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JOURNAL
DE
MATHÉMATIQUES
PURES ET APPLIQUÉES .
}
1
14
IMPRIMERIE DE BACHELIER ,
RUE DU JARDINET , NO 12 .
1
JOURNAL
DE
MATHÉMATIQUES
PURES ET APPLIQUÉES ,
OU
RECUEIL MENSUEL
DE MÉMOIRES SUR LES DIVERSES PARTIES DES MATHÉMATIQUES ;
Publié
TOME PREMIER.
RESELEIB1836.
ANNÉ
RARY
mmwww
UNIVOE
F THE
RSIT
CALIFORN Y
OF
IA
PARIS ,
BACHELIER , IMPRIMEUR- LIBRAIRE
DE L'É COLE POLYTechnique, du BUREAU DES LONGITUDES , ETC.,
QUAI DES AUGUSTINS, N° 55.
-
1836
41917
1
j
www www
AVERTISSEMENT ..
Page I
Note sur unmoyen de tracer des courbes données pardes équations différen-
tielles ; par M. Coriolis ..... ... 5
Note sur les rapports qui existent entre la théorie des équations algébriques
et la théorie des équations linéaires aux différentielles et aux différences ;
par M. Libri...... 10
Mémoire sur les rapports et les restes des quantités incommensurables ; par
M. Léger........ ...
93
Note sur une manière de généraliser la formule de Fourier; par M. Liouville 100
Mémoire sur les équations différentielles linéaires du second ordre; par
M. Sturm ..... 106
Sur les surfaces du second degré qui n'ont pas de foyer ; par M. Chasles ... 187
Note sur les rayons de courbure des sections coniques ; par M. Transon ... 191
Formule pour la transformation d'une classe d'intégrales définies ; par
M. Jacobi. 195
Note sur le calcul des inégalités périodiques du mouvement des planètes ;
par M. Liouville ..... ..
197
Mémoire sur les équations générales du mouvement ; par M. Ampère ... 211
Énumération des courbes du quatrième ordre, d'après la nature différente
de leurs branches infinies ; par M. Plucker... 229
Mémoire sur le développeinent des fonctions ou parties de fonctions en séries
dont les divers termes sont assujétis à satisfaire à une mêrne équation
différentielle du second ordre , contenant un paramètre variable ; par
M. Liouville ... ....... 253
Théorème sur les quantités incommensurables; par M. Lebesgue ........... 266
Démonstration d'un théorème dû à M. Sturm , et relatif à une classe de
fonctions transcendantes ; par M. Liouville ... 269 ....
DE MATHÉMATIQUES
PURES ET APPLIQUÉES
RY .
BRA
REESE LI
OF THE
UNIVERSITY
CALIFORNIA
AVERTISSEMENT .
NOTE
PAR G. CORIOLIS .
dx =√1 -
1,
ou bien
= a,
Vitr
1
dx = yf(x) ,
I
y = (x),
dy = f(x,y)
a étant ici l'angle dont la tangente = dxdr. La tige sera donc toujours
pressée contre le relief.
Pour que ce moyen de description de courbe soit praticable , il
faut que le fil une fois appliqué sur le cylindre, ne s'y dérange pas
par l'effet de la flexion qu'il y prend. Il y a pour cela une relation
nécessaire entre le rayon r du cylindre et la nature de la courbe
représentée par l'équation
dy=f(x,y).
Soient M un point quelconque , MM' un élément, et ple rayon de
PURES ET APPLIQUÉES. 9
JANVIER 1836. 2
10 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
www
NOTE
PURES ET APPLIQUÉES. II
...+ pdvd -' u + vďu) une équation ordonnée par les différentielles
descendantes de z, de la forme
dn-22
(2).... + (n dx + a,y.) den ......
+ A- 2 =
1-1
Y
,
L IBRARY
REESE
UNIVof The
ERS ITY
CALIFORNI
A.
14 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
ΑΛΑΑΑΑ wwwwwww
MÉMOIRE
du d'u
a
l'équation a dpeut être représentée par l'expression somma-
toire u= e-mat(Am sin amx + B cos amx) , le signe ∑ s'étendant à
toutes les valeurs possibles des constantes m, Am, Bm. Pour que cette
valeur se réduise à zéro, quel que soit le temps t, lorsqu'on y pose
x= 0 ou x= l , il faut que l'on ait Bo , et qu'en outre les va-
leurs de m satisfassent à l'équation sin aml= 0 , laquelle donnem = o,
2π
ίπχ
Je multiplie lesdeux membres par sin dx, et j'intègre par rap-
port à x entre les limites x= 0 , x= l. Cette intégration fait dispa-
raître tous les coefficiens A,, A. , ... excepté A₁, et l'on obtient sur-le-
2 ίπχ
(*) Dans ses Exercices mathématiques, M, Cauchy a traité la même question par
une méthode fondée sur le calcul des résidus.
PURES ET APPLIQUÉES. 17
ou
8
+8
fx== 0
coszxdz + cos zyf(y) dy
18
8
+8
+ 0
sinzxdz + sin zyf(y)dy ,
18
f(x) =
[Link] + Sosisin zx .Vdz .
0
U= 18
cos zyf(y) dy , V = = + sin zyf(y)dy.
18
u = f(x) ド
+ sinfd = f(x);
18 0
S 0
e-hyf(x) dy =
P, 0
ehyf(x)dy =
१,
d'une analyse très singulière que nous empruntons à peu près tex-
e
P = ,
(z =1+g) ' = (2-1-g)'
et , d'après les intégrales définies que représentent petq , si l'on fait
g= o dans la différence p-q , il est évident qu'elle se changera dans
l'intégrale demandée. Cette intégrale sera donc la limite de la valeur
de p-q par rapport à g; ainsi, en regardant g comme une quantité
infiniment petite que l'on fera tout-à-fait nulle à la fin du calcul , on
aura
+8
+( -1+6) +(2-1-g)
(2) Serv f(x) dy=
18
(2-1+g)
-
(2-1-g)
Mais cette quantité s'évanouit en même temps que g , excepté pour les
valeurs de z qui rendent nul le dénominateur (2 -1) ; cette inté-
grale , et par suite celles de
cos zy.f(y) dy, sinzy.f(y) dy, cos z(y-x) .f(y)dy,
prises entre les mêmes limites ±∞ sont donc généralement égales à
zéro; et il n'y a d'exception que pour certaines valeurs de z pour les-
quelles ces intégrales deviennent infinies. La nature de la quantité
8+
g dans la valeur dedef+ cos z(y-x)f( y) dy; nous ferons g=o , après
18
(*) Voyez pages 31 , 32 , 33. Nous avons , sans aucun scrupule , emprunté les
phrases inêmes de M. Poisson , inventeur de la méthode.
22 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
avoir achevé le calcul; jusque là nous traiterons seulement g comme
une quantité infiniment petite. Or il est évident que les portions de
l'intégrale relative à z, qui répondent à des valeurs de cette variable
infiniment peu différentes des racines de l'équation (z -1) = 0 ,
sont les seules qui pourront ne pas s'évanouir en même temps que g ;
si donc nous désignons par e l'une de ces racines , et que nous fassions
z= p + z', il ne faudra donner à la variable z' que des valeurs infini-
ment petites , positives ou négatives , et prendre successivement pour
p toutes les racines positives de l'équation (PV-1) = 0 ; on ne
prendra pas les racines négatives , parce que , dans l'intégration , la
variable z ne doit recevoir que des valeurs réelles et positives; et par
lamême raison, lorsque l'on prendra la racine p=0 , on ne donnera
à z' que des valeurs positives. Faisons donc z= p+z' , et soit alors
+8 +8
18
e-zyVf( y)dy = Z, SerV= f(x) dy
18
=
Ζ' ,
d'où il résultera
+8 I I
+ cosz(y-x)f(y)dy == Zex(p+2)V
18 Zex(p+2 ) = + = Z/e-x( +2)V1.
2 2
px -ρα
f(x) = 2π
∑ indiquant une somme qui s'étend à toutes les valeurs positives dep ,
y compris p = 0 .
Maintenant soit do(h
dh
)
= '(h) ; mettons p + z' à la place de z dans
le second membre de l'équation (2); en traitant z' et g comme des
quantités infiniment petites , on aura
et il en résultera
Z = 24( -1)
I
;
( +z ) '( p -1)
si donc on prend une quantité positive d, et qu'on intègre depuis
z
'
- jusqu'à z'=+ d , on aura
Zdz
= ( 1) arc tang
,
( 1) g
Zdz' 274(-1)
,
(-1)
d'où l'on conclut
xd- -) (
px
ex V -T *( PV=1) + e +
f(x) = Σ ,
( 1) ( 1)
( -1)
24 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
dans lesquelles pdésigne une quelconque des racines positives de l'équa-
tion transcendante (p -1) = 0 , maisqu'il faudra réduire à moitié
dans le cas particulier où l'on aura p=0 .
8. Admettons par exemple que pour déterminer la fonction f(x)
hors des limites l' et l que nous prendrons la première égale à zéro
et la seconde quelconque, on se donne les deux conditions f(x)
= f(-x) , f(l+y) =- f(l-y), lesquelles entraînent la condi-
tion particulière f(l) = o , que nous supposerons remplie. Si l'on
multiplie par e- dy les deux membres de l'équation f(x) = f(-y),
et qu'on intègre ensuite depuisy=o jusqu'ày= ∞ , il viendra
8 8
on ad'ailleurs identiquement
8
ehl
Sote-byf(l +r) dy = ett
0 [p - se-byf(x)dy],
P 0
On a de plus ,
(p -1)=2V-1 sinp(l-y)f(x) dy ,
0
f(1)=0 , f(-1
)=0.
On a identiquement
8
JANVIER 1836. 4
26 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
Or, si l'on multiplie par e- dy, et si l'on intègre entre les limites
y=o, r= o , les deux membres de l'équation f(l+y)= -f(l-y),
il viendra
18 8
Soe-hyf(l+r)dy = - Soe-hyf(ly)dy.
0
ehlp -
e-hq = ehl
ettfe-hyf(x)dy-e-htfeyf(x)dy.
En opérant d'une manière semblable sur l'égalité f( − 1 + y)
+f(-l-r) = o , on trouvera de même
-1
hl
e-hip- eq = eetfe
-hl
-byf(x)dy - etferf(x)dy,
0 0
df(1 df(ly)
6
1)2) + 6f(ly) - day n = 0 ,
-
df(x)
dx + 6f(x) = o pour x = 1,:
df(x) -
d.x
-
l'f(x) = o pour x l;
(*) Journal de l'École Polytechnique, 19º cahier, page 30. Cette méthode con-
siste essentiellement à multiplier par e-bydy et à intégrer depuisy= o jusqu'à
y= ∞ les deux membres des équations (a) , puis à exprimer toutes les inté-
grales en fonction dep , qet de quantités connues. En observant que par des
intégrations parparties on ramène l'intégrale de e-hy duF(
r) dy à l'intégrale de
dxn
+ (h-6)e- fe f(x)dy.
0
1
.
On aura en outre
dx
+ 60= o pour x= 1 , et dx- 6'v=o pour x=-1 (*) .
dx = o pour x = 1;
dv
'
pour x Ion a dy-
dx
60 , dx - 6'v' = o , d'où l'on tire de
dv dv
même = o. On conclut de là que le produit
dx dx
+1
(p*- '*) [ -1
vv'dx est constamment égal à zéro ; et par suite , si les
+1
cines imaginaires.
13. Il nous serait aisé de donner beaucoup d'autres développemens
de la fonction f(x) en séries de sinus et de cosinus ; nous pourrions ,
par exemple , déterminer la fonction f(y) hors des limites -1, +1,
en employant , au lieu des équations (a), d'autres équations aux diffé-
rences mêlées qui contiendraient les différentielles de f(x) d'un
ordre supérieur au premier. Mais il serait fort inutile de généraliser
ainsi les résultats que nous avons obtenus dans ce Mémoire. Nous
n'avons eu pour but que de développer avec soin et de présenter sous
un nouveau jour une méthode très ingénieuse à laquelle les géomè-
tres n'avaient pas fait assez attention. Plus tard nous reviendrons sur
ce sujet , et en partant d'un autre principe nous montrerons comment
32 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
on peut arriver d'une manière à la fois directe et rigoureuse , non-
seulement aux développemens des fonctions en séries de sinus et de
cosinus, mais encore à ces développemens plus compliqués formés de
suites infinies dont chaque terme est l'intégrale d'une équation différen-
tielle du second ordre, et qui se présentent en analyse quand on cherche
à déterminer les lois du mouvement de la chaleur dans une barre hété-
rogène primitivement échauffée d'une manière quelconque (*) .
(*) Le Mémoire quej'annonce ici et qui roule sur les développemens desfonc-
tions ou parties defonctions en séries dont les divers termes sont assujettis àsatis-
faire à une même équation différentielle du second ordre contenant un paramètre
variable , a été présenté le 30 novembre dernier à l'Académie des Sciences.
PURES ET APPLIQUÉES. 33
MÉMOIRE
Sur une question d'Analyse aux différences partielles;
MAR
HE
Y
AIVERSIT
Y
I. CALIFORNIA
B
y
Nous supposerons avec l'illustre auteur , que les deux arètes paral-
lèles et infinies A et C qui comprennent le rectangle, sont retenues
parune cause quelconque à la température fixe oº; mais quant à l'a-
rète transversale B, au lieu de la regarder comme entretenue aussi à
une température fixe 1º, nous admettrons qu'elle rayonne dans un
milieu dont la température est donnée pour chaque point, et nous
représenterons son pouvoir émissif par une fonction arbitraire variant
d'un point à l'autre de B. La lame étant d'ailleurs homogène, si nous
plaçons l'origine des coordonnées au milieu de l'arète B , et si nous
comptons les abscisses x le long de cette arète, tandis que les ordon-
nées y seront comptées dans une direction normale à celle-là, il est
visible que la température permanente u qui répond au point M dont
les coordonnées sont xety, sera déterminée par l'équation aux diffé
5..
56
JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
rences partielles :
d'u d'u
0.
dx + dy 2
dy - uf(x) + F(x) = 0 ,
Il s'agira donc alors de trouver une fonction (0) qui satisfasse à l'é-
quation (C) ; et cette fonction une fois déterminée, la température u
d'un point quelconque du solide, sera fournie par la formule gé-
nérale
8
Néanmoins , pour rendre cet énoncé plus précis, il faut ajouter les
remarques suivantes qui dérivent de la nature même de la question.
1 °. Le problème qui , dans le n° I, nous a conduits à l'équation (A),
nous montre que la quantité cos mx est la limite vers laquelle tend
le produit e cos mx, quand la grandeur positive y devient infi-
niment petite. En posant e- = p, p sera un nombre infiniment peu
inférieur à l'unité, et nous aurons e cos mx= p™ cos mx. Il résulte
de là que si nos séries périodiques deviennent indéterminées , nous
PURES ET APPLIQUÉES. 4
pourrons et nous devrons même en multiplier les divers termes par
les puissances successives d'une quantité infiniment peu différente de
l'unité, ce qui détruira l'indétermination.
2°. Les deux fonctions f(x) et F(x) sont données en nombres
finis pour toutes les valeurs de x comprises entre les limites x = o ,
x=
2
Le cas où ces fonctions deviendraient infinies , dans l'inter-
valle cité, doit être exclu formellement comme contraire à la nature
physique du problème qui nous a fourni l'équation (A).
3°. La fonctionf(x) est en outre constamment positive, puisqu'elle
exprime le rapport du pouvoir rayonnant à la conductibilité.
4°. La fonction F(x) peut être indifféremment positive ou négative ;
mais nous la supposerons nulle à la limite x = 2"', en sorte qu'on ait
F = o. En effet, le premier membre de l'équation (A) s'annule
4 2
Am ==(m+β) 0
F(x) cos mxdx ;
mais cette méthode est impraticable sitôt qu'on cesse d'avoir f(x)
constante. Il faut donc recourir à d'autres procédés.
D'abord , j'observe que la fonction F(x) qui , par hypothèse , satis-
fait à la condition Fo , peut être exprimée entre les limites
, par une série de cosinus , puisque l'on a la formule
2'
FÉVRIER 1826. 6
42 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
connue
π
4 2
F(x) = Σ
cos mxfF(u) cos mμάμ ,
m désignant, comme ci-dessus , un nombre impair quelconque.
Quant à la fonction f(x) , nous pouvons , entre les mêmes limites ,
la développer sous la forme
f(x) = R + R, cos 2x + R, cos 4x + ...
+ R. cos nx + ....
ou , pour abréger,
f(x) = ∑R, cos nx ,
n désignant un quelconque des nombres pairs 0 , 2 , 4 , 6 ... , et R.
étant un coefficient déterminé par l'égalité
4
R. = 0 f(μ) cos ημάμ ,
n
R.
a5 =
RoAs + 2
(A, + 3) +
+ 2
(A, + A.) + ……………
R Rn
a3=b3+RA + (A5+ A ) + (A +
2
)+...+ (A3 +2+ 3 )+...
2 R4 Rn
as=bs+R.A5 + (A, + A )+ (A +A ) +...+ (A5 ++A5 )+...
2 2
9 2
R6
bs = 2
(AA )+ 2
(A3-A_ )+ 2
(A5-A_5) + ....
.....
La loi de formation des quantités b₁, 63, 65, .... et a₁, A3, A5, .... est
facile à apercevoir , et l'emploi des signes A1 , A3 , etc. , n'a pas peu
contribué à rendre cette loi évidente. En adoptant pour a,, as, A5, ...,
les valeurs ci-dessus , le produit ER, cos nx ΣΑ cos mx est égal à
a, cos x + a3 cos 3x + as cos 5x + etc.
Si donc on fait, pour abréger ,
X = b, cos x + b3 cos 3x + bs cos5x + ... ,
R
Y = = cos mx [R.A + (Am +a+ Ams) + (Am+4+Am-4) +etc.]
m-
2
on aura
(A") Amcosmx + X+ Y= Σ
cos mxf²F(u)cosmμάμ.
0
Am 4 2
0
du (Pcos mp + Qsin mu) ,
m Ssinmu αμ αμ ,
et
Qcosmu dQ
SQsin mudμ = m mScos mudu.
Si donc on se rappelle que m est un nombre impair, et si l'on suppose
46 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
les fonctions Pet Q assujetties aux conditions
P Q ο pour μ = 0 ,
ο pour μ = 2
on aura
2 I dP
Pcos mudµ = -
sin αμ ,
0 m 2sinmu du
0
et
π
1
Qsinmudµ = m 0
cosmu do dμ ;
αμ
0
d'où résulte
dQ dP
Amcosmx = 4 cosmxfdu (cosmu -sinmud).
ΣΑm A 0
2 2
Am+a + Am- a =
0
ducosam
COS 2 (P cosmu + Q sin mμ) ,
2
Am+4 + Am-4
4
T
2 dµ (P cos mp + Qsinmu) (R. + R, cos 2μ + R₁cos 4μ + etc.) .
0
2
Par conséquent , on a
π 0
Les coefficiens b., 63, 65, ..... sont eux-mêmes exprimés par séries .
Ainsi l'on a
R2 R
6,b, = 2 (A.-A ) + 2 (A -A-3) + 2
(A -A_5) + ...
En mettant pour A., A3, A5, ... A1, A3, A5, ... leurs valeurs ,
cette valeur de b, devient
b₃
b3 = 4fQdu(Resin μ + Resin 3μ + R, sin 54 +
0 ...), 8
Si l'on multiplie ces valeurs de b., 63, 65 , ... par les facteurs respec
tifs cos x , cos 3x , cos5x, ... qu'on pourra faire passer sous le signe ſ,
puisqu'on ajoute les produits obtenus, la somme ainsi formée sera
égale à X. En ordonnant la quantité placée sous le signe ſ par rapport
aux lettres R., R4, R6, ... , on pourra donc écrire X ainsi qu'il suit :
π
x = SQdu (R.M. + RM
π
2
+ RM, RM, ... ),
COS 2x
COS 2µ
COS 2x - cOS 2p
x
X = 4 Qcosxsin [f(x) -f(x) ] dμ
,
0 COS2X - COS 24
16
x= Σ
cos mxf cosmudus Qcosusin e[f(x)-f(s)]da
0 0
COS 24 - COS 2a
U = dQ
dμ + Pf(μ) - F(μ) + [Link][f(p)-f(e)]da 0 COS 2- COS 24
,
dP
V= - Qf(μ) ,
du
Σ cos mx du (U cos mu -
V sin mu) 0.
0
FÉVRIER 1836. 7
50 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
Or, cette dernière égalité sera évidemment satisfaite si les valeurs
de Pet Q sont telles qu'on ait à la fois U= o et V= 0 .
Donc la déterminationdesdeux quantités P et Qdépend des deux
équations
dQ + Pf(u) = F(M) - ecosusina [f(4)-f(e)] da ,
du 0
COS 2M -COS 22
dP -
=
dμ
Qf(μ) 0,
dQ
αμ
+ hP dh
μ
F(μ) , du -
0.
41
I
Am fdu(sinusinmu -
4∑
cos mx f* du sin usinmp
est égaleà cosx; et dont la seconde , savoir :
3
cos mx
پیرcosu cos muαμ
0
I
ΣΑ cos mx COS - Cos³x cosx
-
cos 3x;
d'où
7 ..
P
52 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
Les équations en Pet Q sont donc ici
dQ COS 2
+ Pf( ) = F(M) - 4R, cosasin ada, 0
dP
-
du Qf( μ) = 0 .
π
2
Posons
SQa sin ada= C; C sera une constante inconnue que nous
0
dP =
-
Q 0;
ou bien en éliminant Q
daP F(μ) 4CR, cos-μ
-
+ P =
f(μ) πf(μ)
Cette équation du second ordre est facile à intégrer , soit par la mé-
thode ordinaire , soit en procédant comme on va le voir.
L'égalité Roμ + R, sin 2μ =ff(u)du, dans laquelle f(u)
=
2
2
prouve que est une fonction positive croissante dans le même inter-
valle, en sorte qu'elle grandit par degrés insensibles depuis 0
ζω²-Μπ ζω²-m²²
Quoique la valeur de P ne soit qu'une intégrale particulière de l'é-
quation du second ordre qui détermine P, cette intégrale particulière
suffit pour le moment; car les conditions définies
P = o pour μ = 2
ου θ ω,
Q ο pour μ = ο ου θ 0,
2 Μπθ
m H sin
20
247
0
sinada 2
C
ζω² - Μπ² ,
2
mK sin
20
こ
1-24 0
sin ada- 2
4w -m²²
54 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
0. étant ce que devient lorsqu'on y remplace u par a , en sorte que
R. sin 22. La valeur de C étant ainsi connue, il ne reste
θ = Ra +
2
2
du
-
Qf(u) 0,
feront connaître les valeurs de P et Q sous forme finie toutes les fois
que la fraction
4 cosusina[5(M)-f(a)]
业
COS 2μ - COS 26
CΨ, (μ) -
C.Ψ. (μ) ...... C (μ)
du
dP
dp
-
Qf(μ) = 0 ;
ces deux équations différentielles du second ordre sont faciles à inté-
grer, puisqu'en posant fof(u)du= 0, et prenant pour variable
indépendante , les coefficiens des quantités P, Q, et de leurs différen-
tielles , se réduisent à de simples constantes. L'intégration
effectuée , on détermine d'abord les deuxconstantes arbitraires que
PURES ET APPLIQUÉES . 55
Par conséquent
f(u)-f(a) = f(u)f (x) - f (a)fo(e)
COS - COS a Ja(4)fa(a) (cos²µ - Cosa)
dQ -
Q cosSusina
μ [f(x) - f(a)]da
λμ
+ P (μ) =
F(μ) 0 COS 24- COS 2.4
,
dP
du
-
Q.( μ) = 0 ,
s'intégreront donc sous forme finie par notre méthode toutes les fois
que le pouvoir rayonnant f(x) sera exprimé par une fonction ration-
nelle quelconque de cos'x. A plus forte raison s'intégreront-elles si la
valeur de f(x) est de la forme
f(x) = R + R cos 2x + R cos 4x +...+ Rcosnx ,
ndésignant un nombre pair; car le second menibre peut être réduit
à une fonction entière de cos x.
PURES ET APPLIQUÉES. 57
4
ΣΑmcos mx + f(x) ΣΑm cosmx = 712
π Ecosmxf cosmµF(u)du.
0
FÉVRIER 1836. 8
58 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
Si nous admettons que P et Q satisfassent aux conditions définies
P
ο pour μ = 2
Q = o pour μ 0,
dQ dP
2
4Σ
P. = cos mx for cos mud .
0
P
On aura de même
π
P. f(x) = 44 cos mx 0
Pf(μ) cos mudy ;
4Σ
cosmxdu [Pf(p) cos mp + Qf( μ) sin mμ]
0
my ]
4
++ cos mxfQ[f(x) - f(x)]sinmudp ,
T 0
d dP
X = 4 cosmx du {cos mu[Pf(x)+20] + sin mp[Qf(14)-d ]},
0
du du
π
X + Y = 4 cosmxfcos mp F(p)du.
π
Σ
0
La valeur de X est mise sous une forme convenable; mais il n'en est
pas de même de celle de Y. Pour atteindre le but que nous nous
proposons , il est nécessaire d'intervertir l'ordre des signes et ſ,
ce qui donne
π
Y= 0
Q[f(x) -
− f(μ)] dp. Ecos mx sin mu.
mp..
4
Y= 20. [f(x) - f(a)] sin acos xda
La
COS 2x COS 2a
,
COS 24 - COS 24
4 Σ cos mx 2
X + Y =
π S cos mµ F( μ) αμ ,
0
Vsinmu) = 0 ,
dP
V = - Qf(μ).
du
Ecosmx S 0
du (U cos mp -
V sin mp) = ο
PURES ET APPLIQUÉES . 61
PROBLÈME .
A 4 2
m
=
0
du (Pcos mp + Qsin mu)dy ,
dQ 21 81
Qucosusinz [ ( )-f( )]
T
du #Pf(2 )= F(2 ) 0
COS 2μ - COS 2
,
dP 21μ
du
Am = 0 d (Pcosm + Qsina ),
21 2.1
2 [Link]
2
21 21 ( 4)-f(a)] da
dy
dP
+ Pf( μ)
-
=
F(μ) -
S 0
Cos
COST
πμ
- Cos
COS
πα
2
du
Qf(p) = 0;
et les valeurs de Pet Q seront fournies par les deux équations écrites
plus haut. Mais en y introduisant la condition 1= ∞ , la première de
ces équations change un peu de forme. En effet , lorsque I devient
une quantité infiniment grande , il est aisé de s'assurer qu'on a
πμ πα
COS sin
2 21 21 8α
ī πμ
2014
π(μ²–α²)
Cos -Cos
COS
21 21
m 0 sin my Tudu,
π π
I
sinmp. Ju
d
0
D'autre part, on a
f(x) Asinmx= 2f(x) ∑ sinmxf* du (P cosmp + Q sin mp) .
T
est la plus simple à traiter. Comme la fonction Qest nulle aux deux
limites μ = 0 , μ =π, et qu'il en est de même du produit Qf(μ) , il
en résulte que si l'on désigne par Q. ce que devient Q en y changeant
μenx , on aura
FÉVRIER 1836. 9
66 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
2
Qzf(x) = ∑ sinmx
S Qf(μ) sin mμlμ.
En multipliant la première de ces égalités par f(x) , et la comparant
ensuite à la seconde , on en déduit
π
2 ∑ sinmx
0
Pf(μ) cos mpdy -
S 0
Psinx[f(x)-f(u)]du
COSx -COSM
;
le dernier terme ne change pasdevaleur si l'on remplace la lettre u par
la lettre a. En nommant P. ce que P devient en vertu de ce change-
ment, il est alors égal à
I " Pasinx[f(x)-f(a)]da
-
S COS - COS
:
La valeur de la quantité
0 0
COS - COS a
,
∑sinmxSadu(U cosmp
0
-
Vsin mµ) 0,
cos mp).
Or cela arrive en effet, car on déduit de là
ΣΑ sin mx = sinx , ΣΑmm sin mx
772 sinx ,
valeurs qui , substituées dans l'égalité qu'on veut vérifier, rendent les
deux membres identiquement égaux.
V.
F(x) =
Sam + ユー dµ F(μ) cos m(x-μ.) ,
le signe ∑ s'étendant à toutes les valeurs de m comprises dans la
I
Am
=
+
Bm772 Am ヒー du. (Psin mp + Qeos mp) ;
171 dP dQ
B = m
ルー
d (cos mp.d - sin my
mp.
do).
Substituant ces valeurs dans l'expression
Em (Am cos mx + B sin mx) ,
on la trouve égale à
dP dQ
Σα +* du[sin m(x-1) d - cosm(x-1) du].
ヒー
f(x)EaQsin m(x-1)dụ ,
elle est évidemment équivalente à :
(e) sin(x-4) de
2π
ドー
1- COS
27
Σα طب cosm(x-1)du. +*Qaf(u)-f(a)]sin(
22-
- COS (μ-α)
-a)du
Telle est laquantité qu'il fant ajouter à Samf+ Qf(u)sinm(x-1)du
+
du
+ Pf(μ) -
F( 4) ++
2
.
ドーー [ ( )- f(e) sin(4-2) d.c
-cos (μ-α)
,
dP
V=
αμ + Qf(μ) .
Les équations U= o , Vo , sont donc celles qu'on devra traiter
pour obtenir les valeurs de Pet Q, en ayant soin toutefois d'yjoindre
les conditions définies P = P , QQ π
quelles que soient d'ailleurs les fonctions (μ) , Π,(α), etc.; car alors,
en posant
elles deviendront
dQ
αμ
- Pf(μ) + F(p) - CY (P) C (۳), ... -CY ( ) = 0 ,
dP
= 0.
αμ + Qf(μ)
μ
Endivisant ces
équations par f(u), puis faisantf" f(μ) dµ = θ ,
f(p)dp = de , et prenant pour variable indépendante , on n'aura
plus à traiter que deux équations linéaires simultanées dans lesquelles
les variables et leurs différentielles seront affectées de coefficients cons-
tants. L'intégrale complète de ces équations renfermera deux arbi-
traires que l'on déterminera à l'aide des conditions définies P = P_ )
QQ : elle renfermera en outre les n constantes C. , C. , ... Cn,
dont on calculera les valeurs à l'aide des égalités
+
;
- Cosu)
2 (COS a - cos μ)
(a) -f2 (a)f3(μ)
2x(cos a - cos μ)
La fraction
fa (μ)f3(a) sin²µ - f2(a)f3(μ) sina
COS - COS μ
est égale à
f2(M)f3(a) (1 - cos²µ) - f₂(a)f3(μ) (I-COS² )
2
;
Cos a COSM
son numérateur est donc une fonction entière de cos a , cos µ. Puisque
cette fonction s'annule lorsqu'on pose cosa= cosu , elle doit être di-
visible par cos a - cos , et le quotient ne peut se composer que d'un
nombre limité de termes de la forme Acosacosa. Il en est de même ,
par la même raison , de la fraction
f2 (μ)f3(a) - f₂(4)f3(4)
Cos a- cosμ
FÉVRIER 1836. 10
74 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
Donc les valeurs de X. , X. , et par suite , de X , se réduisent à la
forme
donc aussi les valeurs de Am, Bm, peuvent être calculées sous forme
finie de manière à satisfaire à l'équation (E), toutes les fois que f( x)
est une fonction rationnelle, entière ou fractionnaire, des deux quan-
tités sinx , cos x .
La méthode très simple dont nous avons fait usage pour résoudre le
problème (A) s'étend d'elle-même , comme on voit , au problème plus
compliqué (E). Etcette méthode peut être regardée comme générale
pour toutes les questions du genre de celles que nous avons traitées
dans ce Mémoire.
serica al : !
PURES ET APPLIQUÉES .. 75
NOTE
Sur la chaînette d'égale résistance ;
PAR G. CORIOLIS .
a
1
+y En prenant pour origine des x le point le plus bas de la
courbe, et en intégrant à partir de ce point pour lequel on aura
x=o ety'= o , on trouve ==arc(tang y'), d'où y'= dx =
a
tang ( ).
Intégrant encore à partir du point le plus bas que l'on prendra pour
76 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
origine des y, on obtiendra
I
a
= 10g [cos ]
Telle est l'équation de la chaînette d'égale résistance, rapportée à son
point le plus bas pour origine des coordonnées. La valeur de la cons-
tante a résultera de la relation T= ap. En l'appliquant au point le
plus bas, on a T. = ap.. Ainsi , en concevant une portion de chaîne de
l'épaisseur constante qui existe au point le plus bas, la constante a
sera la longueur qu'il faudraitdonner à cette portion de chaîne pour
que son poids ap, fût égal à la tension T. au point le plus has, ou ce
qui revient au même, à la composante horizontale de la tension aux
points d'attache A ou B. La plus grande abscisse de cette courbe ré-
I
pond à y' = Commeon ay =
tang (2) , la limite X de x ou de
Το π
la demi-largeur de la courbe sera X = a 2
= . Cette limite est
P. 2
P = T. 。
ds dx ' ou p VI +
18
a
a cos
www
W
NOTE
PAR G. LAMÉ ,
Professeur de Physique à l'École Polytechnique.
C'est cette difficulté que j'ai essayéde lever dans unMémoire sur les
surfaces isothermes ( imprimé parmi les Mémoires de l'Académie des
Sciences, tome V des Savants étrangers), où j'ai considéré spécialement
le système de coordonnées dont on doitfaire usage pour découvrir les
lois de l'équilibre et du mouvement de la chaleur, dans l'intérieur des
corps et des enveloppes solides , limitées par des surfaces du second
degré exposées à des foyers constants. J'ai repris la même question sous
un point de vue plus général , dans un Mémoire sur les surfaces ortho-
gonales conjuguées, qui fait partie d'un travail relatif aux lois de
l'équilibre de l'éther (inséré dans le Journal de l'École polytechnique,
XXIII Cahier) .
J'ai prouvé dans ce dernier Mémoire qu'il existe une infinité de
corps et d'enveloppes cylindriques , où la loi des températures
peut être exprimée avec la même facilité que dans le cylindre
de la géométrie élémentaire. Je me propose de donner, dans cette
note, quelques nouveaux détails sur ces nouvelles formes ; leur nom-
bre infini laisse entrevoir la possibilité de représenter algébriquement
l'état calorifique d'un corps limité par des surfaces cylindriques quel-
conques , et d'arriver ainsi à la connaissance complète du phénomène
de la communication de la chaleur à travers les milieux solides ,
lorsqu'elle se propage dans deux dimensions seulement. Il y a lieu de
croire qu'il existe pour les trois dimensions des formules tout aussi
générales , et que l'analyse mathématique parviendra un jour à ex-
primer en nombres le fait physique dont il s'agit pour un corps de
forme quelconque. Cela sera sans contredit un progrès important , car
on en déduira la marche à suivre pour obtenir des solutions aussi
complètes dans des phénomènes plus compliqués et pouvant donner
lieu à des applications immédiates , tels que ceux de l'élasticité et de
l'équilibre intérieur des corps solides.
Considérons un tube solide indéfini, dont les parois cylindriques ex-
térieure et intérieure soient en contact avec deux foyers ayant des
températures constantes, mais différentes de l'une à l'autre paroi. Lors-
que l'équilibre de chaleur est établi dans ce genre d'enveloppe, les
surfaces isothermes ou d'égale température sont toutes cylindriques.
Si par un point d'une de ces surfaces on imagine trois éléments plans
11..
80 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
orthogonaux , desquels le premier lui soit tangent, et les deux autres
normaux , l'un suivant l'arète correspondante , et le dernier perpendi-
culairement à cette même arète, il n'y aura évidemment perte ou flux
de chaleur qu'à travers le premier élément ; en sorte que la chaleur se
dissipera à travers l'enveloppe vers le foyer le plus froid , en suivant
des courbes normales à toutes les surfaces isothermes, et que l'on
peut appeler par cette raison filets de chaleur. Tous ces filets peu-
vent être considérés comme répartis sur des surfaces cylindriques ,
coupant normalement les cylindres isothermes suivant leurs arètes.
Ces deux systèmes de cylindres sont conjugués, en ce sens qu'ils
pourraient changer de rôle; c'est-à-dire que dans un nouveau tube
solide ayant pour parois entretenues à deux températures constantes,
deux des cylindres formés par les filets du premier tube , le flux de
chaleur s'opérerait suivant les sections transversales des premières sur-
faces isothermes. Mais il importe surtout de remarquer que pour ex-
primer généralement l'état calorifique d'un des tubes précédents ,
lorsque les foyers , toujours constants, varient cependant d'intensité
d'une arète à l'autre des parois , il faut prendre pour surfaces co-
ordonnées les deux systèmes de cylindres conjugués qui viennent
d'être définis , et les plans perpendiculaires à leurs arètes; c'est-à-
dire que les paramètres de ces trois genres de surfaces sont les
coordonnées propres à la question physique , dans le cas dont il
s'agit .
Pour que les cylindres conjugués puissent conduire à cette so-
lution générale , il faut avant tout que leurs paramètres , considérés
comme des fonctions de x, y, z, satisfassent à trois équations aux
différences partielles exprimant que ces surfaces sont isothermes et
orthogonales. Si l'axe des z est parallèle aux arètes , les paramètres e
et e, des deux systèmes de cylindres seront donnés par des équa-
tions de la forme e = f(x, y) , ε, = f (x, y) , et les trois relations
différentielles dont nous parlons pourront toujours être ramenées aux
suivantes :
d d d de de
(1) + 2 = 0, + dya = dx dx + dy dy = 0 .
devient [en ayant égardaux équations (1), (2), (3)] a data, de =0;
dV dV
oubien(en posant =αξ, ε, αξι). + वह = o . C'est cette der-
2
1
82 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
puissent vérifier les équations (1). Parmi les surfaces cylindriques
qui remplissent ces conditions, nous considérerons d'abord celles com-
prises dans le groupe suivant
ε
= ΣΑ log √(x − a ) + ( γ - 6)
,
(5) ε₁ = ΣΑ arc (tang = =),
a et étant les coordonnées d'une ligne fixe parallèle aux z, A un
coefficient constant; & et e, étant composés d'autant de termes sembla-
bles que l'on voudra, qui différeront par les constantes a , 6 , A. Ces
équations donnent
de de
= = ΣΑ 29
dx dy ( -α) ²+( -6)
de de r- 6
=- = -
dy dx
ε
= log Vx +r* , ,
(6)
6 = arc(tang = );
εγ
= . 28
d'où x² + y = ce , y = x tang 2 , et enfin
y = ce sine,, х = се cos E₁ .
C'est le cas d'un tube ou d'une enveloppe solide dont les parois sont
des cylindres à bases circulaires concentriques ; les cylindres formés
PURES ET APPLIQUÉES . 83
par les filets de chaleur sont alors des plans méridiens. On est ainsi
conduit aux coordonnées semi-polaires employées depuis long-temps
pour exprimer l'état calorifique de cette forme de corps.
Toutefois , au lieu du rayon r que l'on adopte ordinairement , il est
préférable de prendre pour paramètre des surfaces cylindriques
=3
log , ou le logarithme de son rapport à une ligne constante c.
De cette manière les formules différentielles et intégrales , pour la
forme considérée , deviennent identiquement les mêmes que celles qui
correspondent au cas du prisme indéfini à base rectangle ; il suffira d'y
remplacer les coordonnées x, y, parε , ε, (6).
Outre le tube cylindrique à bases circulaires concentriques , ce genre
de coordonnées (6) embrasse aussi le cas d'un solide compris entre
deux plans méridiens formant entre eux un angle quelconque; et plus
généralement celui d'un voussoir, indéfini dans le sens des arètes ,
dont l'intrados , l'extrados et les faces dejoint seraient entretenus à des
températures constantes, variant d'ailleurs d'une manière quelconque
d'une arète à l'autre de ces surfaces ; les lois de l'équilibre de chaleur
peuvent être facilement exprimées par des formules analytiques dans
ces diverses circonstances .
Les formules (5) , en attribuant à leurs seconds à deux termes seu-
lement , comprennent un grand nombre de systèmes différents de
courbes orthogonales. Le plus simple est celui pour lequel le coeffi-
cient A a lamême valeur , mais un signe différent d'un terme à l'autre.
Sil'on prend pour origine des coordonnées x, y, le milieu de la droite
qui joint les points fixes (a, 6) , (a', 6') , et si la grandeur de cette
droite est représentée par ac, on pourra poser dans le cas dont il s'agit
= (x+c) ²+ y²
(7) {
ε
logV(x-c) + '
C
x²
* + ( -tang ) = sin
84 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
Les courbes e sont des cercles; sur chacune d'elles les rayons vec-
teurs aux deux points fixes sont dans un rapport constant. Les courbes
e, sont encore des cercles , et représentent des segments capables cons-
truits sur la ligne 2c. Il est curieux que les deux seuls lieux géomé-
triques offerts par la géométrie élémentaire se trouvent ici réunis , de
manière à jouer un rôle également important dans un même problème
de physique mathématique.
Les cercles & ne peuvent se couper, ils sont tous excentriques , et
le lieu de leurs centres est la droite qui passe par les deux points fixes ;
les cercles e, se coupent tous au contraire en ces deux points. Dans ce
système , deux cercles & ou e, étant tracés, on peut construire, pardes
procédés géométriques trop simples pour que nous devions nous y
arrêter, tout autre cercle e ou e, dont le paramètre sera connu. Il sera
facile , d'après cela , de représenter analytiquement et même géomé-
triquement l'état calorifique de plusieurs corps solides.
Considérons , par exemple, une enveloppe solide dont les surfaces
extérieure et intérieure soient des cylindres à bases circulaires , mais
excentriques , c'est-à-dire considérons un tube indéfini qui n'ait pas
la même épaisseur sur tout son contour. Si les parois sont entrete-
nues à deux températures différentes , les surfaces isothermes sont
toutes des cylindres à bases circulaires , parallèles mais excentriques
à ces parois; les filets de chaleur sont des cercles , et il est facile de
trouver le cylindre correspondant à une température donnée.
Considérons encore une masse solide indéfinie, traversée par deux
puits cylindriques dont les axes parallèles se trouvent à une distance
plus grande que la somme de leurs rayons. Si ces puits sont des foyers
constants, la loi des températures de la masse solide est facile à défi-
nir ; les surfaces isothermes sont toutes des cylindres circulaires ex-
centriques , la chaleur se dissipe d'un puits à l'autre en suivant des
filets circulaires . Ces cylindres et ces filets peuvent être déterminés
par des constructions géométriques très simples .
Si les parois du tube ou des puits précédents sont entretenues à
des températures constantes , mais variables d'une arète à l'autre, l'état
calorifique de l'enveloppe ou de la masse solide est plus compliqué ;
mais il peut s'exprimer analytiquement par les formules du prisme
rectangulaire , qui résolvent aussi le cas d'un corps prismatique dont
1
PURES ET APPLIQUÉES. 85
Je = log (x−c) +
€
a (x+c) +y*
(8)
6. = arc(tang =
ετ
) + arc (tang = x+c
=+),
a étant une ligne constante. Ces équations donnent
(x² + y² + c )* - 4c*x* = a^e " ;
2
ya -
x² + ху + c² 0.
tang t
Chaque courbe e est telle que le produit des rayons vecteurs aux points
fixes est constant; chaque courbe e, est une hyperbole. Toutes les hy-
perboles e, coupent normalement les lieux géométriques du quatrième
ordre au paramètre ɛ.
Ces exemples suffisent pour faire concevoir la grande variété de
corps cylindriques compris dans les équations (5) , et dont l'état calo-
rifique peut être exprimé par les séries intégrales trouvées pour le
prisme rectangulaire indéfini. Il existe cependant des formules encore
plus générales. Si l'on développe une fonction imaginaire de la forme
1) , de manière à séparer la partie réelle P de la partie
F (x +y -
imaginaire QV-1 , Pet Qétant deux fonctions réelles de x et dey,
MARS 1836. 12
86 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
dF dF
on aura F(x +yV-1) = P+ QV- 1 , et l'identité dy
I
JV- 1 ,
donnant
dP dQ dQ dP
dy + √= = - dx + dx V-1
√1 ,
on en conclut que
dP dQ dQ
= = -
dx
dy' dy dx
12 ..
88 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
www
AMAM
NOTE
I.
M. dtm. + . dry + P, dy
du
+ etc. = V. , (2)
l'équation (1 ) , il viendra
d.V
(a) Mdm+my+ Ndty
din+m,
+ P dp+my + etc . =
dip+m, dt . '
dr+n dr V
(b) Mdm+ny din+, + P dp+ : + etc.
dtp+n dim. '
1
dV dP:V
dV
M dm.V
dPV
d +P div + etc. = MdmN.
Md + Ndav de + P. dir, etc.,
comme on l'avait annoncé.
II.
Q di '
Q. dt
dP d day
=(P +Q Mdmy
)(T -M -N din ).
dtm
do+py dn+9 y
(B)
-
C₁, C₂ , etc. , étant des fonctions de t que l'on saura déterminer par
les méthodes connues , dans chaque cas particulier, et les quantités ,
μα, μs , etc. , étant déterminées par l'équation commune
9
PM,up+m: + QM, µ³+m. + etc. = 0.
III .
٤١٠
PURES ET APPLIQUÉES. 93
www
MÉMOIRE
PAR E. LÉGER ,
Ancien élève de l'École Polytechnique , chef d'institution à Montmorency.
MARS 1836. 13
94 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
on en déduit
a 1
8 = 9 + 5 = 9+
bir
= = 9+ =q +
に
r = + = +
r
= q. + ,
etc.;
a
d'où = 9+ I
9+ I
92 +
93 + etc.
(2) a
- b(q- 1 ) = rg. + r.q. + [Link] + etc.
Or, q1 , q2 , 93 , etc. , ne sont jamais < 1 , donc la sommer + r + r
+r + etc. , n'est jamais > rq + r.q. + etc. , ou > a - b (q - 1) ;
donc , etc.
4. Maintenant on sait ( Théorie des nombres de Legendre , 1º partie ,
§ V) que les racines quarrées des nombres non quarrés s'expriment par
des fractions continues périodiques que l'on détermine facilement dans
chaque cas particulier par une méthode connue. Cette propriété va
nous servir à trouver la limite de la somme des restes r, r,, ra, rs , etc.,
quand le rapport des quantités a et b est exprimé par √m : 1 ; m étant
un nombre entier quelconque.
Soit d'abord m= 2 , et faisons a = V2 , b = 1 , on aura
+1
V2 I
2+
I
2+ I
2+
2 + etc.
De là ce théorème élégant :
Dans la recherche de la plus grande commune mesure entre la dia-
gonale et le côté du quarré , la limite de la somme des restes est
égale à la demi-diagonale du quarré.
5. Qu'il me soit permis de m'arrêter un instant sur ce premier cas ,
à cause de sa célébrité, et parce qu'il m'a conduit aux présentes re-
cherches. Je crois d'abord que l'incommensurabilité de la diagonale
et du côté peut être prouvée avec plus de rigueur qu'on ne le fait
d'ordinaire .
Soit d la diagonale et c le côté; il est clair que dest > c , mais
< 2c , donc en divisant d par c, le quotient sera 1 , et si l'on nomme
le reste , on aura
d= c + r.
Il s'agit de prouver rigoureusement qu'aucun des restes ',, ' , '3, etc. ,
n'est nul , ensorte que le nombre des égalités précédentes est indéfini.
A cet effet , supposons que d'une extrémité de la diagonale on décrive
un cercle avec un rayon égal au côté, et que l'on prolonge la diago-
nalejusqu'à ce qu'elle rencontre de nouveau le cercle, le côté c du
quarré sera moyen proportionnel entre la sécante entière 2cret
la partie extérieure r; donc on aura
2c+ r C
C
PURES ET APPLIQUÉES. 97
ou = 2+ ;
= 9+ r
;
r
donc 9 + = 2+
r
Or, quand un entier plus une fraction < 1 est égal à un entier
plus une fraction < 1 , l'entier doit être égal à l'entier et la fraction à
la fraction ; donc on doit avoir
r
१. 2 et =
2+ ;
donc on a encore
9. + r
=
2+
2-
et par conséquent
ric
=
q = 2 et
;
r
I
C
V3 I
+ I
2+ I
1+ I
2+
1 + etc.;
Multipliant par 2 les 2º, 4º, 6º, etc. , de ces égalités , et ajoutant, on a
a + b = 2 (r + r ra + 13 + etc.);
donc r + + + etc. = = ( √3 + 1 ).
7. Pour a = √5,6 = 1 , on trouve
I
√5 = 2 + I
4+ I
4+
4+ etc.;
√7 = 2+ I
1+
+1 I
+1 I
4+ I
+1
I
1+
+1 I
4+ etc.
r = r.q₂ + r. ,2
r = [Link] + 13 ,
I
r =
1394 + 4
13 = 149: +15,
14 = 159. + 16 ,
1's = 1693 + г,,
r =
1694 + 18 ,
Faisons r + 14 + 18 + 18 + etc. = x ,
+15+ 9, + 13 + etc. y,
+ 16 + to + 14 + etc. = 2 ,
13+ , + , + 7.5 + etc. = u.
,
2
mes 3mes, 4mes égalités de chaque groupe. Il vient
,
100 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
b + u = q.x + y,
x = q.y + z,
y= 932 + и,
-
z = qu + x r;
Pour a = √3 , b = 1 , ona r = 1
/ 3-1 , q₁ = 1 , q. 2;
( 3-1 )+2 +3
donc la limite =
2
=
2
; et ainsi de suite.
C
= 1+ C
, = 1 + ,
r 3
1+
r
, = 1 + ds, etc.
r
d d3
=
C r
=
r
=
= etc .;
C r
Mars 1836. 14
102 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
NOTE
Sdz
0 18 + ( y - zx)f( y)dy = u,
PURES ET APPLIQUÉES . 103
je trouve ainsi
I
u =
18 y-x
I
u =
* S+18 6 f (x + do.
Or la quantité z étant infinie, on a f(x +1)=f(x), excepté pour
les valeurs de qui sont elles-mêmes infinies , valeurs auxquelles
on peut n'avoir aucun égard, parce que le facteur ,qui devient
nul alors , rend insensible la partie de l'intégrale qui leur correspond.
On aura donc simplement
+8
u = f(x) [+000,(0)d3 = f(x),
A 18
+0∞F(0∞ , 6)do
,
18 0
14 ..
104 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
cette intégrale ne soit ni nulle ni infinie , mais possède au contraire
une valeur finie et déterminée A; faisons enfin
DIH
dF(z, 6) + dF(z, 0)
dz do = φ(2 , θ) ,
- F(z, zy-zx)
f (z, zy
0
zx)dz =
y-x
www
MÉMOIRE
PAR C. STURM .
I.
dx
+ GV 0. (1)
II .
d(K ) + GV = 0 ,
dx
d(K )
dx + GV' = 0 ,
V'.d.(k )- V.d. (k ) = 0.
dx dx
1
110 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
dV
K(V dx - V ) = C,
C étant une constante arbitraire.
On suppose que V n'est pas nulle pour x= a, et l'on peut se donner
dV'
à volonté pour x = a des valeurs de V' et dx telles que la formule
dV dV
K V
ait pour x= a une valeur différente de zéro ,
-
(V dx dx
qui sera celle de la constante C. On voit alors que pour toute autre
dV
valeur de x , on ne peut pas avoir en même temps V = o et dx = 0 ,
puisqu'il s'ensuivrait C = o , contre l'hypothèse .
dV
Ainsi dx
ne peutjamais se trouver nulle en même temps que V.
Il s'ensuit que V change de signe chaque fois qu'elle s'évanouit. Car
dV
si V est nulle pour x = 5 , il résulte de la définition même de dx'
que V aura pour les valeurs de x un peu plus grandes que le signe
dV
de pour x= , et le signe contraire pour les valeurs de x un
peu moindres que ; en sorte que , quand xen croissant atteint
et dépasse la valeur ξ , V en s'évanouissant passe de l'état négatif au
dV
positif, ou du positif au négatif, selon que la valeur de dxpour
X § est positive ou négative.
III .
l'équation
d.(K ) + GV = 0,
dx (1)
dV dV dV dV
V.d. (K ) = ν.δ. (K ) -f (K ) .. dx ;
dV
ou bien à cause de d. (K dx) = . K + K dx ]
2
dv
.dx.
V.d. (κ ) .. (κ ) -f( ) .[Link]- k .
En retranchant cette dernière intégrale de la précédente , on aura
PURES ET APPLIQUÉES. 113
donc
ν.δ. (Κ ), pour
K x = x , et l'on peut at-
dV
tribuer à Vet à d K des valeurs arbitraires pour x= x .
dx
X X/ dV 2
dV dV
la constante C' étant égale à la valeur de V.K - . (K ) pour dx
X Χ.
dx
-ν.δ. (Κ dx =
(K ) δ.
dv , (6)
K
dx
et aussi
dV
K
dV dV - = d.x
V .. (7)
V.K -V..(Κ )
dx x
V.
La formule (4) peut encore se déduire d'une autre qu'il est bon de
connaître.
114 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
Combinons l'équation
dV
d. K
dx
dx
+ GV = 0,
d. (Kdv
dx
dx
+ G'V' = 0,
V.d.(K ) -V.d.(K
dx )= (G - G) VV'dx. (8)
Or, on a
dx
K
dV
et aussi
dx
dV
K
dx
à-V ..
a- aura pour chaque valeur de x une valeur dif-
V
dV
meure nulle, quand m augmente; et, si l'on aK dx = o pour x = x, que
V
K
dx
celle de V
pour x= x devient négative ou reste nulle , quand
m augmente.
116 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
Lorsqu'on fait SG positive et K négative , on suppose que , pour
chaque valeur de x la valeur de G augmente et celle de K diminue,
tandis que m augmente. Et quand on fait SG ou SK nulle pour
certaines valeurs dex , alors pour ces valeurs- là , Gou K conserve
la même grandeur , malgré la variation de m.
En admettant donc ces hypothèses qui rendent le second membre
de l'équation ( 4 ) positif , et observant que le premier........
V.K -V.δ. (Kay) peut être présenté sous les deux formes
dV
dx
dV
dx
8. ( ) K
dV
sera
positive , et d. ( V négative, ce qui signifie que
dx
celle de
Vde diminue. On a donc cette proposition :
Si pour chaque valeur de x la valeur de la fonctionG augmente in-
finiment peu , si en même temps K diminue, et si la valeur du rap-
V
port dy pour x = x augmente ou si celle du rapport inverse
K
dx
dV
K
dx
V diminue , pour toute autre valeur de x plus grande que x , la
dV
K
V dx
valeur de av augmentera ou celle de V
diminuera infiniment
K
dx
dV dV dm dx
V (x , m) = 0. On en tire dx dx + am dm= 0 ; puis dx
=-
dv '
dm
วาท"
าท'
X
0 X
X
VIII.
dx
et бт
doivent avoir, pour x = et m = u des valeurs différentes
de zéro et de même signe.
Attribuons à x une valeur a plus petite que ξ , telle que pour cette
valeur a et pour toute autre comprise entre a et la fonction V(x,μ )
ne soit point nulle et conserve constamment le même signe : on peut
toujours prendre a assez près de § pour que cette condition soit rem-
plie. Alors V (x , μ) aura pour x= a le même signe qu'elle a pour
PURES ET APPLIQUÉES. 119
les valeurs de x un peu moindres que , et par conséquent un signe
dV
contraire au signe de pour x= ; car pour les valeurs de x un
peu plus petites que ξ , V (x , μ) a un signe contraire à celui de
V
(ξ , μ).
Considérons maintenant V (x , μ') : si l'on y fait d'abord x= a ,
V(α, μ') aura une valeur différentede zéro et de même signeque V(α, μ)
quin'estpas nulle; en effet onpeuttoujours prendre p' assez peu diffé-
rente de u, pour qu'en faisantcroître m depuis u jusqu'à u', la fonction
V(a, m) nechange pas de signe. Ainsi V(x, μ') aura comme V(x, μ)
dV
pour x= a , un signe contraire à celui de α (ξ, μ).
V pour x= ६ et
Si l'on fait x= ξ , V ( ξ , μ') aura le signe de dm
m
= μ. Car V étant nulle pour x = et m = μ , doit prendre pour
x= et pour une valeur de m , telle que μ' , un peu plus grande que
ᏧᏙ
μ , le signe de la fonction dérivée δη ( ξ , μ). Or, en vertu de l'équa-
V
quand, pour x= ξ et m =μ ,
V(x, μ') -
○ + } V
dx
et ont le signe + ,
ou bien ,
V(x, μ) ++++ 0
quand pour x = ξet m = μ ,
dV ᎴᏙ
V(x, μ΄) + 0 -
dx
et
бт ont le signe 一
ou bien ,
-
V (x, μ) + 。 dv V
quand dx et ont le signe-.
V (x, μ') 0 -
-
} dm
IX .
Il est donc prouvé qu'à chaque valeur & de x qui annulle V(x, μ),
valeur qui peut être inférieure ou égale à X, correspond une valeur de
x un peu moindre que qui annulle V(x , μ'), et vice versa;
qu'à chaque valeur de x moindre que X qui annulle V(x , μ΄)
correspond une valeur de x un peu plus grande que ξ' qui annulle
V(x , μ) . On déduit de là les conséquences suivantes , en sup-
posant que les deux fonctions V (x, μ) et V(x, μ') aient pour x = x
des valeurs différentes de zéro et de même signe , outre la condition
dV
K
dx
admise nº VI, que la valeur de V pour x=x diminue quand m
croît depuis ujusqu'à µ' .
Si V (x, μ) et V (x, μ') ont toutes deux des valeurs différentes de
zéro pour x= X , la fonction V(x, μ') s'évanouit et change de signe
précisément le même nombre de fois que V (x , t) entre les limites x
et X , et pour des valeurs de x un peu plus petites que celles qui
annullent V (x, μ) .
Si V(x, μ) est nulle pour x=X , V(x, μ') s'évanouit encore au-
tant de fois que V(x, μ) pour des valeurs de x un peu moindres que
celles qui annullent V (x, μ) , y compris X. Mais entre les limites x
et X , V ( x, μ') change de signe une fois de plus que V (α , μ) et ce
122 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
changement de signe excédant de V (x , μ') a lieu pour une valeur de
x un peu moindre que X. Car, d'après ce qu'on a démontré n° VIII,
si l'on donne à x une valeur a moindre que X , telle que V(x , μ)
conserve constamment le même signe dans l'intervalle de aà X ,
V(x, μ') changera de signe en s'évanouissant une seule fois, avant que
x atteigne la limite X pour laquelle on a V (X , μ) = 0.
Enfin , si V (x , μ') est nulle pour x= X , V (x , y) s'évanouit une
fois de moins que Vx , μ' ) , mais elle change de signe le même
nombre de fois , tandis que x croît depuis x jusqu'à X. En effet, si
l'on désigne par a une valeur de x moindre que X , telle que V (x, μ΄)
ne change pas de signe dans l'intervalle de a à X , la fonction
V(x , μ) aura pour x= a le même signe que V (x, μ') et conservera
ce même signe pour toutes les valeurs de x croissantes depuis a jus-
qu'à X inclusivement, puisque si elle s'annullait pour une valeur de
x comprise entre a et X ou même pour x = X , V( x , μ΄) devrait s'é-
vanouir aussi et changer de signe pour une valeur de x un peu
moindre que ou que X dans l'intervalle de a à X, ce qui est contre
l'hypothèse.
Il est aisé de voir qu'on arriverait aux mêmes conséquences , si la
limite X au lieu d'être constante augmentait insensiblement, tandis
que m passerait de la valeur µ à la valeur μ'.
Si l'on fait croître m à partir d'une valeur quelconque m', tant que
la fonction V (x, m) ne s'évanouira pas pour x=X , cette fonction
auratoujours, entre les limites x etX, le même nombre de changements
PURES ET APPLIQUÉES . 123
que pour x = x ; pour toute autre valeur de x , K'et K' doivent avoir
des valeurs plus grandes que o .
Cela posé, le théorème auquel nous sommes parvenus à la fin
du n° X deviendra celui que nous allons énoncer.
XII .
d . (K ) + G'V' = 0 ,
dx
d. (K ) + G" V" = o ,
dx
qui ont lieu pour toutes les valeurs de x comprises entre les deux li-
mites x et X et pour lesquelles on admet les conditions suivantes :
G' est une fonction arbitraire de x donnée entre les limites x et X;
G" est une autre fonction de x assujettie à la seule condition d'avoir
pour chaque valeur de x une valeur supérieure ou au moins égale à
celle de G'. Les deux fonctions K' et K" sont positives pour toutes
les valeurs de x comprises entre x et X ( * ). En outre , pour
chaque valeur de x, K" doit être inférieure ou au plus égale à
dv "
K"
dx
K' . On suppose encore que la valeur du rapport V" pour x= x
dv'
K'
dx
ne soit pas plus grande que celle de V'
(*) K' aussi bien que K" peut être nulle pour x= x , pourvu qu'on ait en
même temps
AV" av'
K" < K'
dx dx
et =
, pour x = x,
V" V
d. (K )
dx + GV = 0 ,
d. (K ) + G'V'o,
dx
dx
= 0,
dV' dV"
> K"
dx dx
et à la condition = pour x x.
V' V"
XII bis.
On a supposé dans tout ce qui précède , que tandis que m croît de-
puis m' jusqu'à m", la fonction V(x, m) conserve toujours le même
dV
K
dx
signe pour xx et que d'ailleurs la valeur de V pour x= x di-
minue ou demeure constante. Mais on peut supposer encore que
cette fonction V (x, m) soit nulle pour x= x quand m =m', ou quand
m=m", ou enfin pour toutes les valeurs de m depuis m' jusqu'à m" ,
sans qu'elle change de signe. On peut étendre le théorème précédent à
cesdifférents cas particuliers, en ayant égard à l'hypothèse adoptée n° VI
17 ..
128 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
dV
K
V dx
sur la valeur de ou de pour x x.
dV V
K
dx
K
dx
que zéro, quand m croît au- delà de m' . Alors le rapport in-
dV
K
dx
verse V
a une valeur positive d'autant plus grande que m differe
moins de m' . C'est pourquoi quand m= m', on doit considérer la va-
d'
K'
dx
leur de pour x= x comme égale à + ∞ ; en même temps on
V'
doit omettre la valeur x parmi celles qui annullent V', puisque quand
m augmente , la fonction V n'est plus nulle pour x= x .
Si l'on a V"= o pour x= x, le théorème subsiste encore en suppo-
„dv"
K"
dx = -
sant
V" ∞ pour x = x et en tenant compte de la valeur x
parmi celles qui annullent V". Car quand m est un peu moindre que m",
dV
K
dx
V a pour x= x une valeur négative d'autant plus considérable
que m approche plus de m" ; et la fonction V s'évanouit pour une va
PURES ET APPLIQUÉES . 129
m"
2
0 X X
XIII .
d. (K )
dx + GV = 0 , (1)
dV
faire varier seulement le rapport de Và K dx pour x= .
La formule (4) se réduit alors à
1
130 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
dV
V. dx – V.. (κ ) = C.
-
dV
K
dx
nulle V. , selon que la valeur h de V pour x= x est négative
ou positive.
XIV .
d. (K ) + GV = 0 ,
dx
d.(K ) + GV' = 0.
dx
On en tire , comme au n° II ,
dV' dV
K (VVV' ) = C.
dx
-
dx (10)
pour x = a.
Maintenant l'équation ( 10) où C est positive, fait voir que, toutes
dV'
les fois que V' est nulle, V a le même signe que Conséquem- •
:
dV"
d. (K" d dx
dx + G"V" = o ,
dans lesquelles les fonctions G', K' , G", K" remplissent les conditions
énoncées n° XII . Si l'on a
dx > Κ' dV
K" dv" dx
'
=
V" V' pour x=X ,
la fonction V" doit s'évanouir autant de fois ou plus de fois que V'
entre les limites x et X , et si l'on considère x comme décrois-
sante à partir de X , les valeurs de x qui annullent V' sont respec-
tivement plus petites que celles de même rang à partir de X qui
annullent V".
LIB RARY
Soit encore une fonction V telle que REESE
OF THE
UNIVERSITY
dV
d. (K CALIFORNIA
dx
+ GV ,
AVRIL 1836. 18
134 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
Get Kétant des fonctions de x et de mqui remplissent les conditions
énoncées n° XII. Supposons que tandis que m croît depuis m' jusqu'à
m", V ait constamment pour x=X un même signe qui soit aussi
dV
K
dx
commun à V' et à V", et que la valeur de V
pour x X d'abord
: dV'
K'
dx
égaleà cellede V' quand m= m', croisse avec m ou du moins
dV"
K"
dx
ne décroisse pas et devienne égale à celle de
y , quandmdevient
m". Cela posé, l'excès du nombre des changements de signe de V"
entre les limites x et X sur le nombredes changements de signe de
V' est égal au nombre des changements de signe qu'éprouve la fonc-
tion V(x, m) , lorsque m croît depuis m' jusqu'à m" .
Si l'on suppose V' = o pour x= X , ce théorème aura encore lieu
dV'
Κ'
dx
pourvu que l'on considère V' comme égal à -∞ pour x=X,
et qu'on ne tienne pas compte de la valeur X parmi celles qui an-
nullent V' .
dV"
K"
dx
Si l'on a V"= o pour x=X , il faut supposer V" =+∞ pour
x=X, et tenir compte de la valeur X parmi celles qui annullent V".
Enfin , si l'on a à la fois V' = o et V" = o pour x= X , on doit
aussi avoir constammentV= o pour x= X , en faisant varier m ; et
dans ce cas , il faut ne considérer que les valeurs de x plus petites que
X qui annullent V', V" et V.
Si l'on se borne à faire croître par degrés insensibles la valeur du
dv :
K
dx
rapport V pour x=X , sans altérer les fonctions G et K dans l'é-
d. (K )
quation dx + GV = o , on voit que les valeurs de x qui annul-
lent V augmenteront toutes à la fois. Cette proposition particulière, à
PURES ET APPLIQUÉES . 135
Les propositions énoncées dans les nºs XII et XV vont nous donner
de nouvelles propriétés des fonctions qui nous occupent.
