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Notions clés en philosophie terminale

Le document présente un dossier de philosophie pour les terminales générales, incluant un programme détaillé des notions, repères et méthodes essentielles à maîtriser pour les épreuves de baccalauréat. Il aborde des thèmes variés tels que l'art, le bonheur, la conscience, et propose des distinctions conceptuelles ainsi que des questions philosophiques pour chaque notion. Le dossier inclut également des méthodes de dissertation et d'explication de texte pour aider les étudiants dans leur apprentissage.

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Notions clés en philosophie terminale

Le document présente un dossier de philosophie pour les terminales générales, incluant un programme détaillé des notions, repères et méthodes essentielles à maîtriser pour les épreuves de baccalauréat. Il aborde des thèmes variés tels que l'art, le bonheur, la conscience, et propose des distinctions conceptuelles ainsi que des questions philosophiques pour chaque notion. Le dossier inclut également des méthodes de dissertation et d'explication de texte pour aider les étudiants dans leur apprentissage.

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PHILOSOPHIE

Dossier NRM

Notions, repères, Méthodes


terminales générales

Programme de terminale générale.......................................p. 02

Notions......................................................................................p. 03
01. L'art p. 03 10. La nature p. 13
02. Le bonheur p. 03 11. La raison p. 14
03. La conscience p. 04 12. La religion p. 16
04. Le devoir p. 05 13. La science p. 17
05. L’État p. 06 14. La technique p. 18
06. L’inconscient p. 07 15. Le temps p. 19
07. La justice p. 09 16. Le travail p. 20
08. Le langage p. 11 17. La vérité p. 21
09. La liberté p. 13

Repères.......................................................................................p. 23
01. Absolu/relatif p. 23 17. Impossible/possible p. 27
02. Abstrait/concret p. 23 18. Intuitif/discursif p. 28
03. En acte/en puissance p. 23 19. Légal/légitime p. 28
04. Analyse/synthèse p. 23 20. Médiat/immédiat p. 28
05. Concept/image/métaphore p. 24 21. Objectif/subjectif/intersubjectif p. 28
06. Contingent/nécessaire p. 24 22. Obligation/contrainte p. 29
07. Croire/savoir p. 24 23. Origine/fondement p. 29
08. Essentiel/accidentel p. 25 24. Persuader/convaincre p. 29
09. Exemple/preuve p. 25 25. Principe/cause/fin p. 29
10. Expliquer/comprendre p. 25 26. Public/privé p. 30
11. En fait/en droit p. 26 27. Ressemblance/analogie p. 30
12. Formel/matériel p. 26 28. Théorie/pratique p. 30
13. Genre/espèce/individu p. 26 29. Transcendant/immanent p. 30
14. Hypothèse/conséquence/conclusion p. 26 30. Universel/général/particulier/singulier p. 31
15. Idéal/réel p. 27 31. Vrai/probable/certain p. 31
16. Identité/égalité/différence p. 27

Méthodes....................................................................................p. 32
I. LES CINQ CLÉS POUR RÉUSSIR p. 32
II. MÉTHODE DE LA DISSERTATION p. 33
III. MÉTHODE DE L'EXPLICATION DE TEXTE p. 37
IV. RAISONNEMENTS, ARGUMENTS, LOGIQUE p. 39

Version numérique du dossier disponible sur le site [Link]

Héléna Molin - septembre 2022

Notions, Repères, Méthodes - page 1/40


PHILOSOPHIE
Programme

Programme de Terminale gÉnérale


terminales générales

LES NOTIONS LES REPÈRES


Ce sont les « thèmes » sur lesquels Ce sont les « outils » conceptuels souvent utilisés en philosophie,
porteront les épreuves de notamment pour produire des distinctions, des clarifications, ou une
dissertation et d'explication de texte problématisation des notions. Ce ne sont pas des thèmes qui peuvent
du baccalauréat. être l'objet d'une épreuve, mais leur maîtrise permet de mieux penser.

