Cogestion des écoles catholiques à Lukunga
Cogestion des écoles catholiques à Lukunga
I. Résumé
Le problème d’infrastructure scolaire et leur réhabilitation est réel sur toute l’étendue du territoire National.
Le pouvoir politique moins encore le chef d’établissement scolaire et son conseil de gestion qui n’existe que
de nom ou sur papier ne s’y intéresse. La Cour scolaire insalubre transformée en terrain de football et en
parking automobile est le lieu où règne la loi du plus fort pendant les heures de récréation et pendant les
vacances.
Dans certaines écoles, il y a des jours où les enseignements commencent en retard parce qu’on n’a pas des
craies pour écrire au tableau noir. Les manuels scolaires, déjà inadaptés sont insuffisants et même inexistants.
Il y a aussi la quasi-inexistence des laboratoires et du matériel. La rareté ou l’inexistence des supports
didactiques ne favorise pas l’apprentissage.
Ceci soulève des questions : comment sont cogérées les écoles ? Comment sont utilisés les frais scolaires
payés par les parents ? Est-ce que les instructions officielles en vigueur en la matière sont bien appliquées
dans les écoles ?
Ces préoccupations nous ont conduit à la formulation de l’hypothèse selon laquelle la gestion des écoles
conventionnées catholiques de Lukunga serait collégiale. Dans cette étude, nous avons voulu vérifier
l’application des textes légaux en rapport avec la participation des organes de collaboration et de gestion de
l’école afin de renforcer la bonne gouvernance en milieu scolaire.
Nous avons utilisé la méthode d’enquête avec le questionnaire comme principale technique.
La technique statistique de pourcentage nous a permis de traiter et d’interpréter les données.
A l’aide de l’échantillon aléatoire de 40 présidents des comités scolaires nous sommes arrivé aux résultats
qui, après vérification ont infirmé notre hypothèse selon laquelle la gestion des écoles conventionnées de
Lukunga serait collégiale.
Abstract
The problem of school infrastructure and their rehabilitation is real throughout the national territory. Political
power, even less the head of the school establishment and his management board, which only exists in name
or on paper, does not care. The unsanitary school yard transformed into a football field and a car park is the
place where the law of the fittest reigns during recess hours and during holidays. In some schools, there are
days when lessons start late because there is no chalk to write on the blackboard. School books, already
inadequate, are insufficient and even non-existent. There is also the virtual nonexistence of laboratories and
equipment.
The scarcity or non-existence of teaching aids does not encourage students to learn well properly. This raises
questions: how are schools co-managed? How are school fees paid by parents used? Are the official
instructions in force in this area properly applied in schools? These concerns led us to formulate the
hypothesis that the management of the Catholic convention schools in Lukunga would be collegial. In this
study, we wanted to verify the application of legal texts in relation to the participation of school collaboration
and management bodies in order to strengthen good governance in schools. We used the survey method with
the questionnaire as the main technique.
The statistical percentage technique allowed us to process and interpret the data. Using the random sample
of 40 presidents of school committees, we arrived at results which, after verification, invalidated our
hypothesis according to which the management of the approved schools in Lukunga would be collegial.
L’éducation est en crise : ce constat fait l’unanimité des observateurs et passionnés éducatifs. Mais derrière
le mot « crise » se cachent de réalités très différentes selon les pays. En Afrique subsaharienne par exemple,
ce sont les enfants qui ne savent pas lire après plusieurs années de scolarité. En Afrique centrale, les
universités parfois de qualité médiocre continuent de former des bons à rien, contre toutes les attentes de la
société.
Quoique d’importants progrès ont été accomplis dans le secteur de l’éducation, la réalisation de l’objectif
mondial relatif à l’éducation reste toujours utopique. Conscients des difficultés en matière d’éducation, le
grand public souhaite connaitre le responsable de cette crise éducative. De leurs côtés, les décideurs
politiques recherchent des solutions urgentes pour remédier à ce problème. Parmi celles-ci, une plus forte
obligation de rendre compte arrive souvent en tête de liste. Il est donc rare que les responsabilités reviennent
à un seul acteur.
Comme l’affirme Iddris Bariham, « assurer une éducation de qualité est une responsabilité qui incombe à
tous les principaux acteurs de l’éducation. Mettre le niveau médiocre des élèves à l’école sur le compte du
gouvernement n’a par exemple aucun sens. Enseignants, chefs d’Etablissements, inspecteurs scolaires,
élèves et parents doivent veiller à ce que les enfants aillent à l’école et y acquièrent des connaissances pour
améliorer leur performances ».
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Les déclarations internationales soulignent unanimement l’importance d’augmenter les financements en vue
de réaliser les objectifs du programme de développement durable à l’horizon 2030, notamment dans le
secteur de l’éducation. Tout le monde s’accorde sur le fait que les financements actuels sont insuffisants
pour concrétiser les ambitions de l’objectif de développement durable relatif à l’éducation. Les avis divergent
quant à la responsabilité et à la contribution relative des divers acteurs. Le principe selon lequel le
financement ne doit pas seulement contribuer à la réalisation des cibles, mais avoir également le souci de
l’équité est souvent absent dans le débat.
L’éducation est de moins en moins considérée comme la chasse gardée des gouvernements et de plus en plus
comme une partie vitale de la société dans son ensemble. Des communautés qui participent activement au
fonctionnement d’un établissement éducatif que ce soit maternel, primaire et secondaire ont plus de
possibilités d’adapter les services éducatifs à leurs enfants, et plus d’intérêt à ce qu’ils fonctionnent bien
(Unicef, 1999).
L’UNESCO affirme qu’en matière d’éducation, si l’augmentation des financements ne garantit pas le succès,
une insuffisance chronique du financement est en revanche une garantie d’échec. Le cadre de Dakar a
reconnu qu’il importait d’endosser les objectifs à des engagements financiers. La mise œuvre a connu des
résultats variables. Bon nombre des pays les plus pauvres au monde ont accru leurs dépenses d’éducation,
même si certains gouvernements accordent encore une priorité bien trop insuffisante à leurs budgets
nationaux. Alors que les volumes d’aide s’accroissent, les donateurs ont collectivement manqué à leurs
promesses de faire en sorte qu’aucun pays qui a pris un engagement sérieux en faveur de l’éducation de base
ne verrait ses efforts contrariés par le manque de ressources. Même dans les pays les plus pauvres, ce sont
les recettes nationales et les dépenses publiques des gouvernements et non l’aide internationale qui
constituent la base de l’investissement dans l’éducation. Depuis 1999, les pays à faible revenu, pris dans leur
ensemble, ont fait passer de 2,9% à 3,8% la part du revenu national consacré à l’éducation.
