant es, niles uns niles autres, de fagon identique, En conséquence, pour que le seul verbe habiter s‘éclaire davantage, il dot étre introduit par un sujet le plus précis possible (par exemple, les jeunes, les bour- {¢0is, les ouvriers, les views employés, ma mér tre suivi d'un complément au moins, quiil soit de temps, de lieu, transitif...habite une masure en vill et peut-tre aurez-vous pitié de moi! Car a aide de ce sujet et des compléments, le verbe habter commence A prendre sens, Et sans eun, son usage peut se révéler dangereux Prenons un exemple extrsit de La Charte dAthenes Le Consusiex écrit en 1942, en s‘appuyant sur des documents issus des travaux des Congres Internatio: aux des Architectes Modernistes (CIAM), un texte ‘qui sera déterminant dans le vaste domaine de 'amé agement du terrtoire. En effet, article 77 fixe que: ‘Les clefs de I'urbanisme sont dans les quatre fonctions : habiter, travaller, se récréer (dans les heures libres), circuler. » (On le salt, chaque article de La Chane est suvi d'un commentaire précisant son contenu, V'llustrant. La ppremitre fonction (habiter) est Vobjet d'un form’ dable zoom. Uurbanisme dott: « ..assurer aux hommes des logements sains, cesta-dire des lieux od espace, Vair pur et le soleil, ces trois conditions essentielles de la nature, soientlargement assurés; » Pour réussir sa tache, objet de son trav fera en sorte que «Les fonctions clef auront chacune leur autono- ‘mie, appuyée sur les données fournies par le cli- mat, la topographie, les coutumes ». (Dans le commentaire de l'article 78) ‘On le vot, la fonction — le verbe habiter~ n'a pas de sujet il est posé au concu en dehors de toute socio- logie, saufla référence aux «coutumes », mais le texte Sarréte & cette évocation. Les riches habitent comme les pauvres, et réciproquement; les jeunes comme les views, et réciproquement... La Charte d'athenes est on ne peut plus égalisatrice, elle s‘inscrit hors des cat ‘gories sociales et hors du temps. Et ce vide affaibit, affadit les conditions de toute rélisation; la mise en ‘ceuvre d'un tel habiterne peut qu'engendrer erreur et imal-étre tant il est vrai qu'on ne construit pas une société en se plagant en dehors dele urbaniste 49 so Et pourtant..les plans de secteurs de Belgique et donc de Walloniefurentcongus et finalement adoptés dans un esprit fonctionnalste, inspiré diectement pat Lo Chore, Varr6té royal du 28 décembre 1972 tela ‘uf ala presentation et ala mise en ceuvre des projets et des plans de secteurs stipule que les tetitoires regoivent des affecations selon le principe du zonage. “rent ans aprés Lo Charte, les zones sont certs plus rnombreuses, plus éclatées en spécilités, mais le principe est le méme : 8 une zone correspond une fonction. On habitera donc une zone dhabitat. Mais ev'estce que Thabitt ? Quelque trois décennies de refesion ont cependant conduit a s'écarter de la posi tion etroite de Le Corbusier: habiter ce n'est pas seu- lementétrelogé ou se loger. Vaticle 5 de TAR. donne un cadre ou un environnement au logement: «Les zones habitat sont les zones destinges la residence ainsi qu'aux activités de commerce, de service, dartisanat et de petite industrie, pour autant quelles ne doivent pas etre isolées dans tune zone préwue 8 cet effet pour des raisons de bon aménagement, aux espaces vert, aux établis- sements socio-culturels, aux équipements de ser- vice public, aux équipements touristiques, aux ‘exploitations agricoles. » Lhabitat, lieu de Thabitation, est donc une réalité complese: C'est etre logé dans un environnement (nas le mot est jeune en 1972!) social, économique cet naturel. Le paradoxe repose sur le fait que la zone habitat - qui permet en fat de batr tout ce que 'on veut ~ favorse exclusion du logement de certains lieu. Ce sera le cas des centreswlles oi le logement mis en concurrence avec d'autres fonctions ne peut ‘que dficilement résister & la pression des valeurs foncitves. Les plans de secteurs sont inopérants face 2 leur besoin de protection ou de développement. Pour conigerVefet désastreux de article 5, le plan de secteur de la Région de Bruselles, dopté en 1979, fixe que les zones d’habitat comprennent les zones dhe bitation et que celles-i sont aflectés au logement ~ fonction faible de a ville ces logements pouvant etre accompagnés d'autres fonctions mais celle-ci étant aroitementcontlées Que concure de cette analyse ? Quihabiter est un concept flou et peu opérationnel : son abstraction emptche de défnir des politiques et quil est pref ‘able, dans action de li prefre les verbes loge, se ‘oger, demewer...Cest& partir deux quil est possible approcher le concept plus riche certes mais moins ‘wanipulable dhabiter 2 Le Locemenr, rupruRe ET MAlTRISE Quesaition du logement? Le logement est un iew circonserit par un volume dans lequel se déploient des activités lide, tes généralement, la sphére de a vie privée : manger, dormir, se distrare, développer des relations familial ou sociales intimes... habia tion ou la résidence peuvent se confondre avec le logement. Mais Uhabiter ~ "habitat ~ place le loge- iment, larésidence et thabitation dans un contexte esxtere, un environnement, qui posséde toujours des attibuts physiques et sociaux. Le logement peut, ui, se défnir par ses qualiésintrinséques = il peut tre grand ou petit, ancien ou neuf, dificil vivre ou bien agenct, uifamilal ou appartement...A inverse, 'ha- bitat se définit par extérieur: il peut posséder les caradéres de la société rurale ou ceux de la vie urbaine, il peut étre intégré dans un quarter urbai; i peut étre defini par les groupes sociaux qui environ- ‘nent: quarter outer, bourgeois, d'immigration..: 04 par ses liens avec Factvité économique locale et dominante: quar industriel, dafires..; ou encore ‘par son écologie: quarter aéré ou dense, inséré dans le bat ou dans la nature. Se loger se situe du cbté de Vintimité, et dans un sens nécessaire,absolu; priverquelqu'un de son loge- ment est presque aussi grave que dele priver de nour- a Voyez comment s'exprime lexil dans TAnti- ~ tre privé de Peau et du feu. justement ce gue fon cere das son foyer. Mais ce logement est situé quelque part: en un lieu, dans un habitat. Hobiter,cestcertes dre dans Vabri d'un logement aussi simple soit, mais en plus tre présent au monde. Habter publie ce qu'on est, soumet aux regards des autres. Se loger est un impératif catégorique : les humains ne sont pas fats pour l'extrieur car Vexté- rieur ne permet pas de répondreeficacement aux ex- gences de repos du corps et de esprit. Les hommes doivent dormir, ce qui les met en position de fai blesse, de vulnérabilité. Is ne peuvent bien dormir que dans un liew sor, un abr. La lui, le vent, es betes et les autres hommes (inconnus, ennemis) empéchent de « récupérer». Il faut ~ nécessite humaine ~ pouvoir relicher attention, baisser la garde... ren que quelques heures par jour mais i le faut! Celiew qui abrite du froid et de eau, qui gcate les agressions des animaux et des hommes, peut n’éte pas grand, maisil dit répondre a ce besoin élément taire de relachement, de repos. Sans quoi la fatigue staccumule, et & terme, peut tuet. Vimmense fatigue le sur la face des sans-abri! Dormir, premigre fonction vitale, source de cette invention premigre qu’est le logement, droit dont la Consti- tution belge garantit leffectuation. Pour tant se reconsttuer ne s'€puise pas dans le fait de dormir. Il faut aussi manger, se laver, se soigner.. Si se nourtir contient tune dimension sociale, dormir s'exerce dans une solitude relative ; on peut parta- ger sa chambre, ou aussi sa couche, mais la présence de l'autre sera réduite. Tout un effort considerable a été consenti depuis ddes décennies pour accrottre Visolement du dormeur : horreur des