◉ L’art ◉ Absolu/relatif ◉ Intuitif/discursif


◉ Le bonheur ◉ Abstrait/concret ◉ Légal/légitime
◉ La conscience ◉ En acte/en puissance ◉ Médiat/immédiat
◉ Le devoir ◉ Analyse/synthèse ◉ Objectif/subjectif/
◉ L’État ◉ Concept/image/métaphore intersubjectif
◉ L’inconscient ◉ Contingent/nécessaire ◉ Obligation/contrainte
◉ La justice ◉ Croire/savoir ◉ Origine/fondement
◉ Le langage ◉ Essentiel/accidentel ◉ Persuader/convaincre
◉ La liberté ◉ Exemple/preuve ◉ Principe/cause/fin
◉ La nature ◉ Expliquer/comprendre ◉ Public/privé
◉ La raison ◉ En fait/en droit ◉ Ressemblance/analogie
◉ La religion ◉ Formel/matériel ◉ Théorie/pratique
◉ La science ◉ Genre/espèce/individu ◉ Transcendant/immanent
◉ La technique ◉ Hypothèse/conséquence/ ◉ Universel/général/
◉ Le temps conclusion particulier/singulier
◉ Le travail ◉ Idéal/réel ◉ Vrai/probable/certain
◉ La vérité ◉ Identité/égalité/différence
◉ Impossible/possible

LES PERSPECTIVES
Ce sont les axes à travers lesquels seront abordées et liées ensemble les notions du programme.

◉ L’existence humaine et la culture


◉ La morale et la politique
◉ La connaissance

LES AUTEURS
ANTIQUITÉ ET MOYEN ÂGE : Les présocratiques ; Platon ; Aristote ; Zhuangzi ; Épicure ; Cicéron ;
Lucrèce ; Sénèque ; Épictète ; Marc Aurèle ; Nāgārjuna ; Sextus Empiricus ; Plotin ; Augustin ; Avicenne ;
Anselme ; Averroès ; Maïmonide ; Thomas d’Aquin ; Guillaume d’Occam.
XVIe - XVIIe - XVIIe : N. Machiavel ; M. Montaigne (de) ; F. Bacon ; T. Hobbes ; R. Descartes ; B. Pascal ;
J. Locke ; B. Spinoza ; N. Malebranche ; G. W. Leibniz ; G. Vico ; G. Berkeley ; Montesquieu ; D. Hume ;
J.-J. Rousseau ; D. Diderot ; E. Condillac (de) ; A. Smith ; E. Kant ; J. Bentham.
XIXe - XXe - XXIe : G.W.H. Hegel ; A. Schopenhauer ; A. Comte ; A.-A. Cournot ; L. Feuerbach ;
A. Tocqueville (de) ; J.-S. Mill ; S. Kierkegaard ; K. Marx ; F. Engels ; W. James ; F. Nietzsche ; S. Freud ;
E. Durkheim ; H. Bergson ; E. Husserl ; M. Weber ; Alain ; M. Mauss ; B. Russell ; K. Jaspers ; G. Bachelard ;
M. Heidegger ; L. Wigenstein ; W. Benjamin ; K. Popper ; V. Jankélévitch ; H. Jonas ; R. Aron ; J.-P. Sartre ;
H. Arendt ; E. Levinas ; S. de Beauvoir ; C. Lévi-Strauss ; M. Merleau-Ponty ; S. Weil ; J. Hersch ; P. Ricœur ;
E. Anscombe ; I. Murdoch ; J. Rawls ; G. Simondon ; M. Foucault ; H. Putnam.

☞ EXO 1. Choisissez deux notions qui vous plaisent. Pour chacune de ces
notions, trouvez une question « philosophique ». estion interdite « ’est-ce
que… » (parce que c’est trop facile). Vous avez le droit de mélanger les notions.
_________________________________________________________________________
_________________________________________________________________________
Notions, Repères, Méthodes - page 2/40
PHILOSOPHIE
Notions

LEs NOTIONS
terminales générales

1 L'ART
1 Définitions
Étymologie. Du latin ARS, qui correspond au grec ancien TECHNÈ, et signifie « activité productrice »,
« savoir-faire ».