Soient encore les deux équations différentielles
dV
d.(K'
dx + G'V' = 0 ,
N
d.(K" dx + G"V" = o,
dx
, dV dv"
K' K
dx dx
Quelles que soient les valeurs des rapports V
', V" , soit pour
x= x , soit pour x = X , deux valeurs de x consécutives qui an-
nullent V' comprennent toujours au moins une valeur de x qui an-
nulle V" .
En effet , soient a et 6 deux valeurs de x qui annullent V', et sup-
posons qu'aucune autre valeur de x comprise entre a et 6 n'annulle
KdV"
dx
V'. Si V" n'est pas nulle pour x=a , le rapport V" aura pour
dV'
K'
x = a une valeur finie plus petite que celle de Vdx
' pour x = a,
XVII.
Ces propositions ont lieu, quelles que soient les valeurs des rapports
dV' dV"
K' K"
dx dx soit pour x = x , soit pour x = X. Maintenant ,
,
V' V" ,
admettons comme dans les nºs XII et XV , qu'on ait à la fois
dv'
K" K'
dx < dx
dV" dV'
K K'
dx > dx T
XVIII .
2 valeurs de x entre
a et 6 qui annulleraient V".
ΧΙΧ .
K + HV
dx
impossible. Puisque la fonction V a la propriété de décroître
continuellement tandis que m augmente, elle passe en s'évanouissant
du positif au négatif; ensuite m continuant à croître , elle décroît in-
définiment en prenant des valeurs négatives de plus en plus éloignées
de o, jusqu'à ce que V devienne nulle à son tour.
Quand V s'annulle pour une valeur de m, on a vu plus haut,
nºs VII et VIII , que , pour les valeurs de m un peu plus grandes que
dV
celle-là, V a le signe de dx' et pour les valeurs de m un peu plus
petites le signe contraire; ce qu'on peut aussi conclure de ce que
V
K
dy augmente en même temps que m. Donc, quand V s'annulle , la
dx
dV
K
dx + HV
fonction change de signe en passant de l'infini négatif
V
dV
Dans tous les cas , ces deux fonctions V et K dx + HV où l'on at-
tribue à x la valeur particulière X , ont une corrélation telle , que
deux valeurs de m consécutives qui annullent l'une d'elles compren-
nenttoujours entre elles une valeur de m qui annulle l'autre , et n'en
comprennent qu'une.
Soient pet μ' deux valeurs de m consécutives qui satisfont à l'équation
dV
K dx + HV = o pour x= X. Puisqu'elles comprennent entre elles
une valeur de m qui annulle V(X, m) et n'en comprennent qu'une ,
on en conclut, d'après la 2º partie du théorème dn n° XII , que la
fonction V ( x , μ') s'évanouit et change de signe entre les limites x et
X une fois de plus que V(x , μ) .
dV
Nous ajouterons que cette équation K dx + HV = o ne peut pas
dV
K
dx
avoir de racines égales , car elle est la même que + H = oet
AVRIL 1836. 19
142 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
dV
K
dx
l'on ne peut pas avoir en même temps m V
+ H = o , ce qui
V. (K + HV) – ۷..(K
dx
-
XXII .
dV
K
dx
Nousavons désignéparh la valeur de pour x = x et admis
que cette valeur'hdiminue ou reste lamême, tandisquem augmente ."
Si enprenant toujourspour GetKles mêmes fonctionsde x et de m,
on remplace h par une autre quantité h, constante ou fonction dé-
croissante dem ,qui pour chaque valeur dem surpasse h' d'aussi peu
:: dV
K f
dx
qu'on voudra, on sait d'après le n° VI que la fonction V aug-
V
mentera ou que dV diminuera pour chaque valeur de x et en
K
dx
:
dV
K
dx
particulier pour x = X. Conséquemment la fonction V
+H ou
dV
K HV
dx
V où l'on fait x = X , qui conserve la propriété de dé-
19..
144 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
croître quand m augmente , s'évanouira pour de nouvelles valeurs
de m un peu plus grandes que celles qui l'annullaient d'abord , quand
dV
K
dx
on supposait = h pour x = x .
Pour le voir encore plus clairement , supposons que la fonction
dV
dV dV
K K
dx dx
h pour x = x. Alors la fonction + Hou
=
V V
dV
:
K
dx + HV
V
où l'on fait x = X, étant nulle pour m =μ et dé-
croissant quand m augmente , est négative pour les valeurs de m plus
grandes que ujusqu'à celle qui annulle V (X, m).
dV
K
dx
Faisons maintenant
V = h, pour x = x, h, surpassant h d'une
dV
K + HV
dx
où l'on
quan tité aussi petite qu'on voudra; la fonction V
,
mente .
dV
K
dx
Ainsi , lorsqu'on fait varier la valeur h du rapport V pour
x= x , soit en lui attribuant des valeurs constantes de plus en plus
grandes depuis - c∞ jusqu'à + ∞ , soit en prenant pour h des fonc-
tions décroissantes de m de plus en plus grandes , sans changer les
fonctions Get K, les valeurs de m qui satisfont soit à l'équation
dV
Kdx + HV = pour x= X , soit à l'équation V(X, m) = o , aug-
mentent toutes à la fois.
Les valeurs de m qui satisfont aux deux équations
dV
K
dx -hV = o , pour x x,
dV
et K
dx + HV = o, pour x = X .
augmentent donc en même temps que les quantités het H , dont cha-
cune est une constante ou une fonction décroissante de m .
XXIII .
d. (K ) + GV = 0,
dx
:
d.(K ) + G,V, = o,
dx
dV.. 1 dV
K, K
dx dx
Supposons enfin qu'on ait V, = ou un peu < V pour
XXIV .
XXV.
En posant T = KV + PV ,
dV
on a
dT
T
d.(K
dx dx + p + V ;
dV
dT
K - pT+ (GK+p - K ) V = o0.. dx
(11)
La formule
dV
T = K dx + PV
donne aussi
ST = d (K dx) + pdV,
d'où l'on tire
T. SV - V.. ᎴᎢ = [Link]
. dx - V. (K ). dx
-
=
T
V
Prendre C positive on nulle, c'est supposer que la valeur de T pour
T
X xaugmente ou que celle de diminue , quand m augmente ,
ou que l'une et l'autre demeure constante. Nous admettrons en outre
que T ne change pas de signe pour x = x , mais que V(x, m) peut en
changer.
Cela posé, attribuons àm une valeur arbitraire et soit une valeur
dV
de x qui annulle T. Comme T représente K dx+pV, V ne peut pas
être nulle en même temps que T pour x= ξ , puisque si V était nulle,
dV
on aurait à la fois V = o et dx = o pour x = 5 , ce qui est impos-
sible , nº II. On le voit encore par l'équation (12).
L'équation (12) prouve aussi que ST ne peut pas être nulle en
même temps que T, puisque alors TV - VT serait nulle , tandis
qu'au contraire on a toujours, en vertu de nos hypothèses ,
ᎢᎴᏙ -- ᏙᎴᎢ > 0.
leur de x,
GK + -
dx
0.
(14)
dx
et mauront des valeurs différentes de zéro et de même signe.
En conséquence , on pourra appliquer à la fonction T tout ce qu'on a
démontré dans les nºs VII ... XI sur les changements de signe de V,
dV ᎴᏙ
en s'appuyant sur ce que les dérivées dx et бт ont des valeurs dif-
férentes de zéro et de même signe , toutes les fois que V s'évanouit.
Puisque T jouit de la même propriété , on en conclura successivement
comme on l'a fait pour V, que T change toujours de signe en s'éva-
nouissant , que les valeurs de x qui annullent Tdécroissent progres-
sivement quand m augmente , et que si T est nulle pour x= X et
pour une valeur particulière de m , T acquiert pour une valeur dem
un peu plus grande un nouveau changement de signe près de la li-
mite X.
De là résulte le théorème suivant.
XXVI .
d. (KdV
dx + G'V' = 0 ,
dx
d.(K )
dx
+ G'V" = o ,
ob ongie obsta
d .(K ) + GV = 0 ,
dx
dans lesquelles les fonctions G', K', etc. remplissent les conditions
énoncées n° XII. Soit pune fonction de x telle qu'on ait pour toutes
les valeurs de xcomprises entre les limites x etX,
20 ..
152 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
G'K' + p
-
K'd
dx
> 0,
K" + pV" dx
dx
V"
Kdd+pV"doit s'évanouiretchanger de signe autantde fois ou plus que
KidV +pV', entre les limites x et X , et chaque valeur de x qui an-
dx
V'
à celle de dV' quand m= m', augmente ou du moins ne di-
K' + pV'
dx
V"
minue pas quand m augmente , et devient égale à celle de K"
dV"
dx +PV"
quand m = m", l'excès du nombre des changements de signe de
dV'
K" dV
dx
"
+ p" sur le nombre des changements de signe de K' dx+pV
entre les limites x et X , est précisément égal au nombre des change-
dV
ments de signe qu'éprouve la fonction K dx+pV où l'on fait x=X,
lorsque m croît depuis m' jusqu'à m".
Remarques. --- Quoiqu'on ait supposé pour établir ce théorème que
PURES ET APPLIQUÉES . 153
dV
la fonction K +pV ne change pas de signe pour x = x , et que
dV' dv"
par conséquent K' dx+pV' et K" dx + pV" ont le même signe
pour x = x , cependant la première partie du théorème a lieu , lors
dV' dv"
même que les valeurs de K' dx + pV' et de K" dx + pV" pour
x= x sont de signes contraires. En effet , on a la faculté de changer
le signe de la fonction V' par exemple, sans qu'elle cesse de vérifier
l'équation différentielle
d (K )
dx + G'V' = o ,
et la condition
V' < V"
x.
dV' = dV" pour x
Κ' + pV' K" + pV"
dx dx
dV'
En changeant le signe de V', celui de K' dx +pV' est changé en
même temps pour chaque valeur de x et en particulier pour x = x .
Chacune des fonctions V', V" et V peut avoir pour x = o une valeur
positive , négative ou nulle , indifféremment.
dV'
Si l'on a K' dx + pV' = o pour x=x , le théorème qui vient
d'ètre énoncé a toujours lieu , pourvu que l'on considère le rapport
V' -
K'
dV' comme égal à ∞ pour x = x (*) et qu'on ne tienne
dx +PV'
K dv pV
dx+PV
(*) En effet , on a V = o pour x = x et m m' : or quand m
TIV
XXVII.
d.(K" )+ G"V"= o,
dx
et supposons toujours
G" ≥ G/ , K"
= =
K',
dp
GK + p K' dx > 0,
Si l'on a
V < V'
dV" dV' pour x X,
K"
dx + PV" K' + PV'
dx
V'
siste pourvu que l'on considère dV' comme égal à + ∞
K
dx+PV'
156 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
pour x = X , et qu'on ne tienne pas compte de la valeur X parmi
dV'
celles qui annullent K' dx+pV', en les comparant à celles qui an-
dv"
nullent K" dx+pV".
V
Si l'on a K" dV"
dx+pV"= o pour x=X, il faut regarder K dv" + pV "
dx
ΧΧΙΧ .
soit pour x= x , soit pour x=X, deux valeurs de x consécutives qui an-
nullent K' dV'
dx+pV'comprennent toujoursau moins une valeurdex qui
annulle K" dV "
dx+pV", et deux valeurs de x consécutives qui annul-
dV"
lent K" de+PV" ne peuvent pas comprendre plus d'une valeur de x
dV'
qui annulle K' de +PV'.
Admettons maintenant qu'on ait à la fois
PURES ET APPLIQUÉES. 157
V" > V'
dV' pour x = x ,
K"„dv" K'
dx +PV" dx+ PV'
V" < V'
pour x = Χ.
dV = dV'
K" K' +pV'
dx +PV" dx
dV'
Alors la nteme valeur de x à partir de x qui annulle K' dx+pV', est
dV"
plus grande que la nteme valeur de x qui annulle K" d +pV" et plus
dV"
petite qu'une autre valeur de x qui annulle K" dx + pV" d'un
rang marqué par n + € (à partir de x ) , e désignant combien de fois
K' dV" dV
d+pV" s'évanouit de plus que K' dx + PV' entre les limites
x et X.
dV"
En particulier, si a= 1 , c'est-à-dire si K" + pV" ne s'annulle
qu'une fois de plus que K'dv
dx +pV' entrex et X , chaque valeur
dV'
de x qui annulle K' dx+pV' tombe entre la valeur de x de même
rang à partir de qui annulle KdV"
X
dx + pV" et la valeur de x im-
dV"
médiatement supérieure qui annulle aussi K" d +pV"; de sorte
V'
que les deux fonctions K" dV " +pV" et K' ddx+pV'
dx
s'évanouissent
l'une après l'autre alternativement , tandis que x croît depuis x
jusqu'à X.
dV "
Si l'on prend entre x et X des valeurs a et b , K" dx
+ pV" ne
peut s'évanouir entre les limites a et b qu'une fois de moins que
K' dv' dv "
+ pV' ; d'un autre côté K" dx+pV" s'évanouit entre les limites
dV'
aetb auplus & fois de plus que K' dx + pV'. Conséquemment , entre
deux valeurs de x consécutives a et 6 qui annullent K'dV'
dx+pV', il ne
peutexisterplus deevaleursde x qui annullentKrddx+pV". Si l'on avait
KdV dv'
dx + pV" = o, en même temps que K' + pV' = o , pour
ΜΑΙ 1836.
21
158 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
dV" plus €- 1 fois
X a ou pour x = ໒, к" dx+pV" s'évanouirait au
entre a et 6 , sans compter son évanouissement pour x = a ou pour
dV'
x= 6. Et si K" dV"
dx+pV" étaitnulle en même temps que K' dx+PV
pour les deux valeurs a et 6, il n'y aurait au plus que - 2 valeurs
dV"
de x entre a et 6 qui annulleraient K" dx+PV".
dV "
Si l'on a K' dV
d+'
pV' = o ou K' dx
+ pV" = o pour x = x ou
pour x= X , ou si l'on a à la fois K' dV
'
dx
+ pV' = o et .....
dV"
K"
dx
0 pour x = xou pour x= X , les propositions pré-
+ pV" = o
cédentes subsisteront, pourvu qu'on ait égard aux remarques qui ter-
minent les nºs XXVI et XXVIII .
XXX.
En observant qu'on a
dV
d.
K
dV
dx
vd.(K )
V.-
dx
dx
-
K( )
2
,
dx V Va
et
d. V
K
dV
-
-V ..
d. (KV)
dx dV dx dx
K =
2 ,
dx dV
K
d.(K ) (1)
dx + GV = 0 ,
dx V
+ G + V
= 0,
PURES ET APPLIQUÉES. 159
et
d. V V 2
I
G
dx
( ) = ( ) + (*).
dV
dx
K
dV
dx
On voit ici que si la fonction G est positive comme K entre les li-
dV
K
d
mites x et X ,
d. V
dx (* ) est constamment négative entre ces limites
dx
et
dx
positive , et par conséquent en faisant croître x depuis
Kdv
dx
dV
K
dx V
x jusqu'à X , la fonction diminue continuellement et dV
V
K
dx
augmente.
Quand x en croissant atteint une valeur qui annulle V, on a sim-
d. I
Ainsi en faisant
dV
K
dx I V
y= et Z
V dV
K
dx
l'équation
d.(K ) + GV = 0, (1)
dx
dy dz 1
+ G + 0 et = Gz² + ,
dx dx
21..
160 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
V
n'est pas positive , av passe toujours du négatif au positifquand
K
dx
V
doit, d'après ce qui précède , décroître à mesure que x
augmente , aussi long-temps que V ne s'évanouit pas. Cette fonction
PURES ET APPLIQUÉES. 161
V
-
:
164 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
XXXIV .
XXXV .
dV d3V
on obtiendra pour toutes les fonctions dx ' ds , etc.... des expres-
dV
sions de cette forme Q + RV , Qet R étant des fonctions connues
dv d-V
de x. Parconséquent, si l'on multiplie V, de, de , etc. par des fonc-
tions de x arbitraires , la somme des produits pourra se réduire à une
dV
expression semblable M dx + NV. En la mettant sous cette forme
M KN
(K V) , et faisant
+ MV) M = p , on pourra lui appliquer
les diverses propositions démontrées précédemment sur les change-
ments de signe de la fonction K + pV, pourvu quep remplisse les
conditions énoncées.
V holonas inp sovituošano
A
trollonas impe shemale
PURES ET APPLIQUÉES . 165
XXXVI .
d.(K )
dx + GV = 0 , (16)
en faisant
U ᎯᏙ .
et on
on la
la rend
re identique avec l'équation (16) , en faisant
dK do M
=2 + ,
Kdx Odx
de do
L +M + No
G dr dx
•
K Le
On tire de là
Mdr
K = 0.e ,
(17)
puis
Mdz
K d20 do 6 L d do
G= Le L +M
+NO)= e (L + M + NO)
Mdx Mdz Mdx
Ne2 d20
Le +e
dx L'de
ΜΑΙ 1836. 22
166 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
ou enfin , Mdx
Mdx
N02
L d Lde
G -.e + ..(e
dx dx) (18)
L
à la forme
d. (K dx ) + GV 0.
dx
L (19)
d.( dx
dx
) + NU = 0.
on trouve
K = 0°L ,
do
dLd
G ΝΘ + 0 . dx *) .
(*) La variable indépendante est la même dans l'équation (19) et dans sa trans-
formée (16) obtenue en faisant U = 0V. On pourrait encore ramener l'équation
(19) à une autre de même forme qui renfermerait lamême fonction U en prenant
PURES ET APPLIQUÉES. 167
I
-dVL
Si l'on prend en particulier 0 = Vì , d'où do = L ,
on aura
N I V
K= 1 , G= - , U= (20)
VLdx VI '
d(L )
dx
+ NU 0 (19)
sera remplacée par celle-ci
d2V
de + GV = 0
(21)
que nous allons considérer.
XXXVII .
[ dx
dz ]+
dz
dx dx
Si par exemple on détermine z de manière qu'on ait
itdz = Lou
Lou dz=
dz , le-
quation (19) deviendra
dU
+ LN.U = 0 .
dz
22..
168 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
Ces deux équations linéaires à coefficients constants s'intègrent et
donnent
dV' dV dV" dV
dx > dx dx dx
>
= V"
<
et que V' et V" aient pour x = a , le même signe que V.
Si V était nulle pour x= a , on prendrait
V' = C'sin . [(x – a) √G ] , " C" sin [(x- a) V
/G"] ,
afin d'avoir aussi V' = o et V" = o pour x = a .
Cela posé , il résulte du théorème du n° XII , que la fonction in-
connue V s'évanouira entre les limites a et b au moins autant de fois
que V' et au plus autant de fois que V".
Mais le sinus représenté par V' s'annulle pour une suite de valeurs
77
de x équidifférentes dont la différence constante est V doit donc
VG
valle b -
a
soit plus petit que Alors si pour x= a et pour
VG
x = b , Va des valeurs de même signe , V ne s'évanouira pas entre
les limites a et b ; mais si V a des valeurs de signes contraires pour
x= a et pour x= b, V s'évanouira pour une seule valeur de x com-
prise entre a et b .
La principale difficulté de la résolution des équations numériques
est , comme on sait, d'assigner des intervalles qui ne comprennent pas
de racines ou qui n'en comprennent qu'une. A l'égard des équations
V= o qui nous occupent , cette difficulté est réduite par ce qui pré-
cède , à celle de déterminer le signe de la fonction V pour diverses
valeurs de x suffisamment rapprochées.
Nous allons donner dans le numéro suivant des formules pour dé-
terminer approximativement les valeurs de x qui annullent V.
XXXVIII .
t'] ,
V" C" sin. [(x (23)
= -
a)VG -
,
C', C", t', t", étant les constantes arbitraires. On peut d'ailleurs sup-
poser les arcs de cercle t' , t", compris entre o et π.
170 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
On doit, d'après le théorème du n° XII , remplir les conditions
dV' dV dV" dV
dx > dx dx < dx
et a.
= V ▼▼ pour x
Or les valeurs (23) de V' et de V" donnent pour x = a ,
dV' dv"
dx ᏤᏳ dx VG
= -
et = -
- VG > et -
<<
tang t' = p tangt" = p
On tire de là
tang t≥ - PVG,
= tang t" - pVG" , (24)
pourvu toutefois qu'on prenne tang t' et tang t" d'un signe contraire
à celui de p : les quantités t' et t" doivent d'ailleurs être comprises
entre o et π.
On voit d'après l'expression (23) de V' qu'on aura la plus petite va-
leur de x immédiatement supérieure à a qui annulle V' en posant
(x - a) VG -
t' = 0 ,
d'où l'on tire
t
'
x = a + ;
VG
Les quantités t', t' comprises entre o et étant déterminées par les
formules (24).
Ainsi l'on connaîtra deux limites entre lesquelles sera comprise l'in-
connue ξ , pourvu que § tombe entre a et b , comme on l'a supposé.
Si ces deux limites ne surpassent pas b , on sera certain qu'il existe
entre elles une valeur de x qui annulle V; cette valeur désignée par
est d'ailleurs la seule entre a et b qui annulle V.
t
"
Si la limite inférieure a + surpasse b , on en conclura que la
VG"
fonction V ne s'évanouit pas quand x croît depuis a jusqu'à b .
t" t
Mais si b est comprise entre a + et a + ,
on sera dans
VG"
l'alternative de savoir si V s'annulle pour une valeur de x comprise
t"
entre a+ et b , ou si V ne change pas de signe dans l'intervalle
VG
de a à b ; la question serait décidée si l'on connaissait le signe de V
pour x= b , comme pour x= a.
Les formules (24 , 25) sont relatives à la valeur a plus petite que la
racine cherchée ξ. On peut établir des formules analogues qui se rap-
portent à la valeur 6 plus grande que ξ.
On présente les valeurs de V' et V" qui satisfont aux équations (22),
sous cette forme :
dx < dx dx > dx
▼ pour x= b ;
en prenant
<
tang u =
qVG , tangu" = qVG" , (26)
V
q désigne la valeur de apour x= b ; tang u' et tang u" doivent
dx
172 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
avoir le même signe que q , et l'on prend u' et u' entre o et π.
La valeur de x immédiatement inférieure à b qui annulle V' est
u"
b -
VG
; celle qui annulle V' est b - VG En désignant toujours
•
(27)
VG VG
6 -
a ,
VG
et par conséquent ,
π
6- a =
(28)
VG( ) '
§ étant une certaine valeur de x comprise entre a et 6, et G(E) la va-
leur de G correspondante à x = ξ.
On a de même, en désignant par y la valeur de x immédiatement
supérieure à 6 qui annulle V,
2
-
6 ξ' étant entre 6 et 2.
VG( ) '
VA
; il s'ensuit que si b = ∞ , V s'annulle pour un nombre infini de
valeurs de x, comme on l'adéjà vu plus haut nº XXXVII ; et si Gaug-
mente jusqu'à l'infini en même temps que x, les différences entre ces
valeurs finissent par devenir plus petites que toute quantité donnée.
Ces résultats sont applicables par exemple à la fonction U donnée par
l'équation
dU 1 dU n
dx
+ x dx + ( - )U = o,
dU
ου
d(xx U = 0,
(29)
+
dx (rax x
dV
dx + ( + ) = o.
Lorsqu'on a n < , G diminue continuellement en s'approchant de
la limite r , tandis que x croît depuis o jusqu'à ∞ . V ou U doit donc
s'évanouir pour une infinité de valeurs de x, dont les différences con-
sécutives vont en augmentant et convergent rapidement vers la limite
PURES ET APPLIQUÉES. 175
1-4n' (30)
+
dx
+ NU = 0,
qui devient
d-V
dex
+ GV = 0 ,
en faisant
N I
dVL
V = UVL et G = 1 VL V ( XXXVI),
les fonctions L , N , contiennent avec x une autre indéterminée r,
23 ..
176 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
et qu'en faisant croître r depuis une certaine valeur jusqu'à + ∞ la
fonction G est positive et augmente indéfiniment avec r. Dans ce cas,
V ou U s'évanouira autant de fois qu'on voudra entre deux limites a
et b, quelque rapprochées qu'elles soient, pourvu qu'on attribue à r une
valeur suffisamment grande .
De cette propriété et de la deuxième partie du théorème des n* XII
et XV, on conclut encore que, si U a toujours le même signe pour une
certaine valeur de x quelle que soit r, et si l'on attribue à une autre
valeur particulière quelconque plus grande ou plus petite, cette fonc-
tion U ne contenant plus d'autre variable quer, s'évanouira et chan-
gera de signe pour une infinité de valeurs de r croissantes jusqu'à l'in-
dU
fini , et d'après le n° XX, il en sera de même de la fonction Ldx + HU,
H étant une quantité constante ou une fonction quelconque de r.
Ces propriétés conviennent, par exemple , à la fonction U donnée
par l'équation (29); elles auront encore lieu si l'on prend plus généra-
lement
1 , n étant des fonctions positives de x sans r, l', n', l" ... d'autres
fonctions de x tout-à-fait arbitraires , λ , λ' ... des exposants quel-
conques décroissants de même quev , v' ... et x < v . Si l'on avait
= νου > ν , U ne pourrait s'évanouir qu'un nombre limité de fois
entre a et b quelle que fût r, et en donnant à x une valeur particu-
lière , il n'y aurait qu'un nombre limité de valeurs de r qui pourraient
dU
annuller U aussi bien que L + HU.
Dans les problèmes de physique , l'indéterminée r ne se trouve or-
dinairement qu'au 1er ou au 2º degré dans N et n'entre pas dans L.
XLI .
d-
V"
da + G"V" 0,
dans l'intervalle compris entre deux limites a et b , en supposant que
ces deux fonctions ne changent pas de signe dans cet intervalle , et
qu'on ait
dV" dV'
dxdx
:
pour x = a , v V'
G' et G" sont comme dans le n° XII des fonctions données de x, telles
que G" est > G'.
Ces fonctions V' et V" ne changeant pas de signe entre les limites
a et b , il est permis pour le but que nous nous proposons de les
supposer toutes deux positives entre ces limites. Car si V' par exemple
était négative , on pourrait changer son signe et la regarder comme
positive , sans qu'elle cessât de vérifier l'équation différentielle
d2V'
de + G'V' : 0,
et la condition
dV' dv"
> dx
dx
= a.
pour x
dx
de
quand m devient égale à m".
Ces conditions étant admises, il ne peut pas arriver que tandis que
m croît depuis m' jusqu'à m", la fonction V s'évanouisse pour une va-
leur de x comprise entre a et b ; car dans ce cas V" s'évanouirait pour
une valeur moindre, ce qui est contre l'hypothèse. V sera donc cons-
tamment positive comme V' et Vº entre ces limites a et b , et le
dV
dx
rapport ne deviendra point infini. Mais d'après le n° VI , cette
dV
dx
quantité doit décroître continuellement , tandis que m augmente :
dV' dV"
dx dx
ses valeurs extrêmes sont det
V'
de
V" On aura donc pour chaque va-
On en conclut
d
dx ( ) > 0;
V
c'est-à-dire que le rapport augmente tandis que x croît de-
puis a jusqu'à b. Si donc on suppose V' > V" pour x = a on aura
constamment V' V" pour toutes les valeurs de x croissantes depuis
a jusqu'à b.
On peut arriver au même résultat d'une autre manière plus directe .
Les deux équations différentielles
179
PURES ET APPLIQUÉES .
d2V'
dx
+ G'V' = o ,
d2V =
dx2
+ G'V" 0,
ou bien
dV' dV"
d
V" - V' = (G" - G') V'V'. (31)
dx (V dx dx
et par conséquent
d
dx ( ) > 0;
V'
d'où l'on conclut comme précédemment , que augmente en méme
temps que x , et que si l'on a V V' pour x = a , on aura V' > V"
pour toutes les valeurs de x croissantes depuis a jusqu'à b .
V'
On trouvera de la même manière que diminue tandis que x
V", si
croît depuis a jusqu'à b, et qu'on a dans cet intervalle V'
180 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
l'on a
dV" dV'
dx > dx
V V
et V' > V" pour x = b,
dx
+ GV = 0 , (32)
G' étant une fonction de x ou une constante plus petite que G entre
181
PURES ET APPLIQUÉES .
les limites a et b , et G" une autre fonction de x ou une constante plus
grande que G.
On intégrera ces équations (33) en remplissant les conditions
d' dV
dx > dx
et V' = V, pour x= a,
V' = ▼
dx
"
dV
dx < dx
=▼
et V" V, pour x = a, }
V étant par hypothèse positive entre les limites a et b , V' sera aussi
(34)
En outre
V
diminuera et augmentera , tandis que x croîtra dans
V'
cet intervalle.
Si l'on intègre les équations (33) en supprimant les conditions (34)
pour x = a et les remplaçant par celles que voici pour x= b ,
dv' dV
dx < dx >
=
et V' V,
y' V
pour x b (35)
dV"
dx > dx
= ▼
v" = v.
et V"
<
}
V < V' et V > V' ;
חר
000
0 α P b
XLIII .
dV
Les considérations précédentes sur l'équation +GV=o peu-
vent s'étendre avec quelques modifications à l'équation plus générale
d. ( K )+ GV= o à laquelle on ramène L d'U dU
+M dx +NU = o
dx dx
supposer ces deux fonctions V' et V" positives dans l'intervalle compris entre a
et 6, puisqu'il est permis de changer le signe de chacune.
Dans l'équation (36), l'intégrale (G" - G') V'V'dx prise entre ces limites a
et 6 sera donc positive. La constante C sera positive ou nulle , car elle est égale
dv' dV"
à la valeur du premier membre V" - V'
dx de pour x = a ; or V' est nulle
dv'
pour x = a , dx
a pour x = a le même signe que V' a pour les valeurs de x un
peu plus grandes que a , c'est-à-dire le signe + ; et en outre V" est supposée
positive ou nulle pour x = a .
On aura donc pour toutes les valeurs de x depuis a jusqu'à 6
dV' dV"
V" -
V' 9,
dx dx
Donc V" qu'on suppose positive entre les limites a et 6 ne peut pas être nulle
pour la valeur même x = 6 , de sorte qu'elle est encore positive pour x = 6. Et
dV' dV'
puisqu'on a V" dx
> o pour x =
6, dx devrait être aussi positive pour
dV'
x= 6 , mais au contraire dx est négative pour x = 6 , car la fonction V' passe
dV'
du positif au négatif en prenant le signe de ☑ quand x atteint et dépasse la
valeur 6.
Il est donc absurde de supposer que V" ne change pas de signe entre les limites
a et 6 , V" étant ou n'étant pas nulle pour x = a.
24..
184 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
On pourrait aussi , d'après les nº* XXVI ... XXXV , établir relative-
dV
ment aux valeurs de x qui annullent la fonction K dx+pV, des pro-
positions analogues à celles que nous avons données pour V. Il nous pa-
raît superflu de nous y arrêter. Nous terminerons par quelques re-
marques .
Étant donnée l'équation
d.(K ) + GV 0,
dx
dV'
pour x a, et que pour x = a , V' est nulle , dx est positive et V" positive
ou nulle .
On a donc pour toutes les valeurs de x croissantes depuis a jusqu'à 6 ,
dV"
V" V' 0,
dx dx
PURES ET APPLIQUÉES . 185
d(K ) + G"V" 0.
dx"
dv'
d'où V" > o pour x = 6 ; par conséquent V" qu'on suppose positive entre
dx
les limites a et 6 ne peut pas être nulle et doit être encore positive pour x = 6.
dv' dV" d
Mais V" V' > o , donne > 0 . Ainsi
dx
-
dx
V
dx V ( ) , tandis que x croît
LU , MU, + NU₁ , = 0.
i est un indice variable qui remplace la variable continue x; L, M, N,
sont des fonctions de cet indice i et d'une indéterminée m , qu'on assu-
jettit à certaines conditions. C'est en étudiant les propriétés d'une suite
de fonctions U., U., U., Us, ... liées entre elles par un système d'équa-
tions semblables à la précédente que j'ai rencontré mon théorème sur
la détermination du nombre des racines réelles d'une équation nu-
mérique comprises entre deux limites quelconques , lequel est ren-
fermé comme cas particulier dans la théorie que je ne fais qu'indiquer
ici. Elle devient celle qui fait le sujet de ce mémoire , par le passage
des différences finies aux différences infiniment petites. Je dois dire
cependant que j'ai trouvé pour les équations à différences finies dont
il s'agit , des propositions et des démonstrations spéciales qui ne sont
pas susceptibles d'être transportées aux équations différentielles.
PURES ET APPLIQUÉES . 187
w wwm u mww
PAR M. CHASLES .
www
NOTE
(*) Voyez aussi l'Analyse des infiniments petits de l'Hôpital , section PL.
25..
192 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
On voit de suite qu'en appliquant cette formule aux foyers d'une
section conique , considérés comme points lumineux conjugués , on
aura une relation entre les deux rayons vecteurs , l'angle qu'ils font
avec la normale, et le rayon de courbure. Cette relation se trouve
exprimée pour l'ellipse et l'hyperbole par une même formule
pp' = arcos i, (A)
dans laquelle 2a est le grand axe de la courbe. Pour la parabole
on a
29 rcosi. (B)
Déjà ces formules fournissent des constructions très simples pour
les rayons de courbure. Mais nous allons donner une autre formule
commune à la fois aux trois courbes .
Premièrement , si l'on considère dans l'ellipse et dans l'hyperbole le
triangle formé par les deux rayons vecteurs et la partie de l'axe qui
joint les foyers , on aura
4(a + b²) = P + P + 2pp' cos 2i :
les signes supérieurs se rapportent à l'ellipse et les inférieurs à l'hyper-
bole , et comme cos 2i= 2 cosi - 1, il vient
4 (a* + b*) = ( p = p')* = 4pp' cos* i;
observant maintenant que 4a³ = (p = p') , on aura finalement
b = pp'cosi,
relation qui convient à la fois à l'ellipse et à l'hyperbole. Éliminant le
produit p' entre cette dernière équation et (A), on trouvera
62
r ;
acos'i
P
cos² i'
cos i
:
(β)
ww
FORMULE
(2) Scosxcosixdx=P(p-1).
0
1.3 ... (p-i+1)
(21-1) sinxcos- xdx ,
0
,
NOTE
PAR J. LIOUVILLE .
1. Lorsqu'une planète m' agit sur une autre planète m , elle produit
dans le mouvement de cette dernière des inégalités séculaires ou pé-
riodiques qui font varier en fonction du temps les constantes arbi-
traires du mouvement elliptique. Le calcul de ces inégalités dépend du
développement en série d'une fonction que Laplace désigne par R
dans son ouvrage et qu'il appelle fonction perturbatrice. Les coeffi-
cients des divers termes du développement dont il s'agit peuvent être
calculés de plusieurs manières. On les exprime , par exemple , en qua-
dratures définies doubles. Je vais montrer que l'on peut quelquefois
substituer à ces intégrales doubles des intégrales simples ayant à très
peu près les mêmes valeurs , ce qui abrégera, ce me semble , le calcul
des inégalités périodiques du mouvement des planètes. Au fond, la
méthode dont je propose de faire usage, dépend de quadratures dé-
finies doubles , tout aussi bien que la méthode ordinaire; mais ici
les quadratures sont rapportées à de nouvelles variables qui permet-
tent d'effectuer, pour ainsi dire , immédiatement, et avec une approxi-
mation très grande , l'une des deux intégrations indiquées. Dans
chaque cas particulier, on jugera sans peine quels peuvent être les
avantages et les inconvénients de ce nouveau procédé.
(*) Voyez le rapport deM. Poisson sur cette Note (Comptes rendus hebdoma-
dairesdes séances de l'Académie des Sciences. Avril 1836) .
JUIN 1836. 26
198 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
2. Soient r le rayon vecteur Om mené du centre de la planète m au
centre O du soleil , a le demi-grand axe , e l'excentricité de l'orbite de
cette planète , y son inclinaison sur un plan fixe que nous prendrons
pour plan des xy et qui sera , si l'on veut, le plan de l'écliptique à l'é-
poque d'où l'on compte le temps t : désignons par a la longitude du
nœud ascendant OA comptée sur le plan des xy à partir de l'axe des
x, parv - a l'angle du rayon vecteur r avec la droite OA et par w la
valeurde v qui répond au périhélie. Si l'on nomme u l'anomalie excen-
trique , les valeurs der et de v, dans le mouvement elliptique de la
planète m , seront données en fonction de u par les équations
I e
r= a ( 1 - e cos u) , tang (v - w) = e
tangu.
esinu.
:,
:
PURES ET APPLIQUÉES . 199
et
x'=' r' [cos a' cos(v' - a') - cosy' sin a' sin(v' - α')] ,
y' = r [sin a'cos (v' - a') + cosy ' cosa'sin(v' - α' )] ,
z'= r sin y sin (v' - a') ,
d'où l'on peut tirer la valeur des en fonction de r, r' , v , v' , α, α ,
γ. '
γ.
3. Ces formules du mouvement elliptique des planètes représentent
encore leur mouvement troublé par une cause quelconque pourvu que
l'on remplace les constantes a , e, ω , α , γ, ε , α΄ , ε΄ , ω' , α' , γ', ε par
des fonctions convenables du tempst : en même temps on écrira
fndt au lieu de nt, ſn'dt au lieu de n't; et les intégrales fndt, Sn'dt
que nous désignerons par p, p', représenteront ce qu'on appelle alors
les moyens mouvements dem , m' .
Pour déterminer les perturbations que la planète m' produit dans le
mouvement de la planète m, il faut développer en série la fonction dé-
siguée par R dans la Mécanique céleste et nomméefonction perturba-
trice , parce que ses dérivées partielles prises par rapport à x , y, z et
précédées du signe - représentent les composantesde la force pertur-
batrice respectivement parallèles aux axes des x, des y et des z.
L'expression de R en fonction de r, r', s est
m'rs m
'
R ;
Vr² + r - 2rr's
culer par divers procédés , on pourra, si l'on veut, appliquer les raisonnements
qui suivent au second terme de R seulement. Il est d'ailleurs naturel de considérer
à part ce second terme puisqu'il reste le même (abstraction faitedu coefficient nu-
mérique mi ) quand, au lieu d'étudier l'action de m' sur m , on étudie celle de
m sur m' .
26..
200 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
da de
de Lagrange dans lesquelles les dérivées dt
de ' di' di'
etc. sont ex-
di de' di an
')
a ( in - in
•
cos (ίζ — ί'ζ' ) ,
- -
an ( in- in' )
•
2
+ (25, 55- ); 2
contiendra
et il est clair que le développement de (20,55- ) ne
aucun terme indépendant de o : donc en multipliant par do et inté-
grant , entre les limites 0= 0,027, les deux membres de l'égalité
précédente , on aura
Α + ΣΑ, cospl + ΣΒ, sinpl = * (0) ,
équation où l'on a fait
* (0) = F(20, 50- )do.
La fonction (0) est, comme on voit, une fonction périodique de 6 ,
et l'on a
* (2π + 0) = * (0) .
En changeant 6 en -0 , notre équation devient
Α + ΣΑ, cospθ – ΣΒ, sinpl = + (-4 ) :
combinant cette nouvelle égalité avec celle dont elle dérive, par voie
d'addition et de soustraction , et posant
* (0) + (10) = 20 (θ) , (θ) — * (- 6) = 2Π (θ) ,
on obtient =
e
A Β₁ = Π
2
, 1
*(- ) = ( ) ,
2
Ψ
et l'on aura
A = [ ( ) + ( )] , B. = [ () - (3)].
2 2 2 2 2
Si dans l'équation
A + A, cos 0 = 0 (θ) ,
on pose successivement 0 = 0 , θ = , puis qu'on ajoute et qu'on re-
1 :
tranche l'un de l'autre les deux résultats obtenus , on aura
A [π(0) + π (π)] , Α. = [ (0) - (π)] ,
ou, ce qui est la même chose,
A [* (0) + + (π)] , Α. = [ (0) - * (π)].
Les valeurs de A sont exactes aux quantités près du sixième ordre par
rapport aux excentricités et aux inclinaisons : celles de A,, B, sont
exactes aux quantités près du neuvième ordre ; car leurs expressions
ne changeraient pas quand même on tiendrait compte des termes
A, cos 20, B, sin20 négligés tout à l'heure , en continuant à regarder
comme insensibles les coefficients As, B3, A4, B4 , ... qui sont au
moins du neuvième ordre. En effet , si l'on conserve les termes
204 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
A, cos 20, B, sin 20 , l'équation (2) donne
B, sine + B, sin 20 = Π (A) ,
В. = п ( ).
B,
π' (4) ;
;
faisant donc 0 = 2 , on a, au même degré d'approximation que ci-
:
dessus : A, 1
puis
* (0) ++(-6) = 20(8) , 4(0) - (- 4) = 2Π (0) ,
PURES ET APPLIQUÉES. 205
A = ( ) = [ ( ) + ( )] ,
2 2
ou
A = [ (0) + (π)] = [+ (0) ++ (π)] ,
-
Β. = ( ) = [ ( )2 ( )] 2
(*) Trouver les valeurs de A, A,, etc., qui satisfont aux équations (3) et (4), aux
quantités près de l'ordre q ( i- i) , c'est-à-dire en négligeant les quantités dont
l'ordre est = q ou>q ( ce qui réduitles premiers membres de ces équations à un
nombre limité de termes), est un problème indéterminé coinme tousles problèmes
d'[Link]'on donne à eun nombre suffisantde valeurs particulières,choi-
sies arbitrairement , et l'on formera par là autant d'équations qu'il en faut pourdé-
terminer toutes les inconnues A, A,, etc. Chaque équation obtenue de la sorte est,
pour ainsi dire, une observation à laquelle ces [Link] les
JUIN 1836. 27
206 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
Les q valeurs de ViI sont , comme on sait ,
2π
COS 4x
27
1, COS + V- 1 sin ....
q' 9 9
9
, ...
2
,
seconds membres w (4) , Π(0) sont connus en nombres pour une valeur particulière de
6 telle que 4 , il est naturel de ranger les équations que produit l'hypothèse 0 = 0,
parmi celles dont on fera usage pour déterminer A, A,, etc. Mais presquetoujours les
formules que nous démontrons dans le texte seront celles dont l'emploi présentera
le plus d'avantages .
PURES ET APPLIQUÉES. 207
ce qui donne
A
(α) Α= Σ 0 (2 )
Je reviens à l'équation
* (0) = Α + ΣΑp cos p, θ + ΣΒp, sin ρ.θ , P
A. = 3 [ ( ) -
2 () -
2 ( )] ,
tandis qu'en posant p = 1 , q = 3 , on a
=
A, [ (0) -
Ψ (π) ] ,
formule beaucoup plus simple que l'autre , et en même temps beau-
coup plus exacte, puisque les termes négligés sont dans la première de
l'ordre 2 (i- i) et dans la seconde de l'ordre 3 (i - i'). Semblable-
ment la formule
B. = [ ( )] ,
qui correspond à q= 3 est àla fois plus exacte et plus simple que celle
qu'on obtiendrait en posant q = 2 dans la valeur générale de B,. Il
est bien remarquable qu'on diminue la longueur des calculs numé-
riques à effectuer, en employant des formules plus exactes. Ces deux
I I
formules A , =
[ (0) - Ψ (π) ] , Β, =
2 2
[* -
* ( )] ,
qui fournissent aux quantités près du neuvième ordre par rapport
aux excentricités et aux inclinaisons les coefficients relatifs à la grande
inégalité de Jupiter et de Saturne , seront , je l'espère , appréciées
par les astronomes. Elles exigent la réduction en nombres de quatre
intégrales définies simples , savoir + (0) , 4 (1), (7), ( ) : ces 2
,
2
dants de σ
dans les développements des fonctions respectives F (ίσ, ίσ) ,
* ( 3π
F(io, io 21
4
), (io, io ), F(to, io-3): enreprésentant par ...
21
A
Α+ ΣΑ, Cospo + ΣB, sinpo un quelconque de ces développements , A aura tour
à tour pourvaleur chacune de ces intégrales ; et on pourra calculer A par la for-
mule (a) où l'on aura soinde remplacer la fonction parla fonctionF etde prendre
9 assez grand pour que l'ensembledes termes A₄ + A2 , + etc. soit négligeable
R IBRA
REESE L
commeon l'a supposé en établissant cette formule (a).
UNIVERSI
TY
CALIFORNIA
210 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
supérieur à un certain nombre q et calculer ensuite les autres par la
méthode du nº 7. En effet, pour appliquer ici les formules du nº 7, il
suffira d'y remplacer A par P, A, par P,, B, par Q,, w (T) par
F(σ + τ , τ σ) + F(σ - τ , -T -
σ) ,
et П (г) par
F ( σ + τ , τ- σ) - F( - τ, -
T -
σ).
١٠١٠
A= Pd
2 Π
"
En remplaçant par 2
, les deux termes A₁ cos 2ίσ , Β₁ sin 2ίσ
deviennent A, cos i (ζ - ζ΄) , B₁ sin i (ζ - ζ') : ces deux termes sont
précisément ceux qui , dans le développement completde R, répon-
dent à l'argument i (n - n') ; et l'on voit que notre méthode , con-
venablement modifiée , s'applique presque aussi bien à ces termes-la
qu'aux autres. "
PURES ET APPLIQUÉES. 211
www
MÉMOIRE
is
I.
(*) Ce mémoire a été rédigé en 1826, à l'occasion des leçons que je faisais sur
ce sujet au collège de France .
12
JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
x, y, z, sont des quantités connues en fonction du temps ; 2°. à faire
connaître x, y, z, lorsque les données de la question sont X, Y, Z.
Les trois équations fondamentales que nous venons de rappeler sont
admises par tous les géomètres , et le principe qui les contient est
connu sous le nom de principe des forces accélératrices. Mais si l'on
s'accorde généralement à en reconnaître l'exactitude , on est au con-
traire loin de s'entendre sur la manière dont on doit les démontrer,
puisque les uns regardent avec Laplace le principe des forces accélé-
ratrices comme déduit d'un résultat d'expérience, tandis que d'autres au
contraire, parmi lesquels figure Euler, ont essayé d'en établir la vérité
à priori. Cette dissidence entre les premiers géomètres indique assez
les difficultés du sujet. Toutefois , en examinant attentivement la
question , il nous a semblé qu'elle se trouvait résolue sans beaucoup de
peine , pourvu que l'on se fit une idée bien nette de l'inertie de la
matière et de la force que cette inertie produit lorsque l'on vient à
altérer le mouvement d'un mobile par l'action d'une cause extérieure
quelconque. Il est visible , en effet , que cette force est nulle dans
le mouvement rectiligne uniforme ; et que dans un mouvement varié,
elle est toujours égale et directement opposée à la force extérieure qui
sollicite le mobile , et qui altère l'intensité ou le sens de sa vitesse. On
voit donc que pour établir le principe des forces accélératrices , il suffit
de déterminer la direction et l'intensité de la force produite par l'iner-
tie, ce qui paraît beaucoup plus facile , et ce que nous avons essayé de
faire dans ce mémoire dont l'idée fondamentale nous est connue depuis
plus de vingt ans. Il est clair que dans notre démonstration , nous se-
rons contraints d'admettre quelque chose du principe des mouvements
relatifs de Laplace , que ce grand géomètre a pris comme une donnée
de l'observation et dont il a déduit celui des forces accélératrices ; mais
tandis que ce principe considéré en lui-même et dans toute sa généra-
lité , est loin d'être évident , nous croyons n'en avoir conservé que ce
qui est d'une évidence manifeste, à peu près comme pour démontrer le
parallélogramme des forces , on part du cas très simple où les forces
sont de même grandeur et où la direction de la résultante est connue à
priori, puisqu'elle partage alors leur angle en deux parties égales.
PURES ET APPLIQUÉES. 213
II.
M
T
M M'
A
0 R
(*) Cette ligne est courbe dans la figure, parce que c'est le cas général : le calcul
s'applique également aux deux cas.
JUIN 1836. 28
214 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
arriverait si elle était libre, il est incontestable qu'en vertu de la ten-
dance qu'elle a à conserver son mouvement suivant MT, c'est- à-dire en
vertu de l'inertie de la matière, elle pressera l'enveloppe qui l'entraîne.
Or, nous nous proposons présentement de déterminer : 1º. la direc-
tion de cette force produite par l'inertie. 2°. Son intensité.
III .
cette courbe, il est clair que pour l'obtenir , nous devrons joindre les
points M', M" par une ligne droite et chercher ce que cette droite de-
viendra à la limite, lorsque l'on rendra infiniment petit ou nul le temps
employé à parcourir MM' . La droite MR limite de M'M" sera la direc-
tion de la force produite par l'inertie.
En appelant le temps que le mobile devenu libre emploie à se
transporter, d'un mouvement uniforme , de Men M' sur la tangente
MT , désignant de plus par x , y, z et x', y', z', les coordonnées res-
pectives des points M , M', et observant enfin que x, y, z sont des
fonctions f(t) , f(t) , F(t) du temps t qui répond au point M , on a
par les propriétés connues du mouvement uniforme ,
dx
x
' = x + = f(t) + f'(t) ,
y' =
+ dt
=
f (t) + Of (t) ,
dz
z
' 2 + 0 dt = F (t) + OF' (t) .
02
y" = f (t) + Of' (t) + 2
f"(t + ηθ) ,
z" = F(t) + OF'(t) + 2
F"(t + (0) ;
développements où l'on sait que ξ , η , ζ, sont des nombres plus petits
que l'unité. On déduit de là,
02
x"- =
f"(t + ६७) ,
2
02
-
ارو = -
2
f" (t + ηθ) ,
02
z
" -
28..
216 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
Si nous tirons à présent la droite M'M", et si nous observons que
x
"
- x', y" -y', z" - z' sont les trois projections de M'M" = k
sur ox , oy, oz , en nommant λ, μ , ν , les angles de cette droite avec
ces mêmes axes , nous aurons
k cos λ = x -
x",
k cos μ =
y' -
y",
kcos = z
z' -
z",
c'est-à-dire
02
k cos λ = -
f" (t + ἔθ) ,
2
02
k cos μ = -
2
f" (t + ηθ) ,
02
kcos = -
2
F" (t + ζθ ) ,
d'où résulte
f" (1 + ६४)
cos λ -
Mais pour que ces valeurs conviennent à la droite MR, il faut passer
à la limite et y faire 0 = 0 ; si donc on désigne par W le radical
Vf" (t) + f" (t) + F" (t)" ,
on aura
-
f" (t) -
I dy
=
COS μ = W Wdr
I dez
F" (t)
COS = - =
W wdr
PURES ET APPLIQUÉES . 217
pour les valeurs des cosinus des angles que la forceproduite par l'inertie i
fait à chaque instant avec les axes ox , oy, oz. Il reste encore à calculer
l'intensité de cette force.
IV . ;
V
B'
B
M'
Mais si l'on suppose que la cloison glisse dans le tube suivant une
218 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
loi quelconque , le point mobile décrira une autre courbe; et l'on
aura la direction de la force produite par l'inertie dans ce nouveau
mouvement , en mettant dans les valeurs de cosa , cosu , cosv , les
fonctions dérivées du second ordre des coordonnées de la nouvelle
courbe à la place des dérivées du second ordre des coordonnées de la
première.
Ayant ainsi la direction de la force produite par l'inertie , si on la
décompose suivant deux directions rectangulaires entre elles, l'une
perpendiculaire au tube et l'autre à la cloison, on aura les pressions
exercées respectivement par le point mobile sur la matière qui les
compose. Or, parmi tous les mouvements qu'on peut supposer à la
cloison dans le tube , il y en aura un pour lequel la pression exercée
contre cette cloison sera nulle ; et il est clair qu'on le déterminera en
égalant à zéro la valeur de la pression exercée contre la cloison : celle-
ci donc n'ayant plus aucune action contre le point mobile , on pourra
alors la supprimer; d'où il suitqu'en nommant a l'angle que la direction
de la force d'inertie fait avec l'axe du tube , la courbe décrite par le
point mobile quand la cloison est supprimée , s'obtiendra en combi-
nant l'équation € = 100º avec les équations qui déterminent la po-
sition du tube à chaque instant.
Maintenant la démonstration vers laquelle nous tendons , exige que
nous cherchions cose, cosinus qui est nul lorsque 8 = 100° . Afin de
comprendre en une seule analyse tous les cas distincts dont nous ve-
nons de nous occuper , nous ferons l'hypothèse la plus générale , sa-
voir celle qui consiste à regarder la longueur A'M'M comme variable ,
bien que cette longueur demeure constante lorsqu'on admet une
cloison fixe; et en effet pour passer du cas général à ce cas particu-
lier, il suffira d'égaler à zéro les différentielles de A'M'M.
Cela posé, pour plus d'ordre , nous désignerons par des lettres ac-
centuées tout ce qui se rapporte à la développée , et par les mêmes let-
tres sans accent ce qui sera relatif à la développante. Nous ferons
AM = s , A'M' = s' , A'M' + M'M = r, d'où MM' = r - s' .
Les coordonnées du point M étant x , y, z , celles du point M' seront
x', γ', z' ; les cosinus des angles formés par la droite MM' avec les
axes auront donc pour valeurs ,
PURES ET APPLIQUÉES. 219
x x
' y -y 2-
,
r r r
Mais la force P produite par l'inertie fait avec les axes des angles dont
les cosinus ont été trouvés égaux à
I dx I
day I dz
-
:
Wdt ' Wdt ' Wdt
donc on aura
I x
-
xdx y- '
y d'y z- z dz
COS E .
r S dr + r- s de + r dt
y') + (2 -
z') --
,
(x - x')
- (x- x )dx-
( - )
- -(2-2) dt
Or, on pourrait voir à priori, et il est facile de démontrer directement
que les parties négatives provenant de la différentiation des lettres
primées sont égales dans chaque membre.
En effet, la droite MM' étant tangente à A'M'B' en M', les cosinus
dr dy dz' etl'on
des angles qu'elle fait avec les axes sont égaux à ds' ds' ds'
peut égaler ces expressions à celles que nous avons obtenues précé-
demment pour les mêmes cosinus , d'où résulte
x
dry-y dy z z dz
=
r ds
'' r -
S ds
'' r as
dex dez
(5) (x - x ) dt + ( - ) + (2-2) di
s2 dx dx dz dz
+ ---
dt dt dt di didt
dr2 ds
' dr
= ((r -s) S
+( -
di di
dt + di di
I ds
' dx dz
=
I
S dt
ds
'
[ x - x) + (アード) + (2-2) ]
dr
dt
ds
' dr
dt
-
=
r dt (r s') =
didi
= (r - s') + ( ) – ( );
ou bien , en divisant par r - s',
xdx z- z dz
xx y-y day
S dt
+ + r- dr
r
I dr ds
= + r [( ) - ( ) ]: dt
PURES ET APPLIQUÉES . 221
tiplier par - W
w la quantité précédente.
Pour transformer d'une autre manière la valeur de ce cosinus , ob-
servons que le point matériel renfermé dans le tube qui se meut en res-
tant constamment tangent à A'M'B' doit décrire une trajectoire placée
tout entière sur la surface développable que le tube engendre dans
мм .
son mouvement. Or, si nous considérons un sec-
Q teur infiniment petit MM'M, dont la base est l'arc
M B
' ds de cette trajectoire , et que du point Mʹ
comme centre avec MM' pour rayon , nous dé-
crivions l'arc de cercle MQ , nous aurons
A'
мм. = √MQ + MQ ;
donc
[( ) - ( ) ] = - (r - s') ( )
dt
Donc
I dr
COS 6 = --
W (r - s' ) (di) ]
Laquantitéque nous venons d'écrire fournit le cosinus de l'angle
quefait avec l'axe du tube la direction de laforce produite par l'inertie.
Mais ily a, ainsi que nous l'avons dit à l'avance, deux cas différents à
examiner. En effet , lorsque rest variable, il faut en faire usage sous
:
JULN 1836. 29
222 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
laforme précédente; mais lorsque le point matériel M est arrêté dans
le tube par une cloison imperméable , la distance rest constante et
dr = 0 ; on a alors
2
1
COS
( -s) ( ) dt
: = (r dt
Or, supposons que le point mobile ait été d'abord assujetti à par-
courir la développante AMB (Voyez la fig., pag. 217) et qu'il soit par-
venu en M au bout du tempst; puis concevons qu'à cet instant , la
cloison qui le forçait à parcourir AMB soit devenue perméable ; alors le
point mobile se trouvant libre de se mouvoir le long du tube , décrira
une nouvelle trajectoire MV pour laquelle l'équation
2
der = dw
dt (r -
s') (di
aura lieu .
Désignons par r. la valeur de A'M'M au moment où la cloison est
devenue perméable, après un instant cette valeur sera par le
théorème de Taylorth
dro dero 2
a = ro
7. di 6 ++
2
......
ふい/ い
dt 2
:
Wp 62
r - r = + .....
2
Wp
1
1 1
P
W"
P"
29..
224 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
pour le rapport des enfoncements instantanés produits dans les deux
mouvements par les pressions respectives pet p" exercées contre les
cloisons .
Or, il est évident que si, dans un temps infiniment petit , les pres-
sions p, p" qu'exerçaient les deux mobiles à l'instant où les cloisons
ont été rendues perméables , ont produit dans ces cloisons des enfon-
cements égaux , ces pressions étaient égales entre elles: de plus ,
comme les enfoncements dépendent de la direction des tubes , c'est-
à-dire de celle des développées en nombre infini dans chacune des
deux courbes dont on a fait choix d'abord pour enrouler les tubes ,
on peut supposer qu'elles ont été prises de manière que r- r. soit
égal à r r.. En adoptant cette hypothèse , nous aurons d'après ce
-
puis la proportion
P : P :: W : W".
Au reste , il est bon d'observer qu'on ne peut dire que p =p" même
en faisant r- r - r , que quando est infiniment petit et que
l'on a passé à la limite en posant 0 = 0 ; car dans un temps fini 6 ,
nous ne savons pas quelles sont les lois du mouvement des deux
points devenus libres dans ces tubes ; la seule chose certaine à priori ,
c'est que plus le temps 0 sera petit,plus (si les enfoncements des deux
points sont les mêmes) les forces p, p" qui les ont produits appro-
cheront d'être égales, tellement que pour 0 = o , l'égalité = 1 sera
tout-à-fait rigoureuse.
Il est donc bien prouvé par cette analyse qu'on a la proportion
P : P" :: W : W" .
à W, et l'on aura
PURES ET APPLIQUÉES. 225
2 2
dy
P = √( ) + ( ) + ( ). dt
daw
Nous ne mettons pas ; car cette différentielle seconde est nulle ,
le mouvement étant uniforme . Donc ici
W"
w" = ( ) +( )+ ( )= (dt) = 1 ,
dt
du
puisque représente la vitesse que nous supposons être l'unité. La
force produite par l'inertie qu'on nommeforce centrifuge dans le mou-
vement que nous venons de considérer est donc notre unité de force ,
et c'est en adoptant cette unité qu'on a en général
2
dax2 dz
P = = W.
dt
+ dt ) +
V.
De plus , les cosinus des angles que cette force fait avec les axes ayant
pour valeurs d'après les démonstrations précédentes
I dex I
d'y I dz
cos λ
[Link] , cos μ We , cos Wdr
PURES ET APPLIQUÉES . 227
VI.
:
PURES ET APPLIQUÉES. 229
ww
ÉNUMÉRATION
PAR M. PLUCKER .
1. De tous les géomètres , Euler est celui qui s'est le plus systéma-
tiquement occupé des courbes de degré supérieur. Il s'est attaché sur-
tout à la considération des branches infinies , et en a tiré , dans son
Introduction à l'analyse de l'infini , le moyen de classer les différentes
espèces de courbes d'un même degré , en poussant cette classification
jusqu'au quatrième degré inclusivement. Ce qu'il a fait sur ce sujet ,
il y a plus de quatre-vingts ans , a passé en d'autres ouvrages sous son
autorité et sans être revu. Mais la longueur des calculs qu'exi-
geait sa méthode ne lui permettait pas de démontrer d'une manière
certaine que toutes les espèces annoncées par lui existent réellement. Il
donne ainsi 146 espèces de courbes du quatrième degré qu'il distribue
en huit classes : il faut d'abord réduire ce nombre à 125, car, par une
erreur de calcul , il en compte 21 de trop dans la sixième classe ; en-
suite, dans les 125 courbes restantes, il y en a 12 qui n'existent pas
du tout ; de l'une d'elles Euler affirme positivement le contraire.
Il y a 22 espèces qui lui sont échappées, et parmi elles l'espèce gé-
nérale de la dernière classe : l'oubli des autres provient de ce qu'Euler
n'a pas reconnu 1°. que l'ordre du contact peut être différent sur deux
asymptotes parallèles , et 2°. qu'il peuty avoir (pour m'expliquer briè-
vement) un point de rebroussement de seconde espèce à l'infini.
Enfin , ses notions inexactes sur les asymptotes paraboliques , qui ne
JUILLET 1836. 30
230 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
sontjamais isolées , mais toujours en nombre infini , et sur les asymp-
totes courbes en général , ont dû inévitablement le conduire à des
erreurs manifestes que l'on trouvera signalées plus loin.
Dans ce mémoire , nous nous proposons de refaire le travail d'Euler
avec les moyens ordinaires de l'Analyse , maniés toutefois d'une ma-
nière nouvelle , en sorte que nous pourrons écrire immédiatement les
équations qui répondent aux différentes espèces de courbes du qua-
trième degré, et cela par une méthode applicable aux courbes d'un
degré quelconque. Les axes des coordonnées n'introduisent dans nos
équations rien d'arbitraire qui nous embarrasse et qu'il faille éliminer,
pour ainsi dire, si l'on veut reconnaître la nature intime de la courbe,
sans avoir égard à sa position. On voit sur-le-champ la liaison de
chaque terme de nos équations avec les courbes qu'elles représentent,
ainsi que le changement produit dans la nature de ces courbes
par le changement de forme de l'un quelconque des termes de
leurs équations. Enfin , pour servir de contrôle à notre classification
et en général à tous nos calculs , il est un nombre abstrait , qui s'ob-
tient immédiatement pour chacune de nos équations ; je veux parler du
nombre des constantes , dont dépendent les courbes d'une espèce quel-
conque.
ΡΩ + Ω.-, = 0.
qui fait voir que la distance des points infiniment éloignés de la courbe
à l'asymptote P, si elle n'est pas infiniment grande elle-même , est un
infiniment petit de l'ordre (m - 1). On voit encore que , suivantque
m est un nombre pair ou impair, p change de signe ou n'en change
pas , si l'on prend successivement q = ∞ et q = -∞ ; ce qui signifie
que deux branches de la courbe qui suivent l'asymptote Pen sens
divers , sont situées , dans le premier cas , sur les deux côtés opposés
et dans le second cas , sur le même côté de cette asymptote.
On peut mettre en évidence dans l'équation d'une courbe l'en-
semble de ses asymptotes. Ainsi, par exemple, en prenant n = 4, on
obtient l'équation
pqrs + Ω. 0,
Ω" .. = pΩ ".3 + 23
n-3 = ( p + π) Ω -3 + Ωπ-4 ,
ce qui peut toujours se faire et cela d'une seule manière, l'équation
(d) se changera dans la suivante
2
Quatrième cas .
(*) On voit que les ordres du contact sur les quatre asymptotes ne sont pas en-
tièrement indépendants l'un de l'autre. En désignant les ordres de contacts sur
P , Q, R et S respectivement par le nombre des points passés à l'infini , l'on aura
les symboles suivants pour représenter les neuf espèces que nous venons d'énumérer :
2222, 3222 , 4222, 3322 , 4322 , 3333 , 4422 , 4444.
D'après Euler , existerait encore l'espèce suivante :
4433;
c'est sa 23º, intermédiaire entre (15) et (16). Mais on n'a qu'à compter le nombre
de constantes des ces deux espèces , pour voir que celle d'Euler n'existe pas. En
effet , ce nombre diminue en passant de (15) à (16) d'une unité seulement et des-
cend de 10 à 9.
JUILLET 1836 . 31
238 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
rectilignes et imaginaires. Espèce générale dépendant de 13 cons-
tantes :
(*) Eulern'a pas reconnu l'existence de l'espèce (20) , où l'ordre du contact est
différent sur les deux asymptotes parallèles. Cette espèce doit trouver sa place
entre sa dixième et sa onzième espèce.
PURES ET APPLIQUÉES. 239
p² (r² + 25*) + v (p + π) t + μ =0 . (22)
Si l'on a = o , le contact s'élève au premier ordre ; le point
double est le point de contact à l'infini de deux branches de la courbe
sur l'asymptote double. L'équation devient
p² (r² + 2s²) + vpt + μ 0. (23) (24)
Cette équation contient deux espèces différentes; les deux branches
qui se touchent à l'infini peuvent être réelles ou imaginaires. La pre-
mière de ces espèces a quatre branches infinies , qui s'approchent de
l'asymptote double comme les quatre branches de deux hyperboles
quelconques , ayant toutes les deux cette même asymptote. Il peut y
avoir différentes positions de ces quatre branches par rapport à l'a-
symptote double. L'autre espèce n'a pas de branches infinies. Pour
distinguer les deux espèces entre elles et surtout pour voir ce qui
arrive dans le cas intermédiaire , j'ajouterai les développements sui-
vants.
Posons
ν
- 4μ > ο , (23)
imaginaires si
να – 4μ < ο , (24)
et coïncident enfin si
ν -
44 0. (25)
31 ..
