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Ce paramètre présente l’avantage de stimuler les gérants à redoubler d’efforts pour d’abord couvrir leurs coûts
fixes et ensuite pour maximiser leurs profits en fonction d’un niveau d’activité prévu
1. La CAE prévisionnelle
C’est la 3ème étape de l’évolution de cette comptabilité dans laquelle on s’orientera vers le contrôle de la gestion
non pas en se basant uniquement sur les coûts historiques mais aussi sur les coûts prévisionnels afin d’étudier les écarts
entre les prévisions et les réalisations, d’en chercher les causes et de situer les responsabilités.
On est alors à l’époque de la comptabilité analytique des coûts préétablis ou comptabilité à priori ou
prévisionnelle dont les principales méthodes étudiées dans ce cours, sont la méthode des coûts standards, la méthode des
coûts budgétés.
2. Le découpage de l’entreprise en centres de responsabilité
Dans cette étape on s’intéresse à l’homme, le manager, ou le responsable d’une fonction de l’entreprise dont
on cherche à apprécier la gestion par l’étude des objectifs lui assignés et des moyens mis à sa disposition.
Il s’agit de chercher à savoir si celui – ci a atteint ces objectifs et est resté dans les limites du budget lui alloué.
Pour ce faire, on va imaginer la méthode des centres de responsabilité dans laquelle l’entreprise sera découpée
en autant de centres qu’il y a de managers ou décideurs au sein de l’entreprise.
3. La méthode ABC (Activity based costing)
C’est l’étape récente de l’évolution de la CAE et budgétaire. Dans cette méthode, tout en écartant pas le calcul
des coûts qui restent nécessaires pour la détermination des résultats, l’évaluation des stocks et la prise de certaines décisions
stratégiques (telles que par exemple quoi acheter ou produire), l’attention est accordée davantage aux charges indirectes qui
sont devenues plus importantes dans les entreprises modernes.
De ce fait les initiateurs de cette nouvelle méthode estiment qu’une bonne gestion devrait consister aujourd’hui
à chercher à réduire ces dernières charges lesquelles sont induites ou engendrées par toutes sortes d’activités réalisées au
sein de l’entreprise et qui l’amènent à produire et vendre à temps un produit ou un service de qualité.
C’est pour cela que selon eux il importe d’analyser ces activités, de les regrouper selon les facteurs de
causalité de leurs coûts appelés inducteurs (lesquels correspondent en quelque sorte aux unités d’œuvre dans la méthode
des sections homogènes), d’étudier leur durée car celles –ci déterminent celle du cycle de production de l’entreprise.
En vue d’assurer une bonne gestion de ces activités et de réduire ainsi les charges indirectes, sur le plan de
la comptabilité analytique d’exploitation et budgétaire, l’entreprise sera découpée en autant de centres d’analyse qu’il y a
d’activités importantes, une activité étant définie comme une ou plusieurs tâche(s) accomplie(s) par un ou plusieurs travailleurs
,une ou plusieurs machines au sein de l’entreprise(par exemple, étudier la qualité des matières à acheter, chercher les
fournisseurs, passer les commandes, étudier la qualité des produits, la fabrication de ceux-ci, l’emballage du produit, étudier
les débouchés des ventes etc.)
Il est à noter que dans cette méthode on cherche également par cette analyse à réduire les coûts de stockage
par la réduction des stocks et à ressortir les coûts de non qualité ,c’est-à-dire ceux découlant de toutes sortes de
dysfonctionnement de l’entreprise telles que le non-respect des délais de livraison des marchandises ou des matières achetées
et des produits commandés par des clients, la fabrication des produits présentant une insuffisance sur le plan de la qualité, le
non entretien régulier des machines, les grèves des travailleurs etc. Cette méthode qui n’est pas encore très connue sera
étudiée au chapitre 12 de ce cours.
1.2. LE CADRE DES COMPTES DU SYSTEME COMPTABLE OHADA
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Ce cadre des comptes se présente comme suit :
Comptes de bilan Comptes de gestion
1 2 3 4 5 6 7 8 9
10 20 - 40 50 60 70 - 90
11 21 31 41 51 61 71 81 91
12 22 32 42 52 62 72 82 92
13 23 33 43 53 63 73 83 93
14 24 34 44 54 64 - 84 94
15 25 35 45 55 65 75 85 95
16 26 36 46 56 66 - 86 96
17 27 37 47 57 67 77 87 97
18 28 38 48 58 68 78 88 98
19 29 39 49 59 69 79 89 99
De tous ces comptes, ceux qui nous intéressent en CAE sont ceux des classes 6,7, 8 et 9, qui enregistrent
les éléments de gestion de l'entreprise avec lesquels cette comptabilité fonctionne.