1. Sens large. Activité ……………………………….. de l’homme par opposition aux productions de la nature
(artificiel/naturel). Tout art ……………………………….. une matière naturelle, c’est-à-dire lui donne une autre forme
que sa forme naturelle (marbre/statue, bois/table, son/musique…)

2. Synonyme de TECHNIQUE (▶ Voir Notion 14) Tout procédé de production en tant qu’il
est ………………………………, qu’il requiert un ………………………….. Ex. J.-J. Rousseau a écrit le Discours sur les
sciences et les arts (ou « arts » est synonyme de « techniques »). L’art n’est donc pas naturel et spontané, mais il
est lui-même produit, inventé et transmis : c’est un phénomène …………………………………… Le tissage chez
l’araignée ne sera alors pas considéré en ce second sens comme un art, alors qu’il le sera chez l’homme.

3. Sens strict. Correspond aux beaux-arts, c’est-à-dire aux activités de production où l’artiste crée de
manière ………………………………………… un objet appelé « objet d’art » ou « ……………………………. d’art », capable de
susciter un plaisir ……………………………………………….. (produit dans une situation de contemplation, sans
consommation ou utilisation d’un objet extérieur). L’œuvre est alors l’objet d’un jugement esthétique autrement
appelé jugement « de …………………. » (« C’est beau »).
L’acte de création consiste à donner une forme originale à une matière quelle qu’elle soit (le son pour la
musique, toutes sortes de matériaux pour la sculpture, les paysages naturels pour le land-art, le corps humain
dans la danse ou dans le body art ▶ Voir Repère 12). On considère souvent que l’artiste, quand il crée, fait preuve
de ………………………, c’est-à-dire qu’il possède un don naturel (lat. GENIUS : dieu qui préside à la naissance et à la
destinée de chaque homme). Ce don ne s’explique et ne s’apprend donc pas.

☞ Exo 2. Compléter le texte avec les mots suivants : originale - productrice -


acquis - goût - culturel - génie - transforme - esthétique - œuvre - savoir-faire
2 Questions philosophiques
◉ L’œuvre d’art est-elle nécessairement belle ?
◉ Faut-il avoir du génie pour être artiste ?
◉ Peut-on avoir « mauvais goût » ? ◀ GARCIN Gilbert,
◉ Peut-on reprocher à l’art d’être inutile ? Au musée,1999
◉ L’art n’est-il qu’un moyen d’expression ?
◉ L’art nous éloigne-t-il de la réalité ?

2 LE BONHEUR
1 Définitions
Étymologie. Du latin BONUM AUGURIUM que l’on retrouve aussi en français dans l’expression « C’est de
bon ……………………….. ». L’ AUGURIUM, c’est le présage, la prophétie. Chez les Romains, les augures sont des
devins qui lisent la volonté des dieux en interprétant des signes comme le vol des oiseaux. D’ailleurs le mot
« ……………………………… », qui dénote un grand malheur, vient du latin SINISTER qui signifie la gauche, car les
romains considéraient que quand les oiseaux volaient vers la gauche, c’était signe de malheur à venir.
Étymologiquement donc, le bonheur correspond à la ………………………….. ou à la bonne fortune (FORTUNA : la
chance, le destin) que nous accordent les dieux.
Notions, Repères, Méthodes - page 3/40
1. Définition la plus courante. État de ………………………………….. complète, caractérisé par sa plénitude et
Notions
sa …………………………………….. dans le temps.

2. Distinctions conceptuelles. Cet état doit être distingué d’autres notions proches : PLAISIR, JOIE et
CONTENTEMENT
Le plaisir vient du latin PLACERE qui signifie « plaire ». C’est une sensation ………………………… (exemple : le
plaisir gustatif) ou un sentiment …………………………… (exemple : le plaisir de voir un ami), généralement provoqué
par la …………………………………… d’un besoin ou d’un désir. Il est agréable et facteur d’épanouissement, ce qui
conduit souvent l’être humain et les autres animaux à le rechercher. Le plaisir se caractérise par
sa ……………………………………….. (quelques secondes ou quelques minutes). Mais c’est parfois déjà un plaisir que
d’anticiper un événement à venir ; de même, c’est parfois encore un plaisir que de se souvenir d’un plaisir passé
(rôle important de la ………………………. et de l’………………………………) .
La joie est un sentiment ……………………………….. qui résulte d’un événement espéré (avoir son bac) ou
inaendu (gros héritage), que l’on considère comme un bien ayant une valeur supérieure dans l’existence. La joie
est donc plus ………………………….. mais souvent aussi plus …………………………… que le simple plaisir.
Enfin le ……………………………………. serait peut-être la notion qui se rapproche le plus de l’idée de bonheur. Il se
produit quand l’individu éprouve le sentiment d'une adéquation entre ce qu’il souhaite et ce qui est. Ainsi on
peut être content de soi quand on parvient à réaliser quelque chose, content d’une situation, content pour
quelqu’un. Le contentement est souvent moins ………………………………, mais cependant plus durable que le plaisir
ou que la joie, justement parce qu’il s’agit d’un affect plus calme, qui produit la ………………………………. de notre
esprit.

