Relation infirmiers-familles en psychiatrie
Relation infirmiers-familles en psychiatrie
ET TECHNIQUES DE SANTE
Promotion : 2016-2019
DEDICACE
A nos mères et nos pères qui sacrifient toutes et tous pour la réussite
de nos études et qui nous encouragent d’être toujours à la bonne
attitude pour atteindre nos ambitions.
REMERCIEMENTS
RESUME
Ce travail vise la description des facteurs qui influencent la relation entre les infirmiers
et la famille des patients hospitalisés à l’hôpital ERRZI de Tétouan. Ces facteurs se considèrent
comme des éléments essentiels dans le développement et l’amélioration de l’état du patient.
Pour cette finalité une étude a été réalisée auprès du personnel paramédical de l’hôpital
psychiatrique de Tétouan qui est au nombre de 34 à qui nous leurs avons distribué des
questionnaires auto-administrés, dont le taux de récupération était de 88%. En parallèle, l’étude
a été complétée par des entretiens semi structures réalisés auprès de 23 familles qui ont des
patients hospitalisés. Cette démarche méthodologique qui mitige entre ces deux sources et
méthodes de collecte de données vise à construire une vision plus détaillée et globale sur les
éléments du problématique en vue de la rapprocher avec plus d’objectivité.
Les résultats de la recension des écrits, ont démontré que la relation entre les infirmiers
et la famille du patient s'influence par divers facteurs-clés à savoir ceux liés à la famille et le
patient lui-même, ceux en rapport avec l’infirmier, autres en ce qui concerne les facteurs
organisationnels et enfin celui lié au facteur légal. Empiriquement, l’étude a révélé l’existence
de plusieurs obstacles et appuis dans l'épanouissement de cette relation.
En effet, il s’est avéré que cette relation vu son importance pour l'état du patient, le
personnel et la famille jugent leur relation peu satisfaisante. Souvent, les familles sont peu
satisfaites de leur implication comme élément clé dans la PEC de leurs patients. En outre, le
personnel est peu satisfait du rôle que jouent les familles, même si la totalité adhère à
l'importance de cette dernière dans la vie du patient à l'intérieur ou à l'extérieur de l’hôpital.
Cette situation décrite par l‘étude a débouché sur la conception des solutions pour
arriver à une meilleure entente entre la famille et le personnel comme action focale du projet
thérapeutique du patient. Par conséquent, le travail s’ouvre sur des recommandations et des
suggestions qui touchent les différents aspects de cette problématique et qui prennent en
considération les avis du personnel.
ABSTRACT
This work aims to describe the factors that influence the relationship between the nurses
and the families of the patients hospitalized in ERRAZI Hospital in Tetouan. These factors are
considered to be essential elements in the development and the improvement of the patient’s
condition.
For this purpose, a study was conducted nearby the paramedic staff of the psychiatric
hospital of Tetouan, which is made up of 34 people, to whom we have delivered self-
administrated questionnaires; the rate of the questionnaires that we got filled by the informants
is 88%. Simultaneously, this study was completed by semi-structured interviews realized
nearby 23 families which are hospitalized patients. This methodological step that mitigates
between these two sources and methods of data collection aims to construct a global and a
more detailed vision about the elements of the issue in order to approach it with more
objectivity.
The outcomes of the review of the written material have proved that the relationship
between nurses and the patient’s family is influenced by diverse key factors; some are related
to the patient, others have to do with the nurses, some others are relevant to organizational
factors, the rest is linked to the legal factor. Empirically, this study has revealed the existence
of several obstacles as well as backings in the blossoming of this relation.
As a result, it has been proved that this relation, given its importance for the condition
of the patient, the staff and the family evaluate their relationship as being less satisfying. The
families are often not very satisfied about their implication as an element in the process of
keeping of their patients. In addition to that, the staff is also not very satisfied with the role that
the families play even if the totality adheres to the importance of this latter to the life of the
patient either inside or outside the hospital.
The staff of the ERRAZI hospital works with the families in an anarchic way in regard
to the process of looking after the patients that the staff offer to this latter. This situation is due
to several factors arise from different aspects.
This situation described by the study was based on the concept of solution in order to
achieve a better understanding between the families and the staff as a focal act of the
therapeutic project of the patient. Consequently, this work is opened to recommendations and
suggestions that tackle the different aspects of this issue and which take the staff’s opinion into
consideration.
REMERCIEMENTS ............................................................................................................................. I
ABSTRACT .......................................................................................................................................... IV
Introduction ........................................................................................................................................... 1
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES.......................................................................................... IX
Graphique n°1 : Répartition du personnel participant à l’étude selon le service (N=30) ..................... 20
Graphique n°2 : Répartition du personnel participant à l’étude selon les années d'ancienneté dans la
profession (N=30). ................................................................................................................................ 21
Graphique n°3 : Répartition du personnel participant à l’étude selon le sexe (N=30) ......................... 21
Graphique n°4 : les différents rôles relevés par le personnel participant à l’étude (N=30). ................. 22
Résultat : La totalité du personnel affirme que la famille peut représenter une source étiologique de la
maladie mentale. ................................................................................................................................... 22
Graphique n°6 : L’influence de la maladie mentale sur la relation entre le patient et sa famille (N=30).
............................................................................................................................................................... 23
Graphique n°7 : Les manifestations de l’influence de la relation entre le patient et sa famille (N=29).