1
240 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
Dans ce dernier cas l'équation de la courbe devient
2
ξ *) rs + vr + μ = o . (42)
D. Deux asymptotes parallèles et réelles , dont l'une osculatrice :
2
(p - ξ*) 1's + v ( p + ξ) t + μ = o , (
43)
(p* - *) rs + v (p + ξ) (r + 5 ) + μ = 0 , (44)
(p² - 2) rs + v (p + 5) r + μ = o , (45)
E. Deux asymptotes parallèles , réelles et osculatrices :
(p* - *) (rs + 1 ) + μ = 0 , (46)
-
(p ξ') rs + μ = 0 . (47)
F. Un point de rebroussement de première espèce à l'infini :
pars + v (p + π) t + μ = 0 , (48)
p²rs + v (p + π) ( +5) + μ = 0 , (
49)
pars + v (p + π) r + μ = 0 , (50)
prs + vt = 0 , (51)
prs + vr + μ = 0 . (52)
G.H.I. Deux branches de la courbe ont à l'infini un contact ou
réel ou imaginaire, ou elles forment un point de rebroussement de
seconde espèce :
pers + vpt + μ = 0, (53) (57) (61)
p*rs + vp (r + 5) + μ = 0 , (54) (58)(62)
pårs + pr + μ = 0, (55) (59) (63)
pårs + μ = 0 (*) . (56) (60) (64)
(*) Ne connaissant que 7 des 9 espèces du quatrième cas , Euler indique , au lieu
de 54 espèces , 42 seulement , et reconnaît que deux de celles-ci sont impossibles ,
ce qui fait qu'il en compte 40. Mais sur ce nombre il y en a encore 8 qui n'existent
pas , ce qui le réduirait à 32. Enfin, les 7 espèces suivantes ont échappé à ses
recherches : (43) , (44) , (45) , (61) , (62) , (63) , (64) , ce qui donne , comme nous
l'avons annoncé plus haut , 39 espèces du cinquième cas.
PURES ET APPLIQUÉES . 243
Sixième cas .
(66)
(p + q) (r² - 2 ) + (p + ) ( + ) + μ= 0 ,
ν
(67)
(p² + xq) (r² - 2 * ) + v (p + r) (r + y) + 4 = 0 ,
2 (68)
(p² + aq) (r² — 2*) + r + = 0 ,
(69)
(p² + xq) r² + v (p + π) (r +5) + μ = ο , (70)
(p² + xq) r² + v (p + π) r + μ = 0.
ν
(71) (72) (73)
C. Il y a deux systèmes de deux asymptotes parallèles ou imagi-
naires , ou réelles ou coïncidentes. Nombre des constantes du cas gé-
néral , 10. C se subdivise en a , β, γ , δ, ε, ζ.
a. Deux paires d'asymptotes imaginaires.
(p* + *) ( * + 2 ) + (p + π) (q + x) + μ 0. (74)
β. Deux paires d'asymptotes parallèles dont l'une imaginaire et
l'autre réelle .
(p* - *) (q² - 2 ) + (p + ) (q + x) + μ = 0,
(p* - *) (q* - * ) + v (p + ξ) (q + κ) + μ = 0 ,
ν
(78)
2
(79)
(p² - *) (q* -2*) + (p + 5) (q + 1) + μ = 0 ,
2
(80)
(p* - *) (q² - 2 ) + p + p = 0 ,
(p - *) ( * - 2 ) + μ = 0 . (81)
(82)
244 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
d. Deux asymptotes parallèles et imaginaires , et deux coïncidant en
une seule :
(p* + *) q² + (p + π) (q + x) + μ = 0 , (83)
(p* + *) q² + ν (p + π) q + μ = 0 , (84) (85)
(p² + 2) q* + 2μ(p + π) q + μ² = ο. (86)
1
à nous. Ensuite Euler reconnaît que deux de ses espèces n'existent pas ; son vrai
nombre serait donc 26. Mais d'un côté il y a encore trois autres espèces qui n'exis-
tent pas , ce qui baisserait le nombre à 23, tandis que d'un autre côté les 12 espèces
suivantes : 68, 73 , 76 , 79 , 80, 86, 88, 92 , 93 , 94, 95, 99 sont omises , ce qui
définitivement nous fournit le nombre 35. Sur les 45 espèces indiquées plus haut ,
il y en a 10 d'impossibles .
PURES ET APPLIQUÉES . 245
Septième cas .
Huitième cas .
(*) L'espèce générale du huitième cas est échappée à Euler, qui paraît supposer
qu'une courbe d'un degré quelconque a nécessairement pour asymptote une
courbe donnée par une équation à deux termes :
p™ + xq 0;
et peuvent s'écrire sous la forme suivante , pour faire ressortir les deux
asymptotes osculatrices dans le cas où celles-ci sont réelles :
(p² + xq) [(p + π) + λ ( q + x)] + μ = 0 .
Dans ce cas, il faut que les huit points d'intersection passent tous
à l'infini , pour que le contact de la courbe et d'une parabole soit du
premier ordre , tandis que dans le cas général il suffit que cinq points ,
et, dans le cas de l'équation (128), que sept points d'intersection pas-
sent à l'infini. Pour les courbes du quatrième degré, les axes des deux
asymptotes paraboliques à paramètres égaux ne peuvent pas coïncider.
Cela exigerait qu'on pût faire disparaître dans l'équation précé-
dente, sans la rendre décomposable en deux facteurs du second degré .
Aplus forte raison, il est impossible que deux asymptotes paraboliques
de la courbe coïncident en une seule (*) .
(*) Euler compte également trois espèces du cas D , désignées parlui comme la
139 , 140° et 141. Mais toutes ses conclusions sont erronées. En partant de l'é-
quation
(y + ay'x + ex ) + cy² + dyx + y + gx + h = o ,
il décompose son premier terme en deux facteurs du second degré de la ma-
nière suivante :
2
Mais ces deux asymptotes dépendent en partie du choix arbitraire des axes des
coordonnées , et d'autres asymptotes en effet vont se présenter, si , par exemple ,
la courbe proposée est rapportée à un autre axe des y, parallèle au premier. Je dis
plus, aucune des deux paraboles d'Euler n'est une asymptote de la courbe. Pour le
faire voir, désignons, en donnant à l'abscisse x une valeur infinie , la valeur de
l'ordonnée répondant aux points de l'une des deux paraboles par y, de manière
qu'on ait
y² + px = 0,
Bβ = 2(p- p) = va-de
Va² - 4e
Euler en conclut que les deux asymptotes paraboliques coïncident , ce qui ne peut
jamais arriver. Dans ce cas le déplacement de la parabole déterminée par lui doit
être infiniment grand , pour qu'elle devienne asymptote; c'est-à-dire qu'il n'y a
pas d'asymptote parabolique dans ce cas .
252 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
F. La courbe a un point triple comme dans le cas précédent; deux
de ses trois tangentes ont passé à l'infini. Il y a une seule asymptote
rectiligne, ne coupant point la [Link] outre, il y a une série infinie
d'asymptotes cubi-paraboliques rencontrant la courbe en général en un
seul point, tandis que l'une d'elles ne la coupe pas du tout. L'ordre
du contact qui en général est s'élève pour celle-ci à l'unité. Nombre
des constantes : 7 .
(p + π) (p³ + xq) + u 0.
(134)
Γ
1
MÉMOIRE
I.
(2) du
+ Hu = o pour x =
X,
JUILLET 1836 . 33
254 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
het H étant des constantes qui peuvent avoir des valeurs quelconques
depuis o jusqu'à + ∞ . Enfin , on doit avoir
(3) u = f(x) pour t = 0,
f(x) étant une fonction arbitraire qui représente l'état initial des
températures et qui satisfait aux deux conditions
df(x) -
dx hf(x) = o pour x x,
df(x)
dx + Hf(x) = o pour x = X ,
- rgV
d( dx ) -
IV ,
dx
dx hV = o pour x x,
dV
+ HV = o pour x = X.
On peut voir , dans l'ouvrage de M. Poisson sur la chaleur, comment
on est porté, par la marche même du calcul , à admettre la possibilité
de ce développement pour une fonction quelconque f(x); mais jus-
qu'à cejour il a paru difficile d'établir cette possibilité directement et
d'une manière rigoureuse. Je me propose de donner ici une méthode
très simple pour y parvenir. Je considère en elle-même la série par
laquelle les géomètres ont représenté le développement de f(x) dont
il est question : sans rien supposer à priori sur l'origine de cette série
ni sur sa nature , j'en cherche la valeur, et je trouve que cette valeur
PURES ET APPLIQUÉES. 255
(*) On peut exprimer V en série convergente. Pour cela soit k' ce que devient
k quand x = x : représentons par po , P1 , P2 , ... une suite de quantités
x dx
liées entre elles par la relation générale pm+1 =
SS
xk (1- grpmd.x: pre-
X
x dx
nons en outre p. = 1 + hk'
S X k et faisons p. + P +P. + ... = N(x , r). La
valeur de V qui satisfait à la fois à l'équation indéfinie (A) et aux conditions défi-
nies (B) sera V = (x , r), r désignant une quelconque des racines de l'équation
dΠ (Χ , r )
(C) dX
+ ΗΠ (Χ , г) 0.
dV
Pour x = x , on a V = 1 , dx
= h , quel que soit r : la fonction V n'est donc
identiquement nulle pour aucune valeur de r, z restant indéterminée. Cela posé ,
les racines de l'équation (C) seront toutes inégales , comme M. Sturm l'a démontré
à la page 142 de ce volume : il pourrait n'en être plus de même si l'on employait
(et cela est arrivé quelquefois) une valeur de V susceptible de devenir identique-
ment nulle pour certaines valeurs déterminées de r.
Quand on a H = + ∞ , la seconde des équations (B) étant divisée par H se ré-
duit à Vo pour x = X , et semblablement l'équation (C) se réduit à
(X, r) = o . Du reste, la valeur de V demeure la même que ci-dessus. Mais cette
valeur change de forme quand on a h = + ∞ : dans cette nouvelle hypothèse ,
la première des équations (B) devient V = o pour x = x; et, si l'on veut continuer
=
xdx
à poser V= po + P + P₂ + ... = n (x , r), il faut prendre po k' k X
sans
33 ..
256 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
satisfasse à la fois à l'équation différentielle indéfinie
d (k )
(A) dx + (gr - 1) V = 0 ,
et aux conditions particulières ,
dV
-
dx hV = o pour x = x ,
(B)
{ dV + HV = o pour x = X.
dx
gVf(x)dx
Σ X
SgVdx
dans laquelle le signe ∑ s'étend à toutes les valeurs de r qui satisfont à
l'équation (C). Quelle que soit la fonction f(x) (*) , nous montrerons
altérer d'ailleurs la relation établie entre pmet pm+1. Cela étant , on a , pour
dV
fgVm(x)V (x)dx = o ,
toutes les fois que la différence rm-r est autre que zéro .
πι
X
gVm(x)V (x)dx = o ,
(*) On prendra une idée des méthodes employées par M. Sturm en lisant son
Mémoire sur l'intégration des équations différentielles linéaires du second ordre
voyez page 106 de ce volume) . Mais la démonstration complète du 5º théorème
(dont nous allons surtout faire usage ) n'a été donnée par l'auteur que dans un
Mémoire sur l'intégration des équations aux différences partielles encore inédit
et dont il nous a promis d'enrichir ce journal.
PURES ET APPLIQUÉES . 259
IV.
puis encore
Qs(c) Q4( x) - Q₄(c) Q3(x) = R₄(x) ,
Q3(c) Qs(x) - Q5(C) Q3(x) = Rs(x) ,
•
suivante Q3(c) P.(b) V.(a) qui ne peut pas être nulle. Donc l'équation
R₁(x) = o ne peut avoir entre les limites x , X aucune racine diffé-
rente de a , b , c , et de plus ces trois racines doivent être simples , en
sorte que R4(x) changera de signe en s'évanouissant.
Il est clair que l'on pourra continuer indéfiniment cette démons-
tration.
Corollaire. Les (m - 1) lettres a , b , c , ... représentant toujours
des quantités inégales < x et > X , on peut déterminer les constantes
A1 , A2 , A3 , ... Am , de telle manière que la fonction
PURES ET APPLIQUÉES . 261
f (x) *(x)dx = o.
Mais , d'après le corollaire du lemme 1 ", on peut déterminer les
constantes A,, A., ... Am, de telle manière que la fonction (x) change
de signe toutes les fois que x atteint et dépasse infiniment peu une
des (m - 1) valeurs a, b , c , ..... et ne change de signe pour au-
cune autre valeur de x. En adoptant les valeurs de A., A., ... Am, qui
produisent cet effet, l'élément q(x) Ψ(x)dx conservera toujours le
même signe dans toute l'étendue de l'intégration, et par conséquent ,
on ne pourra pas avoirf (x) (x)dx = 0 , à moins qu'on n'ait
aussi q (x) = o , du moins pour les valeurs de x comprises entre x
et X.
V.
V
Σ
(vx*xgvf(x)dx)
X
fgVdx
dans laquelle le signe ∑ s'étend à toutes les valeurs de r qui sont
racines de l'équation (C). La variable x est comprise entre x et X ,
et la fonction f(x) est donnée arbitrairement entre ces limites.
En représentant par F(x) la valeur cherchée et remplaçant le signe
∑ par la série qu'il représente , on a
X X
V.(2) I
g (x)f(x)dx V₂(x)
(2) X
V2(x)f(x)dx
F(x) = X + +
gV, (x) dx SV (x) dx 2
.....
Vm(x)fxgVm(x)f(x)dx + ....
fgVm(x) dx
Je multiplie les deux membres par gVm(x)dx et j'intègre ensuite par
PURES ET APPLIQUÉES. 263
Σ
vfgVf(x)dx
S gVdx
satisfait aux égalités
dF(x)
dx - hF(x) = o pour x x,
dF(x)
dx + HF(x) = o pour x = X;
si donc on veut que l'égalité F(x) = f(x) soit exacte aux limites
mêmes x = x , x = X , il faudra regarder la fonction f(x) comme
assujettie aux deux conditions
df(x) -
dx hf(x) = o pour x = x ,
df(x)
dx + Hf (x)= o pour x = X,
que nous avons admises en effet au nº I.
34..
264 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES.
VI .
change de signe aussi (m- 1) fois et pour les mêmes valeurs que p(x),
le produit (x)*(x)dx ne changera jamais de signe , et par suite on
ne pourra pas avoir
f (x)*(x)dx =0,
ce qui résulte pourtant de l'équation (3) en y posant successive-
ment r= r , r = ra, ... r=rm , puis ajoutant membre à membre les
équations ainsi obtenues, après les avoir multipliées par les facteurs
respectifs A,, A.... Am. Il est donc absurde d'admettre que la fonc-
tion (x) s'annulle (m- 1) fois seulement , métant < n : ce qui dé-
montre la proposition énoncée.
Désignons par la somme des n premiers termes de la série
Σ
vfgvf(x)dx
X
2
fgVdx
dont on n'a pas besoin de supposer que la somme soit connue. Pour
un indice m égal ou inférieur àn , nous obtiendrons immédiatement
[Link](x)dx= fgVm(x)f(x)dx ,
PURES ET APPLIQUÉES . 265
(2) Jgf.V_(x)dx = 0 ,
f. représentant la différence f(x)-σ.. En comparant cette équation
à l'équation (3), on conclut de la proposition qui vient d'être dé-
montrée , que la quantité p, s'annulle au moins (n- 1 ) fois lorsque x
croît depuis x jusqu'à X.
Soit Q une fonction quelconque de la forme A,V,(x) +A.V.(x)
1
[Link]=0;
ce qui , en posant Q= 0 , devient :
X
fgdx=0.
Maintenantmultiplionspar godx et intégrons entre les limites x, X
les deux membres de l'équation f(x) = 6 + f. , puis effaçons le
X
terme fgfdx, qui est égal à zéro ; nous obtiendrons ainsi
fgof(x)dx= f godx :
nous obtiendrons une autre formule plus remarquable encore, savoir,
fgf(x) dx=f ( + )dx ,
enmultipliant par gdx et intégrant le carréf(x) =0 +20 +P
OX
THÉORÈME
Nous représenterons par r., r., 1'3, ... les restes donnés par l'opéra-
tion de la commune mesure sur x, et I de sorte qu'on aura
x = 1.9. + r , 1 = [Link], r = raqs +3 ... ,
d'où résulte immédiatement ,
I r
x. = , r
= , x4= ..
.... , Xm Im- 1
,
et par suite ,
I
Tm- 1
XX3 ....Xm
1-
Tk-t
r r
expression qui se réduit à tra
1
-rn ,quand la période commence
dès le terme x ; par exemple , pour ax, = b.
Quoiquele calcul des x , x, ... soit assez court et puisse encore être
I
De là résulte par conséquent que les restes r., r... pris de la même
manière , forment des séries récurrentes d'échelle 20(-1 )", -(-1 )".
Nos deux lois ne sont pas incompatibles. En effet, soit S =
(-Sm2)(-1)", posons Sm= x . Sm -t , Sm-1 =x . Sm ,, il en résultera
68-14
V7-2
=-3/7 + 8 , ce
qui est précisément la racine de l'équation x² = 16x- 1 ; d'ailleurs,
2237-590 = 16( 14/7-37) - ( 7-2).
PURES ET APPLIQUÉES . 269
DÉMONSTRATION
d(k ) +(gr - 1) V = 0 ,
(A) dx
hV = o pour x x,
(B) dV
+ HV o pour x = X ;
AOUT 1836. 35
270 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
On se sert de la fonction V pour la solution de la plupart des pro-
blèmes physico-mathématiques. M. Sturm en a étudié avec soin les
diverses propriétés ; etje crois avoir ajouté à ses recherches quelques
résultats nouveaux dans mon mémoire sur le développement desfonc-
tions ou parties de fonctions en série dont les divers termes sont as-
sujettis à satisfaire à une méme équation différentielle du second
ordre , contenant un paramètre variable (*). Dans le mémoire cité
j'ai pris pour point de départ un théorème général dont l'auteur a
bien voulu me communiquer la démonstration encore inédite. Établir
rigoureusement ce théorème par une voie simple et très différente de
celle qu'a suivie M. Sturm, tel est le but que je me propose aujour-
d'hui.
(D) SgV,V,dx = o,
P
1
PURES ET APPLIQUÉES. 27 I1
toutes les fois que l'indice p sera choisi hors de la série des nombres
m , m + 1 , ..... n , on aura , d'après la formule (D) ,
SgUV,dx = o,
P ,
SgUV,dx = A, fgVdx,
P P
d (k )
dx + (gr, -1) V, = 0 ,
d (kV)dx
dx + (gr, -1) V = 0 :
r, ) gV, V, dx = V. dx -V, -P
dx
:
(r, -ra)fxgV, V, dx = k (V
X dx -V dx ),
ou, ce qui est la même chose ,
d
V
(r -
r
X
gV, V, dx = kV; dx
Ap dp , = *,
0
μ < n - 1 ou tout au plus μ = n − 1. Or , si l'équation Y =
de
possède u racines > x et X, l'équation = 0 , ou
quelque grand que soit le nombre i. Dans cet énoncé, nous consi-
dérons toutes les racines tant égalesqu'inégales; mais en se bornant aux
racines inégales entre elles , on aurait encore le même théorème : c'est
ce qui résulte évidemment de la deuxième partie du principe fonda-
mental posé plus haut.
En divisant les deux membres de la dernière de nos équations
par (r. -r.)' , on la met sous la forme
quation (E) dont on divisera les deux membres par A,, peut être
mise sous la forme
V. (x) + ωΠ (x) = ο ,
Π (x) désignant une fonction qui ne dépasse jamais un certain
maximum Met dont la dérivée Π' (x) ne surpasse jamais un autre
maximum N : le coefficient w devient infiniment petit lorsqu'on
prend i infiniment grand. Les (n- 1 ) racines de l'équation V„(x) =0,
comprises entre x et X, sont toutes inégales. Cela étant, on peut
diviser X - x en intervalles assez petits pour que dans les uns
V. (x) conserve toujours une valeur > @M , tandis que dans les
autres V. (x) s'évanouira et changera de signe , la dérivée V' (x)
restant constamment > @N : dans les premiers , il est évident que
l'on a V (x) > w*I (x)* , et que par suite l'équation V. (x) +
ωΠ (x) = o n'est jamais satisfaite; pour étudier ce qui arrive dans
les seconds, nommons a une quelconque des racines de V.(x) = 0,
et désignons par h une quantité finie très petite; le coefficient w étant
infiniment petit, les deux fonctions
V. (α - 2) + ωΠ (α - h) , V. (α + h) + ωΠ (α + h)
auront les mêmes signes que leurs premiers termes , c'est-à-dire
des signes opposés: donc entre les limites ah, ah de x, l'équation
V (x) + ωΠ (x) = 0
a au moins une racine: d'ailleurs elle n'en a qu'une , puisque la
dérivée V' (x) + ωΠ'(x) , dont le premier terme V. (x) reste > ωΝ,
ne s'évanouit pour aucune valeur de x comprise entre a het
-
a + h.
Outre les (n - 1) racines > x et < X, l'équation V = o peut
avoir encore dans certains cas la racine x et la racine X. Le cas
où la racine a serait ainsi égale à une des limites x, X mérite un
276 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
examen spécial. Supposons par exemple a = x : on traiterait de la
même manière le cas où a= X . Or , V. (x) étant = o , la dérivée
V' (x) ou dVn(x)
dx
ne peut pas être nulle : la premièredes équations (B) ,
lorsqu'on y pose r= r. nous donne donc h = ∞ , et par suite V = 0
pour x= x , quelle que soit la valeur de r: l'équation (E) et l'équa-
tion Vo sont donc satisfaites en posant x = x ; mais nous devons
faire abstraction de cette racine x= x , puisque , dans l'énoncé
du théorème de M. Sturm, on ne considère que les racines > x et
< X. Maintenant de x = x à x = x + h , h étant une quantité
très petite , je dis que l'on n'ajamais
Α.V. (x) + ωΠ (x) = ο :
en effet il faudrait pour cela (d'après le théorème de Rolle) que,
dans le même intervalle h, la dérivée V. (x) + ωΠ'(x) pût s'évanouir,
ce qui n'a pas lieu.
En résumé l'équation (E) , où l'on suppose i infini , a (n - 1) ra-
cines > x et < X , comme l'équation V. (x) = 0 ; et l'on a µ < η - 1
ou tout au plus = n- 1 , comme nous l'avons dit ci-dessus.
6. La seconde partie du théorème de M. Sturm pourrait se démontrer
par une méthode semblable à celle dont nous venons de faire usage,
ou plutôt par une méthode inverse. En effet puisque le nombre des
racines inégales entre elles d'une équation
AV + ...
m + AV = 0
est tout au plus égal au nombre des racines de l'autre équation
Am (rm - r.) Vm + ... + An (r. - r. ) . V. = 0 ,
n
fgVo (x) dx = 0 ,
est satisfaite en remplaçant r par une quelconque des racines
Ti, Tas .... m-1, la fonction (x) change de signe (m - 1) fois au
moins entre les limites x = x , x X (*). Ce cas est précisément
celui où se trouve la fonction
(*) Le n° VI du mémoire dont nous parlons , répond aux pages 264 et 265 de
ce volume : il s'y est glissé une faute grave , que l'on pourra corriger à la main
sur chaque exemplaire, à l'aide de l'errata suivant : Page 264, ligne 8 , et
Page 265 , ligne 5 , au lieu de au moins (n- 1) fois , lisez : au moins fois.
n
Дост 1836. 36
278 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
DÉMONSTRATION
C
A
0
1
PURES ET APPLIQUÉES . 281
f"(a +b1)
+
1.2 .r (cos +/- 1 sin )*+ ...
2
, ce qui arrivera si l'angle + a, est compris entre les limites
1--
:
3π 5π
ou entre les limites 77 ; de même le sine de Q sera celui
4'4' 4'
de son premier terme Hirsin ( +a,) toutes les ois que la valeur
2
3π 5π ηπ
+a, est compris entre leslimites ou entre Is limites
,
4'4
Ce que nous venons de dire sur la manière dot les signes de P et Q
dépendent des signesde leurs premiers termés, esvrai non seulement
le long du contour A,A,A,A , mais encore dus son intérieuroù
PURES ET APPLIQUÉES. 203
HV
l'on a àfortiori r < 1 , r < 2K ; or, quand la valeur absolue de
sin(p+a,) est plus petite que ✓2, celle de cos($+a,) est plus grande
2
Va2
que 2
, et vice versa; donc, quel que soit et sauf le cas où ro,
une au moins des deux quantités P , Q est différente de zéro , et pos-
sède le même signe que son premier terme. Sur le contour A.A.A3A4 ,
et dans son intérieur, il n'y a donc que le point M pour lequel on
ait à la fois P = 0 , Q= o , et qui réponde à une racine de l'équation
f(z)= 0.
Cela posé , pour parcourir le contour A.A.A3A4, nous désigne-
rons par A. , A. , A3, A4, les quatre points pour lesquels on a ...
3π 5 7
+a =7, +a = 7, +a,= , +a,= ; et prenant le point A,
pour point de départ, nous irons successivement de A, en A,, de A,
en A3 , de A3 en A4 , et de A4 en A.. D'après ce que l'on vient de
dire, le polynome Q ne changera jamais de signe dans l'intervalle A,A,
ni dans l'intervalle A3A4, et la même chose aura lieu pour le poly-
nome P dans les deux intervalles A.A3 , A4A,.
Au point A, les deux polynomes Pet Qont les mêmes signes que
2
P
signe +; la fraction est donc positive. Au point Á, ces deux
polynomes ont encore les mêmes signes que leurs premiers termes qui
V2
sont -H, r . , Hr . V2;; et la fraction P est négative. Quand on
2 2
P
va du point A, au point A. , la fraction change donc de signe une
ou plusieurs fois; et comme dans cet intervalle on n'a jamais Q=0,
il en résulte qu'elle s'évanouit toujours au moment où elle change de
P
signe. En vertu de ces changements de signe , la fraction d'abord
positive devientnégative, puis redevient positive , et ainsi de suite.
Mais comme finalement le signe + se trouve remplacé par le signe-,
11 P
il fautquelenombre de fois où lafraction passe du positif au négatif
284 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
l'emporte d'une unité surle nombre de fois où elle passe du négatif au
positif.
P
Du point A, au point A33 la fraction change encore de signe; mais
sans s'évanouir , puisque dans cet intervalle on a constamment
P < 0.
P
Du point A, où la fraction ō est positive jusqu'au point A,où elle
est négative , les changements de signe n'ont lieu que lorsque P s'éva-
nouit. On arrive donc pour l'intervalle A,A, au résultat fourni par
4
P
l'intervalle A,A,, savoir que en s'évanouissant passe du positif au
négatif une fois de plus que du négatif au positif.
Enfin, dans l'intervalle A,A,, P est toujours > o , et la fraction
P
3π 5π
compris entre les limites ou entre les limites 7 , 97
4'4
' 4'4
et ainsi de suite jusqu'à (8n - 1) ,
( 8η + 1 ) π : de même le signe
4 4
de Q sera celui de son premier terme Hr™ sin (n + a ) toutes les
2
75 3π
ce qui arrivera si l'arc no+a, est compris entre les limites ou
4'4'
5π ηπ
entre les limites ou enfin entre les limites (8n -3) ,
(8n- 1)π
4 4
Onconclut aisément de là que, sur le contourA,A,A,A, et dans son
intérieur il n'existe aucun point ( le point M excepté), pour lequel on
ait à la fois P = 0 , Q= o : c'est pourquoi l'ou a µ = n, comme nous
l'avons dit tout à l'heure.
Cela posé , pour parcourir le contour A.A.A3A4 , nous désignerons
par A1, A2, A3, ...A4n les points pour lesquels on a
3π 57
= 7 , no + a = 7 , ... no+
notam(8-3)πι
α ; 4
sons pour l'intervalle A,A, a lieu pour les 2n- 1 autres intervalles
A,A4, A5A6, ...AA . L'excès A est donc égal à an, de sorte que le
théorème de M. Cauchy est rigoureusement démontré pour le contour
que nous considérons (*) .
Au
cos( + ) =- 2 jusqu'au point A3 où l'on a encore cos( +2 ) = - 2
mêine la fonction Qest toujours positive dans l'intervalle A,A,, et toujours né-
gative dans l'intervalle A3A4. On achèvera ensuite la démonstration comme au
nº 5 , où les points A,, A. , A3 , A4 ont la même signification qu'ici.
PURES ET APPLIQUÉES. 287
7. Quand le théorème de M. Cauchy a lieu pour deux contours
D
ABCA, ACDA qui ont une y
s'évanouissant passe du +
au - sur le nombre de fois
où cette fraction en s'évanouissant passe du - au + est le même ,
soit qu'on parcoure le contour total ABCDA , soit qu'on parcoure
successivement les deux contours ABCA , ACDA , puisqu'à chaque
passage du + au - ou du - au + qui a lieu quand on va sur le côté
AC de C en A répond un passage inverse du au + ou du + au
-
-
sera celui de son premier termer sin mo toutes les fois que la valeur
V2
absolue de sinmo sera supérieure à 2
-
4
x
Il est aisé de voir par une discussion toute semblable à celle du nº 6
P
que dans les intervalles A.A3 , A4A5, ... A4mA, la fraction Q ne s'éva-
nouira jamais, et que dans chacun des intervalles A,A1, A3A4, A4m-19
où elle s'évanouira au contraire et ne deviendra jamais infinie, l'excès
du nombre de fois où elle passera du + au - sur le nombre de fois
où elle passera du - au + sera égal à l'unité. L'excès total A pour le
contour entier ABC sera ainsi égal à 2m : la moitié m de cet excès
donne le nombre des racines de l'équation f(z)= o contenues dans le
cercle A,A,, ....A4m dont le rayon est exprimé par un nombre quel-
conque plus grand que 1 et que K V2. On voit par là que toute équa-
tion algébrique f(z) = 0 de degré mam racines de la forme
x +y V-1 et n'en a que m. Le plus grand des deux nombres i et
K V2est une limite supérieure du module de toutes les racines : il se-
rait facile de trouver une limite plus simple (*).
(*) Il nous resteraità expliquer les moyens de trouver l'excès A pour un contour
donné. Mais afin d'éviter un double emploi, nous renverrons cette recherche à la
fin de l'article suivant .
290 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
w ww
PAR C. STURM .
cot (t+ t + " + ....) ou la quantité o qui lui est égale, en s'éva-
nouissant pour différents points du contour ABC, passera du positif au
Αουτ 1836. 38
294 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
négatif 24 fois de plus que du négatif au positif. Ce qui est le théo-
rème de M. Cauchy.
On peut en donner encore une démonstration analogue à la précé-
dente , mais dans laquelle on ne suppose pas déjà connu le principe
de l'existence des racines , qui deviendra au contraire une conséquence
du théorème en question. On verra même par cette nouvelle démons-
tration qu'il s'étend à des équations non algébriques. Elle est fondée
sur les propositions suivantes :
1 Proposition . Soient petq des fonctions réelles de deux variables
réelles x ety. Considérons x ety comme les coordonnées d'un point
quelconque M rapporté à un système d'axes rectangulaires Ox , Oy;
et supposons que chacune des fonctions p, q, ait une valeur finie
unique et déterminée pour tout point situé sur un contour ABC tracé
dans le plan xOy(elles peuvent devenir infinies pour des points situés
au dehors ou au dedans de ce contour). Admettons aussi que pet q
ne soient nulles en même temps pour aucun point situé sur ce con-
tour même . Si l'on conçoit que le point M dont les coordonnées sont
x , y , parcoure le contour ABC ( dans le sens ABC) , la quantité
P
9
pourra s'évanouir en changeant de signe pourdifférents points de ce
contour. Soit l'excès du nombre de fois où 9 en s'évanouissant passe
sidère et finit par avoir une valeurplus grande quand le point Mrevient
en A. Donc cot t en s'évanouissant pour ce multiple-là passera du posi-
tifau négatif une fois de plus que du négatif au positif. Si l'arc t devient
égal à un multiple impair de 2 non compris entre a et a+ 2k , il
l'atteindra autant de fois en augmentant qu'en diminuant ; et alors
autant-
vient 0
sur le contour même. Si l'on pose
1 sin t'),
etc.
P
Nous aurons = cot . (t + t + t' + .... ) .
Q
Au moment où le point M part du point A , les arcs t , t' , t ... ont
des valeurs déterminées a , a', a" , ... désignons par 6 la somme
a+ a + a" + ... Quand le point M aura parcouru le contour entier
ABC et sera revenu en A , on aura d'après la première proposition
t= a+ δπ , ' = ' + δ'π ; τ'"'= '" + 8" , etc. et conséquemment
t+t + " +... =(a +a + a" ...)+ (8+ 8 + 8"+ ...)π=6+Δπ.
On en conclut par le raisonnement employé précédemment que
P
cot (t + t' +t + ... ), qui n'est autre chose que ,en s'évanouissant
pour différents points du contour ABC, passera du positif au négatif A
fois de plus que du négatif au positif.
COROLLAIRE. Si l'on pose P+QV-1 = (p+q√-1)(p +q'√1)
et si l'excès qui se rapporte à P est zéro, on aura A= d, c'est-à-
dire que l'excès du nombre des passages par zéro du + au - sur le
nombre des passages par zéro du au + sera le même pourPet
-
9
P
pour qui est ici PP-19
PURES ET APPLIQUÉES . 297
p';
ce qu'il est fa-
cile au surplus de reconnaître à priori. ( Voyez page 306.)
3º Proposition. Soient K, K', K" ... des points dont le nombre est
u situés dans l'intérieur du contour ABC , et parmi lesquels il peut
s'en trouver qui coïncident. Soient a et b les coordonnées du point
K , a' et b' celles de K' , a" et b" celles de K", etc. Si l'on pose
P+QV-1= [x-a+(y-b)√-1 ] [x-a'+ (y-b') √-1] etc. la I
P
quantité en s'évanouissant pour différents points du contour ABC
passera du positif au négatif 2μ fois de plus que du négatif au po-
P
24.
sitif, de sorte que pour on aura
En effet si l'on pose
x - a + (y - b) √-1 = p + qV-1 = r (cost + V-1 sin t)
- =
x - a'+ (y - b') √-1 =p + q' V-1 = r' (cost + V-1 sin t')
t , t' , t" , .. seront les angles ou arcs de cercles compris entre les
rayons vecteurs KM , KM , KM .. et les parallèles à l'axe des x
menées par les points K , K', K" .. Quand le point M a parcouru le
contour entier et revient en A , chacun de ces arcs se trouve aug-
menté d'une circonférence 27. Donc en vertu de la première pro-
position, pendant le mouvement du point M, chacune des quantités
cot tou , cot t ' ou passera en s'évanouissant du positif au
و...
१'
négatif deux fois de plus que du négatif au positif, de sorte que les
P
nombres & ,, .. sont tous égaux à + 2. Donc pour on aura d'a-
près la deuxième proposition , A = 8 + 5 + "+... = 2μ.
4 Proposition. Soient Pet Q des fonctions réelles des deux va
298 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
riables x et y ayant chacune une valeur finie et unique pour tout
système de valeurs réelles de x et de y. Si le contour ABC ne ren-
ferme aucun point pour lequel on ait à la fois P = o et Q = o , je
P P
=
dis qu'on aura 0 pour , c'est-à-dire que si s'évanouit pour
P
différents points du contour ABC , passera en s'évanouissant du
positif au négatif autant de fois que du négatif au positif.
Cette proposition est évidente , si dans l'intérieur du contour ABC
et sur ce contour même on n'a jamais P = o .
Elle est encore vraie lorsque dans l'intérieur du contour ABC et
sur ce contour même on n'a jamais Q = o . Car, d'après le corollaire
de la deuxième proposition l'excès A est le même pour les deux
P
Q
quantités Q
et -
>
PURES ET APPLIQUÉES . 299
Pou Q qui ne fût jamais nulle dans ces deux segments , on pourrait
les réunir en un seul dans lequel cette même fonction ne serait
jamais nulle, en supprimant la partie commune aux deux contours
qui les renferment. Après qu'on aura ainsi supprimé ces lignes de
séparation inutiles , la fonction P ne sera nulle pour aucun point
commun à deux contours contigus , puisque, comme nous venons
de le dire, P ne pourra jamais être nulle sur l'un de ces deux con-
tours et que Q ne pourra pas l'être sur l'autre .
Cela posé , en parcourant l'un quelconque de ces contours par-
P
point du plan xoy; donc P + QV-1 qui est le produit de ces deux
facteurs, ne peut être nul pour aucun point situé sur le contour ABC
ou au dehors. Ainsi toutes les racines de la forme a + b V-1 que
peut avoir l'équation proposée F(z) = 0 ouP + QV-1 = o ré-
pondent à des points situés dans l'intérieur de ce contour, et d'après
le théorème général le nombre total de ces racines est égal à la
P
moitié du nombre A qui exprime combien de fois la quantité
Догт 1836.
39
302 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
en s'évanouissant sur ce contour ABC passe du positif au négatif de
plus que du négatif au positif.
Comme on a P + Qv−1 = (p + q√-1) (p + q'√-1)
le nombre A est d'après notre 2º proposition la somme des deux
nombres analogues d, d
' relatifs aux quantités .
q ” q˙ Mais pour
p
'
q on a = o, puisquep' est positive pour tous les points du contour
ABC. Je dis que pour 9 on a d= 2m. En effet, 9 n'est autre chose que
cot mt. Or , l'arc t ayant une valeur déterminée a au moment où
le point M qui se meut sur le contour ABC part du point A, devient
égal à a+27 quand ce point revient en A, de sorte que mt devient
égal à ma + 2m ; d'où l'on conclut que cot mt passe en s'éva-
nouissant du positif au négatif 2m fois de plus que du négatif au
positif, ainsi pour Pl'on a bien = 2m.
9
P
Puisque la valeur de A relative à est égale à + et qu'on vient
de trouver = o et d = 2m, on en conclut a = 2m. Donc le
nombre total des racines de l'équation algébrique F(z)= o est égal
à son degrém , puisqu'il doit être égal à la moitié de A.
Le raisonnement que je viens d'employer pour déduire du théo-
rème de M. Cauchy la proposition que toute équation algébrique du
mieme degréa m racines, peut encore servir à prouverautrementque dans
les nºs 5 et6del'article précédent, que si l'on trace un contour suffisanı-
ment petit autour d'un point K correspondant à une racine simple
d'une équation quelconque F(z) = o, ou à une racine multiple de
l'ordre n, on trouvera , en parcourant ce petit contour, A = 2
P
ou 2η , c'est-à-dire que la quantité en s'évanouissant sur ce
contour passera du positif au négatif 2 fois ou an fois de plus que
du négatif au positif. D'un autre côté il a été prouvé dans notre
4° proposition et aussi dans l'article précédent qu'on a toujours
= o pour un contour qui ne renferme pas de racines. Cela posé,
si l'on considère un contour quelconque qui renferme un certain
nombre de racines, on peut le partager en plusieurs contours dont
PURES ET APPLIQUÉES. 303
(*) Les recherches qui m'ont conduit à mon théorème sur la détermination des
racines réelles des équations m'avaient aussi fait rencontrer cette dernière propo-
sition parmi plusieurs autres. Mais commeje n'en voyais pas alors l'utilité , je ne
l'ai pas énoncée dans l'analyse de mon mémoire insérée au Bulletin des Sciences
de juin 1829. J'en ai fait mention depuis dans le nº 20 du mémoire imprimé dans le
Recueil des Savans étrangers; elle admet d'ailleurs les simplifications exposées
dans ce mémoire .
306 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
répondra à un point situé sur la ligne AB entre A et B. Dans ce
cas, Pet Q étant nulles à la fois pour ce point-là , en substituant
ses coordonnées dans la formule x + y -1 , on aura une racine
simple ou multiple de l'équation F(z)=o . Si le plus grand cominun
diviseur entre V et V, ne devient nul pour aucun point de la ligne
AB situé entre A et B , ou si l'on ne trouve pas de plus grand
commun diviseur , on sera certain, pourvu qu'on n'ait supprimé
d'avance aucun facteur commun à Pet à Q, qu'il n'existe sur la ligne
AB aucun point correspondant à une racine de l'équation F (z) = 0 .
C'est en admettant cette hypothèse que nous avons démontré le
théorème de M. Cauchy; les modifications qu'il faudrait y apporter
dans le cas où il y aurait des racines sur le contour même ABC,
exigeraient une discussion longue et minutieuse que nous avons voulu
éviter en faisant abstraction de ce cas particulier.
Nous avons supposé le degré de V par rapport à s supérieur ou égal
à celui de V₁ . Si le degréde V est inférieur à celui de V,, on cherchera
encore le plus grand commun diviseur entreV etV, endivisant d'abord
V. par V, puis V par le reste de la première division après avoir
changé les signes de tous ses termes, et en continuant ainsi on for-
mera cette suite de fonctions V. , V, V. , Vs , .. V.. La différence
qu'on obtiendra en retranchant le nombre des variations formées
par leurs signes pour s = a du nombre des variations pour s =6,
V
exprimera l'excès E du nombre de fois où la quantité en s'éva-
nouissant sur la ligne AB passera du positif au négatif sur le nombre
de fois où elle passera du négatif au positif. Ce nombre E étant
ainsi déterminé, l'excès cherché & du nombre de fois où la quantité
V
E dans le premier
cas , à -E + dans le second et à - E - 1 dans le troisième . Cette
proposition a lieu , comme on voit , quand même V et V, ne seraient
pas des fonctions entières de s.
On peut toujours rendre Pet Q fonctions rationnelles d'une même
variables , lorsque la ligne AB est une droite, ou un cercle ou un
arc de cercle .
Si la ligue AB est droite, il suffit de prendre pour s la distance
d'un point quelconque de cette droite à un point fixe situé sur sa
direction , ou bien encore on peut supposer que s n'est autre que
x ou y. Si la droite AB est parallèle à l'axe des x , y est constante
et il faut prendre s = x ; si elle est parallèle à l'axe des y, x est
constante et l'on prend s =y.
Si la ligne AB est un cercle ou un arc de cercle dont le rayon
soit R et dont le centre ait pour coordonnées get h, on fera
x = g + R cost, y = h + R sint, et l'on prendra
2Rs
s = tangt;
R(1-52)
alors on aura x = g + + y= h ++ ; et P, Q seront
$2
desprendra
P
fonctions V ,V etdeV,cette
rationnelles
la forme étantnouvelle variableentières
des fonctions s, de de
sorte
s. que
Pour la pratique, ce qu'il y a de plus simple est de chercher par la
méthode précédente les racines contenues dans des rectangles dont les
côtés sont parallèles aux axes. On ne fait alors varier qu'une seule des
coordonnées x, ydansPet Qqui sont des fonctions entières dex ety. On
abrégera le calcul en supposant d'abord les deux côtés du rectangle qui
sont parallèles à l'un des axes situés à des distances infinies de cet axe .
Car alors en parcourant P
ces côtés-là pourlesquels on aurayoux=18
et = + ∞ , la quantité ne s'évanouira pas ou s'évanouira une seule
308 JOURNALL DE MATHÉMATIQUES
fois , et l'on verra aisément si en s'évanouissant elle passe du positif au
négatif ou du négatif au positif.
On peut ainsi déterminer approximativement les parties réelles
x et les parties y des racines représentées par x + y - 1 ; on
obtiendra ensuite des valeurs plus exactes de ces racines par les métho-
des d'approximation usitées.
On peut encore dans la pratique faire usage de la proposition sui-
vante dont on peut donner une démonstration semblable à la première
du présent article. Soitune équation algébrique F(z)= o de la forme(3)
qui devient P + QV- 1 = 0 en faisant z = x + yV-1 .
Si l'on donne à y dans Pet Q une valeur déterminée h positive ou
négative, et si l'on fait croître x depuis - ∞ jusqu'à + ∞ , l'excès du
P
nombre de fois où
Q en s'évanouissant passera du positif au négatif
P
sur le nombre de fois où
Q
en s'évanouissant passera du négatif au
positif sera égal à l'excès du nombre des racines x + yV- 1 I
THÉORIE NOUVELLE
PAR M. ST . - GUILHEM ,
LEMME 1. Si les droites oa,, oa,, oas , etc., représentent les com-
posantes de la vitesse oa dont un point o est animé, je dis que si l'on fait
tourner un corps solide d'un mouvement de rotation autour de l'axe
oa, avec une vitesse angulaire égale à oa, on pourra considérer ce
corps comme tournant à la fois d'un mouvement de rotation autour
des axes oa,, oa,, oa3, etc., avec des vitesses angulaires respectivement
égales à oa,, oa,, oaz , etc.
Pour le démontrer, menons par le point o un plan perpendiculaire
à oa ; prenons dans ce plan un point m situé à l'unité de distance du
point o; si nous supposons ce point doué d'une vitesse angulaire égale
à oa autour de oa, le corps dont il s'agit étant un corps solide, il suf-
fira de prouver que le point m satisfait aux conditions énoncées. Or,
menons par le point m un plan perpendiculaire à om; projetons sur
ce plan les droites oa, oa,, oa,, etc. et appelons ces projections p, p. ,
p. , etc.: puisque des droites parallèles se projettent toujours sur un
plan suivant des droites parallèles , il est clair que la droite p repré-
senterait en grandeur et en direction la résultante des vitesses p. , p. ,
ps , etc., si le point m était doué de ces vitesses. Imaginons que les
droites p, P1, P2, P3, etc., formant un système solide, tournent autour
dupoint m dans le plan perpendiculaire à om, jusqu'àce que la droite p
vienne coïncider en direction avec la vitesse du point m; elle coïnci-
PTEMBRE 1836. 40
310 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
dera aussi en grandeur avec cette vitesse , car la droite oa étant paral-
lèle au plan de projection s'est projetée sur ce plan dans sa véritable
grandeur. La vitesse angulaire du point m sera donc la résultante des
vitesses P1 , P2 , P3 , etc. , dans leur nouvelle position. Désignons par l,,
1., 13, etc., les distances du point m aux axes respectifs oa,, od., oa3, etc.
On voit facilement par la manière dont nous avons obtenu les droites
P., P2 , P3 , etc. que l'on a les relations
Mais les droites p., P2, P3 , etc., dans leur nouvelle position , sont res-
pectivement perpendiculaires aux axesoa,, oa,, oas, etc., et distantes
de ces axes des quantités 1,, 12, 13, etc.: donc le point m peut être con-
sidéré comme tournant à la fois d'un mouvement de rotation autour
des axes oa,, oa,, ods , etc. avec des vitesses angulaires égales à
od , od , od₃, etc.; donc, etc.
Observation. Le sens dans lequel le corps tourne autour des axes
od,, oa , od3, etc. , est déterminé par la condition que si l'on fait coin-
cider successivement les directions de ces axes , sans altérer le mouve-
ment de rotation du corps autour de ces axes , avec l'axe primitif oa ,
le corps tournera autour de oa dans le sens où le corps tournait autour
de cet axe .
:
312 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
qu'en faisant coïncider cette direction avec la direction positivede l'axe
oxpar exemple, le corps tournera desy positives vers les z positives ; il
est facile de voir que si l'on fait coïncider la direction positive de l'axe
instantané avec la direction positive de l'axe of ou de l'axe oz, le corps
tournera des z positives vers les x positives ou des x positives vers les
ypositives .
Les vitesses angulaires du corps autour des axes ox , or, oz s'obtien-
dront, pourune époque quelconque du mouvement, en prenant sur la
direction positive de l'axe instantané une longueur égale à la vitesse
angulaire du corps autour de cet axe et en projetant cette droite sur
les trois axes ox, oy, oz ; les projections représenteront , pour la gran-
deur et pour le signe , les vitesses angulaires du corps autour des trois
axes. Si ces projections sont positives , les mouvements de rotation
auront lieu , 1. autour de l'axe ox, desy positives vers les z posi-
tives; 2°. autour de l'axe oy, des z positives vers les x positives ; 3°. au-
tour de l'axe oz, des x positives vers les y positives. Si quelqu'une de
ces projections est négative, le mouvement de rotation correspondant
aura lieu en sens contraire.
Cela posé, appliquons à chaque point du corps une force égale et con-
traire à la force effective qui sollicite ce point; il est évident qu'envertu
des liaisons qui unissent invariablement les différents points du corps,
il y aura équilibre entre les forces nouvellement appliquées , les forces
centrifuges développées autour de l'axe instantané et les forces mo-
trices. Donc la somme des moments des forces effectives par rapport
à chacun des axes ox, of, oz , est égale à lasomme des moments des
forces centrifuges , plus la somme des moments des forces motrices ,
par rapport au même axe.
Évaluons chacune de ces sommes. Soit m un point du corps dont
la masse est m, p sa distance à l'axe instantané , a la vitesse angulaire
du corps autour de cet axe. La force effective qui sollicite lamolécule
da
m a pour expression mp 7: elle peut, d'après notre premier lemme,
dt
dp dq
étre remplacée par les trois forces effectives de rotation ma di mbdi',
dr
mcar autour des axes ox , of, oz; a, b,, c , désignant les distances
du point m aux axes ox , oy, oz , et p, q , r les vitesses angulaires du
PURES ET APPLIQUÉES. 313
corps autour des mêmes axes , lorsque le corps est considéré comme
tournant à la fois autour de ces trois axes .
Les moments de ces forces autour des axes ox, oy, oz sont respecti-
dr
vement made,
dt' mbda,
dt' mcr
. Or, d'après une propriété facile
à démontrer des axes principaux , les forces effectives de rotation
autour de l'un des axes principaux se font équilibre autour de
chacun des deux autres (*). Donc , la somme des moments des
forces effectives , par rapport à chacun des trois axes principaux, est
égale à la somme des moments des forces effectives de rotation au-
tour de ces axes , par rapport aux mêmes axes. Donc , si l'on
désigne par A , B, C les moments d'inertie du corps , par rapport aux
trois axes principaux , les sommes des moments des forces effectives
dr
autour de ces axes seront respectivement A , B , C.
dt
h = x + + :
터 = H + qp (A - B). }
PURES ET APPLIQUÉES. 515
d.
d = rdt
o= d cos 0 ,
}
d,0 = -
pdt COS ,
•
d = qdt . sin o ,
db = 0 ;
Nota. En tirant des équations (B), les valeurs depdt , qdt , rdt , on
obtient facilement les équations que l'on donne ordinairement dans les
traités de Mécanique.
PURES ET APPLIQUÉES . 317
MM ww
NOTE
Soit
on pour abréger , Y (x , y, z) = 1 ;
l'équation du plan diametral qui divise en deux parties égales les
cordes parallèles à la droite (2) , sera
(5) 2 (a + c cos + b cos y) x + 2 (b + ...) ,+2(c + ...) 2, = 0 ,
Pour que ce plan soit parallèle au plan (3), il faut que l'on ait
2Aa + Ec + Fb = 2B6 + .... 2Cc + ....
(6) = λ.
2(a + c cos + b cosx) 2(6+...) 2(c+ ...)
ou bien ,
-
LP2 -
MQ -
NR² + 2PQR = 0 .
(8) LMN
Cette équation est du troisième degré par rapport à λ.
PURES ET APPLIQUÉES . 319
Ajoutons que ses trois racines sont toujours réelles. Pour le dé-
montrer , prenons A de manière que MN - P² = o , c'est-à-dire
de manière que ( B- ) ( - ) - ( -cosa ) = o. Il est
facile de voir que cette équation admettra deux racines réelles,
l'une qui rendra Met N négatifs , l'autre qui les rendra positifs. En
effet, si l'on prend successivement =-∞
8 ,, λ = B ou = C, λ=8 ,
VVV B
on suppose qu'on a pris pour axe des x un des trois axes principaux
qui rencontre la surface.
Si la surface a son centre à une distance infinie, l'équation (8) est
satisfaite en faisant x=0 ; car si l'on fait = o dans les équations (7),
ces équations coïncident , à une constante près , avec celles qui servent
PURES ET APPLIQUÉES. 321
B'y² + C'z = Gx + Hy + Kz + T ,
laquelle pourra encore se transformer ainsi ,
-
(y η
G
x -
६.
2 2
2B
On suppose dans cette équation que le sens des x positifs a été choisi
convenablement.
Si l'on transporte les axes parallèlement à eux-mêmes au point
(ξ , η , ζ) , on aura l'équation
z
+ = x,
G G
2 2
B
-p'q'r' v² = 0 .
en posant
2
J'appellerai les tangentes à la surface qui coïncident avec les axes des
y et des z , les tangentes conjuguées , correspondantes au diamètre qui
coïncide avec l'axe des x. J'appellerai aq' et ar' les paramètres conju-
gués du diamètre qui coïncide avec l'axe des x, relatifs aux tangentes
qui coïncident avec les axes des yet des z. Si les axes sont rectangu-
laires, ces paramètres sont les paramètres principaux de la surface.
Celaposé, soit comme précédemment = l'équation (8) appli-
t
(*) Après avoir trouvé ces théorèmes par la méthode qui vient d'être indi-
quée , je me suis aperçu qu'on pouvait les déduire fort simplement des relations
connues entre les diamètres principaux et les diamètres conjugués d'un ellip-
soïde ; en effet, soient a, b, cles trois diamètres principaux de l'ellipsoïde ; a', b', c'
trois diamètres conjugués ; a, 6, y les angles que les diamètres c' , b' , a' font res-
pectivement avec les diamètres b', a' , c' : on aura les trois relations suivantes
a² + b² + c² = a² + b² + c'
(1) b²c + c²a² + a²b² = b'c' sin² a + c'aa' sin² 6 + a2b' sin y
{ a²bc² = a²b'c' 22
,
v² désignant le quarré du volume duparallélépipède dont les arètes contiguës coïn-
cident en direction avec les diamètres a' , b', c' et sont toutes trois égales à l'unité.
Divisons la première des équations (1) par a² ; la deuxième par a³ ; la troisième
par at. Faisons croître ensuite a, b, c, a', b', c' indéfiniment, mais de manière qu'à
62 C2 b
' C
'
la limite 7= 1 , = q = r, = , =r
':: nous aurons les relations
a a a
1= 1 ,
q+ r= q' sin²y + r sin² 6,
qr= q'r' v² ,
lesquelles donnent lieu aux théorèmes énoncés dans le texte.
324 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
www
GÉOMÉTRIE .
Si l'on fait tourner autour de deux points fixes , dans un plan , deux
droites rectangulaires , leur point d'intersection décrit une circonfé-
rence de cercle ; et si l'on prend sur la droite qui joint les deux points
fixes, deux autres points qui soient conjugués harmoniques par rapport
aux deux premiers , les distances de chaque point de la circonférence
du cercle à ces deux nouveaux points sont entre elles dans un rapport
constant.
Supposons d'abord que les deux droites fixes soient situées dans un
même plan. Si, autour de ces deux droites , on fait tourner deux plans
rectangulaires , la droite d'intersection de ces deux plans décrira un
cône du second degré qui passera par ces deux droites, et dont les
sections circulaires seront dans des plans perpendiculaires à ces mêmes
droites respectivement.
En effet, quand deux plans sont rectangulaires , tout plan perpen-
diculaire à l'un d'eux les coupe suivant deux droites rectangulaires ;
donc un plan transversal perpendiculaire à l'une des deux droites fixes
coupe les deux plans mobiles suivant deux droites rectangulaires : or
ces deux droites passent par les deux points fixes où le plan transver-
sal coupe les deux droites fixes; leur point d'intersection engendre
done un cercle passant par ces deux points fixes , et sur lequel s'appuie
la droite d'intersection des deux plans mobiles. Ce qui démontre le
théorème .
Soient (Planche I, fig. 2) SO, SO', les deux droites fixes, et soitOmO'
la section circulaire faite dans le cône par un plan transversal perpen-
diculaire à la première droite SO .
La droite OO' est un diamètre du cercle. Nous supposons , pour nous
représenter la figure , que le cercle est situé dans un plan vertical , et
les deux droites SO, SO', dans un plan horizontal.
Prenons les deux points D , D', conjugués harmoniques par rapport
DO
aux extrémités dudiamètre OO' (c'est-à-dire tels quel'on ait DO' DO);
et menons les deux droites SD , SD' ; elles seront conjuguées harmo-
niques par rapport aux deux droites fixes SO , SO' (c'est-à-dire qu'on
siu DSO sin D'SO
aura
sin DSO 8). Je dis que les distances de chaque point
sinD'So
m de la circonférence du cercle , aux deux droites SD, SD', seront
entre elles dans un rapport constant.
Ainsi soient mp, mp' les perpendiculaires abaissées du point m sur
les droites SD , SD'; il faut prouver que l'on a mp = constante.
mp
Oq OD sin mDO
Oq= [Link], Oq' =OD'.sin mD'O ; og OD' sin mD'O'
d'où
[Link] mDO = OD'.sin mD'O ; et , par suite , Oq = Oq' .
La droite OS étant perpendiculaire au plan du cercle , et les points
q , q' étant les pieds des perpendiculaires abaissées du point O sur les
deux droites mD , mD' comprises dans ce plan , les droites Sq, Sq' sont
les perpendiculaires abaissées du point S sur ces droites mD , mD' ; et
ces perpendiculaires sont égales , puisque Oq= 0q' .
Sq. Pareil-
On a dans le triangle SqD , rectangle en q , sin mDS = SD
Sq
'
lement , sin mD'S = š , d'où , à cause de Sq= Sq' ,
sin mDS SD'
=
sin mD'S SD
Il vient donc
mp mD SD'
mp
' mD'`SD
mD
Le rapport D est constant, par la propriété connue du cercle ; SD,
SD' sont constantes; le rapport mp
MP
, est donc constant, quelle que
'
soit la position du point m sur la circonférence du cercle. Ce qu'il
fallait démontrer.
Le rapport des sinus des angles que la droite Sm fait avec les deux
droites SD , SD' est le même que celui des perpendiculaires mp , mp' ;
ce rapport des deux sinus est donc constant. On conclut donc , de ce
que nous venons de démontrer , ce théorème :
THÉORÈME I. Si , autour de deux droites fixes situées dans un
méme plan , on fait tourner deux plans rectangulaires ;
PURES ET APPLIQUÉES . 327
1º . La droite d'intersection de ces deux plans décrira un cône du
second degré;
2° . Les plans des sections circulaires de ce cône seront perpendicu-
laires aux deux droites fixes , respectivement ;
3º. Si dans le plan de ces deux droites , et par leur point de ren-
contre , on mène deux autres droites qui soient conjuguées harmoniques
par rapport aux deux premières, les sinus des angles que chaque arète
du cônefera avec ces deux nouvelles droites seront entre eux dans une
raison constante .
(*) Nous avons donné la démonstration de cette proposition dans notre Mémoire
sur les propriétés générales des cónes du second degré.
(**) Voir le Mémoire cité ; page 13. Les lignesfocales d'un cône du second degré
sont deux droites qui jouissent de propriétés analogues à celles des foyers dans les
coniques.
42..
328 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
1º. Le plan de cet angle droit enveloppera un cône du second
degré ;
2°. Les lignes focales de ce cônc seront perpendiculaires aux deux
plansfixes , respectivement ;
3°. Si par la droite d'intersection de ces deux plans on mène deux
autres plansfixes qui soient conjugués harmoniques par rapport aux
deux premiers (*) , les sinus des angles que le plan de l'angle mobile
fera avec ces deux nouveaux plans seront entre eux dans un rapport
constant .
En observant que, dans un angle trièdre , les sinus des angles plans
sont entre eux comme les sinus des angles dièdres opposés , on voit
qu'on pourrait donner à la troisième partie de chacun des deux theo-
rèmes précédents un autre énoncé.
Les propriétés des cônes du second degré donnent toujours lieu à
des propriétés correspondantes des coniques sphériques. On a appelé
ainsi les courbes à double courbure qui résultent de l'intersection d'une
sphère par un cône du second degré qui a son sommet au centre de la
sphère. Ce sont des lignes de courbure du cône . Ces courbes ont des
foyers qui sont les points où les droites focales du cône percent la
sphère. Les plans menés par le sommet du cône , parallèlement
aux plans de ses sections circulaires , coupent la sphère suivant
deux grands cercles qui jouent , par rapport aux coniques sphé-
riques , un rôle aussi important que celui de leurs foyers. Nous avons
appelé ces arcs de grands cercles les arcs cycliques de la courbe (**),
à cause de la dénomination de plans cycliques que nous avions adoptée
pour les plans menés par le sommet d'un cône , parallèlement aux
plans de ses sections circulaires. Les propriétés des arcs cycliques d'une
conique sphérique sont nombreuses. Plusieurs sont analogues aux pro-
priétés des asymptotes dans les coniques planes. Par exemple , le trian-
(*) Deux plans C, D, menés parl'intersection de deux premiers plans A ,B, sont dits
sinC, A sin D , A
conjugués harmoniques parrapport à ceux-ci, quand on a
sin C, B sin D , B
(**) Mémoire deGéométrie sur les propriétés générales des coniques sphériques;
in-4°, 1831 , Bachelier.
PURES ET APPLIQUÉES. 529
gle formé par les deux arcs cycliques et l'arc de grand cercle tangent
à la conique en un quelconque de ses points , a sa surface constante.
Ces définitions étant admises , les deux théorèmes démontrés ci-des-
sus donnent les deux suivants :
Théorème III. Étant pris sur la sphère deux points fixes , si autour
de ces deux points on fait tourner deux arcs de grands cercles , fai-
sant entre eux un angle droit ;
1 °. Le point d'intersection de ces deux arcs décrira une conique
sphérique ;
2° . Les arcs cycliques de cette courbe seront dans des plans perpen-
diculaires aux rayons de la sphère qui aboutissent aux deux points
fixes ;
3º . Si , sur l'arc de grand cercle qui joint ces deux points , on prend
deux autres points, qui soient conjugués harmoniques par rapport aux
deux premiers (*) , le rapport des sinus des arcs menés de chaque
point de la conique à ces deux nouveaux points , sera constant.
Théorème IV . Étant donnés sur la sphère deux arcs de grands
cercles fixes , si l'on fait mouvoir un arc de grand cercle égal à un
quadrant , de manière que ses deux extrémités glissent sur les deux
arcsfixes ;
1 °. Cet arc mobile enveloppera une conique sphérique ;
2°. Lesfoyersde cette courbe seront les pôles des deux arcs de grands
cerclesfixes ;
3°. Si, par le point d'intersection de ces deux arcs , on mène deux
arcs de grands cercles , conjugués harmoniques par rapport aux deux
premiers (**) , les sinus des inclinaisons du quadrant mobile sur ces
(*) Deux points c , d, pris sur l'arc de grand cercle qui passe par deux points
donnés a , b , sont conjugués harmoniques par rapport à ces deux- ei , quand on a
sin ca sin . da
sin cb sin. db
(**) Deux arcs de grands cercles C, D, menés par le point d'intersection de deux
autres arcs de grands cercles A , B , sont conjugués harmoniques par rapport
à ceux-ci , quand on a
sin . C, A sin . D , A
sin C, B sin . D ,B
330 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
deux nouveaux arcs , seront entre eux dans un rapport constant.
Maintenant considérons deux droites situées d'une manière quel-
conque dans l'espace, et faisons tourner autour d'elles deux plans rec-
tangulaires; la surface engendrée par leur droite d'intersection devient
un hyperboloïde; et les analogies que nous avons trouvées , dans le
théorème I , entre le cône et le cercle , se conservent dans cet hyper-
boloïde .
Voici le théorème qui les exprime :
THÉORÈME V. Si , autour de deux droitesfixes , situées d'une ma-
nière quelconque dans l'espace, onfait tourner deux plans rectangu-
laires ,
1º . La droite d'intersection de ces deux plans engendrera un hyper-
boloïde à une nappe ;
2°. Les plans des sections circulaires de cet hyperboloïde serontper-
pendiculaires aux deux droites respectivement ;
3º. On pourra mener, d'une infinité de manières , deux autres
droites dans l'espace, telles que les distances de chaque point de l'hyper-
boloïde à ces deux droites seront entre elles dans un rapport constant.
En effet , concevons un plan transversal perpendiculaire à l'une des
deux droites fixes , autour desquelles tournent les deux plans rectan-
gulaires ; il coupera ces deux plans suivant deux droites qui seront rec-
tangulaires , comme dans le cas où les deux droites fixes sont situées
dans un même plan. Donc la droite d'intersection des deux plans mo-
biles s'appuie sur la circonférence de cercle située dans le plan trans-
versal , et qui a pour diamètre la droite qui joint les deux points où ce
plan rencontre les deux droites fixes. Or, cette droite d'intersection des
deux plans mobiles s'appuie sur les deux droites fixes. On conclut de
là qu'elle engendre un hyperboloïde; car prenons trois positions de
cette droite génératrice , et considérons-les comme les trois directrices
d'un hyperboloïde ; cet hyperboloïde passera par les deux droites fixes,
puisque ces trois directrices s'appuient sur ces deux droites; de plus ,
cet hyperboloïde passera par la circonférence du cercle , parce qu'il
passera par cinq points de cette courbe, qui sont ceux où les deux
droites fixes et les trois positions de la droite mobile , prises pour di-
rectrices de l'hyperboloïde , s'appuient sur cette circonférence. Ainsi ,
cette circonférence est tout entière sur l'hyperboloïde. Il en résulte
PURES ET APPLIQUÉES. 331
que la droite d'intersection de deux plans rectangulaires quelconques,
menés par les deux droites fixes , a trois points communs avec l'hy-
perboloïde ; lesquels points sont situés sur la circonférence et sur les
deux droites fixes; cette droite est donc tout entière sur l'hyperbo-
loïde .
Ainsi, il est démontré que quand deux plans rectangulaires tour-
nent autour de deux droites situées d'une manière quelconque dans
l'espace , leur droite d'intersection engendre un hyperboloïde à une
nappe dont les sections circulaires sont dans des plans perpendicu-
laires aux deux droites respectivement.
MM . Hachette et Binet , en démontrant par l'analyse la première
partie de ce théorème (Correspondance polytechnique , t. II , p. 71 ) ,
avaient bien remarqué que l'hyperboloïde n'était pas d'une construc-
', rapportée à ses trois axes prin-
tion générale , parce que son équation
cipaux ne contenait que deux constantes. Mais ces deux géomètres
n'avaient pas recherché à quel fait géométrique répondait ce résultat
de l'analyse. Notre démonstration montre que le caractère particulier
de l'hyperboloïde consiste en ce que les plans de ses sections circu-
laires sont perpendiculaires respectivement à deux génératrices.
