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Reproduction des Végétaux : Concepts Clés

Le document présente le cours de reproduction végétale dispensé par le Dr. Adjossou à la Faculté des Sciences, destiné aux étudiants en biologie végétale et aux producteurs du domaine. Il décrit les objectifs d'apprentissage, le contenu de l'unité d'enseignement, ainsi que les modalités d'évaluation, en se concentrant sur divers thèmes de reproduction chez les végétaux. Les étudiants apprendront les concepts fondamentaux et pratiques de la reproduction végétale, incluant les processus de reproduction sexuée et asexuée, ainsi que les cycles de reproduction chez différentes espèces végétales.

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Reproduction des Végétaux : Concepts Clés

Le document présente le cours de reproduction végétale dispensé par le Dr. Adjossou à la Faculté des Sciences, destiné aux étudiants en biologie végétale et aux producteurs du domaine. Il décrit les objectifs d'apprentissage, le contenu de l'unité d'enseignement, ainsi que les modalités d'évaluation, en se concentrant sur divers thèmes de reproduction chez les végétaux. Les étudiants apprendront les concepts fondamentaux et pratiques de la reproduction végétale, incluant les processus de reproduction sexuée et asexuée, ainsi que les cycles de reproduction chez différentes espèces végétales.

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1.

LA PAGE DE GARDE

Domaine : Sciences et Technologies

Parcours : Licences Biologie Physiologie Végétale (BPV)/Biologie Physiologie


Animale (BPA)
Etablissement : Faculté Des Sciences (FDS)

Code et Intitulé de l’UE : BOT 212- Reproduction végétale


Crédits : 4

Public cible : ce cours est destiné aux étudiants des parcours BPV/BPA et aux
producteurs du domaine végétal

Semestre : 4

Pré-requis : Pour suivre cet enseignement, vous devez avoir validé les UEs BOT122, BOT
125

Enseignant responsable de l’UE :

Dr. Adjossou kossi

Grade : Assistant

Spécialité : Botanique et Ecologie Végétale

Tél : 90 27 33 11

E-mail : marcadjossou@[Link]

Disponibilité : (jour, heure, pour échanger avec les étudiants par RESCOUL)

Tous les vendredis de 8-11h

Cours de reproduction végétale de M. Adjossou


2. DESCRIPTION DE L’UNITE D’ENSEIGNEMENT

2.1 OBJECTIFS DE L’UNTE D’ENSEIGNEMENT

Objectif général : Offrir à l’apprenant des connaissances fondamentales et


pratiques sur la reproduction des organismes à affinités végétales

Objectifs spécifiques
L’étudiant au terme de l’enseignement doit être capable de:

- définir les notions et concepts de base de la reproduction végétale ;

- décrire et comparer la structure de fleurs et de cônes, les processus de formation des


cellules reproductrices, les modalités de fusion des gamètes, la structure et la
germination de la graine, les cycles de reproduction chez les végétaux à graine ;

- décrire la reproduction végétative et sexualité incomplète chez les angiospermes et


donner des applications dans les domaines agricole, sylvicole et horticole ;

- décrire et comparer les processus de formation des cellules reproductrices, les


modalités de fusion des gamètes, et les cycles de reproduction chez les végétaux sans
graines et comprendre l’évolution de la sexualité dans le règne végétale

2.2 CONTENU DE L’UNITE D’ENSEIGNEMENT

Bref descriptif de l’UE

L’UE aborde sept thèmes liés à la reproduction végétale :

 Reproduction chez les Angiospermes

 Reproduction chez les Bryophytes

 Reproduction chez les Ptéridophytes

 Reproduction chez les Préspermaphytes

 Reproduction chez les Gymnospermes

 Reproduction chez les Algues

 Reproduction chez les Champignons

Cours de reproduction végétale de M. Adjossou


Plan du contenu d’enseignement
Séances Objectifs Contenus

Prise de contact (présentation du programme,


explication des objectifs, recommandations
bibliographiques)

Chapitre 1. Définition de concepts et notions de


base de la reproduction végétale

1.1. Définition de la reproduction


1
Définir les notions et 1.2. Définition des modes de reproduction chez les
concepts de base de la végétaux
reproduction végétale 1.3. Définition des notions d’alternance de génération
et de cycle de reproduction chez les végétaux

1.4. Définition des notions de méiose, cellules


reproductrices et de fécondation dans un cycle
biologique

1.5. Activités d’apprentissage

Chapitre 2. Reproduction chez les Angiospermes

Décrire la structure de la Partie A. Reproduction sexuée chez les


fleur, les processus de angiospermes
formation des cellules
reproductrices, les A.2.1. Structure de la fleur et sa variation
modalités de fusion des A.2.2. Répartition des sexes
gamètes, la structure et la
2 germination de la graine A.2.3. Formation du gamétophyte mâle
et les cycles de
reproduction chez les A.2.4. Formation du gamétophyte femelle
angiospermes A. 2. 5. Fécondation

A. 2.6. Formation de la graine et du fruit

A. 2.7. Cycle de développement des angiospermes

[Link]és d’Apprentissage

3 Décrire la reproduction Partie B. Reproduction végétative chez les

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végétative chez les Angiospermes
angiospermes
B.3. 2.1. Reproduction végétative asexuée

B. 3.2. 2. Reproduction végétative asexuée par voie de


sexualité incomplète

B.3.2.3. Activités d’apprentissage

Partie C. Techniques de production et


d’amélioration des plants (phytotechnie)
Décrire les méthodes de
multiplication rapide et C. 4. 2.1. bouturage
d’amélioration des plants C. 4. 2.2. marcottage
chez les angiospermes et
4
leurs applications dans C. 4. 2.3. greffage
les domaines de
l’agriculture, sylviculture C. 4. 2.4. Rejet/drageonnage
et horticulture C. 4. 2.6. Agamospermie

C. 4. 2.7. Activités d’apprentissage

Chapitre 3. reproduction chez les bryophytes


5 Décrire les processus de
reproduction chez les 5. 3.1. Reproduction asexuée des Bryophytes
Bryophytes
5.3.2. Cycle de reproduction sexué des Bryophytes

5.3.3. Activités d’apprentissages

Chapitre 4. reproduction chez les ptéridophytes


Décrire les processus de
6 reproduction chez les 6.4.1. Cycle de reproduction de Sélaginelle
ptéridophytes
6.4.2. Cycle de reproduction de Fougère

6.4.3. Activités d’apprentissage

Décrire les processus de Chapitre 5. reproduction chez les Préspermaphytes


reproduction chez les
Préspermaphytes 7.5.1. généralités
7
7.5.2. Cycle de reproduction de Cycas

7.5.3. Activités d’apprentissage

8 Décrire les processus de Chapitre. 6. reproduction chez les gymnospermes

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reproduction chez les 8.6.1. Généralité sur les Gymnospermes
Gymnospermes
8.6.2. Cycles de reproduction des Conifères

8.6.3. Activités d’apprentissage

9 Chapitre 7 : Reproduction chez les algues

Partie A. Généralité sur la reproduction des algues


Décrire les processus de
reproduction chez les A. 9.7.1. Reproduction asexuée
algues
A.9.7.2. Reproduction sexuée

A.9.7.3. Activité d’apprentissage

10 Partie B. Etude de quelques cycles chez les algues

B. 10.7.1. Cycle de Chlamydomonas


(Chlorophyceae)
Décrire les processus de B. 10.7.2. Ulva lactuca (Chlorophyceae)
reproduction chez les
algues B. 10.7.3. Cycle de Antithamnion plumula
(Rhodophyceae)

B. 10.7.4. Cycle de Fucus vesiculosus ( Pheophyceae)

B. 10.7.5. Activités d’apprentissage

Chapitre 8. Reproduction chez les champignons

Partie A. Introduction générale-Reproduction chez


les Zygomycètes
11 Décrire les processus de
reproduction chez les A .[Link] générale
champignons
A .11.8.2. Reproduction chez les Zygomycètes : cas
du Mucors

A .11.8.3. Activités d’apprentissage

Partie B. Reproduction des asco et basidiomycètes

12 Décrire les processus de [Link] de reproduction des Ascomycètes


reproduction chez les
champignons [Link] de reproduction des basidiomycètes

[Link]és d’apprentissage

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Modalités d’évaluation : Contrôle continu (40%) ; Examen (60%)

Bibliographie
Adjetey-bahun E.A. (1995). La reproduction chez les végétaux vasculaires.2è edition revue et
augmentée. Les Presses de l’UB, Lomé
Caratina, R. (1971). Bordas-Encyclopédie, N° 58, La vie des plantes, 1ere Ed, Thierry Foulc,
Italie
Murray, W. N. (2008). Biologie végétale: structure, fonctionnement, écologie et
biotechnologie. Pearson Education, France, Paris
Nultsch, W. (1998). Botanique générale, De Boeck, Bruxelles
Raynal-Roque, A. (1994). Botanique redecouverte, INRA Edition, Berlin, Paris

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3. DEVELOPPEMENT DU CONTENU ET ACTIVITES D’APPRENTISSAGE
SEANCE N° 1
Objectif

Cette séance a pour objectif de définir les notions et concepts de base de la reproduction
végétale
A la fin de la séance, l’apprenant doit être capable de définir clairement les notions de :
reproduction, reproduction sexuée, reproduction asexuée, alternance de génération, gamètes,
spores, « cyste », « ange », méiose initiale, méiose intermédiaire, méiose terminale, méiose
zygotique, méiose gamétique, spores directes, spores équationnelles, métaspores, méiospores,
haplonte, diplonte, haplobiontique, diplobiontique, phase chromosomique, alternance de
phase chromosomique , isogamie, anisogamie, oogamie , planogamie, trichogamie,
siphonogamie, somatogamie , cycle de développement etc.
Contenu
Chapitre 1. Définition des concepts et notions de base de la reproduction végétale
1.1. Définition de la reproduction
La reproduction est l’ensemble de processus effectué par un organisme, avant sa mort, pour
engendrer un organisme-fils capable d’assurer la continuité de l’espèce. La reproduction peut
être décrite en termes de cycles biologiques. Le cycle biologique d’une espèce est une
séquence de stade qui conduit de l’adulte d’une génération à l’adulte de la génération
suivante. Un cycle biologique peut être sexué ou asexué.
1.2. Les modes de reproduction chez les végétaux
A la différence des animaux, les végétaux peuvent se reproduire de deux façons. A maturité
les animaux ne peuvent se reproduire que par la reproduction sexuée, qui implique la
fécondation d’un ovule par un spermatozoïde, donnant une descendante différente des parents.
Au contraire, les végétaux peuvent donner une descendance soit par reproduction sexuée, soit
par reproduction asexuée.
 Reproduction asexuée
La reproduction asexuée ou multiplication végétative s’effectue par mitoses et aboutit à la
production d’une descendance génétiquement identique à celle du parent. La multiplication
végétative implique la multiplication d’un parent unique, qui aboutit à une descendance
composée d’individus identiques au parent et identiques entre eux. La population obtenue est

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désignée sous le nom de clone. La multiplication végétative n’implique que des divisions
cellulaires par mitoses, et le patrimoine génétique de la descendance est rigoureusement
identique à celui du parent. La multiplication végétative est une originalité des plantes par
rapport aux animaux, ceci résulte probablement de la structure des plantes, chez lesquelles, on
note un faible degré de différenciation et la qualité de totipotence, ce qui facilite la
multiplication végétative. La totipotence est la possibilité qu'a potentiellement n'importe
quelle cellule végétale de se dédifférencier pour se redifférencier ensuite et donner un nouvel
organisme. La totipotentialité cellulaire s'accompagne d'une possibilité de multiplication
indéfinie que l'on peut observer dans les zones de croissance de la plante : les méristèmes. Ces
cellules restent dans un état de dédifférenciation permanent, elles restent juvéniles. Donc, si
des cellules de racines, de tiges ou de feuilles sont susceptibles de s’organiser en bourgeon
méristématique apical, une nouvelle tige peut se former et produire facilement des tiges à sa
base. Le faible degré de différenciation et surtout la qualité de totipotence est mise
naturellement à profit par les organismes végétaux pour se multiplier de manière asexuée par
la voie végétative. Ceci se fait par fragmentation, bouturage naturel, marcottage etc.
L'agriculture traditionnelle et l’horticulture ont mis à profit la propriété de totipotence
végétale pour multiplier les individus intéressants par bouturage, marcottage, greffe, etc.
Aujourd'hui, presque tous les végétaux d'intérêt peuvent être multipliés en grand nombre
grâce à la culture in vitro en laboratoire (méthodes de cultures de tissus). La multiplication
végétative permet à la plante d’occuper rapidement l’espace disponible et d’être avantagée
lors de la compétition avec d’autres plantes. Grace à la multiplication végétative, une plante
bien adaptée dans un environnement stable peut occuper rapidement l’espace disponible.

 Reproduction sexuée

La reproduction sexuée implique un parent de chaque sexe et aboutit à une descendance


génétiquement nouvelle, composée d’individus génétiquement différents des parents et
différents entre eux. Ils possèdent une partie des gènes recombinés de chaque parent. En ce
sens, la reproduction asexuée engendre de nouvelles recombinaisons génétiques. Bien que la
reproduction sexuée se rencontre chez les plantes vivant dans tous les types
d’environnements, elle est particulièrement importante chez les plantes vivant dans des
conditions environnementales changeant ou dans des environnements variés. Puisque les
descendants provenant de la reproduction sexuée sont génétiquement différents, un ou

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plusieurs individus peuvent être mieux adaptés à un environnement particulier apportant ainsi
à l’espèce un avantage compétitif.

1.3. Notions d’alternance de génération et de cycle de reproduction chez les végétaux

Les végétaux se présentent sous deux formes qui alternent. Une de ces formes produit des
spores, cellules reproductrices capables de donner un nouvel individu, sans fusionner avec
une autre cellule. L’autre forme adulte produit soit des spermatozoïdes (cellules reproductrices
mâle), soit des oosphères (cellules reproductrices femelles). Les sporophytes diploïdes et
gamétophytes haploïdes sont formés alternativement. Dans les cycles biologiques des plantes,
on distingue une alternance entre la phase diploïde (2n), qui correspond au sporophyte, et la
phase haploïde (n), qui correspond au gamétophyte (voir schéma).

Schéma du cycle biologique typique des végétaux

Chez les végétaux, il existe plusieurs types de cycles définis par l’importance relative
des périodes séparant la méiose de la fécondation et la fécondation de la méiose : On
distingue les cycles digénétiques, les cycles monogénétiques et les cycles trigénétiques
 Les cycles digénétiques
Ils sont caractérisés par l’alternance de deux générations : l’une sexuée représentée par
le gamétophyte (n) qui fournit les gamètes (il existe des gamétophytes mâles et
femelles) ; l’autre asexuée représentée par le sporophyte (2n) qui fournit les spores. Le
végétal qui présente un tel cycle est un haplodiplonte ou un diplohaplonte.

