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Pathologies de l'oreille externe expliquées

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Pathologie de

l’oreille
externe
Présenté par [Link] Lynda
Définition-Généralités

• Pathologie qui touche le pavillon de l’oreille et le conduit auditif externe

• Acquise ou congénitale

• Comporte des entités cliniques bien définies dont la connaissance est indispensable

à tout médecin
Rappel anatomo-physiologique
L’oreille externe est constituée de 2 parties:

1-Pavillon:

Expansion lamellaire

fibrocartilagineuse ,fixe et rigide ,sa

face externe présente une série de

saillies et des dépressions.


2-Conduit auditif externe CAE:

Faisant suite à la conque et s’étendant jusqu’au tympan,


long de 25 mm, divisé en 2 portions :
• Portion fibro-cartilagineuse =1/3 externe
• Portion osseuse=2/3 internes
Recouvert d’un revêtement cutané ne contenant pas
d’hypoderme.
2 structures glandulaires:
• Glandes sébacées
• Glandes apocrines sécrétant le cérumen
Le CAE est peuplé par une flore saprophyte .

Certains facteurs sont protecteurs du revêtement:

o Cérumen: activité bactéricide

o Pytirospurum oval:élément régulateur de la flore bactérienne

o Kératine: produit lubrifiant du revêtement.


L’oreille externe participe à la

transmission de l’onde sonore ;

Le pavillon localise le son et amplifie

l’intensité de l’onde vibratoire.

Le CAE et la conque augmentent la

pression sonore.
Bouchon de cérumen
Le cérumen ,d’aspect cireux, protège le revêtement cutané
du conduit. Il est constitué par les produits de sécrétion des
glandes sébacées et cérumineuses et les débris cellulaires
provenant des follicules pilo-sébacés et de la desquamation
de la peau.
Le bouchon de cérumen est une accumulation de cire autour
d’une trame de lamelles de cellules cornées, de poils et de
corps étrangers.
Il est favorisé par:
• Des facteurs mécaniques(forme du conduit)
• Les soins au coton-tige
• Chez certaines personnes par une anomalie de la
desquamation en importantes lamelles.
On peut ramollir un bouchon de cérumen avec de l’eau
tiède ou de l’eau oxygénée.
Pour obtenir une véritable céruminolyse :utiliser
Doculyse ou Céruspray.
Le bouchon de cérumen ramolli s’évacue essentiellement
par lavages.
En cas de bouchon dur, faire un bain d’eau oxygénée
pendant 10 minutes. Si c’est insuffisant ,prescrire un
céruminolytique pendant 48 heures, instillations de
quelques gouttes 2 à 3 fois par jour.
Le lavage s’effectue avec un énéma ou plus simplement
une poire de caoutchouc ou un hydropulseur dentaire en
utilisant de l’eau à 37°C dont on dirige le jet vers la
paroi supérieure du conduit ,tout en attirant le pavillon
en haut et en arrière.
Placer sous l’oreille un haricot et mettre un linge

imperméable sur l’épaule.


Lésions du pavillon de l’oreille
Othématome
L’épanchement de sang entre le périchondre et le cartilage du
pavillon a presque toujours une origine traumatique
L’othématome survient préférentiellement chez l’adulte jeune,
sportif. Il résulte de traumatismes latéraux répétés imputant
des forces de cisaillement sur le pavillon de l’oreille. Le
diagnostic doit être rapidement posé pour une prise en charge
précoce et adaptée afin de prévenir la survenue de
complications aiguës et tardives.
Physiopathologie
Le cartilage du pavillon de l’oreille est vascularisé par un riche réseau artériel développé au sein

du tissu périchondral adjacent, aux dépens des branches de l’artère carotide externe. Au niveau de

la face antérieure du pavillon, la peau est étroitement adhérente au périchondre, du fait de

l’absence de tissu sous-cutané (à la différence de sa face postérieure). Ainsi, la face antérieure est

plus souvent soumise aux ruptures du périchondre lors de traumatismes répétés et imposant des

forces de cisaillement sur celle-ci . Le traumatisme vasculaire associé est responsable du

développement d’un hématome entre le périchondre et le cartilage, voire au sein du cartilage lui-

même.
Diagnostic

Le diagnostic est clinique et se fait par la mise en évidence d’une tuméfaction fluctuante, souvent

douloureuse et violacée, au niveau de la face antérieure du pavillon, et plus précisément au niveau de

sa partie cartilagineuse .
Traitement

Le traitement repose sur l’évacuation de l’hématome et la prévention de la réaccumulation de celui-ci :