L'hyperboloïde jouit de cette autre propriété caractéristique, que
chacun de ses points a ses distances à deux droites fixes dans un rap-
port constant; et il existe une infinité de systèmes de deux droites
pour lesquelles cela a lieu ; de sorte que le rapport étant donné , les
deux droites pourront être déterminées....
Cette proposition est la troisième partie du théorème que nous
avons énoncé; en voici la démonstration.
Soit 00' la droite qui mesure la plus courte distance des deux
droites ΟΑ , ΟΑ' , autour desquelles on fait tourner les deux plans
rectangulaires. Par cette droite 00' menons le plan perpendicu-
laire à la droite OA ; il coupera l'hyperboloïde suivant une circonfé-
rence de cercle Omo' , ainsi que nous l'avons démontré.
Soit u un rapportdonné; sur la droite 00', et sur son prolongement,
OD O'D
je prends deux points D, D', tels que l'on ait OD O'D = ; et par
ces deux points , respectivement , je mène deux droites DB , D'B',
perpendiculaires à la droite OO' , et telles que l'on ait
332 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
sin(OA , DB) sin (O'A' , DB)
sin(OA , D'B')
=
je dis que ces deux droites DB , D'B', jouiront de cette double pro.
priété :
1 °. Que le rapport des distances de chaque point m de la circonfé-
OD
rence Omo', à ces deux droites, est constant et égal à OD' = μ ;
2°. Que le rapport des distances de chaque point de l'une quelconque
des deux droites OA , O'A', à ces deux mêmes droites DB, D'B', est
aussi constant, et égal à μ .
En effet , la perpendiculaire abaissée du point m sur la droite DB est
égale à [Link] (Planche I, fig. 3) ; et la perpendiculaire abaissée
du même point sur la droite D'B' est égale à mD'.sin . mD'B' . Le rap-
port de ces deux perpendiculaires est donc égal à
mD [Link]
mD' sin . mD'B''
Or, on a dans l'angle trièdre dont les trois arètes sont DO, Dm, DB', et
dont l'angle plan ÓDB est droit, [Link]=[Link] . (mDO,ODB).
Pareillement ,
[Link]'B' = [Link]'[Link] . (mD'O , OD'B').
[Link] [Link] cos . (mDO , ODB)
=
Donc , cos . mD'B' [Link]'O
•
(*) On voit que cela se réduit à prendre deux points D , D', tels que le rapport
des distances de chacun des deux points O , O', à ces deux points , soit égal à μ ;
et quant à la direction des droites DB, D'B', qu'on mène par le point O une paral-
lèle Oa' à O'A', et qu'on cherche deux droites, Ob, Ob', telles que le rapport des dis-
tances de chaque point de l'une quelconque des deux OA, Oa', à ces deux droites,
soit égal à ; les droites DB, D'B' devront être parallèles à Ob , Ob', respectivement.
Les deux points D, D', sont conjugués harmoniques par rapport aux deux 0, 0';
et les deux droites Ob, Ob', sont conjuguées harmoniques par rapport aux deux
OA, Oa'.
PURES ET APPLIQUÉES. 333
[Link]
Donc, [Link]'B'
= 1 ,
Maintenant il nous faut prouver que les distances d'un point quel-
conque a , de la droite OA , aux deux droites DB , D'B', sont encore
OD
entre elles dans le rapport OD •
ap= aq + qp = aq + [Link].
Pareillement ap' étant la perpendiculaire abaissée du point a sur la se-
conde droite D'B', on aura i
2 2
ap²= OD + a . [Link] , 2 2
2 2
OD' 2 2
et ap = OD + ao 2
sin
sin* .qDB= OD
OD [OD + a0 . [Link]] ;
OD
2
-
-3 -2
[Link].
OD
OD
D'où ap OD' C. Q. F. D.
ap
www
qui satisfasse aux conditionsdu théorème. Or, dans le cas de trois forces
égales situées dans un même plan et faisant entre elles des angles de
120°, le théorème a lieu évidemment. Donc il est généralement vrai
pour un angle dont la valeur numérique peut se mettre sous la forme
n × 120°
2.m Je dis maintenant qu'il est encore vrai même pour un angle
dont la valeur numérique ne serait pas réductible à cette forme. En
effet, supposons que pour l'angle P"SP " (fig. 6) , la résultante au lieu
d'être 2S0" soit plus petite et représentée par 2So ". Nous pourrons
trouver un angle PSP' de la forme n×120°
2m et tel que sa résultante
2So soit plus grande que 2S0 "; or d'après le 1 ** lemme, l'angle PSP'
étant plus ouvert que P"SP", il correspond àune résultante plus pe-
tite. Nous voyons donc que notre supposition nous conduit à une ab-
surdité. On ferait voir de même que la résultante ne peut être plus
grande que 2S0". Donc elle lui est égale.
338 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
Nous avons dit que le théorème avait lieu évidemment pour l'an-
glede 120°: on peut faire voir àpriori, qu'ila encore lieu pour une in-
finité d'angles. En effet , supposons les trois angles P"SP', PSP", ASA'
égauxchacun à 120° (fig. 7). Faisons tourner l'angle P"SP autour de
SA , comme charnière , de manière que son plan devienne perpendi-
culaire à celui de la figure. Faisons tourner de même P'SP"" autour
de SA' . Les deux forces P' et P" feront alors un certain angle pour le-
quel je dis que le théorème a lieu. En effet, les résultantes de P', P" et
de P, P " sont égales entre elles; de plus leur somme est égale à celle des
deux forces 2SA , 2SA', où à 4So' . Or, 2So' est précisément la diago-
nale du parallélogramme construit sur P etP" et aussi de celui cons-
truit sur P', P". On pourrait répéter la même opération en se servant du
nouvel angle PSP " et l'on voit que l'on aurait une infinité d'angles
différents avant d'arriver à un angle égal àdeux droits.
e
ce qui revient à
2p P P
day Qd d'y = dv
2p + (dxm + dx) P P
(2)
dx dx dx
(*) J'ai traité cette question et d'autres plus générales dans un Mémoire destiné
au prochain cahier du Journal de l'Ecole Polytechnique. ( J. LIOUVILLE.)
340 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
2p P
dq Pdm dV
Qday
2p +( ++ )) (V
dx -P
( -- dxm dxn )= 9
P
,
dx9 dx
ou bien
2p P
d'y dV Pdm
2p
(Padamy+
[Link] 2PQ + y +Qadiny
dxan P
-
+ ) V,
dx9 dx
d' y 9
dav Pdm
2p -( + dxm dxn ) P -( + ) , (5)
dx9 dx9
2
3p +( dxm + )= 2P
-
drm P
+(Pam + dx
d) .
dx dx dx
ww
www w
NOTE
1. Dans une note qui m'est commune avec M. Bourdon , et qui fait
partie de la sixième édition de sonAlgèbre, il a été démontré que Si dans
une équation numérique rationnelle en x dépourvue de racines égales,
onfait successivement, et conformément au procédé de Lagrange ,
I I I
X = aa+ x' = b + x" = c + ……… .. ,
on parvient toujours par la suite des transformations , et quels que
soient d'ailleurs les nombres a, b , c ... [supposés toutefois positifs
et > 1 ] , à une équation transformée qui se trouve dans l'un de ces
deux cas : ou de ne plus avoir que des permanences, ou de neplus offrir
qu'UNE variation; dans ce second cas, l'équation en x a une racine réelle
positive représentée par la fraction continue
I
a + I
,
b +
c+
(*) Cette Note a déjà été publiée dans les Mémoires de laSociété royale de Lille
(année 1834) : dans l'intérêt des professeurs , nous avons cru devoir la réimprimer
ici, avec quelques additions que l'auteur y a faites depuis. J. L.
OCTOBRE 1836. 44
342 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
priété exclusivement inhérente à la réduction de leurs racines réelles
en fractions continues , est tout-à-fait suffisante, ainsi qu'on peut le voir,
pour conduire à la séparation de ces racines , comme naturellement ,
c'est-à-dire sans que l'on soit obligé de déterminer à priori leur quotité
ou de leur assigner des limites (*) , et pourvu seulement qu'afin de
s'épargner une infinité d'essais inutiles , on se laisse diriger dans le
choix des nombres a , b , c , .... par le théorème de M. Budan (**) ;
(*) Qui ne connaît aujourd'hui le beau théorème découvert par M. Sturm sur
les limites des racines ? .... Bien que la méthode de résolution proposée dans ce
qui va suivre, en soit absolument indépendante , toute complète et rigoureuse
qu'elle nous paraisse , le théorème de M. Sturm n'en est pas moins d'une extrême
importance à nos yeux , pour la facilité avec laquelle il permet de reconnaître à
priori le nombre et les limites des racines réelles ; et sous ce rapport il offrira
toujours un puissant auxiliaire à toutes les méthodes de résolution , quelques
avantages qu'elles puissent d'ailleurs présenter. Il ne faut pas perdre de vue ,
au surplus , que l'emploi du procédé de M. Sturm se trouve tout préparé par
les opérations nécessaires à la séparation préalable des racines égales .
(**) Ce théorème peut être énoncé comme il suit :
Si , dans une équation en x que nous représenterons par f(x) = o , on fait
alternativement x = p + x' , x = q + x" , pet q étant deux nombres réels de
signes quelconques , et tels que l'on ait p < q [c'est-à-dire que p soit le plus rap-
proché de l'infini négatif , et q le plus rapproché de l'infini positif ] : -1 ° La
transformée en x' = x -p ne peut avoir moins de variations que la trans-
formée en x" = x - q ; - 2º le nombre des racines réelles de l'équation f(x) = 0 ,
comprises entre pet q, ne peut jamais surpasser celui des variations perdues
dans le passage de la transformée en (x- p) à la transformée en (x - q) ; --
3º quand le premier nombre est moindre que le second, la différence est tou-
jours un nombre pair.- [Dans le cas particulier où l'un des nombres p , q , serait
nul , la transformée correspondante devrait être remplacée par la proposée elle-
mème] .
Fourier, qui était parvenu de son côté au même théorème , et qui en a donné ,
dans son Analyse des équations , ouvrage publié après sa mort par M. Navier,
une démonstration différente de celle de M. Budan , l'énonce d'une autre ma-
nière qui revient à-peu-près à la suivante :
Si dans la suite des (m+ 1) fonctions f(x) , f' (x) , f (x) ... , f( m)(x) , on substitue
alternativement à la place de x deux nombres réels quelconques p, q [pétant <q] ,
et que l'on représente par P, Q, les deux suites de nombres résultant respective-
ment de ces substitutions : - 1º La suite P ne peut présenter moins de variations
que la suite Q ; -
comprises entre pet q , ne peut jamais surpasser celui des variations perdues
dans lepassage de l'hypothèse x=p à l'hypothèse x= q ; -3° quand le premier
nombre estmoindre que le second, ladifférence est toujours un nombre pair.
Pour l'historique de ce théorème , ainsi que pour l'examen des avantages qu'il
présente dans les applications et les points de vue sous lesquels il pouvait laisser
quelque chose à désirer, nous renverrons aux Leçons d'Algèbre de M. Lefébure
deFourcy.
Il est surprenant que Fourier n'ait pas cherché, dans son ouvrage , à démontrer
la proposition qui fait l'objet principal de la présente note , et qui seule, à ce
qu'il nous semble , pouvait donner à sa méthode tout le degré de rigueur et de
précision dont elle est susceptible. Il a bien , à la vérité , dans les Mémoires de
l'Institut (année 1827), énoncé que la réduction en fractions continues devait
toujours effectuer la distinction des racines réelles et des racines imaginaires ; mais
il n'a donné aucune preuve de cette assertion , et n'a pas non plus expliqué de
quelle manière ce départ pouvait s'opérer. - [ D'un autre côté, l'on croit qu'une
proposition relative à cet objet se trouvait dans ses papiers. Il est à craindre que
lanouvelle perte que les sciences viennent de faire dans la personne de M. Navier ,
ne nous prive de ce document qu'il eût été intéressant de posséder . ]
44..
344 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
résulte de ces transformations , et y le dénominateur complet de la
fraction intégrante qui vient immédiatement après , de sorte que l'on
ait
x
qr + P :
q'r +p
'
1 - a) +p - a) = 0.
Or, pour que ce facteur du premier degré en y puisse avoir une
variation [et , par conséquent, en introduire au moins une dans l'équa-
tion en y] , il faut et il suffit que la racine a soit comprise entre les deux
réduites consécutiveset ; et comme ces réduites , quelles que
soient les fractions intégrantes successives avec lesquelles on les forme,
tendent continuellement vers l'égalité puisque leurs différences con-
sécutives vont sans cesse en diminuant , il s'ensuit qu'après un certain
nombre de transformations , une seule des valeurs de x [supposées
toutes inégales entr'elles] , pourra rester comprise entre deux réduites
consécutives, lesquelles représenteront alors des valeurs de plus en
plus approchées de cette racine.
Soit maintenant un facteur réel du second degré , tel que
2
[ (x − a) + βº) ],
PURES ET APPLIQUÉES . 345
correspondant à un couple de racines imaginaires
x = α = β ν- 1 .
Il en résultera
qy + p
i'r+ p
'
= a + β - 1;
q* [ ( - α) + β ]
+ 2qp [( - ) ( - α) + βα] , a
P
+p [ ( -a) + βα].
Or , pour que ce facteur puisse introduire des variations dans
l'équation eny, il faut nécessairement que l'on ait :
( -α) ( - α ) + β* < 0;
ce qui exige deux conditions : la première , que a ou la partie réelle
des deux racines , soit comprise entre les deux réduites consécutives
Betz; la seconde, que lecarré de ẞ oudu coefficientde V
P I dans
-
( - ) ( - α) , ,
I
età
plus forte raison, que ẞ soit
<ap'q,
2p puisque les valeurs numé-
riques des facteurs
+
( -a ) et - a)
forment une somme égale à
I
+ -
ou à
P
346 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
La première de ces deux conditions pourrait bien être remplie in-
définiment , et alors la série des réduites convergerait vers un nombre
égal à la quantité a; mais la seconde finira tôt ou tard par ne l'être
plus, puisque , les dénominateurs des réduites croissant indéfiniment ,
la différence de deux réduites consécutives peut devenir moindre que
toute quantité donnée.
Il résulte de là , que par la suite des calculs, on parviendra toujours
à une équation qui se trouvera dans l'un de ces deux cas: ou que
tous ses facteurs réels , tant du premier degré que du second, seront
composés de termes entièrement positifs ; ou bien que ces facteurs seront
positifs à l'exception d'un seul de la forme ( y - 4 ) , étant un
nombre positif et > 1. Dans le premier cas , l'équation n'aura évi-
demment que des permanences; dans le second, on sait déjà qu'elle
doit avoir un nombre impair de variations, et nous allons prouver
que ce nombre impair finit toujours par se réduire à un.- (Voyez
une Addition à la fin du cahier.
3. Pour cela, faisons un moment abstraction du facteur (y- φ)
et de tous ceux qui lui correspondaient dans les équations en
x, x , x" .... ; puis , dans le produit des autres facteurs de l'équation
en x , produit que nous appellerons X et que nous supposerons du
degré m , remplaçons x par
I
qr + p P१ - १४
= + =
4x+ p
' q q (a'x + p') q
' (q'r + p') '
ou simplement faisons x = k + u, en posant , pour abréger ,
=
± I1
et น.
q (q'r + p
')
Alors , en représentant par K, K', K" ..... K(m), ce que deviennent
respectivement le polynome X et ses dérivés successifs jusqu'à l'ordre
m inclusivement quand on y fait x + k, nous aurons identiquement :
K'u + K"u² Ku³ K(m)um
X = K+ I 1.2
+ 1.2.3
+ ....... + 1.2.3 ........ m
250
12
i et = t;
K(m) '
m
.........
+1.2.3..... m (r + t)m ;
± 1
Maintenant, la fraction i = १
qui entre dans ce polynome, dimi-
nue à mesure que le nombre des transformations se multiplie , et peut
devenir, par la suite du calcul, moindre que toute quantité donnée ; et
comme d'ailleurs le coefficient K conserve toujours une valeur finie,
attendu que par hypothèse l'équation primitive en x n'ayant pas de
racines égales, la quantité k ne saurait être la valeur approchée d'au-
cune racine du polynome X , il s'ensuit que les polynomes transfor-
més tendent sans cesse vers une limite , de la forme
K ( y + t) ;
c'est-à-dire [abstraction faite du coefficient K] , qu'ils approchent con-
tinuellement de la puissance me d'un binome dont le premier terme
est l'inconnue y de l'équation transformée , et le second terme une
t =
quantité numérique [t = ☐ égale au rapport du dénominateur
d'une réduite au dénominateur de la réduite suivante , rapport qui,
par conséquent , est toujours moindre que l'unité.
Mais on sait: - 1º que dans le développement de toute puissance
entière d'un binome, les coefficients vont en augmentant depuis les
deux termes extrêmes jusqu'au milieu.
348 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES.
Donc, dans le développement de K (y + t)" , en tenant compte
des puissances successives det , puissances qui vont en diminuant
puisque test < 1 , plus de la moitié des coefficients des puissances
successives et ascendantes de y vont en augmentant.
2º On sait encore que dans ce même développement de (y + t)",
le rapport de chaque coefficient au précédent , en avançant d'un
quelconque des deux termes extrêmes vers l'autre terme extrême,
I
va en diminuant , puisque la fraction m - n + n qui représente le
,
il en résulte à fortiori :
R_QQP
< ,
d'où R > Qo ,
OCTOBRE 1836. 45
350 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
Alors , si l'on fait f (a) = A' ,
f (a)
I
= Β' ,
f" (a)
1.2
= C' ,
f (a)
1.2.3 = D' ,
fun (a)
= E' ,
[Link]
5. Cela posé, admettons que l'on ait déterminé les coefficients des
transformées successives en (x1) , en (x2) , en (x3) ... , et
que l'on soit parvenu ainsi, d'une part à une transformée en (x-l) qui
n'ait-plus que des permanences , et d'autre part à une transformée en
(x+ l') qui n'ait plus que des variations.
Cette opération faite,onconnaîtles parties entières de toutes les ra-
cines réelles que l'équation en x a ou peut avoir.
En effet [les racines entières étant supposées déjà extraites] , pour
que deux nombres entiers consécutifs , a, ± (a+ 1 ) [a pouvant
d'ailleurs être nul], comprennent une racine ou plusieurs, il est néces-
saire , relativement aux racines positives , que la transformée en
(x - a) ait plus de variations que la transformée suivante en
(x - a - 1) , et pour les racines négatives , que la transformée en
(x + a) ait moins de variations que la transformée en (x + a + 1 ).
Mais ne nous occupons que des racines positives (*).
Si donc , dans le passage de la transformée en (x - a) à la trans-
formée en (x - a - 1 ) , un certain nombre de variations ont disparu,
alors seulement il y a lieu de supposer l'existence de racines réelles
comprises entre a et (a + 1 ) , en nombre égal au plus à celui des va-
riations perdues.
I
x -a =
Dans cette hypothèse , on pose ; et les coefficients de
l'équation en x' s'obtiennent en renversant simplement l'ordre des
coefficients de l'équation en (x- a) ( et changeant , s'il y a lieu et si
l'on veut, tous les signes , afin de rendre le premier positif]; puis on
calcule les coefficients des transformées en (x - 1), en (x - 2), en
(x -5) , ..... jusqu'à ce qu'on arrive à une transformée qui n'ait
plus que des permanences .
La valeur æ' devant être plus grande que l'unité pour toute valeur
réelle de x comprise entre a et (a+1 ), il s'ensuit qu'il ne sauraitexister
de pareilles valeurs de x si l'équation en (x - 1) n'avait déjà plus que
suite.
hm
.... + f(m) (g) 1.2.3 ... m 0,
(*) Voyez sur cet objet, outre les Leçons d'Algèbre de M. Lefébure de Fourcy,
le Traité élémentaire d'Algèbre de MM. Mayer et Choquet.
354 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
Maintenant , de l'équation précédente on tire
f(m)(g) hm
h= f(s) ( f"(g) h ++ ++ ..
1
PURES ET APPLIQUÉES . 355
quand elle ne sera pas remplie, on déterminera par des essais directs ;
comme nous l'avons dit plus haut, le chiffre des dixièmes . On pourra
ensuite chercher le chiffre des centièmes en divisant -f(g) par f'(g),
pourvu toutefois que M soit < 1 ; sans quoi il faudra aussi déterminer
directement le chiffre des centièmes... ; et ainsi de suite.
Généralement , représentons par n le nombre des chiffres décimaux
déjà déterminés, etpar v le nombre des chiffres dela partie entière deM.
Quand M sera compris entreret 0,1 , sera égal à zéro ; quand M
sera moindre que o,, deviendra négatif, etsa valeur absolue re-
présentera le nombre de zéros placés entre la virgule décimale et le
premier chiffre significatif; enfin, dans le cas particulier où M serait
unepuissance exacte de 10 ou de 0,1 , la valeurdev, positive ou néga-
tive , serait l'exposantde cette puissance (*).
Cela posé, pour que l'on puisse obtenir une nouvelle valeur appro-
chée de la racine avec n' chiffres décimaux exacts , n'étant n , et
-
356 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
(n'- n) étant le nombre des nouveaux chiffres décimaux, il faudra
que l'on ait
10 1
ou ,
103n 10
ου 102n-v-n' > ou 1,
ou enfin 2n
-
ν -n
n' ou 0.
(*) Dans les cas ordinaires , les chiffres qui exigent une détermination directe ,
sont les deux premiers de la racine , quel que soit d'ailleurs le nombre de ceux
qui composent la partie entière ; quant aux nombres de chiffres déterminés après
ces deux-là dans les approximations subséquentes , ils suivent la loi de la progres-
sion 1 : 2 : 4 : 8 : 16 . etc.
PURES ET APPLIQUÉES . 357
contraire, lorsque la partie du quotient que l'on aura négligée ne sera
qu'une petite fraction de l'unité de l'ordre précédent , il sera probable
que la partie restante n'est pas inférieure à la véritable valeur de la
racine ; et l'on devra retrancher une unité. Dans ce cas , une fausse in-
duction se reconnaîtrait encore à l'approximation suivante , parce que
l'on retrouverait dans la nouvelle valeur de h, l'unité supprimée à tort.
On pourrait alors , soit continuer la résolution avec cette dernière va-
leur de h , soit reprendre le calcul de l'approximation précédente après
y avoir rectifié la valeurde g ; et ce second parti sera toujours à préfé-
rer, afin de ne pas compromettre le degré d'exactitude des approxima-
tions ultérieures .
Ainsi , dans la règle que l'on vient de donner pour la détermination
de la valeur de h, on peut sous-entendre que le quotient de -f par f'
est calculé à une demi-unité près du dernier ordre décimal, sauf à vé-
rifier la limite inférieure prise en conséquence pour la valeur de h, afin
de s'assurer que cette valeur n'est pas trop petite ou trop grande d'une
unité du dernier ordre (*).
7. Maintenant , l'équation eny étant supposée complètement réso-
lue , il reste à savoir avec quel degré d'approximation l'on pourra
obtenir la valeur de x lorsqu'on y introduira celle de y.
Pour cela , rappelons que l'on a
х 97 + P ;
i'r+ p
désignons par y la valeur approchée de y , déterminée au moyen du
calcul précédent , et supposée , comme nous l'avons dit , inférieure à
la véritable ; et soit e l'unité du dernier ordre décimal de y : la véri-
table valeur de y sera comprise entre yet y+6; celle de x le sera entre
qv+ P et q ( v + ε) + P.
I'v+P (v + 1) + P
(*) Dans le cas où la rectification dont nous parlons ici serait nécessaire , il est
facile de voir que les calculs déjà faits donnent un moyen très simple de l'effec-
tuer, sans que l'on ait besoin pour cela de recommencer toutes les opérations ; il
est sans doute inutile que nous insistions là-dessus.
OCTOBRE 1836. 46
358 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
la première de ces deux fractions , sera moindre que leur différence',
ou que
qr + p -
q (x + 1) + p = (pq -qp')
Ivtp q(x+ 1) +p (qv+ p') (q'r +p + q'i)
#
(I'v+p')(q'r+p'+q' ) ;
et par conséquent, àfortiori, cette erreur sera moindre que la valeur
numérique de la fraction (I'v+p')
Donc, pour avoir la valeur de x réduite en décimales , on appré-
ciera à vue le nombre des chiffres contenus dans le carré de la partie
entière de (q' + p') ; et ce nombre de chiffres diminué d'un sera celui
des chiffres décimaux exacts que l'on pourra obtenir dans la valeur
dex , de plus que dans celle de y.
Quant au sens de l'erreur, il dépend du rang de la transformée en y,
toute valeur approchée de la racine de cette équation, pourvu qu'elle
le soit par défaut et non par excès , jouissant à cet égard des mêmes
propriétés que le quotient entier incomplet qu'elle remplace. Cette
erreur est donc de sens contraire à celle que produit la réduite
précédente , en supposant toutefois que l'on n'ait apporté aucune
altération au quotient de qy+ p par q'r+p'.
8. Pourfaire une première applicationde ce qui précède, jeprendrai
l'équation suivante, déjà traitée par LAGRANGE :
203 -
7x + 7 = 0.
-
-
4 -
29 +41 12 + 1 х- I
-
3+ 1 + 20- 9+ 1 3+
-
2 + 15 + 5- 6 + 1
-
I
+13 -
4 -
3+ 1
+7 -
+++
+ --
12
4+ 3 + 一 x= 1 + , .... (?)
+ + 5+ 6 + 1
:
+
0 1+ 3 -
4+ 1
1 + 1
+ -
1 1 - 2 I
+1 x' = 1 + x"
2 - I -
2+ 1
3
3 + 1 + 6 + 5 + 1 x = 2 +
I
•
Ainsi, je vois que les deux racines cherchées sont réelles , et que
x' est compris , pour l'une entre 1 et 2 , et pour l'autre entre 2 et 3.
Les racines se trouvent donc déjà complétement séparées; les deux
premières valeurs approchées de chacune d'elles sont :
I 2 1 3
Xa X ;
x
' = 1 + x = 2+ ;
(1) A B C D
0 +1 - 1 -2 + I
++
I - I - 2+ 1 +
1
2 -
1 + 3 + 4 + 1 x" = 2 +
3 + 7 + 14 + 7 + 1
A B C D
(3)
0 -
I -
2+ 1 + 1
I -1 + 3 + 4 + 1 x" = 1 +
I
;
x
2
+ 7 + 14 +7 +1
d'où il résulte que la valeur de x" est comprise , pour x,, entre
2 et 3 , et pour x, entre 1 et 2 ; ce qui donne les deux nouvelles
réduites :
5 4
X x =
3' 3
400 " -
I 0.
A B C D
0 - 1 - 4 -
3+ 1
1 + 0
- -
1
7 7F
2 -- 13 4+-
3 + -
3 -
13 + 5+ 6 + 1
-
4 1 + 20 + 9 + 1 I
4
5
201 = 4+
+ 29 + 41 + 12 + 1
4+ ;
22 y + 5 19 4
x =
13y + 3 ' x. =
=114 +1,
3 x3 =
-
3 +1 .
y
f (20) = 203 -
20.20 -9.20' - 1= -
181 (**);
1
I
f' (20) = 3.20* - 40.20' - 9 = 391 ;
I
1.2
f" (20) = 3.20' -
20 =
40;
I =
= I.
2.3 "(20) 1
et par suite ,
h= - 40 -
ん.
391 391 391
Pour voir si le premier terme de cette valeur de h est suffisant
pour m'en faire connaître , sans erreur, le chiffre des dixièmes,
je remplace dans le coefficient de he, le numérateur 40 = f"(20),
(*) Une abréviation analogue peut être employée pour l'équation ci-dessusen x".
(**) Cette réduction peut s'effectuer très simplement et à vue , de la manière
suivante :
en décimales , donne
h = 0,46 ;
donc 4 est la valeur probable du chiffre des dixièmes de y , ce qui
se vérifiera en effet à l'approximation suivante; et d'ailleurs , on
voit dès à présent, que le produit 0, 11 × (0, 4) est moindre que
0, 02 , et que par conséquent la valeur de h dépasse o, 44. Mais nous
devons , pour le moment, nous en tenir au premier chiffre.
Je fais donc maintenant y = 20,4 + h ; et pour obtenir les
coefficients des diverses puissances de h' qui entrent dans le déve-
loppement de f(20,4 + h') , j'effectue le calcul suivant, profitant
ainsi des valeurs déjà calculées de f(20) , f'(20) , et f"(20) :
f (20 , 4) = (0,4)3 + 40 (0,4) + 391 (0,4)' - 181 ;
If' (20, 4) = 3 (0,4) + 80 (0,4) + 391 ;
1
407,16 32,48
X 0,4 + 391 ,
162,864 + 423,48 = \f'
-181 ,
-
18,136 = f
Je divise ensuite -
0,042 3, 3,
+ 41,2 X 0,042 × 0,042
18,136
-
ο, ο 00 6490 ,
je fais ο, ο 00 6489,
d'où y =
20, 4 42 6489';
et je continue le calcul de la même manière.
J'obtiens ainsi les valeurs suivantes, que je ne fais que rapporter :
f (20,4 42 6489) = (0,0 00 6489)3
+ 41,3 26 (0,0 00 6489)*
-
-
+ 426,9 46 0 92 (0,0 00 6489)'
0,2 77 0 89 1 12 }-
0,0 00 0263 9 14 3914 2 43 1831 ;
OCTOBRE 1836.
47
366 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
f
' (20,4 42 6489) = 3 (0,0 00 6489)*
52 (0,0 00 6489) '
=
+ 82,6
+ 426,9 46 0 92
426,9 99 7261 4 60 1363 ;
f" (20,4 42 6489) = 3 (0,0 00 6489) =
+ 41,3 26 }
41,3 27 9467 ;
-f:f' = 0, 0 00 0000 61806689 ;
h" = 0, 000 0000 61806688 ;
y = 20, 4 42 6489 61806688 .
Continuant , et abrégeant encore , j'obtiens pour dernière approxi-
mation de la valeur de y,
f=-0,0 00 0000000001345 64 21 16 86046287 1 57 5556 72547328,
f'=426,9 99 731257000656 1 95 2592 44588032 ,
f"= 41,3 27 946885420064,
-f: f' = 0, 000 0000 00000000 3151388673961020 ,
h""""= ๑, ๐ ๐๐ 0000 00000000 3151388673961019,
y = 20, 4 42 6489 61806688 3151388673961019,
valeur exacte jusqu'à la trente-unième décimale.
Une approximation de plus me donnerait soixante- trois décimales ;
mais j'abandonne ce calcul qui ne présente d'autre difficulté que celle
de trouver un espace suffisant pour y placer tous les chiffres à leurs
rangs respectifs.
10. Reste à substituer ce résultat dans les expressions trouvées au
numéro 8 pour x1 , x2 , et x3 ; ce qui donne
x =
454 7 38 2771 59747142 9330550827142418
268 7 54 4365 03486948 0968052761493247
x =
392 4 10 3302 74327077 9876384805259361
289 1 97 0854 65293636 4119441435454266 ,
-
X3
62 3 27 9468 85420064 9459166021883057
20 4 42 6489 61806688 3151388673961019
PURES ET APPLIQUÉES . 367
Enfin , si l'on veut exprimer les valeurs de x , x , x , en déci-
males , il faut observer que la valeur de y remplace le dénominateur
incomplet 20 dans les réduites
22.20 + 5 445
x1 =
13.20 + 3 263'
19.20 + 4 384
X =
14.20 + 3 283'
3.20 + I 61
- =
X3 20 20
x, = 1 , 692 021 471 630 095 869 627 814 897 002 069 14,
x, = 1 , 356 895 867 892 209 443 894 399 510 021 500 58,
-
x3 = 3, 048 917 339 522 305 315 522 214 407 023 369 72,
valeurs exactes jusqu'à la trente-cinquième décimale inclusivement;
l'approximation suivante eût conduit jusqu'à la soixante-septième.
11. Je vais encore m'occuperde quelques exemples ; mais je n'en
pousserai le calcul que jusqu'à la séparation des racines, ce qui est
suffisant pour le but principal que je me suis proposé , et je ne ferai
qu'indiquer le tableau des opérations.
Deuxième application.
x -
1204 -
1, x -
2x -
2, et x -
5,
± √2 , x = 1 ± √3 , et x = ± √5 ,
a toutes ses racines réelles. Et bien que deux d'entre elles soient
comprises entre + 2 et + 3 , et deux autres entre - 2 et -3 , on va
voir que la séparation s'en fait avec la plus grande facilité.
A B C DEF G||
3 ||+ 104 - 428 +.... + ... +1 I
2 +
-x=2+ ... ?
6 + 30 + 1-66 +48-12 + 1
-
I + 8 -
10 + 10
+37 2-12 -
0 + 1
I
+1 + 24 + 36 -26 -30 + 3 + 6 + 1X ,
+2 +14 -
+ 3 + 60 ++ .. ++ .. + .. + 1
I
x = 2 +x
A B C D E FG
0 + 1+
12+ 48+ 62-- 23-58-14
1
+ 56-
4-274-330- 103+ 26+ 14
2
x= 1 + ....
- 615-1740-1412- 202+ 237+ 110+ 14
3
-3608-3588+ 714+ 2126+ 997+ 194+ 14
4-3151-9260-152248334+2177+278+14
5 + +
+ +
++14
x=4+.... +
I
-
-
x= 2 + x
A B C D E F G
0 + 1+ 12+ 48+ 66+ 1-30 +6
I
+104+ 196+ 42-110-59+ 6 + 6 x = 2 + ....
2
+185-220-492- 166+ 61+ 42 + 6
3 -584-1212-114+ 618+361+ 78 +6
4 -84-2284+4776+2962+841 + 114 + 6
+ + ++ x=4 + ....
5 + + +6
PURES ET APPLIQUÉES . 369
Résumé : six racines réelles
1 entre o et 1 , 1 entre o et- 1 ,
I I
e
2 -
x = 2 +
Positives 2° x = 2 + 1+... ' Négatives 2+
I I
3° x = 2+ 3 -
x = 2
+ 4+...
4
+...
12.
Troisième application.
x6 -
A B CDEFG
I
1 + 27-37+ 15-40++ =x-
13 racines dont 2
+9-0
1 xdouteuses .
- 1- 1+ 60+40
I
x
= : une racine réelle .
+1 + 93+215+135-0-15+ 0+ 1
I 2 racines dou-
+2 +429+431+ 60-40 0+ 6+ 1 x=2+ { teuses .
+3 +887+467+ 15+40+45+12+1
I
x = 2+
ABCDE F G
A B C D EFG
0- 1- 6 0+40-60-1+1 une racine réelle , et
1-27-125-235-90-50+5+ 1 2 racines imaginaires . B RARY
Résumé. REESE LIOF THE
0
-5-22-23 +7 +8 -7 -6 +4 x=
12 racines
+1-44-58 -30 -11 +23 +41 +22 +4 douteuses .
+2 +33+326+++++...+4 x=2+
ITune racine
réelle.
+3 +...++.. ++.. ++...+4
x=
A B C D EF G H
-
I
-x =
A B C D EF GH
• +4+6-7 -8 +7 +23-22 +5 4racines
I
2
+8 + 14 +16 -15 +33-4 +13 +5 =1 + douteuses .
++..++.. ++...+... +.
1
5= 1+
A B CD EFG H
0
+5 +13-4 +35 -15 +16 +14 +8
I +...+...+ . +. +...+...+...+ .. 4racines imaginaires.
Résumé.
Une seule racine réelle comprise entre 2 et 3.
;
PURES ET APPLIQUÉES. 371
Addition au numéro 2.
[( -α) + βα ]
4
β (
+29 [( -a) + B²]
+ 2pg[(
2p'q' - )( -a) + ]
2
2
+
p [( - a)+ B²]
Or, on voit d'abord que le coefficient du terme en y' et le terme sans
' , sont essentiellement positifs , car ils ne sont respectivement autre
y
autre chose que
(q - q'a) + q'β ,
et
[(q- q'a) + (p - p'a)] + (q' + p') ².
compris entre P et -
suite le produit ( -
a
( P -a) est négatif.. Comme d'ail-
I
leurs la somme de ses facteurs vaut ± (2 -
=
)
q(q'+p') , et
q +P
que par conséquent ce produit a lui-même pour valeur maximum
1
49' (9' + p') " nombre qui peut devenir moindre que toute fraction don-
I
wwwnwww.w
MÉMOIRE
PAR C. STURM.
I.
du d. (kdu)
dx
-
lu (1)
di dx
(*) On peut voir dans les ouvrages de M. Poisson et surtout dans sa Théorie
de la Chaleur, [Link], les considérations qui conduisent à chercher des intégrales
particulières de la forme (5) et à prendre pour l'intégrale générale la somme de
toutes les intégrales de cette forme.
PURES ET APPLIQUÉES. 383
On a d'abord
d. ( dv)
dx
dx + (gr-l) V = 0 (6)
kdv
dx
+ HV = o, pour x = Χ. (8)
dV
La valeur de l'une des quantités V , d , pour x= x reste indéter-
minée et peut être prise à volonté ; celle de l'autre est donnée par
dV
l'équation (7) . Cette équation (7) se réduit à dx = o ou à V 0
pourx=x, selonqu'ony suppose h nulle ou infinie. Il faut alors donner
dV
à celle des quantités V,, de , qui ne doit pas être nulle pour x =x ,
une valeur arbitraire .
dV
Dèsque les valeurs deV etde dr pour x= x sont fixées , la fonction
V est entièrement déterminée par l'équation différentielle (6) pour
toutes les valeurs de x croissantes depuis x jusqu'à X ; quoiqu'on
ne sache intégrer cette équation que dans un très petit nombre de
cas particuliers , on conçoit que la fonction V existe et a pour chaque
valeur de x une valeur réelle unique qui dépend de celles de x et
der; on peut toujours la développer en une série convergente,
comme M. LIOUVILLE l'a fait voir dans son Mémoire inséré au no de
juilletde son journal (page 255. )
Jusqu'ici la constante rest arbitraire; mais maintenant elle doit être
déterminée de telle sorte qu'on ait
dV
k
dx
+ HV o pour x X (8)
dV
Cette équation (8) peut se réduire soit à V = o , soit à dx 0,
gu Q = o
(9)
d.(k dx
do + (gx - 1) Q + gµ P = o
dx
dP
et k
dx
-
hP = 0 , kdx do - hQ = o , pour x = x (10)
dP dQ
k + HP = 0 , ka + HQ = o , pour x= X . ( 11).
dx
dP dP
d'où
dou SQ.d. (k ) - P.d. (k ) = k (Q - P )
dx dx dx
dP
Or, en vertu des équations (10) et (11), k P se trouve
(९ dx dx
d( ) + (gr - 1) V = 0 ,
dx (6)
dV
et k (7)
dx -hV = o pour x = x .
On n'a point égard ici à l'autre condition (8) qui doit servir à déter-
miner les valeurs de r. Attribuons à r une autre valeur r', et désignons
parV' ce que devient la fonction V par lechangement de renr , nous
aurons aussi
dv!
et k -
;) pour x=X.
dxdr
( d) dx
dx + (gr - 1) V = 0 , (6)
par rapport à r, on a
ddV
d (k drdr dV
dx + (gr- 1) + gV = 0 .
dV
En multipliant cette équation par V et l'autre (6) par , puis retran-
chant , on obtient
ddV
et de là résulte
dV dV ddV
V
kadr -
dxdr :) =
0 pour x = x ,
V. (k
dr dx + HV) pour x =X, (18)
dV
puisqu'on suppose que la valeur actuelle de r annulle k dx + HV pour
x =Χ.
S*g(P* + Qº)dx = 0,
ce qui est impossible , puisque g est une fonction positive de x, et
que Pet Q ne peuvent être nulles que pour des valeurs e dæ particu-
lières.
lq
(19)
dq
=
d. (k ) + Ip
di dx
k
dx
-
hp = 0, ka -
hq =
o , pour x = x
kdp
dx
+ Hp = 0 , kda
dx + Hq = o , pour x =X } (
20)
d'où l'on tire en séparant les parties réelles d'avec les imaginaires ,
p = (P cos. [Link]).e- t, (22)
q = (P sin . At+ [Link]).e- ut.
Cette nouvelle expression de p est la demi-somme des deux valeurs
de V. cos. rt qui répondent à r= x + μ V - retàr- λ-μ V - 1 ,
il en est de même pour q. On peut au surplus s'assurer par une vérifi-
cation directe que ces valeurs (22) satisfont aux équations (19)et(20).
Car leur sub titution dans ces équations reproduit les équations (9),
(10) et ( 11 ) dans lesquelles se transforment les équations (6), (7) et (8)
quand on fait r= 1 + μ -١٠
Maintenant je multiplie les équations (19), la première par 2 pdx
la seconde par 2qdx , et je trouve en ajoutant
8 (2pdp d29dq)
+ 2qdq) dx = 2p.d.( k ) - 29.d. (k ). dx
kdv pour x= x. Si V ne
La constante C est égale à la valeur de k
doit pas être nulle pour x= x , on peut lui attribuer une valeur arbi-
traire , et supposer cette valeur positive; d'après l'équation (7) celle de
dV
xx sera aussi positive ou nulle; et si V était nulle pour
dx pour
dV
x= x, on prendrait toujours la valeur de de pour x=x positive.
Ainsi C est positive ou nulle dans l'équation (24). Il résulte de cette
équation que si l'on donne à r une valeur négative ou nulle
dV doit être positive pour toutes les valeurs de x croissantes depuis x
dx
0 C+ + St (-gr+t)Vdx.
Σ
(25)
dV
Or ici C est positive ounulle, et comme dr est positive pour toutes
les valeurs de x moindres que ξ , V qui est positive ou nulle pour
x = x , preudra des valeurs croissantes et par conséquent positives ,
tandis que x croîtra depuis x jusqu'à §. Donc, si l'on suppose r
négative ou nulle , les fonctions get l étant positives , l'intégrale
f (-gr+ 1)Vdx sera une quantité positive, et l'équation (25) sera
impossible.
dV
Ainsi, quand on attribue à r une valeur négative ou nulle, d
doit demeurer positive dans tout l'intervalle compris entrex et X.
Conséquemment V est positive et croissante dans cet intervalle , et il
dV
s'ensuit , d'après l'équation (24) , que la fonction positive kdx est aussi
dV
croissante. La fonction k + HV est donc encore positive et crois-
sante , et ne peut pas être nulle, lorsque x atteint la limite X , c'est-
à-dire que l'équation F(r) = o ne peut pas être vérifiée par une va-
leur de r négative , ni par r= o.
On peut encore le démontrer de la manière suivante.
On a , en multipliant l'équation ( 16) par Vdx , puis intégrant de-
puis x = x ,
Sv.d.(k ) + f (gr- 1)Vdx = 0.
L'intégration par parties donne
dV
V.d.(k ) = [Link] - ſk (dv) dx ;
dx
kV
dx = C + Sk (ax) dx +f (-gr+ 1)Vdx. (26)
αν
La constante C étant égale à la valeur de kV de pour x= x, est
positive ou nulle , d'après l'équation (7).
394 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
Si l'on fait r négative ou nulle, on voit que le second membre de
cette équation aura une valeur positive et croissante avec x , de sorte
dV
qu'ilnepourrapasdevenir nul; donckVdx' etconséquemment ni V, ni
dv
VII.
1 > k'n .
Posons l'équation différentielle
d. (k )
dx + k'n.V' = 0 ,
qui se réduit à
dV
0.
dr + nV
Elle a pour intégrale V Csin. (nx + c) .
On peut prendre la constante arbitraire c telle qu'on ait
dv' dV
k' k
dx dx
V' pour x x, :
IX.
dx + (gr-1)V=
remplit la condition
dV
k
dx
-
hV = o pour x = x .
dV
k
da
+ HV
Cela posé, la quantité V
étant positive pour x = X et
アニ o, comme on l'a vu no VI , on conclut du théorème du n° XX
V
du premierMémoire, que les deux fonctions V et k dx + HV ou l'on
fait x=X doivent s'évanouir et changer de signe alternativement
V
pour des valeurs croissantes de r, et que c'est kdx + HV qui s'éva-
nouit la première.
Ainsi , V(X, r) qui est positive quand r= o , demeure positive
tandis que r croît depuis o jusqu'à p.; elle change de signe une fois
et devient négative pourune valeur de r comprise entre 1. et p.; elle
NOVEMBRE 1836 . 51
398 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES.
s'évanouit une seconde fois pour redevenir positive quand x croît de-
puis p. jusqu'à f3, et ainsi de suite.
De là et du nº XII du premier Mémoire on conclut encore les
propriétés suivantes : V, ne change pas de signe ou demeure positive
entre les limites x et X (comme V(x, r) quand r=o). V. change de
signe une fois pour une valeur de x comprise entre ces limites.
V3 change de signe deux fois entre les mêmes limites , et en général
V; change de signe i- fois entre x et X.
dV
Si l'on devait avoir V= o pour x=X au lieu de K dx + HV= 0
(ce qui revient à supposer H infinie dans l'équation (8), V, s'éva-
nouirait toujours pour i- 1 valeurs dex plus grandes que x , en comp-
tant X parmi ces valeurs. Et si l'on avait V= o pour x=x, au lieu de
k
dx -hVo , V, s'évanouirait encore pour i- 1 valeurs de x plus
XI.
Nous allons comparer les valeurs de x qui annullent les deux fonctions
51..
400 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
dVi dVi
k
+PV, et k dx +pVita qu'on obtient en faisant r = Fa
dV
etr = fita dans l'expression k dx + PV.
Quelle que soit la racine de l'équation F (r) = 0 qu'on substitue
dV
k
dx+PV
à la place der dans V cette quantité a toujours une valeur
,
dVi dV
Καν'
dx +pV' par k dx+PV , Καν" k dx
K" dx + pV" par kavit + pVita
et le nombre & par Δ .
Ainsi deux valeurs de xconsécutives qui annullent kdVi
dx
+[Link]-
(gpi - 1)k + p -
ko
dx
. (28)
dVi+a+pi + A
dx
cellesde savoir h + pet - H + p , on voit que
Vi + A
dVi
cette fonction Ka
dx + pV, doit s'évanouir un nombre de fois mar-
dVi
Les valeurs de x qui annullent de répondent à p=o. Quand on
fait p= o , la condition (28) se réduit à gr.-1 > o . Alors, d'après le
n° XXV et aussi d'après le n° XXX du 1er mémoire , pour chaque
PURES ET APPLIQUÉES. 405
dVi
k
dVi dx
annulle
dx ' ✓ passe toujours du positifau négatif, et V, devient
i
dx
(dk
) dx
XV .
puisqu'on aurait g'f' - ' > αρι letk' < k ; mais d'un autre
côté , les valeurs de x qui annullent V', deviennent d'autant plus
grandes , que p', est plus petite.
Si l'on prend de nouvelles fonctions g' , l' et k' telles qu'on ait
g'r - lgr - let k' k on ne peut plus dire si la racine '
qui remplacera p₁ sera plus petite ou plus grande que pi; car pi
serait < Pi , si l'on avait seulement gr - 1 gr - let k
=
k, et =
P'; serait > Pi si k seule était changée en k' > k et que g' et l'
fussent les mêmes que g et l.
Si pour chaque valeur de x on a g' pi- 1 gpi-let k k ,
les valeurs de x qui annulleront V', seront plus petites que celles
de même rang à partir de x qui annullent V₁; elles seront au
contraire plus grandes si l'on a g'p' - l' gPi - let k' k.
Pareillement si les deux fonctions gp - let g'p'; - l' sont po-
sitives , selon qu'on aura pour chaque valeur de x ,
' P' - > -
let k'k
i 8P =
(30)
c'est-à-dire qu'il s'agit d'exprimer dans l'intervalle de x à X la
fonction arbitraire f(x) par une série de fonctions assujetties à
vérifier les trois équations (6), (7), (8) et qui diffèrent les unes des
autres par les valeurs P. P...fi .. du paramètre r tirées de l'équation
transcendante F (r) = o . En admettant la possibilité de ce dévelop-
pement , on détermine chaque coefficient C₁ par le procédé connu que
nous allons rappeler.
Multiplions les deux membres de l'équation (30) par gVdx , puis
intégrons-les entre les limites x etX ; nous aurons
X X
X
2
...
2
C
+ afgVi dx + etc. (31)
d. dV
de l'expression
-
dr dx
+ HV v ) où l'on fera x = Xetr Pi
Σ
u
i= 1
C₁ Vie- pit f(x) = Σ.CV
elles deviendront
م
XgV; f(x) dx
u = Σ .
i1
X
R (33)
i
=8
f(x) = Σ V. fgVif(x)dx
i= 1 X
R (34)
XVIII .
SgV.f(x)dx
X
SgVidx
X
X
gVaf(x)dx
leur de C, étant X
•
fgV.f(x)dx = o , et fag.f(x)dx = 0 , X
2
Je suppose actuellement
du d'u
que la fonction
dm- u
u et plusieurs de ses déri-
vées successives jusqu'à deviennent nulles à la fois
dx dx .
pour x= et t= T , et je vais examiner ce que u deviendra pour des
valeurs de x et de t très peu différents de et de τ. Pour traiter ce
cas général qui comprend ceux dontje me suis occupé dans les deux
numéros précédents , j'emploierai une autre méthode fondée sur le
développement de u suivant les puissances de x' et de t', en faisant
x= + x et t = r + t
1
L'équation ( 1) devient
du
d
du (k dx
-
lu . (1)
8di dx
'
t
dn+ u
remplace l'intégrale multiple ...
d.( )
gy, = dx'
-
IY ,
gy. =
d.(k )
dx
' -IY,
gY₃ =
3
d.(k ) -
IY..
dx'
etc.
dY
La première gY₁ =
d.(k )
dx - IY différentiée p fois par rap-
port à x', donne
dY dgdp- Y
dx'p + Pdx dx drg Y.
+ ... + dx'p
dp+2Y dk dp+ Y
=k (p + 1 )p dk dpY dp+ k dY
+ (p+ 1) dx dx'p+i+ 1.2 de doc'pt... do'p de
dPY dpl
-
Y.
dx'P
dy dm- Y dmY
Comme Y, dxd sont nulles pour x'= o et que dom A
gY =
d.(k ) -
N.,.
dx
On trouvera de même
3
x'-6
Y =( ) (A + as) 1.2.3 (m-6) ,
et en général ,
2m-2n
Y=( ) ( +
Y= 1 2.3...(m-2 )
Toutes les quantités a , a,, a, ....a , fonctions de x' pourront de-
venir plus petites que toute grandeur donnée , pourvu qu'on attribue
à x' des valeurs suffisamment petites soit positives , soit négatives.
Supposons maintenant le nombre m pair et = 2n. Nous aurons en
mettant dans la formule (35) les valeurs précédentes de Y , Y. , Y, ...
x'an-4 g x'an-6 g
+ (A+ )1.2.3... (2n-4) 1.2+(A+a3) 1.2...(2n-6) 1.2.3
+..... .....
() 7-1
xa ( )
+(A+ )[Link].3...(n -1) + (A+ an)1.2.3...n
+At +1 .
PURES ET APPLIQUÉES. 421
Si l'on fait
x' = 2√( ) ,
et si l'on représente par Q le polynome
zan 22n-2 + z2n-4
1.2.3... 2n + + ....
1.2.3 ... (2n-2) × 1 1.2.3 ... (2n-4) × 1.2
zan- 6 z2 I
+
1.2 × 1.2.3 ... (n-1) +1.2.3...
,
+1.2.3 ... (2n-6) × 1.2.3
la somme des termes affectés du coefficient A dans le développement
précédent sera A.( ) . Q; la somme des termes qui renferment
a, a , a, ... a aura une valeur absolue plus petite que (*) . 60,6 kt
cette variable x'. On pourra donc donner à z des valeurs d'autant plus
grandes que t' sera plus petite. Nous désignerons par -
a et+ b les
limites entre lesquelles x' devra rester comprise pour que la quantité e
soit moindre qu'une quantité donnée aussi petite qu'on voudra.
Cela posé, pour toutes les valeurs de z,le polynome Q est constam-
I
ment positif et plus grand que son dernier terme 1.2.3 ... n ' qui est lui-
même plus grand que e,qu'on peutdiminuer à volonté. Doncpourtoutes
les valeurs de x' comprises entre -aet+ b, la fonction u ( ξ+x ', τ+1')
DECEMBRE 1836. 54
422 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES.
sera différente de zéro et de même signe que A , la quantité positive t'
étant très petite.
Supposons maintenant m impair et = 2n + 1. En substituant dans
la série de Taylor (35) les valeurs de Y, Y,, Y, ... Y., on aura
xan+1 '2n-1 t
x2m-3 )
(8+
+(A+ as) 1.2.3...(2n- 3) 1.2
71
+(A+a ) I
()
1.2.3 + On+1.
Si l'on fait encore
kt
'
x = 2√
2n+ 1 zan- 3
+
et Q= 1.2.3...(2n+1) +1.2 ....(2-1)x1 +1.2.3 ..(2-3)×1.2 +...
z3 Z
u
( + x', τ + t) = √( )
T
A(Q + ε) ,
la quantité e sera comme précédemment aussi petite qu'on voudra ,
pourvu que x' reste comprise entre des limites - a et + b suffisam-
ment petites.
Cela posé , le polynome Q est nul pour z = 0 , positif quand z est
positive, et négatif quand z est négative. On voit d'ailleurs que la
fonction u ( ξ + x' , τ + t') a le même signe que AQ pour toute va-
T
leur finie de z qui n'est pas très petite , puisquealors Q surpasse €. Donc,
Q changeant de signe pour z = 0 , la fonction u (ξ + x', τ+t')
doit aussi changer de signe au moins une fois, tandis que x varie entre
les limites - a et + b. Jedis de plus qu'elle ne peut s'évanouir qu'une
du
seule fois dans cet intervalle , parce que sa dérivée dne s'évanouit
pas et conserve constamment le signe de A dans ce même intervalle.
En effet , on a , d'après la formule (35) ,
PURES ET APPLIQUÉES. 423
du dY dy, dY, t t
' do
2 dYn
1
dx dx
' ++
dx +...+ dx' 1.2.3 ... n +dx ' +' , (36)
On trouve d'ailleurs
dY dY x'm-3
dx =(A+a )1.2.3 (m-1) dy = (4)(A+ ) 1.2.3...(m-3) , etc.,
a', a', ... étant très petites et nulles en même temps que x'.
dy dy,
Substituant ces valeurs de dx dx
..
on trouvera
du I
A
dx =( g 1 + 1.2.3...(2-2)×1
1.2.3 ... (2n-2) × 1
+..+
1.2.3 ... n + ']
e' étant comme & une quantité qu'on rendra aussi petite qu'on voudra
en prenant t' et x' suffisamment petites.
du
Onvoit par cette expression de que cette dérivée conserve cons-
tamment le signe de A quand x' varie entre les limites très petites -a
et + b , et qu'ainsi la fonction u ( ξ + x' , τ +t') croît ou décroît conti-
nuellement dans cet intervalle; de sorte qu'elle s'y évanouit une seule
fois en changeant de signe.
On peut encore démontrer ces propositions sans employer les déve-
=
loppements précédents. Lorsque m est pair et 2n , on a Y.=( ) .A
pour x' = o , et les autres fonctions Y , Y. , Y. , ... Y , sont nulles
pour x' = o. D'après les relations qui existent entre Y, Y. , ... Y , et
leurs différentielles , il est aisé de voir que toutes ces fonctions Y,
Y,, ... Y, sont différentes de zéro et de même signe que A pour des
valeurs de x' suffisamment petites, soit positives , soit négatives; donc
alors tous les termes de la formule de Taylor (35) qui renferment ces
t'n
fonctions sont de même signe que A et comme le dernier Y 1.2.3 ... n
surpasse t'*+ , on voit que u( + x', τ + t') ne s'annulle pas et
conserve le signe de A dans l'intervalle suffisamment petit où l'on fait
varier x
'.
54..
424 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
Lorsque m = 2n + 1 , Y, Y....Y, ont toutes le signe de A , quand
x'est positive , et le sigue contraire, quand x' est négative ; d'où l'on
conclut d'abord que la fonction u ( ξ + x', τ + t') change de signe
dans le petit intervalle où l'on fait varier x'. Mais elle ne peut s'éva-
du
nouir qu'une seule fois dans cet intervalle, parce que d ne s'y an-
du
nulle pas. En effet , de étant exprimée par la formule (36), on trouve
dy
que dy
de dy di, , ۰۰۰۰۰ ont constamment le signe de A et que
dx
'
k -g
:
dY =
= √(),
2
g
t') = ( ) A (P + €) (39)
ةم
(40)
en posant
zan- 1 + z2n- 3
Z2R+1
P
= 1.2.3 ... (2n-3) × 1.2
1.2.3... (2n+ 1) 1.2.3 ... (2n-1 ) Χι
2
.....
1,
m- 2 , etc.
dP
Si l'on divise P par , on trouve la partie entière du quotient égale
2 daP
à
I
z et le reste égal à - -
m
•
dz
de sorte qu'on a identiquement
m
dP dP
mP = z
dz
- 2
dz
(41)
etc.
Enfin l'on a
dmp
+1.
dzm
moins une fois dans le même intervalle. Or c'est ce qui ne peut arriver,
si l'on prend cet intervalle suffisamment petit, aussi bien que t' ; car
dmu
en diminuant t', dm (६+ x', τ - t' ) diffère aussi peu qu'on veut de
dmu
dy'm (ξ + x' , τ) pour une même valeur de x', et cette dernière fonction
'ne s'annulle pas et conserve le signe de Adans l'intervalle dont il s'a-
git , si on le prend suffisamment petit.
Les m valeurs consécutives de z ou de x' qui annulent . .....
du du
u(ξ +x' , t-t') , en comprennent d'autres qui annulent dx" ainsi dx
doit s'évanouir m- 1 fois, ni plus ni moins, tandis que x' croit de-
du
puis - a jusqu'à + b, on en conclut que d ne peut pas être nulle
en même temps que u , et que u n'a point de valeurs minima dans
cet intervalle .
En résumé, si la fonction u et plusieurs de ses dérivées suc-
cessives du de jusqu'a dm
de' d'u m-'u sont nulles pour t = ret x = ξ, en
dem
prenant la quantité positive t' assez petite et faisant varier x dans un
intervalle suffisamment petit renfermant la valeur § , la fonction
u (x , τ + t') ne s'évanouira pas dans ce petit intervalle , si m est pair ,
et s'y évanouira une seule fois en changeant de signe si mest impair ;
mais la fonction u (x , t - t') s'évanouira et changera de signe préci-
sément m fois dans le même intervalle , quel que soit m, la dérivée
du
XXIII .
dm-anYn
dxm-an
= A pour x'
.A 0,
dmu
A étant la valeur de pour x'= o , qui est par hypothèse différente
de zéro.
PURES ET APPLIQUÉES . 429
Donc , si l'on suppose le nombre m impair et = 2n+ 1 , on aura
k -g
Y. 0 et =
.A pour x' = 0.
dY
Ainsi Y= o sera nulle pour x = o et dx
ne le sera pas. Or, au
du
contraire, il résulte de l'équation k dx -
huo qui a lieu pour
d
x = x , quel que soit t, que Y, ne peut pas être nulle sans que de
le soit en même temps. En effet, cette équation revient à la suivante :
k dx
du' -
hu 0
pour x' 0,
t étant quelconque.
En faisant dans cette dernière t' = o , on aura donc
k
dYn
dx
--
hY. = 0 pour x' 0.
:
dY
On ne peut donc pas avoir en même temps Y. o et dx A,
du
Quand u deviendra nulle pour t = r à l'une des limites x , X , d
s'évanouira en même temps , et s'il arrive que d'autres dérivées sac-
du d³u
cessives dad , d ..... s'annullent aussi, la première qui ne s'éva-
:
nouira pas sera d'un ordre pair 2n. Alors un peu avant que t atteigne
la valeur t , u s'évanouit en changeantde signe n fois près de la limite
pour laquelle u(x , t) est nulle , et quand t croît au-delà de r, u cesse
de s'évanouir en cet endroit.
:
PURES ET APPLIQUÉES. 431
Si t continue à croître , le nombre des valeurs nulles ou des change-
ments de signe de u (x, t) diminuera toujours de la même manière ,
chaque fois que u deviendra nulle à l'une des limites x , X , ou que n
et quelques-unes de ses dérivées consécutives s'évanouiront simulta-
nément entre ces limites.
Il est aisé de voir, en modifiant légèrement l'analyse précédente ,
que la fonction u(x, t) jouirait encore des mêmes propriétés, lors
même que g , k, I dans l'équation (1) seraient des fonctions des deux
variables x et t, et que het H dans les équations (2) et (3) seraient
aussi des fonctions de t, toutes ces fonctions étant assujetties à la
condition d'être constamment positives .
Si l'équation (2) se réduisait à u= o pour x = x , on aurait encore
les mêmes propositions , en ne tenant compte que des autres valeurs
de x plus grandesque x qui annulleraient la fonction u.
De même , on n'aura pas égard dans l'énoncé à la valeur X, si l'é-
quation (3) se réduit à u= o pour x = X.
Dans tout ce qui précède, la variable t peut être négative aussi
bien que positive, en supposant u égale à une fonction arbitraire de
x pour to , ou pour une valeur donnée det.
Ces propositions pourraient ne plus subsister, si quelques-unes des
quantités que nous avons considérées dans notre analyse pouvaient
devenir infinies pourcertaines valeurs de x qui annulleraient la fonc-
tion u (x, t).
XXV.
Cette fonction u (42) jouit donc des propriétés qui viennent d'être
énoncées. Il est aisé de voir combiende fois elle s'évanouit , quand on
donne à tde très grandes valeurs positives ou négatives. Sil'on donne
à t une valeur positive très grande , u devient sensiblement propor-
tionnelle à son premier terme CV₁e-pit, quand Vi n'est pas nulle , car
les rapports des autres termes à celui-ci sont d'autant plus petits que
la valeur de test plus grande, comme on le voit en écrivant cette
55..
430 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
On arriverait à une conclusion semblable, si u et plusieurs de ses
dérivées successives du
dadd'u étaient nulles à la fois pourt = t
et x Χ.
XXIV .
13
TOCL du
Quand u deviendra nulle pour trà l'une des limites x , X , dx
s'évanouira en même temps , et s'il arrive que d'autres dérivées snc-
du d³u
cessives s'annullent aussi, la première qui ne s'éva-
dx dx .
nouira pas sera d'un ordre pair 2n. Alors un peu avant que t atteigne
la valeur t , à s'évanouit en changeantde signe n fois près de la limite
pour laquelle u(x , t) est nulle , et quand t croît au-delà de r, u cesse
de s'évanouir en cet endroit.
: .:
PURES ET APPLIQUÉES . 431
Sit continue à croître , le nombre des valeurs nulles oudes change-
ments de signe de u(x, t) diminuera toujours de la même manière ,
chaque fois que u deviendra nulle à l'une des limites x , X , ou que n
etquelques-unes de ses dérivées consécutives s'évanouiront(@simulta-
nément entre ces limites. алва 119
Il est aisé devoir en modifiant légèrement дирl'analys e précédente ,
que la fonction u (x , t) jouirait encore des mêmes propriétés , lors
même que g , k , l dans l'équation (1) seraient des fonctions des deux
variables x et t, et que het H dans les équations (2) et (3) seraient
aussi des fonctions de t, toutes ces fonctions étant assujetties à la
condition d'être constamment positives .
Si l'équation (2) se réduisait à u = o pour x = x , on aurait encore
les mêmes propositions , en ne tenant compte que des autres valeurs
de a plus grandes que x qui annulleraient la fonction u..
si l'é-
' oncé à la valeur X ,
dans ll'én
De même , on n'aura pas égard dans
quation (3) se réduit à u= o pour x= X 91
u
e-pit[CV + C+ Vitz e-(pits-pit + ... C,V, e-(pp-pit].
Or, la fonction V, s'évanouit et change de signe i- 1 fois entre les li-
mites x et X sans que ladérivée dVis'annulle enmême temps. Donc,
dx
t ayant une valeur positive très grande ou infinie , udoit aussi s'éva-
nouir et changer de signe i- 1 fois entre x et X pour des valeurs de
du
x très peu différentes de celles qui annullent V, et dx ne s'annul-
lerapas en même temps que u. Cette proposition peut être établie plus
rigoureusement comme il suit:
Soit l'une des valeurs de x entre x et X pour lesquelles V, s'an-
dVi
nulle. Comme dx n'est jamais nulle en même temps que V₁, on peut
donner à x une valeur a plus petite que et une valeur b plus
grande que & telles que pour toutes les valeurs de x comprises entre
dVi
a et b , dx ait constamment le même signe qu'elle a pour x= ξ.
Alors V, croîtra ou décroîtra continuellement dans cet intervalle et
n'y deviendra nulle que pour x= ξ. Or, on a
du dVi dVit
-pit
e
dx
=
pour p -
I valeurs de x comprises entre x et X infiniment peu dif-
férentes de celles qui annullent V,: et quand t croît depuis- ∞ jus-
:
434 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
qu'à o , le nombre des valeurs nulles de u (x , t) correspondantes à des
valeurs de x comprises entre x et X, ou même égales àces limites,
ne peut que diminuer ou rester le même. Donc ce nombre est au plus
P - 1 pour u (x , o) ou Y.
On peut même prouverque le nombre des valeurs différentes de x qui
annullent Ydoit être plus petit que p-1 , six ou X est l'une de ces va-
leurs ou si parmi cellesqui sont comprises entre x etX il s'en trouve qui
dY
annullent à la fois Y et dY
dx
ou Y et plusieurs dérivées consécutives
dx,
dY
...
dx
dY
dr La première de ces dérivées , qui n'est pas nulle pour
x = x étant alors d'un ordre pair an , je dis que le nombre des
-
1,
racines x de l'équation Y = o sera toujours au plus égal à p
en comptant la valeur x pour n racines égales entre elles.'