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C'est le cycle le plus courant chez les végétaux : le zygote donne naissance à une
génération morphologique en diplophase : c'est un diplonte. La méiose survient au
milieu du cycle : elle est dite intermédiaire ; son résultat est quatre cellules incapables
de fusionner donc incapables d'assurer la fécondation, ce sont des spores. Dans ce cas on
parle même de métaspore car issu de la méiose. Chaque spore engendre une deuxième
génération morphologique qui est en haplophase, c'est un haplonte qui donnera des
gamètes par simple mitose. Suivant les espèces, les deux phases sont de durée égale, on
parle de cycle équilibré. Parfois, le cycle est déséquilibré c'est à dire que l'une des deux
phases est dominante par rapport à l'autre. Comme on a deux générations
morphologiques, le cycle est digénétique (un haplonte et un diplonte). Le cycle est dit
isomorphe quand sporophyte et gamétophyte sont identiques morphologiquement. Il est
dit hétéromorphe quand ils différent morphologiquement les uns des autres. A partir des
cycles digénétiques, il existe de nombreuses variations qui résultent de la réduction
progressive de l'une des deux générations au bénéfice de l'autre. Exemples: cycles
digénétiques hétéromorphes haplodiplophasique ou diplohaplophasique; cycles
monogénétiques haplophasique/diplophasique
 Cycles monogénétiques
 Cycle monogénétique diplophasique
C'est le cycle le plus représenté dans le règne animal. On part du zygote (Z) qui donne
directement un individu, la méiose est dite terminale. Elle va donner naissance à des
cellules capables de fusionner entres elles, ce sont des gamètes. La méiose est dite
gamétique. La génération nucléaire est une diplophase (2n), la génération
morphologique représentant l'espèce est un diplonte. Le cycle de reproduction est réduit
à une seule phase morphologique
 Cycle monogénétique haplophasique
Dès sa formation, le zygote diploïde subit immédiatement la méiose : la méiose est dite
initiale ou zygotique. Elle donne une tétrade formée de quatre cellul es incapables de
fusionner, ce sont des spores méiotiques. Chaque spore va germer et donner naissance à
une génération morphologique en haplophase, c'est une haplonte qui donne par simple
mitose des gamètes. La phase chromosomique diploïde est réduite au zygote.
 Cycle trigénétique
On a successivement trois formes distinctes du végétal; il y a trois générations. La
première génération est un gamétophyte haploïde (haplonte), elle produit les gamètes.
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Les deux autres générations sont des sporophytes diploïdes (diplontes). Le premier
sporophyte (génération supplémentaire toujours parasite du gamétophyte) produit par
mitose des spores équationnelles diploïdes (spores directes) donnant naissance au
deuxième sporophyte, qui produira des spores méiotiques (méiospores) à l'origine des
nouveaux gamétophytes. Ce cycle comporte deux phases nucléaires, une diplophase et
une haplophase, avec trois générations morphologiques, deux diplontes et une haplonte.
C'est un cycle trigénétique car il y a trois générations morphologiques

1.4. Méiose, cellules reproductrices et fécondation dans un cycle biologique

L'alternance des générations est rendue possible grâce aux deux processus fondamentaux de la
reproduction sexuée : la méiose et la fécondation.
 La méiose
La méiose est l'ensemble de deux mitoses, la première est une division réductionnelle qui
permet le passage d'un état diploïde (2n) à l'état haploïde, la seconde est équationnelle où les
deux cellules provenant de la première mitose se divisent pour donner naissance à quatre
cellules haploïdes (n) qui constituent dans un premier temps une tétrade (quatre cellules
unies). Les quatre cellules haploïdes ainsi formées vont subir des étapes de maturation et de
développement pour donner naissance aux gamètes (voir schéma méiose).

Schéma de la de la méiose

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 Cellules reproductrices

Chez les végétaux, la reproduction sexuée fait intervenir trois types de cellules
reproductrices : les spores, les spermatozoïdes et les oosphères. Une spore se développe pour
donner directement un nouvel organisme, sans fusion avec une autre cellule reproductrice.
En revanche, un spermatozoïde (cellule reproductrice mâle) féconde une oosphère (cellule
reproductrice femelle). A la suite de cette fusion, il y a formation d’un zygote qui donnera un
embryon qui se développera ensuite en une nouvelle plante. Les spermatozoïdes et les
oosphères sont appelées des gamètes (du grec, gamein, mariage).

Chez les thallophytes, les organes producteurs des cellules reproductrices dérivent des
cellules banales du thalle. Leur contenu, suite à une ou plusieurs divisions, forme les cellules
reproductrices. La paroi de ces organes est celle de la cellule mère. Elle n’a jamais de nature
pluricellulaire. On appelle ces organes des cystes.
Chez les cormophytes où la paroi est de nature pluricellulaire, les noms des organes
reproducteurs se terminent le suffixe « ange » : sporange, gamétange dont on distingue
gamétange mâle anthéridie et le gamétange femelle ou archégone (voir schéma). La
protection des cellules reproductrices des cormophytes par une couche de cellules stériles est
vue comme une adaptation pour la survie hors de l’eau (protection des cellules
reproductrices de la dessiccation)

Structure des organes producteurs des spores

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Structure des organes producteurs des gamètes

 Modes de fécondation chez les végétaux


La fécondation se déroule selon diverses modalités, différentes d’un groupe à l’autre et entre
deux espèces. S’il y a fusion entre gamètes mâles et femelles bien différenciés : c’est
gamétogamie. S’il y a fusion de gamétocystes (sans gamètes), c’est une cystogamie. S’il ya
fécondation entre deux cellules sans distinction particulière : c’est la somatogamie ou
périttogamie (voir schéma type de reproduction). Selon l’aspect et la taille des gamètes on
distingue plusieurs types de gamétogamie dont les principaux sont :
Isogamie : les gamètes ont le même aspect ; on ne distingue pas les gamètes mâles des
gamètes femelles, mais uniquement selon leur comportement lors de leur appariement : il y a
donc anisogamie physiologique (potentialité sexuelle différente). Dans ce cas les gamètes sont
représentés par des signes + et - ;
Anisogamie : les gamètes ont la même forme mais les gamètes de grandes tailles sont à
potentialité sexuelle femelle et les gamètes de petites tailles sont à potentialité sexuelle mâle ;
Oogamie : les gamètes femelles que l’on qualifie d’oosphère sont dépourvus de flagelles et
sont donc immobiles. Ils restent fréquemment à l’intérieur du gamétocyste. En règle général,
ils sont nettement plus grands que les gamètes mâles appelés spermatozoïdes.
Planogamie : gamètes tous mobiles (planogamètes ou zoogamètes)
Trichogamie: le gamète femelle reste inclus dans la cellule du gamétophyte portant un poil
plus ou moins long (trichogyne) auquel adhère la spermatie gamète mâle est libéré dans le
milieu extérieur mais dépourvu de flagelle (spermatie= gamète mâle immobile).
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Siphonogamie : un tube copulateur amène le gamète mâle - souvent réduit à un simple noyau
fécondant - jusqu'au gamète femelle
Par cystogamie on désigne un cas particulier de reproduction sexuée, dans lequel il n’y a plus
de formation de gamète. En effet, les gamétocystes plurinucléés fusionnent immédiatement.
Là encore, on peut distinguer une cystogamie isogame où les gamétocystes ont le même
aspect (Mucor) et une cystogamie anisogame où les gamétocystes sont différents. Ce second
cas est rencontré chez les Ascomycètes. La réduction extrême est représentée par la
somatogamie qui est caractéristique des basidiomycètes. Dans ce cas ; les gamétocystes ne
sont même plus différentiés. Ce sont des cellules de l’organisme qui fusionnent. Elles sont
d’aspect identique, mais elles se comportent différemment lors de leur appariement. La
plasmogamie et la caryogamie sont séparés dans le temps et dans l’espace par la
dicaryophase.

1.5. Activités d’apprentissage


TD
Exo1 Définir les notions suivantes relatives à la méiose : méiose initiale, méiose
intermédiaire, méiose terminale, méiose zymotique, méiose gamétique
Exo2 Définir les notions suivantes relatives à la spore : spores directes, spores équationnelles,
métaspores, méiospores
Exo3. Nommez les types de cellules reproductrices
Exo4. Quelle est la différence entre un gamète et une spore ?
Exo5. Quelle est la différence entre « cyste » et « ange ». Comment cette distinction permet-t-
elle la compréhension de l’évolution végétale ?
Exo6. Sur la base du schéma ci-dessous (page suivante) :
a. comparer la reproduction sexuée des plantes à celle des animaux
b. indiquer les étapes de reproduction sexuée chez les plantes

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Exo 7. Sur la base du cours sur la description des cycles biologiques, indiquez les cellules
reproductrices, les processus de la méiose et fécondation, les générations sur les cycles A, B,
C et D. Nommez les 4 cycles.

Exo 8. Relevez sur le schéma suivant les types de reproduction chez les
végétaux
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Révision des notions

1. Définir les notions et expressions suivantes : génération, alternance de génération, phase


chromosomique, alternance de phase chromosomique, haplonte, diplonte, haplobiontique,
diplobiontique.
2. Comparez et différenciez la reproduction asexuée et la reproduction sexuée

Sujet de réflexion

2. Les biologistes pensent que dans l’histoire de la terre, la reproduction asexuée est apparue
la première et que la reproduction sexuée est apparue plus tard .La reproduction sexué est
une stratégie couronnée de succès qui a une grande importance dans l’adaptation : elle
concerne la plupart de cycles de développement des eucaryotes. Qui plus est, chez de
nombreux eucaryotes l’unique voie de reproduction au cours du cycle biologique. Pourquoi
la reproduction sexuée est-elle si favorable ?

16

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SEANCE N° 2
Objectif
La séance 2 a pour objectif de décrire la structure de la fleur, les processus de formation des
cellules reproductrices, les modalités de fusion des gamètes, la structure et la germination de
la graine et les cycles de reproduction chez les angiospermes

A la fin de la cette séance l’apprenant doit être capable de : (1) décrire la structure d’une
fleur et ses variations (2) définir les notions de plante monoïque, dioïque, hermaphrodite et
d’expliquer la sexualité d’une plante (3) décrire les organes reproducteurs et les processus de
formation des gamètes en utilisant les termes techniques appropriés (4) décrire les processus
de la double fécondation et de formation de la graine et du fruit (5) reproduire et annoter le
cycle de développent des angiospermes.

Contenu
Chapitre 2. Reproduction chez les Angiospermes
Partie A : Reproduction sexuée chez les angiospermes
Le sporophyte diploïde est la plante feuillée portant les fleurs. Les organes reproducteurs sont
regroupés en fleurs, organes qui chez les angiospermes sont très évolués et prennent souvent
des formes et des couleurs très attrayantes pour certains animaux qui joueront le rôle d'agents
pollinisateurs. C'est à l'intérieur de certaines pièces florales que les gamétophytes se
développent.
A.2.1. Structure de la fleur et sa variation
Chez les fleurs dites complètes, le réceptacle floral (= extrémité élargie du pédoncule florale)
porte généralement 4 verticilles de pièces florales. De l'extérieur vers l'intérieur, on observe :
 le calice qui comprend l'ensemble des sépales. Ce sont généralement des pièces
chlorophylliennes capables d’assurer la photosynthèse et à rôle protecteur ;
 la corolle, c'est l'ensemble des pétales. Ce sont des pièces généralement non
chlorophylliennes à double rôle, protection et attraction des insectes ;
 l'androcée, qui est formée par l'ensemble des étamines, c'est la partie mâle de la fleur.
Chaque étamine est formée d'un filet qui permet l'insertion de l'anthère sur le réceptacle
florale ou sur une autre pièce florale, par exemple les pétales. C'est au niveau de l'anthère
que se produisent les graines de pollens ;

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 le pistils ou gynécée, qui est le quatrième type de verticille, est l'appareil reproducteur
femelle, disposé au centre de la fleur, et qui comprend trois parties : l’ovaire, surmonté du
pistil, au sommet duquel on trouve le stigmate. Le pistil est formé par un certain nombre
de carpelles. Chaque carpelle équivaut à une macrosporophylle qui a participé à la
formation de l'ovaire et du pistil. Si les carpelles sont isolés et indépendants les uns des
autres, on parle de gynécée apocarpe ou gynécée dialycarpellée. Si les carpelles sont
soudés entre eux ou confondus en une seule masse unique, on parle alors de gynécée
syncarpe ou gamocarpellée. A l'ensemble de la fleur complète peut s'ajouter les glandes
nectarifères capables de sécréter un liquide riche en sucre à rôle attractif pour les insectes
voir schéma structure générale d’une fleur.
Schéma structure générale d’une fleur (voir section activités)

A.2.2. Répartition des sexes


On trouve chez les angiospermes des espèces encore dioïques, le plus souvent monoïques
avec des fleurs hermaphrodites (porteuses des organes de reproduction mâle et femelle à la
fois).

A. 2.3. Formation du gamétophyte mâle


Le gamétophyte mâle se forme dans l’appareil reproducteur mâle ou étamine. Les étamines
sont constituées d’un filet (pédicelle rattaché au réceptacle floral) et d’une anthère où se

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différencie le pollen. Chaque anthère est constituée de deux loges, symétriques par rapport au
filet, qui comportent chacune deux sacs polliniques.

 Microsporogenèse/Microgamétogenèse

Dans les ébauches d'étamines, deux bandes longitudinales de cellules par loge se différencient
en archéspores. Un cloisonnement (ce qui équivaut à la mitose) tangentiel dans chacune des
archéspores délimite une cellule pariétale et une cellule sporagène plus profonde. La cellule
pariétale participe à la formation des différentes assises de l'anthère comprises entre
l'épiderme et le sac pollinique proprement dit. Ces assises sont : l'assise mécanique, l'assise
transitoire et le tapis. Les cellules sporagènes se multiplient par des mitoses répétées qui
produisent les cellules mères des microspores. Ces cellules de grandes tailles sont réparties
dans quatre massifs correspondants chacun à un sac pollinique (il y a donc quatre sacs par
étamine). Chaque cellule mère subit la méiose et produit à l'intérieur de sa paroi quatre
microspores haploïdes. Ces derniers, après les étapes de différenciation tout en restant
ensembles vont se séparer après disparition de la paroi de la cellule mère. Les microspores se
divisent ensuite et forment une cellule végétative de grande taille et une cellule générative ou
cellule spermatogène emprisonnée dans le cytoplasme de la cellule végétative et de forme
généralement lenticulaire. A ce stade, on parle de grain de pollen qui va former deux parois,
l'exine et l'intine. L'exine n'est pas une paroi continue, elle présente des espaces vides appelés
pores germinatifs. Suivant l'espèce végétale, la cellule spermatogène peut subir
immédiatement une mitose et donner deux gamètes mâles soit attendre l'arrivée au niveau des
stigmates des gynécées pour subir cette mitose et former les gamètes. Le grain de pollen est le
gamétophyte mâle qui va se disséminer. Ce grain a commencé son développement dans
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l’anthère, avant de se charger en matériaux de réserve et de subir la déshydratation qui le fait
passer à l’état de vie ralentie. L’ouverture des anthères se fait grâce à la dessiccation. La
longévité d’un grain de pollen est variable (graminées : un jour ; rosacées : 100 jours).