☞ Exo 3. Compléter le texte avec les mots suivants : imagination -


psychologique (X2) - stabilité - contentement - sinistre - durable -
satisfaction (X2) - tranquillité - augure - intense (X2) - corporelle -
mémoire - brièveté - chance

2 Questions philosophiques
◉ Faut-il satisfaire tous ses désirs pour être heureux ?
◉ Le bonheur est-il la fin de notre existence ?
◉ Mon bonheur dépend-il uniquement de moi ?
◉ Chercher le bonheur, est-ce se condamner à ne jamais le trouver ?
◉ Faut-il préférer le bonheur à la vérité ?

3 LA CONSCIENCE
1 Définitions
Étymologie. Du latin CUM SCIRE qui signifie « avec savoir », savoir qui accompagne autre chose.

1. La conscience cognitive. La conscience accompagne une ……………….. ou une …………………. Il s’agit d’une
faculté de connaissance immédiate et …………………………… (▶ Voir Repères 18 et 20) . C’est elle qui
rend …………………………….. à mon esprit cee idée ou cee action, si bien que je sais clairement et distinctement
que j’ai cee idée ou que je réalise cee action, par opposition aux idées ou actions ………………………………… (▶
Voir Notion 06). C’est donc une faculté de …………………………………….. mentale. Beaucoup d’autres animaux
semblent posséder cee conscience immédiate qui leur permet de traiter les informations venues du monde
extérieur ou de leur corps, et d’interagir avec leur milieu. Syn. APERCEPTION (terme que l’on peut retrouver
dans des textes philosophiques un peu anciens)

2. La conscience réfléchie. Elle suppose une ……………………………….. sur soi, elle est un peu comme un miroir
grâce auquel nous prenons connaissance de nous-mêmes. Elle est en effet à la fois conscience de mon existence
qui persiste dans le temps et conscience du flux des phénomènes perceptifs et des changements qui se produisent
en moi. Synonyme de CONSCIENCE DE SOI ou encore d’IPSÉITÉ (lat. IPSE = soi-même), c’est-à-dire de la
capacité à se reconnaître soi-même comme ………. seul et ……………… être identique dans le temps, ainsi que
comme un individu distinct de tous les autres êtres du monde qui m’entoure. Cee capacité est une condition
Notions, Repères, Méthodes - page 4/40
nécessaire de l’……………………………. PERSONNELLE et de la construction du MOI.
Notions
Grâce à elle, je suis un SUJET, c’est-à-dire un être pensant qui sait être lui-même l’……………………… de ses
pensées, de ses paroles et de ses actes. L’OBJET, au contraire, est ce sur quoi (ou celui sur qui) portent ces
pensées, paroles ou actes. Exemple : « Je (sujet) pense à mes élèves (objet) ». Cee opposition sujet/objet a donné
l’opposition entre les adjectifs « subjectif » et « objectif » ( ▶ Voir Repère 21.)
L’ipséité est donc le fondement de la reconnaissance de soi et de l’autre comme des ……………………………, c’est-
à-dire comme des êtres ayant un statut ontologique (un être, une nature) différent des autres
êtres ……………………….. (animaux) ou des ………………………. inertes.

3. La conscience morale. Capacité à distinguer intuitivement le bien du mal, le juste, de l’injuste et donc à
porter des jugements moraux (« C’est bien »), sur soi-même (avoir « ………….. conscience » ou « mauvaise
conscience ») ou sur autrui. and j’agis « en mon ………… et conscience », cela signifie que j’agis en
connaissance de cause, en suivant mon sentiment de ce qui est bien ou mal. L’idée de conscience morale implique
que nous possédons un …………….. MORAL et que nos actions sont déterminées par ce sens, non par notre
RAISON.