............................................................................................................................................................... 24
Résultat : La totalité du personnel affirme que la famille joue un rôle important dans l’amélioration
de l’état du patient. ................................................................................................................................ 24
Graphique n°8 : Les familles comme composante essentielle dans le projet de soin selon le personnel
participant à l’étude (N= 30). ................................................................................................................ 24
Graphique n°9 : L’intégration des familles dans l’élaboration et le suivi thérapeutique (N=30). ........ 25
Graphique n°10 : Les causes de la non intégration des familles dans l’élaboration et le suivi
thérapeutique selon le personnel participant à l’étude (N=8). .............................................................. 25
Résultat : la totalité du personnel affirme que le concept de la chronicité chez les patients aboutis à un
épuisement (burn-out) chez les familles. .............................................................................................. 27
Résultat : la totalité du personnel affirme que la communication précoce avec la famille facilite son
intégration avec personnel participant à l’étude. .................................................................................. 27
Graphique n°15 : l’obligation professionnelle du personnel participant à l’étude de s’engager avec les
familles(N=30). ..................................................................................................................................... 28
Graphique n°16 : l’influence de la non obligation professionnelle de s’engager avec les familles sur
la relation personnel-familles (N=16). .................................................................................................. 29
Graphique n°20 : la bonne influence de l’existence de protocoles relationnel et l’utilisation des outils
d’évaluation sur la relation avec la famille (N=30). ............................................................................. 32
Graphique n°21 : Le secret professionnel comme un facteur obstruant la relation avec la famille
(N=30). .................................................................................................................................................. 32
Graphique n°22 : Les attentes des familles vis-à-vis du professionnel et du système de soins de la part
de la famille du patient hospitalisé (N=23). .......................................................................................... 33
Graphique n°23 : La satisfaction des attentes de la famille des patients hospitalisés (N=23). ............. 34
Graphique n°25 : Chronicité de l’état pathologique des patients selon leurs familles (N=23). ............ 35
Graphique n°26 : Développement d’un état d’épuisement (Burt out) des familles face à la chronicité
de leur patient (N=18). .......................................................................................................................... 35
Graphique n°28 : L’influence de la maladie mentale sur la relation entre le patient et sa famille
(N=23). .................................................................................................................................................. 36
Graphique n°29 : Les conséquences de l’influence de la maladie mentale sur la relation entre le
patient et sa famille (N=17). ................................................................................................................. 37
Graphique n°30 : L’importance de la famille dans l’amélioration de l’état de leur patient (N=23). .... 37
Résultat : La totalité des familles affirment qu’elles sont une composante essentielle dans le projet de
soin. ....................................................................................................................................................... 38
Graphique n°31 : L’intégration des familles dans l’élaboration et le suivi thérapeutique(N=23). ....... 38
Graphique n°32 : Les causes de la non intégration de la famille dans l’élaboration et le suivi
thérapeutique(N=18). ............................................................................................................................ 39
Graphique n°33 : L’évaluation de la relation des familles avec les infirmiers (N=23). ....................... 39
Graphique n°34 : L’existence d’une communication précoce avec personnel participant à l’étude
(N=23). .................................................................................................................................................. 40
Graphique n°35 : Les contraintes organisationnelles pouvant affecter la relation avec les infirmiers
selon l’opinion des familles (N=23)...................................................................................................... 40
Graphique n°36 : Respect du concept du secret professionnel vis-à-vis d’eux et de leur patient
(N=23). .................................................................................................................................................. 41
Introduction
Les familles ont une fonction importante encore peu reconnue lors de l’hospitalisation
d’un de leurs proches. Les familles connaissent l’histoire du patient ses antécédents toute sa
volonté. Elles ont un rôle défenseur, elle facilite aussi la traduction, explication et
l’interprétation de l’attitude et du comportement du malade de plus elle représente un soutien
non négligeable auprès de la personne hospitalisée, une source d’encouragement, de
compréhension et de soutien psychologique et aide morale (McAdam et al.,2008 ; Söderberg
,2007). Le proche de la personne hospitalisée prend ainsi toute sa dimension et notamment lors
des soins, qui peuvent être un moment angoissant et anxieux pour le patient. Il est un élément
central et essentiel pour la personne soignée.
Le soutien du proche n’est pas uniquement dirigé vers le patient, il soulage les équipes
soignantes qui l’écoutent activement pour but d’adapter leur pratique à l’état du patient. Le
proche joue également le rôle de relai de l’activité des soins. Il va aider le patient hospitalisé à
accepter un soin, cela va accroitre la charge de travail de l’équipe de soins.
L’intégration de la famille aux soins est un processus qui doit intégrer l’information, la
proximité et le soutien à la famille afin de la rassurer et de faciliter l’adaptation de celle-ci à la
situation de santé de son proche.
Partant de ce fait, cette recherche propose une description des facteurs qui influencent
la relation infirmier-famille du patient hospitalisé à l’hôpital ERRAZI de TETOUAN.
Et ce, à travers ce présent travail qui se compose de trois phases : une phase
conceptuelle qui présente le problème de recherche, le but, la question de recherche et le
cadre de référence.
Une phase méthodologique qui présente le devis de cette étude, les instruments de
mesure utilisés pour collecter les données ainsi que les méthodes de leur analyse et une phase
empirique qui est consacrée à la collecte des données, à l’analyse et à la
discussion des résultats qui se termine par la proposition des recommandations qui
pourraient encourager et favoriser la relation des infirmiers en psychiatrie avec la famille des
patients hospitalisés.
Formulation du problème
Selon Moyra (1963) les infirmières seraient en mesure d’améliorer la santé d’un patient
en l’impliquant activement, lui et sa famille, dans un processus d’apprentissage axé
principalement sur la santé. En effet, pour la personne hospitalisée, l’implication des membres
de la famille permet entre autres la diminution de la fréquence d’hospitalisation et du taux de
rechute, ainsi que l’amélioration de l’observance aux traitements pharmacologiques (Pharoah
et al, 2012).
La relation infirmier-proche joue un rôle capital dans PEC hospitalière chez les
malades chroniques dans notre cas les malades ayant une atteinte mentale ; dans ce contexte,
le soutien de la part des infirmières est primordial pour permettre à la famille de mieux
composer avec la situation (Wright & Leahey, 2012), même si elle s’avère délicate pour eux
,si possible, ils désirerons d’être inclut dans les prises de décisions concernant le plan de
traitement de leur malade (Clarke & Winsor, 2010), et voudrons avoir l’opportunité de
communiquer aux infirmières leurs connaissances au sujet de la personne hospitalisée
(Wilkinson & MC Andrew, 2008) .les professionnels, pour leur part, bénéficieront aussi de
cette collaboration (Kleespies & Dettmer, 2000) .
problématique a engendré une préoccupation de recherche interrogeant sur les facteurs qui
entravent la relation des infirmiers en psychiatrie avec les familles des patients hospitalisés.
La santé mentale fait l’objet d’un large éventail d’activités qui relèvent directement ou
indirectement du bien-être, tel qu’il figure dans la définition de la santé établie par
l'Organisation mondiale de la santé (1946) comme étant "un état de complet bien-être physique,
mental et social, et [qui] ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité».