Schémas annotés des phases de microsporogenèse et microgamétogenèse


(voir TD )

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Schéma du gamétophyte mâle

A.2.4. Formation du gamétophyte femelle

 L’appareil reproducteur femelle (les ovules)

L'ovule représente le macrosporange contenu dans l’ovaire chez les angiospermes. Il renferme
le gamétophyte femelle (sac embryonnaire) qui contient le gamète femelle (oosphère). Il
comporte trois parties: le nucelle (le coeur de l'ovule), c'est un tissu à position centrale ; un ou
deux téguments, le tégument externe ne fait pas tout le tour de l'ovule ; le tégument interne
(macrosporophylle) fait tout le tour et ménage une ouverture lors de la séparation des
téguments, le micropyle. Enfin, la troisième partie est le funicule : c'est un fin cordon plus ou
moins allongé suivant les espèces, qui relie l'ovule au placenta de l'ovaire. On distingue une
zone appelée chalaze, c'est la zone où le tégument interne de l'ovule s'individualise à partir du
nucelle. La zone à la base de l'ovule où se fait la fusion de l'ovule et de l'ovaire est appelée
hile.

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 Types d’ovules
Chez, les Angiospermes, selon la position du sac embryonnaire par rapport au micropyle, au
chalaze et au funicule, on distingue plusieurs types d’ovules.
 Les ovules orthotropes ont le micropyle, le sac embryonnaire, le chalaze et le funicule
alignés. C'est le type le plus simple, présent chez les genres Piper ou Polygonum par exemple.
 Les ovules hémianatropes ont l'axe micropyle/sac embryonnaire/chalaze qui est
perpendiculaire au funicule. Ce type est présent chez le genre Ranunculus par exemple.
 Les ovules campylotropes ont un sac embryonnaire perpendiculaire à l'axe
chalaze/funicule ; la position du micropyle est souvent antiparallèle à ce dernier. Ce type est
présent chez les familles Fabaceae et Brassicaceae.
 Les ovules amphitropes présentent une courbure en fer à cheval de l'axe micropyle/sac
embryonnaire/chalaze/funicule ; même le sac embryonnaire est courbe. Ce type est présent
chez les genres Lemna, Papaver ou Alisma, par exemple.
 Les ovules anatropes présentent un axe micropyle/sac embryonnaire antiparallèle à
l'axe funicule/chalaze, qui est très étiré. De ce fait, le micropyle se trouve très proche du
sommet du funicule. Ce type est très courant ; il est présent chez plus de 80 % des espèces
d’Angiospermes.
 Dans le cas des ovules circinotropes (non représenté ici), le sac embryonnaire et le
micropyle sont tournés à plus de 360°, de sorte que le funicule et le chalaze sont enroulés
autour. Ce type est présent chez les genres Opuntia ou chez la famille des Plumbaginaceae.

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Schéma des types d’ovules

 Macrosporogenèse/Macrogamétogenèse
Une cellule du nucelle (2n) se transforme en cellule mère des macrospores. La cellule mère va
subir la méiose pour donner 4 macrospores. Ces dernières sont disposées linéairement (ou en
fil), et seule la plus profonde poursuivra son évolution pour donner le gamétophyte femelle ou
sac embryonnaire. Les 3 autres macrospores dégénèrent rapidement. La macrospore restante
grossit et subit 3 mitoses pour donner 8 noyaux disposés de la façon suivante : trois cellules
du côté du micropyle (pôle micropylaire), l'oosphère qui est le gamète femelle et deux cellules
synergides ; trois cellules du côté de la chalaze (pôle chalazien), ce sont les antipodes ; les
deux noyaux restants migrent vers le centre du sac embryonnaire où ils forment les deux
noyaux polaires. Le gamétophyte femelle des angiospermes est formé d'une cellule diploïde et
de six cellules haploïdes. Un ovule mature est constitué de deux téguments, du funicule, du
sac embryonnaire et du reste du nucelle.

Schéma simplifié du processus de formation du gamétophyte femelle

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Schémas annotés des phases de Macrosporogenèse/Macrogamétogenèse
(Voir TD , section activité )

Sac embryonnaire = prothalle femelle

A.2.5. Fécondation

2.5.1. Pollination
C’est le processus de transfert de pollen de la partie mâle à la partie femelle de la plante. Il
existe deux modes de pollinisation : autopollinisation ou autogamie et pollinisation croisée ou
allogamie
 Autopollinisation ou autogamie
Dans l’autogamie, une fleur est pollinisée par son propre pollen ou par le pollen provenant
d’une autre fleur de la même plante. Elle ne requiert pas l’intervention du pollinisateur. Elle
présente des inconvénients :
- réduction de la variabilité génétique
- perte de viabilité de certaines graines (allèle récessif nuisible)
 Pollinisation croisée ou allogamie
Dans la pollinisation croisée, il y a transfert du pollen d’une plante à une autre. C’est un mode
de pollinisation qui exploite des agents divers (vent, insectes, animaux, eau, homme etc.) et
concernes les plantes unisexuées mais aussi des plantes hermaphrodites présentant une
disjonction de sexes comme :
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- androcée mûr avant gynécée (protandrie)
- gynécée mûr avant androcée (protogynie)
- stigmate long plus qu’anthère (fleur longistylée)
- anthère plus haut que stigmate (fleur brevistylée)
L’allogamie présente des avantages :
-réduit les chances que les allèles récessifs nuisibles s’apparient
- diversité génétique qui résulte du mélange de deux génomes possédant des allèles
différents
- augmentation du nombre de combinaison génétique

2.5.2. phénomène de double fécondation


La germination du grain de pollen exige la présence de l'eau, de sucres et d'éléments
minéraux. Ces éléments sont libérés par le stigmate, le grain de pollen se regorge d'eau,
augmente de taille et germe. La cellule végétative forme le tube pollinique qui fait sailli par
un des pores germinatif du grain de pollen.
Il traverse le stigmate, le style et l'ovaire pour arriver au niveau de l'ovule. Le tube pollinique
entre dans l'ovule soit par le micropyle, c'est l'acrogamie, soit exceptionnellement par la
chalaze et c'est la chalazogamie. Après avoir traversé le nucelle de l'ovule, le tube pollinique
parvient au sac embryonnaire. Il y pénètre entre l'oosphère et une cellule synerzoïde ou, chez
certaines espèces, dans une cellule synergide. Il ne pénètre jamais directement dans
l'oosphère. Le noyau végétatif du grain de pollen dégénère à ce stade, l'extrémité du tube
pollinique se déchire. Son contenu, notamment les deux gamétophytes mâles, se libère dans le
sac embryonnaire. Chez les angiospermes, les phénomènes de fécondation sont particuliers
car ils consisteront en une double fécondation (voir schéma ci-dessous). Un des noyaux
gamète mâle va féconder l'oosphère ce qui va permettre la formation de l'embryon zygotique,
le deuxième noyau gamète mâle va s'unir aux deux noyaux polaires parfois déjà fusionnés. De
cette union résulte la formation dans le sac embryonnaire d'un noyau triploïde (= zygote
accessoire 3n). Cette cellule va subir de très nombreuses mitoses pour donner naissance à un
tissu de réserve = albumen qui servira au développement de l'embryon. C'est l'équivalent de
l'endosperme des gymnospermes sauf qu'il est à trois n au lieu de n et il se forme après la
fécondation.

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[Link] de la graine et du fruit

Sitôt la fécondation réalisée s'amorce la fanaison et la chute de toutes les pièces florales à
l'exception de l'ovaire. L'ovule se transforme pour donner l'embryon zygotique, l'albumen et
les téguments séminaux résultants de la transformation du ou des téguments de l'ovule.
En résumé :
l'oosphère -> embryon zygotique
2 noyaux polaires ->albumen
Ovule ->graine (dans laquelle on trouve : embryon zygotique ; albumen)
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Ovaire ->fruit qui sert à protéger la graine et permet la dissémination.
L'embryon zygotique se développe et forme une plantule ; elle présente 3
parties :
-cotylédons, ce sont là où les deux premières feuilles apparaissent. Elles sont préfigurées dans
la graine et disparaissent après lors du développement de la tige (cotylédons à une feuille :
monocotylédon ; à deux feuilles : dicotylédones)
- la gemmule un bourgeon qui sera à l'origine de la tige
-la radicule qui sera à l l'origine des racines.

A.2.7. Cycle de développement des angiospermes


(voir activité d’apprentissage)

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A2.8. Activités d’apprentissage
TD
Exo 1. A partir du texte ci-dessus sur la description d’une fleur, légendez la fleur
ci-dessous

Exo2. Complétez le tableau


Agents Types de pollinisation Plantes
Vent
Insectes
Animaux
Eau
Homme

Exo 3. Schémas annotés des phases de microsporogenèse et microgamétogenèse

Exo 4. Schémas annotés des phases de macrosporogenèse et macrogamétogenèse

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Exo5. Mécanisme de fécondation chez les Angiospermes

Exo6. Annotez et nommez le cycle de développement des angiospermes

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Révision des notions
1. Quelle est la différence entre une espèce dioïque et une espèce monoïque ?
2. Définissez une fleur bisexuée, unisexuée. Expliquez
3. Qu’appelle-t-on tapis archésporial ?
4. Indiquez les étapes de formation d’une graine
5. Décrivez la structure essentielle d’une graine et expliquez comment se fait la
germination
6. Nommez les types de graines
7. Etablir la différence entre graine et grain
8. Précisez les différentes phases des processus représentés sur le schéma ci-
dessous. Nommez les processus en question

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9. Précisez les différentes phases des processus représentés sur le schéma ci-
dessous. Nommez les processus en question

Sujets de réflexion
1. Qu’est-ce qui est double dans la double fécondation ?
2. Certaines plantes à fleurs se reproduisent par autopollinisation sans
intervention d’un organisme extérieur. A partir de cette donnée, pourquoi, selon
vous, ces plantes possèdent-elles encore des fleurs ?

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SEANCE N° 3

Objectif

Décrire les méthodes naturelles de reproduction végétative des angiospermes

Contenu

Partie B. Reproduction végétative des angiospermes dans les conditions naturelles

La reproduction végétative chez les angiospermes peut se dérouler dans des conditions
naturelles. Les par modes utilisés peuvent se regrouper en trois grandes catégories :
fragmentation d’organes, jeux de dispositifs spéciaux ou propagules (bulbes, rhizomes,
bourgeons etc.), sexualité incomplète ou apomixie. L’homme exploite ces possibilités
naturelles pour multiplier à grande échelle les espèces d’intérêts horticoles, sylvicoles et
agronomiques (multiplication artificielle) (voir chapitre 4)

B.3.2.1. Reproduction végétative asexuée

B.3. 2.1. 1. Reproduction végétative par fragmentation de l'organisme

Dans les conditions naturelles certaines espèces peuvent se multiplier par fragmentation.
Chez des Commelinaceae de régions saisonnièrement arides, comme Tradescantia
cerinthoides (Argentine) ou Tradescantia zebrina (Mexique) par exemple la base des tiges se
dessèche en période sèche et le sommet, gorgé d’eau, persiste, il se ré-enracine au retour des
pluies. Chez les plantes à rhizome comme Gingembre, le rhizome s’allonge dans le sol et se
ramifie, les parties les plus anciennes finissent par se détruire. Les ramifications se trouvent
disjointes les unes des autres et deviennent des individus autonomes. Le genre Opuntia est
formé d’une série de segments de tiges qui se désarticulent facilement, tombent sur le sol,
s’enracine et donnent naissance à de nouvelles plantes. Ces segments s’accrochent
fréquemment sur les vêtements, les fourrures des animaux, et sont ainsi disséminés.

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Photo genre Opuntia

B.3. 2.1.2. Reproduction végétative par formation d'organes spécialisés

 Stolons/coulants

Ce sont des tiges souterraines à croissance horizontale dont les feuilles sont réduites à des
écailles et sur lesquelles apparaissent des bourgeons. Ce sont des structures pérennes (vivant
plusieurs années), qui comportent souvent des racines adventives.

 Cas chez le fraisier

 Cas chez Chlorophyton

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 Stolon aérien chez Chlorophyton

 Chez Eichhornia crassipès (Jacinthe d’eau)

Jacinthe d’eau (Eichornia crassipes) produit de nombreuses nouvelles plantes à l’extrémité de


courtes tiges (les stolons) susceptible de se détacher

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 Rhizome

Ce sont des tiges souterraines à croissance horizontale dont les feuilles sont réduites à des
écailles et sur lesquelles apparaissent des bourgeons. Ce sont des structures pérennes (vivant
plusieurs années), qui comportent souvent des racines adventives.

Zingiber officinale Polygonatum (Sceau de Salomon)

 Rhizomes

 Bulbes
Tige souterraine verticale disposant de feuilles modifiées utilisées comme organe de stockage
de nourriture par une plante à dormance.
• la tige souterraine renflée et surbaissée qui en occupe l’axe
• un bourgeon qui est l’ébauche de la future tige feuillée
• des feuilles charnues contenant des réserves entremêlées de bourgeons latéraux
(caïeux ou bulbilles)
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• des racines

Les plantes formant de bulbes : oignon, Ail, Tulipe

Allium cepa Allium sativum

 Bulbilles

Bourgeons adventifs dont les feuilles minuscules sont bourrées de réserves et qui ne se
développent qu'après s'être détachées de la plante mère.

Lieux de formation très variables :


• Pourtour des bulbes
• Inflorescences (Allium)
• Aisselle des feuilles (Lilium bulbiferum)

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 Rejets/ drageons

Certaines plantes émettent de jeunes plantes sur les côtés appelés «rejets», «surgeons» ou
«drageons» si elles se développent à partir de racines. Les plantes de la famille des
Broméliacées, par exemple, émettent des rejets lors de la floraison, car elles meurent après
celle-ci.