☞ Exo 4. Compléter le texte avec les mots suivants : intuitive - identité -


personnes - action - sens - unique - auteur - choses - présente - idée - âme - réflexion -
un - vivants - représentation - bonne - inconscientes

2 Questions philosophiques
◀ Cet enfant prend son
◉ Suis-je ce que j’ai conscience d’être ? reflet dans le miroir
◉ Être conscient, est-ce savoir ? pour un autre enfant. Il
n'a pas encore aeint
◉ Être conscient de soi, est-ce se connaître ? ce qu'on appelle en
◉ Toute prise de conscience est-elle libératrice ? psychologie le stade du
◉ La conscience peut-elle être un fardeau ? miroir.
◉ Suffit-il d’avoir bonne conscience pour bien agir ?

4 LE DEVOIR

1 Définitions
Étymologie. Du latin DEBERE qui signifie « devoir » « avoir une dee ». On retrouve le radical deb- dans
débiteur (celui qui a une dee). Le mot déontologie vient du grec ancien DÉON qui signifie « ce qui est
convenable ».

1. Général. Le devoir, c’est ce qui s’impose à notre ……………………………. . Le verbe « devoir » peut indiquer :
- La nécessité : « Je dois me nourrir », c’est nécessaire sinon je vais mourir. Me nourrir est donc pour moi
une ………………………………. absolue. (▶ Voir Repère 06)
- L’……………………………….. morale ou sociale : « Je dois faire mes devoirs », certes mais je peux choisir de ne pas
les faire. Dans ce cas, je ne fais pas mon devoir. (▶ Voir Repère 22)

2. Morale. Le devoir est l’obligation morale telle qu’elle se présente à un esprit raisonnable sous la forme
d’un ……………………………… Ex. « Ne fais pas à autrui ce que tu ne veux pas qu’il te fasse ». Il est nécessaire de s’y
soumere si on veut agir ………………………………., bien qu’il soit possible de ne pas s’y soumee. Dans ce cas, on
agit de manière …………………………… La punition de l’action immorale est le sentiment de ………………………….. ou
encore le remord.

3. Social et juridique. Cee obligation se présente comme le respect d’une loi ……………………………………. à
l’individu. Conformité de l’action à un aendu ……………………….., règle morale, code, déontologie ou loi juridique.
Dans le cas de l’obligation morale, la volonté est AUTONOME, car elle se soumet d’elle-même à la loi qui lui
apparaît conforme à la raison. Dans le cas de l’obligation juridique, la volonté est HÉTÉRONOME, car la loi lui est
imposée de l’extérieur. Kant distingue le fait d’agir PAR devoir (volonté autonome) et le fait d’agir
CONFORMÉMENT au devoir. (volonté hétéronome ▶ Voir Notion 9)

☞ Exo 5. Compléter le texte avec les mots suivants : moralement - extérieure -


volonté - impératif - obligation - social - culpabilité - nécessité - immorale
Notions, Repères, Méthodes - page 5/40
2 Questions philosophiques
Notions

◉ Agir par devoir est-ce agir contre son intérêt ?


◉ Agir par devoir, est-ce nécessairement bien agir ?
◉ Peut-on ignorer son devoir ?
◉ i peut me dire ce que je dois faire ?
◉ Accomplir son devoir, est-ce agir librement ?
◉ Est-ce un devoir de respecter la nature ?
Citation extraite de la dernière lere du célèbre
résistant Jean Moulin à sa sœur et à sa mère.

5 L'ÉTAT
1 Définitions
Étymologie. Du latin STARE qui signifie « se tenir debout ». Le terme ÉTAT apparaît au XVIe siècle et il est
utilisé en philosophie politique pour traduire RES PUBLICA (république) ou encore CIVITAS (cité). POLITIQUE
vient du grec ancien POLIS qui signifie « cité ». La politique est donc l’art de bien ……………………………….. une
société humaine.