La santé mentale englobe la promotion du bien-être, la prévention des troubles mentaux, le
traitement et la réadaptation des personnes atteintes de ces troubles.
Selon l’OMS (2014), « la santé mentale est un état de bien-être qui permet à chacun
de réaliser son potentiel, de faire face aux difficultés normales de la vie, de travailler avec
succès et de manière productive et d'être en mesure d'apporter une contribution à la
communauté. ».
Selon Robillard (2013),il cite que dans le plan psychiatrique et santé mentale le concept
de santé mentale comporte 3 dimensions essentielles qui sont la santé mentale « positive »
(autonomie, bien-être, épanouissement personnel),La détresse psychologique réactionnelle qui
correspond aux situations éprouvantes et aux difficultés existentielles et les troubles
psychiatriques qui se référant à des classifications diagnostiques renvoyant à des critères, à des
actions thérapeutiques ciblées et qui correspondent à des troubles de durée variable et plus ou
moins sévères et/ou handicapants.
La santé mentale selon Sutter (1848) est perçue comme « l’aptitude du psychisme à
fonctionner de façon harmonieuse, agréable, efficace et à faire face avec souplesse aux
situations difficiles en étant capable de retrouver son équilibre. »
« L'individu en bonne santé mentale est celui qui vit en harmonie avec son entourage, bien
inséré dans sa famille et dans la société, capable de résoudre ses conflits internes ou externes
et de résister aux frustrations de la vie » (Juillet & Allilaire, 2000)
L’OMS (2016) définit le rôle de l’infirmier ainsi : « aider les individus, les familles et
les groupes à déterminer et réaliser leur plein potentiel physique, mental et social… Les soins
infirmiers englobent également la planification et la mise en œuvre des soins curatifs et de
L’infirmier en santé mentale doit être basé sur deux perspectifs un savoir-faire et un
savoir-être, son rôle ne peut se concevoir sans cette double approche. L’infirmier intervient en
concertation avec les membres de l’équipe soignante dans toute les phases du suivi
psychiatrique, l’accueil du patient et de sa famille, l’accompagnement pendant la durée de
l’éventuel séjour au service hospitalier, la surveillance de l’observance thérapeutique, le suivis
extrahospitalier avec les visites à domicile et aussi l’aide à la réinsertion professionnelles ,
ajoutant à cela son rôle primordial dans l’entretien psychiatrique, ou l’infirmier doit avoir le
sens de la parole et de l’écoute puis entamer une approche corporelle, aussi la disponibilité
s’avère un élément essentiel; l’infirmier doit se rendre disponible de trouver un lieu approprié
et prendre du recul par rapport à la vie quotidienne du patient, cet entretien infirmier peut être
pratiquer à tout moment et sans programmation; offre au patient un apaisement de ses
souffrances en cas de frustrations (Tribolet et al., 1996).
La famille est une composante très importante dans le projet de soin du patient, c’est
une donnée sociale, par essence, à laquelle la psychiatrie se confronte en continue dans ces
différentes activités et réflexions. En fait la famille joue un rôle très crucial dans la prise en
charge du malade, c’est une unité indispensable dans le projet thérapeutique en psychiatrie.
(Allouch, Echchakri, ELYakoubi, Hayata, & Salihi, 2013).
Les familles attendent des professionnels de santé; d’abord une information claire et
fiable, une écoute attentive et juste, un encouragement pour établir des objectifs pratiques, du
respect pour la compétence et le savoir-faire de la famille, de la considération pour les
difficultés concrètes qu’elles rencontrent, de l’empathie .Vis-à-vis de la souffrance morale, de
la réassurance et de l’espoir, du respect pour les limites, de l’information à propos de la
situation et de son évolution de l’état de leur patient, et finalement, d’être considérées comme
un allié dans le traitement (Canneva, 2004).
D’autres part les familles veulent être aidé pour accepter la maladie, à alléger la
culpabilité et le blâme, à consacrer du temps à leur vie personnelle. Elles veulent aussi de l’aide
pour améliorer les tensions au sein du groupe familiale afin de réduire les frictions engendrées
par le comportement du patient, de gagner du terrain dans le domaine de la vie quotidienne, de
faire mieux accepter par la fratrie et/ou le conjoint, d’obtenir du reste de la famille le partage
des responsabilités vis à vis du malade. Mais aussi elles veulent entretenir des relations avec
des personnes qui partagent des expériences identiques par l’information et la participation à
des groupes familiaux d’entraide ou de soutien mutuel (Canneva, 2004).
La littérature scientifique sur le thème « famille », basée sur des travaux menés, au
début du 20ème siècle, notamment, par Mayer (1903, 1906 et 1911) a attiré l'attention sur
l'importance de l'entourage familial dans le développement des maladies mentales. C’est un
soulignement sur le fait que la famille peut être, dans certaines conditions, une cause de
maladies mentales.
Spiegel (1959) et Bell (1959), dans une revue magistrale, ont classé les travaux
s'intéressant à la famille du malade mental en trois catégories : il y a ceux qui portent l'accent
sur la famille comme agent étiologique dans la maladie mentale, ceux qui étudient les aspects
structuraux de la famille du malade et, en fin, ceux qui considèrent l'impact de la maladie
mentale sur les relations de la famille.
Barrelet et al. (2000) note qu’il existe une oscillation de la famille entre deux positions
vis-à-vis de l’hospitalisation en psychiatrie ; l’une centrifuge et l’autre centripète. La première
amène le système familial à évacuer le patient vers le système de soins, à l’hospitaliser et à l'y
maintenir avec la connivence de l'équipe hospitalière. Tandis que la deuxième, amène le même
système familial à manifester une aptitude « centripète » vis-à-vis du système de soins
hospitaliers. L'hôpital est alors défini comme un lieu d'abolition de la liberté individuelle et de
répression des différences. Ce qui amène la famille du patient à le prendre en charge et à le
suivre en manifestant un intérêt observable.