En supposant que l'équation (5) ne se réduise pas à V 0
pour x = x,
Enfin , si les deux équations (2) et (3) se réduisent à la fois à
V = o pour x = x et x = X , auquel cas on a aussi Y = 0
pour x = x et x = X , le même théorème aura lieu en faisant
abstraction des deux racines x et X; parce que V, s'annulle en-
core
P- I fois entre ces limites.
:
XXVI.
d(kaiti)
dx
1
dr
etc.
gy, =
dx
IY,
ου
d'Y dk dY
gY, = k dx + dxdx -
Ν. (44)
dY x'm-1 x'm
....
x's
Y, est égale au produit de 123 par une fonction de x' qui
56..
440 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
ne devient pas très petite et nulle en même temps que x' ; s est
doncm - 2 .
dx = o à cause de l'équation k dx -
d2Y
sera pas nulle pour x = x et aura le signede dx Entre x etla valeur
dm- Y
le nombre m est pair. En effet , si l'on fait x= x + ξ' , la fonc-
tion Y, ou (CPV: + CI+ Pi+ Vi+++ C, P,V,) sera , d'après ce
..
den- 3Y,
dxan-3 , , et d'ailleurs entre x et la valeur dex immédiatement supérieure
1
CPV + .... + C, V, = 0 ,
3
CV +....+ CpFV, = 0 .
P
( )( ) V +(Gp )( ) +++ , =
Sp
P
L. זייי
CPV ++ CppV i ...
CV +....+C,V,.
C
Onen conclut, en remplaçant C, par Çi
n Cit par Gi+1/ n , etc. que
Pit
: :
du dru
chose que la fonction u(42) et ses dérivées di où l'on fait to.
Au lieu de Yet Y. , j'aurais pu aussi bien considérer la fonction
du
u(x, t) et sa dérivée dt définies par les équations (1), (2) , (3), 1
AP
du
et prouver à l'aide de ces équations , que l'équation dt = 0,
a au moins autant de racines x tant égales qu'inégales depuis x jus
Jr
(*) J'ai admis dans ces derniers nºs qu'une fonction Y de la forme
Ci Vi + Citt Vi +1 + ... + CV, ne peut pas être identiquement nulle pour
toute valeur de x comprise entre x et X , quand les coefficients CiCi+1 ...C, ne
sontXpas tous nuls. On reconnaît aisément cette propriété en observant qu'on a اد 4
X X X
X
gV:i Ydx= C gVidx ViVidx+...+ Gp ViVpdx
P
X X X
ou simplement :
X X
gV; Ydx =
X X
L'équation (44) fait voir d'ailleurs que si Y était constamment nulle , entre
les limites x et X , la fonction
You (GV ... + Cpp V₂)
serait nulle aussi , et par conséquent la fonction ...
Gigi Vi ... Cpbp" Vp,
ou celle- ci
Οι
Ci
1
( )( ) +.... + v,
le serait encore , tandis qu'au contraire cette dernière fonction se réduit à Vp quand
on fait n' infini.
(*) Ledéfaut d'espace m'oblige à supprimer quelques détails relatifs à la sphère
et au cylindre que j'ai annoncés dans l'introduction et auxquels le lecteur peut
suppléer aisément.
PURES ET APPLIQUÉES. 445
MÉMOIRE
μ'
2
[A+ A' cos (g'l +6. )]
PURES ET APPLIQUÉES . 447
μétant un nombre entier impair, et A, A', g', g., des constantes : g't
représente la différence des moyensmouvements de la planète troublée
met de la planète perturbatrice m' . Si a et a' sont les demi-grands
axes des ellipses décrites par m etm' , on aura A=a +a' , A' =-2aa' ,
ou mieux A' =- 2aa' (1-1 ) , en représentant par le sinus de la
moitié de l'angle compris entre les plans des deux orbites , et en évi-
tant de développer le terme très petit 2aa' cos (g't+g.). On sim-
plifiera un peu l'expression de la fonction Q en prenant une unité
de temps convenable et telle que l'on ait g' = 1 ; en fixant ensuite
l'origine du temps à une époque convenable, on peut rendre la
constante g, égale à zéro. Cela revient au fond àremplacer le binome
g't + g, par une seule lettre t. On a ainsi
1
Q μ
On calcule immédiatement les termes SP' cos ltdt , sdtſP' cosltdt qui
donnent déjà une valeur approchée des intégrales demandées. Cela
posé, lorsque l'on prend le nombre i assez grand, je prouve que les
valeurs des restes SP" cosltdt , sdtſP" cos ltdt s'expriment très sim-
plement en quantités finies et en fonctions elliptiques , et cela avec tel
degré d'approximation qu'on veut. Les théorèmes auxquels je suis
arrivé à ce sujet rendront, ce me semble , à la fois plus exact et plus
simple le calcul des intégralesSP cos ltdt, sdtfP cos ltdt, dans les-
quelles P= Qcos qt. Ce que je viens de dire des intégrales ....
SQ cos qt cos ltdt , SdtfQ cosqt cos ltdt peut se dire aussi des intégrales
E L IBRARY
R E E S
PITHE
UNIVERSITY
ار
CALIFORNIA.
450 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
X = U cos lt -
V sinlt ,
Y = U sin lt + V cos lt ,
U = pH sinpt V Σ IH cospt
pl P
-12
ne porte que sur des termes divisés par pt : aux termes près divisés
parps, on peut poser de même
P pl
p²
-l = P
+ p²- 1 :
U = (1 - ) Σ Η sinpt +
P
PH sinpt
p- 1 '
V ΙΣ H cospt
p-1
Hsinpt
Σ
P
ou
SP"dt
0
pH sinpt Σ
Hcospt
, 1- ,
p- 1
Σ
pH sinpt Σ
Hcospt
2 ,
p-p p-p
452 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
dans lesquelles p, représente un nombre entier déterminé et < i.
Quand on a p₁ = 1 , ces nouvelles séries coïncident avec celles dont
nous avons à nous occuper.
On a , comme il est aisé de le vérifier ,
t
Hcospt
SP"cosp,tdt= cosp,tPHsinpt - p. simpt Σ
0
2
p-p
2,
Hcospt
SP" [Link] = C+sinpt PH
0 p-p
sinpt+p, cosp₁t p -p
29
> pH sinpt 2
= P"
[Link]"cos p,tdt- sinpt(C -SP" sinp,tdt),
p-p² 0 0
t
Hcospt sinpt
Σ
p-p
2
P"[Link]- cosp (C-SP" [Link]).
P
t
H
P" = C + sinpats PH sinpt+ P. [Link]
p -p P
2
:
0.
0
sinpat sinptdt = 0,
f cospit cosptdt
0
f*P" dt = C.
0
d'où C= SP",dt, 0
2, Σ Hcospt
PH sinpt 2
p-p p²-p
(4)
(a) P L
= +++ etc.
P
G'l + G" l
p
-
+ etc.;
2 I
p
-
p²
-1 p²
-4
I
1
= - cos lt (12+ p²) H cospl - 2 sinlts pH sinpt
(p - 1 ) 2 (p -1 ) ,
Y = - sin lt (12+ p²) H cospt + 2 coslt pH sinpt
(p -1 )2 (p -1 )2
cequi donne
-
X₁ = U, coslt -
2 V, sin lt ,
Y₁ = - U, sin lt + 2 V, coslt ,
si l'on pose
U, = Σ
(l + p²) H cospt
,
(p - 1)
V. - > lpH sin pt
(p -1 )
Σ
Hcospt pH sinpt
29 ,
p²- p p²-p '
l +p² lp
2 29
(p - 1 ) (p - 1 )2 ,
sous la forme
l +p G G"
(p²- 12) 2
= p²- 1 ++ etc.
p²-4
lp G G.p Gap
(pl )
2
I G' G"
+ + etc .:
p p- 1 P- 4
1
or , aux quantités près de l'ordre P 6, on a
I I
P = I
'
I
on a
aux quantités près de l'ordre p
I
4
p = 3( 2
1) -3(
3 (p²- 4) ',
et ainsi de suite.
p p²-12
et il en résulte
U o, V Σ Hcospl C
P - SP"dt,
-
C= SP",dt :
0
p²-l p- 1
++
p²- 4 etc. ,
P G Gp Gap
= ++ + etc. ,
p²
P-l P p- 1 p- 4
ERRATA .
mx mx
Page 15, ligne 2, au lieu de sin amx , cos amx , lisez sin a
,
COS
a
ml
15, 6, au lieu de sin aml = 0 , lisez sin 0
a
π Эт απ 2απ
ib . 1
lisez
7, au lieu de al' al' T'T
int ait
12
ib. 10, au lieu de e lisez e
,
πμ πα
COS sin
2 21 21 8x
63, 18, au lieu de •
COS
πμ
COS
πα
πα(με –α )'
2 21
πμ πα
COS sin
2 21 21 24
lisez
COS πμ COST πα πίμε-α )
8 2
ib. , dernière, au lieu de lisez
π' π
148, 5, au lieu de des valeurs très grandes , lisez des valeurs négatives très grandes
dv"
156, 6, au lieu de V", lisez K" dx + pV"
185, 5, au lieu de x = a + x", lisez x = c + x"
daV dV dU
186, du
13, au lieu de L dx +M + NU, lisez L dxa + M + NU
dx
264, 8, au lieu de (n- 1) fois , lisez n fois
1b. , 11 , au lieu de métant < n , lisez métant 12
00 - . Les projections de
cette force sur les axes ox , oy , oz seront donc -maph , - mogh , - morh ;
deMar
1 5.
de Mathématiques. Septembre 1836. Tom. I. Pl. 1.
B
7. 2.
PP
o'
D
S B
o' P
4..
a
R
R
P P
b
B
'
5. 6.
B 0
B
P
P
0
to"
10 4
'
D D' PH 0" pm
0 '
C
8.
7.
C
D
B
A
P p
P
.
JOURNAL
DE
MATHÉMATIQUES
1
PURES ET APPLIQUÉES.
IMPRIMERIE DE BACHELIER ,
RUE DU JARDINET , NO 12 .
JOURNAL
DE
MATHÉMATIQUES
PURES ET APPLIQUÉES ,
OU
RECUEIL MENSUEL
Publie
www www
TOME DEUXIÈME .
ANNÉE 1837 .
PARIS ,
BACHELIER , IMPRIMEUR- LIBRAIRE
DE L'ÉCOLE Polytechnique, du BUREAU DES LONGITUDES , ETC..
QUAI DES AUGUSTINS , N° 55.
1837
身
:
ww
Solution d'une question qui seprésente dans le calcul des Probabilités ; par
M. Mondésir. 3
189
Mémoire sur l'interpolation ; par M. Cauchy. 193 .
Extrait d'un mémoire sur le développement des fonctions en séries dont les
différents termes sont assujétis à satisfaire à une même équation différen-
tielle linéaire , contenant un paramètre variable ; par MM. Sturm et Liou-
ville . 220
Remarques sur les intégrales des fractions rationnelles ; par M. Poisson . 224
Mémoire sur le degré d'approximation qu'on obtient pour les valeurs numé-
riques d'une variable qui satisfait à une équation différentielle , en em-
ployant , pour calculer ces valeurs , diverses équations aux différences plus
ou moins approchées ; par M. Coriolis 229
Sur une lettre de d'Alembert à Lagrange ; par M, Liouville. 245
Observations sur des théorèmes de Géométrie énoncés , page 160 de ce volume
et page 222 du volume précédent; par M. Binet.. •
248
Recherches sur les nombres ; par M. Lebesgue.. 253
Note sur un cas particulier de la construction des tangentes aux projections
des courbes , pour lequel les méthodes générales sont en défaut ; par
M. Chasles . .
293
Théorèmes sur les contacts des lignes et des surfaces courbes ; par M. Chasles. 299
312
Note relative à un passage de la Mécanique céleste ; par M. Poisson .
Remarques sur l'intégration des équations différentielles de la Dynamique ;
par M. Poisson . 317
Thèses de Mécanique et d'Astronomie ; par M. Lebesgue.. 337
Recherches sur les moyens de reconnaître si un problème de Géométrie peut
366
se résoudre avec la règle et le compas ; par M. Wantzel .
Solution d'un problème de Probabilité ; par M. Poisson . 373
Mémoire sur diverses manières de généraliser les propriétés des diamètres
conjugués dans les sections coniques . - Nouveaux théorèmes de Perspec-
tive pour la transformation des relations métriques des figures. - Prin-
cipes de Géométrie plane analogues à ceux de la Perspective. Manière de
démontrer, dans le cône oblique , les propriétés des foyers des sections
388
coniques ; par M. Chasles . .
Note sur la variation des constantes arbitraires dans les problènes de Méca-
nique ; par M. Cauchy . • 406
Sur quelques propriétés générales des surfaces gauches ; par M. Chasles . 413
Troisième mémoire sur le développement des fonctions ou parties de fonc-
tions en séries dont les divers termes sont assujétis à satisfaire à une même
équation différentielle du second ordre, contenant un paramètre variable ;
par M. Liouville. 418
TABLE DES MATIÈRES . vij
Note sur une propriété des sections coniques; par M. Pagès .. . ....
437
Solution nouvelle d'un problème d'Analyse relatif aux phénomènes thermo-
mécaniques ; par M. Liouville .. 439
.
X
une fonction p(x) qui satisfasse à l'équation (3) fxp(x)dx= Bn, n étant un
quelconque des nombres compris dans la série 0 , 1 , 2 , 3 , .... , ce problème
n'aura jamais plusieurs solutions. En effet si toutes les équations contenues dans
la formule (3) sont satisfaites en prenant p(x) = f(x) , on pourra poser en
X
=
wwwww
SOLUTION
me b (b - 1) .......
[b- (9-1) ]
Dans la (p + 1)m hyp (b+ n-p)(b+n -p- 1) ...[b + n-p-(9-1) ]
Cherchons maintenant la probabilité de chaque hypothèse. Soit N
le nombre d'arrangements possibles avec (b + n) lettres, en les pre-
nant pap : ce nombre sera
1 ..
4 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
N = (b + n) (b + n - 1 ) .....
[b + n- (p - 1 ) ] ;
il exprimera toutes les manières possibles de faire le tirage des p
boules , en supposant qu'on les tire de l'urne une à une.
Nous aurons d'un autre côté toutes les manières possibles de faire
le tirage de p blanches , en prenant le nombre d'arrangements de b
lettres pà p. Nommons ce nombre A.: il sera
A. = b (b - 1 ) (b - 2) .....
[b - (p - 1) ].
Nous aurons A,, ou le nombre de manières possibles de tirer
(p- 1) blanches et 1 noire , en observant que l'on peut former ce
nombre en prenant chacun des arrangements de b boules (p - 1 ) à
(p - 1) , y ajoutant chacune des n boules noires, et permutant cette
boule aux p places qu'elle peut occuper dans chacun des arrange-
ments : nous aurons donc
A. = b (b - 1 ) ......
[b-(p - 2) ]p.n.
Pour obtenir A., prenons chaque arrangement de b lettres (p - 2) а
(p-2) ; ajoutons-y chaque combinaison de n lettres 2 à 2 : la permu-
tation de la première lettre aux (p - 1) places de l'arrangement de
(p - 2) lettres donnera lieu à (p - 1) arrangements nouveaux de
(p- 1) lettres , et la permutation de la 2me lettre transformera cha-
que arrangement de (p-1) lettres enp arrangements deplettres. On a
évidemment de cette manière tous les arrangements possibles de
(b - 2) boules blanches et de 2 boules noires : écrivons donc
A, = b(b -
1) ...
[b- (p3) ] p(p - 1) n (n -1) 1.2
,
A, = n (n - 1) (n - 2) ... [n - (p - 1)].
PURES ET APPLIQUÉES . 5
N ' N' N , N
b (b - 1 ) ... [ b- (9-1) ]
+ Ap (b + n -p) ... [ b + n - p- (9-1)])
Remplaçons dans cette série A. , A. , ... A,, par leurs valeurs , ainsi
que N etremarquons que le facteur suivant b(b+n)(b+n-
(b - 1) ... [ b- (9-1) ]
1)...[6 + n-(9-1)]
est commun à tous les termes ; la probabilité cherchée sera
b(b - 1) ... [ b- (9-1) ] [ (b - q) ... [ b - p- (9-1 1
(b + n ) (b + n - 1 ) ... [b + n- (9-1) ] (b + n - q) ... [b + n -p - (q- 1)]
+ (6-9) ... [bp + 1 (9-1) ]
(b + n - q) ... [ b + n -p- (2-1)]Pn 1-
+ (6-9) ... [bp + 2- (q - 1 ) ] -
(b + n - q) 1.2
(6-9) (b - 9-1) -
...
•{ [(1-6) -- +9]
n(n - 1) ... [n- ( p - 1 ) ]
n ... n I
6
JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
Examinons la signification et la valeur de la quantité contenue entre
les crochets : tous les termes de la série ont un dénominateur com-
mun (b + n-q) ... [b+n -p-(q-1) =(b+n-q)(b+n-q-1) ...
[b + n- q- (p - 1) ] : ce dénominateur est le nombre d'arrange-
ments possibles avec (b + n - q) lettres prises pà p ; il ne diffère du
dénominateurN que par le changement de (b + n) en (b + n - q);
il doit donc exprimer le nombre de coups possibles , quand on tire p
boules d'une urne qui en contient (b + n - q) .
Considérons chaque expression de la série , à part ce dénominateur
commun , par exemple l'expression
n
(6-9) ... [bp + 2- (q - 1) ] p(p - 1) ( 1) ,
1.2
I I
A. = {b (b -
- 1)1)...
. 3 (6 - 1) b ...pn(n - 1) ... [n (p デナル
-b + 1) 11N
I
N
1.2.3 ... (p - 6 + 2)
I N
I I
21
me 9 (9-1) ... 3.2.1
(9 + 1) hyp... (b + n - p) ..... [bb .+ n -p- (q — 1 ) ]
263
b (b - 1) ... [b- (9-1) ]
(b + 1 )mchyp ... (b + n - p) ... [b + n - p - q - 1 ) ]
A
9(9-1) ... 3.2.1 (9+ 1) 9 ... 2 la se
-n-p-(q-1)]]+A
Na (b + n - p) ... [b + n-p-(q-1)] +n-p) ...[btn -p-(9-1)]
+A ++ (b +n-
(q + 2) (9 + 1) ... 3 b (b - 1) ... [b
[6- (9-1) 1
+A + (b+n-p)... [b+n -p-(q-1)]++ Ab+ n -p)...[b +n-p-(q-1)] }
Or remarquons qu'on peut mettre en facteur commun.
b(b - 1 ) ... [b - (9 | 11) ]
(b + n) ... [b + n -- (q - 1 , chaque terme contenant en numérateur le
8 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
produit de la suite des nombres depuis b jusqu'à 1 , ou jusqu'à 2, etc.,
et au moins jusqu'à [b- (q - 1) ] , et en dénominateur la suite
(b + n) ... [b + n- (p - 1 ) ] (b + n - p) ... [b + n- p-(9-1 )] :
écrivons donc pour la probabilité demandée
(b - q) ... 3.2.1 n(n-1 )... [n-(p-b+91)]
(b(b - 1) ... [ b- (9-1) ]
b+n-p) ...(b+n-p- q-1)]{ [(b+n-g)...(b+n-p-( -1)](b-q+ 1 ).. ...p
1.2.3.
..3 ... (p-b+q)
(6-9) ... 3.2 n (n-1 ) ... [n- ( p-b+q)]
+ (b+n-g)...[6+n-p-(9-1)](6-9) ...P 1.2.3 ... (p − b + 9 + 1)
+
(b - q) ... 3 n(n-1) ... [n-(p-b + q+ 1 )]
(b -q- 1) ...p-
(b +n-q) ... [b+n-p-(q-1 )] 1.2.3 ... ( p - 6 + 9 + 2)
• •
I
n (n- 1) ... [n- ( p - b) ] ( 1
A, = -
:
I
n(n-1) ... [n-(p -b+k -3)]1
N
Ak- a {b(b-1).. .(k - 1)(b-k+3) ...p
...P 1.2.3 ... (p - b + k - 2) N '
I
Ak-1 = n (n - 1 ) ... [n- (p-b +k-2 ] , 1 1
1 " hyp.... o ,
e
2º hyp .... o ,
+ (6-2)...
(b+n [b [b+n-p-(q-1
- q) ... + n -R-(9-1))] (b-k+ 1)...pm(n-1)3-(p ..
[n-(p-b+k-1)] }
La série comprise entre les crochets se compose évidemment de
[b + n - p- (q - 1 ) ] termes ou de (k- q + 1 ) termes , chacun des
termes exprime la probabilité d'une des (b + n - q - p + 1 ) hy-
pothèses que l'on peut faire sur la composition dep boules, que l'on
tire d'une urne qui en contient (b + n - q) , dans le cas où p est à la
fois plus grand que (b - q) et que n; or, comme la somme des pro-
babilités de toutes les hypothèses possibles, doit être égale à 1 , il
s'ensuit que la probabilité cherchée est réduite au premier facteur
b (b - 1) ... [b - (9-1 ) ]
(b + n) ... [b + n - (q - 1 ) ] comme dans les deux cas précédents .
Le théorème que nous venons de démontrer est encore vrai pour une
urnequi renfermerait des boules de plusieurs couleurs : on ledémontre-
rait en séparant les boules en deux groupes , dont l'un renfermerait les
boules d'une même couleur , et l'on prouverait que la probabilité de ti-
rerune boule de cette couleur n'est point changée: on ferait de même
pour les autres couleurs. Ce théorème peutdonc être énoncé ainsi dans
toute sa généralité : Si une urne renferme des boules de plusieurs
couleurs, et qu'on en tire au hasard un certain nombre , la probabi-
lité d'amener , parmi les boules restantes , q boules d'une couleur
quelconque , n'est point changée par cette soustraction et reste-la
même qu'auparavant. Il est tout-à-fait semblable à celui dont
M. Poisson s'est servi dans son mémoire sur l'avantage du banquier
au jeu de trente et quarante (Annales de Chimie et de Physique ,
t. XIII, p. 177-178), et on le regardera peut-être comme évident à
priori, mais il était bon d'en vérifier analytiquement l'exactitude.
PURES ET APPLIQUÉES . Π
NOTE
2).
Pour obtenir les différents cas où les courbes d'un degré donné n sont
de la même classe , on n'a qu'à résoudre la dernière équation en nom-
bres entiers , en satisfaisant en même temps à la condition
= (n - 1) (n - 2)
x+y 2
< I
x) = (m - n) (m + n - 9) ,
équations simples , qui donnent encore la suivante :
(m + n) - 6 ) = 9.
VI. L'un des deux nombres n et m étant donné l'on peut prendre
l'autre entre les deux limitesdéterminées par les deux équations
m
n(n -
1) , n
m(m 1) ;
excepté toutefois qu'on n'a jamais ni m=n(n- 1)-1 ni n=m(m-1)-1.
On a généralement ,
- -
m
n(n
= 1) 2x
3y, -
n = m
m(m 1 ) -
24 -
3υ. -
2) 6x -
Sy, -
= -
y 3m(m 2) 6u -
– δυ , -
VIII. Les courbes des degrés 3 , 4 , 5, offrent les différents cas sui-
vants , les seuls possibles , par rapport au nombre des points et tan-
gentes singulières , dont il est question ici.
72 3. n = 5.
m m E u υ
x
y u υ y
20 120 432
45
6 -
18 I
'
9 92 39
4 I -
3 17 I
78 37
3 I I
16 2 68 33
15 I 1 56 31
14 3 -
48 27
2
45 29
n = 4. 13 2 I 38 25
1
12 4 32 21
.
I 2 29 23
m x u ύ 11 3
y I 24 19
3 21 21
10 5 -
20 15
12 -
28 24 2 2
10 1 16 18 17 17
9 4 I 14 13
9
-
10 16 I 3 II 15
62
8 2 8 12 8 12 9
96856
241324354
3 11
7 I I
4 10 .
6 3 6 13
-
4
7 5 7
-
2 I 8
95
2
413
5
6.5.4
2 1 2
4 6 5
43
735
23
I 2 I 2 2
-
3 I -
-
1
2 2 I
14 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
On peut dans les tableaux qui précèdent changer réciproquement
nenm , xen u , y en 9.
IX. En représentant une courbe par une équation entre deux
coordonnées ordinaires , on la regarde comme engendrée par le mou-
vement d'un point , dont les différentes positions sont données par
l'équation. Soient petq des fonctions linéaires des deux coordon-
nées et
↓ ( p , q) = Ω 0,
(d )
drds drds , (d )
rds ds , (d )
drds drds = 0.
Paris , 12 mars 1836.
= 118) +
4
16 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
SECOND MÉMOIRE
I.
I gVf(x)dx
Σ
(1) X
gVdx
dV
(3)
-
hV 0
dx pour x = x,
dV
(
4) + HV = 0 pour x =X :
df(x)
(5). dx
-
hf(x) = o pour x = x,
df(x)
(6) dx + Hf(x) = o pour x =X.
(7) f(x)
=
Σ
vfgVf(x)dx
X
:
1
gVdx
Σ X ,
Sxsvdx
où l'on suppose to , et qui représente l'état variable des tempéra-
tures dans une barre hétérogène, résulte aussi de notre analyse ;
cette dernière série est même plus facile à traiter que la série (1) , et
c'est par elle que nous commencerons.
En terminant cette introduction, je dois dire qu'ayant communi-
qué mon travail à M. Sturm , il a trouvé presque sur-le-champ une
seconde démonstration de la convergence de la série (1) , aussi simple
que la mienne, et fondée sur ses propres principes.
II.
xdx Cx
Pa +1 = f*** (1 - gr) [Link],
X
que l'on peut prendre égale à l'unité, ou mieux encore égale à 1+h
pour avoir une expression de V qui convienne même au cas où h∞ :.
En adoptant cette dernière valeur de A , on a , pour x = x ,
I dV h
V = =
:
1+h ' dx. 1+ h
dV
en général ces valeurs de V et dx sont différentes de zéro; V se
dv dV
réduit à zéro lorsque h= ∞ , mais alors = 1 ; au contraire dx=0 ,
quand ho , mais alors on a V = 1. On voit par là que la fonction
V ne devient identiquement nulle pour aucune valeur déterminée
de r, tant que x reste indéterminée.
La série p. + p. + etc. est convergente : prenons en effet les di-
vers termes de cette série , abstraction faite de leurs signes , et dési-
gnons les par P. , P. , etc.; représentons par Pet G les valeurs abso-
lues les plus grandes des deux fonctions P. et l- gr pour des valeurs
de x croissantes depuis x jusqu'à X; représentons aussi par ko la
plus petite valeur de k. En remplaçant partout sous le signe ſ ( dans
les intégrales multiples P. , P. , etc.) l-gr parG, P. par P , k par k.,
les valeurs de ces intégrales augmenteront évidemment. On aura
donc
GP (x - x)²
P. < 0
. 1.2
,
P. < (GP) . (x- x)4 2
[Link]'
• •
27
GP n (x- x)
P. < ( P)* 0 1.2.3 ... 2n '
est convergente ; donc àfortiori les séries P.+P + etc. et p+p +etc.
sont aussi convergentes , ce qu'il fallait démontrer. De plus l'erreur
PURES ET APPLIQUÉES . : 21
:
V= p. +p.+SS (1- gr)dxfdf
X xk (1- grVdx :
X X
; GP (x-x)
R < w. ( ) 1.2.3... 2n2
22 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
ce qu'il fallait trouver et ce qui démontre de nouveau la convergence
de la série p. +p. + etc.
Jusqu'ici nous avons laissé le paramètre r indéterminé. Mais si
l'on veut satisfaire à la condition (4), il faudra prendre pour ce pa-
ramètre une quelconque des racines de l'équation
dV + HV = 0 pour X
dr
III .
d (V . ) dz
V
dz + (r√gk - lvo,
ou bien
dV d. dV
Vgk . + .. + (rVgk - 1
dz )V = o.
Maintenant si l'on pose
V = 0U ,
I dU
0 étant = 2
le coefficient de sera égal à zéro dans l'équation
Vgk
transformée , laquelle, en faisant r = p , et
d d20
√√gk . -
dz
-
dz = Vgk.θ . λ,
sera de la forme
d-U
(9) + PU = AU ;
quant aux équations (3) et (4) , si on leur applique les mêmes trans-
formations , elles prendront la forme
dU
(10) -
h'U = o pour Z
= 0,
dz
dU
(11) + H'U = pour z= Z, :
dz
= h'U = h
',
on obtiendra de même
dU Z
et い
dU
(15) dz psin pz + h' cos pz +fox'U' cos p(z -z')dz'.
0
Lorsque pn'est pas très grand, on trouve sans difficulté, par les
méthodes de M. Sturm , les valeurs de z qui rendent V un maximum
et les valeurs correspondantes de V. Il est donc facile de trouver alors
la limite supérieure que nous avons désignée au nº II par la lettre W.
Mais l'emploides méthodes de M. Sturm étant trop pénible quand p
est très grand , voici comment on peut y suppléer.
Soit Q la plus grande valeur que U puisse prendre lorsquez varie
de o à Z , et L la plus grande valeur de A dans le même intervalle ;
nous considérons les quantités Qet L , abstraction faite de leur signe .
La valeur absolue de l'intégrale
'U' sin (zzja , 20% 12 fromsidstdr3년의
1 Q <
√ +( )
LZ
Q< 2√x +
1 Mais on a V = 0U , et par suite V < Q, si désigne le maximum
absolu de : donc pour des valeurs de p suffisamment grandes , et en
considérant seulement la valeur absolue de V, on a
h
V< 20√ +( ): ९
X dx
SxgVdx = [ (g0 )Udz ;
X
dz
dx
mais , d'après les valeurs de 6 et de dz, savoir
:
I dx
0= 4 ,
dz
=
g'
Vk
1
on a
dx 7
= I.
godz
Il vient donc N
1
X Z
(17) U= cos pz +
+ K'sinez + 1;
d
tion devient plus petite que tout nombre donné , et il est même
९ !
4.. :
28 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
comme on a d'ailleurs
Z
sinzęZ
0
cos pzdz = 2
+ ,
48
Z
X Z
SgVdx = [ +
X
] +
९ représentant une quantité que l'on rendra aussi petite que l'on
voudra et par exemple plus petite que la moitié du premier terme
[ + ( )],
en prenante suffisamment grand : pour des valeurs de s très grandes,
on a donc
X Z
VI.
U = cos pz (1 -
эпитетом т
I
: 'U'sinpz'd ')
objazoq alls'up ;
I 2
Ste
dU
d = - sin pzpa(p -
dz 0 sinpzdz )
9.79
+ cos pp(h' f'U' cospada ):
0
1
du
nous en déduirons aisément la valeur de +H'U relative à z= Z ,
2
:
PURES ET APPLIQUÉES. 29
H'h' H'
P' =
९ 'U' (H cose + sin pz') dz',
+SU 0 ९
(P -
P') sin pZ = o ,
d'où l'on tire
P
(18) tang pZ = ९
1) + arc tang ९ P
n désignant un nombre entier quelconque que nous supposerons très
grand. Cette expression générale des fournit , à très peu près ,
ou Vr = (n -
Z
1)
,
ou plus exactement ,
(n - 1 )π P.
ou Vr = Z + (n-1) '
30 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
Z
P ou Vì = (n
( -11) + i. , Z
siblement à
(08)
En combinant ensemble les deux inégalités
X
sano sing naitergeti ekdnob anu
grandjel
vfxgVf(x)dx< 4F.G.. (X -x) [1+ ( ) ] ,
ch si
2
at de poser vSgVf(x)dx
X
16F.G .. (X – x) :.
X < Z
X
gVdx
eta (19) c u = Σ
Ve- fxgVf(x)dx ,
X
gVdx
X
(
20) fxgvf(x)dx= flvf(x)dx -
X
I
:
X f(x) d ( );
Une double intégration par parties donne
ff(x)d(k )=k (f(x) AP
- va dx
+fvd(kda ).
PA +
dx
Mais à la limite x de x on a
dhhV = o, dfx)
AP
dx
-
dx - hf(x) =
= 00,,
d'où résulte , en éliminant h,
f(x) dx) = 0;
cette même quantité
f( x) - vfdx
(x)
est nulle aussi à l'autre limite X par une raison semblable. D'après
cela , on obtient
X
X
f(x)d(k )=fxvd(k ),
moyennant quoi l'équation (20) se réduit à
X
fgVdx
en supposant que ce terme général soit le nieme (n étant un indice très
grand) et désignant par u, sa valeur absolue , il suffira maintenant
de combiner les inégalités
X
h
V
vs Vf(x) dx < 4F..G..(X-x)[1+ ( ) ] ,
X
X 2
Z
gn
SgVdx > [1+ ( ) ] , >
X
९ Z
et de poser
16F..G..Z . (X - x) - M,
9
M
pour en conclure un < 1. Or la série qui a pour terme général
n na
est convergente: donc la série (1) l'est aussi , ce qu'il fallait prouver.
De plus l'erreur commise en égalant f(x) à la somme des n premiers
termes de cette série est moindre que
ΜΣ ( ) ,
quantité dont il est aisé de trouver une limite supérieure et dans la-
quelle u prend successivement toutes les valeurs entières comprises
entre net ∞ .
Σ
S
Ve-".[Link](x)dx
X
SgVdx
(*) Tome Ior de ce Journal , page 411 .
Tome II. - JANVIER 1837.
5
34 JOURNAL. DE MATHÉMATIQUES
Pour des valeurs positives de t, la convergence de cette série ré-
sulte évidemment de l'analyse précédente .
On démontrerait de la même manière la convergence des deux
séries
Vcos (1 ) X
f(x)dx V sin (tv )fgvf(x)dx
X
Σ ,
Σ ,
X
gVdx gVdx
X X
SV.f(x)dx = o , SVF(x)dx = 0 ,
qui donnent séparément f(x) = o , F (x) = o et par suite $(x)=0 .
Maintenant soit , s'il est possible , r' une racine imaginaire de l'é-
quation (r) = o et V' la valeur de V correspondante : aucune des
différences r - r , r - r,, ... ne sera nulle: par une formule con-
nue on aura donc , quel que soit l'indice n ,
X
[Link] = o,
X
d'où l'on conclura g'o , et par suite V' = o , pour toutes les va-
leurs de x comprises entre x et X. Or cela est absurde : en effet on
peut toujours se donner arbitrairement et supposer, par exemple, égale
dV'
à l'unité , pour x=x , soit la valeur de V', soit celle de dx '
ces deux
dV'
valeurs étant assujetties à la seule relation dx
-hV' = o ; d'où il
résulte que pour des valeurs de x très rapprochées de x et un peu
plus grandes , la fonction V' est différente de zéro. Donc l'équation
(r) = o n'a pas de racines imaginaires , C. Q. F. D.
36 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
ww
wwwwwwwwww
NOTE
L'un des faits les plus étonnants que nous présente l'histoire des
sciences , et l'un des plus importants , comme monument de l'ancienne
civilisation de l'Orient , est sans contredit la résolution des équations
indéterminées du deuxième degré, que contient le traité d'algèbre de
Brahmegupta (*).
Diophante , dont les six livres de Questions arithmétiques qui nous
sont parvenus , roulent sur l'analyse indéterminée, a résolu beaucoup
d'équations du second degré, à deux ou plusieurs inconnues. Dans
toutes, cegrand analyste de l'école d'Alexandrie a montré beaucoup
d'adresse et de génie ; mais ses solutions sont diverses , appropriées à des
questions particulières , et ne mettent pas sur la voie des méthodes
générales dont cette partiede l'analyse était susceptible. Aussi a-t-il
fallu en quelque sorte a créer de nouveau dans les temps modernes .
Fermat en est regardé comme le premier inventeur; et les questions
qu'il a proposées ou résolues , mais dont malheureusement les solu-
(*) Algebra, with arithmetic and mensuration , from the sanscrit , of Brahme-
gupta and Bhascara, translated by Colebrooke , in-4° , 1817 .
Tome II , FÉVRIER 1837 . 6
38 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
tions ne nous sont pas parvenues , ont depuis occupé les plus célèbres
géomètres .
La question qui paraît être plus particulièrement l'origine de la
théorie des équations indéterminées du second degré , est celle de
trouver les valeurs de x, rationnelles, en nombres entiers , qui ren-
dent le binome Cx + 1 un carré, ou en d'autres termes , c'est de
résoudre l'équation Cx² + 1 = y , en valeurs rationnelles et entières
de x et de y.
Cette question avait été proposée, en quelque sorte comme défi ,
aux géomètres anglais. Lord Brouncker et Wallis la résolurent , en
2m
m² + c
m² - c Frénicle trouva aussi cette solution. Et Ozanam , ainsi que
Prestet , la donnèrent comme ayant été celle de Fermat.
Mais ces géomètres n'aperçurent pas toute l'importance de l'équa-
tion Cx + 1 =y , qui était indispensable pour la résolution en
nombres entiers, de l'équation plus générale CxA=y , à laquelle
se ramène la résolution de toutes les autres équations indéterminées
du second degré. C'est à Euler qu'est due cette double remarque , qui
a été l'origine des progrès de l'analyse indéterminée. Cependant<< il
est naturel de croire que Fermat, qui s'était principalement occupé
de la théorie des nombres entiers , sur lesquels il nous a d'ailleurs
laissé de très beaux théorèmes , avait été conduit au problème dont il
s'agit ( la résolution de l'équation Cx + 1 =y*) par les recherches
qu'il avait faites sur la résolution générale des équations de la forme
Cx²+A=y , auxquelles se réduisent toutes les équations du second
degré à deux inconnues (*). » Mais la perte des manuscrits de Fer-
mat a retardé de près d'un siècle la résolution des équations indé-
terminées du second degré , qui est due à Euler, et que Lagrange a
complétée aussitôt, en ce qui regarde la condition de nombres entiers.
La solution d'Euler pour l'équation
2
Cx² + A
(*) Nous citons ici textuellement les paroles de Lagrange ( parag. VIII , des
Additions aux Éléments d'Algèbre d'Euler).
PURES ET APPLIQUÉES . 39
suppose , d'une part, que l'on connaisse un premier système de ra-
cines x' , y' , de cette équation, et ensuite qu'on sache résoudre l'é-
quation
Cx² + 1 y.
où A est indéterminé; soient let g ces racines , de sorte que l'on ait
ClA = g , les racines de la proposée seront
g
y = C + 8°, et x = 26.
A
Cx + 1 ;
La règle est ainsi énoncée, dès le début et sans aucune explication prélimi-
naire :
« 61. Rule : The (product of) multiplication of the factum and absolute
> number,added to theproduct of the (coefficients ofthe) unknown, is divided by
>>an arbitrarily assumed quantity. Of the arbitrary divisor and the quotient ,
>> whichever is greatest is to be added to the least (coefficient) , and the least to
>> the greatest. The two (sums) divided by the (coefficient of the) factum are
>> reversed. »
A+ n
y= ,
D
C.D + A.B
B+
n
X
D
x + y A,
4:0
lebrooke. On voit quelle difficulté présentait , par sa concision extrême , le texte
original.
Bhascara est moins concis que Brahmegupta, il dit en plusieurs paragraphes
ce que celui-ci avait exprimé en un seul; mais il n'est guère plus intelligible.
Nous parlerons dans un autre écrit des différences notables , sous le rapport
scientifique, que nous avons remarquées dans la partie géométrique des deux
ouvrages , et qui nous portent à regarder Brahmegupta comme ayant été supé-
rieur à Bhascara , qui n'est , par rapport à lui, qu'un scoliaste qui ne l'a pas
toujours compris .
(1 ) Viète est le premier qui ait démontré les formules de Fibonacci , pour l'é-
quation x² +y² = A , au commencement du livre IV , de ses Zététiques. Peu
de temps après , Alexandre Anderson s'est occupé de la même question ; mais
seulementpour donner une démonstration géométrique des formules de Diophante.
PURES ET APPLIQUÉES. 43
quand on connaît un premier système de racines , x' , y' de cette
équation.
On prendra deux nombres quelconques a , b, dont la somme des
carrés , soit un carré c ; ce qui peut se faire d'une infinité de ma-
nières . [ Le premier nombre a étant pris arbitrairement, le second
sera de la forme ( -n)].
On a donc
x² + y' = A ,
et
a² + b² c2.
ax' - by
y= C
(*) Lucas de Burgo et Cardan annoncent que cette solution est de Léonard
de Pise; et le premier ajoute qu'elle se trouve dans son Traité des nombres
carrés, et qu'elle y est démontréepar la considération desfigures géométriques.
Ce traité, malheureusement , n'existe plus (Montucla, Histoire des Mathema-
tiques , t. II , Additions , p. 715). M. Cossali l'a rétabli avec succès , d'après les
fragments qui s'en trouvent dans Lucas de Burgo (Colebrooke, Brahmegupta and
Bhascara ,Algebra , Dissertation; p. LVII) . Mais il n'a pas rétabli la démons-
tration géométrique. (Voir Origine, trasporto in Italia, primiprogressi in essa
dell' Algebra , t. Ir , ch. V , p . 96).
M. Colebrooke, en parlant des questions d'analyse indéterminée, traitées par
Lucas de Burgo , cite un passage de la Summa de Arithmetica, où il est ques-
tion de Fibonacci ; mais ce n'est pas celui où est résolue l'équation x²+ y= A ,
et où il est dit que Fibonacci employait des considérations de géométrie. M. Co-
lebrooke paraît n'avoir pas remarqué ce passage , ni, surtout, l'analogie que pré-
sentent les formules de Fibonacci avec celles de Brahmegupta . 1
1
44 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
que par la différence qu'elles présentent avec la solution de Dio-
phante. Celle-ci en effet , exposée algébriquement et sous la forme la
plus générale, conduit aux formules suivantes
(n - 1) x' + 2ny
'
х ,
n² + 1
2nx' -
(n - 1) '
y = ,
n² +1
(*). Lamanière dont Lucas de Burgo et Cardan disposent sur le papier, les
quantités connues , pour effectuer le calcul des racines cherchées , a la plus
grande ressemblance avec la manière des Indiens, et dénote l'origine de leur
méthode . ...
Les Indiens placent les deux racines données z' ,y', l'une à côté de l'autre
PURES ET APPLIQUÉES . 45
Arabes, qui nous sont connus en trop petit nombre , et auxquels on
a fait peu d'attention , parce qu'on a cru n'y trouver qu'un faible
écho de l'École grecque , doivent inspirer plus d'intérêt , aujourd'hui
que l'on y reconnaît des traces prononcées d'un autre foyer de lu-
mières .
sur une ligne horizontale; et au-dessous d'elles sur une seconde ligne horizon-
tale , ils placent les deux racines a, b, de l'équation auxiliaire, de sorte que x'
et a sont sur une ligne verticale , etj' et b sur une seconde ligne verticale. Puis
ils multiplient l'une par l'autre , les deux x' et a qui sont sur la première ligne
verticale , et ensuite les deux autres. Ils font la différence des deux produits , et
ladivisent par c; c'est l'une des racines. Pour former l'autre , ils multiplient les
quatre nombres en croix, et font la somme des deux produits , qui , divisée par
c, donne la seconde racine.
Les géomètres italiens opèrent de même, si ce n'est qu'ils placent l'une à côté
de l'autre , les deux racines x' eta , et au-dessous d'elles les deux y' et b. Ils
emploient, comme les Indiens, l'expression de multiplication en croix.
Tome II . - FÉVRIER 1837. 7
46 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
considérations géométriques que cet auteur était parvenu à cette
solution; et en effet, on sait que les Indiens, et à leur imitation les
Arabes , employaient toujours concurremment la géométrie et l'ana-
lyse (*) , celle-ci pour résoudre leurs questions géométriques; et la
première pour démontrer leurs règles d'analyse , et interpréter et
peindre aux yeux les résultats de l'algèbre. Cela nous expliquerait
aussi la présence , dans les ouvrages de Brahmegupta, de cette partie
géométrique , à laquelle on a fait peu d'attention, et sur laquelle,
généralement on s'est mépris, je crois ,en la regardant comme formant
les éléments de géométrie des Hindous ou du moins le résultat des
connaissances géométriques dont ils se servaient. Dans un autre écrit,
j'entrerai dans quelques développements à ce sujet, en donnant l'in-
terprétation des propositions de géométrie de Brahmegupta dont on
n'a point encore parlé, et qui avaient besoin d'être devinées. Si je ne
me trompe , elles roulent presque toutes sur une seule théorie géomé-
trique , qui est celle du quadrilatère inscrit au cercle, et résolvent la
question de construire un quadrilatère inscriptible , dont l'aire , les
diagonales et plusieurs autres lignes , ainsi que le diamètre du cercle,
soient exprimés en nombres rationnels.
C'est dans cette question même que nous avons trouvé une mé-
thode géométrique pour la résolution des équations indéterminées du
second degré , méthode que nous supposons avoir pu être celle de
Brahmegupta. Nous l'exposerons dans l'écrit dont nous venons de
parler; mais ces considérations nous ont conduit à une méthode plus
directe et plus élémentaire. C'est celle que nous allons présenter.
Question. Connaissant un premier système de racines x , y' , de
l'équation x + y = A , on demande de trouver d'autres racines
rationnelles de cette équation.
Solution géométrique. Que l'on forme un triangle rectangle COD ,
qui ait pour côtés de l'angle droit OC = x' , OD = y' , la question
sera de construire sur l'hypotenuse CD un autre triangle CFD , dont
les côtés CF , FD soient rationnels .
A D
F
OD + ¦º− ) = ¦
OD
n
-
n
2
n
+ n)* (*) ;
2
(*) Cette formule est d'un grand usage dans les ouvrages de Brahmegupta et
de Bhascara. Elle est une généralisation des deux règles imaginées par Pythagore
et Platon , pour construire sur un côté donné un triangle rectangle en nombres
rationnels et entiers .
OD
c'est-à-dire qu'on prendra le côté OA égal à ៖ ( 一刀), etl'hypo-
n
-
OD
ténuse AD égale à ( + n) ; n étant un nombre arbitraire.
Ayant construit ce triangle AOD , on abaissera du point C la per-
pendiculaire CF sur son hypotenuse, cette perpendiculaire CF,et
le segment DF qu'elle détermine , seront les deux racines cherchées.
Ainsi la question est résolue par une construction géométrique.
D
F
DF = AD - AF , et AC = AO + ОС;
on conclut de là Basit FIORE
DO . AO + [Link]
CF = ,
AD
2
OD - ОА . ОС
DF
Pise , faisons
CO = x' , OD y' , CF х, DF = y ,
OA a, AD c;
il viendra
x = ar' + 'x' ,
C
ax -y
'
y= C
C -
a = r' ;
ou
y's = 1 .
a
a* + 6 = 2 ;
:
et les formules deviendront
αγ' + 6x
x = ,
४
ax
' -
by
y= ४
Elles sont les mêmes que celles d'Euler, pour le cas particulier
x + y = A.
Il est facile depasser de là à la résolution de l'équation Cx +y =A.
En effet , dans l'équation x + y = A, et dans les deux équations
de condition
x + y' = A ,
α² + β = γ' ,
50 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
remplaçons x par x VC, x' par x' VC, a para VC; elles deviendront
Cx + y = A ,
12
Cx' + r' = A ,
a +6 = γ' .
x√C = ay VC + 6x V 7
,
Cax'-by'
y= 7
,
ou
x =
αγ' + βx'
,
7
Cax' - by
y •
Cx + y A.
CxA=y ,
et ses racines deviennent
αγ' + 6χι
х
2
6x ,
Cax' + by'
y =
=
et
Cx² + 1 6.
Cx² + 1 =r² .
Nous avons donc obtenu précisément la solution de Brahmegupta
et d'Euler , et nous l'avons déduite , ainsi que nous l'avions annoncé,
de pures considérations de géométrie, qui n'ont demandé aucune
connaissance de l'algèbre.
Mais nous devons observer que l'introduction du coefficient C, et
le changement de son signe, dans l'équation de condition primitive
a² + 6 = r , dont nous savions construire géométriquement les
racines rationnelles , exige que nous sachions résoudre l'équation
Cx + 1 = y , qui remplace cette équation primitive.
Pourrésoudre cette équation, il se présente deux procédés. D'abord
nous pouvons nous servir de la même formule
qui nous a déjà servi pour former les racines de l'équation a +b =c*.
A cet effet, nous l'écrirons sous la forme
Coot + r =
52 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
on voit que les racines de celle-ci sont de la forme
2m m²+ C
x
m³ C' m² C
"
Ca +6 , seront
2m 6 m²+ C
=
४ m² - C' m²- C
xy -yx' 6
==
yy
' - Cxx'
y' -Cx's 7 -Cx'
a
2xy 6 + Cr
==
- -
Cx
2xy 6 y² + Cx
,
A
co + 입 A.
:
CF + DF = DC = A. 1'1
Cx + y = A ;
CF CA
DO DA
4m²n . OD (m²+ n) OD
(m² 1.2)2 (m²- n²) 1'
2-
OA m² +
2m. OD VC , et DA = m² -C
[Link] .
m²- C
.11
PURES ET APPLIQUÉES. 55
Ca + OD = 6 , ;
ou
Ca 62
2 + 1 =
OD OD
ou
Cx² + 1 = r .
8 ..
56 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
www
MÉMOIRE
Sur la classification des transcendantes et sur l'impossibilité
d'exprimerles racines de certaines équations en fonction
finie explicite des coefficients ;
PAR J. LIOUVILLE .
i
INTRODUCTION ..
-
PURES ET APPLIQUÉES . 59
une intégrale algébrique , et quelle est la valeur exacte de cette inté
grale, lorsqu'on en a démontré l'existence.
L'analyse établit un rapport singulier entre la détermination , sous
forme finie explicite, des racines des équations transcendantes , et la
détermination , sous cette même forme, des intégrales indéfinies des
fonctions d'une seule variable. Non-seulement, comme je viens de
l'expliquer, la difficulté principale de la théorie consiste dans l'un et
l'autre cas à déterminer les solutions algébriques de certaines équa-
tions différentielles; mais l'analogie entre ces deux classes de ques-
tions se soutient , pour ainsi dire , jusque dans les derniers détails ,
tellement que la méthode dont je me sers dans cet écrit peut être
regardée comme une simple extension ou mieux comme une appli-
cation nouvelle de la méthode dont j'ai fait usage dans le vingt-troi-
sième cahier du Journal de l'École Polytechnique, pour découvrir la
forme dont l'intégrale d'une fonction algébrique donnée est suscep-
tible , lorsqu'on peut en obtenir la valeur en quantités finies expli-
cites.
S Ior.
= M (x - a) (x - b) ... (x -с) ,
M désignant une constante ; a , 6 , ... , des nombres entiers positifs
ou négatifs , et a , b , ... c , les racines inégales des équations U = 0 ,
V = 0.
X = M (x - a) (x - b) ... (x - c) ,
Y = N (x - a) (x - b) ... (x - c) ,
Met N étant des constantes. Mais alors α , β , ... γ , α΄ , β΄ , ... 2 ' ,
seront regardés comme représentant des nombres entiers positifs ,
négatifs ou nuls : on aura par exemple a = o, si le facteur x - a ne
doit se trouver ni au numérateur, ni au dénominateur de X.
Je nomme fonction algébrique de x toute fonction u qui peut être
regardée comme la racine d'une équation de la forme
Pu + Qu ++ Ru + S = o ,
n étant un nombre entier positif, et les lettres P , Q, ... R, S , re-
présentant des fonctions entières de x. Il importe peu que l'équation
soit ou non résoluble par radicaux. Si donc on dénote par (x)
la racine de cette équation , la quantité u= (x) représentera une
fonction algébrique quelconque , et au moyen de ce signe (x)
toutes les fonctions algébriques pourront être regardées comme
explicites.
Ces définitions s'étendent d'elles-mêmes aux fonctions de plusieurs
variables. En les rapprochant des théories exposées dans les livres
élémentaires , on voit que l'on doit regarder comme algébriques
toutes les fonctions où la variable x est engagée avecdes constantes
9..
64 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
seulement par addition , soustraction, multiplication , division , éléva-
tion aux puissances entières et positives , extraction de racines , c'est-
à-dire toutes les fonctions que l'on écrit sous forme finie , à l'aide
des simples signes des six opérations fondamentales que je viens
d'indiquer ; mais la réciproque n'est pas vraie , par la raison qu'en
se bornant à ces mêmes signes , les racines de la plupart des équations
de la forme
Pur + Qur - + ... + Ru + S = o ,
P₁ = P + √Q
VQ + √Ř
R + ...
. . . + √š ,
P , Q , R , ... S désignant des expressions rationnelles. Et l'on peut
déterminer semblablement la forme la plus générale de chaque espèce
d'irrationnelles. Mais cette distinction des fonctions algébriques en
classes et en espèces que j'ai cru devoir indiquer en deux mots comme
étant quelquefois utile, n'est point indispensable pour notre théorie.
Ce qu'il est essentiel de ne pas oublier, c'est que le motfonction al-
gébrique s'applique à toutes les fonctions u déterminées par une équa-
tion de la forme
Pun + Qu -1 + ... + Ru + S = 0,
traire , log x= x
On pourrait même partir de cette dernière
égalité comme d'une définition et dire qu'on nomme log x la fonc-
dx
tion de x qu'on obtient en intégrant - et assujétissant l'intégrale à
1
x
:
PURES ET APPLIQUÉES. 67
riens en multipliant ceux-ci par un nombre constant convenable. Ils
ne forment donc point une classe nouvelle de fonctions par rapport à
la variable х.
En désignant par X, Y deux polynomes entiers premiers entre eux
et de la forme
Zx- ZX'x" -
nZXx- -
XZ'x",
XZ') -
Zx",
dx = dy.
X
(2) xf (x , y) + f (x , y) = o.
dx
Pour que l'équation x
= dy soit exacte , il faut et il suffit que les
équations (1 ) et (2) aient lieu en même temps quel que soit x. Mais
l'équation ( 1 ) étant irréductible , on sait que si l'une de ses racines
satisfait à l'équation (2) les autres y satisferont aussi. Désignant donc
pary. , . , ...yn les n racines de l'équation f(x , y) = o résolue par
rapport à y, nous voyons que si la différentielle de l'une de ces racines
est égale à dx les différentielles de toutes les autres seront de même
x'
dx dx
égales à x
•
x
= dy,, x
= dy. , ... x
= dyn ,
d'où l'on tire
ndx
x
= dy. + dy. + ... + dyn ;
2
nP '
dx
c'est-à-dire que sera une fonction rationnelle de x , ce dontj'ai
déjà prouvé l'impossibilité.
La quantité logx n'est donc point une fonction algébrique de x ; et
il enest de même de la quantité log F (x) , quelle que soit la fonction
algébrique F (x) . En effet si l'on avait log F (x) =f(x) , f(x) étant
une autre fonction algébrique , en posant F(x)= z , ce qui donne
pour x une valeur algébrique en z telle que x = a (z), on en dédui-
rait log z=f (z)] , c'est-à-dire logz= unefonction algébrique
de z , ce qui est absurde.
5. La fonction inverse de log x donne l'exponentielle e , dont la
définition par conséquent est comprise dans l'égalité log (e*) = x. Il
est aisé de démontrer que et n'est point exprimable algébriquement
en x , car si l'on avait e = F (x) , F (x) désignant une fonction algé-
brique, on en conclurait log F (x) = x , équation impossible d'après
ce qu'on a démontré à la fin du numéro précédent. En général si p
et q désignent deux fonctions algébriques , on n'aura jamais e = q ;
car il en résulterait log q= p , ce qui est inadmissible.
Soient maintenant P , Q , R , ... T, des fonctions algébriques de
la variable indépendante x qui ne soient pas identiquement nulles et
p , q , r , ... d'autres fonctions de x algébriques aussi et telles que
nulle des quantités p, q , r , ... p-q , p - r , q-r, ... ne se réduise
à une simple constante ; je dis qu'on prouvera l'impossibilité de toutes
les équations suivantes
Pep = T ,
Pep + Qe = T ,
PeP + Qe + Re = T , etc. ,
Tome II . - FÉVRIER 1837 . 10
i
70 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
quel que soit le nombre des termes placés dans leur premier membre.
D'abord l'équation Pe = T est impossible, puisqu'elle conduit au
T
résultat absurde log = p.
Supposons en second lieu qu'on ait
Pep + Qe = T ,
dP dT
eP
er (P dx + )+e (
dx dx + )= dx
[P (Q + )- Q (P + ) peidsgh
= P - T (P + ) ίο dx πήρα
gol ton
résultat impossible puisqu'il rentre dans la forme Per = T , examinée
ci-dessus. Toutefois ce raisonnement se trouverait en défaut , si l'on
avaità la foisal
ogis poisonol
P - T (P
dx + ) 0
bab beis fa
et
P (Q + ) - Q (P + ) = 0.
Mais si l'on avait
dT
P dx - T (P + ) = 0,
dx
on tirerait aisément de là
+ = ;
on en déduirait
CQ
eP-9
下,
ce qui est absurde aussi , puisque pet q sont deux fonctions algébri-
ques de x dont la différence ne se réduit pas à une simple cons-
tante. Donc, quoi qu'on fasse , on est conduità une absurdité, dès que
l'on part de l'équation
Pep + Qe = T :
donc une telle équation ne peut pas exister. Et, d'une manière sembla-
ble , on prouvera l'impossibilité de l'équation
Pep + Qe + Re + etc. т,
§ II.
U = f (x , θ , η , ... ζ) ,
la caractéristique f dénotant une fonction algébrique par rapport aux
lettres comprises entre parenthèses .
Cela posé , si le nombre μ des transcendantes monomes , θ , η, ...ζ,
est supposé réduit à son minimum , c'est-à-dire s'il est impossible de
trouver une autre fonction transcendante de première espèce équiva-
lente à U , et contenant moins de transcendantes monomes que
f(x , θ , η , ... ζ) , je dis que nulle relation algébrique ne pourra
exister entre la variable indépendante x et les u quantités θ, η,... ζ,
à moins qu'elle ne soit identique. En effet une telle relation, si elle
avait lieu , fournirait la valeur de l'une de ces transcendantes, de a par
exemple , exprimée algébriquement en fonction de x et des autres ,
et dès-lors on pourrait en reportant dans U cette valeur de diminuer
μ d'une unité , ce qui est impossible .
Pour rendre notre raisonnement plus précis , concevons que l'on
tombe, par une suite quelconque de calculs , sur une équation de la
forme
φ (α , θ , η , ... ζ) 0,
dont le premier membre soit algébrique , par rapport à x, θ, η, ...ζ .
1
PURES ET APPLIQUÉES. 75
1
Je dis que cette équation ne pourra contenir θ, η , ... ( qu'en appa-
rence , de sorte qu'elle subsisterait encore si l'on venait à remplacer
θ , η , ... ζ, soit par d'autres fonctions de x prises au hasard , soit
par de simples lettres indéterminées. En effet si cette équation n'était
pas identique relativement à 6 par exemple , elle fournirait la valeur
de sous la forme
θ = (x , η , ... ) ,
x
= df(x , ζ , η , ... θ) ,
dζ de
ou bien ( en observant que l'on a dx ζαζ 'dx
dx
, =ην , ..... =bw')
Éliminant C, on a
ou simplement ,
A
f (x, ζ, η , ... θ) = है,
f (x , λ , μ , ... v ) = λ
,
= B
fu (x, λ , μ , ... )
μ fe
,
C
f' (x, λ, μ, ... ) =
x = x(x , ζ) + (x , ζ) ζ ' ,
x = (x , ζ) + (x , ζ) ζω
x
à la précédente , et intégrant l'équation qui en résulte, puis déter-
minant la constante arbitraire à l'aide d'une valeur particulière x g,
PURES ET APPLIQUÉES . 8г
A log i. ,
équation absurde , car le second membre est une fonction exponen-
tielle de première espèce où ( n'entre plus et qui renferme seulement
m- 1 exponentielles n , ... 0, tandis que la valeur de log x doit par
hypothèse en contenir au moins m. Nous sommes ainsi conduits de
nouveau à la conclusion obtenue dans le numéro précédent, savoir
qu'une équation de la forme (1 ) est inadmissible. Le lecteurjugera
sans doute avec nous que la démonstration donnée en dernier lieu
est plus simple et aussi rigoureuse que celle du nº 10 : elle abrége
surtout considérablement l'écriture .
12. Faisons voir maintenant que log x ne peut être exprimé par
aucune fonction exponentielle de nieme espèce , quel que soit n. Dé
82 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
signons en effet par m le nombre des exponentielles de nime espèce ,
et supposons le nombre m réduit à son minimum , en sorte que nulle
relation algébrique ne puisse exister entre ces exponentielles de nteme
espèce et d'autres , quelles qu'elles soient , d'espèce inférieure. Soit
(= e" une quelconque d'entre elles , u étant une fonction exponen-
tielle de (n- 1 )leme espèce , et , pour mettre en évidence, écrivons
logx = (x , ζ) ,
la fonction étant algébrique par rapport à ζ, et contenant en outre,
algébriquement aussi , d'autres expronentielles monomes dont il est
inutile de faire une mention explicite.
L'équation
dx
x = do(x , ζ) ,
ou
I
:
Φά (χ , αζ) + Φ΄ας(Χ , αζ) αζί ,
d'où il est aisé de conclure
dx
x αφ (x , αζ).
dx
J'égale cette valeur de X à la précédente do (x , ζ) , après quoi j'in-
tègre , et je détermine la constante à l'aide d'une valeur particulière
x = b, à laquelle réponde a. Il vient
φ (x , αζ) = φ (x , ζ) + (b , aa) - (b , a).
Je différentie par rapport à a l'équation que je viens d'écrire , et po-
sant a= 1 après la différentiation , je trouve
ζφ΄ς (α , ζ) = αφ'. (b , a) ,
PURES ET APPLIQUÉES . 83
u
I
,
(x , ζ)
Φ1 (x , α + ζ) + φ' ζ (x , a + 5)
I
u
I
,
φ (χ , α + ζ)
ou
dx = do (x , a + ζ)
φ (x , α + ζ)
Φ' (x , ζ) = Φ'a (b , a)
Φ(b, a) (x, ζ) ,
équation algébrique par rapport à ( et qui doit subsister encore si
l'on remplace ( par une lettre indéterminée i. On a par conséquent
Φ'a (b, a)
φ'ι (x , i) = Φ (b,a) (x, i) :
Φ' (b , a)
en posant
4 (b , a)
= h , on en conclut
' (x , i)di =
hdi.
φ(x, i)
PURES ET APPLIQUÉES. 85
§ IV.
ха x Vxm ,
ou
I
n
ха x
n
Vxm
(1) f (x , y) 0,
Υμ = Cry.Y.Y3 ...γμε
d'où je tire
μ
y = CVY.YaY3 ...γμο
Le produit yay.3 ... u n'est pas nul , puisque l'équation ( 1) étant
irréductible , n'a pas de racine nulle; c'est d'ailleurs une fonction ra-
tionnelle et symétrique de y,, . , etc. , et par suite une fonction
X
rationnelle de x, que l'on peut représenter par le quotient de
deddeux
88 JOURNAL DE MATHEMATIQUES
ddy =
dx μ
YXXY' ,
४।५
x
et dont l'absurdité est manifeste toutes les fois que a est une cons-
tante irrationnelle ou imaginaire. En effet , dans cette hypothèse , le
n n
coefficient "-a , ne peut pas être nul, puisqu'en posant a = la
μ μ
y ( 1 + log x) = γ' ,
COS x
V-1 + e- V :
2
sin x ,
etc.
2V-1 I
2
= f(x) ,
et il en résulterait
V- I
e
= f(x) + vf (x) -1 ,
I
arc sin x =
1
log (x -1 + √1 - x ) ,
I
§ V.
'
Au + B',
2 Cw
'
U₂
+ ...+ = 1,
Wa
Αυ'μ Βν'μ
u
+ ++ Cw'μ =
νμ Wμ
u
dx + U
dx + ...+ dx = dlog (u,u ... Up) ,
υμ
me donne
X = M (x - a) (x - b) ... (x - c) ,
et on pourra écrire de même
Αγ + Βγ. ++ Cy₁ = Q ,
1 i
x
N= a
I
x- b
....
x- c
x b
par
too la U
,
(x - b ... (x - c)
Tome II. MARS 1837. 13
i
94 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
U étant une fonction entière de x : j'aurai donc
N U
,
a = (xb) ...(2 )
d'où je tire enfin
N ( x - b) ... (x - c) = U (х - а) ,
équation absurde, puisque le second membre est divisible et le
premier membre non divisible par x- a. Donc , en partant de
l'équation ( 1 ) supposée possible , on est inévitablement conduit à une
absurdité : donc une telle équation ne peut pas exister.
En nommant u, v , ... w , t , des fonctions algébriques quelconques
dex dont la dernière ne se réduit pas à une simple constante , on
ne pourra pas davantage avoir l'équation
A log u + Blog +...+ Clog w = t ,
car rien n'empêchera de regarder alors x comme une fonction algé-
brique det, et par suite u , v , ... w , comme des fonctions algébri-
ques de cette même lettre t, ce qui réduira la nouvelle équation à la
forme de l'équation ( 1) .
20. Actuellement considérons la fonction xa, a étant une constante
irrationnelle ou imaginaire : cette fonction , comme nous l'avons vu
n° 15 , n'est point algébrique; elle est transcendante. Mais à quelle
espèce appartient-elle? C'est là ce que nous ignorons jusqu'ici. Conce-
vons donc qu'on nous propose de décider par une méthode certaine
dans quelle classe cette fonction doit être rangée. D'abord , puisque
l'on a xa = palogx, la quantité xa que nous désignerons désormais
pary est tout au plus de seconde espèce , et elle sera vraiment de
seconde espèce si nous montrons qu'elle ne peut pas descendre à la
première. C'est ce que nous allons faire à l'instant.