Rejet bananier Drageons ou surgeons

 Keikis

Petites plantes apparaissant sur :


• les hampes florales de certaines orchidées. ex: orchidées-papillons (Phalaenopsis)
• les périphéries des feuilles des Kalanchoé

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Cours de reproduction végétale de M. Adjossou


Kalanchoe produit des plantules adventives sur les bords des feuilles. Ces plantules tombent
et s’enracinent

 Tubercule

Un tubercule est un renflement de la racine ou parfois de la tige qui contient une réserve de
nutriments pour permettre à la végétation de redémarrer après la période de dormance et de
produire de nouvelles pousses
Ces pousses se transformeront en de nouvelles plantes qui produiront à leur tour des
renflements susceptibles de devenir des tubercules et de former de nouvelles plantes.
Le tubercule qui permet la multiplication des végétaux est une tige souterraine. Le tubercule
de pomme de terre est un fragment de tige souterraine contenant des réserves. À partir d'un
tubercule planté, on peut obtenir cinq, dix ou quinze nouveaux tubercules.

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B.3. 2.2. Reproduction végétative par voie de sexualité incomplète

La sexualité incomplète est la forme de reproduction qui ne fait pas intervenir la production
et la fusion de gamètes mais qui se produisent à un stade précis du cycle sexuel normal, la
macrosporogénèse ou de la microsporogénèse Elle permet la production de graine susceptible
de germer, mais qui ne résulte pas d’une fusion de gamètes. Les espèces qui ont des
problèmes de fertilité utilisent ces voies pour se reproduire. Chez les végétaux on en distingue
trois types principaux de reproduction : les phénomènes parthénogéniques ou
parthénogénétique, l’automixie et la pseudomixie

 La reproduction parthénogénétique

Elle n’intéresse en priorité que la cellule femelle. On y distingue deux aspects principaux :
l’apomixie et l’apogamie

 Apomixie

L’apomixie est fréquente chez les plantes supérieures. Elle regroupe toutes les formes de
reproduction qui excluent la fusion de deux gamètes et l’alternance de phases diploïdes et
haploïdes. L’apomixie incluse deux modalités : formation asexuée d’un nouvel individu à
partir d’un groupe de cellules de l’organe femelle et non d’un embryon ; formation comme
dans une reproduction normale d’un individu issu d’embryon localisé dans une graine.

La formation asexuée d’un nouvel individu à partir d’un groupe de cellules de l’organe
femelle et non d’un embryon se réalise selon deux processus distincts : la diplosporie et
l’aposporie. La diplosporie consiste en une ovogenèse (mégasporogenèse) qui s’effectue sans
réduction chromatique et qui aboutit de ce fait à la formation d’une mégaspore diploides
(améïose). Le sac embryonnaire qui sera donc diploïde engendrera un embryon d’où sera sorti
un nouvel individu. La diplosporie représente un problème bien plus complexe. Elle se
présente, en effet, sous deux aspects différents : ou bien la cellule-mère du sac embryonnaire
subit une apoméiose, ou bien son noyau reste pendant très longtemps dans la phase
métabolique, alors qu'elle-même grandit et s'enfonce dans le nucelle. Son cytoplasme se
vacuolise et, quand la première division survient enfin, c'est une mitose. Dans ce cas, la
méiose est complètement éliminée. Ce type « mitotique » de développement du sac
embryonnaire est particulièrement fréquent dans le genre Antennaria. C'est encore le seul
moyen de développement des ovules de l'Antennaria Porsildii (voir fig. 1-5)

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Cours de reproduction végétale de M. Adjossou


L’aposporie consiste en la formation d’un sac embryonnaire sans passer par la
mégasporogenèse. Ce sac est diploïde ; il se développe à partir d’une cellule diploïde du
nucelle. L’aposporie caractérise plus souvent les espèces qui n’ont plus d’autres mécanismes
de reproduction sexuée. Le sac embryonnaire d'origine aposporique est formé directement à
partir d'une cellule somatique de l'ovule (cellule tégumentaire ou nucellaire) qui souvent
écrase des macrospores « légitimes ». La terminologie remonte aux recherches classiques de
ROSENBJOEG (1907) qui a été le premier à étudier en détail cette aberration dans le genre
Hieracium (sous-genre Pilosella).
Dans le cas de formation d’un individu issu d’embryon localisé dans une graine, certaines
espèces végétales peuvent se multiplier sans reproduction sexuée bien qu'elles disposent de
tous les organes. Le terme d'apomixie est le plus utilisé pour décrire le processus reproducteur
dans lequel n'intervient pas de fusions de gamètes mais formation d'embryons
Lorsqu'il y a formation d'un embryon à partir de l'oosphère, c'est la parthénogenèse haploïde.
Lorsqu'il ya formation de l'embryon à partir d'une autre cellule du sac embryonnaire autre que
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Cours de reproduction végétale de M. Adjossou


l'oosphère on parle d’apogamie. L’apogamie est le développement du sporophyte à partir
d’une cellule végétative diploïde du gamétophyte. L’agamospermie est la production de
graine susceptible de germer, mais qui ne résulte pas d’une fusion de gamètes.
L’agamospermie résulte de :
- bourgeonnement des tissus ovulaires diploïdes
- développement d’un embryon contenu dans une graine à partir d’un sac embryonnaire
diploïde sans intervention d’une méiose normale
 L’automixie
Il ne s’agit pas d’une fécondation d’une cellule femelle par une cellule mâle. Deux cellules ou
deux noyaux cellulaires d’un même organe femelle fusionnent et donnent naissance à un
individu normal. Il s’agit alors d’une pseudofécondation.
 La pseudomixie
Elle ne fait pas intervenir les organes sexuels. Le nouvel individu s’obtient par l’union de
deux cellules ou de deux noyaux végétatifs. Les phénomènes de la parthénogenèse, de
l’automixie et de la pseudomixie peuvent être naturels ou expérimentés (provoqués). Ils sont
largements utilisés dans les temps modernes en amélioration des plantes.

B.3.2.3. Activités d’apprentissage

TD

Exo1.Décrire les types de développement de gamétophytes apomictiques

[Link] des exemples d’espèces apomictiques

Révision des notions

1. Rappelez les différentes techniques de reproduction végétative dans les conditions


naturelles

2. Définir les notions suivantes: agamospermie, apomixie, parthénogénèse

3. En quoi la reproduction sexuée diffère-t-elle de la reproduction agamique ?

4. Déterminez la différence entre les bulbilles et les rejets végétatifs s’il y en existe

5. Quand peut-on parler de sexualité incomplète ?

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Cours de reproduction végétale de M. Adjossou


SEANCE N° 4

Objectif

Décrire les méthodes de multiplication rapide et d’amélioration des de plants

Contenu

Partie C. Techniques de production et amélioration des plants (phytotechnie)

Elles sont utilisées dans la production végétale en agriculture, sylviculture et en horticulture.

C.4.2. 1. Bouturage

Le bouturage consiste à placer en terre un fragment de végétal, la bouture. Ce fragment de


végétal est souvent un morceau de tige portant des bourgeons (bouture de manioc, de rosier,
etc.), mais elle peut être aussi une feuille (bouture de Saintpaulia, de Bégonia, etc.). Selon les
espèces de plantes, on ne prélève pas le même fragment : cela peut être un rameau, une
feuille, un morceau de racine, etc

Bouturage d’organe portant des bourgeons Bouturage d’organe ne portant pas des bourgeons

Il existe des espèces rebelles et non rebelle à la technique de bouturage.


Exemple d’espèces non rebelles: Goyavier, manioc, vigne, Moringa etc
Exemple d’espèce rebelle : Pommier, Karité etc
Possibilité chez espèces rebelles. Utilisation des méthodes telles que :
 hormones de synthèses
 chauffage contrôlé du sol
 maintien d’une humidité atmosphérique saturante
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Cours de reproduction végétale de M. Adjossou


Bouturage de Moringa

 Types de boutures

 Bouture simple

Rameau comportant un œil à la base et un autre en extrémité

 Bouture à talon

Rameau latéral détaché avec un morceau d’écorce de la branche qui le supporte

Bouture simple et à talon


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Cours de reproduction végétale de M. Adjossou


 Bouture en crossette

Variante de la bouture à talon, à la différence que l'on conserve une section entière de 1,5 cm
environ du rameau principal

 Bouture d'oeil

Se compose d'un petit morceau de rameau de l'année (2 à 5 cm de long) doté d'un œil axillaire

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Cours de reproduction végétale de M. Adjossou


 Avantage et inconvénients du bouturage

Avantages Inconvénients

 Reproduction fidèle  Risque de transmission de maladie

 Permet la reproduction de plantes ne  Pas de souplesse d'adaptation par


donnant pas de graines rapport à un semis (si le pied mère ne
supporte pas son emplacement, il en
sera de même pour la bouture)

 Pour certaines espèces, on obtiendra


plus vite des fleurs ou fruits que par
semis

 Obtention d'une plante souvent plus


vigoureuse

C.4.2.2. Marcottage

 Principe

Obtenir un végétal à partir d'un rameau (ou d'une tige) enterré. Une fois cette racinée, la
marcotte est séparée du pied-mère.

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Cours de reproduction végétale de M. Adjossou


 Types de marcottage

 Marcottage par couchage

Marcottage par couchage simple Marcottage par couchage en serpenteau

 Marcottage en cépée

Le marcottage par buttage, ou en cépée, consiste à butter une plante pour que ses branches,
enfermées dans la terre de la butée, émettent des racines à son contact. Technique utilisée
pour végétaux aux branches rigides ex: Pommier

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Cours de reproduction végétale de M. Adjossou


 Marcottage aérien

Consiste à effeuiller le milieu d'une branche, à l'inciser, puis à envelopper cette partie d'un
manchon rempli d'un mélange de terreau et de sable. En concevant ce manchon humide,
des racines se formeront et la branche pourra alors être sevrée.

C.4.2.3. Le greffage
C’est l’union d'un fragment de végétal (le greffon) à une autre plante (appelée porte-greffe ou
sujet) en vue de la constitution d'un seul individu qui bénéficie des qualités des deux végétaux
réunis.
 Intérêts du greffage
Le greffage permet d’associer les caractéristiques du porte-greffe et du greffon. Le premier
apportant l'adaptation au sol et au climat, la rusticité et la vigueur, le second celles des
produits sélectionnés, fruit et fleurs que l'on désire obtenir
 Opération du greffage
Les consiste à implanter un fragment de végétal, le greffon, sur un autre végétal, le porte-
greffe plus résistant

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Cours de reproduction végétale de M. Adjossou


 Principe du greffage

Il consiste à mettre et maintenir en contact le cambium du greffon et du porte-greffe.

 Conditions de réussite de l’opération

 Choix époques favorables: après première pluie


 Etat végétatif convenable entre le greffon et le sujet (phase de repos végétatif:
dormance des bourgeons)
 Etude préalable de la compatibilité entre sujet et greffon
 Une exécution minutieuse
 Types de greffes
 Greffe terminale
 Greffe latérales
 Greffe par approche
C.4.2.4. Drageonnage/Œilletonnage
 Drageonnage
Utilisation de tiges issues de bourgeons adventifs situés sur les racines. Après +abattage, la
souche d’un arbre va émettre des rejets de souches tandis que les drageons vont pousser à
partir des racines horizontales dites traçantes.
 Œilletonnage
Obtention d’un végétale à partir de rejetons situés à la base d’une souche (œilletons)

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Cours de reproduction végétale de M. Adjossou


C.4.2.5. Production de graine apomictique (voirTD)

[Link]é d’apprentissage

TD

Exo1. Commentez la technique de multiplication végétative ci-dessous

Exo 2. Commentez la technique de multiplication végétative ci-dessous

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Cours de reproduction végétale de M. Adjossou


Exo 3. Analysez les schémas ci-dessous en relation avec la sylviculture

Exo4. Qu’elle est l’importance de la technique PIF (Plants Issus de Fragments de tige) en
agriculture ?
Exo5. Quelle est l’importance de la multiplication végétative en horticulture ? Donner des
exemples

Révision des notions


1. Quelles applications de la multiplication végétative connaissez-vous ? Donnez-en les
principes
2. Quel intérêt génétique la reproduction végétative offre –t-elle aux producteurs ?

3. Comment obtient-t- on une marcotte ?

4. La technique de bouturage dérive de quelle voie naturelle de reproduction végétative ?

5. Quelle est la différence entre un bulbe et un rhizome ?

6. Comment multiplier un tubercule ?

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Cours de reproduction végétale de M. Adjossou


Sujets de réflexion

1. Quelle façon intelligente peut-on raccourcir le cycle de reproduction de Cola nitida


(Goro) en agriculture ?

2. Comment peut-on obtenir un peuplement d’arbres constitués de clones en sylviculture ?

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Cours de reproduction végétale de M. Adjossou


SEANCE N° 5

Objectif

Décrire les processus de reproduction asexuée et sexuée chez les Bryophytes

Contenu

Chapitre 3. Reproduction chez les Bryophytes

5. 3.1. Reproduction asexuée des Bryophytes

La reproduction végétative est fréquente chez les Bryophytes. On distingue trois


processus différents
 Fragmentation
La croissance progressive d'un thalle ou d'un gamétophore, s'accompagne souvent de la mort
progressive des parties les plus anciennes. Les branches dichotomisées finissent ainsi par se
séparer, assurant l'augmentation du nombre des individus.
 Propagules
Les propagules sont des cellules ou des massifs cellulaires qui se détachent d'une plante pour
aller reproduire plus loin un nouvel individu. Ce processus est courant chez les Hépatiques où
les propagules se forment dans des « corbeilles » à la face supérieure du thalle. Certaines
espèces de Mousses forment aussi des propagules, soit au sommet des gamétophores, soit sur
les feuilles, soit même sur les rhizoïdes
 Aposporie
L'aposporie est le développement d'un fragment de sporophyte sans qu'il y ait eu production
de spores. Ce développement donne un individu diploïde ayant l'aspect d'un gamétophyte. Ces
individus anormaux peuvent être à l'origine de formes polyploïdes.

5.3.2. Cycle de reproduction sexué des Bryophytes

 Gamétophytes

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Cours de reproduction végétale de M. Adjossou


Les gamétophores, de couleur vert clair, ont 2-3 de haut ; ils portent des feuilles spiralées
relativement grandes. La feuille est étroite, pointue denticulée; elle possède une nervure
médiane qui se termine un peu au-dessous de l'apex

Les organes sexuels sont portés par des individus différents; on dit qu'il y a hétérothallie. Ils
se forment au sommet des tiges et sont entourés par une rosette de bractées, un peu plus
grandes que les feuilles. Au centre de cet involucre le sommet de la tige s'aplatit et s'élargit
formant un réceptacle.