Plusieurs Etats d’Afrique subsaharienne ont fait état d’augmentation particulièrement importante. La part du
revenu national consacrée à l’éducation a ainsi doublé au Burundi et triplé en République Unie de Tanzanie
depuis 1999.
L’éducation est le parent pauvre d’un système d’aide humanitaire insuffisamment financé, imprévisible et
régi par le court-termisme. Elle souffre d’un double désavantage : l’éducation présente une petite part des
appels humanitaires, et une part plus petite encore de ceux qui reçoivent des financements. Le rapport
mondial de suivi sur l’éducation pour tous estime qu’en 2009, l’aide humanitaire destinée à l’éducation
s’élevait à 149 millions de dollars, soit environ 2% du total de l’aide humanitaire. A peine plus d’un tiers
des demandes d’aide destinée à l’éducation reçoivent un financement. Sous-financement chronique que
recouvrent ces données laisse hors de l’école les enfants des zones de conflits et des populations déplacées.
L’insuffisance des demandes de financement pour l’éducation n’est qu’une partie du problème. En
République démocratique du Congo, la demande d’aide humanitaire destinée à l’éducation n’atteignait au
total que 25 millions de dollars (dont 15% seulement avaient été fournis à la mi-2010), pour un pays comptant
plus de 2 millions de personnes déplacées et dans lequel près de deux tiers des enfants de certaines zones
touchées par les conflits n’étaient pas scolarisés. (Unesco 2011).
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L’engagement pris à Dakar qu’aucun pays ne serait freiné dans la réalisation des objectifs de l’éducation
pour tous par un manque de ressources a été l’un des plus grands échecs de la période de l’éducation pour
tous. Les donateurs n’ont pas tenu leurs promesses. Les efforts de nombreux gouvernements à faible revenu
pour revoir les priorités des budgets de l’éducation au profit de l’enseignement primaire ont été louables,
mais il en faut plus pour prioriser des dépenses de l’éducation de manière générale. Le soutien financier des
gouvernements et des donateurs aux autres objectifs de l’éducation pour tous ont été négligeables et
l’avancée vers ces objectifs reste faible (Unesco 2015).
Le cadre de Dakar considérait que les gouvernements nationaux étaient largement responsables du
financement de l’éducation pour tous. Cette attente s’est justifiée, y compris dans les régions dépendantes
de l’aide : toute augmentation des dépenses publiques intérieures réduit par contraste, la part qui relève de
l’aide extérieure. En 2006, le groupe de haut niveau chargé de l’éducation pour tous a proposé aux
gouvernements de dépenser 4% de leur produit intérieur brut (PIB) au profit de l’éducation et de lui allouer
15% à 20% de leurs budgets nationaux. L’éducation a été privilégiée à des degrés divers au plan
mondial, le pourcentage du produit national brut (PNB) consacré à l’éducation a été de 5% en 2012, il a été
de 4% dans les pays à faible revenu. Sur 142 pays ayant fourni des données, 96 seulement ont consacré 4%
de leur produit national brut (PNB) ou davantage à l’éducation (dont 14 pays à faible revenu et 18 pays à
revenu moyen inférieur) et sur ces 96 pays, 39 lui ont consacré 6% ou plus de leur PNB.
Malgré cela, les dépenses d’éducation n’ont pas toujours suivi le rythme de la croissance économique ou
l’augmentation des inscriptions scolaires. Par exemple, en Afrique subsaharienne, la croissance moyenne de
4% a été dépassée par l’augmentation des dépenses publiques d’éducation, qui a été de 6,1% en moyenne
annuelle. En revanche, en
Asie méridionale et occidentale, une croissance économique moyenne de 4,5% par an entre
1999 et 2012 s’est accompagnée d’une augmentation des dépenses publiques d’éducation à peine supérieure,
de 4,9% par an.
Cela montre clairement que l’éducation n’est pas prioritaire dans de nombreux budgets.
Exprimées en pourcentages des dépenses publiques, les sommes consacrées à l’éducation ont peu évalué
depuis 1999. En 2012, la moyenne mondiale était de 13,7%, ratant de peu la cible, établie entre 15% et 20%.
L’Afrique subsaharienne, région dans laquelle les pays ont consacré la plus grande part de leurs dépenses
publiques à l’éducation (18,4%), est suivie par l’Asie orientale et le pacifique (17,5%). L’Asie méridionale
et occidentale y a consacré 12,6%. Une faible part des budgets d’éducation a été allouée à l’enseignement
pré primaire : exprimées en pourcentage du total des dépenses publiques consacrées à l’éducation, les
dépenses mondiales destinées à l’enseignement pré primaire n’atteignaient que 4,9% en 2012. L’Amérique
du nord et l’Europe occidentale ont alloué 8,8% de leur budget d’éducation à l’enseignement pré primaire,
contre 0,3% pour l’Afrique subsaharienne.
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Les ménages soutiennent les efforts en faveur de l’éducation nationale en particulier lorsque les
gouvernements négligent les dépenses d’éducation. Dans bien des pays, la question n’est pas tant
l’insuffisance des dépenses nationales d’éducation que la charge supportée par les ménages : en général, plus
d’un pays est pauvre plus la contribution des ménages au financement de l’éducation est conséquente. Dans
50 pays a revenu faible, moyen ou élevé représentant toutes les régions et ayant fourni des données pour
2005-2012, les dépenses des ménages ont constitué 31% du total de ces dépenses.
Dans les 25 pays où le financement public de l’éducation était le plus faible, les ménages ont contribué au
total des dépenses à hauteur de 42% alors que dans les 25 pays où le financement public était le plus
important, la contribution des ménages a été de 27% du total (Unesco 2015).
En 2015, l’aide consacrée à l’éducation était inférieure à 4%. La part de l’aide totale consacrée à l’éducation
a diminué durant six années consécutives passant de 10% en 2009 à
6,9% en 2015. Selon de nouvelles estimations la part des dépenses d’éducation assumée par les ménages
s’élève à 18% dans ces pays à revenu élevé, 25% dans les pays à revenu intermédiaire et 33% dans les pays
à faible revenu. Elle était de 69% Cambodge en 2011 (UNESCO 2017).