1. Autorité ……………………….. souveraine, civile, militaire ou éventuellement religieuse, considérée comme une
personne juridique et morale, à laquelle est soumise un groupement humain, vivant sur
un ………………………………. donné. L’État peut prendre diverses formes (régimes politiques) : monarchie,
république, dictature militaire, ………………………………… (quand il y a identité entre le pouvoir politique et le
pouvoir religieux). Cela dépend de la nature de son SOUVERAIN (celui ou ceux qui dirigent).

2. Administration suprême. ……………………………. (ensemble structuré de personnes et de services) qui exerce


le pouvoir ………………………… et …………………………… (grâce à un corps de fonctionnaires) une société humaine.
L’État prend en charge le ………………………………….. et l’organisation de la société.
Les collectivités territoriales (mairies, conseils départementaux, conseils régionaux) sont également des
institutions publiques qui ont des pouvoirs politiques et administratifs à l’échelle des territoires correspondant
(communes, départements, régions). Ce sont cependant des autorités de second ordre soumises à l’État.

3. Distinction société/État. Aention, dans certains textes de philosophie politique ou dans certains usages
courants, l’État est identifié plus largement à la société, c’est-à-dire à un ensemble d’êtres humains unis par des
relations d’interdépendance régies par des ……………… Mais en général on distingue au contraire l’État et la
société …………………., l’État correspondant à ceux qui exercent le pouvoir sur le reste de la société et l’organisent.
and on dit par exemple qu’un nouveau ministre est issu « de la société civile », c’est qu’il n’exerçait aucune
fonction politique auparavant.
On parle aussi souvent de « corps social » et on compare alors l’État à la « tête » de ce corps. On fait alors une
analogie entre l’individu humain et la société. (▶ Voir Repère 27)
La plupart des philosophies critiques de l’État reposent sur le constat de cee opposition État/société qui fait
courir le risque de l’…………………………….., quand l’État n’agit plus dans l’intérêt de la société et utilise sa force
pour servir le seul intérêt particulier des dirigeants ou de la classe sociale dominante, par exemple.

4. Les fonctions régaliennes de l’État :


- fonction ……………………………… (promulgation des lois)
- fonction ……………………………… (respect des lois)
- fonction de maintien de l’ordre intérieur (……………………..)
- fonction de …………………………… extérieure (armée)
Pour le sociologue Max WEBER, l’État est ce qui « revendique avec succès pour son propre compte LE
MONOPOLE DE LA VIOLENCE PHYSIQUE LÉGITIME ». (Le savant et le politique, 1919)

5. Intervention publique. Dans d’autres domaines (économie, éducation, santé…), l’…………………………….. (ou
intervention) de l’État peut être variable (de nulle à très forte ▶ Voir EXO 7. )
C’est sur la question du champ d’intervention de l’État que se distinguent deux grandes théories politiques : le
SOCIALISME et le LIBÉRALISME.
………………………………….. : Ses valeurs fondamentales sont la liberté individuelle et la propriété privée.
L’intervention de l’État en dehors des fonctions régaliennes doit donc être limitée au maximum et l’État ne doit
pas imposer de règles au marché (c’est-à-dire aux échanges commerciaux). Dans une société strictement libérale,
il n’y aurait pas d’État-Providence (sécurité sociale, assurance-chômage, services publics…) et le marché serait
Notions, Repères, Méthodes - page 6/40
libre, c’est-à-dire non-soumis à des règles édictées par l’État.
Notions
………………………………….. : Ses valeurs fondamentales sont la justice sociale et l’égalité des droits. L’État doit
donc compenser les inégalités produites par les interactions économiques, en assurant notamment l’accès de tous
aux services et aux biens considérés comme essentiels : la santé, l’éducation, les transports, les
télécommunications ou encore l’eau (liste non-exhaustive). La collecte des impôts permet cee redistribution des
richesses.
La plupart des États existant se situent entre les deux extrêmes du « tout privé » et du « tout public ». La
France est un État plus ………………………… que les États-Unis, mais depuis 40 ans, il est de plus en
plus ……………………….. . (▶ Voir Repère 26)

☞ Exo 6. Compléter le texte avec les mots suivants : administre - ingérence -


théocratie - civile - socialisme - judiciaire - législative - libéral - gouverner - institution -
libéralisme - territoire - autoritarisme - socialiste - défense - police - politique (X2) - lois -
gouvernement
☞ Exo 7. Voici 7 images. elles sont celles qui correspondent à une fonction régalienne
de l’État ? Celles qui correspondent à une intervention publique ou à un service public ?