dortoirs des internats, des grandes salles o'hopital ou hospice, des chambrées des casernes; progrés dans la séparation des lieux de repos des parents et des enfants, des fréres centre eux et des sceurs entre elles.. Mais le repas se prend en commun, le rituel se par tage; dod le regret actuel de voir disparate la table familale sous Veffet des fécheries, des décts, des divorces, de lindividualisme croissant, des modes alimentaires Se loger, cest pouvoir dormir loin des autres, garde baissée, Cest partager le repas avec d'autres, garde baissée. Car on peut man ger dehors, dans des lieux fats expres ou non : cantines, restaurants, bancs publics... mais dans ce cas, d'une manigre ou d'une autre, Vacte deviert public, soumis a un controle oblige, non choisi. La diffrence est sensible, Se loger, cet trouver le moyen d'une rup- ture d'avec le monde extérieur ~ rupture indis- pensable car elle permet de retourner vers les autres, vers le travail, vers la vie publique. Pour cela, dans ce but, les autres doivent dune cer- tine manigrerester au-dehors. Dans le logis, les portes extérieures jouent un grand réle = faut ouvoir les fermer aux autres. Normalement, les fenétres doivent permettre de voir le monde, non dete wu par les autres; dod, volets, voiles, fideau.,. Elles ne doivent pas autoriser le regard es autres vers le dedans, vers le chez soi: malaise des coursives, des rezde-chaussée.. Le logement accucile autre, mais avee une forte dose de mairse: tut le monde ne peut péné- ‘ter Et ceux qui péndtrent ne ciculent pas partout Le logement luismtme marque ses leux d'intimité croissante, Si le salon est [8 pour accueil, la cu sine, les chambres & coucher sont souvent inter- ites, Hy a comme des barites 2 franchir ou des sitels& accompli: on ne monte dans les chambres aqu’avec des pantoufles aux pieds, ce que les visiteurs ‘occasionnels n'ont pas avec euc.. Non quil sy passe des choses seabreuses..ce serait plat le contrare dans les chambres & coucher on peut voir plus d'ob- Jes religieuequ’ailers dans la maison ear on prie comme Ton dort dans a disertion. Le logement, lieu de contre de soi sur soi-méme ‘mais oi intrusion des autres n'est pas désrée. C'est pour cela que les bruits qui viennent des autres et qui ‘envahissent le logis sont insupportables, irritants, Par le bruit quils font, des voisins non invités surgissent chez vous, au travers des murs, des planchers et des plafonds... et vous ne pouvez pas les empécher! Par la tangente, ils se rappellent a votre attention, vous ‘qui voulez les oublier! Le logement est donc le lieu d'un certain pouvoir sur soiméme : pouvoir de choisir ol on se fixe, pour voir de organiser et de 'eccuper comme on Ventend. CChoisir son logement est une décision que l'on veut le plus libre possible. Et qui parat d'alleursIéte, Mais la socioogie rappelle que les décisions dale ici plu- 8t quiailleurs, d'aménager ainsi plutét qu'autre- ment... sont des actes de lbert illusoie carla liberté se vit, ici aussi, sous la contrainte : poids des res sources disponibles, conditions mises aux emprunts hhypothécaites, influences de la publicité tant dans la forme du logis que dans son équipement, orienta ions données par le secteur de la construction (voir Vaffluence aux salons de limmobilier et leur influence..), Métroitesse de marché immobilier.. Et quand cette liberte fait défaut, et que dans un sens on fen est conscient, jouent des mécanismes psycho- sociaux de consolation : « Chez moi, est petit, oul rmais cest vite chauffé.» Clest sans doute pour cette raison que les enquétes sur le degré de satisfaction sont peu éclai- rantes car elles révdlent que tout le monde a lair détre content de son sort! Et cela d'autant plus que la décision de se oger ~ sous quelle que forme que ce ‘soit ~ est une décision lourde. Le pain s'achete tous les jours. Acheter biti, rénover et méme prendre