Pour la banque mondiale, bien que le secteur de l’éducation soit l’un des cinq secteurs prioritaires en
République démocratique du Congo, comme l’indique le programme d’actions prioritaires renforcées en
2012-2016, la faiblesse du budget alloué à l’éducation entrave la réalisation des priorités politiques du pays.
Le gouvernement congolais dépense moins pour l’éducation comparativement aux autres pays d’Afrique
subsaharienne. En d’autres termes, on peut dire que les dépenses publiques pour l’éducation sont très faibles
en République démocratique du Congo. Les dépenses publiques de l’éducation désignent l’ensemble des
dépenses consacrées à l’éducation par les administrations locales, régionales et nationales, y compris les
municipalités. Les contributions des ménages en sont généralement exclues. Les dépenses publiques de
l’éducation comprennent les dépenses ordinaires (les rémunérations et les avantages annexes du personnel ;
les services contractuels ou acquis ; les autres ressources dont les livres et autres matériels pédagogiques ;
les services sociaux et les autres dépenses courantes, telles que les fournitures et équipements , les menues
réparations, le carburant, les télécommunications, les déplacements, les assurances et les loyers) et les
dépenses en capital (construction, rénovation et réparations importantes des bâtiments, acquisition de gros
équipements ou de véhicules).
Une comparaison au niveau international montre que les dépenses de la République démocratique du Congo
en matière d’éducation en pourcentage du PIB (1,8 pourcent) sont inadéquates et à la traîne, en particulier
par rapport à la moyenne des pays de l’Afrique subsaharienne qui est de 4,6 pourcent. Il est aussi important
de noter que la RDC était classée 186e sur 187 pays dans le classement du rapport Mondial sur le
développement humain (IDH) de 2013. Le Niger était le 187e soit le dernier pays dans ce même classement.
Comme le gouvernement congolais finance moins ce domaine, il y a surtout l’offre privée de l’éducation qui
a connu une croissance fulgurante pour combler les déficits de l’offre publique et devancer parfois la
demande elle-même en ce qui concerne l’adaptation au marché du travail.
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En outre, le secteur de l’éducation devenait surtout un secteur pour l’investissement privé et donc un domaine
pour des affaires aussi juteuses que d’autres (PNUD1-RDC 2017).
La responsabilité sociale par le suivi ou par la participation à la gouvernance peut permettre de mieux aux
besoins locaux en favorisant le contact avec l’école, elle peut aussi accroître l’efficacité, la transparence
financière contribuant à réduire les malversations et incitant à investir dans de bons enseignants et des
matériels de qualités. La volonté des acteurs scolaires de partager la responsabilité des processus éducatifs
avec les parents et les membres de la communauté locale est d’importance cruciale. Selon une analyse des
stratégies de diffusion de l’information effectué en Indonésie, l’organisation des réunions et l’envoi de
messages textes ont permis aux écoles de mieux informer les parents et ont renforcé leur participations à un
programme de dotation scolaire, hormis pour le processus de planification généralement placé sous l’autorité
du Directeur. L’absence de responsabilités clairement définies est aussi un frein à l’engagement. L’inaction
du comité d’école des nombreuses écoles Indonésiennes est souvent due au flou qui règne autour de sa
mission. Une étude montre que sur un échantillon de 393 écoles, 1% seulement des membres du comité
d’école était capable d’en décliner correctement les attributions.
L’autonomie de gestion des écoles est un modèle qui a plus des chances de réussir et d’être profitables dans
des communautés privilégiées. Dans les régions nanties, les établissements sont moins sujets aux difficultés
évoquées précédemment et possèdent souvent une plus grande capacité institutionnelle initiale. Les fonctions
de directions et de gestion dévolues aux hauts responsables scolaires et, plus précisément, au chef
d’établissement ou au Directeur qui jouent un rôle de plus en plus central dans l’amélioration de l’école, les
établissements d’enseignement qui ont enregistré une forte progression des résultats de leurs élèves aux
examens internationaux ont à leur tête une direction ferme. (UNESCO 2017).
Le budget alloué à l’éducation nationale se situait à 25% dans l’année 80, elle est tombée à plus au moins
1% entre 1999 et 2000 pour se situer autour de 8% en 2007 – 2008. Ceci n’a pas permis à l’Etat congolais
de payer un salaire décent aux enseignants et de s’occuper convenablement des écoles. Face à cette situation
certaines écoles catholiques surtout, vont prendre l’initiative en accord avec les parents, d’octroyer à leurs
enseignants des primes de transport. C’est le transfert de la charge de l’Etat vers les ménages qui a marqué
le début du système de prise en charge des enseignants et du fonctionnement des écoles par les parents puis
des structures de collaboration ont été mises en place pour gérer l’école pour plus de transparence.
Malgré les efforts fournis pour améliorer la gestion des écoles actuellement, on constate toujours le degré
élevé de délabrement de la plupart d’écoles. Le problème d’infrastructure est réel et leur réhabilitation
n’inquiète personne, moins encore le chef d’Etablissement scolaire et son conseil de gestion qui n’existe
que de nom ou sur papier. Dans plusieurs écoles, à l’intérieur des classes pléthoriques sans portes, on trouve
des pavements cassés et des bancs abîmés entassés dedans ou au couloir ainsi que des écrits au mûr ayant
aucun contenu pédagogique ou éducatif à transmettre aux élèves. L’eau n’existe pas, les bâtiments ne sont
pas réfectionnés et l’école est devenue un lieu insalubre où les enfants sont exposés à des maladies évitables
comme la malaria et les autres infections des mains salles comme le choléra.
La cour scolaire insalubre transformée en terrain de football et en parking automobile est devenue un
véritable lieu où règne la loi du plus fort pendant la récréation et pendant les vacances.
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Les enseignants mal payés n’ont pas d’outils nécessaires de travail pour assurer la formation et l’instruction
des élèves. Ils ne sont pas motivés parce que les conditions d’enseignement, y compris les traitements ou
salaires ne sont pas améliorés et n’ont pas reformé leurs pratiques puis travaillent dans les classes centrées
sur le maître et non sur l’élève. L’absence et/ou le manque d’équipements et fournitures empêche les
autorités scolaires d’effectuer les visites des classes, le contrôle des documents des enseignants et des élèves.