En effet, si en comptabilité générale ces éléments sont virés dans les comptes de résultats (compte 13).
En CAE, ils sont virés dans les comptes analytiques d'exploitation (comptes de la classe 9).
Il est à noter que la CAE se sert également des comptes de stocks ou de valeurs d'exploitation (classe 3)
parce que les éléments de ces comptes interviennent dans le calcul des consommations des matières et des sorties pour la
vente d'une période, des marchandises, des produits finis ou semis finis. Rappelons qu'en inventaire intermittent, les
consommations se calculent par la formule suivante :
Sorties = Entrées + Variations de stocks.
Ainsi par exemple : Coût du stock vendu = SI + Achats - SF.
MP consommées = Achats MP + Variations de stocks MP
Production déstockée = Entrées au CP + Variations de stocks des PF
Les comptes des classes 3, 6, 7 et 8 ayant déjà été étudiés en premier graduat économie, dans ce cours de
CAE nous nous bornerons à étudier les comptes analytiques d'exploitation, comptes de la classe 9. Ces comptes sont
les suivants :
92 Comptes réfléchis
93 Comptes de reclassement des charges et pertes et des produits et profits par nature.
94 Comptes de coûts
95 Comptes de stocks
96 Comptes d'écarts sur coûts et prix de vente préétablis.
97 Comptes des différences de traitement comptable
98 Comptes des résultats analytiques d'exploitation
99 Comptes de liaisons internes.
1.3 DÉFINITION DE LA CAE ET BUDGETAIRE
Suivant son appellation, la CAE est une comptabilité qui étudie les conditions internes d'exploitation
c'est à dire les coûts et les résultats et qui fonctionne avec les comptes de la classe 9 qui s'intitulent justement «
Comptes analytiques d'exploitation ».
Mais, pour en donner une définition précise et complète, nous allons nous baser sur le schéma du
fonctionnement de cette comptabilité dans une entreprise industrielle mono -produit et qui se présente comme suit :
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1. SCHÉMA DU FONCTIONNEMENT DE LA CAE
D 941 CAMP D 9532 IPMP D 942 CPPF D 9536 IPPF D 945 CRPF D 98 RAE
C C C C C C
Enc initial Enc final SI Sorties
SI Sorties MP cons Sous pro Entrées
Entrées Frais de Sd =
Sd = SF fab CPPF Sd = SF
CTA1 CTA2 CPT2
CPT
Stade Stade de production
CTAI = CTA matières achetées
d’approvisionnement
CTA2 = CTA matières dans le stock compte tenu du stock initial 943 CD
CPT1 = CP total des produits fabriqués = Consommations totales de la période
CPT2 = CP total des produits finis dans le stock compte tenu du stock initial
Stade de distribution
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Ce schéma comporte trois stades d'exploitation à savoir le stade d'approvisionnement, le stade de
production et le stade de distribution. Celui-ci montre le travail que l'on fait en CAE et lequel consiste à calculer les coûts
et le résultat d'exploitation.
a) Au stade d'approvisionnement on sait calculer :
1) Le CTA des matières achetées et à ce stade et au niveau du compte IPMP :
2) Le CTA des matières dans le stock, compte tenu du stock initial de ces matières.
3) Le CTA des sorties pour la fabrication
4) et la valeur du stock final
b) Au stade de production on sait calculer :
1) Le coût total de production, ou coût total des consommations de la période.
2) Le coût de l'encours final et des sous-produits,
3) Le coût de production des produits finis fabriqués
c) Au stade de distribution et au niveau du compte IPPF on sait calculer.
1) Le CPT des produits finis dans le stock compte tenu du stock initial de ces produits
2) Le CPT des sorties pour la vente
3) La valeur du stock final
Ensuite on sait calculer toujours à ce stade
4) Le coût de distribution des produits finis vendus
5) Le coût de revient
6) et le RAE des produits finis vendus
Maintenant une question à laquelle il faudrait répondre c'est celle de savoir pourquoi on calcule les coûts.