Pour développer notre démonstration dans laquelle, suivant notre
usage , nous aurons recours au principe de la réduction à l'absurde ,
admettons qu'il soit possible de trouver une fonction de première
espèce équivalente à y. Réduisons à son minimum le nombre des trans-
cendantes monomes contenues dans cette fonction , et soit , s'il est pos-
sible , logu une de ces transcendantes, & étant algébrique; la valeur
-
Φ (x , 0) ,
dy
dx = Φ' (x , θ) + Φο (χ , θ) . u
dy =
: il en
Mais l'équation y= x* nous donne d'autre part ydx
dy
résulte , en remplaçant y et dx par leurs valeurs :
φ (x , θ) x
Φτ(α, μ + 0) + Φο(α , μ + 0) u
20
= :
-
x
Φ (x , θ) t
Φι (x , i) =
'a (b , a)
φ (x , i) (b , a)
dy
dx = Φ'z (x , θ) + φ'ο (χ , θ) θα' ,
dx α
Φx (x , θ) + φ' (x , θ) θύ
x
φ (x , ৬)
PURES ET APPLIQUÉES . 97
E E S E L IBRARY
ou R
do (x , μθ) adx UNIVERSITY
=
,
φ(Χ , μθ) x 가
CALIFORNIA.
on conclut de là que
do (x , με) =
do (x , 0)
Φ (Χ , μεθ) Φ (x , θ)
φ ( b , α) φ (x , μθ) = φ (x , θ) φ (b , μα).
Je différentie par rapport à u l'équation que je viens d'écrire; je
fais ensuite μ = 1 , et j'ai
Ainsi notre analyse nous fait connaître la seule forme sous laquelle
une exponentielle e" ou emu pourra entrer dans l'expression de $(Х, Ө).
Cette exponentielle s'y trouve nécessairement en facteur à tous les
termes : il en est de même des autres exponentielles e" ... ew , ou si
l'on veut e"", ... ew (n, ... pétant des constantes et v .... w, des fonc-
tions algébriques de x), que l'on regardera comme renfermées dans
cette fonction. D'ailleurs en posant mu + nv + + pw= t, le
...
produit [Link] ... e sera égal à e' : donc la fonction (x, 4) ne peut
être que de la forme
Φ (x, θ) ze' ,
x log x = f'(x),
do (x , μθ) = do (x , θ).
le signe d indique une différentielle totale prise par rapport à x
et par rapport à qui est fonction de x. Intégrant donc et détermi-
nant la constante arbitraire à l'aide d'une valeur particulière x = b ,
à laquelle répond = a , on aura
φ (x , μθ) = (x , θ) + (b , μα ) – φ ( b , a) ,
équation de laquelle je déduis , en différentiant par rapport à u , et
posant ensuite μ = 1 ,
θφ'ο (χ , θ) = αφά (b , α).
Ici , puisque l'équation est algébrique par rapport à f et aux autres
transcendantes contenues dans la fonction 4, je puis remplacer par
une variable indépendante i. J'obtiens de la sorte
' (x, i)di = apa(b,ia)di ,
xlogx
Φ'z (x , θ) + (x , 0) ,
xlogx = Φ΄α(χ , μ + θ) + Φό (χ , μ + θ) u .
I
MARS 1837 . 14
102 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
1
φ (α , μ + θ) = φ ( x , θ) + φ (b , μ + α) - φ (b , a).
Je différentie cette équation par rapport à u et je pose = o après
la différentiation : j'ai ainsi
Φ' (x , 0) = φ' . (b , a) ,
relation algébrique par rapport à logx , 0 , et où je puis remplacer
0 par une lettre indéterminée i. Multipliant donc par di et intégrant
par rapport à i l'équation nouvelle
4
Φ' (x , ⅰ) = φ' (b , a)
৫
or si cette équation n'est pas identique par rapport à ( elle est ab-
surde, puisqu'elle fournirait alors pour ( ou log x une valeur algé-
brique en x. Si au contraire elle est identique par rapport à ζ , on
pourra y changer ζen μ + ζ, μétant une lettre indéterminée , in-.
dépendante de x , et l'on aura
I
A +B + ... + C
x(μ +ζ ) u
+ Ψ΄ (x , μ + ζ) + Ψ'ς (α , μ + ζ).
x
= Ψ' (x , ζ) - Ψ'. (b , a) + ,a
i
=
Ψ'; (x, i) -
(b , a) +
ر
PURES ET APPLIQUÉES . 105
wwwww www
z
Sur le développement de ( 1-2xz + 22) ;
PAR MM. IVORY ET JACOBI .
d'où résulte
dy d" .F(x)"
(2) dx
== 1 +3 dx + ...+ .. dxn +....
z d. (x² - 1) zn
(1-2x2 +2 ) = 1 + 2 dx
1.2.3 .... 2n dn (x
dx-1)*+....
et par conséquent
I d".(x²- 1)"
,
1.2.3 ... n.2" dxn
C. Q. F. D.
Au reste , la formule (1) étant donnée , on peut en démontrer
l'exactitude de plusieurs manières , et par exemple en faisant usage
I
de la relation connue n✗ - (2n- 1)xX1 + (n - 1) Χ 0.
SyXdx = [Link]+
-1 1.2.3 ... n.2" (1 - x )".[Link] -1
I
S+ Xdx = 2 +
1-
211+ 1
PURES ET APPLIQUÉES . 107
www www
PAR J. LIOUVILLE .
XXdx
fxxdx=
1-
0o ,, fxdx = 2n+1 1-
tel que les coefficients de x" soient égaux dans (x) et dans AX ,
*(x) - AX, n'étant plus de degré (n- 1), devient réductible à la
forme AX ++ A.X. , d'où résulte Y(x) = AX. + etc.
En particulier, on peut mettre sous la forme citée A.X. +...+ AX, 71
[F(x) -f(x)]Xdx = o :
1-
S [F(x)- f(x)]AXdx
1
0:
-1
[F(x) - f(x)] (A.X. +... + AX ) dx 0,
et par conséquent
+
wwwwwwwwwwwwwwwww www
MÉMOIRE
SUR
PAR M. COMBES .
(Pl . I , fig. 4). Soient C et O les traces des axes des deux roues d'en-
grenage sur le plan commun des deux roues :
CA = Ret OA= R' les rayons des circonférences primitives :
am, an les contours de deux dents appartenant la première à la
roue (c) , la seconde à la roue (0); ces dents , dans la position actuelle
des roues , se touchent le long de la génératrice dont la trace sur le
plan des roues est en a.
La forme des dents doit être telle que , dans le mouvement du sys-
tème , les points situés sur les circonférences primitives qui ont pour
rayons CA et OA prennent des vitesses égales.
Il suit de là , que si nous désignons par u la vitesse d'un point à la
circonférence primitive de l'une et de l'autre roue , la vitesse augulaire
u
R + R dtx Aa = ( + ) Aa x udt. ax
1
PURES ET APPLIQUÉES. 115
f( + ) 0 pzds (a)
COS
Z arsina et a
2r
fQ( +2 COS-
S
0 27
S
-fQ ( + ) × 4r* [Link]
S
Or, quand S est un petit arc , on peut développer log cos 2r
en une
fQ + S:
1 2π
=
2πR = mS, R mS'
d'où
I 2π
2πΒ΄ = nS, R
' =
et
I
S
Q ( + ) $ = "fQ( + ) m
deviendrait
I S
fQ( + ) 0 sds = fQ ( + ) s ,
c'est-à-dire que la valeur donnée précédemment, pour la force résis-
tante équivalente au frottement , serait rigoureusement exacte, dans ce
cas , si nous n'avions pas négligé d'abord le second terme du deuxième
membre de l'équation (1) .
Il est aisé de voir que , dans le cas dont il s'agit , la valeur exacte
de la pression pest
QR'
P = R
R' fs
z + r = 2R'sin a. (1)
zds zdz
On a donc ; et en substituant à COS a
a sa valeur
Si Cosa S 2
cos a
arcimaleviupe stast
4R ( + ) , tirée de l'équation (1), il vient on i
*
Z zdz
Seads = 4R STR
COS + )22
4R-(z + 0
. monasig slab
4R - r² r
2R + r+ Z
2R [log 410glog -
2
× +
2R - r-ZX2R
ᏗᎦᎶᎪᏗ, ᏗᏓᏛᎪ -- ᏗᏗ enoᏆ
PURES ET APPLIQUÉES . 119
Z (ar + Z) = S * .
On commet ainsi deux erreurs, généralement dans le même sens, qui
diminuent l'expression du frottement.
Et l'on a
2.
4R' - ra 1
S.
2R's log 4R 2
(Z +r) 2
R'R ' seront les vitesses angulaires des deux roues autour de leurs
axes respectifs .
Si l'on imprime aux deux roues un mouvement de rotation, autour
u
2 2
Ma + Mb -
2Max Mb cos iaM
u
=V R + R - RR' cos y
I 1 2 COS
-
u
R + R
2
RR'
pour base lacirconférence OA, roulait, sans glisser, sur le cône ayant
même sommet et pour base la circonférence CA.
Il suit de là que si am et an sont les contours de deux dents en
prise (ces dents sont ici des portions de surfaces coniques attachées
aux deux roues, et ayant leur sommet en M, lesquelles se touchent
le long d'une génératrice; am et an, représentent dans la figure , les
directrices de ces surfaces) , la normale commune au point de contact
aux deux contours , devra être perpendiculaire à la génératrice MA
par laquelle se touchent les cônes ayant pour bases les cercles primi-
tifs des deux roues. Appelant z la longueur de la perpendiculaire
abaissée du point a, pris au milieu de la longueur de l'élément de
contact , sur MA , l'étendue du glissement de la dent an sur la dent.
am sera, pendant un instant dt, égale à
I 1
2 cos y
u
V + 집
-
X zdt :
R RR'
RR
am = ak + mk ,
mk Ak cos d Aa sin a cos d ,
=
ak = Aa cosa,
d'où
2
am
cos aAm
Aa
= √cos a + sin acos² d :
I I
2 cos y
2 QV + 2
-
RR'
XS :
R mS R' ns
fQVm²
πfQ + n -2cos y mn
m ):
c'est le cas où les deux roues sont dans le même plan , et situées in---
térieurement l'une à l'autre.
1
124 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
(Pl. 1 , fig . 7 et 7 bis). Soient O l'axe de la vis sans fin, que nous
supposerons vertical :
C l'axe horizontal de la roue :
CAR le rayon de la circonférence primitive de la roue (lepoint
de contact du filet de la vis et de la dent pressée par ce filet, est tou-
jours situé sur un point de la tangente AT à cette circonférence, pa-
rallèle à l'axe de la vis) .
OA= r le rayon du cylindre sur lequel est enveloppée l'hélice ou
l'élément hélicoïdal, qui presse les dents de la roue : i l'inclinaison
constante de cette hélice sur le plan horizontal.
Le filet serpente sur le noyau de la vis et s'élève en tournant
dans le sens xy. Lorsque la vis entière tourne sur son axe dans
ce même sens , le filet de la vis presse successivement les dents de
la roue de haut en bas et fait tourner celle-ci dans le sensyz. La
conditionde ce mouvement est que la vitesse d'un point de la circon-
férence CA, soit à la vitesse d'un point du filet situé sur la cir-
conférence OA comme le pas de la vis est à la circonférence qui a
pour rayon OA. Ainsi en désignant par u la vitesse d'un point de
la circonférence OA tournant autour de l'axe vertical MO, u tang i sera
la vitesse d'un point de la circonférence CA , tournant autour de
l'axe C. Les vitesses angulaires de la vis et de la roue, autour de leurs
u
u tang i
axes, seront donc respectivement égales à r et R
Suivant ΟΥ ....... u
u
Suivant OZ ....... R
tangi (R + r- z cos a).
tangiV
1+ tang [(R+r)* + 2-2 (R+ r)z cosa)]ds
+1 i
SFP
0tang i
tang
+ tangR
[(R + r) + 2-2 (R+ r) z cosa]ds
S I sa
telle sorte que R est négligeable par rapport à sin .On peut même,
d'après un théorème donné par M. Poncelet , déterminer dans cha-
que cas la limite de l'erreur commise. Supposons par exemple , que
sin i soit égal à ; supposons en même temps que le nombre des
dents de la roue , soit égal à 20. On aura 20S= 27R; d'où
S 27 S I
0,34
R -= 0.34 : ainsi le rapport de R à sini sera égal à 30.11 .
20
1 + cos 2
.
(P cos + Qsin ),
2
1 S
Posant donc P , Q = , tang = 0.11 : il vient pour la
sin
I
valeur de
sin² i + 집
I S
Sa
fQ may oup to signs
COS I (0.999.5 + 0.055 );
i
ent , rapportée
la valeur moyenne de la force équivalente au frottement
à la circonférence primitive de la roue , sera donc
fQ aberimil el and sup
cos i (0999
sin +0,055 )
Si m désigne le nombre des dents de la roue, =
m
cette expres-
ett cetteexpres-
sion devientsingh mise 08
0.055 m
par rapport à sin
999, l'erreur commise sera moins de 300
www ww
NOTE
Les sections d'un canal ou filet fluide variant assez peu pour qu'on
puisse admettre le parallélisme des tranches , c'est-à-dire pour qu'on
puisse supposer que les vitesses dans une même section sont parallèles
à la tangente à la courbe qu'on prend pour axe , on peut dans cette
hypothèse exprimer très simplement la pression totale supportée dans
un certain sens par les parois qui forment le canal : il suffit pour cela
de connaître seulement les intensités et les directions des vitesses dans
les deux sections extrêmes qui terminent la masse fluide.
Si X , Y, Z sont les composantes , dans le sens des trois axes coor-
donnés , des forces accélératrices auxquelles le fluide est soumis , on
sait qu'en désignant parp le poids d'une tranche de fluide ( les forces
produites contre les parois par cette tranche étant représentées par
E , F, G, dans le sens des axes coordonnés) on aura
E = P (X -
8
),
F = (Y8
),
dz
G = (Z-
8 dt
•
En prenant le poids du mètre cube d'eau pour unité et désignant
para la section dans le filet faite perpendiculairement à son axe et par
1
PURES ET APPLIQUÉES . 131
Ainsi
S
st
E= 80
" xuds -
g So
ads d(ucosa) -
g di
sauds ducosa)
30 8 ds
:
wu 0 Wollo
E = Pcosa + Cos a. u, cos a,.
g g
(х, -х.) ,
g gdt
E P cos a+ Cosa..
g
Ces formules ont été données par Euler et reproduites par M. Navier.
On compliquait inutilement leur démonstration par l'introduction de
la force centrifuge et de la force tangentielle.
dax
On voit qu'il suffit de composer le terme dt en ses deux dérivées
partielles.
PURES ET APPLIQUÉES. 133
www wwwww
AVRIL 1837.
134 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
aires interceptées par les angles opposés de ces plans. Il faut pour en
avoir la somme appliquer la proposition à chacune des portions sépa-
rément , en cherchant le centre de gravité de l'arc de section droite
auquel elle correspond .
II. Lorsque la section droite a un centre , toutes les autres sections
en ont un aussi , et la parallèle aux arètes menée par le centre de la
section droite passe par les centres de gravité des deux bases ; dans le
cas contraire , on ne peut plus affirmer que la parallèle aux arètes me-
née du centre de gravité du contour de la section droite aux deux
bases soit la distance des centres de gravité de leurs contours. Cela est
facile à vérifier en prenant un prisme triangulaire pour exemple.
III. La proposition qui fait le sujet de cet article est l'analogue d'une
poposition connue et qui s'énonce ordinairement ainsi :
Le volume d'un prisme ou d'un cylindre à bases planes non-paral-
lèles , a pour mesure le produit de l'aire de l'une d'elles par la distance
de celle-ci au centre de gravité de la surface de l'autre.
L'analogie dont il s'agit devient parfaite en énonçant la proposition
de la manière suivante :
Le volume d'un prisme ou d'un cylindre terminé par deux plans
non-parallèles , a pour mesure le produit de l'aire de la section droite
par la parallèle aux arètes qui passe par le centre de gravité de cette
section et se termine aux deux bases.
PURES ET APPLIQUÉES. 135
wwww wwwwwww
NOTE
I
2
du radical (1 - 2x2 + z ) ordonné suivant les puissances ascen-
dantes de z : X, sera une fonction entière de x de degré n, et l'on a vu
n
(2) S+ xXdx = 0.
1-
Mais on peut aussi établir les équations (2) , (3) sans connaître l'ex-
pression analytique de X. Pour y parvenir, Legendre considère
l'intégrale (*)
+ I
dx
P=
2XZ
1- +ra
I-
r
=y' , 2/2
, on aura,
dit-il , la transformée
I
P= -
dy
2
V - 1 + r + z² - rz
P= log (
2 ) = log (
rz 2 )
2 2
ou 2 + ...... + 2n+
P= 2+ 2 + 1
2* + .... ,
quantité indépendante de r.
Cette intégrale est celle de la différentielle
1- xdx = 2n + 1 ' C. Q. F. D.
+
(
4 ) 1- (A.X. + A ,X, + A.X.) Xdx = 0 ,
:
gré par rapport à x, de même y - AX -A,X, se réduira à une
2 1
(5) S+ yXdx = 0.
En intégrant par parties trois fois de suite et se rappelant que d³y= o,
on trouve
I x x x x
I- I- 1- I- X3dx+ dx² 1- 1- 1-
f_dxf_dxfXdx= (x) ,
il faut que l'on ait à la fois
do(x) d² (x)
φ (x) = 0, dx = 0, dx²
0
pour x= 1 :
1
138 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
son premier membre doit être divisible par (x - 1) . D'un autre côté
il est évident que l'on a aussi
1
do (x) d² (x)
φ (x) = 0 , dx = 0 , 0 pour x= 1 ,
dx
Φ(x) ou fdxf_dxfXdx = H₃ . (x - 1 )3 ,
ce qui donne
d³. (x² - 1)3
X3 = H3 . dx3 ,
X
dr.(x -1)
n H.11
dxn
71 =
H [(x +1) , d ( -1) + n d.(x + 1)" d -1 (x-1)" + etc.] ,
I dx dx -1
I
H =
1.2.3 ... n.2
I
dr. (x²-1)2
1.2.3 ... n.2" dxn
wwwww
NOTE
PAR M. POISSON.
++ = 1,
C
et 62 ; en désignant par a et 6 ceux de la
surface donnée en ce même point , on aura donc
= ac , b² = 6c ;
ce qui fera connaître deux des trois demi-axes a, b, c , et laissera le
troisième indéterminé. Par conséquent , en un même point M, une
surface donnée a encore un nombre infini d'ellipsoïdes osculateurs ,
dont l'un des sommets est au point de contact; et cela aura égale-
ment lieu , lorsque la surface donnée sera elle-même un ellipsoïde ,
qui aura aussi le point M pour un de ses sommets.
Aux deux équations précédentes , on en pourra joindre une troi-
sième qui achèvera la détermination des trois quantités a , b, c . On
pourra , par exemple , supposer qu'on ait c= b; d'où il résultera
b= 6et a= √ab. L'ellipsoide osculateur sera alors une surface de
révolution dont l'axe de figure se trouvera parallèle au plan tan-
gent en M : il ne pourrait être parallèle à la normale ou perpendi-
culaire à ce plan, à moins qu'on n'eût a= 6. Si l'on fait succes-
sivement c= a et c= b , il en résultera deux ellipsoïdes'osculateurs ,
PURES ET APPLIQUÉES . 145
de révolution, mais différents l'un de l'autre; et l'un sera aplati, tandis
que l'autre sera allongé (*). On pourra aussi changer l'ellipsoïde oscu-
lateur en paraboloïde. Pour cela, si l'on transporte l'origine des coor-
données au point M , et qu'on mette , en conséquence , z - c au lieu
dez , dans l'équation de l'ellipsoïde , on aura
-
2cz + c ( + ) =0,
en y substituant aussi pour a et be leurs valeurs; en la résolvant par
rapport à z , on en déduit
z = c = c1 1-
+ );
et si l'on prend le radical avec le signe inférieur, qu'on le développe
suivant les puissances descendantes de c, et qu'on fasse ensuite c = 8 ,
il vient
z = a
+ ,
Note du rédacteur.
gent de la courbe des centres , sont les mémés que celles de la plus grande ou
»
de la moindre courbure ;
»
et mox , (pag. 245) :
» Iln'y aura sur une surface quelconque que ces lignes (les lignes de courbure)
>> qui puissent avoir une développéeformée par les rayons de courbure.
>> Scilicet nescio quo factum est, ut vir illustris normales superficiei putaverit
>> esse linearum curvaturæ radios osculi. Sanè normales ad superficiem, in punctis
lineæ curvaturæ ductæ , formant superficiem evolubilem , sed eæ non sunt lineæ
>> curvaturæ radii osculi. Novimus enim radios osculi curvæ, in superficie datâ
>> descriptæ , simul superficiei normales non nisi in lineis superficiei brevissi-
» mis esse .
MÉMOIRE
Sur les surfaces isothermes dans les corps solides homogènes
en équilibre de température ;
PAR M. G. LAMÉ ,
Ingénieur des Mines, Professeur de Physique à l'École Polytechnique (*).
PRMIÈRE PARTIE .
$ I.
(*) Ce Mémoire est extrait du tome V des Savans étrangers. Nous avons cru
devoir le réimprimer ici , parce que le recueil dans lequel il se trouve est peu
répandu et surtout parce que l'analyse ingénieuse dont l'auteur a fait usage ouvre
une route nouvelle dans le calcul des équations différentielles partielles.
(J. LIOUVILLE.)
148 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
tion , contenant un paramètre variable de l'une à l'autre, et de la
forme
F (x , y , z) = x ;
A étant ce paramètre , ou la fonction des coordonnées dont la valeur
numérique est constamment la même pour tous les points d'une sur-
face individuelle.
Toute fonction F n'est pas propre à représenter des surfaces d'égale
température pour un de tous les cas d'équilibre calorifique imagi-
nables ; elle doit satisfaire pour cela à une équation aux différences
partielles qu'il est facile de trouver.
Si cette fonction (F ou A) était connue, la température V devrait
pouvoir être représentée par une équation de la forme
V = φ (λ) ,
[( ) + ( ) + ( ) ] + ( dz ++
dya ) = [Link]
11
Or, dVdVmat
dλ
et dλ ne contenant d'autre variable que x , le quotient
{ ( ++ ) : [ ( ) + ( ) + ( ) ] } ,
devrait jouir de la même propriété. Ainsi la fonction doit satisfaire
à une équation différentielle de la formen को
97750 taob seasiosna 20
2 2
doλ d
(2) de +++(3) [( ) + ( ) + ( )] = 0,
dz dx dz
dya
PURES ET APPLIQUÉES. 149
(↓ étant une fonction arbitraire de A) , pour que l'équation (x = c)
puisse représenter un système de surfaces isothermes.
I do (λ) on aura
En remplaçant (2) par (1) dλ
,
d-V do(x) dV
(λ) + αλ αλ
= 0,
T = AS + A' , T = AS λο + A' ,
d'où
T -T
A=
αλ α αλ'
Sada- da
λοφ λο
et
T - T
A'T-
α' αλ -
α' αλ Sada;
λο
λοφ λο 이
en sorte que l'équation
T-T a da
(3) V = T+
= + a
λοφ
-
λοφ )
S λοφ
-
§ II.
Les surfaces des parois devant être deux d'entre elles, le problème
consisterait à intégrer l'équation (2), et à déterminer les formes ou
constantes arbitraires que contiendrait la fonction a, de manière que
pour deux valeurs numériques données au paramètre c, l'équation
A = c représentat successivement les surfaces des parois. Mais la so-
lution analytique de ce problème serait généralement aussi difficile
à trouver que celle qui consisterait à intégrer directement l'équation
(1) , et à déterminer les fonctions arbitraires de l'intégrale V, de ma-
nière qu'elle devînt numériquement égale à T ou à T' pour tous les
points des parois de l'enveloppe.
Les cas simples d'une sphère creuse et d'un cylindre creux indéfini
à base circulaire , dans lesquels l'épaisseur de l'enveloppe solide serait
partout la même , sont les seuls où la détermination préalable des
surfaces isothermes n'offre aucune difficulté. Pour tout autre cas , les
parois, quoique toujours comprises parmi ces surfaces , doivent le
plus souvent s'en distinguer par quelque propriété singulière , et en
quelque sorte ombilicale , qui n'appartienne pas à toutes les autres
surfaces d'égale température de l'intérieur de l'enveloppe.
Il ne suffirait pas , pour éloigner cette circonstance qui complique
la recherche directe de l'équation générale de ces surfaces, que les
parois appartinssent à la même famille , et que leurs équations , de
même forme et du même degré , continssent le même nombre de
paramètres ; car, dans ce cas , qui paraît beaucoup plus simple au
premier abord que celui où les parois seraient dissemblables, on ne
pourrait pas conclure , en général , que les surfaces d'égale tempéra-
ture dussent être directement représentées par des équations de
même forme et du même degré que celles des surfaces qui limitent
l'enveloppe solide. Par exemple , dans un ellipsoïde creux , dont la
paroi interne serait semblable à la surface extérieure , les surfaces
isothermes ne seraient pas nécessairement des ellipsoïdes semblables
aux parois , ni même des ellipsoïdes .
PURES ET APPLIQUÉES . 151
§ III .
§ IV.
J'appliquerai cette méthode au cas où l'enveloppe est limitée par
deux surfaces du second degré ayant même centre , leurs axes prin-
cipaux étant de plus situés sur les mêmes droites. Leurs équations
seront de la forme
I.
(
4 ) mx² + ny + pz'
dλ
+ (m'x* + n'y* + p'z*) dx = o , etc.
et par suite
m²x² + n²y² + p²z²
( ) + (dy) + ( )
dx
=
4 (m'x²+ n'y² + p'z²)
2
'
m + n+ p
simplifier, =L :
2
[ (L-
Ou bien , en posant m = , n == , p = C
2
La' * = a" + α'φ' ,
Lb'* = b" + b' ' ,
Lc' = c" + сф' ,
2La'b' + 2 (a - b) ( - ) ] =
[2La'b' (a + b ") + (a' + b') φ' ,
b') =
a ,
b" =
e
"
L (b' -
c') = চ ,
C" a"
-
L (c' a') = 어 =
a
L (a' -
b') = 2 (α' -
6) ( - ),
L (b' -
c') =
2 (6
' -
c) ( - ),
L(c' - a') = 2(c' - a') ( - ).
154 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
Or , il est aisé de voir que les six dernières relations ne peuvent
admettre d'autre solution que celle indiquée par les équations
d= b = c' , d'où a" b
" с
".
SV.
(5) y -62
-
2 = 1,
2
x² y z
- -
2 2 2 = 1 ,
C ९
S VI .
Si l'on imagine sur l'axe des x, quatre points B , B' , C, C' , dis-
tants du centre ou de l'origine O , de quantités OB = OB' = b ,
OC=OC'=c , les points B et B' seront les foyers de toutes les courbes
du second degré , traces sur le plan des xy, de toutes les surfaces
représentées par les équations (5) ; et les traces de ces mêmes surfaces
sur le plan des x z, auront toutes pour foyers les points C et C'.
J'appelle les points B , B' , C, C' , les foyers des surfaces du second
degré à axes inégaux, représentées par les équations (5). Ces foyers
étant donnés , ainsi que le paramètre u , v , ou p , de l'une de ces
surfaces , elle est entièrement connue de forme et de grandeur.
Un point quelconque de l'espace , correspondant aux coordonnées
orthogonales x , y, z , sera situé sur trois surfaces appartenant res-
pectivement aux trois systèmes (5), et ayant pour paramètres les
$56 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
valeurs de μ , ν , ρ , que l'on déduirait des équations (5) , en fonction
de x , y, z .
Il suit de là que l'on peut regarder les trois paramètres variables
μ , ν , ρ , comme composant un nouveau genre de coordonnées. Un
point de l'espace est alors donné par l'intersection d'un ellipsoïde et
de deux hyperboloïdes, l'un à une nappe , et l'autre à deux nappes ,
ayant tous trois les mêmes foyers , B , B' , C , Cʹ .
Je donnerai aux trois variables μ , ν , ρ , le nom de coordonnées
elliptiques ; et j'appellerai surfaces homofocales toutes celles qui sont
représentées par les équations (5) .
Les trois coordonnées orthogonales x , y, z , sont liées aux coor-
données elliptiques , μ , ν , ρ , par l'équation (5) , ou par les suivantes,
que l'on obtient par des éliminations convenables :
bc.x = μνρ ,
2
S VII.
Les plans tangents aux troissurfaces (5), au même point (x,y, z,)
ou ( μ , " , ρ) , ont pour équations
XX + yy zz
'
C2 = 1 ,
6+ μ acob insis
mebang shite spoeyyidah -
z
+ 2 = 1,
opinjog all
-
2
-
C
PURES ET APPLIQUÉES. 157
ces trois plans sont perpendiculaires entre eux , car les valeurs de
x, y, z , données en u , v , p , par les équations (6) conduisent aux
identités
x² z
μνα + )( - ) - ( - )( - ) = 0 ,
(μ² - b²)
x z?
-
ν
2
( b) (b 2
) + ( - )( - ) = 0 ,
x² ya z2
-
= 0,
β'μα (0-2) ( μ² -b" ) (с" - ρ" ) ( μ² - с²)
relations qui expriment que les eosinus des angles de ces plans sont
nuls .
Ainsi , une surface quelconque de l'un des systèmes (5) coupe nor-
malement toutes les surfaces des deux autres systèmes.
S VIII .
b Vc² - b² . бу = ,
✓μ²- 62
[Link] = MVC - VC-
✓μ" -C2
-
MAI 1837. 21
158 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
MM' = ds = Ѵбх² + бу + dz*; on trouve ainsi, toute réduction
faite ,
ds= 2
δμ.
✓μ²-b² /μ² -
ds" = √μ* - *
V6 - g
62
* - * δρ.
Vc² -
2
(7) S =
Sib ✓μ² -
V² - b²
-
-
δν, y2
2 2 - 2
-
= P μ y
S!" δρ .
S• 62 -
Vb
2
VC-
§ IX.
: b. (zdxxdz) = c ( dxxdy),
ou
(8)... ( - ) = ( - ),
dx
C
dy dx
dx dy dz
or ces valeurs de x
, rendent identique l'équation (8) ; les
Z
on trouve
2
m 39
n = p'
43, (ρμ²- 02)22
μ (μ² - c ) 200
1
I I
-
m² =
2μ
m' , n =
2μ
, p=
et par suite
ادم (3) 2
n
( 上),
(L - 2n) n' + n"n² = n'
n ( +P) , 2
n+P
p
2(L - m -n)m'n' + m'n² +n'p² = 2m'n' (2+ ),
n +p
2 n' + p'n' =
-n - p) n'p' + n'p 2n'p' ("+P), 2
n+ p
2 (L - p - m)p'm' +p"m² + m"p² = 2p'm' (2+P),
d'où l'on conclut
2 2 2
I
( ) + ( ) + ( ) == ++ dz
( 2-62)2
z2
( ² - 2)2
,
d d d I I I
+ dy2 dz 2 2 ,
dx
++ =( 1 + 1 ) ( ++ μ
μ
(μ² - )
2
du
= + = μ
+ μ
ce qui donne
φ (μ) = √μ² - b* √μ² - c² .
μαμ abiano
thday LA + B.
(10). Af ipp'twel
15
(v) = -b Vcv ,
(9). dv VA ,
dv
+ B.
(10), V = AS Vv²- b² V
(p) = √b -pc - p ,
dV
(9)..... dę √b - √c -p = A ,
dę
(10)....
V = ASV
VbVc- + B.
Ainsi la température stationnaire, et variable d'un point à l'autre,
dans les trois genres d'enveloppe dont les surfaces isothermes sont du
second degré et homofocales, est exprimée par une transcendante
elliptique de la première espèce; et les trois variétés de cette trans-
cendante correspondent respectivement aux trois cas que nous avons
considérés .
§ XI.
z 2
y
μα C2 x = μ² 8 , μ 62 бх = бу,
d'où
μα Z2
ds=
=
x
dx ++
(pe²-b²)2 (μ²
29
²)2
δα δμ
ou , en remarquant que comme l'indiquent les équations
=
μ
,
δε = μ μ +++ δμ ,
ce qui donnera
I
δμ
=
δε z2
μ ++
+ ( 262) + (μ²²)
do = μ²- dxdy 2 μα
++
164 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
on peut donc poser
dV δμ dw = K dV μ² - c² dxdy
K •
du Z
αμ δε μ
μ
μ²-629
on aura
2
K
=
K
dV Vμ²- c² dxdy
du ds du μ y2
V -
μα
+ ),
ce qui donne
πΚ
dV /μ² - b² /μ²² ax,
du и
§ XII.
Sous cette forme cette quantité totale de chaleur est encore indépen-
dante de u , ou de la couche ellipsoïdale considérée.
Son expression différentielle
ΚΑ (νο – ρ²) διδε
2 2
2
Δ
A'Q : "Q : AQ :: μ : √µ² - b² : V - C
c'est-à-dire que lesflux de chaleur aux extrémités des axes d'une
méme surface ellipsoidale d'égale température ont des intensités res-
pectivement proportionnelles à ces axes.
psi ob stino'l inabusc
§ XIV.
1
PURES ET APPLIQUÉES. 167
b C
(v²-g )dvde
SS b VbVcVb - g Vc²²
2
'
ou
b
de
C v'dv
0
Vc-e b Vyb2 Vc²- y²
b C dv
ędę
2 2
0
Vc-g b 62
V²-b²²²
ou bien encore
b
dę cb
dv
2
b
0 Vy
dv
bb -e
k
+ 2
• Vc-g bVbVC-y
= μμ²-b² √μ²-c ;
§ XV.
K
(μ²– ρ²) δμδρ
VbVo ,
Vμ²-b² /μ²- VbgVc -g
(μ²-ν²) δμδν
ΚΑ 2
V = log μτα
C
+ B,
pour la température stationnaire des différents points d'une enveloppe
terminée par deux ellipsoïdes de révolution autour de leur grand
axe , ayant mêmes foyers , et entretenus chacun à une température
constante.
§ XVIII.
( -1) x = y ,
I
Telle est la loi des températures dans une enveloppe solide terminée
par deux ellipsoïdes de révolution autour de leur petit axe , dont les
coupes méridiennes ont les mêmes foyers, lorsque chacune de ces
parois est entretenue à une température constante , mais différente de
l'une à l'autre paroi.
En faisant b = o dans les équations (9), et (10),, elles donnent
dV
2
VVC - ² = A ,
V =
A log (++ B ),
pour la loi des températures stationnaires d'une enveloppe solide
assu-
terminée par deux hyperboloïdes de révolution à une nappe ,
jettis aux mêmes relations de température et de forme que les parois
du cas précédent.
Il est remarquable que dans l'enveloppe ellipsoidale de révolution
autour du grand axe , dont la surface est évaluable en arc de cercle,"
la température soit exprimée par un logarithme; tandis qu'au con-
traire , dans l'enveloppe formée par la révolution de deux ellipses
homofocales autour de leurs petits axes , dout la surface est donnée
par logarithmes , la température est inversement exprimée par un
arc de cercle .
172 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
§ XIX.
+ = 1,
μα
(5), x2 + y2
2 = 1 ,
C
Τμ νμ
-
c = A,
V = A log ( μ + √μ² - c ) + B ;
et pour le cas de la base hyperbolique
dV
dv
Vc -
A,
SECONDE PARTIE .
§ XXI.
§ XXII.
dv
(11) η
=
1οV - 6V
V
P de
ξ =S Po
2
- -
९
23..
-
176 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
du dv dv dv du dv
dx • +
dx+ • +dz
dydy dz = 0,
dx dx dz
dv dę dę dę
= 0.
dx •
dx + dydy + dz
+ ・ 第十 帯・ 帯 ・ dz
○=
On a, en regardant u , v , p , comme des fonctions de x , y, z ,
dV du dV dv dVde
AP
dx du dx ++
+ do dx + dę dx'
dV dV
dx = du ( + ddx )+ ( ) ১
(12)
= ( ++ )+ [( )+ ( )+ ( )*] 2
d d
+++++++
dya [( ) + (+) + (+) ]
2
dz
AP
dx
2
d
+++++
dedx
AP
[( ) + (+) + ( )] = 0.
dz
( 3) = 엄 +
↓ (1) = b -
(6) = --
১
On a donc
PURES ET APPLIQUÉES. 177
+++
d + dy == + 2
) [( )+ (2) + ( )"] ,
2 2 2
d
(13) ++ = ( - 62 ) [( ) +(+) +( ) ] ,
2 2
de d de ९
dx +++
dy2 dz +( )]
[( ) + ( )+
On a de plus
du
2 ,
( )* + ( ) + ( ) = ( ++
dx dz
(μ² -
2
z
)
et en vertu des équations (6)
(με – να) ( μ² - ²)
1
++
(μ² - b²) 2
==
(μ²- (*) με (μ² –C²) (μ² - 03) '
,
d'où enfin
2
(μ² - C²) (μ² - b²)
( ) + ( ) + ( ) === ) '
2 2 2
( -b²) (c² )
(14) (*) + (+) + ( ) = (μ² - ν²) (ν² – g²) '
2
2
( ) + (+) + ( ) === *) 2
-
2
Vbp Vc
dvb-ec- de
p²
dę
+ 0.
(μ²- ρ²) (ν²- ²)
178 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
Ou enfin , en rapportant la température V aux coordonnées €,
η, ξ,
dV dV dV
(15)bis. (1 -p ) de + (M²-p*) d + ( - ) =0.
On doit considérer dans cette équation u , v , p , comme des fonc-
tions de €, η , ξ , données par les formules (11). Il s'agit maintenant
d'intégrer cette dernière équation (15) bis.
§ XXIII.
Les formules ( 11) donnent
du
de = Vu -bu -c , dV²-b² = μμ²-c” ,
de
d V²-c
de =μ√μ²-b² ;
d = V -bVc , dvb
dn
=√ ,
2
dVc
dy
=-V -b² ;
(
C)
de - =
αξ
=
Vbpvc-p , dva
αξ - PVP , C
dVc-g = - PVbp .
αξ
D'où l'on conclut les identités qui suivent , lesquelles sont importantes
pour la question qui nous occupe :
2 3
du
2
d
( * - *)( )+ ( - ) ( )+ ( *- *) ( )
=( * *) ( με- ρ*) ( μ² - ν*) ,
2
2
( * - *)(db )+( - ) (d
de )
(16) -(( μ²* - *) (d )= ( *_ *) ( **) ( *- *) ,
2
2
( *- *)( - )-( - ) (d dn )
2
(με
2
d
=
(νρ*) (μ³ρ*) ( *- *).
PURES ET APPLIQUÉES . 179
d'E
++ [P (+) + Q(d ) de
+R( V )] E = 0 , de
2
2
d-Y d y -
+Q dn
(17) d 2
2
-R( V )] Y = 0 ,
2
2
dX
dξ + [P ( ) - Q( V
d ) 2
2
-R( V ) ]X
x= 0,
Les parois du corps solide proposé sont représentées par des équa-
tions très simples dans le système de coordonnées actuel , puisque
ces parois sont par hypothèse des surfaces sur lesquelles une des
180 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
coordonnées est constante. L'intégrale (19) de V se prêtera donc faci-
lement à l'introduction des conditions données de la surface.
Il est aisé de voir, d'après cela, que tous les cas d'équilibre de tem-
pérature des corps ou des enveloppes solides terminés par des surfaces
du second degré soumises à des sources connues de chaleur et de
froid , sont ramenés à l'intégration des équations aux différences or-
dinaires (17) , qui , en vertu de l'équation (18) , peuvent se mettre
sous la forme
dE
de + [Qb² (μ² - c²) + Rc² (μ² - b²)] E = 0 ,
dY
(17) bis dy = [Qb*( c* - v²) - Rc (v* - b*)] Y = 0 ,
daX
+ [-Qb (c -p*) -Rc*(b*- *)] X= 0 ,
(17) ter
( **) ( *- *) d +[- ( -6 )+ (cv )]
+ [Qb* ( *- *) - Rc* ( * b*)] Y = 0 ,
d'X dX
(c* p*)( * p*) +[-p (b -p*) - p(c* p*)]
+ [-Qb (cp )-Rc*(b -p*)] X = 0.
§ XXV.
αν
d/μ²-c² / μ²-62du
Vu -c²-b² du
(μ-ν²) (μ²-ρ²)
dV
dVV6dv
Vc- V -b- dv
+
(μεν²) (ν²²)
dV
Vbp Vc-p
dvb -g² Vc-s de
+
dę
E LK
I AR'Y
dv
BRdi
(μ²-ρ²) (ν²- *) RE E S
OF THE
UNIVERSITY
et en ε , η , ξ ON
CALIFORNIA
dV dV dV
V = ΣΑΕ Ε΄ . ΕΥΧ .
§ XXVI.
§ XXVII.
qui peut s'intégrer assez facilement , comme M. Poisson l'a fait voir
dans un de ses mémoires sur le son .
§ XXVIII.
μ du dv
ε = η =
, ,
2 2
μο Vo Vc
qui expriment les lois des températures stationnaires sur les cylin-
dres elliptiques et hyperboliques , homofocaux et isothermes , que j'ai
considérés à la fin de la première partie de ce mémoire ; l'équation
que la fonction V doit vérifier se réduit alors à
dV daV
de
+ 2
0.
dn
§ ΧΧΙΧ .
24..
:
184 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
ww ww
NOTE DE M. POISSON
xdx do
Sob
• V(b²-x )(c²-x²)
= C
0
VI-a² sin
-C
-cf** Vi-a sin* d =c(F,a-E,a).
0
Je fais ensuite
y²- b²
= cot².0 , y=c (c²-b²) sin°9,
c²-ya
(c²-b²)sin&cosodo
dy=- , c²- b² c²a² ,
Vc²-(c²-b²)sin*
PURES ET APPLIQUÉES. 185 :
C
dy I de I
= -Fa ,
Si by -b²)(c²-y²) 0 1- a² sin20 C
ydy == C
b 0
VI-asino de=cE,a.
b C
(μ²-Χ²) (μ²-y²) (y²-x²)dydx
SS b
= πμ - πμ²(6² + c²)+ b²c².
✓(b²-x²)(c²-x²)(x²-b²)(c²-у³)
(y-x²)dydx ,
SS V(b -x²) (c²-x²) (x²-b²) (c -y²)
=
(y-x4)dydx
= (b²+c²) ,
SS V(b²-x )(c -x²)(x²-b²)(c²- ²)
x²y² (x²- x²)dydx = bc².
SS 221
V(b²-x²)(c -x²)(x²-b²)(c²-у³)
La première est la même que l'équation (1) , qu'on vient de vérifier; les deux
autres peuvent s'écrire ainsi :
b C
dx yady
0 ( )( ) b ( )
b xdx dy
= (b²+ c²) ,
0 0
V(b -x²) (c -x²) V(x²-b²)(c -y
^*)
(4)
b
xdx C
ydy
0
V(b²x ) (c²²) b وم
b xdx C
yody = bc²
0 b
b xdx sin4@do
0 0
1-a² sin²
✓(b -x ) (c -x² )
3
y4dy C3
b
=
031-42sin26)2
0
do.
sinocos φάφ I
S V
0sin -a sin =
** (cos -sin )V 1-asinodo,
0
et , par conséquent ,
sinodo sinodo
V-a
1- sin Vi-a sin
S
C3 (1-2sin² ) (1-asino)do
0
V1-a sin²
3( 19 sintode
a2 0 a 0 1-
V1-a-sin
T sinodo
-2 2.
- 0 Vinasin
0
VI-a sin²
2+a² do 2(1+a2)
=
3a
+ 0
Videsina
VI- asin 3a
+ 0
v
✓1-asin do.
En même temps , on a
T de
S+ (1- sin² ) d) = fi
0
n
VI-a2sin26 0
2
ㅠ sin20d sin40d9
- 2α
+ at ,
0
VI- a'sin' 0
V1-a sin20
T sin46d sind
2(1+a²)
S 0
1-a'sin'0 3a
2
0
VI-asin
I do
- 3a²
2
S 0 1
- sin26
;
2 3-2 de
f (1-asin°6)
0
d =
3 0
VI-a*sin20
+ 2α²(α²-2) sin ede
3 0
VI-a sine
2(1+a²) a αθ
3 0 VI-a
1- sin de 3 0
1-a2sin20
x4dx
0
V (b²-x²) (c -x²)
c³(2+a3) F₁a-2 c³(1+a²) E₁a,
3 3
C
ydy a2 c³
b
= 20³(1+
3
2)E -
Fa;
3
xdx
= c ( Fa-E,a) ,
So√(b
0
0
) (cx) I
dy
F ,
Sob C
0
ydy
= c Ea ,
S b 2
www wwwwwwwwwwwwwww
(*) La première partie de cette Addition a été écrite à l'occasion des remarques
qu'un membre de l'Académie a faites dans la séance du 17 avril dernier, sur la note
dont il s'agit.
Tome II. - ΜΑΙ 1837. 25
1
190 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
erreur dans les deux passages cités du chapitre IX , je n'ai point eu à
m'occuper du numéro 35 du chapitre VII, etje me suis dispensé d'en
parler. Mais il est vrai de dire que l'analyse contenue dans ce numéro
et dans le suivant, présente quelque chose d'incomplet , et même
d'équivoque. Lagrange détermine la condition pour que les centres
des cercles osculateurs d'une courbe donnée forment une développée
proprement dite , c'est-à-dire une ligne dont les tangentes coupent à
angle droit la courbe proposée; puis il dit que les courbes planes
satisfont toujours à cette condition ; mais il n'ajoute pas qu'elle n'est
remplie que pour elles seules ; et cette omission pourrait faire croire
qu'il ne serait pas impossible qu'une ligne à double courbure eût pour
développée , le lieu de ses centres de courbure. Or, non-seulement on
voit , par des considérations géométriques très simples , que cette
propriété n'appartient qu'à des courbes planes; mais Lagrange pouvait
aussi le conclure de différentes manières , de sa propre analyse , et ,
par exemple , en montrant , comme M. Lacroix dans son Traité du
Calcul différentiel(*), que l'équation différentielle du troisième ordre,
qui doit être satisfaite pour que cette propriété ait lieu , revient à
celle qui exprime que trois éléments consécutifs quelconques de la
courbe proposée sont dans un même plan , ou que cette courbe est
plane. A la fin du chapitre VII , Lagrange se borne à renvoyer, pour
de plus grands détails sur ce qui concerne les développées , au Mémoire
de Monge , où leur théorie est exposée dans toute sa généralité.
En un point donné M sur une surface quelconque , le parabolo de
osculateur, qui a son sommet en ce point, est elliptique ou hyper-
bolique , selon que les deux courbures principales de la surface en ce
même point, sont tournées dans le même sens ou en sens contraires.
Les rayons de ces deux courbures étant représentés par a et 6, et en
prenant leurs plans et le plan tangent pour ceux des coordonnées x,
y, z , la normale pour axe des z, le point M pour origine; l'équa-
tion du paraboloïde sera
22
;
a
gm³ + hm² + km + 1 = 0,
(*) Par erreur, on a mis troisième et quatrième ordre , en haut de la page 144
de la note , au lieu de deuxième et troisième.
25..
192 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
et un ellipsoïde osculateur , quelle que soit la grandeur de son troi-
sième axe, qui reste indéterminée.
En changeant l'origine et la direction des coordonnées , et mettant
ensuite dans l'équation précédente , à la place de chacun des coeffi-
cients g , h , k , l , sa valeur en fonction des nouvelles coordonnées ,
tirée de l'équation de la surface donnée, et pour m le rapport entre les
différentielles de deux de ces coordonnées, on obtiendra l'équation dif-
férentielle des lignes tracées sur cette surface et suivant lesquelles elle
a un contact du troisième ordre avec les ellipsoïdes osculateurs. Il
serait intéressant de connaître la figure de ces lignes à la surface de la
terre , et de savoir s'il en existe trois ou une seule dans les différentes
parties du globe. Quoique le sphéroïde terrestre diffère peu d'une
sphère , ces lignes peuvent s'écarter beaucoup des méridiens; car leur
direction en chaque point ne dépend pas des grandeurs absolues de g,
h, k, l, qui sont de très petites quantités , mais des rapports de ces
coefficients , qui peuvent être des nombres quelconques.
;
PURES ET APPLIQUÉES . 193
MÉMOIRE
SUR L'INTERPOLATION ;
(
5) =
au , Y
2
au , ... yn aun.
Les diverses valeurs de a, que l'on peut déduire de ces équations (5)
considérées chacune à part, ou combinées entre elles , seraient toutes
précisément égales si les valeurs particulières dey, que nous suppo-
sons données par l'observation, étaient rigoureusement exactes. Mais il
PURES ET APPLIQUÉES. 197
n'en est pas anisi dans la pratique où les observations comportent des
erreurs renfermées entre certaines limites; et alors il importe de com-
biner entre elles les équations (5) de manière que , dans les cas les
plus défavorables , l'influence exercée sur la valeur du coefficient a
par les erreurs commises sur les valeurs de Y. , Y. , ... , y, soit la
moindre possible. Or, les diverses combinaisons que l'on peut faire des
équations (5) pour en tirer une nouvelle équation du premier degré ,
par rapport à a, fournissent toutes des valeurs de a comprises dans la
formule générale
k.y. + kaja + ... knyn
(6) a
k, u, + ka U₂ + ... knun'
Un
que l'on obtient en ajoutant membre à membre les équations (5) après
les avoir respectivement multipliées par des facteurs constants k., k....,
k.. Il y a plus ; comme la valeur de a déterminée par l'équation (6) ne
varie pas quand on fait varier simultanément les facteurs k. , k.... , k
dans le même rapport , il est clair que parmi ces facteurs , le plus
grand ( abstraction faite du signe ) peut toujours être censé réduit à
l'unité. Remarquons enfin que, si l'on nomme
६ , ६, , ٠٠٠ , E ,
Il faut maintenant choisir k. , k,, ... , k. de telle sorte que , dans les
cas les plus défavorables , la valeur numérique de l'expression (7) soit
la moindre possible.
Représentons par
Su
Su '
(10) Su Sy
Si l'on fait pour abréger
น
a
(11) Sui
on aura simplement
(12) y = a Sy..
Si l'on supposait généralement u = 1 , l'équation y= au, réduite à
y = a,
n
Sy
si l'on peut , sans erreur sensible , négliger dans la série (1) le coeffi-
cient c du troisième terme et ceux des termes suivants , on devra
prendre pour valeur approchée de ay
(18) Ay = 6S'Ay
Soit d'y le reste du second ordre qui doit compléter cette valeur
approchée , et faisons en conséquence
(19) Ay = 6S'AJ : + Δ' .
Posons de même
(
22) S'ay: = bS'Av; + CS'aw; + etc.... ;
puis cette dernière, multipliée par 6 et retranchée de l'équation (19),
(23) Ay = ca'w + etc ....
(II) u = asu ,
Si les valeurs particulières de Ay, représentées par Ay. , Δy. , ... Δγη ,
sont comparables aux erreurs d'observation , on pourra négliger Ay
et réduire la valeur approchée de y à
asy.
Dans le cas contraire , on déterminera 6 à l'aide des formules
(IV) αδν + Δν , Δυ
Say = 0 ; SA'y =o, S'A'y=0 ; SA' ,=o, S'A' ;= o, S"A³y =0, ...
Ces dernières formules sont autant d'équations de condition aux-
quelles doivent satisfaire les valeurs particulières de α , β, γ, ...,
ainsi que celles des différences des divers ordres de u , v , w, ... , y ;
et il en résulte qu'on ne peut commettre dans le calcul de ces valeurs
particulières aucune erreur de chiffres sans en être averti par le seul
fait que les équations de condition cessent d'être vérifiées.
En résumé , les avantages des nouvelles formules d'interpolation
sont les suivants :
1º . Elles s'appliquent aux développements en séries, quelle que
soit la loi suivant laquelle les différents termes se déduisent les uns
des autres , et quelles que soient les valeurs équidifférentes ou non de
la variable indépendante.
2°. Les nouvelles formules sont d'une application très facile ,
surtout quand on emploie les logarithmes pour le calcul des rapports
α , β , γ, ... , et des produits de ces rapports par les sommes des
diverses valeurs des fonctions ou de leurs différences. Alors , en effet ,
toutes les opérations se réduisent à des additions ou à des soustrac-
tions.
3º A l'aide de nos formules les approximations successives s'exé-
cutent avec une facilité de plus en plus grande , attendu que les
différences des divers ordres vont généralement en diminuant.
4°. Nos formules permettent d'introduire à la fois dans le calcul les
nombres fournis par toutes les observations données , et d'augmenter
ainsi l'exactitude des résultats en faisant concourir à ce but un très
grand nombre d'expériences.
5°. Elles offrent encore cet avantage , qu'à chaque approximation
nouvelle , les valeurs qu'elles fournissent pour les coefficients a, b, c, ...
-
PURES ET APPLIQUÉES. 205
ww
www
NOTE
I.
).
<< Cette équation, dit-il, doit avoir lieu quel que soit μ : or il est clair
» que parmi toutes les valeurs de u comprises depuis = -1 jus-
» qu'à µ = 1 , il en existe une que nous désignerons par het qui est
d³Y
>> telle , qu'abstraction faite du signe, aucune des valeurs de 3
du
ne
» surpassera celle qui est relative àh : en désignant donc par H cette
>> dernière valeur, on aura
π 2π 3
Y =
(1
-
με) , ου Y =
(1 - με) , etc.,
(B) 0
* (ax)da = (x) ,
x étant une variable indépendante. En différentiant trois fois l'équa-
tion (B) par rapport à x , il vient
I 3
Sap (ax)da =
0 10 ""(x) ,
ou , ce qui est la même chose ,
I 12
(C) Sao "(x)- '"'"(ax)]da =o..
0 10
foo(ax)da = 2 (x)
0
sous la forme
toujours une valeur finie. Et l'on ne doit pas dire que, dans son ana-
lyse, il exclut implicitement les cas où l'on aurait
H ,
III .
2rr'P ,
P étant le cosinus de l'angle compris entre les deux droites ret r', en
sorte que l'on a
P cos e cos ' + sin ( sin ' cos ( – ') ,
ou
Vr² + r²-
r2rr217P '
(1) V+ 2
(1 -
μ²) = constante ,
les nouvelles variablesp, q', étant liées aux anciennes μ', w' par deux
relations dont l'une est
1-
0 F( ) 'da = sasaF( cos*p - sinʻp cosq')sinpapaq' .
V2-2P 0 0
COS
S -10
V2-2P = Sfa ([Link]*p- sin*pcosq' )" .sinpdpdq' ,
0
4πμ'η
(4) stpak V2-2P
duda
1-
0
2n + 1
+ C + etc.
ax) + aasta 1-
0 di da +
2-2P + 2 (1 - μ²) = const. ;
ou plus simplement
+1 25 Y'αμ''dw
απ'
'
(5) 3
- +
-S+S 1-
0
V2-2P
C+
=C + 22
( 1 - μ²) ,
C étant une constante. On pourra aussi lui donner cette autre forme
équivalente
π Σπ
π
S+ μαΖαμ
1- = 0,
+ do
St dusd
1-
0 2-2P = 47
4π : :
+1 +
47 1
Ζαμ -
1- Ζαμ = 0,
-1
S Ζαμ = 0.
+
Pour prouver que SpZdy = o , il faut se rappeler que l'origine
1-
pour que ce plan contienne le centrede gravité, il fautdonc que l'on ait
SSSr3.p'du'dw'dr' =
0,
1
218 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
d'où résulte immédiatement
++ =
Γ Ζαμ
-1
0,
SZdpdf
-1 0
V2-2P '
devient, en vertu de la formule (4) ,
+1
-1
Zdy, Suzy , etc., brode
elle se réduit à
+1
2n + 1 -1
2n+ 1
1-
et par conséquent
PURES ET APPLIQUÉES . 219
+1 =
1- μηΖλμ. 0,
3g 3C 15g
a (1+ -
) = a,
d'où l'on tire
3g 15g
a
(1 + = (1 + 1 ) ,
et par suite ,
(9) r = a [1+ 16π (1-4 )].
L'équation (9) est celle d'un ellipsoïde qui se réduit à une sphère lors-
que go ; en sorte que la sphère est la seule figure de révolution
qui satisfasse à l'équilibre d'une masse fluide homogène immobile , du
moins lorsqu'on suppose à priori cette figure presque sphérique.
C'est en partant de ce dernier théorème que l'on prouve ensuite que
parmi toutes les figures très peu différentes de la sphère (qu'elles
soient ou non de révolution ) une seule peut satisfaire à la condition
d'équilibre du fluide tournant autour d'un axe. En sorte que la surface
de ce fluide est nécessairement celle de l'ellipsoïde déterminé par
l'équation (9). Mais sur ce point, comme nous l'avons déjà dit, nous
renverrons au livre IIIº de la Mécanique céleste (tome II , page 76. )
220
JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
wwwmmww wwwwwwwwwwwwwwwwww ۱۱۱۱۱۱۱
EXTRAIT
(1)
d( )+ (gr - 1) V = 0 ,
dx
et à la condition définie
dv
(2) -hV = o pour x= x ,
dx
(*) Tome I de ce Journal , pages 106 , 253 , 269, 373, et tome II , page 16.
PURES ET APPLIQUÉES. 221
d( )+ (gr. - l) V. = 0 ,
(3) dx
dVn
(4) dx
-
hV. = o pour x = x,
dV
(5) , + HV = 0 pour x= Χ.
dx
X
gVdx
[Link] = ( -
v. ).
En posant x= X et se rappelant que, pour cette valeur de x ,
dVn dV
+ HV, se réduit à zéro et dx + HV à w(r) , il vient donc
Tome II .- JUIN 1837. 29 .
222 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
X (1)
:
(7) [Link] = -KV (X) . r- rn
(8) fgVdx
X
KV (X) ' (r. ).
D'un autre côté on peut démontrer que la fraction est décom-
w(r)
posable en fractions simples. Par les méthodes connues pour ce genre
de décomposition , on obtient
V
== { } ,
d'où résulte
w(r) Vn
(9) v=
V { }
A l'aide des formules (7) et (8), on peut éliminer (r) , ' (r ) : cette
élimination faite , si l'on multiplie l'équation (9) par gf(x)dx et si
l'on intègre ensuite , on obtient finalement
X X
X SxgVVdx.
X X
V.f(x)dx
fxgVf(x)dx = 2 { X
X
gVdx
F(x) = Σ
Vfgvf(x)dx X
X
Vdz
n
on a de même
X X
X
X
gVVdx. fxgVnf(x)dx
SgVF(x) dx = x Σ
X
fgVdx
X
PURES ET APPLIQUÉES . 223
29
..
224 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
ww
REMARQUES
Sur les Intégrales des fractions rationnelles ;
PAR M. POISSON.
hu² + kat dx
α
-
62 0 x² + α²
8
-
ho + kC4 dx
+ 2 2
0 x² + 62
8
g
-
hy²+ kyt dx
+ 2
0 x² + y²
dz
l'infini positif; et à cause de S 0 1 + 22 = 2
7, il en résultera
2
g ha²+ kat + g - hô + kết g-hy + ky+
2 + ,
α(α² -6*) (α- γ ) 6(62 - α²) (62-γ²) γγ² – α²) (γ² -
) '
ou bien , en réduisant les trois fractions au même dénominateur ,
2
g(a + 6 + r) + haby + kaby (ab + γα + βγ) (2)
αβγα +6) ( + ) ( + )
Soit actuellement
a + 6 + γ = u.
En vertu des équations (1) , on aura d'abord
2(αβ + γα + 62) = u -
a;
on aura ensuite
a + 6 + γ = p , αβ + γα + by = ( p - a);
comme on a identiquement
2yr =
= 2gp +p(p²-
2hvc+ k(p° - a) Vc;
a) V - 20
(
4)
dx пр
S
0
8
= p (p² - a)V - 20'
x²dx VC
X
=
(5)
0 p(p²-x) c-2c
xdx
=
*(p²- a)Vo
X
0
2p(p²-a)Vc-4c
où l'on a fait , pour abréger ,
x + ax + bx + c = X.
Si l'on a, par exemple , a = 0 , b = 0 , c = , l'équation (3)
se réduira à uº - 8u= 0 ; ses quatre racines seront u= 0 , u= 2 ,
u= 1 ± √-3 ; ce sera la seconde qu'il faudra prendre pourp ; au
moyen de quoi, les équations (5) deviendront
8 8 8
dx 11
xdx xdx
13
οι + x6 3' S 0 1 +x
6
0 1 + x
I
S 0 I+ x
nsin
mx
X X
0 0 0
2VC 。
.
228 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
et quand les deux intégrales qu'elle renferme auront été calculées par
les quadratures , elle fera connaître la valeur approchée de la plus
grande racine positive pde l'équation (3).
La fraction rationnelle donnée ne contenant toujours que des puis.
sances paires de la variable ; si son dénominateur est du huitième de-
gré, l'équation dont sa valeur dépendra , se réduira au quatrième
degré, comme l'équation (3) , et ce sera encore la plus grande racine
positive de cette équation qu'il faudra employer dans cette valeur,
Après avoirdécomposé une fraction rationnelle en fractions simples
dont les dénominateurs soient du premier ou du second degré; si l'on 1
٨٨٨٨٨٨٩٨ MΑΛΑΑ
MÉMOIRE
yo - b , y. + b.
х-х.
Supposons qu'après avoir pris Ax n
, on calcule y. au
moyen des équations successives
y.-y. = f(xo , γο) Δx ,
j. y. = f(x,, y. ) Ax ,
γ. y = f(x , y ) Δx.
Il s'agit de reconnaître quelle altération recevait cette valeur dey. ,
si , au lieu de diviser x-x. en n parties , on multipliait indéfini-
ment les éléments en sous-divisant chacun des accroissements Ax en
m éléments A'x plus petits.
PURES ET APPLIQUÉES. 231
Soienty, et y, +1 , deux quelconques desy successifs du calcul pré-
r-
J+ = + f(x ,y ) Δ' ,
ou x , x , x , etc...., désignant les valeurs de x intermédiaire
entre x , et x, et yi , yi, yš , etc..., les valeurs de y fournies par ces
équations aux différences. On peut les mettre sous cette forme
r γ. = f(x,, γ.) Δ'α ,
-
30 ..
232 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
et celle qui résulte des m sous-divisions de ax ; on aura
Sy +1 = [f(x, + ΘΑΔx , y, ± 0Α∆x) - f(x,, γ.)] Δα.
Si l'on désigne par Pet Q les maxima numériques des dérivées
partielles df(x,y)
dx
et df(xdy, y) dans l'étendue du rectangle dont nous
avons parlé , et qu'on développe la différence ci-dessus au moyen des
dérivées partielles , on aura toujours
бу +1
+, < (Р + AQ) Δ.x* .
Il reste à examiner maintenant quelle sera l'altération partielle pro-
duite sury. par cette variation dy,+1 , en supposant que l'on ne change
pas le mode de division entre y,+, ety. , et que cette dernière quan-
tité ne soit ainsi modifiée que par le seul changement dey
En désignant de même par dy..., бу+3 , etc., les variations cor-
respondantes des quantités + , +3 , etc., on aura évidemment
бу + = буг+ + [f( x +1 , +1 + буг+1) - f(x )] Δ.Χ.
Cette équation fournit l'inégalité suivante :
бута < буг+ (1 + QAx),
et comme on aura semblablement ,
буг+3 < бугта (1 + QAx) ,
Il ne faut pas perdre de vue que ces calculs par éléments ne peuvent
réussir et conduire ainsi aux valeurs numériques de l'intégrale y qu'au-
tant qu'on peut assigner un certain rectangle dans lequel ni la fonc-
tion f(x , y) , ni les deux dérivées partielles ne deviennent infi-
nies . Les coordonnées extrêmes de ce rectangle étant x , xo + a ,
yo - bet ro + b, on n'est sûr à priori de pouvoir calculery que
b
pourune valeur de x qui ne dépasse pas x. +1 , puisque dans ce
cas seulement on sait que quel que soit l'indice r la valeur numé-
rique de y,-yo étant plus petite que A(x,-xo) sera alors infé-
rieure à b.
On peut remarquer que, si la fonction f(x, y) reste positive pour
toute la superficie du demi-rectangle compris entre yo et yo + b ;
alors on n'a pas besoin de considérer le demi-rectangle inférieur com-
pris entrey, ety. -b puisqu'on sera sûr alors que dans l'étendue du
calcul les valeurs de y vont en croissant : ce sera l'inverse si f(x, y)
reste négative.
Examinons maintenant le cas où l'on emploie d'autres équations
aux différences pour calculer les valeurs dey. On peut , par exemple ,
procéder d'une manière analogue à celle qu'on prend pour les inté-
grales définies , quand on leur substitue l'aire d'un polygone au lieu
de la somme des rectangles inscrits. On emploie alors l'équation aux
différences
AA".
A".
12
12
3A".
- [f(x , Y) -
f(x, y')] .
Lorsqu'on veut passer de xà x + Ax , on a
Y=y+ f(x, y).Ax + f' (x + 4x , y ± 0A∆x) 2 ;
i
∆x³
4 df[x, y + 0f' (xdy
+ 0x , r ± 0A^x) ] f' (x + 0∆x , γ ± 0ΑΔx) .
Ayant désigné par Pet Q les plus grandes valeurs numériques des
dérivées partielles df(x , y) et df(x, y) pour toutes les valeurs de x
dx dy
et de y qui peuvent être employées dans le calcul, l'expression ci-
dessus , en faisant abstraction du signe, sera inférieure numérique.
ment à
Δε
(P + AQ) .Q.
on en déduit
Δχ
буття < бутті + 2 [Q ++ Q( 8 +1 + ∆xQdY1+1 )],
ou bien ,
2
on aura de même
QAr
буга < буття (1 + Qax + A**) ,
+
2
et ainsi de suite.
Tome II. -
JUILLET 1837. 31
238 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
En multipliant ces inégalités l'une par l'autre, on aura
+ Qx + Q
бу
< [ +(P
4 8 +( P + AQ) Q
Q+ Q
Δχ
2
:
A"
+ ( P + AQ) Q par- ( P + AQ ) Q,
ou par
R + 2AS + AT - Q ( P + AQ ).