Les manuels scolaires déjà inadaptés sont insuffisants et même inexistants. Il y a aussi la quasi-inexistence
des laboratoires et du matériel y afférant (atelier, bibliothèque).
L’inexistence des supports didactiques ne favorise pas les élèves à bien apprendre convenablement (MEPSP,
2018).
Tout cela soulève des questions : comment sont cogérées ces écoles ? Est-ce que les directives et instructions
officielles en vigueur régissant notre enseignement sont bien appliquées dans ces écoles ? Telles sont les
principales préoccupations auxquelles les lignes qui vont suivre essayeront de donner réponse. Nous avons
formulé l’hypothèse selon laquelle la gestion des écoles conventionnées catholiques de Lukunga serait
collégiale.
III. Méthodologie
Il s’agit ici de la description du cadre de travail indiquant la méthode utilisée, la population et l’échantillon
d’étude ainsi que les techniques de récolte et de traitement des données.
Nous avons mené cette recherche dans la ville province de Kinshasa, plus précisément à la coordination
sous-provinciale des Ecoles Conventionnées Catholiques de Lukunga.
L’échantillon aléatoire est composé de 40 présidents du comité scolaire des écoles conventionnées
catholiques de Lukunga.
Pour vérifier notre hypothèse émise, nous avons recouru à la méthode d’enquête appuyée par la technique
du questionnaire destiné aux présidents des comités des parents d’élèves des Ecoles conventionnées
Catholiques de Lukunga. Les données recueillies de cette étude ont été traitées et interprétées par la technique
statistique de pourcentage.
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IV. Résultats
4.1. Présentation et analyse
Dans cette partie, nous procédons à la présentation des données recueillies auprès de nos sujets enquêtés. Il
s’agit aussi du traitement et de l’interprétation des résultats.
Question n°01 : L’actuel comité scolaire de votre école est composé de combien des membres ?
Selon la loi, le bureau doit avoir au total 7 membres : un président, deux vice-présidents, deux secrétaires et
deux trésoriers. Il y a lieu de déplorer le fait que la majorité d’école ne connaissent pas cette loi, ou elles la
connaissent, mais ne la respectent pas.
Question n°02 : Il existe combien de membres féminin dans le comité scolaire de votre école ?
Indices statistiques f %
Réponses
Aucun membre féminin 2 5
1 membre féminin 7 17,5
2 membres féminins 16 40
3 membres féminins 9 22,5
4 membres féminins 5 12,5
5 membres féminins 1 2,5
TOTAL 40 100
Sur l’ensemble des sujets interrogés, 2 sujets affirment que les comités scolaires de leur école n’ont aucun
membre féminin, 7 sujets, soit 17,5% indiquent que le comité scolaire de leur école a un seul membre
féminin, 16 sujets, soit 40% confirment que le comité scolaire de leur école a 2 membres féminins, 9 sujets,
soit 22,5% acceptent que le comité scolaire de leur école a 3 membres féminins, 5 sujets, soit 12,5%
rapportent que le comité scolaire de leur école a 4 membres féminins enfin, 1 sujet, soit 2,5% accepte que le
comité scolaire de leur école a 5 membres féminins.
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Selon les instructions officielles, chaque comité scolaire des parents doit avoir en son sein des membres
féminins. Toutefois, il y a lieu de déplorer le comportement des écoles qui n’ont aucun membre féminin au
sein de leur comité scolaire.
Dans ce tableau, 7 sujets, soit 17,5% affirment que la mission du comité scolaire est de défendre les intérêts
de l’école, 20 sujets, soit 50% acceptent que la mission du comité scolaire est de collaborer avec l‘école et
13 sujets, soit 32,5% confirment que la mission du comité scolaire est la cogestion de l’école.
La responsabilité peut être individuelle ou collective, pratique ou morale. Une personne peut être responsable
de diverses tâches ou se sentir moralement responsable de promouvoir tel ou tel idéal, sans être
nécessairement tenue ou obligé de rendre compte des résultats.
Question n°04 : Les membres du comité scolaire de votre école ont déjà exécuté combien de mandat ?
Il découle de ce tableau que pour 21 sujets soit 52,5%, les membres de leur comité ont déjà exécuté un
mandat. 16 sujets soit 40% ont déjà exécuté 2 mandats et 3 sujets, soit 7,5% ont déjà exécuté 3 mandats. Il y a
lieu d’indiquer que cette troisième catégorie n’a pas respecté les instructions officielles en rapport avec le
mandat des membres. En effet, selon la loi, les membres du comité des parents sont élus pour un mandat
d’une année scolaire renouvelable une fois.
Question n°05 : Combien de fois, le comité des parents s’est réuni au cours de l’année scolaire 2018-2019?
Tableau n°05 : Rencontre de l’Assemblée générale des parents au cours de l’année 20182019
Indices statistiques f %
Réponses
2 fois 35 87,5
1 fois 5 12,5
TOTAL 40 100
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La lecture de ce tableau, indique que 25 sujets enquêtés, soit 87,5% rapportent que l’assemblée générale des
parents d’élèves a eu lieu deux fois et 5 sujets soit, 12,5% confirment que ladite assemblée a eu lieu une
seule fois.
Les directives officielles nous renseignent que l’assemblée générale des parents a eu lieu au moins 1 fois par
trimestre, sous la conduite du président du comité scolaire des parents et en présence d’un représentant de
l’Etat. Une session extraordinaire peut être convoquée par le président du comité des parents à son initiative
ou à la demande des parents d’élèves de l’Etablissement scolaire.
Question n°06 : Déposez-vous régulièrement les procès-verbaux de vos réunions à la Direction de l’école ?
Il sied de rappeler qu’après chaque réunion du Copa, le secrétaire établit un rapport à remettre au président
qui le déposera à l’école. Les procès-verbaux desdites rencontres sont transmis par le chef d’Etablissement
à la hiérarchie (sous-provincial ou conseiller résident) pour exploitation, prise de connaissance ou décision,
une semaine après la tenue de la réunion. Le comité scolaire des parents se réunit au moins une fois par mois.
Question n°07 : Est-ce qu’il y a un salaire ou une prime alloué aux membres du conseil de gestion ou du
comité scolaire à la fin du mois ?