Cette même étude démontre, aussi, que face à l’évolution du temps, la relation entre les
unités de soins de psychiatrie et les familles des patients a beaucoup évolué. Cette évolution
est captée grâce à la relation de synergie et de collaboration entre les thérapeutes et intervenants
et les familles des patients. Sur cette toile de fond, les entretiens de famille accompagnant
l'hospitalisation psychiatrique deviennent une prestation à la fois supplémentaire et
indispensable à la prise en charge hospitalière. Ainsi, le rôle de la famille se montre très utile
pour la négociation du protocole de soin prodigué pour leurs patients grâce aux éléments
biographiques que peut apporter cette dernière, et qu’ils peuvent contenir les indices
étiologiques de la maladie ainsi que des points à développer chez le malade lors de la thérapie.
(Barrelet et al., 2000)
Le syndrome d’épuisement évoqué (burn-out) chez les familles des patients, observé
chez les professionnels de santé auparavant, et évoque aussi qu’il est une problématique
énorme qui empêche l’évolution de la prise en charge familiale des malades mentaux, surtout
chez les malades chroniques (Allouch et al., 2013).
Certaines études démontrent que ce n’est pas seulement l’épuisement qui fait face à
l’expérience de la famille en matière de la prise en charge de leurs patients, mais aussi la non
réponse de la part de la communauté psychiatrique aux besoins de cette famille. Et cela, en
matière de l’éducation sur la maladie, de la création des espaces d’occupation pour les malades
et surtout du soutien financier, ce qui évoque la notion de l’aide à la maladie (Zelverte &
Doussot-Bouazza, 2014).
En général, la famille est une composante qui a été démontré indispensable dans la prise
en charge du malade mental, lorsque celle-ci est bien intégrée dans le projet thérapeutique. En
effet, Lalonde et Barbès-Morin (2006), dans l’étude intitulée "la réadaptation psychiatrique
du schizophrène", ont montré l’efficacité de la psychoéducation familiale parmi les différentes
interventions psychosociales vis-à-vis de la maladie mentale.
Par ailleurs, les caractéristiques du patient et de sa famille, Selon Jacelon (2006) ces
caractéristiques sont les différentes attitudes adoptées par la famille envers la personne
hospitalisée comme le fait d’agir à la place de la personne hospitalisée et prendre les décisions
sans la consulter, d’agir en collaboration avec la personne hospitalisée et discuter des décisions
à prendre, parfois de ne pas s’impliquer à la prise de décision et le manque de connaissance.
On ne sait toutefois pas de façon explicite ce qui influence le comportement des familles si ce
n’est leurs valeurs et leurs croyances.
constituaient parfois des obstacles à la participation des soignants et rendaient les infirmières
moins susceptibles de les inclure. Certaines infirmières ont indiqué que l’état émotionnel d’un
membre de la famille pendant une expérience aussi stressante pouvait nuire à leur capacité de
participer aux soins. Les attentes irréalistes constituaient un autre obstacle à la participation
aux soins associé à la famille. Les demandes d'attention des membres de la famille allaient
parfois au-delà de ce que les infirmières estimaient pouvoir fournir, créant ainsi une tension
entre les infirmières et les membres de la famille. C’est un défi majeur auquel les infirmières
étaient confrontées lorsqu’elles tentaient de travailler avec des membres de leur famille
(Hetland, Hickman, McAndrew, & Daly, 2017).
D’âpres Kaas, Lee, et Peitzman (2003)les patients ne désirent pas que leur famille soit
impliquée dans leur projet de soins et qu’ils n’aient aucune connaissance de son état de santé,
une autre étude de Maybery et Reupert (2009) la réticence des patients d’impliquer la famille.
Selon Hetland et al.( 2017) une acuité élevée du patient était un obstacle majeur à la
participation de la famille aux soins. Les infirmières ont expliqué qu'il arrivait que la santé des
patients se détériore et que la participation de la famille ne soit pas possible. La présence de
l'ampleur des problèmes neurologiques du patient a dissuadé les infirmières d'impliquer les
aidants naturels en raison des risques élevés pour la sécurité des patients. À l’inverse, certaines
infirmières ont observé que les patients réagissaient plus favorablement au traitement et se
reposaient mieux en présence de leur famille, ce qui les encourageait à faire appel aux aidants
naturels. De telles réponses positives des patients comme la diminution de l’anxiété, de la peur
et du stress ont facilité la participation de la famille et amélioré la sécurité et la qualité des
soins du patient.
Selon une étude de Blomqvist et Ziegert (2011) les résultats montrent que les
conceptions des infirmières sur la participation familiale varient et que la famille n'a pas
toujours été une priorité dans ce contexte attentionné. La mise en œuvre de la participation
familiale était souvent basée uniquement sur les intérêts et les idées des infirmières.
De plus les infirmières se trouvent confrontées aux différentes réactions des familles en
cours d’hospitalisation, elles affirment vivre énormément d’incertitude quant aux interventions
qui pourraient être aidantes pour ces familles. Elles évoquent également une grande insécurité
engendrée par cette peur de ne pas savoir quoi faire. Que ce soit sur le plan de la gestion des
émotions difficiles exprimées par les proches vu le manque de certaines habilitées
relationnelles, des reproches parfois dirigés à l’endroit du personnel soignant ou simplement
de la peur d’ajouter au fardeau déjà vécu par les familles, elles se retrouvent désarmées et se
sentent personnellement attaquées par les diverses réactions des proches (Blomqvist & Ziegert
,2011).
Dans le même contexte une étude de Hetland et al.(2017) montre que l’attitude des
infirmières vis-à-vis de la participation des proches aidants aux soins des patients pourrait
constituer à la fois un obstacle et un facilitateur. Certaines infirmières étaient ambivalentes
quant aux soins prodigués par la famille en raison d'expériences antérieures. La menace pour
la sécurité des patients est devenue un obstacle à la participation d'autres aidants familiaux.
Cependant, de nombreuses infirmières ont exprimé une attitude positive à l’égard de la
participation des aidants familiaux, ce qui a facilité la pratique et conduit à des résultats positifs
pour les patients, les familles et même les infirmières. Certaines infirmières ont décrit la
participation des proches aidants à des tâches qu’elles ne pouvaient pas toujours accomplir
seules, par exemple pouvoir calmer un patient anxieux ou comprendre et répondre aux besoins
émotionnels d’un patient agité. La participation des familles a également aidé les infirmières à
se concentrer sur des problèmes de travail de plus haute priorité ou d’acuité plus élevée, ce qui,
selon eux, a aidé le processus de soins du patient dans son ensemble.
