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Dualité du cube adouci

Courbe.

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DUAL D'UN POLYÈDRE


Dual of a polyhedron, Dual eines Polyeders

Notion étudiée par Brückner en 1900.


[Link]/maths/polyhedr/[Link]

Un polyèdre (P*) est dit dual (combinatoire) d'un polyèdre (P) s'il
existe deux bijections de l'ensemble des sommets de l'un vers
l'ensemble des faces de l'autre telles que deux sommets reliés par une
arête de l'un aient pour images deux faces adjacentes de l'autre.
(P*) a donc autant d'arêtes que (P) et les nombres de sommets et de
faces s'échangent.
Voici une définition ensembliste équivalente : si (P) est un polyèdre,
notons E(P) le treillis formé de l'ensemble vide, des singletons
sommets de P, des arêtes de P (considérées comme paires de
sommets), des faces de P (considérées comme ensembles de sommets)
et de l'ensemble des sommets de (P).
Deux polyèdres (P) et (P*) sont alors combinatoirement duaux s'il
existe une bijection de E(P) dans E(P*) envoyant les arêtes de l'un sur
celles de l'autre, les sommets de l'un sur les faces de l'autre, et qui
renverse les inclusions (l'existence d'une bijection conservant les
inclusions signifiant l'équivalence combinatoire des polyèdres). Un
dual d'un dual est donc un polyèdre équivalent au polyèdre de départ.
Une première méthode pour déterminer un
dual d'un polyèdre est de choisir un point sur
chaque face, et de relier par une arête chaque
paire de points situés sur des faces contigües ;
chaque face du dual est alors bordée par les
arêtes déterminées par les points choisis sur
les faces aboutissant à un même sommet du
polyèdre de départ ; il faut pour cela que ces
arêtes soient coplanaires et que donc les
points choisis sur toutes les faces aboutissant à
un même sommet soient toujours coplanaires ;
ceci est réalisé si les sommets du polyèdre de
départ sont de degré 3, ou si le polyèdre est
régulier, en choisissant sur chaque face le
centre de celle-ci.
Cette méthode est un cas limite du
chanfreinage, quand le rapport d'homothétie k
vaut 0.

Une deuxième méthode, valable pour tout polyèdre convexe utilise la


polarité par rapport à une sphère :
Considérons une polarité (ou dualité) par rapport à une sphère
centrée en un point intérieur au polyèdre (P) ; à tout sommet du
polyèdre de départ correspond par cette polarité un plan qui
contiendra une face du polyèdre dual polaire (P*), les sommets de
cette face étant les points images par la dualité des plans contenant
les faces qui aboutissent au sommet de départ (dans le même ordre).
Lorsque le polyèdre de départ est convexe et que le centre de la
sphère de polarité est à l'intérieur du polyèdre, alors le dual polaire
est un polyèdre convexe (donc tout polyèdre simple étant équivalent
à un polyèdre convexe, pour tout polyèdre simple il existe un
polyèdre simple dual combinatoire de ce polyèdre) ; dans les autres
cas, le polyèdre obtenu par polarité peut être étoilé.

Exemple :
• polyèdre de départ : le cube (convexe) délimité par les plans d'équations cartésiennes :
x = 1 ; x = -1 ; y = 1 ; y = -1 ; z = 1 ; z = 3 ;
• sphère de polarité : la sphère de centre O et de rayon 1 ;
• polyèdre dual polaire : l'octaèdre non-convexe de sommets de coordonnées cartésiennes :
(1,0,0) ; (-1,0,0) ; (0,1,0) ; (0,-1,0) ; (0,0,1) ; (0,0,1/3) ;
Voir ici (pdf), ou ici (word) un problème présentant les propriétés de
la polarité par rapport à une sphère.

Les plans contenant les


faces du dual polaire (P*)
d'un polyèdre inscriptible
(P) obtenu par polarité par
rapport à la sphère
circonscrite sont tout
simplement les plans
tangents à la sphère passant
par les sommets de (P) ;
inversement, les sommets
du dual d'un polyèdre
circonscriptible sont les
points de tangence avec la
sphère inscrite.
Par exemple, les sommets
du dual d'un polyèdre
régulier obtenu par polarité
par rapport à la sphère
inscrite sont les centres de
gravité de chaque face.

Les arêtes de (P) sont orthogonales aux arêtes du dual polaire ; si donc
le polyèdre possède une sphère tangente à chaque arête, les arêtes du
dual sont les perpendiculaires en chaque point de tangence aux
arêtes de (P).
D'un point de vue pratique, la polarité par rapport à la sphère
d'équation échange le point de coordonnées et
le plan d'équation ; si donc A,B,C sont trois sommets
consécutifs d'une face de (P) le sommet de (P*) correspondant à cette

face est (voir ce texte pour plus de détails).

Voici les figures des duaux des polyèdres réguliers obtenus par
polarité par rapport à leur sphère circonscrite :
tétraèdre (autodual)

dodécaèdre et icosaèdre
cube et octaèdre

D'une façon générale, les pyramides sont auto-duales, les prismes et


diamants s'échangent par dualité, ainsi que les antiprismes et
antidiamants.
Voici les figures des duaux des 13 polyèdres archimédiens obtenus
par polarité par rapport à leur intersphère, formant la famille des
polyèdres de Catalan :
Pour finir, le superbe dual du pentaki-dodécaèdre;adouci :

le pentaki-dodécaèdre adouci,
dual du pentaki-dodécaèdre- avec en rouge le pentaki-
adouci le même, avec en rouge le pentaki- dodécaèdre
dodécaèdre

Voir plus généralement le dual d'un polytope.

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© Robert FERRÉOL 2005

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