Il ressort du tableau n° 07 que 30 sujets, soit 75% ne touchent aucun salaire comme membres du conseil de
gestion ou du comité scolaire, 6 sujets, soit 15% touchent un transport après la réunion du conseil de gestion
ou du comité scolaire enfin 4 sujets, soit 10% n’ont pas répondu à cette question. Les directives officielles
nous renseignent que les prestations des membres du conseil de gestion et du comité scolaire des parents
sont gratuits.
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Question n°08 : Combien de fois, le conseil de gestion a réuni ses membres au cours de
l’année scolaire, 2018-2019 ?
Sur 100% des sujets enquêtés, 7 sujets soit, 17,5% affirment que la réunion du conseil de gestion n’a jamais
eu lieu dans leur école, 11 sujets soit, 27,5% acceptent qu’elle a déjà eu lieu deux fois, 16 soit, 40%
confirment que le conseil de gestion s’est déjà réuni deux fois et 6 sujets soit, 15% approuvent que le conseil
de gestion a déjà tenu trois réunions.
Selon les instructions officielles, le conseil de gestion se réunit en session ordinaire deux fois par trimestre.
Il peut se réunir en session extraordinaire à la demande du chef d’Etablissement ou du tiers de membres du
conseil de gestion.
Question n°09 : Etes-vous associés à l’élaboration du budget de l’école et à veiller à son exécution ?
Ce tableau nous renseigne que 38 sujets enquêtés, soit 95% participent à l’élaboration du budget de l’école
et non à son exécution, un sujet soit, 2,5% ne participe ni à l’élaboration, ni à l’exécution du budget et un
sujet, soit 2,5% n’a pas répondu à cette question.
Le recueil des directives et instructions officielles nous apprend que le comité scolaire des parents qui est
l’organe exécutif de l’assemblée générale des parents a aussi pour mission d’émettre ses avis et
recommandations sur la gestion de l’école par le conseil de gestion.
Le budget est un ensemble des prévisions des recettes et des dépenses nécessaires à la réalisation des activités
d’une institution pour une période donnée. S’agissant du budget de l’école, c’est l’ensemble des prévisions
des recettes et des dépenses nécessaires à la réalisation des activités scolaires pendant une année.
L’élaboration du budget de l’école consiste à estimer les recettes (les entrées) et les dépenses à effectuer (les
sorties). Le budget ainsi élaboré permet de résoudre efficacement les problèmes de l’école, de faire le suivi
de mise en œuvre et un contrôle efficace. Le conseil de gestion ainsi que le comité des parents doivent établir
un plan de développement qui devra servir de guide, de point de référence et leur éviter de travailler en
désordre.
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Au niveau international, l’UNESCO est claire. Elle stipule que l’intégrité de l’exécution budgétaire doit
faire l’objet de contrôle rigoureux. Les contrôles internes et externes sont indispensables afin de limiter le
gaspillage, les mauvaises affectations et la corruption. Ils contribuent à responsabiliser le gouvernement.
Lorsque les états financiers manquent d’exactitude, l’efficacité des contrôles externes s’en trouve
compromise. Même lorsque ces conditions sont réunies, les audits indépendants ont généralement une trop
faible portée et n’accordent que trop peu d’attention au secteur tel que l’éducation. Ils ont pour objet de
vérifier l’exactitude des comptes du gouvernement et d’un certain nombre de transactions financières.
L’analyse externe de la gestion des finances publiques en Afrique subsaharienne relève que les systèmes
préparent mieux les budgets qu’ils ne les exécutent.
Question n°10 : Le président du comité des parents comme membre du conseil de gestion
a-t-il l’obligation de rendre compte de toutes ses activités aux parents d’élèves ? Si
Oui, comment procède –t-il pour le faire dans votre école ?
Le tableau n° 10 nous renseigne que 35 sujets, soit 87,5% acceptent que le conseil de gestion à travers le
président du comité scolaire des parents a l’obligation de rendre compte de toutes ses activités aux parents
d’élèves lors des assemblées générales. 3 sujets, soit 7,5% disent que le conseil de gestion n’a pas
l’obligation de rendre compte de toutes ses activités aux parents d’élèves et 2 sujets, soit 5% n’ont pas
répondu à cette question.
Le principe de redevabilité est clair : quand quelqu’un a l’obligation envers quelqu’un d’autre, il y a dans ce
cas l’obligation de rendre compte de ses actes. Tous les partenaires éducatifs sont redevables les uns envers
les autres. L’obligation de rendre compte est un processus ayant pour objectif d’aider les parties prenantes à
faire face à leurs responsabilités et atteindre leurs objectifs. Les individus et les institutions sont tenus sur la
base de justifications légales ou morales de rendre des comptes sur la façon dont ils s’acquittent des
responsabilités clairement définies.
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Question n°11 : La gestion des ressources de votre école est réservée uniquement au chef
d’Etablissement scolaire ? Vrai ou Faux ? Justifiez-vous.
La gestion de l’école est devenue collégiale, elle n’est plus l’affaire personnelle du chef d’Etablissement. Ce
dernier gère l’école avec les élèves, les enseignants, les parents et l’Etat. L’école doit fonctionner en sa
présence comme en son absence. Tous les organes de collaboration de l’école (conseil de gestion, conseil de
discipline, comité scolaire, conseil pédagogique) doivent être organisés et opérationnels. Toutes les grandes
décisions de l’école sont prises après délibération en commun accord avec plusieurs personnes. Pour éviter
des ennuis avec sa hiérarchie son personnel et ses partenaires, le chef
d’Etablissement doit faire preuve d’esprit de collégialité.
Sans oublier que même si plusieurs personnes peuvent être responsables d’une action donnée, la
responsabilité finale d’en rendre compte ne peut incomber qu’à une seule personne.
Il sied de rappeler que les ressources de l’école désignent l’ensemble des biens, meubles, immeubles,
matériels, financiers, humains et autres objets qui constituent la propriété de l’école. Une seule personne ne
peut pas tout centraliser en évitant toutes les personnes intéressées à la gestion de l’école comme les parents,
les enseignants et les élèves.