en location sont des opérations rares dans une vie pour la plupart des gens. Avouer ou reconnattre lerreut, Véchec, Vinsatisfaction, née d'une décision affirmée comme libre n'est pas chose aisée pour Findividu, renvoyé & lui seul, mais sous Veil des autres. Se loger demeure une opération déicate, un pour voir qui s'exerce dans la solitude ou avec la famille, rmais dans laquelle la société, en apparence, intervent peu. Ilr apas de mouvement social dans le secteur du logement au méme titre que Vindustriecrée le syn- dicat, Peu de soldarité dans 'égalite des situations: ture fis loge, le besoin en disparatt. N'existent ainsi ue quelques associations ~ rares mais nécessaives ~ pour la défense des locataires des logements sociaux, pour le logement des familles pauvees.. Et le secteur institutionnel du logement social qui compte ailleurs en son sein de vrais militants pour le loge- ment des autres 3 52 ‘Mais se loger n'est pas simplement s'abriter des ements, c'est aussi ere en rupture d avec les autres, avec a soceté globale. Fermer et ouvrir sa porte aux autres sont des actes de pouvoir et, a ce titre, sont valorisants. Marquer un espace, physique et social, de son empreinte ~ fdt-ce avec une imagination bridée par la société globale — est pour la plupart des hommes une immense satisfaction, Celle va crottre cenrelation avecle sentiment de norvliberté, de dépen- dance que la vie au travail, et méme hors-tavall, imposent, Carla vie hors du logis est pour la plupart des hommes une vie de non-pouveir, de subordina- tion, Inégalités des uns et des autres face aux capaci tés de maitise, d'auto-détermination. Pauvreté du champ d'action dans ou sur le monde extérieur. A verse, dans un certain sens, malgré toute la higrarchie des formes physiques et sociales des logis, prévaut une certitude (une impression 2) d'égalité entre les hommes et les famills. Est-ce cela que la trés belle formule « Charbonnier est roi en sa maison » veut cexprimer ? La, le charbonnier est Mégal du roi. Admi- rable, méme si, trés vite la sociologie, confirmée par expérience, mesure bien vite la dimension idéolo- ique de la formule car on sait qu'un charbonnier ‘est jamais roi, et encore moins, un roi un charbon- rier ! Mais enfin, le clos du logis se vit comme une royauté, comme un équivalent du pouvoir royal. On peut & ce propos reprendre la formule que Jean Bap- tiste André Godin donne du familistére de Guise (Cont la forme rappelle le chiteau de Versailles) « 'équivalent de larchesse ». 3 HABITER, LA COEXISTENCE AU MONDE Habiter s'oppose-il & se loger ? Mesurons les écarts 8 partir du pouvoir que Von cherche 3 exercer sur $a vie, & partir de son appétit d'autodétermina- tion, Au point de départ, associons : se loger avec indépendance, capacité de décider, pouvoir, et ides 4 ces volontés, une recherche disolement et de mat- trise dans Vorganisation et 'usage de son logis. Hai fer, au contrare, Cest Etre parm les autres, Si se loger équivaut& rupture d'avec les autres en chair et en 05, cet d'avec la société en général, habiter vaut pour inser tion, itégration dans la société des autres, dans Ihé- ritage bati et naturel, dans Histoire. Habiter, est nécessairement étre influencé par les autres, limite par eur, a la fois soumis a la discipline des réseaux Interpersonnels et & celle découlant des grands 5ys- témes sociaux, économiques, politiques et culturels. Habiter signiie éte habité par les normes et les valeurs de la société tout entire Dans une premiére approche, habiter veut dire ttre sans pouvoir, ne pas pouvoir accéder au pouvoir et la iberté qu'il procure. Habiter, c'est etre projeté au coeur des tensions qui traversent la societé et la ‘modélent, Ces tensions sont multiples : solicitations de la publcité, circulations, confits sociaux et poli tiques, difcutés economiques, pénibilité des condi tions ‘sociales personneles... Ainsi