Nicholls et Pernice (2009) leur étude a exploré les perspectives des aidants familiaux
et des professionnels de la santé mentale ; le fait que l’évolution d’un problème de santé
mentale soit tout à fait imprévisible laisse souvent le personnel soignant sans réponses face aux
questions des proches concernant le futur du patient, exacerbant ainsi le malaise vécu par les
professionnels et engendre un sentiment d’insécurité due à l’impossibilité de vérifier l’impact
de leurs interventions. Dans le même ordre d’idée, un pronostic sombre quant aux espoirs de
rétablissement de la personne hospitalisée place tout autant les intervenants dans une position
inconfortable lors des interventions auprès de la famille.
Walker et Dewar (2001) dans leur étude démontre que les professionnels de la santé ne
voient pas les problèmes soulevés par les proches comme des opportunités d’amélioration,
mais plutôt comme des critiques personnels à leur endroit, ce qui les poussent à les éviter et
dire même s’ils doivent être intégrer. Ajoutant à cela que Kaas et al.(2003) grâce à leurs études
il démontre que les personnelles perçoit et ont une croyance que l’implication de la famille
peut être néfaste.
Blomqvist et Ziegert (2011) démontre que les soignants ont une approche individualiste
blâmant les familles pour la maladie et que leur réticence est argumentée par la croyance
ancienne que la famille est la principale responsable.
Peu de littérature porte sur les caractéristiques du personnel infirmier et leur relation
avec la personne soignée et ses proches. Selon Haesler, Bauer et Nay (2006 ; 2007)une
formation sur les habiletés de communication est un élément favorable au développement
d’une telle relation. Aussi, une formation académique dont les valeurs sont basées sur
l’approche familiale est favorable à l’approche centrée sur le patient et sa famille (Weman &
Fagerberg, 2006). Et diminue l’hésitation du personnel infirmier à impliquer les familles dans
les soins en augmentant leur confiance envers leurs habiletés (Hickey & Leske, 1992). Le type
de formation du personnel infirmier permet d’influencer leur perception de la famille et
favoriser leur implication dans les soins par le développement d’une relation positive (Marquis
et al, 2004)
3. Facteurs organisationnels
familles (Marquis, Freegard & Hoogland, 2004). Ces facteurs peuvent contenir d’une part des
facteurs contraignants telle la surcharge de travail, le manque de personnel, l’instabilité de
l’équipe, le manque de temps à accorder à la famille (Haesler et al., 2006). L’organisation du
travail centrée sur les techniques de soins et la tendance à donner des soins selon une routine
préétablie ainsi que les contraintes financières des organisations paraissent également comme
des facteurs nuisibles à une approche centrée sur la personne et sa famille (Haesler et al, 2006
; Weman & Fagerberg, 2006).
D’autres facteurs de type organisationnels mais favorisants sont reliés au soutien des
gestionnaires, notamment par le soutien au développement des habiletés du personnel
infirmier, des outils d’évaluation et de protocoles ainsi que par la mise en place d’une
philosophie d’unité centrée sur l’approche patient-famille (Hickey & Leske, 1992 ; Marquis et
al, 2004 ; Weman, Kihlgren & Fagerberg, 2004). Finalement, le partenariat infirmière-patient-
famille est influencé par des politiques organisationnelles qui représentent ces valeurs de soins
(Coyer, Courtney & O ’Sullivan, 2007)
4. Facteur légale
est tenue au secret professionnel en tout temps, sauf lorsque le client consent à la transmission
de l’information ou si la loi le permet ou l’ordonne. (Daneau et al., 2014)
Au Maroc, cette obligation du secret trouve son fondement juridique à la fois dans le
code pénal et dans le code de déontologie médicale. L'article 4 de ce dernier dispose : « Le
médecin doit à son malade le secret absolu en tout ce qui lui a été confié ou qu'il aura pu
connaître en raison de confiance qui lui a été accordée. ». Ainsi, toute violation de ce secret
engage la responsabilité pénale de son auteur. Selon, l'article 446 du code pénal marocain : «les
médecins, chirurgien ou officiers de santé, ainsi que les pharmaciens, les sages-femmes ou
toutes autres personnes dépositaires par état ou par profession ou par fonction permanentes ou
temporaires , des secrets qu' on leur confie, qui, hors le cas où la loi les oblige ou les autorise
à se porter dénonciateur, ont révélé ces secrets, sont punis de l'emprisonnement d' un mois à
six mois et d 'une amende de 200 à 1000 dirhams» ( Benchekroun, 2009 ).
Cadre de référence
Grâce à la recension des écrits, les résultats montrent que la relation infirmier-famille
s’avère influencé par plusieurs facteurs.
Cadre de référence
Relation
infirmier/famille
du patient
Facteurs
Facteur LEGALE
ORGANISATIONNELS
But de l’étude
Décrire les facteurs qui influencent la relation des infirmiers en psychiatrie avec la
famille des patients hospitalisés à l’hôpital ERRAZI de Tétouan en 2018-2019.
Question de recherche
Quels sont les facteurs qui influencent la relation des infirmiers en psychiatrie avec la
famille des patients hospitalisés à l’hôpital ERRAZI de Tétouan en 2018-2019 ?
Phase Méthodologique
Phase Méthodologique
Type de l’étude
Etude descriptive quantitative de premier niveau, qui vise à décrire les facteurs qui
influencent la relation des infirmiers en psychiatrie avec la famille des patients hospitalisés à
l’hôpital ERRAZI de Tétouan en 2018-.2019.
Milieu de l’étude
❖ 34 infirmiers :
➢ 2 Infirmiers Chefs
(S. hommes / S. femmes).
➢ 32 infirmiers et infirmières.
Ce qui concerne le questionnaire, les réponses seront saisies dans un tableau d’Excel,
ensuite elles seront exploitées et présentées sous forme de graphiques accompagnés par
des commentaires.
• Le respect des opinions annoncés par les différents intervenants dans cette étude.