En 2012, le Ministère de l’Enseignement Primaire secondaire et professionnel avait indiqué que l’implication
et la participation des parents d’élèves dans la gestion de l’école sont aujourd’hui largement insuffisantes,
cette situation est due essentiellement à un manque d’information sur leur responsabilité au sein de l’école
et à un rapport de force défavorable vis-à-vis de l’administration scolaire. Il convient de clarifier
l’implication et la participation dans le fonctionnement de l’école et de développer les textes devant régir
cette question. En outre, des actions d’information et de formation à l’intention des parents, quant à leur rôle
dans la gestion scolaire, s’avérèrent indispensables. Ces actions se feront dans le cadre d’une stratégie
nationale de communication à mettre en place.
Le chef d’Etablissement ne donne pas des informations claire et exacte sur la façon dont les ressources sont
gérées, or la gestion efficace de l’espace scolaire résulte d’une convergence structurée entre le gestionnaire
direct (l’employeur) et les acteurs sur les terrains (élèves, enseignants, parents) (MEPSP 2012-2014).
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Question n°12 : Le comité des élèves a déjà organisé combien des rencontres de collaboration avec le comité
scolaire et le conseil de gestion ? Précisez aussi l’ordre du jour de ladite rencontre.
Tableau n°12 : Collaboration entre comité des élèves, le comité scolaire des parents et le conseil de gestion.
Indices statistiques f %
Réponses
Aucune fois 33 82,5
Une fois 1 2,5
Deux fois 1 2,5
Trois fois 1 2,5
Aucune réponse 4 10
TOTAL 40 100
Dans ce tableau, 33 sujets enquêtés, soit 82,5% affirment que le comité des élèves n’a jamais organisé une
rencontre de collaboration avec le comité scolaire et le conseil de gestion, un sujet, soit 2,5% affirme que
cela a déjà eu lieu une seule fois, un autre sujet, soit
2,5% confirme que cette rencontre a déjà eu lieu deux fois, un autre sujet encore, soit
2,5% affirme encore que cette rencontre a eu lieu trois fois enfin 4 sujets, soit 10% n’ont pas répondu à cette
question.
Pour son bon fonctionnement, le comité des élèves doit exécuter son programme d’activités et se réunir
régulièrement, c'est-à-dire les ministres rendent compte régulièrement aux élèves. Il se réunit régulièrement
avec le chef d’Etablissement et les enseignants organise et anime lui-même une réunion avec les parents au
moins une fois chaque année puis organise aussi des rencontres de collaboration avec le conseil de gestion
scolaire et le comité scolaire des parents afin de s’impliquer dans les actions qu’ils mènent.
Question n°13 : Est-ce que vous êtes au courant des règles de la gestion de votre école ?
Sur 100% des sujets enquêtés, 32 sujets, soit 80% affirment qu’ils sont au courant des règles de la gestion
de l’école en indiquant que le chef d’Etablissement fait tout, 2 sujets, soit 5% ne sont pas au courant des
règles de gestion de l’école et 6 sujets soit 15% n’ont pas répondu à cette question.
Pour exécuter les décisions et assurer le bon fonctionnement des organes de collaboration de l’école, le chef
d’Etablissement doit collaborer étroitement avec les enseignants qui sont les premiers responsables
(pédagogiques et administratifs) et gestionnaires de la classe ; avec les parents qui ont une grande
responsabilité dans l’éducation de leurs enfants ; avec les élèves qui sont les principaux bénéficiaires de
l’œuvre éducative réalisée à l’école. Il doit également appliquer les principes de la bonne gouvernance et
assurer une gestion saine et transparente de l’école.
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Il est appelé à exécuter convenablement les décisions du coges superviser le programme éducatif par divers
moyens, approvisionner l’école en supports pédagogiques, répartir équitablement les tâches du personnel,
consulter les autres acteurs pédagogiques, encadrer et motiver les enseignants puis évaluer le personnel et
les élèves.
Pour cela, il devra avoir des attitudes et comportements favorables à la bonne gouvernance comme l’amour,
la justice, la sincérité, l’empathie, la sympathie, l’esprit d’écoute, le partage, l’honnêteté, le respect et
l’amour du prochain. Il y a aussi des attitudes et comportements défavorables à la bonne gouvernance comme
la cupidité, l’égoïsme, l’injustice, l’antipathie, le mensonge, l’escroquerie, la corruption.
Question n°14 : Le président des élèves participe –t-il aux réunions du conseil de gestion ?
Il ressort du tableau n° 14 que 6 sujets, soit 15% affirment que le président des élèves participe aux réunions
du conseil de gestion, 27 sujets, soit 67,5% disent qu’il ne participe pas à ces réunions et 7 sujets soit, 17,5%
n’ont pas répondu à cette question.
L’article 7 de l’arrêté n°1655/2018 du 31/05/2018 est clair : le représentant des élèves est membre du conseil
de gestion pour les écoles primaire et secondaire.
Question n°15 : Le compte bancaire de votre école est logé dans quelle banque ?
Indices statistiques f %
Réponses
Pas de compte bancaire 32 80
BCDC (Banque Commerciale Du Congo) 2 5
PROCFIN/Procure Sainte Anne 1 2,5
RAWBANK 5 12,5
TOTAL 40 100
Dans ce tableau, 32 sujets enquêtés, soit 80% affirment qu’ils n’ont pas de compte en banque, 2 sujets, soit
5% en ont à la Banque Commerciale du Congo (BCDC), 1 sujet accepte qu’il a un compte à la
PROCFIN/Procure Sainte-Anne et 5 sujets, soit 12,5% disent qu’ils ont un compte à la RawBank.
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Les instructions officielles demandent à chaque école d’avoir un compte en banque pour favoriser la
transparence dans la gestion des fonds de l’école.
Question n°16 : Parmi les principes de la bonne gouvernance ci-dessous, lequel est réellement appliqué dans
votre école selon votre observation ?
1. La transparence
2. La redevabilité
3. La représentativité
4. La répartition des rôles
5. La participation
6. Toutes les assertions sont bonnes pour notre école
7. Toutes les assertions ne conviennent pas pour notre école
Dans ce tableau, 24 sujets, soit 60% observent que la transparence est le principe de bonne gouvernance
appliqué dans leur école, 10 sujets, soit 25% pensent que tous les principes de la bonne gouvernance
(transparence, la recevabilité, la responsabilité, la répartition des rôles, la participation) sont bien appliqués
dans leur école, 2 sujets, soit 5% indiquent que c’est la répartition des rôles qui est appliquée, un seul sujet,
soit 2,5% confirme que la participation est bien appliquée dans son école et 3 sujets, soit 7,5% n’ont pas
répondu à cette question.