Sur le réceptacle se développent anthéridies ou archégones, entremêlés de filaments stériles :


les paraphyses.
Les anthéridies formés à partir d'une cellule superficielle du réceptacle, sont fusiformes,
arrondies aux deux extrémités, courtement pédicellées. La paroi présente au sommet une sorte
de calotte qui se gélifie à maturité, assurant l'évacuation de nombreux spermatozoïdes.
La paroi de l'archégone ne présente pas de séparation nette entre le col et le ventre. Elle est
formée de 6 files verticales de cellules atteignant 40 à 50 étages en hauteur. Au centre
l'oosphère et la cellule du canal du ventre sont surmontées par une longue file de cellules du
canal du col.

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 Fécondation

La fécondation se fait au printemps. Les paraphyses contribuent peut-être à maintenir


l'humidité autour des organes sexuels. Les gamètes vont nager dans l’eau pour aller féconder
les archégones.

 Sporophyte.

Bien que plusieurs archégones puissent être fécondés en même temps, généralement un seul
embryon se développe sur chaque rameau. Ce développement est lent : le sporophyte
n'arrivera à maturité que onze mois plus tard. Le zygote se divise en deux par une paroi
transversale et chacune de ces cellules se redivisent plusieurs fois donnant une masse en
forme de navette avec une grande cellule à chaque extrémité. La partie inférieure de cet
ensemble donne le pied, la partie moyenne la soie, la partie supérieure la capsule.

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Cours de reproduction végétale de M. Adjossou


Le pied fixe l'embryon dans les tissus du gamétophyte à la base de l'archégone puis il pénètre
plus profondément à travers le réceptacle et vient au contact du cylindre axial de tissu
conducteur du gamétophore, ce qui facilite sa nutrition.
Quand la soie commence à s'allonger, le ventre de l'archégone continue sa croissance formant
un calyptre qui protège le développement du jeune sporophyte. Le calyptre se rompt à la base,
sa partie supérieure est entraînée par la capsule, formant la coiffe qui, ultérieurement tombera.
La soie bien développée comprend, comme l'axe gamétophytique, un tissu central conducteur
entouré d'un tissu sclérifié.

La structure de la capsule est complexe. Son développement commence par la formation d'un
massif cellulaire dans lequel se différencient rapidement une couche externe : l'amphithecium,
entourant une masse centrale : l'endothecium. L'endothëcium donnera la colonne stérile
centrale, ou columelle, et l'assise des cellules-mères de spores, en tonnelet cylindrique, autour
de cette columelle. L'amphithecium donnera tous les tissus situés à l’extérieur : un tissu lâche
avec de grands méats, un parenchyme plus ou moins chlorophyllien, enfin un épiderme,
sclérifié sur sa face externe. Les cellules-mères de spores se divisent en 4 avec réduction
chromatique. Les 4 spores issues d'une même cellule-mère restent quelques temps accolées en
tétrade. Ces tétraspores mûres remplissent tout l'espace entre la columelle et la paroi externe.
Le tissu lâche s'est résorbé pour leur faire place. Ces spores sont entouré`es d'une paroi interne
mince et d'une paroi externe cutinisée. A l'intérieur elles contiennent des chloroplastes et des

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réserves oléagineuses. Au sommet de la capsule on trouve un cône de tissu, l'opercule, dans
lequel se différencie un péristorne de 32 dents, disposées en 2 rangées de 16. Quand les
spores sont mûres, l'opercule se détaché. Les dents du péristome sont alors seules à fermer la
capsule. En air humide la soie est verticale et les dents externes du péristome ploient vers
l'intérieur, recouvrant les dents internes et bouchant l'ouverture. En air sec les dents se
reploient vers l'extérieur; en même temps la soie se courbe, l'ouverture de la capsule est
tournée vers le bas assurant la dissémination des spores.

 Protonéma

La germination des spores est immédiate si les conditions sont favorables, sinon elle est
différée. I1 en sort un filament multicellulaire qui se ramifie en protonema ; en peu de temps
ce protonema forme une couche verte étendue. Ses cellules sont caractérisées par l'abondance
des chloroplastes et par la position oblique de leurs cloisons. A la face inférieure on trouve de
nombreux rhizoïdes. Sur de courtes branches du protonéma se développent des initiales dont
chacune sera le point de départ d'un gamétophore. Chaque gamétophore dès qu'il a développé
ses rhizoïdes perd ses connexions avec le protonema. Ceci explique la profusion d'individus
dans les coussins de Mousses : ils sont tous nés sur un seul et même protonema. Comme le
protonema est issu d'une seule spore tous les individus d'un même coussin ont le même sexe.

 Cycle de développement des mousses

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5.3.3. Activités d’apprentissages

TD
Exo1. Décrire la photo. Expliquez

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Révision des notions

1. Comparez le sporogone au fruit

2. Donnez les différences entre un sporange, une anthéridie et un archégone

3. Expliquez comment les Bryophytes peuvent se reproduire de façon asexuée

4. Décrivez le cycle de vie type d’une mousse

SEANCE N° 6

Objectif

Décrire le processus de reproduction des ptéridophytes


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Contenu

Chapitre 4 : Reproduction chez les Ptéridophytes

6.4.1. Cycle de reproduction de Sélaginelle

 Sporophyte
La tige chez cette espèce est couverte de petites feuilles régulièrement disposées. La tige porte
à son extrémité des épis sporifères. Ces épis présentent des feuilles à la base desquelles on
trouve deux types de sporanges : les microsporanges ou sporange mâle et les macrosporanges
ou sporange femelle.

 Gamétophytes mâle

La petite feuille « microsporophylle » est porteuse d’un microsporange dans lequel les
cellules mères des spores subissent la méiose et donnent des microspores. Le contenu d’une
spore se divise en deux cellules inégales. La plus petite ne se développe plus .C’est la cellule
prothallienne. La plus grande ou cellule anthéridiale poursuit ses divisions jusqu’à donner un
groupe de 12 cellules (dont 4 sont les cellules centrales). Le développement s’arrête à ce stade
puis le microsporange s’ouvre et les spores sont dispersées sur le sol. Les divisions des 4
cellules centrales reprennent et donnent successivement 8, 16, 32,64 et enfin 128 petites
cellules ciliées : les spermatozoïdes. Le prothalle mâle comprend donc 256 spermatozoïdes
enfermés dans une anthéridie dont les parois sont formées à partir des 8 cellules non centrales.

 Gamétophytes femelles

A la base de la plante, la grande feuille (mégasporophylle) est porteuse d’un mégaspornange


dans lequel se forment 4 mégaspores qui se développent à l’intérieur du mégasporanges. Le
protoplasme se contracte et se détache de la paroi. Le noyau se divise activement et, dans la
spore, trois parties bien distinctes apparaissent : une couche de cellules épaisses(le
diaphragme), une zone multinucléée (très riche en amidon) située en dessous du diaphragme
et dessus du celui-ci, une petite zone, dans le cytoplasme, où apparaissent des cloisons.

 Fécondation
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Chez les ptéridophytes, la fécondation est toujours aquatique, il y a donc un besoin d'eau pour
amener les gamètes mâles aux gamètes femelles.

 Cycle de développement (voir TD)

6.4.2. Cycle de reproduction de la Fougère

(Voir TD)

6.4.3. Activités

TD

Exo 1. Qu’est-ce qui différencie une espèce homosporée d’une espèce hétérosporée ?

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Exo 2. Comment la relation entre le sporophyte et le gamétophyte chez les ptéridophytes
diffère-t-elle de celle observée chez les bryophytes et les plantes à graines

Révision des notions

1. Pourquoi parle-t-on du parasitisme temporaire de l’embryon sur le gamétophyte femelle ?


2. Qu’est-ce que l'endoprothalli ?
3. Décrivez le gamétophyte et le sporophyte des fougères
4. Annotez et nommez le cycle ci-dessous

5. Décrire le cycle de vie de la Fougère ci-dessous. Comparer ce cycle à celui de la


Sélaginelle
6. La fougère est-elle iso ou hétérosporée ?

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Révision des notions

1. Ressemblance entre cycle d’un Ptéridophyte et cycle d’une Bryophyte


2. Ressemblance entre sporophytes des Ptéridophytes et sporophyte des plantes à graines

Sujets de réflexion

1. Evolution de la différenciation sexuelle des mousses aux sélaginelles

SEANCE N° 7

Objectif
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Décrire le processus de reproduction des prégymnospermes

Contenu

Chapitre 5. Reproduction des Préspermaphytes ou prégymnospermes

7.5.1. Généralités
Au Carbonifère (-340 millions d’années) s’est diversifié un groupe de plantes vasculaires
ressemblant à des fougères mais qui présentaient des caractères des plantes à fleurs. Les
gamètes femelles, dans leurs archégones, étaient inclus dans un organe complexe, un ovule,
comparable à ceux des Gymnospermes, entouré d’un tégument résistant, l’ensemble est très
comparable à une graine. Mais cet organe ne contient pas d’embryon. Les Préspermaphyes ou
les Ptéridospermées constituent une branche de Cryptogames vasculaires ayant acquis une
«presque graine»
C'est un groupe qui a connu son apogée à l'ère primaire. Depuis, ce groupe a décliné pour
faire place aux spermatophytes (plantes à graines). Aujourd'hui, il ne reste qu'une centaine
d'espèces, véritables fossiles vivant, qui permettent d'étudier l'organisation de ce groupe.
La grande caractéristique évolutive des Préspermaphytes concerne la miniaturisation des
gamétophytes et leur intégration dans des structures protectrices. L’objectif est double :
protéger les gamètes, s'adapter au milieu terrestre.
Ce mouvement évolutif va conduire à la formation de structures reproductrices particulières :
l'ovule, les étamines et les graines de pollens.
Les préspermaphytes sont subdivisées en deux classes :
- Les ptéridospermes (= les cycadophytes ou encore les fougères à graines).
Cette classe regroupe les plantes dont l'appareil végétatif ressemble à celui des fougères
arborescentes. C'est le cas par exemple des cycas qui sont des espèces décoratives survivantes
de cette classe.
- Les cordaïtes (= ginkgophytes)
Cette classe n'est représentée aujourd'hui que par une seule et unique espèce vivante, la
ginkgo biloba (= arbre aux milles écus). On l'utilise pour mesurer la pollution atmosphérique.
Les derniers survivants de cette espèce ont été localisés aux abords des monastères en Chine.
L'appareil végétatif est arborescent, avec des feuilles de petites tailles, bien différenciées.

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Ovules de Ginkgo biloba

7.5.2. Cycle de reproduction de Cycas

Genre Cycas

 Gamétophyte mâle

L’androsporange présente un épiderme, au-dessous sont des cellules normales puis une
rangée de cellules nourricières appelées tapis (tapétum). A l’intérieur, certaines cellules se

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divisent en 4 avec réduction chromatique en formant 4 tétraspores (= microspores =
androspores), début de la phase gamétophytique. Chez les Ptéridophytes la spore est en
général disséminée et germe pour donner un prothalle. Ici, elle reste dans le sporange et
germe sur place. La microspore a deux enveloppes : l’exine et l’intine et un noyau haploïde.
Elle se divise en deux : une petite et une grande, la grande se divise ensuite en deux : une
petite et une grande ; finalement dans l’enveloppe commune il y a 3 cellules : deux petites
juxtaposées et une grande. Cette microspore germée est un gamétophyte mâle La grande
cellule donnera les spermatozoïdes mais aussi une sorte de tube pollinique qu’on peut
assimiler à un rhizoïde de prothalle. On peut donc admettre que les trois cellules sont
prothalliennes l’anthéridie n’étant pas encore différenciée. A cet état prothallien, cet
ensemble de cellules prend le nom de grain de pollen et c’est sous cette forme qu’il est porté
par le vent (ou parfois par des insectes) sur l’appareil femelle.

 Gamétophyte femelle.

Dans le nucelle, une cellule appelée cellule-mère des gyno- (= méga-) spores se divise en 4
avec réduction chromatique donnant 4 gynospores. Au lieu d’être expulsées comme chez les
Ptéridophytes, elles germent dans l’ovule mais une seule se développe. Le noyau de cette
cellule se divise un grand nombre de fois sans qu’il se forme de cloisons (stade à noyaux
libres) puis des cloisons se forment et on obtient un véritable prothalle femelle appelé
endosperme. Il se développe aux dépens du nucelle.

65

Cours de reproduction végétale de M. Adjossou


Dans la région de l’endosperme près du micropyle, quelques cellules appelées cellules-mères
des archégones se différencient. Chacune se divise en deux : cellule du col et oosphère. Le
noyau de la cellule oosphère grossit puis se divise en deux noyaux : noyau du canal au
contact de la cellule du col et noyau de l’oosphère. Le premier disparaît, en général. La
cellule du col se divise en deux et on a l’archégone définitif formée de 2 cellules du col et
d’une cellule oosphère.

 Fécondation

Une fois le grain de pollen porté sur le micropyle il développe un suçoir par sa grande
cellule, le micropyle se referme et le grain de pollen germe sur place. La grande cellule
qu’on appelle cellule reproductrice se divise en deux et il se forme deux cellules : cellule du
pied et cellule du corps. Deux gros blépharoplastes se forment aux deux pôles de cette
dernière cellule. Elle se divise en deux gros spermatozoïdes couronnés chacun par une hélice
ciliée provenant d’un blépharoplaste. Le tout est contenu dans l’ancienne membrane de la
grande cellule. L’ensemble devient turgescent et dans la masse semi-liquide se meuvent
lentement les spermatozoïdes. La membrane éclate et les deux spermatozoïdes sont projetés
vers l’archégone. L’un d’eux pénètre dans l’oosphère, l’œuf est formé rétablissant le nombre
diploïde et inaugurant un nouveau sporophyte.

 Embryon et graine.

L’œuf formé, il n’y a pas de période de repos. Le noyau se divise avec un stade de noyaux
libres puis se forme l’embryon. Il est placé au bout d’un filament appelé suspenseur qui
l’enfonce dans l’endosperme nourricier. L’embryon comporte en général deux cotylédons qui,
à la germination, serviront de suçoirs.