La réponse à cette question se dégage de l'examen de ce même schéma :
1. On calcule les coûts pour évaluer les biens et les services achetés, produits et vendus
En effet, les entrées dans les stocks et les sorties pour la fabrication ou la vente ne sont comptabilisées que
lorsque celles-ci ont été valorisées, ce qui signifie que cette opération ne peut se faire sans la connaissance des coûts.
C'est ainsi que sur ce schéma du fonctionnement de la CAE, on remarque que les comptes d'inventaire permanent sont
précédés par les comptes des coûts.
2. On calcule les coûts pour déterminer le RAE
Ce schéma montre également que les coûts conduisent au calcul du coût de revient, un paramètre qui
permet de mesurer le résultat de l'exploitation par la comparaison de cet élément au chiffre d'affaires réalisé. En effet
RAE = Chiffre d'affaires – CR
3. On calcule les coûts pour permettre :
1°) Le contrôle de la gestion par la comparaison de nouvelles réalisations aux anciennes.
2°) La prise des décisions sur base d'une information adéquate c'est à dire de la connaissance des coûts
et des résultats d'exploitation.
3°) L'établissement des prévisions, l'analyse des écarts entre ces éléments et les réalisations, la
détermination des responsabilités et la mise en œuvre des actions correctives de la politique de gestion de l’ entreprise. .
2. DÉFINITION
De ce qui précède, nous allons définir la CAE et budgétaire comme une technique d'information, un outil
de gestion qui consiste à calculer les différents coûts de l'entreprise, en vue d'évaluer les biens et les services achetés, produits
et vendus, de déterminer les résultats analytiques d'exploitation et de permettre le contrôle de la ge stion par
l'établissement des prévisions., l’ analyse des écarts entre ces éléments et les réalisations, la détermination des
responsabilités et la prise des décisions correctives de la politique de gestion de l’ entreprise.
Cette comptabilité est ainsi appelée parce qu'elle présente à chaque stade d'exploitation, les conditions
internes d'exploitation d'une part au niveau global c'est à dire des coûts, et d'autre part au niveau partiel c'est à dire de
chaque élément constitutif de chaque coût.
Le schéma du fonctionnement de la CAE donné plus haut retrace l'historique de la production de l'entreprise
sur une période donnée. Quand on étudie ce schéma, on sait répondre à la question de savoir à quelles conditions on a
produit et vendu n unités de produits finis fabriqués. De gauche vers la droite , la CAE permet de constituer le coût de
revient et de droite vers la gauche, elle permet de décomposer ce coût en ses éléments constitutifs
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La CAE est donc un excellent outil de gestion parce qu'elle est conçue de façon à fournir des informations
détaillées par fonction, par produit, par famille des produits ou par activité, en vue de permettre une bonne gestion de
l'entreprise.
1.4. DÉFINITION DE LA COMPTABILITÉ INDUSTRIELLE ET COMPARAISON AVEC LA CAE
1. UNE BRÈVE HISTORIQUE DE LA COMPTABILITÉ INDUSTRIELLE
La comptabilité industrielle naquit au 18 ème siècle avec la révolution industrielle. Il est à noter que cette
révolution s’était caractérisée par l’utilisation des machines productives et des techniques nouvelles de production plus
perfectionnées par rapport à celles des siècles précédents.
Celle-ci avait favorisée la création des fabriques lesquelles, par rapport à l’activité d’un artisan, exigeaient
une grande quantité des MP, une main d’opeuvre nombreuse pour fournir une grande production.
L’activité de production était devenue plus complexe puisque, entre les fonctions d’achat, de production et
de vente s’étaient intercallées beaucoup d’opérations d’achat et de transport des MP, de manutention et de stockage de
ces éléments de leurs transformation en PF de manutention, de stockage, de transport et de vente des PF, de constitution
des amortissements sur les machines productives et sur d’autres biens immobilisés, de paiement de la main d’œuvre, etc.
Dans ces nouvelles conditions de production, la fixation du prix de vente était devenue difficile car elle
nécessitait absolument la connaissance de la valeur finale du produit fabriqué ou prix de revient pour pouvoir fixé le prix
de vente.
On a donc utilisé la comptabilité industrielle pour calculer cette valeur.