I. Identification :
16.67%
[Link]
[Link]
26.67% 56.67%
Autre
16.67%
23.33%
60.00%
Graphique n°2 : Répartition du personnel participant à l’étude selon les années d'ancienneté
dans la profession (N=30).
33.33%
Masculin
66.67% Féminin
Graphique n°4 : les différents rôles relevés par le personnel participant à l’étude (N=30).
Commentaire : l’accueil du patient et sa famille est le rôle le plus important pour le personnel
participant à l’étude (97%). D’autres rôles sont mentionnés par ce même personnel à savoir
l’accompagnement pendant la durée de séjour, l’observance thérapeutique (presque 77%
chacun) et l’entretien psychiatrique (plus de 73%). D’autres rôles sont mentionnés avec des
taux moins importants comme : l’orientation des familles et faire l’IEC pour les familles
concernant le traitement hospitalier et extrahospitalier.
Résultat : La totalité du personnel affirme que la famille peut représenter une source
étiologique de la maladie mentale.
3.33%
Résultat : La totalité du personnel affirme que la famille joue un rôle important dans
l’amélioration de l’état du patient.
10.00%
Toujours
Parfois
90.00%
Jamais
Graphique n°8 : Les familles comme composante essentielle dans le projet de soin selon le
personnel participant à l’étude (N= 30).
Commentaire : 90% du personnel déclare la famille comme une composante essentielle dans
le projet de soin.
70% 63%
60%
50% 50% 50%
50%
40%
30% 25% 25%
20% 13%
10%
0%
L’intégration de Etat émotionnel Les attentes L’exigence Critiques de la Refus de la part Autre
la famille ne fait de la famille irréalistes d’attentions qui famille du patient
pas parti de allaient au-delà
votre rôle de ce que les
infirmiers pouvez
fournir
Graphique n°10 : Les causes de la non intégration des familles dans l’élaboration et le suivi
thérapeutique selon le personnel participant à l’étude (N=8).
Commentaire : les causes de la non intégration des familles dans l’élaboration et le suivi
thérapeutique par le personnel sont : 62% pour les critiques de la famille vis-à-vis du
personnel. L’état de la famille, l’exigence d’attentions qui allaient au-delà de ce que les
infirmiers peuvent fournir et le refus de la part du patient partagent le même pourcentage 50%.
25% a été destiné aux attentes irréalistes autres. Et plus de 12% pour le fait que l’intégration
de la famille ne fait partie du rôle infirmier.
13.64%
En étant un facilitateur
En étant un obstacle
86.36%
Commentaire : Plus de 86% du personnel intégrant la famille perçoit cette dernière comme
un facilitateur et presque 14% la perçoit comme un obstacle.
Commentaire : 60% du personnel affirme que leur relation avec les familles est peu
satisfaisante, presque de 27% affirme être très satisfait et plus de 13% affirme être insatisfait.
Résultat : la totalité du personnel affirme que le concept de la chronicité chez les patients
aboutis à un épuisement (burn-out) chez les familles.
30.00%
Oui
Non
70.00%
Commentaire : Plus de la moitié (53%) du personnel affirme qu’il n’y a pas d’obligation
professionnelle de s’engager avec les familles.
Commentaire : 75% du personnel ayant affirmé qu’il n’y a pas d’obligation professionnelle
de s’engager avec les familles, affirme que cette dernière affecte leur relation avec eux.
100.00% 95.45%
90.00%
80.00%
70.00%
60.00% 54.55%
50.00%
40.00%
30.00% 22.73%
20.00%
10.00%
0.00%
Formation de base Formation continue Auto formation
Commentaire : Parmi les infirmiers participants à l’étude qui ont bénéficié de la formation en
matière du concept relationnel et de la psychothérapie familiale plus de 95% l’ont profité
comme formation de base, alors que presque de 55% ont bénéficié à travers une auto-formation
et presque 23% à travers une formation continue.
Commentaire : Presque la totalité des personnels infirmiers (93%) ont affirmé la bonne
influence de l’existence de protocoles relationnels et l’utilisation des outils d’évaluation sur la
relation avec la famille.
V. Facteur légale
40.00% Oui
Non
60.00%
Résultats des données collectées lors des entretiens avec les familles des
patients hospitalisés :
Graphique n°22 : Les attentes des familles vis-à-vis du professionnel et du système de soins
de la part de la famille du patient hospitalisé (N=23).
Commentaire : Selon le résultat du graphique on constate que la totalité des familles affirment
leurs besoins en éducation sur la maladie et la disponibilité de la part de l’infirmier, création
des espaces d’occupation et l’accompagnement pendant la durée de séjour hospitalier
bénéficient du même pourcentage (91%), 87% est constaté chez la surveillance thérapeutique,
les visites à domicile et l’entretien psychiatrique , 74% donné au soutien financier et 65%
observé dans la réinsertion socioprofessionnelle .
Graphique n°23 : La satisfaction des attentes de la famille des patients hospitalisés (N=23).
Commentaire : Presque 48% des familles affirment que ses attentes sont peu satisfaites,
presque 35% affirment qu’elles sont insatisfaites et seulement 17% sont très satisfaits.
Commentaire : Presque de 83% des familles affirment qu’elles sont très importantes dans
l’élaboration et le suivi du projet thérapeutique, tandis que 13% affirment qu’elles sont peu importantes.
Graphique n°25 : Chronicité de l’état pathologique des patients selon leurs familles (N=23).
Commentaire : Plus de 78% affirment que leur patient présente un état de chronicité.
Graphique n°26 : Développement d’un état d’épuisement (Burt out) des familles face à la
chronicité de leur patient (N=18).
30.43%
Oui
73.91% Non
Commentaire : Presque 74% des familles affirment que la cause de la maladie mentale n’est
pas liée à la famille elle-même.
Commentaire : Presque 74% des familles qui affirment que la maladie mentale affecte leur
relation avec leur patient.
Commentaire : Plus de 76% des familles leur relation avec leur patient est affectée par le
non suivi des soins hospitalier, presque 59% par le rejet familial.
Commentaire : presque de 87% des familles déclarent qu’elles sont importantes dans
l’amélioration de l’état de leur patient.
Résultat : La totalité des familles affirment qu’elles sont une composante essentielle dans le
projet de soin.