Le PNUD-RDC, rapporte que d’après l’enquête Finscope sur les consommations en 2014, la R.D.C compte
parmi les plus bas niveaux d’inclusions financière de la SADC 1 seulement 48% de la population interrogée
sont concernés par l’inclusion financière à raison de 36% dans le secteur formel (12% auprès des banques
et 24% dans des institutions financières non bancaires) et de 12% dans le secteur informel. Seulement 3%
des personnes interrogées ont affirmé avoir un compte financier, soit dans les banques, soit dans les
institutions de micro finance (IMF), soit dans les coopérations d’épargne et de crédit (COOPEC). Les
principales motivations de la tenue des comptes sont généralement l’épargne et la sécurité de l’argent.
1
Communauté pour le Développement de l’Afrique Australe connue sous le sigle anglais de SADC :
Southem Africa Développent Community. Organisation économique régionale créée en 1992 par la
déclaration de Windhoek. Elle regroupe l’Angola, le Botswana, le Lesotho, le Malawi, le Mozambique, la
Namibie, la République démocratique du Congo, la Swaziland, la Tanzanie, la Zambie et le Zimbabwe. Siège
: Windhoek (Namibie).
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Le plus grand obstacle au recours à ces institutions financières est leur méconnaissance. La médiocrité des
revenus est un autre obstacle qui explique par ailleurs le faible niveau de déploiement tant des banques que
des IMF et COOPEC.
Certes, tous les principes de la bonne gouvernance (la transparence, la participation, la représentativité, la
redevabilité et la répartition des rôles) doivent être bien appliqués à l’école parce qu’ils sont interdépendants.
La transparence est un principe qui relève de la connaissance de ce qui doit être fait au profit de ceux qui
sont appelés à en bénéficier et de donner les informations claire et exacte, sur la façon dont les ressources
sont gérées. De ce fait, les ressources de l’école doivent être gérées de manière transparente afin que l’école
améliore la qualité des enseignements et devienne un véritable lieu de bonne gestion. Par exemple, le
montant des frais scolaires ou des frais connexes doit être annoncé et affiché à l’intention de tous les acteurs,
y compris les élèves ; sa répartition et son utilisation devront être transparentes (factures, cahier de
perception, bon de sortie caisse, bon d’entrée caisse et autres pièces justificatives des fonds disponibles).
Concernant la participation, les parents d’élèves doivent avoir un droit de regard sur les activités,
l’environnement d’apprentissage et sur le travail des enseignants ainsi que des élèves en classe comme à
domicile. Lorsque les parents choisissent leurs représentants au sein du comité scolaire des parents d’élèves
et du conseil de gestion pour parler et agir en leur nom, il s’agit de la représentativité. Ces personnes doivent
avoir des qualités voulues et remplir des critères fixés par la communauté.
Quand quelqu’un a l’obligation envers quelqu’un d’autre, il a l’obligation de rendre compte de ses actes.
Tous les partenaires éducatifs sont redevables les uns envers les autres. Une seule personne ne peut tout
faire, le travail est partagé avec plusieurs personnes, c’est la répartition des rôles et attribution. La
transparence conduit à une bonne répartition des responsabilités de gestion. La répartition des responsabilités
permet à plusieurs personnes d’intervenir aux différentes étapes d’une transaction. Il faut bien définir les
rôles pour savoir ce que chacun doit faire et ce qu’il doit éviter.
Question n°17 : Qu’est-ce qui vous met en désaccord avec le délégué des enseignants à l’école ?
Dans ce tableau, 33 sujets enquêtés, soit 82,5% affirment que le problème financier est le point de désaccord
entre les enseignants et le chef d’Etablissement, 3 sujets, soit 7,5% indiquent qu’il n’y a pas désaccord entre
le chef d’Etablissement et les enseignants puis 4 sujets, soit 10% n’ont donné aucune réponse à cette
question.
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Le délégué des enseignants participe au suivi des encaissements et de la répartition des frais scolaires reçus
ou perçus par l’établissement. Après la répartition des recettes suivant les clefs de répartition prédéfinies. Le
délégué note le montant destiné au personnel selon les cas. Il ne peut toutefois pas se substituer en caissier
de l’enveloppe de paie, et encore moins en gestionnaire de celle-ci. Il n’est que l’œil du personnel et le
secrétaire du conseil de gestion.
La cogestion de l’école avec la participation des élèves, des enseignants, des parents et des communautés a
été initiée par le ministère de l’EPSP pour améliorer la gouvernance des écoles afin d’éviter la mégestion.
Nous avons interrogé les présidents des comités des parents des écoles conventionnées catholiques de la
coordination sous-provinciale de Lukunga pour obtenir des informations utiles à notre étude.
Dans notre recherche, le tableau n°01 a présenté la composition du comité des parents d’élèves. On remarque
que 7 sujets, soit 20% maîtrisent la composition exacte et 9 sujets soit 42,5% ne savent pas la composition
du comité scolaire des parents. Le tableau n°02 a présenté le respect du genre dans la composition du comité
scolaire des parents, on observe que cette mesure est bien respectée parce que dans chaque comité scolaire,
il y a au moins un membre féminin. Le tableau n°03 parle à son tour de la mission du comité des parents
d’élèves, on constate que selon l’article 2 de l’arrêté ministériel n°MINEPSP/CABMIN/345/2007 du
23/11/2007 modifiant et complétant l’arrêté départemental de l’enseignement primaire et secondaire
n°EPSP/BCE/001/0202/ du 26/09/1978 portant création des comités des parents dans les écoles de
l’enseignement national primaire et secondaire aucun sujet enquêté ne donne avec précision la mission du
comité scolaire. C’est pourquoi, il y a des disputes à l’école parce que les gens ne savent pas ce qu’ils doivent
faire, c’est inquiétant. Le tableau n°04 présente le mandat du comité scolaire, nous avons la satisfaction de
constater que 16 sujets soit, 40% respectent les deux mandats fixés par la loi.