66

Cours de reproduction végétale de M. Adjossou


7.5.3. Activités d’apprentissage

TD
Exo1. Différence entre anthéridies et microsporanges
Exo2. Comparaison prothalle femelle de sélaginelle à l’ovule de préspermaphyte
Exo 3. Que dissémine les Préspermaphytes
Exo 4. Différence entre graines des Préspermaphytes et graine des spermaphytes

SEANCE N° 8

Objectif

67

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Décrire la structure de cônes, les processus de formation des cellules reproductrices, les
modalités de fusion des gamètes, la structure et la germination de la graine, les cycles de
reproduction chez les gymnospermes

Contenu

Chapitre 6. Reproduction chez les Gymnospermes

8.6.1. Généralité sur les Gymnospermes


Ce sont des arbres en général. La reproduction est différente d’une famille à l’autre et même
au sein d’une famille. Ils n’ont pas encore trouvé un mode de reproduction satisfaisante. Ils se
divisent en deux classes :

- Les bennettitimées avec un seul ordre (Bennettiales) et sont tous des fossiles ;
- Les Conifères avec 5 ordres comptent encore des représentants (800 genres)

8.6.4. Cycles de reproduction des Conifères

 Caractères de Conifères
 Présence de strobiles ou cônes
 Produisent des graines nues située à la surface des feuilles modifiées, au lieu d’être
enfermées à l’intérieur de fruits (Gymnos= nu, sperm = graine)

68

Cours de reproduction végétale de M. Adjossou


Les conifères sont tous des grands arbres. Les petits sont rares. Chez les Pins, on retrouve les
auxiblates et les mésoblastes (voir Prégymnospermes). En première année de germination, le
jeune plant possède des feuilles normales qu’on appelle des euphylles. Par exemple le Cèdre
et le Sapin n’ont que des euphylles. En deuxième année, les euphylles, un minuscule rameau
(brachyblastes) prolongé par 2 à 8 aiguilles (pseudophylles) qui jouent le rôle de feuille mais
n’ont pas la structure des euphylles. Pendant ce temps, les euphylles ont tendance à réduire
leur longueur et prennent l’allure d’écailles. En troisième année, les euphylles sont devenues
des écailles qui axillent les brachyblastes munis des pseudophylles. Quand le Pin devient un
arbuste arbre, il porte un gros bourgeon terminal. Quand ce bourgeon s’ouvre, il montre une
partie terminale qui va donner la flèche et un verticille de bourgeons latéraux qui vont donner
des rameaux horizontaux ou auxiblastes. Ces derniers portent des rameaux qui ont une faible
croissance, ce sont des mésoblastes (voir tableau).

Dans le monde, il y a 120 espèces de Pins, tous originaires de l’Hémisphère nord sauf le
Pinus caribea. Le pin des caraïbes (pinus caribea) est l’unique Pin qui réussit mieux sous les
tropiques. Il appartient à l’ordre des Pinales et à la famille des Pinaceaa ou des Abietaaceae.

Tableau. Rameaux chez quelques Conifères.

auxiblastes mésoblastes brachyblastes

Pin 1 1 1

Cèdre 1 1 0

Sapin 1 0 0

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 Reproduction

Le Pin est monoïque.

 Organe mâle
Il est formé de châtons groupés en épis. L’ensemble des châtons constitue le cône mâle.
Chaque châton est formé d’un grand nombre d’étamines. Chaque étamine porte deux sacs
polliniques, portés par une écaille. Chaque châton est l’homologue d’une fleur. Les deux sacs
polliniques vont s’ouvrir par une fente longitudinale, libérant d’énormes quantités de pollens,
à tels point qu’on parle de pluie pollinique. Le pollen contient 4 cellules munies de deux
ballonnets. Les ballonnets permettent au grain de pollen d’être plus léger (voir schéma).

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Cours de reproduction végétale de M. Adjossou


 Organe femelle
Il est en forme de cônes qui persistent trois ans. Sur l’arbre, on a des cônes de stade différent.
A la fin du printemps (juin), on trouve à l’extrémité des jeunes rameaux, des cônes qui
viennent d’apparaître (cônes de première année). Vers le bas, on trouve les cônes de deuxième
année (plus grand et verts). Plus bas encore, on trouve des cônes de grande taille (cône de
troisième année), pourvus d’écailles qui ont déjà ou non reçu des grains de pollen. Ces cônes
apparaissent au sommet des pousses de l’année. Un cône est formé d’un axe qui porte sur le
côté une bractée. Cette bractée supporte elle-même une écaille. Sur l’écaille se trouvent deux
ovules. L’ovule possède un micropyle tourné vers l’axe. Chez Pinus carbea, les bractés
restent petites et sont cachées complètement par les écailles. L’écaille ovulifère est une fleur.
Le cône en entier est une inflorescence. L’axe du cône femelle est un brachyblaste comme
l’était l’axe du châton dans l’appareil mâle. L’ovule est formé d’un nucelle, d’un tégument
percé de micropyle. Le jeune cône apparaît en Avril (début printemps) et dès la fin de juin, on
peut voir la cellule mère des mégaspores. Cette cellule mère va subir la méiose pour donner 4
cellules en ligne. Ce mégaspore grossit et son noyau se divise sans apparition de cloison :
c’est l’endosperme coenocytique. Cette division se poursuit jusqu’au stade 32 noyaux et le
cône attend le prochain printemps pour continuer sa croissance. Ce serait le cône de deuxième
année.
Au printemps l’endosperme reprend sa croissance et fin mai-début juin, il se cellularise. En ce
moment, il commence à se différencier dans chaque ovule, un ou deux archégones du côté du
pôle micropylaire. On a donc la cellule initiale du col qui naît à partir de cellule superficielle,
qui grandit, se divise en deux.

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Cours de reproduction végétale de M. Adjossou


 Endosperme
La cellule du col va se diviser plusieurs fois pour donner deux étages de quatre cellules. La
cellule centrale va croître, de manière très importante (jusqu’à atteindre 600 micros). Cette
croissance est due à une augmentation très importante du cytoplasme. Quand la cellule
centrale a fini de croître, le noyau qui était resté près du col se divise.

Pollinisation

Au moment de l’anthèse, les cônes femelles de première année sont tous petits. Au moment
de l’émission du pollen, les écailles s’ouvrent et ils s’empilent sur les écailles. Le nucelle va
émettre une voûte micropylaire. Le grain de pollen qui est amené au contact du nucelle va
germer en émettant un tube pollinique. Ce tube pollinique chez les gymnospermes n’est pas
droit.

En deuxième année, c’est-à-dire en 1999, le tube pollinique arrivera près de l’archégone. La


cellule spermatogène subira une mitose pour donner deux spermatozoïdes. Le tube pollinique
s’insinuera entre les cellules du col mais ne pénétra pas. Un seul spermatozoïde entrera en
contact avec l’oosphère pour former le zygote. En ce moment, commence l’embryogenène.
Chez les Angiospermes l’œuf se divise en cellule mais chez les Gymnospermes, le noyau se
divise plusieurs fois avant l’apparition de cloison. Il y a donc un stade de noyaux libres.

72

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73

Cours de reproduction végétale de M. Adjossou


 Développement de l’œuf

Le noyau se divise en deux, puis en 4 et à ce stade, le noyau tombe du côté opposé du


micropyle. Descendu en bas de l’oosphère, les quatre noyaux se divisent pour donner du bas
en haut :
- L’étage apical constitué de cellules qui séparent les unes des autres et se transforment
en quatre embryons indépendantes ;
- L’étage de la rosette constitué de cellules sans allongements ;
- L’étage des cellules libres (ou des cellules ouvertes).
On a ainsi formation de quatre embryons mais dans la graine, il y aura un seul, les autres vont
avorter.

Formation de la graine : l’ovule du pin va se transformer en graine. Il va y avoir


accumulation de réserves (protéines sous forme de graine d’aleurone, de lipide) puis une
déshydratation importante.

74

Cours de reproduction végétale de M. Adjossou


 Germination de la graine

La graine est libérée par le dessèchement du cône et les écailles s’écartent. La dissémination
est aidée par la présence des ailes. Ces graines tombent sur le sol et le printemps suivant, elle
germe. La germination est épigée. Les cotylédons vont sortir de la terre, laissent apparaître les
premières feuilles qui sont des euphylles. Chez les Pins, les cônes ayant disséminés les
graines persistent sur l’arbre, d’où on parle de cône de troisième année. En principe, les
graines tombent au cours de la deuxième année.

 Cycle de développement du pin (voir TD)

8.6.3. Activités d’apprentissage


TD
Exo 1. Quel est la caractéristique la plus primitive que les gymnospermes partagent avec les
plantes sans fleurs?
Exo2. Donnez des exemples de Gymnospermes chez lesquelles on ne trouve pas d’archégone
Exo3. A l’aide de schémas légendés, illustrez et comparez les gamétophytes d’une mousse,
d’une fougère, d’une gymnosperme et d’une angiosperme

Révision des notions

1. Décrivez les étapes 1- 8 indiqués sur le cycle ci-dessous (page suivante) et nommez-le
2. Dessinez un cycle biologique très simplifiée d’une gymnosperme en insistant sur
l’alternance de génération
3. Décrivez la production de gamètes mâles et des oosphères chez le pin. Comment la
fécondation a-t-elle lieu ?

Sujet de réflexion

1. Dessinez un schéma annoté d’un ovule en coupe longitudinale. Quelle est


l’origine du développement de chaque élément de l’ovule que vous avez
dessiné ?

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Cours de reproduction végétale de M. Adjossou


2. Décrivez comment, d’une façon générale, la reproduction chez les plantes à graines
diffère de celle de plantes sans graines
3. Décrivez comment l’alternance de générations est évidente dans le cycle biologique du
pin
4. Expliquez la différence entre un développement exosporique et un développement
endosporique

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SEANCE N° 9

Objectif

Décrire les processus de reproduction chez les algues

Contenu

Chapitre 7 : Reproduction chez les algues

Partie A. Généralité sur la reproduction des algues

A.9.7.1. Reproduction asexuée

Le cycle sexué normal d'une espèce peut être modifié par suppression de la garnie ou de la
méiose. Dans certains cas, en effet, les gamètes peuvent se développer directement en une
nouvelle plante sans copulation préalable. Ils sont alors parthénogénétiques et il y a
apogamie. Si l'on a affaire à une algue à cycle digénétique, diplohaplophasique, l'individu
produit par un gamète parthénogénétique sera un gamétophyte haploïde. Dans d'autres cas,
les spores se forment sans méiose préalable, il y a alors apoméiose et les spores produisent
alors un nouveau sporophyte diploïde au lieu d'un gamétophyte.

Chez les Algues à cycle monogénétique diplophasique, apogamie et apoméiose peuvent se


combiner avec production d'un nouveau gamétophyte diploïde, tandis que chez les espèces
haplophasiques, l'apogamie entraîne obligatoirement l'apoméiose lors du développement du
gamète parthénogénétique. Ces dégradations de la sexualité sont souvent déterminées par
des facteurs extérieurs : une température très basse peut, par exemple, empêcher la méiose.
Ces dégradations peuvent être accidentelles ou au contraire constantes dans une espèce
donnée.

Chez beaucoup d'Algues dépourvues de sexualité, la reproduction s'effectue à l'aide de


zoospores ou de spores immobiles (aplanospores et autospores) résultant de la division du
contenu des cellules. La multiplication végétative est assurée, chez les formes unicellulaires,
par simple bipartition et chez les formes à archéthalle filamenteux, par fragmentation des
filaments; mais souvent, il y a formation de cellules de résistance, susceptibles de subsister
longtemps à l'état de repos, lorsque les conditions sont défavorables. Les espèces
77

Cours de reproduction végétale de M. Adjossou


unicellulaires forment alors des kystes, en se chargeant de matière de réserve et en s'entourant
d'une enveloppe épaisse et résistante. Dans les formes pluricellulaires, certaines cellules
végétatives peuvent également épaissir leurs parois après avoir accumulé des matières de
réserve pour former des akinètes. Kystes et akinètes sont surtout fréquents chez les Algues
d'eau douce. Chez les Algues marines, on trouve plus fréquemment des propagules souvent
formées, comme chez les Sphacélariales, par de petits rameaux spécialisés qui se détachent de
la plante mère et se développent en un nouvel individu. Il peut y avoir aussi, chez les
Rhodophycées, des spores asexuées (monospores et paraspores) qui, dans certains cas,
assurent seules la propagation de l'espèce.

A.9.7.2. Reproduction sexuée

On distingue différents types de reproduction sexuée chez les algues, selon la structure et la
situation des gamètes

 Isogamie et anisogamie

Lorsque les deux gamètes qui copulent sont morphologiquement identiques de structure et de
taille, il ya isogamie. C’est le cas du Chlamydomonas. Lorsque les deux gamètes sont de
tailles inégales, il ya anisogamie (ou hétérogamie). Celle-ci peut être relativement peu
prononcée (Ulva lactuca) ou au contraire très marquée (Codium tomentosum).
Parfois la différence entre les gamètes ne réside pas dans leur taille : chez l’Halimedatuna
(Caulerpales) par exemple, les deux catégories de gamètes sont de taille sensiblement égale
mais les uns renferment un stigma pigmenté tandis que ceux de l’autre sexe en sont
dépourvus.

Il peut arriver aussi que les deux cellules qui fusionnent, bien que morphologiquement
semblables, se comportent différemment lors de la gamie. C’est le cas des Zygnema où le
contenu de l’une des cellules en conjugaison se déverse dans l’autre. En même temps qu’une
isogamie morphologique, il ya dans ce cas, une anisogamie physiologique qui permet de
distinguer une cellule mâle se déplaçant pour fusionner avec la cellule femelle demeurée
immobile.

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Cours de reproduction végétale de M. Adjossou


L’anisogamie morphologique, plus ou moins prononcée, est toujours caractérisée par une
diminution relative de la taille des gamètes mâles, très mobiles mais pauvres en matière de
réserves par rapport aux gamètes femelles, plus volumineux et riches en matières de réserve,
qui seront utilisées pour le développement ultérieur du zygote.
 Planogamie
Les gamètes qui copulent entre eux peuvent être tous deux mobiles grâce à leurs flagelles, ce
sont des planogamètes ou zoogamètes et il ya planogamie. Celle-ci peut être isogame
(Chlamydomonas) ou anisogame (Ulva, codium).
 Oogamie
Un cas extrême d’anisogamie est réalisé lorsque le gamète femelle devenu très volumineux
ne possède plus de flagelle et a perdu ainsi la faculté de se mouvoir. C’est alors une oosphère,
tandis que le gamète mâle de taille réduite et ayant conservé ces flagelles et sa mobilité, c’est
un anthérozoïde. La fécondation de l’oosphère par un anthérozoïde est alors une oogamie.
C’est le cas du Sphaeroplea, Oeudogonium et des Fucus
 Cystogamie
Dans le cas de Zygnema, les gamètes ne sont plus libérés hors des cellules (gamétocystes) où
ils se sont formés. C’est le contenu entier d’un gamétocyste qui fusionne avec le contenu d’un
autre gamétocyste et il n’ya pas de gamètes individualisés. On dit donc dans ce cas qu’il ya
cystogamie.
 Aplanogamie et trichogamie
Il peut arriver également que, le gamète femelle restant inclus dans la cellule du gamétophyte
qui lui a donné naissance, le gamète mâle soit libéré dans le milieu extérieur mais, dépourvu
de flagelle et incapable de se mouvoir par lui-même, c’est une spermatie. Celle-ci ne peut être
attirée vers le gamète femelle par un chimiotactisme positif comme c’est le cas pour les
planogamètes et les anthérozoïdes. La rencontre des deux gamètes dépend alors uniquement
du hazard. Cette rencontre est toutefois facilitée par la structure des gamétocyste femelles
pourvus d’une papille ou d’un poil plus ou moins long (trichogyne) auquel adhère la
spermatie. Ce mode de fécondation ou trichogamie est propre, chez les Algues, aux
Rhodophycées, mais se rencontre également chez les Ascomycètes.