le lotissement cchois, la dimension de la parcell, la taille du loge: ment, la qualité de architecture... vont correspondre 2 toute une série de positions sociales, cultureles, économiques sur lesquelles la maitrise est nulle ou quasi. Choix déterminé donc, malgré lillusion de la liberté. Avec en supplément, plusieurs conséquences de divers ordtes : le voisinage n'est pas choisi mais, impos; il est une donnée avec laquelle il faut faire. Clest le marché immobilier qui opére le choix. Que cela tourme bien ou mal, que certains voisns soient sympathiques ou non, reléve plus du hasard que d'une sélection maitisée. Dans le logement social, locatif, affectation ne reléve pas directement du mar- cché mais des stocks disponibles et de mécanismes politico-administratifs. Ou point de vue de la liberté de 'habitant, ce sera & peu pres la méme chose. Les enquétes sociologiques révalent das lors la faiblesse dela vie social locale, Les relations devoisinage, saul en période de crise locale, se limitent & quelques foyers, souvent & partir des enfants, ou se bornent 3 quelques bonjours-bonsoirs ou aux bavardages pat- dessus les cldtures des jardins. Poser sur cette fai blesse de la vie locale un jugement moral n'a pas de sens réel. Car ce quiil faut comprendre est que la proximité physique n'est jamais elleméme la cond: tion de la solidarité, parce que cette proximit® phy sique est imposée et qu'il y a moyen d'chapper & ses effets non désirés. D'une part, la société industrielle, eatiémementefficace, poussant la consommation de biens consommables et durables normalement acces- sibles avec un minimum de dépenses, le besoin des autres proches s‘amenuise et peut disparate toutes ies familes possédent des casseroles et une per ceuse.. Dans ce contexte, des relations de voisinage {intenses) r’ont guére de sens, manquant de fonde- ‘ment, Or comme toute relation sociale a un cod ac: ceptation dun certain contre et donc d'une certaine perte d'autonomie, les celations qui naftraient d'une Certaine pénutie n'ont plus de raison d'etre puisqu'ly fa accés 8 une abordance relative. D'autre part la base de échange entre voisins soufire de la ressemblance des situations. En adoptant une position iologique, ‘on pourrait penser que cette similitude des conditions secio-économgiues devrait consttuer une base suff sante pour faire groupe, mouvement, association ou simplement vie sociale iterpersonnelle. Mais il appa rat que, de fait, une ressemblance trop grande écarte au lieu de rapprocher, comme si'aute, vai refet de soiméme, eevoyait a solméme avec les memes lii- tations, la méme condition sociale et cuburlle. Alors 8 quoi bon. Les relations peuvent natre d'une lise ou de tout événement, mais pas du quotiien. Mais habiter cache une autre dimension : on habite Ia societé tout entire. Conerétement,celle- Cette réglementation peut-elle instaurer une banalisation dans le paysage ? Ou a contraro, estelle le résutat d'un consensus volon- ‘tice qui satisfait le plus grand nombre en encour: geant un confort formel ? Nous reviendrons sur les arguments de Charles Jenks qui défend une simpli- ‘ation de lecture pour favoriser appropriation des Propositions architecturales. Uhéritage de la révolution industrielle est évi demment multiple dans le domaine qui nous ‘concerne, Lexode rural, maintes fois décrit, augmente la populstion urbaine avec son corrlaire de misére, ‘comme la spéculation touchant les couches les plus Pauvres. Les bourgeois face & la montée d'une classe laborieuse accusée de tous les vices, et la prise de conscience par certains patrons (De Gorge & Horna (Mons) ou Hens a Cheratte (Liége))- poussés parla pression du tuen-over dans les entveprises et devant attier une main-d’oeuvre dans des lieux peu habités préalablement & leur occupation industrielle - sont

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