Commentaire : plus de 78% des familles qu’elles non pas été intégré dans l’élaboration et le
suivi thérapeutique.
70.00% 66.67%
60.00%
50.00% 44.44%
40.00% 33.33%
30.00% 22.22%
20.00%
16.67%
10.00%
0.00%
Etat émotionnel Les attentes les critiques vis-à- les demandes Autre
irréalistes vis des infirmiers d’attentions qui
allaient au-delà de
ce que les
infirmiers peuvent
fournir
Graphique n°32 : Les causes de la non intégration de la famille dans l’élaboration et le suivi
thérapeutique(N=18).
Graphique n°33 : L’évaluation de la relation des familles avec les infirmiers (N=23).
Commentaire : Plus de 65% des familles affirment être très satisfaites de leur relation avec
les infirmiers.
Commentaire : Plus de 65% des familles affirment avoir bénéficier d’une communication
précoce avec personnel participant à l’étude.
Graphique n°35 : Les contraintes organisationnelles pouvant affecter la relation avec les
infirmiers selon l’opinion des familles (N=23).
Commentaire : Presque de 87% affirment que le manque du personnel peut affecter la relation
avec les infirmiers, presque de 83% pour sur la surcharge de travail, presque 61% pour manque
de temps à leur accorder, plus de 39% pour l’instabilité de l’équipe et plus de 30% pour les
problèmes financiers de l’institution.
Selon les résultats on trouve que plus de la moitié du personnel affirme qu’il n y a pas
d’obligation professionnelle de s’engager avec la famille, en parallèle l’étude de Marshall et
Solomon (2004) ;Gray, Robinson, Seddon et Roberts (2008) ; Blomkvist et Ziegert (2011)
montre de ce fait que les infirmiers n’identifient aucune raison justifiante l’implication des
familles ,contrairement à L’OMS (2006) qui cite que parmi les rôles de l’infirmier est d’aider
les individus et les familles à déterminer et à réaliser leur potentiel physique mental et social.
Cela pourrait être due à un manque de précision de tâches des infirmiers.
D’après une étude de Tribolet et al. (1996) où ils identifient les différents rôles de
l’infirmier en psychiatrie, nos résultats annoncent premièrement l’importance de l’accueil du
patient et sa famille dont 97% du personnel affirme qu’il est parmi leur rôle les plus primordial
de même ou la famille déclare sa grande nécessité, suivis de l’entretien psychiatrique qui
prouve son poids à la fois du côté du personnel (plus de 73%) et de la famille (87%) appuyer
par Barrelet (2000) ou il dévoile son importance dans l’évolution de la relation entre thérapeute
et la famille .En troisième lieu l’accompagnement pendant la durée de séjour et la surveillance
de l’observance thérapeutique sont d’un grand intérêt. En trouve que presque la totalité du
personnel affirme que la visite à domicile n’est pas parmi leur rôle tandis que la famille prouve
que cette dernière est essentielle (87%). Elle annonce aussi que ses attentes vis-à-vis des rôles
de l’infirmier sont peu satisfaites (48%) à insatisfaites(35%) .
et 90% parallèlement déclare que c’est une composante essentielle dans le projet de soin et
86% trouve que la famille est un facilitateur .Par ailleurs la famille aborde le fait dans d’être
nécessaire dans l’élaboration et le suivi (83%) et dans l’amélioration de l’état de leur patient
(87%).Paradoxalement on trouve (78%) des familles affirment qu’ elles ne sont pas intégré .
Cela pourrait être due à des causes constaté par le personnel en premier lieu critiques
de la famille vis-à-vis du travail de l’infirmier (62%) puis l’état émotionnel de la famille ;
l’exigence d’attention qui allaient au-delà de ce les infirmiers pouvez fournir les infirmiers
(50%) concordant théoriquement avec Canneva (2014) et aussi le refus du patient que sa
famille soit une participante dans son séjour hospitalier.
Mayer (1903, 1906 et 1911) et Spiegel et Bell (1959) partagent le fait que la famille est
une cause ou/et un agent étiologique dans la maladie mentale conjointement, du même avis la
totalité du personnel affirme que la famille peut représenter une étiologie de la maladie mentale
mais cette croyance n’affecte pas leur relation avec elle (77%), contrairement à ce que
Blomqvist et Ziegert (2011) démontre que les soignants ont une approche individualiste
blâmant les familles pour la maladie et que leur réticence est argumentée par cette croyance
ancienne , d’autre part la famille nie être responsable de la maladie (74%).Ceci pourrait être
due à la non connaissance de la famille des étiologies,
78% des familles affirment que leur patient présente un état de chronicité qui engendre
pour la totalité un épuisement (Burn out) par conséquent la relation famille-patient s’affecte
soit par le rejet familiale dont le personnel affirme par l’unanimité cet épuisement, n’hésite pas
à le mentionner en premier niveau et aussi le nom suivi des soins hospitaliers ou en remarque
que la famille choisi les moyens traditionnels avant de recourir au soins en s’appuyant sur la
recension selon Barrelet et al.(2000),les personnels précisent la non acceptation et la
stigmatisation du malade ,le non suivis du projet thérapeutique en extrahospitalier et la non
consultation ,la non implication de la part de la famille ,les dépenses très lourdes des
médicaments et la violence envers la famille.
Aussi la famille déclare les attentes de la part du personnel qui sont peu satisfaite (48%)
à voir insatisfaite (35%) comme l’éducation sur la maladie juger très importante par la totalité
et la création des espaces d’occupation pour les malades (91%) de même apparue dans l’étude
de (Zelverte & Doussot-Bouazza 2014).
Pour le concept du secret professionnel 87% des familles affirment qu’il est respecté de
la part le personnel. En d’autres parts le personnel montre que ce facteur joue à obstruction de
la relation qui les lient avec la famille , cet avis est départagé avec la recension pour la
protection de la vie privé du patient mais qui laisse le personnel coincé entre les besoins de la
famille et ceux du patient (Daneau et al., 2014) même si la famille prend conscience, comprend
et respect ce concept (Clarke & Winsor, 2010; Ewertzon et al, 2011).