Évacuation de l’hématome : elle doit être réalisée dans des conditions strictes d’asepsie sous anesthésie
locale (xylocaïne adrénalinée 1 % par bloc du nerf grand auriculaire) ou générale si besoin. En cas
d’hématome récent (< 6 heures), une ponction peut être réalisée avec une aiguille de bon calibre . En
cas d’hématome récidivant ou présent depuis plus de 6 heures, on préfèrera un drainage chirurgical à
l’aide d’une incision placée dans l’ombre de l’hélix. Après évacuation de la collection hématique, un
seringage de l’espace sous-périchondral au sérum physiologique (± antiseptique) est réalisé avec
fermeture de l’abord par quelques points non étanches.
Prévention de la récidive

le risque principal est la réaccumulation de l’épanchement hématique dans les suites de l’évacuation.
Il faut donc éviter le redécollement de l’espace mort. Plusieurs procédés ont été décrits, sans preuve
formelle de la supériorité franche de l’un d’entre eux.
L’utilisation de drains aspiratifs laissés en place quelques jours semble avoir été abandonnée du fait
du caractère contraignant du système. La réalisation de points en U transfixiants à l’aide de fils de
suture résorbables est proposée, parfois même sans autre dispositif de compression. La stratégie la
plus prudente semble reposer sur l’utilisation de dispositifs de contention type bourdonnet de tulle
gras fixé par point en U transfixiant, ou de plaque de silicone ou plastique thermoformé moulant
l’anthélix et/ou la conque, laissés en place pour une durée de 7 à 10 jours.
Mesures associées

on recommande la mise en place d’une antibioprophylaxie


pour limiter le risque de surinfection, surtout en cas de
lésion cutanée associée. Empiriquement, on utilise une
molécule ciblant les cocci Gram positif pour une durée de Schéma figurant les incisions dissimulées
dans l’ombre de l’hélix ou de la conque. B.
7 jours. Une surveillance rapprochée est nécessaire pour
Contention par bourdonnet.
détecter la survenue de complications septiques et la
récidive.
Périchondrite
❑ Inflammation subaiguë du pavillon suite à un traumatisme ou
une otite externe.
❑ Staphylococcus et surtout pseudomonas aéruginosa+++
❑ Absence de traitement= évolution vers la fistulisation et la
nécrose du cartilage.
❑ Il s’agit d’affections redoutables étant donné leur évolution
désespérante et leurs séquelles parfois très importantes.
❑ Ces chondrites et périchondrites peuvent compliquer les plaies
accidentelles ou opératoires, les othématomes et toutes les
infections cutanées superficielles du pavillon.
❑ On doit les redouter devant un pavillon épaissi rouge sombre
très douloureux spontanément à la pression. L’Inflammation
respecte le lobule du pavillon car il ne contient pas de cartilage.
Traitement
➢ Traitement antibiotique par voie générale adapté aux germes:[Link]+++parfois associé à
d’autres germes notamment [Link].
➢ Fluoroquinolones(Ciflox) et les céphalosporines de 3ème génération type ceftazidime(Fortum).
➢ Si les signes inflammatoires ne régressent pas rapidement ou s’il existe une suppuration:
traitement chirurgical qui a pour but de reséquer tout le tissu périchondral épaissi et infiltré qui
entretient l’infection.
Pathologie tumorale de
l’oreille externe
Tumeurs bénignes de l’oreille externe

Hémangiome Ostéome
Cicatrice chéloïde
Tumeurs malignes de l’oreille externe

Carcinome basocellulaire

Carcinome spinocellulaire Angiosarcome


Otites externes
Définition
➢ L'otite externe est une dermoépidermite aiguë qui se développe au niveau d'une peau lésée (après
extraction d'un bouchon de cérumen, lavage d'oreille,...) ou d'une peau ayant des propriétés
physicochimiques modifiées (bains en piscine ou en rivière ; savons, essences et détergents qui
détruisent l'enduit graisseux et la couche cornée superficielle ; d'une otorrhée chronique ; après
radiothérapie,...) [
➢ Les facteurs favorisants sont nombreux : climat chaud et humide

➢ Peau du conduit fibrocartilagineux: l’epiderme et le derme : système pileux + glandes


cérumineuses

➢ Peau du conduit osseux : Très mince , peu d'annexes.