бубу, + df(x , dy
y, ±0dy.) Sy, Ax + .. dm +1f(xdx™dy
, j; + 0dy,) δ . 42 1.2... m
da
бубу, ( 1 + 4х + ... dam . 1.2... m ),
y devant avoir une valeur entre y, et y, + dy,, dans les expres-
da da(m)
sions ....
ddy
En procédant comme dans le cas précédent, et désignant les plus
da da(m)
*grandes valeurs numériques des dérivées dydy , quel que soit
.....
Δχη 1-
1.2.3... (m+1)
[ Q+A',
Δα Δε
... + A.(m) 1.2...m 7;
;
η ef9,dz
Én se servant de cette équation comme d'une équation aux différences,
on posera
esadz
Se--Sqdxadx
S99z .
On peut encore écrire cette équation sous la forme
Xr+ 十
x
+1
1 = r. e adx.
Xr
1+ 1 =
-S
e
qdx de f(x, y ± 6A4x) η -
2
dx.
x+ dy
242 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
Si T désigne la valeur maximum de f(x,
dy 2) dans toute l'éten-
due du rectangle que nous avons déjà considéré ; on aura , en vertu
de ce que l'accroissement η dey est petit que Aдх,
+x
1
Xr+1
Δε
A-T e
-S qdx
бут < 2 2,
dx ;
et
Xr+
Qar
ainsi on a
S Pr
e * dx = e ΔΧ,
Δα3 Qax
ATe #19609 0 .
+ < 2
da Irti
бубу+ Xr бу, бу, е
x
dx +
+S ade
dy Sy,dx;
les dérivées , par rapport ày, devant prendre dans cette formule des
valeurs moyennes parmi celles qui répondent aux points compris dans
le rectangle. En remarquant qu'on a
Xr+1 Xr+s
de
-
e
S x
qdx
I
dq
dy
, dy
PURES ET APPLIQUÉES . 243
et par suite
Irt Xr+1
1 - e-Q: Ax
e
x
qdxdx < Q
;
бу 2
e Qax (Q+AT) }(
244 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
On peut remarquer que dans beaucoup de questions de mécan ique
qui se rapportent à des mouvements qui tendent vers un état stable ,
on appliquera facilement les formules précédentes parce qu'on con-
naît à priori une limite que la variable y ne peut dépasser , et
qu'ainsi on peut tracer le rectangle dans l'intérieur duquel le point
donné par les coordonnées x ety sera toujours compris.
On pourrait étendre les considérations précédentes à un système
d'équations différentielles simultanées , ainsi que M. Cauchy l'a fait
pour le cas où l'on emploie pour équations aux différences celles qui
sont fournies par le changement des den : les formules devenant très
compliquées , nous n'avons pas cru devoir les présenter ici.
PURES ET APPLIQUÉES . 245
[Link] www
PAR J. LIOUVILLE .
Mdmy
+
dxm
=X, lorsque l'on a mi valeurs de y dans l'équation Py +
Qdy Rdy+ . Mdmy = o , m'a paru en ai cherché une solution
si beau , que j'en
dx + dx dxm
:
quevoici...
» Soity = Vz , V étant une indéterminée , et zune des valeurs de y qui sa-
Qdy
tisfait à l'équation Py+ dx + eteo , et soit substituée/cette valeur
Qdy
dans l'équation Py+ dx +etc.... =X; la transformée sera composée.
Qdz Mdz
1º d'une partie V (Pz + de ... + dxm
) , oùX ne se trouvera point, laquelle
✔PURES ETTAPPLIQUÉES . 247
Qdz Mdmz
sera évidemment= o , à cause de Pz + dx
+٠٠٠
dxm
o (hyp. ) ; 2º d'une
partie oùV ne se trouvera point, et qui ne contenant que dV avec ses différences
jusqu'à dV inclusivement, pourra par conséquent être abaissée au (m - 1 ) de-
gré , en faisant dV = V'dx ; or puisqu'on a m -1 valeurs dey, que y = Vz ,
et que z est déjà une des valeurs dey, on aura donc m - 2 valeurs de V, en n'y
comprenant pas l'unité ; donc supposant que z' soit une de ces valeurs , et faisant
V' = ' SV"dx , comme on a fait y = zfV'dx , on abaissera de même l'équation
en V', et ainsi de suite , jusqu'à ce qu'on arrive à une équation qui sera de cette
forme dV"" etc. + KV"" etc. dx = X , Ket X étant des fonctions de x. Or on sait
que cette équation est intégrable.
"
Il est aisé de voir par cet exposé, 1º qu'à chaque transformation il disparaît
un des coefficients, savoir celuide y par la première , celui de dy par la se-
conde, etc. , en sorte que dans la dernière transformée il ne restera que les deux
coefficients de dmy et dm - 'y; or si on a une quantité de cette forme ....
ad- Bdmλ
dom- t dxm
et qu'on fasse da= dx , on aura dans la transformée (en
dm- n d
laissant à part les autres termes) 1º βζ à la place de ẞ et dxm- à la place dedxm
βαζ dm-an adm
2ο [ως + X(m- 1) ] dxm au lieu de
-2
Donc si on suppose que
dx dxm - 1
Ndy+Mdmy
dxm-1 dxm soient les deux dernierstermes du premier membre de lapro-
posée , et qu'on fassey= zfz'dxfz" dxfz" ... SV"[Link] , il sera aisé de trouver,
par la remarque précédente , la forme de la dernière transformée , d'où l'on tirera
aisément la valeur de V"" etc.. Je ne fais , Monsieur, qu'indiquer l'opération , qui
serait très simple et très courte; vous supplérez aisément à ce que je ne dis pas.».
32
..
248 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
ww ww
(*) Ce volume n'a pas encore paru. Le mémoire de M. Lamé n'était connu
jusqu'ici des géomètres que par un petit nombre d'exemplaires particuliers ; en
le publiant dans ce journal , je crois avoir rendu à la science un véritable service.
La réclamation très fondée de M. Binet n'ôte rien au mérite du travail de
M. Lamé , qui me semble , je le répète, ouvrir une route nouvelle dans le calcul
J. LIOUVILLE.
des équations différentielles partielles .
PURES ET APPLIQUÉES. 249
nière que le système de tous les hyperboloïdes à une nappe , coupe
un quelconque des ellipsoïdes suivant les lignes de l'une de ses cour-
bures ; le système des hyperboloïdes à deux nappes coupe le même
ellipsoïde selon le second système de ses lignes de courbure , et ces
propriétés sont d'ailleurs réciproques. De là il suit que tout l'espace
sera divisé par les surfaces que nous avons considérées ( les surfaces
homofocales ) en une infinité de parallélépipèdes rectangles infini-
ment petits , dont les arètes seront les éléments des lignes de cour-
bure communes aux surfaces; et les axes principaux du corps répon-
dant au sommet de l'un de ces parallélépipèdes seront les tangentes
aux trois lignes de courbure communes des trois surfaces du second
ordre qui y passent. » (Page 59 du XVI cahier du Journal de l'École
Polytechnique. )
A cette citation , j'ajouterai celle de l'énoncé du même théorème
qui se trouve dans le rapport que MM. Laplace et Biot firent sur
le mémoire relatif aux moments d'inertie et aux axes principaux
des corps : ce rapport fut imprimé dans le Moniteur ( nº du 4 juil-
let 1811) , et là se trouve une date authentique et une publication
réelle : « Les surfaces dont nous venons de parler ( ellipsoïdes
>> hyperboloïdes à une et à deux nappes) prendront divers pé-
>> rimètres , et conserveront toutefois les mêmes excentricités pour
>> leurs sections principales. M. Binet remarque de plus qu'elles
>> se couperont à angles droits , et suivant leurs lignes de cour-
>> bure , ce qui donne une construction de ces lignes aussi simple
» qu'élégante pour les surfaces du second ordre , au moyen de cette
>> pénétration. Si l'on considère un point quelconque de leurs intersec-
>> tions , les axes principaux quiy répondent sont les tangentes à ces
>> mêmes lignes de courbure, etc. >> Ce rapport avait été lu à l'Institut
le 24 juin 1811 , en présence de Monge, à qui l'on doit les premières
recherches sur les lignes de courbure , ainsi que la détermination de
ces lignes pour les surfaces du second degré : pourMonge ce théorème
était nouveau. D'illustres géomètres , Lagrange , Laplace , Legendre ,
Poisson assistaient à cette séance.... : :
주시지 -
++ etc. !,
a b C
+ B + = + etc. = 1 ,
(n) a b C
+ B+ = + etc. = 1 ,
etc.
PURES ET APPLIQUÉES . 251
fx fA fB fC
(x-A)FA + (x-B)F'B + (x-C)F'C + etc.
=
Fx
F(K) '
4.
a c f(K )
(N) K -A + K -B + K + etc. = F(K ) '
a + b C f(K )
K -A K -B + -C + etc. = F(K₂ ) '
etc.
KA
-A + K-B + C + etc. =
1,
(n) a b C
KA + K-B + KC + etc. = 1,
etc.
seront a =
F(A) -f ( A) = f(A) f(B)
-
b= -
a = -
(A -K) (А -К. ) (А -К₂ ) ...
(A - B) (A- C) ...
b = ( В -К) ( В- К. ) (В -К₂ ) ....
(B-A) (B- C) ..... '
cete.
l'École Polytechnique. )
PURES ET APPLIQUÉES. 253
wwwww w
Quoique M. Libri ait déjà donné une formule très remarquable qui
détermine le nombre de solutions d'une congruence quelconque , j'ai
crudevoir cependant reprendre la question en suivant une autre mar-
che, afin de ne pas supposer la résolution de l'équation x = 1 , vou-
lant au contraire la déduire des formules de ce paragraphe.
I.
7
On suppose ici que la fonction f(x1, x2, ...x₂) qui renferme k in-
connues est une somme de termes de la forme Axix ... xi , où les
exposants sont des entiers positifs et le coefficient A un entier positif
ou négatif. De plus quand une inconnue manque dans un terme , on
l'y fait entrer avec l'exposant zéro.
Il est question seulement ici des solutions en nombres entiers posi-
tifs et moindres que le module, zéro n'étant pas excepté des valeurs
données aux inconnues. Voici comment on déterminerait les solutions
et leur nombre , si la grandeur du module ne rendait pas le calcul
impraticable. On arrangerait k àk, de toutes les manières possibles et
Tome II. -
JUILLET 1837. 33
254 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
sans exclure la répétition d'un même nombre, les p nombres ...
0, 1, 2, ...(p - 1) ; ce qui donnerait pt arrangements : les uns tels
que a,, a , ...a, donnant f(a,, a.....a₁) = o (mod. p) seraient les
solutions et les seules solutions, puisque les autres arrangements tels
que β. , β. , ... , ne donneraient pas f(β. , B. , ... β₁) = 0 (mod. p).
Le nombre de solutions ainsi déterminé peut être représenté par S. ,
l'indice rappelant le nombre des inconnues que renferme la con-
gruence.
Quelquefois il est avantageux d'exclure zéro des valeurs données
aux inconnues : dans ce cas les solutions se trouvent parmi les (p-1 )*
arrangements k àk des p- 1 nombres 1,2,3 ...(p -1). Ce nombre
de solutions peut être représenté par s₁: il est en général moindre
que Sx .
Ceci posé, voici la congruence conditionnelle à laquelle satisfait le
nombre S, de solutions d'une congruence
f(x1 , x2, ....X )=X =o(mod. p).
THÉORÈME. Soit S₁ le nombre de solutions de la congruence
f(x,, X., ...X₂) = 0 (mod. p) , si l'on fait f(x,, x , ... xx)=X, et
que l'on suppose X = Axx ...x , on aura , en représentant
k
0° + 1 + 2° + ...+ (p - 1) = fa ,
I
la somme exacte des valeurs de ✗ ou de ΣΑxx ...x sera
ΣΑ∫afb ... fg. On le voit de suite en faisant d'abord les substitutions
pour x, et sommant,ce qui donne Afax ...xi ; puis pourx, dans la
somme précédente et sommantde nouveau, ce quidonne ΣΑſaſb...x ;
et ainsi de suite jusqu'à ce qu'on trouve ΣΑſafb ... ſg après avoir fait
les substitutions pour les k inconnues, que l'on suppose toutes dans
chaque terme , ce qui introduit des sommes ſo=p , dans les termes
où des inconnues manquent. Or on a par des théorèmes bien connus
Sao (mod. p) , si a n'est pas multiple de p- 1 , et fa = p- 1≡
- 1 (mod. p), si a est multiple de p- 1 . D'après cela chaque terme
de Aſaſb ... sg sera= 0 (mod. p), ou = A (-1)* (mod.p), ce cas arri-
vant et ne pouvant arriver que quand les exposants a, b, ...g en nom-
bre k sont tous multiples de p- 1 et plus grands que zéro. Si pour
rappeler cette circonstance on représente lecoefficient A de A(-1)*
par Ac(p-1), la somme des valeurs de Xxx ...x sera
donc
a*xm(p-1- ) (mod. p) .
On rendra l'exposant de x multiple de p-1, en posant mn=(p- 1)g;
et si d est le plus grand commun diviseur de met de p- 1, n prendra
les valeurs 0 , 1. , 2. , 3 . ,...(d- 1) ; de là, au
moyen de la formule (1) , où l'on fera k= 1 , on trouvera
p- 1 P-1 -1
2.
d ( パd
(3) S₁ = 1+ a +a ...+ a === (mod. p).
a d-1
PURES ET APPLIQUÉES . 257
que les puissances successives r', rm, r³, ...rtm seront toutes incongrues
suivant le module p, et formeront par conséquent la suite complète
des racines de la congruence x" = 1 (mod. p = hm + 1). Les racines
r qui jouissent de cette propriété sont dites primitives (*). D'après cela
on classe les nombres 1 , 2 , 3 ...(p- 1), ainsi qu'il suit :
Soit rune racine primitive de x = 1 (mod. p) et puneracine pri-
mitive de p ou de x = 1 (mod. p).
(*) Voici les énoncés de deux propositions qui prouvent l'existence des racines
primitives et qui en déterminent le nombre.
Si l'on représentepar A. , A.....A des nombres entiers ou des polynomes de
forme a + bx+ ex² + ...fx , etc. Si de plus l'on représente par P, le produit
des quantités A , A₂ ...Ag , par P, le produit desplus grands communs diviseurs
des mémes quantités combinées 2 à 2, par P3 le produit desplus grands communs
diviseurs des mémes quantités combinées 3 à 3 , et ainsi de suite : le plus petit
nombre , ou le polynome de moindre degré divisible par A. , A,, ...
A sera
P.. Pg . P5 ....
Pa . P4 . P6 .... "
P.P3P5 ... c
II.
A. = 1.2.3 .... h ,
A. = (h+1) (h+2) .... 2h ,
As = (2h+1) ......... 3h ,
3
(4) - Sa (mod. p = hm + 1)
A₂
+a + ab
A3 3
+a + L
a*** + A
A4
+a +A anh +Asab
+AA
A,A,
+ A ab3
...
+a(m-1) +Am-1a(m-2)
A,
+ Am-1Am-sam-3)h6A
A,A,
+...+ Am-1
m- ahb(m-2)h.
A,
+ a + Aab+A, ab Ah + 63h
+ a(m-1) -Am-ta(m-2)hBh+
A,
mahf(m-2)
.+A,
+b(m-1)
Am
+ amh +
A
a(m-1)
,
+ ... + Amab(m-1)
A
+6mh
34..
264 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
IV.
hm
(8) P(A)
P- 1
266 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
On parviendra au mêine résultat pour I= P+g*x" = o(mod. p) ,
si hest pair, mais si hest impair, il faudra changer P(x) en
P (+ )
Les formules précédentes ramènent tous les cas à ceux de k= 1et
k= 2 , c'est-à-dire à ceux de une et deux inconnues , précédemment
traités ; car si l'on prend d'abord la congruence
ax + ax +...+ ax = (mod. p) ,
il suffira de poser k=f+ g , et les nombres de solutions pour des
congruences contenant l'une f inconnues et l'autre g inconnues
ax + ...+ax" = A , -af+ x + axx A (mod. p)
donnera le nombre de solutions d'une congruence contenant f+ g
inconnues , savoir de
ax + ax + ...+ ax o (mod. p).
Ensuite , par la formule (8) , on passera du cas de la congruence
ax + ...+ aXA +++ = 0 (mod. p) , au cas de la congruence
ax +...+ axx = a +1 (mod. p) .
Nous allons donner des exemples de ces calculs.
V.
++...+y² = o (mod. p)
qui est un cas particulier des précédentes.
Pour le cas de la congruence ri +r +... + y = a (mod. p),
nous représenterons le nombre de solutions par Ni , N₂ , N, selon que
k
()
(14) N = 1 + (p - 1) ΣΝ , pour himpair.
La démonstration est absolument la même .
Si l'on voulait exclure les solutions renfermant des inconnues égales
à zéro, il faudrait remplacer les équations (12) , (13) et (14) par
(15) N + h(N₂ + N +...+ N )) = (p - 1 )*,
(16) N = ( p - 1 ) Na , pourh pair ,
(17) N =(p- 1)N ) pour himpair.
La démonstration est presque la même.
Venons-en aux formules générales pour le nombre de solutions de
la congruence x² +... + xi = a (mod. p).
D'abord la congruence (3) donne immédiatement ce théorème déjà
démontré par M. Libri.
THÉORÈME. Le nombre de solutions de la congruence ...……………
35
Tome II . - Аост 1837 .
L
270 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
ax + ax = as (mod. p) est p- 1 si -aa, est résidu quadratique,
et p + 1 , si - a a, est non résidu.
DEMONSTRATION. Mettons la congruence sous la forme ..........
(ax ) - (-a ) x = aa3 (mod. p) , ou y-ay = b (mod. p) : la
congruence (3) devient - S. = a (mod . p) , ou bien S. =-(- a.a.)*
(mod. p) ou S, ≡1 (mod. p) , selon que -a,a, est résidu, ou non
résidu quadratique. De plus, on a S. < 2p et pair , il faut donc poser
Sp1 . Pour le cas de a = a = 1 , -aa = −1 , il y a
donc p- 1 solutions , si p = 4q+ 1 , et p + 1 , si p= 4q- 1 ; car
dans le premier cas, - 1 est résidu, et dans le second, il est non ré-
sidu quadratique.
Dans le cas de a3=0 , ou de la congruence ax²+a.x =o(mod.p),
ilya 1 + 2 (p- 1) solutions si -aa, est résidu quadratique , et
seulement 1 , si - a a est non résidu. :
(18) N₁ = p²
p + (-1)
(11) 2 2
,
p-1 k-1 k-r
= A
-1
N -
(-1) 2
2.p
2
,
et pour k pair, on a
k k
1-
(19)
Ni = p² + (- 1 ) 2 2
.(p-1) p ',
k
k 1-
N = N = p-- (-1) -1 2
[Link]
Démonstration. De la congruence x² +x + ... +x = a (mod.p),
nous tirerons les deux suivantes :
(
20) { x + x+ ...+ xi = ax²+1 ,
x + ...... + xi₁ = axi++ -
x, } (mod. p),
qui n'en font qu'une. Nous égalerons leurs nombres de solutions; de
PURES ET APPLIQUÉES . 271
[ 1+ 2 ( p- 1 )] Ni + h [( p - 1 ) N
k -1
+ (p - 1 ) ],
égalant ce nombre à N + (p - 1)N, et simplifiant au moyen des
équations (9) et (10) , on aura , à cause de
:
ΣΝ, = Ν + N ++ N. + N. , 1-8
k-1
l'équation ΣΝ, = pΣΝ... + ph−1 + 1 ,
k-s
pareillement ,
ΣΝ. , = ΡΣΝ_s + p*-* + 1 ,
35..
1
1
272 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
d'où
N. = pN.. + p*-- p- ,
qui revient à
=
(21) N -p -1 p(N.. -
pk-3).
Cette équation montre que les quantités N,-1 , N.-p, No-p , etc.
forment une série récurrente dont l'échelle de relation esto , p.
Soit en général A, B l'échelle de relation d'une série récurrente: si
l'on veut que ax + by" soit le terme de rang n + 1 , il faudra
poser
ах (х - Ax + B) + by- (y -
Ay B) = 0 ,
à laquelle on satisfera en prenant pour x et y les racines de...
z -
Az - Bo . Puis il faudra déterminer a et b, de manière
que ax + by et ax + by soient respectivement égaux aux deux
premiers termes. Dans le cas présent on a
A o , B= p , z =p, d'où x = Vp , y =-Vp:
de plus ,
N, - 1 2-1-1 , N -p = p - 1 - p = -r.
Les équations qui déterminent a et b sont donc
a+ b = 1, (a - b) √p = - 1 ,
d'où l'on tire
I
a =
VP-
1 I
b = VP+
,
2VP 2VP '
et par conséquent ,
k- 1
Na- p = 2VP
(VP) + VP+ (-VP)
2VP
,
}
N₁ = pp ,
et pour k nombre impair,
k-I
N =p + pa .
On aurait pu obtenir ces deux équations par de simples éliminations
et sans recourir aux séries récurrentes, car la valeur de N, dépend de
celle de Na , celle-ci s'obtient au moyen de N₁-4 et ainsi de suite ,
jusqu'à ce qu'on parvienne à N. et N, dont les valeurs sont connues ;
dans ce calcul , il faut traiter séparément le cas de k pair et celui de
k impair.
Au moyen des valeurs trouvées pour N. , l'équation
N = 1 + ( p - 1 ) (N +N ++ N. + N.) ,
...
k
N =p + (p - 1).pa
Deuxième cas . P = 49 + 1 et a non-résidu.
Pour k impair l'équation No - h (N₂ + N ) =p , donne
N
2(p -pk-1)
P- 1 2p*-*, d'où l'on tire N = apt--N.,
ou bien
k
N = pp . -
Pour k pair , on a
k k
I
N +(p- 1 )N , Ni + 2
[(p + 1 ) Na + (p + 1)N -1];
2V-P 2V-P
N
k
-
( P)
N = p- -
(p -
1) pā .
Quatrième cas. p = 4q - 1eta résidu quadratique. L'équation
I
k-1
VI .
la congruence (7
) donnera
८५)
276 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
(
25) -
S a* + a** + Qa*b* ( mod . p = 3h + 1 ) .
1 + 3 (p - 1) + h ( A + B + C ) = p² ,
1 + h (A' + B' + C' ) = p' ,
1 + h ( A + B + C" ) = p* ,
qui se prouvent précisément comme l'équation
N + h ( N + N' + N" ) = p .
On a donc entre A', B', C' la relation
qu'une solution (*) ; au moyen d'une table de carrés , il sera très facile
de déterminer Let M par voie d'exclusion. Ce calcul fait, on posera
C - p - 1 == Let u = M , d'où A' -
B' = 9M.
La première équation donne C' =p + 1L; et comme C' doit
être divisible par 3, le signe de L sera déterminé, il faudra poser
L = 31 + 1 = 31-2 ; en donnant à leta le signe convenable ,
il en résultera C' = 3(h + x) , ct parconséquent
(29) A + 3 = C' = B" = 3 (h + λ) ,
B + 3 = A' = C' = 3 ( +1- ^ 3M) , 2
3M
C + 3 = B' = A' = 3
( +1- 2
(*) Voici comment le prouve M. Gauss. Soit s'il est possible une nouvelle so-
lution L'a + 27M² = 4p , on obtiendrait
1°. (LL
' -
* (mod. p).
-S =a*+(a² + b*a*)+a + a *b*+ a*b**
A
et pour h impair
(31 ) -S,=a + ath + a3h + Qah bh ( 1 - a - bh ) (mod. p).
Les valeurs de a , b , et de leurs puissances , quelles que soient les
valeurs de a et b , sont les racines de la congruence 24 = 1 (mod. p) ,
savoir , 1 , r, r , r³, en représentant par r une racine primitive de la
congruence 24 = 1 (mod. p) , ou, ce qui est la même chose dans le
cas présent, où il y a deux racines primitives, r satisfait à la con-
gruence 3 + 1 = 0 (mod. p).
Ainsi la suite 1 , r, r , r pourra être remplacée par 1 , r, -1 , -1.
Quand on connaîtra ret le reste de Q divisé par p, on pourra em-
ployer les formules (30) et (31); mais comme le calcul direct du reste
de Qest fort long , et même impraticable quand pest un grand
nombre , nous démontrerons plus loin un théorème de M. Gauss, qui
déterminera très expéditivement le reste de Q, au moyen de l'équation
L + 4M² = p , qui donnera aussi la racine primitive r.
Premier cas. h = 2h' , p = 8h' + 1 .
Si l'on représente par a un non-résidu biquadratique de première
classe , la congruenceyt- ayt≡b (mod. p) sera susceptible de seize
formes , dont nous écrirons le tableau avec les nombres correspon-
dants de solutions , représentés par les lettres A, B, C, D, différem-
ment accentuées.
Substituant dans la formule (30) les valeurs de a", ah, ah, on aura,
réductions faites ,
202 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
A= -3-3Q, A'=1-(2-1)Q, A"= 1 +Q, ::
A""= 1+(2n+1)Q, :.
(32) A + 4 = 1-5Q,
B + 4 = A' = D " = 1 - (2-1 )Q ,
C + 4 = A' = C" = 1 + Q, (mod. p = 4h + 1).
D + 4= B = A " = 1 + (2 + 1 )Q,
C'=D = B"=D" =B " = C " = 1 - Q.
1
PURES ET APPLIQUÉES. 283
= a (x- r ) , a
art=
pour nombre de solutions
4[ 1 + 4 (p - 1) ] + A +B +C
I
4
+DA=p +17p+10+56u+64u",
par la substitution des valeurs de A, B, C, D.
Les congruences (32) montrent de suite que ce nombre est indé-
pendant de la racine primitive r.
Deuxième cas. h = 2h' + 1 , p = 8h' + 5.
Dans ce cas la formule (31) donne
A=-3+Q, A'=1-Q, A'=1+Q, A1-Q,
B=-3-Q, B'= 1-(2-1 )Q, B =1+(2n+1 )Q, B =1-Q,
C=-3+Q, C'=1+(2n+ 1 )Q, C = 1-3Q, C1-(2-1 )Q, I
( mod . p)
D=-3-Q, D'≡1 -Q, D'= 1-(2-1 )Q, D"=1 +(2n+ 1)Q.
PURES ET APPLIQUÉES. 285
A + 4 = C + 4 = A" = I1 + Q ,
(35) B + 4 = D+4=A'=D'=A "=D"=1-Q,
B' = D" = C " = 1 - (2-1 ) Q , (mod. p=8h' +5).
C' = B" = D " = 1 + (2 + 1 ) Q,
C" = 1-3Q.
On a de plus les équations
(36) A" + B" + C" + D" = 4 (p + 1 ) ,
B" + D" + 2B " = 4 (p+ 1),
A"+ B " = Q( p+ 1),
qui donnent les deux suivantes :
ou , réductions faites ,
(37) p = u + 40° .
(-1 ) [ - (-1 ) x1] (mod. p), qui rentre dans la forme x-ax ..
a* (x - ax ) (mod. p), on aura, pour le nombre de solutions ,
Пº = 1 + h ( A"C" + B"D" + C"A" + D"B").
et ainsi de suite .
Il se présente donc ici un problème important à résoudre, et dont
voici l'énoncé :
(38) =
Σ (1 + R + R* . +...R(p-1)9-),
p+ pamt
y. = R + R +R +....+R ( -1) +1
m-s
γ. = R' + R *+* + R * +* +...+Rp(h-1) ,
:
pawta
r. = R + Remta + R ++...+RP(2-1)m+a
:
1 1-wed 3m- Am-1
pm- P
Ym− = R
M-1 + R +R +...+R
Ces m quantités seront nécessairement les racines d'une équation du
PURES ET APPLIQUÉES . 289
degrém , puisque si l'on remplace la racine R par une autre
racine imaginaire , telle que R", la suite yo , y.....ym , deviendra
m- 1
YasNa+ ,Na+ ..., .. , qui n'en diffère que par l'ordre des termes .
Appliquons la formule (38) à la congruence
m
A. + Ax + Ax ™ + ... + Ax k
o (mod. p = hm + 1),
ou plutôt à la congruence
m m
p² + px ™ + px + ...+ px = o (mod. p = hm + 1) ,
chaque somme étant prise, comme on l'a dit , depuis zéro jusqu'à p.
Or, si l'on met pour x, les nombres 1 , 2 , 3, 4 ...p-1 , ou p , p ...
km
PP-1, x, donne , à l'ordre près , les termes pm, pm ... pam , pris
chacun m fois.
Soit en effet x, = p +f (mod. p= hm + 1) , i etſ étant tous deux
moindres que m, il en résultera x = pilim+f = pf (mod. p) ; or i peut
prendre m valeurs 0, 1 , 2 ... , m- 1 ; le terme pfm se trouve donc
répété m fois, et il en est de même de p™, pm, etc.
Ayant donc égard à la valeur x, = o , on trouvera ERP "
1
+ my,, et par suite
+
ρφ . atn
ER*** = R**** (1 + my + ) (1 + my +n) ... (1+my + ) ;
290 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
faisant successivement n = 0 , 1 , 2 ...p2, et ajoutant toutes les
valeurs de ER , on trouve
k k
"
+Yfx (1 + 1)*.
m
m
k
I
+ Yf-1 + ( 1 + mym-1)*.
2
j.+ .+...+m-1 , jo +y ++ 0
,
... 0
+ , + ... -1 ,
m- 1
, etc.
qui entrent dans la formule (41 ) , par exemple , ne sont point des
fonctions symétriques qui puissent se déterminer rationnellement par
le moyen de l'équation en y. Cependant elles ont une propriété
commune avec la somme yo +y +y + ۰۰۰ym , c'est de conserver
la même valeur quand la racine imaginaire de x = 1 , qui a servi
pour former les fonctions yo , Y.... , ym , vient à changer. Ce qui
m-1
(1) Les autres paragraphes de ce mémoire forment , pour ainsi dire , autant de
mémoires séparés que nous publierons dans ce Journal , dès que l'auteur nous
les aura fait parvenir. (J. LIOUVILLE.)
PURES ET APPLIQUÉES . 293
www
NOTE
ww
THÉORÈMES
Αφ (χ , γ) + B [ ↓ ( x ; y)] ++ = 0 ;
A et B pouvant être des constantes ou des fonctions de x ety. Car la
valeur de x tirée de la première équation (x , y) o, etmise dans
la seconde , réduira celle-ci à la forme
fy. (Fy) + 0;
comme nous venons de faire voir que cela doit être. Et le point de
contact , ou les points de contact des deux courbes seront détermi-
nés par les deux équations
φ (x, y) = 0 , et ↓ (x , γ) 0.
courbes , pour les points dont les cordonnées satisfont aux deux
équations = o , et ↓ = o .
En effet, supposons d'abord que A et B soient des quantités cons
tantes , c'est-à-dire ne contenant ni x ni y; les différentiations suc-
cessives des équations des deux courbes donneront , pour la première,
PURES ET APPLIQUÉES. 301
les m équations
do o, do o , d³ = o , ... do = o ,
d'où l'on tirera les valeurs des m premiers coefficients différentiels
de cette première courbe ; et pour la seconde , les m suivantes qui ser-
viront aussi pour calculer les m premiers coefficients différentiels de
la seconde courbe ,
do = o , do = o , d³ = o , .... d" = 0.
+ = 0.
Ado + odA = 0 ,
-Ad + [Link] + od*A = 0 ,
3
Ado+ 3dAdo + 3dod*A + od³A = o ,
•
Α΄φ + Β'πη+ 0,
étant une fonction de xety , et A', B' des constantes ou des fonc-
tions de x et y indifféremment.
L'équation A + B + = o , deviendra donc
que l'on a = Α' + Β'π*+1, ce qui prouve que les coordonnées tirées
des deux équations =0 , π = o satisfont à l'équation = 0 ; nous
pouvons donc dire que le contact de l'ordre (m + 1 ) (n + 1 ) - 1 des
deux courbes proposées a lieu aux points d'intersection des deux
courbes = oet = o. Ce qu'il fallait démontrer.
Il est facile de vérifier , comme pour le premier théorème, que les
(m + 1) (n - 1 ) - 1 premiers coefficients différentiels des deux
courbes sont égaux un à un; car les équations qui donneront ceux de
la première courbe seront
1
do = 0, do = o , d³ = 0 , ... d(m+1)(n+1)-1 = 0.
39..
304 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
Quant à celles qui donneront ceux de la seconde courbe qui a pour
équation A + B + = o , si l'on observe que les deux courbes
= 0 et o ayant un contact de l'ordre n en quelques- uns de leurs
points d'intersection , on a ensemble les équations = o , do =o ,
1
Αφ (χ , γ, 2) + B [↓ (x , y , z)]m+ 1 = 0;
A et B pouvant être des fonctions de x , y etz , ou simplement des
constantes . Et les équations de la courbe de contact seront
φ (x , y, z) = 0 et (x , y, z) = 0.
Ainsi nous poserons ce théorème :
3º THÉORÈME . Les deux équations
=
0, et A + Bm+ ' = 0 ,
où A , B , et sont desfonctions de x , y, z , représentent deux sur-
faces qui ont un contact de l'ordre m suivant toute l'étendue de la
courbe d'intersection des deux surfaces = o et ↓ = o .
Et réciproquement , deux surfaces qui ont un contact de l'ordre m
suivant une courbe , peuvent étre représentées par ces deux équations.
Il serait facile de vérifier , comme nous l'avons fait pour les cour-
bes , que les deux équations
0
et A + Bm + 1 = 0
satisfont à la condition que les coefficients différentiels
dz dz daz daz dex dmz dmz dmz
,,,,, .... dxm , ......
dx' dy dx dxdy, dys ... dxm- dy ..... dym ,
tirés de la première , sont égaux respectivement à ceux tirés de la
seconde , pour tous les points qui satisfont aux deux équations .....
Φ = 0 et = 0.
306 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
4° THÉORÈME. Lorsque deux surfaces ont un contact de l'ordre m
suivant une courbe, toute surface qui aura avec cette courbe, en un
point , un contact de l'ordre n , coupera les deux surfaces suivant
deux courbes qui auront en ce point un contact de l'ordre ....
(m + 1 ) (n + 1 ) — 1.
-
Φ 0 et Aq + Bm+ 1 = 0 ,
308 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
qui ont un contact de l'ordre m suivant la courbe représentée par
= oet = o , soient toutes deux du second degré; la première
équation = o sera du second degré; et il faudra , pour que la se-
conde A + B+*+' = o soit aussi du second degré , que A et B soient
des constantes , et 4 une fonction linéaire de x , y et 2 ; c'est-à-dire
que o représente un plan ; alors l'équation de la seconde sur-
face sera
+ αψ 0.
√ā. ↓ + √δ.π = ο ,
Vā. -
√δ.π = 0.
Ces équations représentent deux plans , sur lesquels se trouve l'inter-
section complète des deux surfaces. Ces plans passent par la droite
d'intersection dés plans des courbes de contact des deux surfaces avec
la première. Car leurs équations sont satisfaites par les deux ↓= 0 ,
PURES ET APPLIQUÉES . 309
24
o qui sont celles de ces plans des courbes de contact
Ainsi , dans ce premier cas , si les deux surfaces circonscrites à la
première se coupent, leur intersection se compose de deux courbes
planes , c'est-à-dire de deux sections coniques, dont les plans passant
par la droite d'intersection des plans de leurs courbes de contact avec la
première surface.
Nous disons si les deux surfaces se coupent , car l'existence des
deux plans que nous venons de trouver n'entraîne point nécessaire-
ment la réalité de l'intersection des deux surfaces. Ces deux plans re-
présentent seulement une surface du deuxième degré qui satisfait aux
conditions analytiques de passer par l'intersection complète des deux
surfaces , soit que cette intersection soit réelle ou imaginaire. Ainsi
les deux surfaces peuvent ne pas se couper quoique les deux plans
existent.
Il faut observer que quand elles se coupent , leur intersection peut
se réduire à une seule courbe plane ; l'autre devenant imaginaire .
Maintenant examinons le cas où les deux coefficients a , b sont de
signes différents. Alors l'équation
αψ -
br 0
ne peut être satisfaite que par les deux suivantes prises simultanément,
77 ,
Ces deux équations représentent une ligne droite qui est l'intersec-
tion des plans des deux courbes de contact. L'intersection des deux
surfaces est donc tout entière sur cette ligne droite: ce qui prouve
que cette intersection se réduit à deux points qui sont ceux où la
droite rencontre la surface à laquelle elles sont circonscrites.
Cette ligne droite représente une surface du second degré dont deux
des trois axes principaux sont nuls, et qui satisfait à la condition algé-
brique de passer par l'intersection complète des deux surfaces circons-
crites à la première .
Concevons , par exemple , une surface quelconque du second degré
Tome II.
BRARYpoints
S , et deux courbes planes tracées sur elle et se coupant Een deux
REES LI
-
Αουτ 1837.
OF THE
UNIVERSITY
OF
CALIFORNIA.
310 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
a , b. Que l'une de ces deux courbes soit une ellipse, et qu'on la
prenne pour lacourbe de contact d'un ellipsoïde A inscrit dans la sur-
face S ; et que suivant la seconde courbe on circonscrive à la même
surface S une autre surface B , ellipsoïde ou hyperboloïde. Cette sur-
face B et l'ellipsoïde A n'auront évidemment d'autres points communs
que les deux points a , b où se coupent leurs lignes de contact avec la
première surface S. Et dans ce cas les deux plans que nous avons
trouvés précédemment ne peuvent exister ; car s'ils existaient ils pas-
seraient par la droite ab , et conséquemment chacun d'eux couperait
les deux surfaces suivant deux courbes différentes , ce qui n'est pas
pas possible , puisqu'ils doivent faire la même section dans les deux
surfaces .
40..
312 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
:
wwww
w
NOTE
Or, pour chaque figure possible d'équilibre , cette constante y est évi-
demment une quantité déterminée qui ne peut pas dépendre du rayon
que l'on prend pour a, c'est-à-dire , de la différence entre ce
rayon et celui de la sphère équivalente au volume donné du fluide ;
la constante C est donc indéterminée comme cette différence; de telle
sorte que pour chaque valeur que l'on peut prendre pour a, l'équation
précédente déterminera la valeur correspondante de C, et que , réci-
proquement , si l'on prend à volonté pour C une valeur qui soit de
l'ordre de petitesse de a , cette équation déterminera le rayon a.
Cela posé, faisons
Y = Ιμ + mμ² + Χ ;
l et métant des constantes indéterminées , et X une nouvelle incon-
nue , fonction de u et w, dont toutes les valeurs sont des quantités
finies. Soit c la plus grande de ces valeurs ; en faisant
C Z,
314 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
l'inconnue Z ne pourra plus avoir que des valeurs positives , et l'ex
pression de Y deviendra
Y[ = c + lµ + ημ² - Z.
et comme on a aussi
π 2元
ff sinpdpdq = 47 ,
0 0
15
m
3
c 8
πα 77 27
-
Z' étant ce que devient Z dans Y' . Or, les constantes m et C pouvant
être prises arbitrairement, on peut supposer qu'on ait
8πα 16πα Επα
m+ g 0, C= m
3C 8;
15 15
SS (Z
0 0
-Z) sinpdpdq = 0.
Maintenant, j'appelle het k les valeurs de u et qui répondent à
la plus petitedes valeurs possibles deZ , etje désigne par L cette plus
petite valeur ; pour µ = het = k , la dernière équation deviendra
donc
π 2π
SS (Z -L) sinpdpdq
0
= 0;
PURES ET APPLIQUÉES . 315
mais il est évident que Z' ou Z étant, par hypothèse, une quantitépo-
sitive ou zéro , la différence Z' - Lest aussi positive ou nulle ;
tous les éléments de l'intégrale double ayant donc le même signe , 1
elle ne peut être nulle qu'autant que le facteur Z' - L sera zéro ;
condition qui ne peut être remplie qu'autant que Z' ou Z sera aussi
constamment zéro. D'ailleurs , on tire des équations précédentes
3g 3
1 m 158,
16πα'
C
16πα 8πα
C;
3 ( g - 2C) 15g
r =a
a[1 + 167
+ αιμ -
r = a 1 + 3(g - 2C)
3(820 ) - 18με
μ.].
16 16元
5g (a)
a [1 + 3(620)] = b (1 + 1) ; 16
il en résultera finalement
r = b [ 1 + n ( – μ²)].
Or, il est facile de s'assurer, d'après cette expression der, que b est
316 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
le rayon donné de la sphère équivalente au volume du fluide ; cette
expression ne contient donc plus rien d'inconnu ou d'indéterminé;
et l'on en conclut que le fluide n'a qu'une seule figure possible d'équi-
libre, qui s'écarte très peu de la sphère ; ce qu'il s'agissait de prouver.
Cette démonstration est plus simple que celle qui est fondée sur
la réduction de r en série d'une certaine forme, et qui suppose con-
nues les propriétés des termes de ce développement, ainsi que la gé-
néralité de cette forme de série, que l'on avait contestée , mais que j'ai
mise hors de doute dans mon mémoire sur l'attraction des sphé-
roïdes (*).
Si l'on met
22 =
a = b, aY n(3 -
μ²) ,
et comme , d'après ce qu'on a dit plus haut , cette quantité doit être
la même , quel que soit le rayon peu différent de b que l'on prenne
pour a , il faudra qu'on ait
2
4πα
4 +
3
I
6
gb = 3
-
a* C ;
résultat qui coïncide , en effet , avec l'équation (a) , en négligeant
toujours les carrés et le produit de g et de C.
MMA ! MMMMMMM
REMARQUES
Sur l'intégration des équations différentielles de la
Dynamique ;
PAR M. POISSON .
différences
du du du
partielles de dy, da; celles de la force motrice de m,,
par de dy dz; etc. Enfin soient
dx
, ,
L = o, M = o, N = o, etc. , (a)
les équations qui expriment la liaison des points du système , s'ils ne
sont pas entièrement libres , et dans lesquelles L, M, N, etc., sont des
fonctions données de x,y, z, x,, etc. , qui contiendront le temps t
explicitement , lorsquecette liaison variera pendant la durée du mou-
vement .
dy + λ dy + dy, + dy,
+ etc. , (m)
dz, dU x+ dL dM dN
m, de = λ +ν + etc .;
dz, dz, + dz dz,
II .
parce que les équations (a) ont lieu pour toutes les valeurs de t, on
aaussi
dL = o , dM = 0, dN = o, etc.;
2
Em (x +y + z ) = U + h; (3)
h= 2
(a + b + c²) -D , (6)
III .
Faisons maintenant
de prendre les n quantités α, β, γ, etc. , et les n quantités α', β', γ', etc.,
pour les en constantes arbitraires des intégrales complètes des
équations (n) , que nous avions désignées jusqu'ici , d'une manière
générale , para, β , γ, etc.
Observons actuellement que V, ainsi que chacune des n quantités
φ , ψ , 0 , etc. , sera une fonction de 2n + 1 quantités indépendantes
entre elles , savoir , t , α , β , γ , etc. , α', β', γ' , etc. La quantité h sera
une fonction de a , β, γ, etc. , a', 6', γ
', etc. , résultante de la for-
mule (6). Par conséquent, si l'on conçoit qu'au moyen des valeurs
de 4 , 4 , 4 , etc. , et de celle de h , on ait éliminé de l'expression de V,
la variable t et les nconstantes a', β', γ' , etc., on pourra considérerV
1
comme une fonction de ces 2n + 1 autres quantités 4 , 4 , 4 , etc. ,
h, a , b , y, etc. , et écrire , en conséquence ,
V=f( , 4 , θ , etc. , h, α, β, γ, etc.) ,
d'où l'on conclut que si l'on parvient, par un moyen quelconque,
1
ah t,
BA
HE
df df
do
= P, ↓
= Q, = R, etc. , (9)
df
da
=
-
A, d do
= -
B, = -
C, etc. ,
do d↓ do
duquel on déduira par l'élimination des n quantités di
' di' di' etc., ,
gnés , pour plus de simplicité, par ', ', ', etc. Soient
G= 0, G = 0, G" = o, etc. , (10)
:
les intégrales premières des équations (n) que l'on suppose connues,
qui sontdistinctes de l'équation des forces vives , et qui ne contiennent
pas non plus le temps t expliciternent, de sorte que G, G', G", etc. , re-
présentent des fonctions de 4, 4, 4, etc. , φ', ', ', etc. , et d'un
nombre de constantes arbitraires g, g', g", etc., égal à celui de ces
équations ( 10) . On pourra aussi représenter l'équation des forces vives,
qu'il faudra joindre à celles-là , par
H 0; (11)
et H sera une fonction de 4, 4 , θ , etc. , φ', ', ', etc. , et de la
constante particulière h.
Il suffirait que n fût le nombre de ces équations ( 10) et (11 ) , pour
qu'on en pût déduire les valeurs de φ', ', θ', etc., et qu'en substi-
tuant ensuite ces valeurs dans les fonctions X , Y, Z , etc. , la formule
contenue sous le signe ſ ne renfermât plus que les variables 4,
4 , 4 , etc. , dont elle contient les différentielles. Mais quoique , d'après
la formule (8), la variation de V, par rapport à ces n variables, ne
contienne plus do, 84 , 80, etc. , sous le signe ſ, il ne s'ensuit pas
que la formule Xdo + Vd↓ + Zdo + etc. , satisfera toujours aux
conditions d'intégrabilité d'une formule différentielle à n variables
indépendantes , ou qu'elle puisse s'intégrer indépendammentd'aucune
relation entre 4, 4, 4, etc.: si cette formule est intégrable, lesigneſ
disparaîtra dans la variation de son intégrale; mais l'inverse de
cette proposition n'a pas lieu nécessairement.
En effet, quelles que soient les fonctions de 4 , 4 , θ , etc. , φ', ψ' ,
0' , etc. , représentées par X, Y, Z, etc., on aura après l'élimination
de ' , ' , ' , etc. ,
:
PURES ET APPLIQUÉES. 335
δφ +248+
d↓ + fp
50 + etc.) do
+ etc.
80 + etc.) do
do
)S- dX
+ dY
++
S- ++
80 + 48++
+ 80 + etc.) d
dY
XP
+08+ +
OP
ZP
50 + etc.) do
- etc.;
+ op )S- ts
et si l'on suppose, pour fixer les idées , que les variables 4, 4, 4, etc. ,
soient seulement au nombre de trois , l'expression de V pourra
s'écrire ainsi
+√[( - ) d++ ( - ) do ] δφ
XP
P
αφ
XP
OP
dX dY dY
+ [( - ) do + ( - ) do ] 84
p
ZP
dX dY
TP
+ [( - do) do + ( - 4) 24 ] 80.
d
ZP
de d
de + Bdo
Ada de + C dy + etc. = -
l
',
etc.
$ V.
2 (x + y + 2 = R + h, (α)
et, pour les trois équations que fournit le principe des aires ,
xy' -yx' = g , zx -xz'g' , yz' - zy' = g". (6)
Ces quatre intégrales complètes des équations du mouvement s'en
déduisent d'ailleurs immédiatement. Les trois dernières donnent
celle-ci
g2 + gy + g'x = o , (2)
qui est une intégrale seconde, et qui montre que la trajectoire du
mobile est comprise dans un plan passant par le centre fixe , ce qu'on
peut aussi regarder comme évident à priori. Enfin l'intégrale que V
représente , se réduit à
V = f(x'dx + y'dy + z'dz).
En joignant l'équation (a) aux deux premières équations (6) , on en
déduit
2 -
g'x²+ (gy+gz)y
21 + V(2R + 2hr -g*-g'*)x*-(g'y+gz) ,
340 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
Or, ces valeurs de x', y', z' , déduites de trois intégrales premières des
équations du mouvement , ne rendent pas la formule x'dx + y'dy
+ z'dz une différentielle exacte à trois variables indépendantes x ,
y, z; mais , si l'on suppose ces variables liées entre elles par l'équa-
' , z', deviennent
tion (2) , les valeurs de x', y
-
y
' =6x8" + √2Rr² + 2hr* - e*,
ra
xdy - ydx=
xdy- ydx = grede, zdx-xdz- dv, ydz - zdy = "redv
e e e
,
rV2Rr²+ 2hr - e
- ه dr
-
1= ,
2hr
α) ,
où l'on désigne par a l'angle que fait l'intersection du plan de la tra-
jectoire et du plan des x ety avec la ligne fixe d'ou l'on compte
l'angle v, et par 6 le sinus de l'inclinaison du premier plan sur le
second. De cette manière , ces trois équations seront les intégrales
complètes de celles du mouvement entre les quatre variables t, r,
v , z , et les six constantes arbitraires h , e , ε , ι , α
a , 6; ce qui coïncide
avec les formules connues .
On aurait pu simplifier le calcul en prenant le plan de la trajectoire
pour l'un des trois plans des coordonnées x , y, z; on a conservé des
directions quelconques aux axes des coordonnées , afin que cet exemple
44
334 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
présentat les principales circonstances de la méthode générale , et
pour montrer que la formule x'dx + ydy + z'dz n'est une diffé-
rentielle exacte qu'en vertu d'une relation particulière entre x , y,
2, qui se trouve remplacée par l'une de ces coordonnées égalée à
zéro, lorsqu'on fait coïncider le plan des deux autres avec celui
de la trajectoire.
§ VI .
V = f(x'dx + y'dy) ;
l'équation des forces vives sera
I
2
(x + y ) = U + h; (h)
entre les deux dernières équations , l'autre variable y' ou x' ne dis-
paraisse pas en même temps , les valeurs de x et j' tirées de ces
équations rendront la formule x'dx + y'dy une différentielle exacte ,
ainsi qu'on le prouvera tout à l'heure. Cela étant, on obtiendra par les
règles ordinaires, l'expression de V en fonction de x, y, h , g ; et
d'après les équations (13) , on en déduira
dy
' -
Sadax + y) = − t + €,
( dx + dg dy) = 1,
pour les intégrales, en quantités finies , des deux équations du mou-
vement; h, g , e, l, étant les quatre constantes arbitraires. La seconde
de ces intégrales sera l'équation de la trajectoire, et la première déter-
minera le temps t en fonction des coordonnées du mobile.
Ce résultatcoïncide avec celui que M. Jacobi a énoncédans une lettre
adressée l'an dernier à l'Institut (*). Il se rapporte , comme on voit ,
à la théorie de M. Hamilton; mais en faisant concourir à la détermi-
nation de la fonction V, indépendamment de l'équation des forces
vives , une autre intégrale première des équations du mouvement ,
que l'on suppose donnée à priori.
Pour faire voir que les valeurs de x' et j' tirées des équations (h) et
(g) , satisſont à la condition d'intégrabilité de la formule x'dx +y'dy,
c'est-à-dire à l'équation
dx
' dy
'
dy dx'
j'observe que ces valeurs doivent rendre identiques les équations d'où
elles sont déduites; en différentiant chacune de ces équations suc-
cessivement par rapport à cet par rapport à y, on aura donc
dy dx
' du
df + df dx
dx + dy
dfdr
'y = o , x dx +r dx = dx'
dfdf dx dfdy' dx
' dy
' dU
+de dy+ dy dy = 0, x dy +y = ;
(*) Comptes rendus des séances de l'Académie des Sciences ; 18 juillet 1836.
44..
336 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
par l'élimination de dx et dy
' entre ces quatre équations , il vient
dx dy '
df dU df df
dx x++( x - r) dx dy dx = 0,
df df dx
'
+++++(
dy - dy x) = 0,dy
df
x + đừ dx+ dfdU
df dU
*x+ dy dy dy = 0.
THÈSES
DE MÉCANIQUE ET D'ASTRONOMIE ;
PAR M. LEBESGUE ,
Professeur- suppléant à la Faculté des Sciences de Grenoble.
PREMIÈRE PARTIE .
I.
+ Апп Х
Par la suivante ,
х, (Аг, х. + А1,2 x + ...+ A1, Xa).
+ xa (A2, X. + A2 . x. + ...+ Ann Xn).
(2) :
x = a , y. + ar ...
+ an In
x =a + aaya ++ аз,п Упу
(3) :
:
X = An, Y. + an, y. + ... + ann Yn.
ces valeurs , substituées dans la fonction (2) , la laisseront homogène
et du second degré , en la réduisant à la forme
y. (B , Y. + By + ...+ B , Yn).
+y. (Bay. + B2, Y. + ... + Ban Yn ).
2,1
(4) :
:
:
άτια Ετ, α + α2, α Ειτ,α + ....+ απ,α Cn,x = Ux ,
:
+ A3,n An,x = 0 ,
(15)
a [(a ) + ( ) -... + ( an ) + 1] = 1,
donne alors a ,, et par suite , au moyen des rapports précédents , on
trouve a ,, a , ... an-1,2. Les valeurs de ces coefficients se présentent
sous la forme de fractions qui sont toutes susceptibles de réduction
en vertu d'une propriété de l'équation du n' degré en u. Cette
équation s'obtient très facilement encore de la manière suivante : on
résout les n premières équations ( 15) par rapport à A1,2 , A2,2 ... Anus
précisément comme si les deuxièmes membres n'étaient pas nuls ; on
égale à zéro le dénominateur commun des inconnues a₁,, a1,x ...An,
et le résultat n'est autre que l'équation en u qu'on peut noter U = o .
Le premier membre de cette équation n'est donc qu'une de ces fone-
tions nommées déterminants , fonctions qui , comme le dit M. Cau-
chy (Journal de l'École Polytechnique , tome 10, page 51), s'offrent
d'elles-mêmes dans un grand nombre de recherches analytiques. C'est
doncdans les propriétés des déterminants que l'on va chercher le moyen
de simplifier la solution qui vient d'être rapidement indiquée.
PURES ET APPLIQUÉES . 343
II.
At + At + .....+ A1, tm ,
At + At +... + Ant = m ,
(16)
:
Α., Α ........,,
(17) :
:
Απ, Α .....Απ,π.
Comme ce dénominateur peut changer de signe , selon le mode de
solution qu'on emploiera , on conviendra de le prendre de sorte que
le terme A1, A2, A3,3...Ann, qui en fait partie , soit positif.
On trouve dans les éléments d'algèbre une règle fort simple pour
former ce déterminant , et l'on en peut voir d'autres dans le mémoire
de M. Cauchy, cité plus haut. Voici quelques conséquences de ces
règles.
Le déterminant du système (17) est aussi celui du système suivant.
Α, Α ... Απ,ι ,
A1,8 A....... Α ,,
(18)
As, An.....An,,
qui s'obtient en remplaçant la série horizontale supérieure du système
45..
344 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
(17) par la première série verticale, puis la deuxième horizontale par
la deuxième verticale , et ainsi de suite jusqu'à la deuxième horizon-
tale qui sera remplacée par la n' ou dernière verticale
Il est un cas où les systèmes (17) et (18) restent les mêmes , malgré
ce changement ; c'est celui pour lequel on aurait Αα,β = Αβ,α . On
peut dire alors que le système est symétrique, puisque les nombres
qui le forment sont placés symétriquement par rapport aux nombres
à indices égaux A, [Link], qui forment la diagonale du système.
Une autre conséquence de la règle pour former le déterminant ,
c'est qu'il change de signe :
1 °. Quand on change le signe de tous les nombres d'une même
série horizontale ou verticale ;
2. Quand on change l'ordre de deux séries consécutives horizon-
tales ou verticales, d'où il suit que si l'on avance ou recule une série
de k rangs , le déterminant se trouve multiplié par (-1)*.
Ceci rappelé , si l'on représente par D le déterminant du système
(17) , par [g, i] le déterminant du système qui se tire du système ( 17)
par la suppression de la série horizontale de rang g et de la série
verticale de rangi, et semblablement par la notation 8, le déter-
_h,k
minant du système qui résulte de l'omission des séries horizontales de
rangs get i et des séries verticales de rangs i et k dans le système (17),
on pourra , au moyen des remarques précédentes , établir les propor-
tions suivantes :
:
été augmenté d'un nombre pair pour simplifier le résultat. Si, dans le
même système (16) , on supprime l'équation de rangi, on trouvera
pareillement
[ii]
ti
=
(-1) + [ i, g]
la dernière horizontale.
dD
Pour un déterminant non symétrique on trouve dAnn-1-
=-[n,n-1 ] ,
dD
et plus généralement d = (- 1 )its [i,g) , au moyen de déplace-
ments de séries qui amèneraient Ag à la place qu'occupait A -11
c'est-à-dire à l'avant-dernière de la dernière horizontale.
Si le déterminant appartient à un système symétrique, comme on
a Ann-1 = Ann , en différentiant D , il faudra avoir égard au coeffi-
π, -
cient An- 1, n contenu dans les déterminants partiels [n,n- 1], [n, n- 2]etc.
Or, le même calcul , qui a fait tirer la valeur de D du système (17),
fera tirer semblablement
n.n , 8-377-1,n
...
dAn- n
=-[n,n- 1 ]-A -1, [ ]+ [ ] [ ]+ ...
=-[n,n-1 ]-[n,n- 1 ]=-2[n,n-1] ,
C
( ) ( ) = dAgg daini ;
PURES ET APPLIQUÉES. 347
Pour n = 3 , on aura
(24) U=(A,,,-4) (А,,,- ) (Аз,з-и)
9,2
Pour n = 4 , on aura
(25) U=(A ,,-и) (А...-и) (Аз,з-и) (А4,4-и)
-А (А,,,-u)(A.,,-u)+2A ,3A2,43,4/А.,,-и)
-А24(A,,,-4)(A3,3-u)+ 2A13A1,4A 3.4( A., .-U)
-A3(Au)(A44-4)+2A1, A2,40,4(А3.3-и)
-А1,4(А.-и)(А3,3-и)+2 -2A , A13A3 (A4,4-4) 0.
-А (А3,3-и) (А4,4-и)
-2A1, A3,4A1,3A2,4+A1, A2,3
-2A1, A3,4A1,4A ,3A ,3A2,4
-2A13A4A1,4 2,3 A34
348 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
A ces exemples particuliers qui suffiront pour les applications , on
peut joindre les remarques générales qui suivent.
Première remarque. Quel que soit le nombre n des inconnues de
la fonction à transformer, si les coefficients A., [Link] , et
par conséquentAn,1, Ana...,A.,.-, sont nuls, le déterminant , pour
le cas de n inconnues , se trouvera, en multipliant par Ann-u , le
déterminant trouvé pour le cas de n-1. Cela suit de la valeur de D
donnée plus haut.
Deuxième remarque. Le nombre n étant quelconque , si le déter-
minant ne renferme que des coefficients à indices égaux , ou dont un
des indices soit n , tels sont Ax,& et Ax,n , l'équation en n sera
(26) (А1,1-и) (А2,2 -u) ....(An,n-u)
2
indices de A.,n.
u
= (A1- A2,2 ) + 4A , 1,2
valeurs réelles .
II. Quel que soit n, si les nombres ou coefficients A₂, ont tous
deux indices égaux , ou dont l'un soit n , l'équation en u aura toutes
ses racines réelles .
PURES ET APPLIQUÉES . 549
En effet , dans ce cas, l'équation en n'est celle notée (26). Si l'on
suppose que A1,1 , A2,2 ..., An,n soient rangés par ordre de grandeur,
de sorte que l'on ait
8
A 1,1 > A2,2 > .... > An,n > 18 ,
et que dans cette équation (26) on fasse successivement
u= ∞ , A1 , A2,2 ....An-1, -1 , An,n,-8 .
-
+
U prendra les signes + -
++,
ou bien - -
+ + -
+,
selon que n sera pair ou impair. Ainsi , dans tous les cas , les n racines
sont réelles , puisqu'il y a n changements de signe.
Si plusieurs des nombres A1,1 , A2,2 ... , An,n étaient égaux , si l'on
avait , par exemple , A1, A2,2 , l'équation (26) prendrait le fac-
teur A1,1- u , d'où la racine u= A1,1. Ce facteur supprimé , on
trouverait une équation semblable du (n-1) degré , dont l'on prou-
verait de même que les n- 1 racines sont toutes réelles .
Si les coefficients A1,1 , A2,2 ... , An,n n'étaient pas rangés par ordre
de grandeur, il suffirait d'un déplacement de termes pour retomber
dans ce cas. Ainsi la démonstration est générale.
III. Quels que soient les coefficients Ax,s , si l'équation en ua
toutes ses racines réelles pour n = m -1 , elle les aura aussi toutes
réelles pour n= m. Ceci étant démontré , comme dans tous les cas
les racines sont réelles pour n = 2 , elles le seront encore toutes pour
n = 3 , n = 4 , et en général pour n quelconque.
En ne considérant que les m- 1 inconnues x , X ... , Xm- qui
entrent dans la fonction homogène du second degré, qui , en outre ,
contient xm , on pourra , d'après l'hypothèse , faire disparaître les rec-
tangles des m - 1 inconnues x₁ , X ... , Xm-1, c'est-à-dire avoir une
transformée où tous les coefficients seront nuls , à l'exception de ceux
qui auraient des indices égaux , ou dont l'un des indices serait m.
Or, d'après la proposition précédente , par une nouvelle transforma-
tion , celle-ci conduit à une équation en n, dont toutes les racines
sont réelles. Il reste donc à montrer que les deux transformations
pourraient être remplacées par une seule , qui conduirait par consé-
Tome II . - SEPTEMBRE 1837. 46
350 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
quent à une équation en u ayant toutes ses racines réelles. Or , si la
première substitution est exprimée par les équations
x =a,,,y + a2 + ... + anyn , x =a , Y. + etc. ,
et si la deuxième substitution est exprimée semblablement par les
équations de même forme
y=b + b2 +...+ 61, Zn , y = b ,, + ... etc. ,
l'élimination de r. , .... , y, donnera
x = CZ + C122 + ... +C1nZn , X = C2,121 + ... etc . ,
où l'on aura en général
Ci,z Ai, 1 61,2 + ai,a b2,x + ... + ai,n bn,x
Or les coefficients ainsi formés satisfont , comme on le vérifie très
facilement aux relations (10) , (11 ) , (13) et (14) , ce qui d'ailleurs est
une suite des deux équations
x²
+x + ...+x =x +y++ , y ++yz ++ ...+
qui entraînent la suivante
x + x +. +x = ++ ... + .
Ainsi les deux substitutions sont remplacées par une seule qui fait
disparaître tous les rectangles et qui conduit à une équation du
n' degré en u , dont toutes les racines sont réelles. Cette démonstra-
tion n'est que le développement de celle que M. Poisson a donnée
dans son mémoire sur le Mouvement d'un Corps solide , pour le cas
de trois variables (*).
Racines égales.
Quand l'équation en u , U = o , a des racines égales, ou satisfaisant
dU dU
=
à l'équationu o , ces racines satisfont aussi à l'équation d -=0,
quels que soient les indices a et ẞ égaux ou non.
En raison de la forme de l'équation en u , on a
dU dU dU dU
(27) -
du
=
+ + ..+
dA, dA2,2 dAnn
[kk]
(31) α
dU
Dans la formule (33) , quand on a mis dans du, pour n sa valeur
dU
particulière U. , on peut encore remplacer par le produit
(U -U.) (U -U.) ... (U -U_1) (UxUx+1) ... (U.-U.) ,
selon que n est pair ou impair , pourvu cependant que toutes
les racines soient inégales. Cela suit de ce qu'en posant U =
(u-U.) (u-U.) ...(u-U ) , il en résulte
dU U U U
du + + ………… + - u 72
Comme ces coefficients peuvent être pris soit avec le signe +, soit
avec le signe-, l'équation (32) donne le moyen de combiner conve-
nablement les signes en montrant que les termes de la série
A1,x , A2,x , A3, .....An,
où l'on doit faire u= Ua. On pourrait encore prendre tous les signes
opposés. Cela tient au signe que l'on donne à an,x .
IV .
x² + x + . + xx = r² +
1
+ + -
1 n
Dans les équations (13) les signes des derniers termes des premiers
membres changeront : de plus dans la n équation il faudra changer le
signe du deuxième membre.
Dans les équations (14) , les derniers termes changeront de signe.
Dans les équations (15) il faudra changer An, n- Ux en An,n + Ux.
De plus si a = n , il faudra dans toutes changerU. en-U.. D'ailleurs
dans la dernière équation (15) il faudra toujours changer le signe du
dernier terme du premier membre , et changer celui du second mem-
bre , seulement pour a = n .
Les équations de (16) à (21) ou de l'article II ne changent point.
Dans les équations de (22) à (26), il faut seulement changer Ann- u
en Ann + u , et d'ailleurs changer le signe de la racine U..
Dans l'équation (27) il faut changer le signe du dernier terme
dU
dAn, n
Dans l'équation (28) il faudra dans le secondmembre prendre néga-
dU
tivement les termes tels que (d ) .
α,
Ce qui a été démontré pour la réalité des racines et sur leur égalité
n'a plus lieu ici même pour le cas de deux inconnues.
Dans l'équation (29) il n'y a rien à changer dans l'équation (30) , et
dans la (31) il faudra changer le signe de [n , n] au dénominateur et
aussi au numérateur pour a = n .
Dans l'équation (32) il n'y a rien à changer : dans la (33) , il faudra
pour le cas de an , changer le signe du second membre , et de plus
remplacer U, par -U ,
Enfin si l'on pose
X Xn cos θ₁ , x = x, cos θ₂ , ... X
n Xn cos θη ,
γι In COS Q. , y. = y. COS . , ... n -1 = Yn COS -12
et d'ailleurs ,
cos 0, + cos 0₂ +...+ cos θπι 1,
PURES ET APPLIQUÉES . 355
il en résultera
:
:
+ An , n
en
cos 0, = ai, cos ,+a1, 2COSO2+ ... +ai, n-1 COS On-2 +ai , n
An, COS 2+an, 2 COS₂+ + an,n-1COS -1+an , n
SECONDE PARTIE .
APPLICATIONS .
I.
x₂ = a , Y. + ay. + a , 3Y3 ,
X3 = a3,1): + A3,2Na + A3, 3.