En grosso modo, l’étude des facteurs qui influencent la relation des infirmiers en
psychiatrie avec la famille des patients hospitalisés a soulevé́ plusieurs facteurs à savoir ceux
lié à la famille et le patient ceux qui concerne l’infirmier, les facteurs organisationnels et enfin
le facteur légal tous influence cette relation dans ce contexte d’une manière favorable et
défavorable. Cette situation exige une réflexion approfondie et adoptant une approche
participative en vue de formuler des suggestions d’amélioration faisant intégrer tous les avis
des intervenants suscités ce qui a été́ proposé comme premier pas par cette étude
Recommandations
✓ Sensibiliser les familles des patients et pratiquer des IEC en leur faveur à travers des
cellules
✓ Soutien de la famille du patient par la création des centres de réinsertion des malades
des centres intermédiaires après leurs stabilisation
Les Forces :
- L’étude constitue une première ébauche sur le sujet des les facteurs qui influencent la
relation des infirmiers en psychiatrie avec la famille des patients dans le contexte local
de cette recherche.
- La pertinence de la problématique étudiée étant donné que la santé mentale est une
priorité nationale, régionale et locale
- L’étude a opté pour deux sources collecte de données.
Les Limites :
- L’étude a été réalisée dans un bref temps qui ne dépasse pas 6 mois ce qui n’a pas
permis de réaliser des entretiens auprès d’un grand nombre de famille.
CONCLUSION
Or, ce qui est souhaité par l’étude est de voir corréler les volontés et les vouloir
faire pour une meilleure intégration de la famille en matière de la
psychiatrie à la province de Tétouan. Cette entreprise commence tout d’abord par la
prise en compte des besoins de la famille par les infirmiers d’une part et l’instauration d’une
communication triangulaire infirmier-patient-famille. Ensuite, viennent les actions à
entreprendre dans le cadre des recommandations faisant intégrer les avis du personnel.
« Existe-t-il une relation entre la non implication de la famille dans le projet de soins et
l’évolution l’état du patient ? »
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
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of Mental Health Nursing, 6 ,392-401.
Zelverte, M., & Doussot-Bouazza, M. (2014). Mission nationale d’appui en santé mentale (MNASM).
LES ANNEXES
Dans le cadre d’une recherche menée par un groupe d’étudiants de la 3èmé année de
l’ISPITS, et intitulée « Les facteurs qui influencent la relation des infirmiers en
psychiatrie avec la famille des patients hospitalisés à l’hôpital ERRAZI de Tétouan en
2018-2019 »
I. Identification :
1) Service : ……………………………………………………………………
2) Ancienneté dans la profession : …………………………………………………
3) Sexe : ¯ Masculin ² Féminin
5) Selon vous est-ce que la famille peut représenter une source étiologique de la maladie
mentale ?
6) A votre avis est ce que la maladie mentale peut influencer la relation entre le patient et
sa famille ?
Si Oui comment :
- Par le rejet familial
- Le non suivi des soins hospitalier
- Autres (à préciser) :
……………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………
7) Est-ce qu’à votre avis la famille peut jouer un rôle pour l’amélioration de l’état du
patient ?
8) Selon vous est-ce que la famille est une composante essentielle dans le projet de soin ?
Si Non pourquoi :
10) Comment évaluez-vous votre relation avec la famille des patients hospitalisés ?
11) Selon vous est-ce que le concept de la chronicité chez les patients aboutis à un épuisement
(burn-out) chez les familles ?
12) A votre avis est ce que le manque de connaissance de la famille, leurs croyances et leurs
valeurs influencent votre relation avec la famille ?
13) Selon vous est ce que la communication précoce avec la famille facilite son intégration
avec le personnel ?
14) Selon vous est-ce que le pronostic sombre et l’incertitude de l’évolution de l’état la
maladie affecte votre relation avec la famille ?
14) Selon vous est-ce que le pronostic sombre et l’incertitude de l’évolution de l’état la
maladie affecte votre relation avec la famille ?
15) Dans votre rôle y a-t-il une obligation professionnelle de s’engager avec les familles ?
Si Non, Est-ce que cela peut être un facteur qui influence votre relation avec eux ?
o Formation de base
o Formation continue
o Auto formation
o Autres:…………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………...
17) Selon vous quels sont les facteurs organisationnels contraignants votre relation avec la
famille ?
- Surcharge de travail
- Le manque du personnel
- Instabilité de l’équipe
- Manque de temps à accorder à la famille
- Problèmes financiers institutionnel
- Méthode de travail (routine)
- Autres :…………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………….
20) Quelles sont vos suggestions et vos propositions pour l'amélioration de la relation entre
l'infirmier et la famille du patient hospitalisé ?
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………
1) Selon vous quelles sont vos attentes vis-à-vis du professionnel de santé à l’hôpital
psychiatrique et du système de soins en général ?
2) Est-ce que vous considérez que votre implication dans l’élaboration et le suivis du
projet thérapeutique est importante ?
Si Oui, Est-ce que vous développez un état d’épuisement face à cette chronicité ?
4) Est-ce que vous pensez que vous êtes une étiologie de la maladie mentale de votre patient ?
5) Est-ce que la maladie mentale affecte votre relation avec votre patient ?
Si Oui comment :
Autres (à préciser) :
………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
…………………………………
6) Est-ce qu’à votre avis vous êtes l’un des facteurs essentiels dans l’amélioration de
l’état de votre patient ?
7) Selon vous est ce que vous êtes une composante essentielle dans le projet de soin ?
Si Oui, Est-ce que vous êtes intégré dans l’élaboration et le suivi thérapeutique ?
Si Non pourquoi :
- Votre état émotionnel (due au stress pouvant nuire à votre capacité de participer aux soins)
- Vos attentes irréalistes
- Vos demandes d’attentions qui allaient au-delà de ce que les infirmiers peuvent fournir
- Vos critiques vis-à-vis des infirmiers
- Autres: ……………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………
10) Ressentez-vous des contraintes organisationnelles pouvant affectez votre relation avec
les infirmiers comme :
- Surcharge de travail
- Le manque du personnel
- Instabilité de l’équipe
- Manque de temps à accorder à la famille
- Problèmes financiers de l’institution
- Méthode de travail (routine)
- Autres à préciser :
……………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………
11) Est-ce que vous remarquez que les infirmiers impliquent le secret professionnel dans
leur relation avec votre patient ?
25\04\2019