Commensalisme du conduit auditif
externe
Otites externes bactériennes

Otite externe diffuse


Clinique
Signes fonctionnels:
Douleur Otalgie violente irradiant en arrière vers les régions
temporale et mandibulaire. exacerbée par l'attouchement du
tragus et la mobilisation du pavillon.
Signes physique:
La pression du tragus et la traction du pavillon déclenchent la
douleur
Otoscopie: L’aspect varie selon l’importance de l’affection allant
d’une simple hyperhémie jusqu’à la sténose complète du conduit

Otite externe estivale droite à la phase aiguë. Le conduit


auditif externe est inflammatoire, sténosé. La pression
sur le tragus exacerbe la douleur
Traitement
❑ essentiellement local ,
❑ actif sur les germes à Gram négatif le plus souvent en cause,
❑ un antibiotique et un corticoïde habituellement associés ,Parmi les antibiotiques, il est classique
d'utiliser la néomycine et la framycétine (Corticétine®, Antibiosynalar®, Panotile®, Polydexa ),
fluoroquinolone (oflocet)
Furoncle
➢ C'est une staphylococcie cutanée centrée sur
un follicule pilosébacé
➢ La douleur est au premier plan et souvent le
seul signe. Elle est très vive, localisée,
exacerbée par la mastication. Elle évolue par
paroxysmes.
➢ L'examen met en évidence une tuméfaction
congestive, localisée, au sommet de laquelle on
peut apercevoir un point blanc jaunâtre
➢ Le traitement repose sur l'antibiothérapie par
la pénicilline parentérale à doses élevées
Impétigo
✓ Il s'observe le plus souvent chez l’enfant.

✓ lié à une surinfection par un staphylocoque ou un

streptocoque après grattage ou nettoyage par un objet

souillé, ou en rapport avec une otorrhée chronique.


Érysipèle
▪ L'érysipèle est une cellulite aiguë streptococcique

▪ Il s'accompagne d'une fièvre élevée, de frissons,

▪ Cliniquement, il se manifeste par une infiltration inflammatoire

du pavillon, débordant sur la région voisine, déjetant le lobule.


Otite externe maligne
nécrosante
• concerne essentiellement mais non exclusivement les sujets âgés
puisque l'âge moyen va de 60 à 75 ans.
• Un diabète est retrouvé dans la grande majorité des cas.
• Le diabète peut être découvert à l'occasion de la maladie.
• L'otite externe maligne peut aussi évoluer sur tous les terrains
immunodéficients
• Pseudomonas aeruginosa le plus souvent en cause
• caractérisée par une otorrhée, de très violentes douleurs,
insomniantes, et l'absence d'amélioration par les traitements
habituels.
• L'examen otoscopique montre une zone polyploïde ou nécrotique
au plancher du conduit,
• Traitement: repose sur une antibiothérapie entreprise en urgence
après un prélèvement pour l'examen bactériologique, ciblée
contre Pseudomonas aeruginosa , essentiellement à base de
• fluoroquinolones et de céphalosporines de 3ème génération
Otite externe maligne. Bourgeonnement situé sur le plancher
du conduit auditif chez une femme diabétique dont l'oreille
gauche est douloureuse. Ce tableau clinique doit faire
évoquer d'emblée le diagnostic.
Otites externes virales

Zona
✓ Il peut se présenter comme une affection du pavillon ou du
conduit.
✓ L'association des deux localisations est très évocatrice.
✓ L'éruption répond au territoire sensitif du nerf facial (VII
intermédiaire) : conque, tragus, anthélix, partie postérieure et
inférieure du conduit et de la membrane tympanique . Ce
territoire dit « zone de Ramsay-Hunt » peut n'être que
partiellement atteinte.
✓ Les lésions cutanées ne sont qu'un élément du zona auriculaire, à
côté de la paralysie faciale, de l'atteinte cochléaire et de l'atteinte
vestibulaire.
✓ Traitement repose avant tout sur l'acyclovir
Herpès
Il se caractérise par des vésicules regroupées en

bouquet à contour polycyclique reposant sur une

base œdémateuse.
Otomycoses
o Sont relativement fréquentes et
probablement favorisées par les traitements
locaux antibiotiques
o On les suspecte devant la présence d’une
masse jaunâtre ou grisâtre humide et
ramollie dans un conduit inflammatoire,
cette masse ayant souvent l’aspect évocateur
d’un fragment de « papier buvard mouillé »
o Le traitement repose sur l’application d’un
topique facilitée par l’introduction d’une
mèche dans l’oreille laissée pendant 48
heures sur laquelle on instille plusieurs fois
par jour:
o Un fongicide (Pévaryl)
o Soit un antiseptique(Mycoster ),alcool
borique
Merci pour votre
attention

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