79

Cours de reproduction végétale de M. Adjossou


A.9.7.3. Activités d’apprentissage

Révision des notions


1. Précisez les types de reproductions

2. Définir les termes : monospore, cystogamie, Oogamie, trichogamie

80

Cours de reproduction végétale de M. Adjossou


SEANCE N° 10

Objectif

Décrire les processus de reproduction chez les algues

Contenu

Partie B. Etude de quelques cycles chez les algues

B. 10.7.1. Cycle de Chlamydomonas (Chlorophyceae)

 Reproduction asexuée
Thalle unicellulaire flagellé se multiplient végétativement par sporulation. Chaque cellule
produit alors 2 ou 4 zoospores qui vont se multiplier végétativement pour donner un nouvel
individu.
 Reproduction sexuée
o Gamètes et fécondation
Au moment de la reproduction sexuée, le contenu des cellules se divisent en 8, 16 ou 32
cellules plus petites toutes semblables qui, libérées de la cellule mère nagent dans l’eau : ce
sont des gamètes. Sauf leur taille réduite, rien ne les distingue morphologiquement des
cellules végétatives mais leur comportement est très différent : elles sont attirées les unes par
les autres et ne tardent pas à s’accoler deux à deux par leur extrémité antérieure, puis elles
fusionnent progressivement pour former une cellule unique en confondant leur cytoplasme et
leurs noyaux. Cette cellule constitue un œuf ou zygote qui s’entoure d’une paroi glucidique
épaisse et souvent ornementée de protubérances ou d’épines. Ainsi protégé, le zygote peut
rester parfois des mois à l’état de repos si les conditions extérieures sont défavorables, puis,
par rupture de son enveloppe, il germe en laissant échapper son contenu qui s’est divisé en
4 petits Chlamydomonas; ceux-ci en grandissant deviennent semblables aux parents ayant
produit les gamètes.
o Cycle de reproduction (voir TD)

B. 10.7.2. Ulva lactuca (Chlorophyceae)

 Gamétophytes et gamètes

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Cours de reproduction végétale de M. Adjossou


Thalle formé des lames vertes et minces, à bords ondulés, pouvant atteindre 30 à 40 cm de
haut. Ces lames sont formées de deux couches de petites cellules polyédriques toutes
semblables.

Au moment de la reproduction sexuée, les individus fertiles (gamétophytes) se distinguent par


la couleur particulière des bords de leur thalle dont les cellules transforment directement leur
contenu en gamètes.

Gamètes femelles

Certains individus, à marge de couleur vert-sombre, renferment dans leurs cellules 8-16
gamètes biflagellés qui s’échappent par une perforation circulaire, formée au sommet d’une
papille de la paroi cellulaire, et nagent dans l’eau : ce sont des gamètes femelles.

Gamètes mâles

D’autres individus, à marge de couleur vert-jaunâtre, produisent des gamètes plus petits et
plus nombreux (16-32 par cellule en général), ce sont des gamètes mâles.

 Fécondation

Ces deux catégories de gamètes, toutes deux douées d’un phototactisme positif, copulent en
s'accolant latéralement, deux à deux, pour donner un planozygote pourvu de quatre flagelles et
dont le phototactisme devient négatif. Après avoir nagé quelques temps, ce planozygote se
fixe au substratum, perd ses flagelles, s’entoure d’une paroi glucidique et commence
immédiatement à se développer en un filament dressé dont les cellules, en se cloisonnant
ensuite parallèlement à l’axe du filament, le transformeront en un tube aplati et finalement en
une lame tout à fait semblable à celle des plantes sexuées ayant produit les gamètes.

Toutefois, ces plantes issues des zygotes ne formeront pas de gamètes à l’état adulte. A ce
moment, le contenu des cellules marginales se divisera en 4 ou en 8 pour donner des cellules
mobiles assez semblables aux gamètes mais plus grosses et pourvues de quatre flagelles au
lieu de deux. Ce sont des zoospores. Elles sont incapables de copuler entre elles, et, après
avoir nagé un certain temps, elles vont se fixer aux rochers et développer une nouvelle plante
qui, cette fois, produira des gamètes.

 Cycle biologique (voir TD)

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Cours de reproduction végétale de M. Adjossou


B. 10.7.3. Cycle de Antithamnion plumula (Rhodophyceae)

 Gamétophytes mâles

Les individus mâles portent sur des rameaux spéciaux insérés sur les rameaux latéraux, de
nombreux gamétocystes mâles très petits (spermatocystes) produisant chacun un unique
gamète mâle nu et immobile (spermatie).

 Gamétophytes femelles

Les plantes femelles portent sur la cellule basale des rameaux latéraux un petit ramule
(rameau carpogonial) dont la cellule terminale est un gamétocyste femelle particulier
(carpogone), formé d’une cellule unique prolongée par un long poil : le trichogyne.

 Fécondation

Lors de la fécondation, une spermatie flottant passivement dans l’eau se fixe sur le trichogyne
en s’entourant d’une membrane mince, puis, son contenu se déverse dans le trichogyne dans
lequel le noyau mâle de la spermatie descend jusqu’au ventre du carpogone pour se fusionner
avec le noyau femelle. Le zygote ainsi formé, entouré de la paroi du carpogone surmonté du
trichogyne flétri, se développe immédiatement in situ, en parasite sur le gamétophyte pour
donner naissance à une nouvelle plante, le carposporophyte, très différent
morphologiquement du gamétophyte et réduit, presqu’uniquement, à une masse arrondie de
carpospores. Celles-ci, libérées, se développent en une nouvelle plante, indépendante, cette
fois, morphologiquement identique au gamétophyte mais produisant des sporocystes à quatre
spores (tétrasporocystes). Il s’agit donc d’un tétrasporophyte dont les tétraspores, en se
développant, reproduisent les gamétophytes. Des quatre tétraspores formées dans un
tétrasporocyste, deux produisent des gamétophytes mâles et deux des gamétophytes femelles.

 Cycle de développement (voir TD)

B. 10.7.4. Cycle de Fucus vesiculosus ( Pheophyceae)

 Organes reproducteurs

Le Fucus vesiculosus est une espèce dioïque. Les organes reproducteurs sont groupés dans
des réceptacles formés par l'extrémité renflée et remplie de mucilage des ramifications dont
le tissu cortical renferme de nombreuses cavités communiquant avec l'extérieur par un

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Cours de reproduction végétale de M. Adjossou


orifice. Ce sont des conceptacles qui renferment, selon les individus, des organes males ou

des organes femelle.

o Organes reproducteurs mâles

Il s naissent latéralement sur des poils ramifies. Leur cellule-mère ne renferme qu'un seul
noyau diploïde; celui-ci subit la méiose, puis les quatre noyaux haploïdes qui en résultent
subissent chacun 4 mitoses supplémentaires. On a donc finalement 64 noyaux haploïdes qui
deviendront ceux des anthérozoïdes. Ceux-ci, de petite taille, renferment, outre le noyau et
de grosses mitochondries, un volumineux stigma orangé au niveau duquel s'insèrent
latéralement 2 flagelles opposés. Chez les Fucales, contrairement aux autres Phéophycées,
c’est le flagelle antérieur, pourvu de mastigonèmes, qui est plus court que le postérieur.
L’anthérozoïde porte en outre, à son extrémité antérieure atténuée, un organe discoïde, mince
et zoné concentriquement : le proboscis. La paroi du spermatocystes est formée de deux
couches distinctes; l'externe reste adhérente au filament ayant produit le spermatocystes,
tandis que la couche interne formant un sac qui renferme les anthérozoïdes, est expulsée hors
du conceptacle dans l’eau de mer où les anthérozoïdes sont libérés.

o Organes reproducteurs femelles

Ils naissent de la paroi interne des conceptacles mâles sur des poils pluricellulaires non
ramifies. Ce sont des oogones portés par une courte cellule basale. D'abord uninucléés les
oogones s'accroissent considérablement pour former de grosses cellules ovoïdes riches en
plastes bruns, en physodes et en gouttelettes lipidiques, tandis que leur noyau subit trois
divisions successives dont la première est réductionnelle, ce qui aboutit à la formation de 8
noyaux haploïdes. Chacun d'eux devient celui de l'une des 8 oosphères. Au cours de son
développement la paroi de l'oogone s'épaissit et on peut y distinguer trois couches. La plus
externe (exochiton) reste adhérente au pédicelle de l'oogone lors de l'émission de son
contenu qui sort du conceptacle entouré des deux membranes plus internes (mesochiton et
endochiton). Celles-ci se gélifient dans l'eau de mer et libèrent les 8 oosphères qui prennent
alors une forme sphérique.

 Fécondation

La fécondation des Oosphères de Fucus par les anthérozoïdes peut être facilement observée.

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Cours de reproduction végétale de M. Adjossou


Elle l'a été pour la première fois Par Thuret en 1853. En maintenant hors de l’eau, dans une
atmosphère humide des individus fertiles de Fucus, on voit sourdre à l'orifice des
conceptacles des gouttelettes de mucilage. Celles sortant des conceptacles males, riches en
anthérozoïdes, sont de couleur orange, tandis que celles émises par les conceptacles femelles
sont colorées en brun fonce par les oosphères- En les diluant dans l'eau de mer, il est ainsi
possible de recueillir séparément des anthérozoïdes et des oosphères. En les mélangeant, on
constate que les anthérozoïdes, très petits par rapport aux oosphères, sont attirés vers elles par
chimiotactisme et s’accumulent autour d’elles en grand nombre. A ce moment, les oosphères
ne possèdent, outre la membrane cytoplasmique, qu’une mince couche mucilagineuse externe.
Les mouvements flagellaires des anthérozoïdes appliqués contre l’oosphère déterminent la
rotation lente de celle-ci sur elle-même jusqu’au moment ou, l’un des anthérozoïdes ayant
réussi à pénétrer dans le cytoplasme de l’oosphère, l’attraction chimiotactique cesse et les
autres anthérozoïdes se dispersent. Très rapidement une paroi glucidique résistante apparaît
autour de l’oosphère tandis que l’anthérozoïde qui y a pénétré, se dirige vers le centre de
l’oosphère pour fusionner avec le noyau de celle-ci.
Le zygote ainsi formé germe rapidement en produisant un rhizoïde et en se cloisonnant pour
donner naissance à un nouvel individu sexué. Contrairement aux autres phéophycées, les
fucus, type du groupe des cyclosporées, ne présente pas d’alternance de générations. La plante
n’est représentée que par des gamétophytes diploïdes.

 Cycle de développement (Voir TD)

B. 10.7.5. Activités d’apprentissage


TD
Exo 1. Dessiner le cycle chromosomique et préciser le type de cycle de
Antithamnion

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Cycle de développement de Antithamnion

Exo2. En quoi les cycles de vie de la plupart des algues rouges diffèrent-ils de
ceux des autres algues pluricellulaires ?

Révision des Notions

1. Précisez la différence entre les cycles de vie à générations hétéromorphes et


ceux de générations isomorphes

2. Dessiner le cycle chromosomique et préciser le type de cycle chez Chlamydomonas

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Cycle de vie de Chlamydomonas

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3. Dessiner le cycle chromosomique et préciser le type de cycle de
Ulva

Cycle de développement de Ulva

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4. Préciser le type de cycle ; comparer le à celui des métazoaires.

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SEANCE N° 11

Objectif

Décrire les processus de reproduction chez les champignons

Contenu

Chapitre 8. Reproduction chez les champignons

Partie A. Introduction générale-Reproduction chez les Zygomycètes

A .[Link] générale

Comme les Algues, les Champignons peuvent, en principe, se multiplier par voie
végétative, et se reproduire à l'aide, soit de spores, formées dans des sporocystes, soit de
gamètes qui, formés dans des gamétocystes, sont les uns mâles, les autres femelles.
L'union ou «gamie» d'un gamète mâle avec un gamète femelle donne un zygote. Ce
phénomène se situe dans un cycle, comportant en principe gamétophytes et sporophytes;
phase haploïde et phase diploïde, et dans lequel il est compensé, selon la règle, par une
réduction chromatique, ou méiose. Mais chez les Champignons, contrairement aux Algues,
ces organes et ces mécanismes ont été très souvent fortement modifiés, au point de devenir
parfois méconnaissables.
On distinction six classes de champignons :
Champignons à zoïdes
I. Zoïdes flagellés à un ou deux fouets
 Phycomycètes (thalle siphoné)
 Myxomycètes (thalle plasmodial)
II. Zoïdes amiboides
 Trichomycètes
Champignons sans zoïdes
I. Gamie aboutissant à la formation d’une zygospore
 Zygomycètes
II. Gamie aboutissant au développement d’un appareil sporophytique, producteur :
a) d’ascospore
 Ascomycètes
90

Cours de reproduction végétale de M. Adjossou


b) de basidiospores
 Basidiomycètes

A .11.8.2. Reproduction chez les Zygomycètes : cas du Mucors

Mucors= moisissures blanches, très répandues sur le pain, les débris végétaux, etc., ont les
caractères suivants.
 Reproduction asexuée du Mucors
Elle est assurée par des sporocystes pédicellés, qui produisent des spores directes. Ce sont des
vésicules sphériques, formées au sommet de pédicelles appelés sporocystophores, et pleines
de spores. Les pédicelles sont constitués par des filaments mycéliens dressés, dont le sommet
se renfle et devient un sporocyste. Chez quelques espèces, ils sont ramifiés, avec alors un
sporocyste au bout de chaque rameau. Le sporocyste se sépare du pédicelle par une cloison
qui, étant fortement convexe dans sa cavité, délimite en son centre une columelle. Le contenu
de celle-ci demeure en continuité avec celui du pédicelle. Autour de la columelle, le
cytoplasme du sporocyste se divise en fragments, dont chacun devient une spore directe,
ronde, généralement plurinucléée, et toujours tuniquée.
Les spores ainsi formées sont libérées par la dislocation ou la destruction de la paroi du
sporocyste. Ensuite, chacune peut, en germant, engendrer un nouveau thalle mycélien.
 Reproduction sexuée du Mucors
 Organes sexuels
Deux siphons mycéliens différents engendrent latéralement de courts rameaux en forme de
massue, qui croissent l’un vers l’autre. Ces rameaux sont des filaments sexuels, l’un mâle,
l’autre femelle, mais malgré cela morphologiquement identiques. Leur développement est régi
par des hormones, par lesquelles chacun d’eux agit sur l’autre. Quand leurs extrémités se sont
rencontrées, le sommet de chacun d’eux se transforme en un gamétocyste plurinucléé, qui
grossit et devient globuleux ; sa base se renfle et devient le suspenseur du gamétocyste, séparé
de celui-ci par une cloison.
Chaque gamétocyste, avec son suspenseur, est comparable à un sporocyste avec son pédicelle.
Mais les gamétocystes ne produisent pas de gamètes ; ils se comportent eux-mêmes comme
des gamètes.