Уз ,
qui , en supposant la relation
x + x + x =x +y +y ,
donneront les équations
y. = a,,,x. + A2, X₂ + A3, 1X3 ,
1
2 2
1
PURES ET APPLIQUÉES . 359
Si l'on effectue les différentiations indiquées et , qu'en supposant
dU
U3)
(A1,1 - U,) (U2,2 - U, ) - A21,2
ارا
a ,, =
I
(U,
-
U₂ ) (U, - U3)
,
47..
360 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
II.
Si l'on prend le grand axe de l'ellipse pour axe des x , le petit axe
pour celui des y, et la perpendiculaire menée par le centre au plan de
l'orbite pour l'axe des z, les coordonnées d'un point de l'ellipse seront
x = a cos b , y= b sin . Par conséquent, si les coordonnées du point
attiré sont A , B, C, la distance du point de l'ellipse dont les coordon-
nées sont a cos 0, b cose, o à ce point , sera donnée, en la représentant
parr , par l'équation
در
(A -
a cos ) + (B — b sin ) + C ,
ou par
= cos² + [Link] sin -
2Aa cos
+ b sin -
2Bb sin
+ A + B + C.
(1-e cose)dd
22 et ses composantes parallèlement aux trois axes seront
X =
(A- acos 6) ( -e cose)da
,
23
Y =
(B- b cost) ( 1-e cose)de
23
Z =
C(r - ecos 6)d)
23
(1 - e cos ) de dV
Si l'on posait V = 2г
il en résulterait X -
dA
dV dV
Y Z= -
mais il vaut mieux traiter directement les
dB ' dC
quantités X , Y, Z.
Pour faciliter l'intégration il faut simplifier le radical , par consé-
quent en vertu de la valeur précédente de r*, si l'on pose
cos
cos ,, sine=cos . , A₁ =a , A1,2= 0 , A1,3=A3 =-Aa
A2,2=b , A2,3=-A3, A3,3=A +B +C
on aura à simplifier l'expression
A1, COS , + 2A1, cos0, cos 0, + 2A ,3 cos 0,
+ A2 Cos₂ + 2A2,3 cosd₂
+ A3,3 ,
par le moyen de la substitution
cos 0. a₁, COS , + a2 COS + a1,3 ,
A3, COS + A3,2 COS 2 + 43,3
cos 6, = A , COS , +a2 , 2 COS 2 +a2,3
3,1 COS + A3 , COS + 43,3
-А ,2(A3,3+u)+2A1,2A ,3A2,3=0 ,
qui revient à
2
y = ax + A2,1X2
I
A3,1X3 ,
Y₂ = a1,2X1 + A2,2X
2
-
A3,23 ,
-
12π
3
sin² do
Q
=s 2 [(U,-U3) cos² + (U₂ - Us)sin² ]
0
32
l'on aura
I cos²φαφ I sin² odo
Q
P= 2mm (1 -
c sin
39 = 2m³
3
(1
-
csin )
,
S Vi - c* sin²
1-
cos²odo
V1- c sin²
sin cos
(1 -
c² sin'
sin odo
1 - c² sin² = - Vt- ce sin +( - ) - csin ) )
PURES ET APPLIQUÉES . 365
Sysineode = sin
dente - do 1-c sin* =F(c,q)-E(c, 0) ;
de là résulte
sin²
P. = Sinode sin² = F (c, 4) - E(c, Ф) ,
Q.
Q = cos odo = E ( , ㅇ)) - (1 ) F (c , φ) ,
2
V -c sin
et par conséquent
cos odo c² sin cos
20*π³P = 3
=
F (c , ) -E(c, )+
(1-c² sin² ) 2 P VI-c² sin² '
3 sin odo I c² sino coso
202
2c* πm³Q= 3
=
E(c, )-F(c, )- (1-c²)
(1-c²sin² )) 1-c sin²
I.
Multiplions l'une par l'autre les deux valeurs que prend le premier
membre de la dernière des équations (A) lorsqu'on met successivement
à la place de xa , dans Anet B₁ , les deux racines de l'équation
précédente : nous aurons un polynome du quatrième degré en x dont
les coefficients s'exprimeront en fonction rationnelle de x ....X 19
Cela posé , l'équation du degré 2" , f(x) = 0 , qui donne toutes les
solutions d'un problème susceptible d'étre résolu au moyen de n équa-
tions du second degré , est nécessairement irréductible , c'est-à-dire
qu'elle ne peut avoir de racines communes avec une équation de
degré moindre dont les coefficients soient des fonctions rationnelles
des données p, q ....
En effet, supposons qu'une équation F (x) = o , à coefficients ra-
tionnels soitsatisfaitepar une racinedel'équation x²+A_1x +B =0,
en attribuant certaines valeurs convenables aux quantités X -1 ,
Β' .11-1
tisfaite pour la valeur A qui est une fonction rationnelle de ..
-
11-1
nuls enmettant pour x3 les 23 valeurs tirées des trois premières équa-
tions (A) conjointement avec les valeurs correspondantes de x, et x ;
PURES ET APPLIQUÉES . 369
et continuant de cette manière on conclura que F(x ) s'annulera pour
les 2" valeurs de x auxquelles conduit le système de toutes les
équations (A) ou pour les 2" racines de f(x) = o . Ainsi une équation
F(x)=o à coefficients rationnels nepeutadmettre une racine def(x)=0
sans les admettre toutes; donc l'équation f(x)= o est irréductible .
IV .
Si l'on pose x= k + A' Va + A' Va' + etc. m', m" ... étant des
puissances de 2 , et k, A' , A' ... a', a" ... des nombres commensu-
rables , la valeur de x se construira par la ligne droite et le cercle , en
sorte que x ne peut être racine d'une équation irréductible d'un degré
m qui ne soit pas une puissance de 2. Par exemple , on ne peut avoir ,
m m
1
372 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
n
SOLUTION
PAR M. POISSON.
2, 3η -
1, 3η ,
X3-2 ¥31 , Z3n ,
3- Y3-1 ,
A et B , Cet A , Bet C ,
yet 1-2. 6 et 1 -
6. a et 1 - a .
toutes trois plus grandes que : ce cas aura lieu , quand A jouant
2
contre B sera le plus fort ; que Cjouant contre A sera aussi le plus
fort; que B jouant contre C sera encore le plus fort , ce qui n'est
point incompatible avec les deux premières suppositions. Concevons,
par exemple , que l'on ait trois urnes A', B' , C', contenant des boules
blanches et des boules noires, et dont chacune renferme plus de boules
de la première couleur que de la seconde. Supposons aussi que le jeu
entre A et B , consiste à tirer une boule de C' , et que A gagne, si cette
PURES ET APPLIQUÉES . 375
boule est blanche; qu'ensuite , le jeu entre C et A consiste à tirer une
boule de B', et que la chance favorable à C soit l'arrivée d'une boule
blanche ; et qu'enfin , le jeu entre B et C soit de tirer une boule de A' ,
qui fera gagner B , quand elle sera blanche : dans ce cas , on aura
I I 1
2 ,
6 ,
a
2 2 2
On trouvera de même
X'3 + 1 =
(1 -
γ) 23η ;
car pour que la partie finisse précisément au coup dontle rang est
3n+ 1 , il faudra et il suffira qu'elle ne soit pas terminée au coup pré-
cédent , et que le joueur B qui aura gagné celui-ci et dont 1 - y est la
chance de gagner A au coup dont le rang est 3n + 1 , gagne effective-
ment ce second coup. Par un raisonneınent semblable, appliqué succes-
sivement aux coups dont les rangs sont 3n et 3n - 1 , on obtiendra
ces deux autres couples d'équations
Z3n = αγ3-1 , 23n = ( 1 - α) 3-1 ,
=
Y3-1 = 6x3-
3m γ'
3-1 (1 6)X3-2 ,
-
I -
6, 2'3 (1
-
α) 6 , x =
(1 --
γ) βα;
et comme leur somme est l'unité , à cause de aby= 0 , il s'ensuit
que la partie finira certainement à l'un de ces trois coups.
PURES ET APPLIQUÉES. 377
I I
)
6(1 kn)
93-1 = I
-
k
,
=
(1-4) ( 1 k)
,
I - k
αβι - γ) ( 1 -
k)
P3 +1 = 1 - k
1-6 + 6 ( 1 - a) + αβ ( 1 - r) = 1 - y = 1 - h,
il en résultera
1
Sn ;
378 JOURNAL. DE MATHÉMATIQUES
en sorte que cette probabilité sera la même , quels que soient les deux
joueurs qui joueront le premier coup, et quel que soit aussi , le joueur
qui le gagnera. Il n'en sera pas de même à l'égard des probabilités que
la partie finira dans les 3n- 1 ou dans les 3n + 1 premiers coups, non
compris le premier de tous ; probabilités qui se déduiront de s. , en
en retranchant la valeur de x3n+1, ou en y ajoutant celle de '3n+2. Si
l'on exclut le cas où les trois quantités α, β, γ , sont l'unité , et oùl'on
ak= 1 , on voit que la probabilité que la partie ne se prolongera pas
au-delà d'un nombre de coups donnés , approchera indéfiniment de
l'unité à mesure que ce nombre deviendra plus grand , mais qu'elle ne
se changerait dans la certitude que si ce nombre devenait infini . Dans
le cas des joueurs d'égale force , endésignant par m un nombre entier
quelconque et par t la probabilité que la partie finira dans les m pre-
miers coups à partir du second inclusivement , on aura
ttm = 1 - ";
millième.
Comme il est certain que la partie sera gagnée par un des trois
P
PURES ET APPLIQUÉES . 379
joueurs , on devra avoir
a + b + c = 1;
on aura
a =
4 b c =
2
7' 7 7
de l'enjeu , celui qui l'a perdu n'a droit qu'à 5, et celui qui n'a pas
7
2
joué a
droit à ; mais avant que ce coup ne soit joué, les deux
7
joueurs que le sort a désigné pour le jouer, ont une égale chance de
le gagner ; leur probabilité de gagner la partie est donc alors
5 1
4
2 (a+b), ou c'est-à-dire qu'elle surpasse de 14 la chance 7, ou 14
du joueur qui n'entre qu'au second coup. Si la mise de chaque joueur
est représentée par u, et que l'on convienne de ne pas jouer la partie,
après que le sort a désigné les deux joueurs qui devaient la commencer,
15
chacun de ceux-ci devra prendre 14 deu , sur l'enjeu égal à 3µ, et le
12
troisième joueur I
deu seulement ; ou autrement dit, les trois joueurs
380 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES .
de
ayant retiré leurs mises , le troisième devra , en outre , donner 14
μà chacun des deux premiers .
En général , avant que le sort ait désigné les deux joueurs qui doi-
vent jouer le premier coup, les probabilités de gagner la partie seront
différentes de a, b, c ; pour les trois joueurs A, B, C, je les représen-
terai respectivement par f, g, h; chacune d'elles dépendra des trois
chances données a, 6, 2 ; et il suffira de déterminer la valeur de fen
fonction de a , 6 , 7 : les valeurs de g et h s'obtiendront de la même
manière , ou se déduiront de f par de simples permutations.
Il pourra arriver que le premier coup soitjoué par A et B , par Cet
A , par Bet C. Ces trois combinaisons étant également probables , la
I
I 1 I
374, ου
2(1-6 )
3(1- k)
PURES ET APPLIQUÉES. 381
γ) = κ' .
Dans le troisième cas , où le premier coup sera joué par Cet A ,
et gagné par C, la probabilité de A pour gagner la partie sera ce que
devient l'expression de b, relative au joueur qui perd le premier
coup , lorsqu'on y change y en 6 , 6 en a , a en y; en multipliant
I
8 + ,
3(1-k) 3(1-k')
h = 6( 1 - α) (1 + γ + γα)
+ 6k' + 6 (1 - a) + 6 ( 1 - r) ( 1 )
3(1 - k) 3 (1 - k')
puisqu'il est certain que la partie sera gagnée par l'un des trois
joueurs , en excluant , toutefois , le cas où l'on aurait k= 1 , et où
elle ne finirait pas. C'est aussi ce qu'il est aisé de vérifier , en ayant
égard à ce que ket k' représentent.
Si les deux joueurs B et C sont d'égale force, soit lorsqu'ils jouent
PURES ET APPLIQUÉES. 383
l'un contre l'autre, soit quand ils jouent contre A, il faudra faire
1
a = , 6 I
γ;
2
g h = 12 (1 - f) ;
et la valeur de f se réduira à
8γ² - 273
f =
3 (2- y + y²)
6) Σίκι ;
la somme ∑ s'étendant à toutes les valeurs du nombre entier i, de-
puisi 1 jusqu'à i= ∞ . Mais on a
k
Σκ ;
PURES ET APPLIQUÉES . 385
Σίκ1-1
(I
αβ(1 - γ) ,
et l'enjeu que B recevra alors , ayant 3ημ + εμ pour valeur, on en
conclut que la valeur complète de b', sera
b' = μαβ (1 - γ) (32nk + 2Σ **) ;
les sommes ∑ s'étendant depuis n = 1 jusqu'à n = ∞ . Donc , en
ayant égard aux valeurs de ces deux sommes, nous aurons
b
' 3μαβ(1 – γ) 2μαβ ( 1 – γ)
=
+ 1- k
(1 - k)
'
c
3μβ ( 1 – α) με (1 – α)
2
+ I k
•
(1 - k)
I k'
(1 -k) I
0 =
3μβ ( 1 - α ) με (1 - α) -
μαγ
+ 1-k
-
μ 1- k
(1 - k)
k on a
8'
33μ 39μ 6μ
Φ ,
=
, 0=
49 49 49'
49 49 49
MÉMOIRE
PAR M. CHASLES .
sa + sb const .
sa sb
2 + 2
= const.
sa sb
et , conséquemment , l'équation
2
SA SB
+ 2
const.
SA' SB'
(*) On appellepôle d'une droite , par rapport à une conique, le point par où
passent toutes les cordes de contact des angles circonscrits à la conique, qui ont
leurs sommets sur la droite.
PURES ET APPLIQUÉES. 391
ractéristique des deux axes de chaque système , c'est que le pôle de l'un,
pris par rapport à la conique , est situé sur l'autre.
Ce sont ces systèmes de deux axes conjugués relatifs à un point
dont nous allons chercher les propriétés ; elles seront la généralisation
de celles des diamètres conjugués.
5. Nous nous servirons pour cela d'un principe général de la pers-
pective, dont on n'a pas eucore fait usage , et qui sera d'un très utile
secours dans beaucoup d'autres questions. Sa démonstration ne peut
offrir de difficulté; et nous nous bornerons ici à son énoncé :
PRINCIPE DE PERSPECTIVE. Quand deux figures planes sont la pers-
pective l'une de l'autre, le rapport des distances d'un point quelconque
de la première à deux droites fixes de cettefigure, est au rapport des
distances du point homologue de la seconde figure aux deux droites
correspondantes à ces droitesfixes , dans une raison constante.
6. Une droite , dans chacune des deux figures , peut être prise à
l'infini ; de là résultent deux corollaires du principe, qui nous seront
utiles; nous allons tout de suite les énoncer, pour ne plus revenir sur
ces propositions préliminaires :
1F COROLLAIRE. Quand deux figures planes sont la perspective l'une
de l'autre , la distance d'un point quelconque de la première , à une
droitefixe prise dans le plan de cettefigure , est dans une raison cons-
tante avec le rapport des distances du point homologue de la seconde
figure à deux droites fixes , dont la première correspond à la droite
prisedans le plan de la première figure , et la seconde est l'intersection
du plan de la secondefigure par le plan menépar l'œil parallèlement
au plan de la premièrefigure.
7. 2º COROLLAIRE. Quand deuxfigures planes sont la perspective l'une
de l'autre , si l'on mène dans la première la droite correspondante à
l'infini de la seconde ( c'est-à-dire la droite qui est l'intersection du
plan de la première figure par le plan mené par l'œil parallèlement à
çelui de la seconde ), et dans le plan de la secondefigure la droite
correspondante à l'infini de la première , les distances de deux points
homologues quelconques des deuxfigures à ces deux droites respecti-
vement , auront leur produit constant.
8. Cela posé, reprenons nos deux coniques c, C , qui sont la pers
50..
392 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
pective l'une de l'autre, et considérons dans le plan de la seconde le
point S qui correspond au centre s de la première. La conique C et le
point S étant donnés, il y aura une infinité de coniques c, dans l'es-
pace, qui auront pour perspective la courbe C, et dont les centres s
correspondront au point S. Parmi cette infinité de courbes qu'on peut
concevoir , choisissons-en une qui présente cette circonstance particu-
lière, que deux diamètres quelconques de cette courbe fassent entre
eux un angle égal à celui des deux droites qui leur correspondent dans
le plan de la courbe C, lesquelles droites seront deux axes conjugués
relatifs au point S. Cette relation particulière entre la courbe cet sa
perspective C , peut s'obtenir facilement. Pourcela, que par la polaire
du point S , prise par rapportà la courbe C, on mène un premier plan
quelconque; puis un second quidivise en deux, également,l'angleque le
premier fera avec le plan de la courbe S; et que par le point S on mène
une droite perpendiculaire au second plan; elle rencontrera le premier
en un point s qui sera pris pour le lieu de l'œil; un plan quelconque
parallèle au premier , fera dans le cône qui aura le points pour som-
met et la courbe C pour base, une section qui sera la courbe c.
9. D'après cela , appliquons aux deux courbes c, C le principe ex-
primé par le premier corollaire , en regardant la courbe e comme la
première figure, et la courbe C comme la seconde.
Menons par les points s, S, dans les plans des deux courbes , respec-
tivement , deux droites correspondantes sq, SQ; soient a, A deux
points correspondants quelconques des deux courbes ; aq , AQ les
perpendiculaires abaissées de ces points sur les deux droites sq, SQ;
et AP la perpendiculaire abaissée du second sur la polaire du point S;
on aura , d'après l'énoncé du premier corollaire ,
AQ
aq = λ AP '
A étant une constante.
aq = as . sin asq ,
AQ = AS . sin ASQ.
PURES ET APPLIQUÉES. 393
La droite ss , qui passe par le sommet du cône, étant , par hypo-
thèse , perpendiculaire au plan qui divise en deux également l'angle
des plans des deux courbes c , C, il s'ensuit que l'angle des deux droites
sa , sq est égal à l'angle des deux droites SA, SQ; de sorte que les
deux équations ci-dessus donnent
as
aq
=
AQ AS
aq
const.,
aq
35. La somme des carrés des projections des trois faces au sommet
du tétraèdre formé par trois demi-diamètres conjugués , sur un plan
fixe , est constante; on conclut de là et du théorème (30) que
Le tétraèdre qui a pour sommet un pointfixe de l'espace , et pour
base le triangle formépar trois points conjugués ,jouit de cette pro-
priété que la somme des carrésdes projections de sesfaces sur un plan
fixe est constante .
36. Si la projection est faite sur le plan de la figure , on en conclura,
en ayant égard encore au théorème (30) , que
Un point fixe pris dans le plan d'une conique étant le sommet
commun à trois triangles ayant pour bases les trois côtés du triangle
formé par trois points conjugués quelconques , la somme des carrés
des aires de ces trois triangles sera constante.
37. Les plans tangents à une surface du second degré , aux extré-
mités de trois demi-diamètres conjugués , font sur une droite diamé-
trale fixe trois segments dont la somme des valeurs inverses des carrés
est constante .
38. Concevons deux plans fixes menés par le centre d'une surface du
second degré , et un système quelconque de trois demi-diamètres
conjugués ; que de l'extrémité de chaque demi-diamètre on abaisse
des perpendiculaires sur les deux plans , et qu'on fasse leur produit ;
la somme des trois produits ainsi faits sera constante, quel que soit le
système des trois demi-diamètres conjugués (*).
Supposons que les deux plans fixes soient perpendiculaires au plan
de la courbe sur laquelle s'appuient les trois demi-diamètres conjugués;
on en conclura ce théorème :
Étant menées dans le plan d'une conique deux droites fixes, et
étant pris sur cette courbe trois points conjugués quelconques , si de
chacun de ces points on abaisse sur les deux droites des perpendicu-
laires , et qu'on fasse leur produit , la somme des trois produits ainsi
faits sera constante.
Si les deux droites fixes se confondent, on a le théorème (33) .
Nous n'avons pas besoin de montrer l'analogie qu'il y a entre les
diverses propriétés des systèmes de trois points conjugués d'une co-
nique, que nous venons de démontrer , et les propriétés des systèmes
de deux diamètres conjugués : ces analogies sont évidentes.
39. Les deux modes de généralisation que nous avons appliqués
précédemment aux propriétés des diamètres conjugués , par voie de
projection et de perspective , s'appliquent aussi aux propriétés des
systèmes de trois points conjugués.
Ainsi , par exemple , le théorème (32) donnera le suivant :
Étant données deux coniques dans un plan, si sur la première on
(*) J'admets ce théorème comme connu , quoiqu'il n'ait pas encore été donné ;
je le démontrerai dans un autre moment, avec quelques autres propriétés nouvelles
des diamètres conjugués .
PURES ET APPLIQUÉES . 405
prend trois points conjugués quelconques , et que du centre de la
seconde on mène des rayons à ces trois points , la somme des carrés de
ces trois rayons, divisés respectivement par les carrés des demi-dia-
mètres de la seconde conique compris sur ces rayons , sera constante .
40. Si les deux coniques sont concentriques, et que la première soit
un cercle , les trois points conjugués diviseront la circonférence en trois
parties égales , et les trois rayons diviseront l'espace angulaire autour
du centre en trois parties égales; on a donc ce théorème :
Si par le centre d'une conique on mène trois demi-diamètres divisant
l'espace angulaire en trois parties égales , la somme des valeurs in-
verses des carrés de ces trois demi-diamètres sera constante.
Nous n'insisterons pas davantage sur la généralisation dont les pro-
priétés des systèmes de trois points conjugués sont susceptibles , parce
que nous reviendrons sur cet objet en traitant d'une manière générale
des propriétés d'un système d'un nombre quelconque de points , pris
d'une certaine manière sur une conique.
41. Quatrième mode de généralisation. Plusieurs des propriétés ex-
primées pour les carrés des distances conviennent aux cubes.
Ainsi , la somme des cubes des perpendiculaires abaissées des quatre
extrémités de deux diamètres conjugués sur une droite fixe est cons-
tante.
wwwwwww
NOTE
(*) Cet article fait partie d'un très long mémoire sur laMécanique céleste qui
a été présenté à l'Académie de Turin le 11 octobre 1831 et dont on peut voir
un extrait dans le Bulletin universel des Sciences de M. Férussac.
(J. LIOUVILLE .)
PURES ET APPLIQUÉES.. 407
par conséquent
dQ du dx dx du
da dt da
-
ddr
dt da ... +.... ,
(3) d [a,
di
b] = 0 ,
la valeur de [a , b] étant
dr du dxdu dydv dydv
-
(4) [a, b] =
dadb do da+ da duoda
db +....
Donc, les quantités représentées par les symboles [a, b] , [a, c], ...
[b , c] , ... seront indépendantes de t. Observons d'ailleurs qu'en
vertu de la formule (4), on aura généralement
[a, a] o, et [a , b] = [b , a].
Soient maintenant
A a, B = b , C = c, etc ....
du dx +
-
+ ... ,
dydv dv dy
on aura encore
(A , A) = o , (A , B) = - (В , А) .
etc....
Parcillement, si l'on ajoute entre elles les valeurs de (A, A), (A, B),
du du du
on
(A , C) , ... respectivement multipliées par da, do? .......
trouvera
du du du dA
..
da
((A, A) + (A, B) +(AC)
on aura de même
…= ;
(10)
{ dv
(A, A)da + (A, B)
etc....
dv
+ (A, C)
dv
+ ... =
=
dA
dy
PURES ET APPLIQUÉES. 409
D'autre part , si l'on différentie successivement la première des formu-
les (6) par rapport à chacune des quantités a, b , c, ... en considérant
x , y, z , ... u , v , w , ... comme des fonctions de a , b , c , ... t ,
on en tirera ..
Cela posé, si l'on combine par voie d'addition les formules (9) et ( 10),
du
-
da'
dw..
da et les formules ( 10) par da da da ..., on trou-
,
Les équations (12) suffisent pour déterminer les valeurs des quantités
(A , B) , (A , C) , etc..., quand on connaît celles des quantités cons-
tantes [a , b] , [a, c], .., [b, c]. Des équations semblables détermineront
les valeurs de (B , A) , (B , C) , ... etc... Donc les quantités (A , B),
(A , C) ,...(B, C), etc... sont elles-mêmes constantes, et ne dépendent
pas de la variable t. ::
du dx , dx du t ... du dx
...,
410 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
auront pour seconds membres des fonctions identiquement nulles de
x , y, z , U, V , w, .... t. Car, s'il en était autrement , il existerait entre
les valeurs générales de x , y, z, ...u , v , w, ....t, et par conséquent
aussi entre les valeurs initiales de x, y, z ,....u , v , w , .... correspon-
dantes à to , des équations qui ne renfermeraient aucune constante
arbitraire; ce qui est absurde, puisque ces valeurs initiales peuvent
être choisies arbitrairement.
{
( 14) du
dil
di
dQ
dx
dR
dx
dv
di
dQ
dy
dR
dy di
dw dQ
dz
dR
da, etc... ,
on pourra supposer encore les valeurs de x , y, z , ....u, v , w, ...
déterminées parleséquations(6), pourvuquel'ony considère a, b, c, ...
comme devenant fonctions de t. Alors , si, dans la première des équa-
tions (6) , différentiée par rapport à t, on substitue les valeurs de
dx dy du
tirées des équations (14) , si d'ailleurs on a égard
à la première des formules (13), qui subsiste , quelles que soient les
valeurs de x, y, z, ... u , v , w, ...t , on trouvera
da dA dR dA dh dA dR
(15) di dx du + dy dv + ...
du dx ...,
Enfin , si , après avoir exprimé R en fonction de a, b , c , ...t, on y
substitue, au lieu de a , b , c, ... les fonctions de x, y, z, ... u, v, w, ...t
représentées par A , B , C, ... , on retrouvera identiquement la pre-
mière valeur de R; et l'on aura , par suite,
dR dR dA dR dB dR dR dA dRdB
(16) dx da dx+ db det... dy da dy+वह व +... , etc...,
dR dR dA
du da dut..... , etc.
PURES ET APPLIQUÉES. 411
' M = m + m,
di и, dt = 1 , di = w,
du Mx dR dv My dR dw Mz dR
3
dt dx' dt r dy' dt dz
Mw
PAR M. CHASLES .
Cette équation se vérifie aisément; car les angles qui y entrent sont
égaux, deux à deux. Ainsi, par exemple, l'angle Ć,Aest égal à l'angle
C', A', puisque les deux plans C', A' sont perpendiculaires, respective-
1
ment, aux deux plans C, A. Il s'ensuit que les facteurs des numéra-
teurs sont égaux , un à un , aux facteurs des dénominateurs , et qu'ainsi
l'équation est vérifiée.
Cette équation est une de celles qui subsistent quand on y remplace
les sinus des inclinaisons des plans par les segments que ces plans font
sur une transversale quelconque. Soit donc une transversale menée
arbitrairement dans l'espace , et soient a, a', b , b', c, c' les points où
les six plans A , A', B , B', C, C' la rencontrent; on aura entre ces
points la relation
[Link] [Link]
[Link] =
[Link] [Link]
α , α΄, β , β΄, γ, γ' sont les points de contactdes six plans A , A', B ,
B', C , C' avec l'hyperboloïde, et par conséquent avec la surface gau-
che. Et si l'on ne considère que les trois plans A , B , C qui sont menés
arbitrairement par la génératrice D , nous dirons que a , 6 , y sont les
points où ils tonchent la surface , et α', β', γ ' les points où ils lui
sont normaux. L'équation ci-dessus exprime donc une propriété gé-
nérale de la surface , relative aux trois plans A, B, C. Cette équation
est celle qu'on appelle involution de six points ; nous pouvons donc
dire que
Si l'on mène trois plans quelconques par une génératrice d'une sur-
face gauche , les trois points où ils seront tangents à la surface , et les
trois points où ils lui seront normaux seront six points en involution.
Maintenant supposons que le plan C soit mené parallèlement à
la génératrice de la surface qui est infiniment voisine de la gé-
nératrice D; alors le point de contactdu plan C avec la surface sera
à l'infini; ou , en d'autres termes , la courbe d'intersection de la sur-
face par le plan C ne rencontrera la génératrice D qu'à l'infini ,
puisque ce plan rencontre la génératrice infiniment voisine à l'infini.
Ainsi le point y est à l'infini , et l'équation ci-dessus se réduit à
γ'α . γ'α = γ' . γ'6' .
Donc le produit des distances des deux points a, a' au point y est
égal au produit des distances des deux points 6, 6' au même point y' .
Ce qui démontre le théorème énoncé.
Observations. Le point y est , comme on voit , celui où le plan
mené par la génératrice D, parallèlement à la génératrice infiniment
53..
416 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
voisine , est normal à la surface. Appelons O ce point, au lieu de ' .
Ce point Ojouit de quelques propriétés géométriques.
Pour déterminer ce point, il faut concevoir le plan mené par la gé-
nératrice D parallèlement à la génératrice infiniment voisine D' , et
mener par la droite D un second plan perpendiculaire à ce premier ;
puis chercher le point où ce second plan touchera la surface : ce point
de contact sera le point O. Or le second plan passera par la droite qui
mesure la plus courte distance des deux génératrices D , D' . Cette
droite, qui est infiniment petite, est située sur la surface; le point où
elle s'appuie sur la génératrice D est donc le point de contact du second
plan avec la surface. C'est donc le point O.
Ainsi , le point O est le point où la droite qui mesure la plus courte
distance entre la génératrice D et la génératrice infiniment voisine ,
s'appuie sur la première.
Que par tous les points de la génératrice D on mène des plans per-
pendiculaires à cette droite, et des tangentes aux courbes d'intersec-
tion de la surface par ces plans; ces tangentes s'appuieront sur la
génératrice infiniment voisine D', et formerontun paraboloïde hyper-
bolique tangent à la surface suivant la génératrice D.
Le sommet de ce paraboloïde est le point 0.
En effet , ce qui caractérise le sommet d'un paraboloïde, c'est que
le plan tangent en ce point est perpendiculaire aux deux plans direc-
teurs du paraboloïde (*). Or le premier plan directeur du paraboloïde
est perpendiculaire à la génératrice D;le plan tangent en O lui est donc
perpendiculaire. Le second plan directeur est parallèle aux deux gé-
nératrices D, D'; et, par conséquent, perpendiculaire à la droite qui
mesure la plus courte distance de ces deux génératrices; donc le plan
tangent enO, qui passe par cette droite, est perpendiculaire àce second
plan directeur. Donc le point O est le sommet du paraboloïde.
Maintenant supposons que le paraboloïde tourne autour de lagéné-
ratrice D, et fasse unquart de conversion; ses génératrices qui étaient
perpendiculaires à la droite D lui seront restées perpendiculaires et
(*) Les plans directeurs d'un paraboloïde sont les deux plans auxquels les gé-
nératrices des deux modes de génération du paraboloïde sont respectivement
parallèles.
PURES ET APPLIQUÉES . 417
seront devenues normales à la surface , puisqu'elles étaient situées au-
paravant dans ses plans tangents. On conclut de là que
Les normales à une surface gauche, menées par les différents points
d'une de ses génératrices , forment un paraboloïde qui a son sommet
au point O déterminé ci-dessus.
De ces considérations résulte la construction suivante du point 0 :
Qu'en trois points de la génératrice D on mène les normales à la
surface ; qu'ơn cherche une droite qui s'appuie sur ces trois normales ,
et qu'on mène la droite qui mesure la plus courte distance entre cette
droite et la génératrice D ; le point où cette plus courte distance s'ap-
puiera sur la génératrice D sera le point 0.
Enfin , l'équation
[Link]' = 06.06′
donne un autre moyen pour construire le point 0; car les points a, a',
6, 6' étant connus , cette équation fait connaître le point O.
Sur chaque génératrice d'une surface gauche il existe un pareil
point O , qu'on peut définir aussi comme étant le sommet du para-
boloïde normal à la surface suivant la génératrice. Tous ces points
forment sur la surface une ligne courbe qui jouit de diverses pro-
priétés que nous examinerons dans un autre article. Nous nous bor-
nerons à dire ici que , sur un paraboloïde , cette courbe est l'ensemble
de deux paraboles qui ont pour axe commun celui du paraboloïde ,
418 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
TROISIÈME MÉMOIRE
Sur le développement des fonctions ou parties de fonctions
en séries dont les divers termes sont assujétis à satisfaire à
une même équation différentielle du second ordre , conte-
nant un paramètre variable ;
PAR J. LIOUVILLE (*).
(Présenté à l'Académie des Sciences. -
Août 1837.)
I.
X
X
Vdx -}.
dans laquelle le signe ∑ s'applique aux valeurs der dont il vient
d'être question et où f(x) représente une fonction réelle (*) de x.
Cette fonction f(x) est arbitraire : elle peut changer de forme ou
d'expression analytique dans l'étendue des valeurs de la variable;
mais nous supposerons en général que pour chaque valeur déter-
minée de x elle prend une valeur unique et déterminée , et que , de
plus , elle croît infiniment peu lorsque la variable x elle-même subit
un accroissement infiniment petit. J'ai démontré le premier la con-
vergence de la série (4), dans un mémoire imprimé à la page 16 de
ce volume ; mais l'analyse dont j'ai fait usage alors, quoique simple
et élégante , n'est pas encore assez générale. En effet, elle exige que
les dérivées premières et secondes des fonctionsg , k , f(x) ne de-
viennent jamais infinies lorsque x croît de xà X , et que , de plus,
f(x) vérifie les deux conditions suivantes :
df( x) -
dx hf(x) = 0 pour x = x ,
(5)
df(x) + Hf(x) = 0 pour x = X.
A représentant la quantité
I d Vgk do
Vgk
-
dz dz
-
Vgk. ).
Quant aux équations (3), (4), si on leur applique les mêmes trans,
formations , elles prendront la forme
dU
(7) dz
-
h'U = 0 pour z
dU
(8) + H'U = 0 pour z = Z ,
dz
[Link] = ∫ •dz, 0
En faisant
f(x)√gk = f(z) ,
on aura aussi
Z
fxgVf(x)dx = f² Uf(z)dz. 0
<
PURES ET APPLIQUÉES. 421
exprimée par (ΣΤ, et la valeur de T pourra se mettre sous la forme
Z
(9) T =
usuf(2)dz
0
Z ,
Udz
0
S'U'sin (z -z')dz
0
:
ęz
autre côté , le maximum de cos pz+ K'sine est√1 + ( ): donc
९
++( ) + 0 √.dz ,
et comme, d'un autre côté , il peut devenir égal à Q, cela exige
que l'on ait
<√+ )+ √.dz.
Z
Ainsi , pour des valeurs des supérieures àf√.dz , il vient 0
Q<
√ +( ) Z
I
-[Link] 0
H'h
' Z
P' =
९ + S'U' (H cosez + sin pz')dz' ,
0 ς
P< ९
+2 + ९ 0
√*.ds ,
d'où résulte
Z ( - ), (ηπ + )
dans la fonction
P
tangpZ -
- -P :
( - ), (ππ + ) ,
il existe une racine de l'équation (12) ou de l'équation (11). Je dis
de plus qu'il n'y en a qu'une ; car, dans le cas contraire , il faudrait
que la dérivée prise par rapport à p de la fonction
P
tang PZ- -P
pût devenir égale à zéro entre ces limites , ce qui n'est pas , puis-
4,' la dérivée de
que lorsque pZ varie depuis nㅠ- jusqu'à no+7
P
tang Z est toujours > Z , tandis que celle de ९-P
est très petite.
Z ( + ) et [(n + 1 ) 一 ] ,
entre
( - ) et (ηπ + )
s'obtient du reste sans difficulté puisque l'équation (11) résolue donne
P
= :
PZ ηπ + arc tang ९ P
P P P
en remplaçant arctang ९ par ou par , et ensuite p par
ηπ dans la fraction P, on aura une expression dep très approchée. On
Z ९
( + ):
c'est ce que j'ai fait voir à la page 30 de ce volume et ce sur quoi
il est inutile d'insister ici. Il suffit d'observer que la partie princi-
pale des racines p fournies par la formule
Bn
On
P= 7+ n
de ces fonctions , d'où il est aisé de conclure que les séries ayant
* *
pour terme générale ou sont convergentes , puisqu'en rem-
IV .
:
8. Considérons les deux intégrales
(14
) Sof(z)sinpzdz, ff(z)cos pzdz,
0
2 (p + q + 1) . f
,
९
2(p + q + 1) .f conformément
sont toutes deux plus petites que ९
,
au théorème énoncé.
b
( m + m' ) le nombre entier immédiatement inférieur à T De-
Μπ
puis za jusqu'à z === ९ f ( z ) sin pzdz conservera toujours
,
V.
h
' sin ez A'U' sin P (22 -2 ') dz',
U cos pz + + J 0
९
ęz
+ sinez(h + SAU cos pzdz),
९
f* f(z) cospzdz =
0
'
९
devient
Z
I
S
९ 0
AU sin pzdz ९S: 0
AUY sin pzdz :
même l'intégrale
S* f(z)sinpzdz = ,
0
devient
* Z I
AU S
((h + SU cospzdz) - SU cos pzdz :
0 0
*+
९
COS
pzf f(z) cos pzdz:
quant au dénominateur à
fudz , il est égal
0
Z I Z
0
cos pzdz +
९ Sacos [Link] + S Redz ,
0 0
R représentant la quantité
Z
Or,
Z Z 2ęZ
Sacos pzdz = + sin22:
0
2
4e
Sa Urdz = (1+ ) ,
0 2
ς
cequi donne
T= ( + )・ 2( + )
Mais cette valeur de T peut elle-même se mettre sous la forme
24
T= +
९ ९
ηπΖ zBn
cos pz COS
Z
COS -
sinnz sin B
n 2 TL
zBn + +
On a sin
n
o aux quantités près de la forme n
ou et
९
zB +
COS
72
I aux quantités près de la forme ९ Il est donc permis de
poser
zzu
*
cos pz COS +
९
sin pz +
Z n
On a donc d'abord
ηπζ Z
ηπΖ Z
Z
en se
rappelant que l'intégrale f f(z) cospzdz 0
est de la forme ९.
ηπΖ zBn
En remplaçant cos pz par cos 7
-
n
sin pz + ,
et observant
Z
zeu
της Z
VI .
F(x) = o pour x x;
(*) Pour tout ce qui regarde la convergence des séries périodiques , voyez
les ouvrages de M. Cauchy et surtout l'excellent Mémoire de M. Lejeune Dirichlet
(Journal de M. Crelle , tome IV, 2º cahier) .
PURES ET APPLIQUÉES. 433
l'on af(X) = o . Au reste ces cas d'exception sont indiqués par notre
démonstration même. En effet pour que l'intégrale
X
VII.
={
Σ
X
X
UnVn dx
[ U [F(x)-f(x)]dx = 0 ,
l'indice n étant quelconque.
2. Si donc on désigne par A,, A., ... des quantités choisies arbi-
trairement , mais indépendantes de x, et si l'on pose
P
A,U, + A,U,. + etc.
2
on aura aussi
X
fxP[F(x) - f(x)] dx = 0.
X
a tout au plus (in - 1) racines tant égales qu'inégales, quel que soit
l'indice n et quels que soient les coefficients A. , A. , .... , A.
8°. Si la condition précédente est remplie et si l'équation
X
f (x)Undx = 0
f X (x , r) Undx = 0,
[* x* (x) dx
X
0
436 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
quand elle a lieu toutes les fois que n est zéro ou un nombre entier
positif, entraîne la suivante (x)= o . Le moyen que j'ai employé
pour atteindre ce but est, à mon sens , le plus élégant dont on
puisse faire usage. Ici l'on a U.=x-' : la fonction P est égale à
A. + А₂x + А3x² + etc. et jouit évidemment de la propriété énon-
cée (3°.). On peut donc appliquer le théorème indiqué (5°) , et c'est
ce quej'ai fait. Mais il est bon d'observer que si l'on prenait A,= 1 ,
A.
2 , As , etc. , on aurait
1.2
yx +
P= 1 + + ... ey :
I 1.2
l'équation
=
SP (x)dx 0,
donnerait donc
X =
f* exp(x)dx 0,
wwwwwwwminiwm
NOTE
2pz ,
k = 2 + n - 2pz' ;
c(hk) = (z - z ) (a -p).
De cette équation on déduit
c : a - p :: z
-
2 : h - k. (1)
La propriété qu'a la normale de partager l'angle des rayons vecteurs
Tome II . - NOVEMBRE 1837. 56
438 JOURNAL DE MATHEMATIQUES
en deux parties égales,donne la proportion
2 : 2 h : k,
on en déduit
z + z : h + k :: z z' : h - k ,
ou
a : c : 2 z : h -
k.
SOLUTION NOUVELLE
D'un Problème d'Analyse , relatif aux phénomènes
thermo-mécaniques ;
PAR JOSEPH LIOUVILLE .
di = dx -bexxu
dt dx , 0
u 0 pour x = 0,
du
dx
+ hu = o pour x = 1 ,
bxfxx du dx
dt
(5) dx ( + bxfxVdx) = o ,
0
(6) V = 0 pour x = 0,
dv
(7) dx + h = 0 pour x I.
S xVdx = C :
0
442 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
or si l'on développe cette condition et si l'on fait,
362 sin ( r) - Vicos
COS
( F) ,
6 +3 r
on trouve
Aa
C
V
sin(x )- ax
(8) Vi
r
V = sin ( V7) ,
dV a
dx = COS
cos (V ) - Vr
PURES ET APPLIQUÉES. 443
En portant ces valeurs dans la formule (7) , on aura l'équation à la-
quelle le paramètre r doit satisfaire. Cette équation sera
- a
cos (V ) - + [Link] ( Vi
7) - 0,
ou
a (h + i)
(9) cos ( Vr) + sin(V
Vr
) V
= 0.
72
COS
(vi) = - -
+
2.3.4
- etc. ,
r יין
et par suite
1
444 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
Cela étant , il vient
h h
(1) = (1 + h) - (1 + 1) + (1 + ) -
2.3.4
....
3b²(h + 1 ) I 1 r I
-
b2+ 3 3
-
52.3 + [Link]-...).
Sidonc il y avait une racine réelle et négative - R de l'équation (9),
les deux séries
(2 + ) + (1 ++++
2.3.4 (1 + ) + .... ,
3yR
2 (1 + h) + 2.3 (+)+ (+) + .... ,
7
62
(dans lesquelles on a représenté par y le rapport 3 qui est < 1 )
seraient égales entre elles , et cela ne se peut puisqu'en les compa-
rant terme à terme on trouve que chacun des termes de la seconde
série est plus petit que le terme correspondant de la première , du
moins quand le coefficient h est compris (comme on le suppose) entre
-ret + 8 .
V' = o pour x = 0 .
Mais l'équation (7) ne sera satisfaite par cette même fonction que dans
le cas particulier où l'on prendra'r'= une des racines de l'équa-
tion (9) , ce que l'on ne fera pas d'abord. Maintenantje multiplie par
les facteurs respectifs V, V' les deux équations
PURES ET APPLIQUÉES. 445
dV
r' (V' + b*x * xV'dx) = -
0 dx '
= dV
r (V + bxfxVdx) 0
-
dx '
pour x= 1 , j'obtiens
I 1
S* vv'dx + b*f*xVdxSxVdx =
0 0 0
dV
Mais r étant racine de l'équation (9) , on a, pour x = 1 , z=-hV:
dv' dV'
on a aussi dx + hV (r ) et par conséquent = (r)-hV':
la valeur de Q se réduit donc à - Va (r' ) , ce qui donne
Vw(۲ )
= - pour х I.
r r- r
Donc il est impossible d'admettre que l'équation (9) ait une racine de
la forme λ + μ✓-1 .
Les racines réelles de cette équation sont d'ailleurs inégales en vertu
de la formule (11), car si la raciner était multiple, la dérivée du(r) dr
cos ( vi) -
hsin(V
Vi
) + 4h+1),
Vi
(ai + 3) + ; une
troisième racine existe de même entre les limites (2i+ 5) 2
-
4'
(ai +5) + , et ainsi de suite. Mais il n'en existe aucune entre
2
57 ..
448 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
77
(2i + 1) + et (2i + 3) -
entre (2 + 3) + et ...
2
(2i+ 5 ) 2 - , etc. , comme on peut s'en convaincre en observant
que, dans chacunde ces intervalles, le terme principal cose du premier
membre de l'équation (12) ne change jamais de signe et a toujours
2
९
devient
sin(2 +1 ) sino
£((2 +1) ++)
2
(2 + 1 ) 2 + σ
valeur d'autant plus approchée que i est plus grand. On pourrait pous-
ser plus loin l'approximation; mais nous nous contenterons d'observer
que , d'après nos calculs , les racines p très grandes sont de la forme
Bi
(14) م (21 + 1) +
१
ou-sont
ię convergentes , si désigne une fonction de pou de i qui
ne surpasse jamais un certain maximum absolu L, indépendant de
l'indice i.
cette valeur de u vérifiera aussi les équations (1 ) , (2) , (3). Mais pour
qu'elle vérifie la condition (4) , il faudra que l'on ait
V
Sv(
0 ' + bxfxV'dx)dx = 0.
On a
I dav
V' + b*x * xVdx = - dx = sin (x ):
450 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
la formule en question devient donc
I
H = n
So'f(x)sin(x/F₂)dx
f
. V. sia(x√r.)dx
0
(17) f(x)
=
Σ (V.f. f(x) sin(xVF.)dx)
0
et par conséquent ,
I
Vne-int
(18) u=Σ
x So f(x)sin(x Vr.)dx
0
I [Link](x Vr.)dx
0
T =
(sin px -
48 2
quand, après avoir mis pour p sa valeur, on néglige les termes ré-
ductibles à la forme .Ainsi à ces termes près on a
I
I
S sin px (sin px
0
-
ax)dx= 2
452 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
La valeur simplifiée de T est donc
T 2 sin pxf'f(x) sin pxdx.
On peut mêmela simplifier encore en se rappelant que,par unthéorème
dontj'ai donné ailleurs ladémonstration(*), l'intégrales'f(x)sinpxdx
*
est de la forme ou : on peut donc négliger le produit de cette
९
1 )πα
T=2sin (2 +1)*2/**f(x)(sin(ai+1) x+Biar cos pax)dx.
0 2
COS
Bi I
-
PURES ET APPLIQUÉES. 453
la seconde dont tous les termes sont déjà divisés par i, il suffit d'ob-
I
conformément à ce que j'ai fait voir dans le mémoire cité plus haut.
10. Pour prouverque l'on a F(x)= f(x) entre les limites x = 0,
х
1 , reprenons l'équation
[Link](x Vra)dx
0
ou bien
sin (xz) Σ
sin (xVF )
-
VZ (2)
: R
sin (xī)
:
(zr) ra (r)
Tome II. -
DÉCEMBRE 1837. 58
454 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
rdésignant une quelconque des racines de l'équation (9). Si l'on se
borne aux racines r très grandes , on a , par la formule du nº 7 ,
(21 + 1 ) π Bi
Vr =
2 ++;
d'où l'on conclut sans difficulté que R est de la forme et que par
conséquent la série ER est convergente. Maintenant il vient
sin(x/2) = √ (2)2 )
(z-rn) Vin ()
L'intégrale
S. [F(x-f(x)] sin (x√z) dx
est donc égale à
I I
et chacun des termes dont elle se compose est égal à zéro. Ainsi l'on
est conduit à l'équation générale
le développement du produit
(x - x ) (x - x ).... (x* - x ).
Si dans l'équation (21) on pose successivement q = o, q=1 , ... q=m,
et si l'on ajoute entre elles toutes les équations ainsi obtenues, après les
avoir multipliées par les facteurs respectifs A , B , etc. , on aura
I
-
NOTE
PAR M. BINET ,
Professeur au Collège de France.
dt
0, di o, etc.
n- I
vu
' - uv' constante ,
xu -
их
' const. ,
αν' -
να' const.,
etc.:
² + v² + x +y² + etc.
sera la différentielle de 2
, et le second mem-
dR
bre sera aussi la différentielle dr
dr= dR ; on aura donc en inté-
grant, et prenant B pour une constante arbitraire ,
2
+ + x + y + etc. = 2 (R + B) .
Substituant dans le premier membre de l'équation (2), cette valeur ,
et pour u² + v + etc. la quantité r*, on en déduira
(uu' + vv' + xx' + etc.)* = 2 * (R + B) — А* ;
rdr
mais uu + vw' + etc. = rr' = di; R ARY
r dra
REESE LIB
OF THE
partant dt = 2 (R + B) — А ; UNIVERSITY
CALIFORNIA.
OF
dR
On peut à l'aide de cette formule éliminer dr de la première des
équations (1 ) ; elle donnera , après avoir été multipliée par r ,
rd'u uder + A u
= 0;
di dt r
mais
d[ red (
udr] = drd )].
Cette équation pourra donc être mise sous la forme
drd u
dt [ )] + rr = ; 0
Adt Adt[ ]+ = ;
Elle deviendra plus simple en y employant une variable auxiliaire ,
telle que
Adt Adr
(4) do ;
r2r2 (R + B) - A
:
PURES ET APPLIQUÉES. 461
[3] . Ces équations s'intègrent séparément , et en désignant par
g, h, g , h , g , h , ... des constantes arbitraires en nombre an,
on aura
u
= gcos + h sin ,
(5) == g, cos
r + h, sin ø ,
x
r = gcos + hsin ,
etc.
(6) + a =fV2r2(R + B) -- A² 2
Adr
(7) +6
=Srivar
r2r (R + B) -A2
,
[4]. En premier lieu , on voit que la constante 6ne fera que modi-
fier les arbitraires g, h, g , h , etc. , et que par suite on peut
n'y avoir aucun égard en la traitant comme déjà comprise dans
ces arbitraires. Ainsi le nombre des constantes ne doit plus comp-
ter que pour an +3 . De l'équation r = u² + v² + x² +j + etc. ,
и²
on tire = +++ etc.; substituant les valeurs du ,
g + g + g + g 1.
On posera aussi
h
cos n , h, = sin n cosn,, h₁₁ = sinn sinn, cos ,
h = sin n sin n, sin η ,
et les trois nouvelles arbitraires η, η , η, donneront identiquement
aussi h = 1 ; il ne restera plus qu'à satisfaire à l'égalité Egh =0 ,
ou bien à l'équation ,
o=cosy cos n+sinysin cosy, cos 2,+sinysinn sin ,sin n,cosy,cos
+sinysinn siny, sin n, siny,sin
laquelle déterminera un des angles , par exemple y, au moyen des
cinq autres 2,ς για ηαηι η
PURES ET APPLIQUÉES . 463
Si le nombre des constantes g , g,, ... eût été cinq, on les eût com-
posées ainsi avec quatre arbitraires γ,,, ۷,۷ :
g=cosy, g, sinycosy , gsinysiny,cosy =sinysiny,siny
,cosy יש
=
Adr
(7) r
27 (R +B)- A
[6] . Les formules que nous venons d'exposer montrent que les
variables u , v , x ... fournies par des équations de la forme
d'u dR u dev dR
=
dt drr'
= , etc.,
dt
r² d
transforme en Adi [ Adt
] + = o, par cela seul qu'il existe
rdr
entrerett la relation t+a= 2,
c'est-à-dire
Var² (R + B) - A
que r est une fonction de t + a déterminée par cette équation (6) ;
etqu'en employant la variable auxiliaire de la formule (7) , la même
équation devient
u
d² (ur)
do + = 0 ,
d'u mu
- = m
e²) ;
rdr
l'équation d'où dépend r sera alors t + a = On
m
[ae³²-(a- r) ]
posera ici , à l'ordinaire ,
1
a- r ea cos , ou r = a ( 1 - ecos ) ,
cos - e
COS
1 - e cos a(cos -e),
sin sin1-e asin1- e
1- e cos r :
466 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
L'intégrale de l'équation proposée étant
u
r(g cos + hsino) ,
pourra encore être écrite ainsi :
où l'on n'a plus qu'à remplacer & par sa valeur en t. Cette substitu-
tion exigerait la résolution de l'équation
m
-
e sin = (t +a) 3,
que l'on ne peut obtenir que par la voie des séries et sous de cer-
taines conditions limitatives de la grandeur de e. Néanmoins on ob-
tiendra l'intégrale ou la relation cherchée entre t et la fonction u,
de la manière suivante. Remplaçons d'abord les constantes get h
par deux nouvelles arbitraires γ , η telles que ag = COS ,
ah √1 - e = y sin n ; et par suite , nous pourrons écrire ainsi
l'équation entre et u ,
u
=
COS
(+ -
η) e cosn +γ
De celle-ci on tire
ท + arc(cos =
u
+ ecosn).
Cette valeur de 4 mise dans l'équation en ↓ et t lui donne cette
autre forme
m u
-ecos I-
+ecos ).
De cette égalité il sera facile de faire disparaître la fonction.....
น
arc
(cos =
+ e cos ) en l'isolant dans un seul membre , puis en
prenant lescosinus des deux membres : ce résultat sera l'intégrale gé-
PURES ET APPLIQUÉES . 467
d'u mu
nérale de l'équation différentielle du second ordre de+ = 0 ,
m
r = a (1 - e cos ) ,
I
-esin + = (t + a) -
,
dont on doit éliminer la quantité auxiliaire : les constantes y et n
seront les deux arbitraires de l'intégration.
[8]. Nous venons de trouver l'intégrale de l'équation linéaire du
d'u dR u
second ordre
di , où r représente une fonction de t dépen-
dante de la résolution de l'équation
rdr
(6) t+ a :
2ra (R + B) - A
V2r2 R + A
En effet , de celle-ci , on tire
dra A
di 2R + ;
dR
En éliminant de l'équation proposée , à l'aide de la précédente ,
dr
elle deviendra
d'u der A2 u
r -
u -
dt2 dt = 0,
468 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
à laquelle on donnera , comme ci-dessus (3) , la forme
d rd/u -
A2 [dt ] = 0;
Adt Adr
ou bien, en posant encore do. = ra 1
;
V2r R + A
dd(ur) -
u
l'équation se change en do I
r
= 0;
r2r2 R + A
réelles .
wwwwww
SOLUTION
PAR E. CATALAN ,
Χμ = (μ – 1 )(Χμ-1 + Χμ-2) ,
Χμ-2 = (μ – 3)(Χμ−3 + Χμ−4) ,
..
.... (9)
X₁ = 3 (X + X.) ,
X, = 1 (X, + 1 ).
60 .
L
472 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
La somme de toutes ces équations est
Χμ= (μ - 1 )Χμι+( μ- 2) Χμ−2 +...+ 3X3+2X + 18 +1 . ( 10)
Changeant μ en (μ - 1 ) , nous aurons , ( μ - 1 ) étant impair,
Χμ− 1 = ( μ - 2) X -1 + .... + 3X, + 2X + 1X,;2
(11)
d'où
μ = μ.μ- 1 + 1 .
μétant impair, nous obtiendrions de même
μΧμι -
I.
X3=2290 792 932, X,4=32,071 101 049, X15=481 066 515 734, etc.
4. Déterminons le terme général X seulement en fonction de μ.
En changeant dans l'équation (12) , μ en μ - 1 , μ - 2 , ... nous
obtiendrons les μ + 1 équations ,
Χμ = μΧμ- 1 = 1 ,
Χμ -1= (μ - 1 ) Χμ− 2 1,
Χμ-2= (μ - 2) Χμ−3 ± 1 ,
X3 = 3X, 1,
-
(13)
X = 2X, + 1 ,
X = X. 1,
-
X. = 1 .
PURES ET APPLIQUÉES. 473
Multipliant alors la 2º équation par u , la 3º par μ ( μ- 1) , etc.;
il vient , en ajoutant les produits :
Χμ=± ιμμ( μ - 1) +μ( μ-1)(μ-2)±...
-μ(μ-1) ... 3.2+ μ( μ -1) ... 3.2.1 . } (14)
Donc Xu est égal à la différence entre le nombre des permutations de
μ
I
I
n
: il s'ensuit qu'en désignant à l'ordinaire par e la base
+n
-1 .
et si l'on y pose x
Il s'ensuit aussi que la valeur limite de Xuest
[Link]... (μ-1)μ
e (17)
Comme la série ( 15) est très convergente, la valeur (17) est très ap
474 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
prochée, dès que u dépasse une certaine limite, qui n'est pas élevée .
En faisant le calcul , on trouve que , pour μ > 13 ,
I
p' I
+
1.2 1.2.3 ... (m - 1 ) m
(23)
Et si m est infini ,
I
p' = e
(24)
PURES ET APPLIQUÉES . 475
Telle est la probabilité que , dans deux séries des mêmes événements
indépendants les uns des autres , et en nombre infini , aucun événe-
ment n'arrivera dans le même ordre .
Si de l'unité nous retranchons p', nous obtiendrons , pour la pro-
babilitéd'au moins une correspondance dans les deux tirages successifs,
e 1
e
(25)
et comme ces valeurs sont fort approchées lorsque m est plus grand
que 13, il s'ensuit qu'on peut les regarder comme exactes , même pour
un jeu de 32 cartes (*).
7. Le problème (1) présente une circonstance assez remarquable :
la valeur (22) ne contient en dénominateur que la variable n. Quant
au numérateur, on vient de voir qu'aussitôt que m- n dépasse 13,
il reste, à fort peu près, constant. Donc aussi, la probabilité demandée
est, presque rigoureusement, indépendante du nombre de boules que
(*) Le problème dont je m'occupe ici , m'avait été proposé , il y a plus de deux
ans, à l'École Polytechnique. Ce n'est qu'après en avoir envoyé la solution à
M. Liouville , que j'ai appris qu'Euler s'était occupé du problème des rencontres ,
qui est , comme on le voit , un cas très particulier du mien.
On trouvera la solution d'Euler dans les Mémoires de l'Académie de Berlin ,
année 1751. On pourra consulter aussi le Calcul des Probabilités de Laplace ,
p. 217 , et le tome XII des Annales de Mathématiques. Je n'ai eu connaissance
de tout cela que depuis peu de temps.
476 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
contient l'urne : elle dépend seulement de la quantité de boules qui
doivent sortir aux mêmes rangs , dans les deux tirages.
8. Dans la formule (22) , faisons varier nde o àm , et ajoutons
tous les résultats : la somme est évidemment l'unité, qui est le sym-
bole de la certitude . Donc
I I I
+ +
---
1
I + I I
+
+
1.2 (1 I 1.2
...
+1.2...(m-
1.2 ... (m 2)-
....
I
[1+(m- 1 )+(m-1 )(m- 2)+...+(m-1 ) (m-2)...3.2.1]
mm- 1
+- I 2
[1+(m-2)+(m-2)(m-3)+...+(m- 2)(m-3)...3.2.1]
• •
mm I 2
+
I 2
....
m I
[1 + 1 ] ± 1. (27)
g, i, a, h .... d. (30)
A la fin de chacune de ces deux lignes , apportons l'une quelconque
des μ - (a - 1) lettres qui n'y entrent pas : par exemple, g pour la
Tome II.- DÉCEMBRE 1837. 61
478 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
première, et c pour la seconde. Nous aurons alors deux lignes de a
lettres ; savoir
a, f, i, b .... e, g ,
g , i , a, h .... d, c. (31)
Il est visible que ce système sera l'un de ceux demandés , sauf le cas
où les deux lettres introduites seraient semblables : nous reviendrons
sur cette circonstance .
Enn'en tenant pas compte, nous voyons que, pour un système de
(a - 1) lettres , nous en obtenons (μ - a + 1) de a lettres. Et
comme le nombre des systèmes de a- I lettres est représenté par
Υμ, 2-1 , celui des systèmes de a lettres le sera par (μ-α+ 1) . Υμ,α-ις
α
μ . Υμ -ι, α-1 ,
Υμ. , α-1 = (μα + 2) . Υμ , α-2 -
μ . Υμι, α-2,
Υμια-3 =(μα + 3) . Υμ, α-3 - μ . Χμ . 1, -3, (35)
•
Υμ,
μ, 2
2 (μ
= -
1) . Υμ,α -
μ . Υμι , 1 ,
Υμ, ι = μ² . Ι -
μ . 1.
:
nous obtiendrons :
pour a = 1 , Υμητ
μ, ι = με -μ , Υμ,ι = μ( μ – 1 )
et Y -1,1 = ( μ - 1 ) [ ( μ - 1 ) — 1 ] ,
I
α = 2 , Υμα = μ² ( μ- 1 ) -μ [( μ - 1) -(μ - 1) + (μ - 1) ]
I
=με (μ - 1 )* - μ [2 (μ - 1)* - (μ - 1 ) ]
ου. Υμ,2 =μ (μ - 1) [ μ(μ - 1) - 2 ( μ - 1 ) + 1 ] ,
Υμ-1,2 = (μ -1)(μ-2) [ (μ-1) (μ-2)-2(μ-2) + 1 ],
2
α = 3 , Υμ, 3 = μ² ( μ - 1) (μ - 2) - μ[ (μ - 1) (μ - 2)
-2(μ-1)(μ-2) +( μ-1)( μ-2)+(μ-1) ( μ-2)
– (μ - 1) (μ- 2) + (μ - 2) (μ - 1 )*]
1. = με ( μ - 1)* ( μ - 2)* - μ [3 ( μ – 1) (μ - 2)
-3 (μ-1)(μ -2) + (μ - τ) (μ- 2)
61 ..
480 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
Y=μ(μ- 1)(μ-2)[μ(μ- 1 )(μ-2)-3(μ- 1)(μ-2)
:
+3(μ-2)-1] ,
α = 4, Χμ,4 =μ( μ-1)( μ-2)(μ-3)[μ( μ-1 ) (μ-2)(μ-3)
-4(μ- 1 ) (μ-2) (μ-3)+6(μ-2)(μ-3)-4(μ-3)+1 ].
etc.
I (μ - α + 1) = 1].
a
+ Ca-1,1 . Ρμα+1,11].
Multiplions la première de ces deux équations par (μ- α + 1 ) ,
puis retranchons-en la seconde multipliée par u. En remarquant que
l'on a en général , Pm,n=(m - n + 1) . Pm,n- et Pm,n =m . Pm-1, -19
nous obtiendrons d'abord
+
...
I
1.2.3. ( -1)(1 ) (11 μ- 1 ) (1-12) (37)
... I
-1
I
I
(1 )+ ( I
- 1.2.3 1 )+ ....
. ( 38)
-
εμ
2) ... (μ - a + 1)]
(39)
ell
482 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES
13. En mettantdans la formule (29) , les valeurs des lettres qui y
entrent , il vient
t(t- 1) (1-2) ... (t- n + 1)
d 1.2.3 ... n × m(m - 1 ) ... (m - n + 1)
I -
(1-1)
+ 1.2 ( - )(-
1-
μ
1-
) -... ] } (40)
ou bien
I t- n t- n - 1 (41)
+
1.2 m -n m - n- 1
..
))
La série entre parenthèses a a + 1 = t - n + 1 termes : le dernier a
pour expression
{
I t- nt- n - I I
1
p
' 1
(42)
m(m- 1) .... (m -n + 1)
Il est évident en effet , que si toutes les lettres que l'on tire de l'urne
doivent sortir dans le même ordre aux deux tirages, la probabilité a
Pm,n
pour expression (P )
Enfin , si nous supposons n=o , la valeur dep devient
I It I I t- I
1-11•
2 I
...
m-12m-1+ 1
<
PURES ET APPLIQUÉES . 483
wwm wwwwwwww
PAR J. LIOUVILLE .
R= 2 + f += ( x + y) ,
yn
f(x+1) =f(x) + 1
f'(x)+... + 1.2 ... (n - 1 ) f (x)+ 1.2...-fn(x+
n
y),
484 JOURNAL DE MATHÉMATIQUES PURES , ETC.
on peut évidemment poser
yn-1 yn
f(x+3) = f(x) +/-f'(x)++ 1.2
1 1.2... (n- 1)fn-1 ( x) + 1.2 ... n
f (x) +R,
ERRATA.
+1
1- =0 , 1-
1+1 =√√2 +2 dr
333 , lisez
15, au lieu dev-t=frvar #ahre,
V2Rr²+2hr -e Lisca
edr
V2Rr +2hre
335, 7, au lieu de -1+1 , lisez t
346, 17 , au lieu de dD , lisez d[n, i]
348 , 5, en remont. , au lieu de A , 1 , lisez A,,
349, 3, en remont. , au lieu de n, lisez u 2
dU dU
351 , 5, au lieu de 2( du ), lisez (du)
dA3
361 , 11 , au lieu de A2,3 -A3,2 , lisez A ,3A3,2 -B6 72
365 , 10 et 11 , au lieu de
f, lisezof
367 1, au lieu de am-1 , lisez Am-
367, 4, au lieu de Dm lisez xm
368, 23, au lieu de A' , lisez A'πι
372 14, au lieu de - lisez+
372 16 , au lieu de am, lisez am
428, 1,4,6 , au lieu de Dm , lisez Dm-1
428 , 1,4,6,11,12 , au lieu de Dm+1 , lisez Dm
428, 16, après ces mots et à 2f1 , ajoutez donc auparavant elles
९
2f1
étaient <
९
435, 7 , au lieu de (in-1), lisez (n-1 )
437 et 438, au lieu de paramètre, lisez partout deni-paramètre
daV I
dV I
dx 0
xVdx)
I
r'('+ bxfxVdx) 0
LIBRARY
451 , ligne 17, au lieu de , lisez
+
2
REESE
UNIVETHE
RSI TY
CALIFORNIA
:
Journal de Math. Avril 1837 .
Fig. 5.
T
A
m
M
Fig.6.
b
a
في
A
C
m
n
:
:
1
177713
RETURN CIRCULATION DEPARTMENT
TO 202 Main Library 642-3403
LOAN PERIOD 1 2 3
4 5 6
LIBRARY USE
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MAY 05 2005