Le tableau n°05 expose les rencontres de l’assemblée générale des parents d’élèves. Il y a 35 sujets enquêtés,
soit 87,5% qui ont confirmé que l’assemblée générale des parents a eu lieu deux fois par trimestre. Cela
répond à ce que l’on peut attendre ou souhaiter. Le tableau n°06 met sous nos yeux le dépôt régulier des
procès-verbaux des réunions du comité des parents. Sur 100% des sujets enquêtés 34 soit, 85% confirment
le dépôt régulier de ce rapport. On n’est pas sûr que le chef d’Etablissement assure bien la transmission de
ce document à sa hiérarchie comme l’exige la loi. Le tableau n°07 présente le salaire des membres du comité
scolaire, 30 sujets enquêtés, soit 75% ont confirmé qu’il n’y a pas de salaire pour les membres du comité
scolaire. C’est possible, parce que le mandat des membres du comité scolaire est bénévole. Le tableau n°08
détermine le fonctionnement du conseil de gestion. La majorité des sujets enquêtés 16, soit 40% indiquent
que le conseil de gestion s’est déjà réuni deux fois sans déterminer le nombre par trimestre. On peut conclure
que les rencontres ne sont pas régulières au regard de la loi établie.
Le tableau n°09 renseigne sur l’élaboration et l’exécution du budget de l’école. On constate que 38 sujets
enquêtés, soit 95% participent à l’élaboration du budget de l’école et non à son exécution. C’est-à-dire que
les documents financiers de l’école ne sont pas contre signés par l’un des délégués des parents ou par les
représentants de la communauté et les rapports financiers ne sont pas vérifiés puis approuvés par les autres.
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Le tableau n°10 offre au conseil de gestion la possibilité de rendre compte de ses activités aux parents
d’élèves. On remarque que 35 sujets enquêtés, soit 87,5% ont affirmé que le conseil de gestion rend compte
de toutes ses activités aux parents d’élèves. Il donne quel rapport aux parents s’il n’a pas le pouvoir de
contrôler. C’est une bonne façon de camoufler les choses.
Le tableau n°11 présente la gestion des ressources de l’école. Cela a été confirmé par 31 sujets enquêtés, soit
77,5%. La gestion de l’école n’est pas collégiale. Le tableau n°12 fourni des renseignements sur la
collaboration entre le comité scolaire, le conseil de gestion et le comité des élèves. Il y a 33 sujets, soit 82,5%
qui ont certifié le manque de collaboration. Le tableau n°13 porte sur les informations à donner au sujet de
la gestion de l’école. Le constat est bien établit : 32 sujets, soit 80% sur 100% des sujets enquêtés sont au
courant des règles de la gestion de l’école, mais le chef d’Etablissement fait tout seul. Il donne une simple
information à sa manière. Le tableau n°14 parle de la participation du président des élèves aux réunions du
conseil de gestion. La majorité, soit 67,5% des sujets interrogés disent que le président du comité des élèves
ne participe pas aux réunions du conseil de gestion. Le tableau n°15 traite du compte bancaire de l’école. Il
nous montre clairement que la majorité d’écoles n’a pas de compte en banque malgré l’insistance des
autorités. C’est vraiment dommage, car ils sont appelés à ouvrir des comptes en banque pour une bonne
transaction. Le tableau n°16 énumère les principes de la bonne gouvernance. On constate qu’aucune école
n’applique tous les principes de la bonne gouvernance. Le tableau n°17 parle du désaccord qui existe entre
les enseignants et le chef d’Etablissement. La majorité, soit 82,5% des sujets interrogés ont confirmé que
l’argent est le seul point de désaccord.
V. Conclusion
Notre étude a porté sur la cogestion des écoles conventionnées catholiques de Lukunga pour l’année scolaire
2018-2019.
Nous avions formulé l’hypothèse selon laquelle la gestion des écoles conventionnées catholiques de Lukunga
serait collégiale pour l’année scolaire 2018-2019.
Notre préoccupation principale était de vérifier si les organes de collaboration et de gestion d’une école
comme le conseil de gestion, le comité scolaire des parents, le gouvernement des élèves, la délégation des
enseignants sont bien organisés et fonctionnent correctement.
Le problème posé ici embrasse la bonne gouvernance qui est la manière de gérer correctement une entreprise,
une société, un service ou une école conformément aux textes légaux y afférents (MEPSP 2012).
Pour récolter les données relatives à cette étude, nous avons fait recours à la méthode d’enquête appuyée par
la technique du questionnaire destinée aux présidents des comités des parents d’élèves des écoles
conventionnées catholiques de Lukunga.
Les données recueillies de cette étude ont été traitées et interprétées par la technique statistique de
pourcentage.
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Il se dégage de cette étude que sur 17 questions posées aux présidents des comités des parents d’élèves pour
vérifier l’organisation et le bon fonctionnement des organes de collaboration à l’école, 11 questions soit
64,70% ont donné un résultat négatif. C’est-à-dire que la gestion des écoles conventionnées catholiques de
Lukunga n’est pas collégiale. Ce résultat obtenu nous permet d’infirmer notre hypothèse selon laquelle la
gestion des écoles conventionnées catholiques de Lukunga serait collégiale. Ici, le chef d’Etablissement a
pris de l’ascendance sur les autres membres des organes de collaboration et leur a imposé sa volonté sans
demandé l’avis du conseil consultatif avant de décider (ARCHIKIN 2, 2019).
Nous n’avons pas la prétention d’avoir abordé tous les aspects de ce sujet qui reste une problématique
ouverte. Nous pensons donc utile que des recherches futures viennent faire le complément nécessaire en
abordant l’un ou l’autre aspect qui n’a pas été traité dans la présente étude ou d’approfondir celle-ci.
VI. Bibliographie
MINISTERE DE L’EPSP (2012). La bonne gouvernance en milieu scolaire, Module de formation des
membres du comité des Parents d’élèves et des membres du conseil de gestion des établissements scolaires,
Kinshasa, SERNAFOR
PNUD-RD CONGO (2017). Rapport national sur le développement humain 2016 : croissance inclusive,
développement durable et défi de la décentralisation en R.D.C.
UNESCO (2011) Rapport mondial de suivi sur l’Education Pour Tous (Résumé), la crise cachée : Les
conflits armés et l’éducation, Paris, Unesco.
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ARCHIKIN : Archidiocèse de Kinshasa
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UNESCO(2017). Rapport mondial de suivi sur l’éducation, Rendre des comptes en matière d’éducation :
Tenir nos engagements, Paris, UNESCO.
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