91

Cours de reproduction végétale de M. Adjossou


 Fusion des gamètes
Les gamètes s’accolent à leurs sommets, leurs parois en contact se résorbent. De la sorte, ils
se fusionnent en une seule masse, qui devient ensuite une zygospore. Cette fusion est une
cystogamie.
 Zygospores
Après leur formation, chaque zygospore s s’enkyste, c’est-à-dire s s’entoure d’une paroi
épaisse, qui est brune, ornementée et complexe. Son contenu, riche en réserves nutritives
(notamment en cristaux de mucorine, protidique), se déshydrate et passe à l’état de vie
ralentie. La zygospore devient ainsi un organe de résistance, assurant la conservation de
l’espèce pendant les périodes défavorables.
En même temps: 1° dans la zygospore, les multiples noyaux haploïdes provenant des deux
gamétocystes se multiplient par des mitoses, après lesquelles une partie d’entre eux
dégénèrent. A ce stade, le zygospore est micto-haploïde, c’est-à-dire garni d’un mélange de
noyaux haploïde des deux sexes, mais encore impubères, de sorte qu’au lieu de copuler ils
évoluent et se multiplient indépendamment les uns des autres; - 2° ensuite, les noyaux
haploïdes qui ne dégénèrent pas deviennent pubères et s’accouplent. Ceux qui proviennent de
chaque gamétocyste s’unissent à ceux de l’autre, puis une caryogamie (fusion des deux
noyaux accouplés) transforme chaque couple en un noyau diploïde. La zygospore devient
ainsi un œuf à plusieurs noyaux diploïdes; - 3° enfin, chez le Mucor mucedo tous les noyaux
diploïdes de cet œuf dégénèrent, sauf un qui, par des mitoses accompagnées de méiose, se
divise en quatre noyaux haploïdes. Trois de ces noyaux dégénèrent à leur tour, et la zygospore
se trouve finalement ne plus contenir qu’un seul noyau, qui de plus est haploïde. Après cela,
la zygospore passe à l’état de vie ralentie.
Le stade micto-haploïde est particulièrement intéressant, car il représente un des caractères
par lesquels les Mucorales semblent pouvoir être rapprochées des Ascomycètes. On verra en
effet que chez ces derniers les organes sexuels engendrent un appareil sporophytique, qui en
principe est d’abord, lui aussi, micto-haploïde.
D’autre part, les noyaux de la zygospore ne se comportent pas toujours comme chez le Mucor
mucedo. Ainsi, chez d’autres Mucorales, aucun des noyaux diploïdes de l’œuf ne dégénère.
Tous se divisent, avec méiose, en 4 noyaux haploïdes, dont aucun non plus ne subit une
dégénérescence. Par suite, la zygospore se trouve finalement garnie de noyaux haploïdes
multiples.

92

Cours de reproduction végétale de M. Adjossou


 Germination des zygospores
Après sa phase de vie ralentie, si les conditions sont favorables, chaque zygospore germe, en
produisant :
1. En principe, un sporocyste pédicellé, le sporocyste de germination, dont les spores sont des
spores de germination haploïdes. Les noyaux de ces spores dérivent du ou des noyaux
haploïdes garnissant la zygospore, au stade final de son évolution cytologique. Chacune
d’elles peut donner naissance à un nouveau mycélium gaméto-phytique haploïde, et le cycle
haplobiontique-haploïde est ainsi bouclé;
2. Parfois, directement un nouveau mycélium gamétophytique, dans lequel passent et se
multiplient son ou ses noyaux haploïdes. Là encore, le cycle haplobiontique-haploïde se
trouve bouclé.
 Cycle de développement (voir TD)
A .11.8.3. Activités d’apprentissage
Exo1. Dessiner le cycle chromosomique et nommez le type de cycle du Mucor

Qu’est-ce que le phénomène d’homothallisme ?


Qu’est-ce que le phénomène d’hétérothallisme ?
Lequel des deux phénomènes trouve-t-on chez les Mucor ?
93

Cours de reproduction végétale de M. Adjossou


SEANCE N° 12

Objectif
Décrire les processus de reproduction chez les champignons

Contenu

Partie B. Reproduction des asco et basidiomycètes

[Link] de reproduction des Ascomycètes

 Reproduction asexuée

Le mycélium de la plupart des Ascomycètes se reproduisent directement, asexuellement, par


des thallospores ou des conidiospores. Les thallospores sont des fragments uni- ou
pluricellulaires du mycélium, ayant l’allure et le comportement de spores. Si elles ont une
paroi kystique (épaisse et pigmentée), ce sont des chlamydospores, conservant l’espèce
pendant la mauvaise saison.
Les conidiospores (= spores conidiennes, ou conidies) sont (à maturité) hyalines ou brunes,
avec contenu unicellulaire, ou cloisonné en plusieurs cellules. Elles ont pour cellules
génératrices : 1° très rarement, des conidiocystes, dont le contenu se divise, grâce à des
mitoses, en un nombre limité de conidiospores; 2° bien plus souvent, des phialides qui, grâce
à des mitoses, bourgeonnent un nombre illimité de conidiospores, l’une après l’autre, dans un
goulot ou une collerette, ou sur un style plus ou moins distinct; 3° d’autres fois, des radules,
sortes de phialides à styles multiples, très courts, ne produisant chacun qu’une seule conidie ,
etc. Parfois, les phialides servent elles-mêmes de conidiospores : chacune d’elles est alors une
macroconidie. Phialides, radules et cellules conidiogènes analogues sont souvent portées par
des filaments mycéliens spéciaux, dressés, plus ou moins longs, ramifiés ou non : les
conidiophores. Ceux-ci, à leur tour, se forment, selon les cas : 1° dans la cavité de masses
stromatiques creuses, appelés pycnides ; 2° sur des stromas, soit épais, et alors appelés
sporodochies, soit très minces, et alors qualifiés d’acervules ; 3° directement sur le mycélium,
sur lequel ils forment une moisissure ou mucédie.

94

Cours de reproduction végétale de M. Adjossou


 Reproduction sexuée
Les Ascomycètes sont le plus souvent monoïques. C’est que les noyaux d’un même mycélium
ont la même potentialité sexuelle. Par conséquent, les deux types d’organe reproducteurs sont
formés sur le même mycélium à s’avoir les anthérocystes représentant les organes mâles et les
ascogones correspondant aux organes femelles. Toutefois l’autofécondation est généralement
exclue, en raison d’une autoincompatibilité homogénique, de telle sorte que chaque mycélium
nécessite un partenaire. La fécondation est un cystogamie anisogame. L’ascogone est
surmonté d’un prolongement tubulaire, le trichogyne, qui se développe vers l’anthérocyste et
fusionne avec celui-ci (plasmogamie). Les noyaux migrent dans le trichogyne et pénètrent
dans l’ascogone où ils s’apparient avec les noyaux femelles.
Exemple de Mycosphaerella
Les organes sexuels, les un mâles, en principe producteurs de spermaties, inertes et tuniquées,
les autres femelles, avec ascogone et trichogyne. Les organes mâles et femelles sont logés
dans des formations stromatiques, qui sont les ébauches des ascocarpes (espèces à ascocarpes
stromatiques).

95

Cours de reproduction végétale de M. Adjossou


 Organes mâles
Organes mâles = filaments mâles, rappelant des conidiophores, et portant une ou plusieurs
cellules spermatogènes, qui sont des spermatocystes, dont le contenu se divise en un nombre
limité de spermaties. Ces filaments se forment dans des spermogonies (= pycnides à
spermaties). Les spermaties sont comparables à de très petites conidies (incolores, hyalines,
unicellulaires et uninucléées), mais elles sont incapables de germer, leur rôle étant celui de
gamètes mâles et non de spores.
 Organes femelles
Organes femelles = filaments femelles, comprenant une sorte de gamétocyste femelle,
unicellulaire, uni- ou plurinucléé, appelé ascogone, dont le contenu équivaut à une oosphère
non différenciée ; un trichogyne, uni- ou pluri-cellulaire, surmontant l’ascogone.
 Fécondation des ascogones
Elle est, en principe, une trichogamie, assez souvent conditionnée par un hétérothallisme. Le
Le trichogyne capte les spermaties et les transmet à l’ascogone. Fécondé, le contenu de
l’ascogone devient un zygote micto-haploïde, et non pas diploïde, parce qu’au moment de la
fécondation les noyaux des deux sexes sont encore impubères. Réunis dans l’ascogone, ils
demeurent indifférents les uns aux autres. Il y a donc, dans l’ascogone fécondé, un mélange
de noyaux haploïdes, les uns mâles, les autres femelles, et non des noyaux diploïdes. Ce
mélange caractérise l’état micto-haploïde déjà défini propos de la zygospore des Mucors. Un
seul noyau mâle fécondant suffit si l’ascogone est uninucléé, mais il en faut plusieurs s’il est
plurinucléé.

96

Cours de reproduction végétale de M. Adjossou


[Link] de reproduction chez les basidiomycètes
Exemple des coprins
Les Coprins (= genre Coprinus), de l’ordre des Agaricales, se développent pour la plupart sur
les bouses et les fumiers. Leurs carpophores, fragiles et rapidement déliquescents, sont
composés d’un stipe (= pied) et d’un chapeau, avec sous celui-ci des lamelles rayonnantes
fertiles, qui portent l'hyménium. Ce dernier est composé de basides fertiles, à 4 basidiospores
noires, de basides stériles (ou basidioles) et de cellules probablement excrétrices, les cystides.
A maturité, les lamelles se transforment rapidement en un liquide noir, couleur d’encre. Les
lamelles sont d’abord blanches, mais ensuite elles deviennent progressivement noires, parce
que les basidiospores dont elles sont garnies noircissent en mûrissant. D’autre part, elles sont
maintenues écartées les unes des autres par leurs cystides, qui sont très longues, et dont elles
sont hérissées. Maturation et noircissement commencent par le bord des lamelles.

97

Cours de reproduction végétale de M. Adjossou


Dès que les spores sont mûres, elles se détachent et tombent, ce qui est facilité du fait que les
lamelles sont écartées. Aussitôt après leur chute, la portion de la lamelle qui les portait tombe
en déliquescence. Par une véritable autodigestion, elle se transforme en un liquide noir, qui se
rassemble en gouttelettes sur le bord du chapeau. Ainsi mûrissent et noircissent
successivement, puis lâchent leurs spores et sont détruites par déliquescence des zones de
chaque lamelle de plus en plus proches de leur base. On remarquera que lors de sa maturité
chaque zone occupe le bord de la lamelle, puisque les zones précédentes, qui l’occupaient
antérieurement, ont été détruites. La plupart des spores tombent. Seule une partie d’entre elles
se mélangent au liquide noir en lequel se résolvent les lamelles.

a) Développement et cycle des Coprins


Le développement et le cycle de ces Champignons peuvent se résumer ainsi :
1° Basidiospores haploïdes, unicellulaires et en principe uninucléées, noires, avec pore
germinatif au sommet;
2° Pas de gamétophytes ; en germant, chaque spore engendre, sur son pore, une vésicule
plurinucléée, d’où partent ensuite les hyphes primaires d’un sporophyte périttogame;
3° Partie primaire du sporophyte périttogame constituée par ces hyphes, qui forment le
mycélium primaire du Champignon. Elles sont cloisonnées en cellules haploïdes, uninucléées.
Elles demeurent séparées, et ne s’agrègent pas en cordonnets ou en carpophores;
4° Reproduction directe du mycélium primaire par des conidies haploïdes (= oïdies), qu’il
engendre et qui s’en détachent ;
5° Périttogamies, soit entre deux cellules du mycélium primaire, appartenant à des hyphes
différentes, soit entre une de ces cellules et une conidie haploïde. Dans les deux cas, il résulte
de chacune d’elles la formation d’une cellule à dicaryon;
6° Partie secondaire du sporophyte périttogame constituée par des hyphes dicaryotiques et
dangeardiennes, qui dérivent des cellules à dicaryon produites par les périttogamies, et
forment le mycélium secondaire. Ces hyphes sont cloisonnées en cellules à dicaryon, et
garnies d’anses latérales, car chacune d’elles est formée de dangeardies à anse, nées les unes
des autres. Elles s’agrègent pour former les carpophores;
7° Carpophores ainsi engendrés prosenchymateux : dans leur chair, au microscope, on
distingue aisément les hyphes dicaryotiques qui les composent. On a vu plus haut leur
morphologie : stipe, chapeau, lamelles fertiles, hyménium et ses basides;

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Cours de reproduction végétale de M. Adjossou


8° Basides = homobasides. Dans l’hyménium qui couvre les lamelles fertiles du carpophore,
elles sont d’abord dicaryotiques. Ensuite, selon la règle, une caryogamie fusionne leurs deux
noyaux conjugués en un noyau diploïde, puis deux mitoses, accompagnées de méiose (la
première est hétérotypique), dorment à partir de celui-ci quatre noyaux sporaux haploïdes.
Chaque noyau sporal passe dans l’une des quatre basidiospores, au sommet d’un des
stérigmates. La formation de ces basidiospores boucle le cycle.

[Link]és d’apprentissage
TD
Exo1. Décrivez l’appareil sporophytique des Ascomycètes
Exo2. Comment se forme un asque ?
Exo 3. Sur la base du schéma ci-dessous dites combien de générations comportent le cycle de
développement de Pezizes. Commentez le schéma.

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Exo 4. Sur la base du schéma ci-dessous dites combien de générations comportent le
cycle de développement de Coprin. Commentez le schéma

Révision des Notions

1. Que sont les ascocarpes et les asques ?

2. Quel rôle jouent les basides dans la reproduction des champignons


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3. Présentez les relations existant entre les stolons, les rhizoïdes, les sporangiophores et les
sporanges chez les zygomycètes

4. Comparer le cycle de Mycosphaerella à celui de Coprin

5. Expliquez les étapes qui mènent à la formation d’un asque

6. Comment la reproduction asexuée des ascomycètes se fait-elle ?

7. Expliquez la différence entre la plasmogamie et la caryogamie.

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