Parmi les images correspondant à des « services publics », certains sont en fait d’anciens services
publics qui ont été privatisés. Lesquels ? En quelle année ? elle entreprise à changé de statut en 2020
ouvrant la voie d’une possible privatisation ? Aidez-vous des trois articles ci-dessous.
1 2 3
1. Article Les Échos, septembre 2004 sur France Télécom

2. Article Libération, décembre 2010 sur La Poste


3. Article Le Monde, janvier 2020 sur la SNCF

2 Questions philosophiques
◉ e doit-on à l’État ?
◉ L’État est-il au-dessus des lois ?
◉ L’État doit-il faire le bonheur de ses citoyens ?
◉ Au nom de quoi peut-on s’opposer à l’État ?
◉ La justice ne relève-t-elle que de l’État ?
◉ Peut-on se passer de l’État ?

6 L'INCONSCIENT
1 Définitions
1. Adjectif.
a. Est inconscient celui qui est - ou ce qui se produit - dans un état non-conscient, caractérisé par
l’……………………… de conscience psychologique : sommeil par opposition à l’éveil (ou état de vigilance), coma…

Notions, Repères, Méthodes - page 7/40


b. Est inconscient celui qui est …………………………. (au sens psychologique ▶ Voir Notion 3.1.1.), mais qui
fait preuve d’inconscience, c’est-à-dire que son ……………………………….. ou son …………………………. (refus) de la
situation le pousse à agir de manière déraisonnable ou inadaptée.
c. Sont inconscientes les informations qui nous parviennent et que nous traitons, sans pour autant
passer par une …………………………….. consciente. (▶ Voir infra « Inconscient cognitif ») Le philosophe Leibniz
(XVIIe s.) parlait à leur sujet de « petites perceptions ». L’exemple qu’il donne est celui de la vague : le bruit d’une
vague, dont j’ai clairement conscience, est composé d’innombrables bruits dont je n’ai pas conscience. Je ne
perçois pas …………………………………… ces bruits, pourtant je dois bien les percevoir, sinon je n’entendrais pas la
vague. Sont également inconscientes les actions que nous faisons sans y penser, de manière non-volontaire ou
automatique. On peut penser à l’exemple de l’apprentissage de la conduite : bon nombre d’informations qui au
début de l’apprentissage submergent la conscience, sont au fur et à mesure traitées de manière
parfaitement ……………………………………

2. Substantif.
a. L’inconscient cognitif représente les systèmes d’opérations ……………………………. dont nous n’avons pas
conscience : reconnaissance de visages, de mots, de gestes… Tous ces processus pourraient être rendus conscients,
si on y prêtait ………………………… . L’aention est une activité cognitive de notre esprit (c’est un processus de
connaissance) alors que l’éveil est physiologique (c’est un état de notre corps). L’état végétatif est un coma où le
patient est …………………………. au sens physiologique, mais ne manifeste aucune capacité d’aention au monde
ou à lui-même. (▶ Voir Notion 3.1.1)
b. L’inconscient psychanalytique est une hypothèse originale et fondamentale de la PSYCHANALYSE, la
théorie du psychisme initiée par FREUD (fin XIXe/début XXe s.).
Il s’agit alors de l’une des composantes du …………………………………… (esprit envisagé comme un jeu de forces).
Il est formé à l’issue du …………………………………….. (l’exclusion) par la conscience de certains désirs et de
certaines représentations inacceptables pour elle.
L’inconscient n’est pas simplement le réservoir de ces représentations et désirs refoulés, mais aussi un élément
dynamique (une ……………….) du psychisme, car ces représentations (mal) refoulées vont tenter de se frayer un
chemin vers la conscience en utilisant des ………………………. détournés : les …………………….., mais aussi les lapsus,
les actes manqués ou encore les névroses (pathologies dont font partie par exemple les phobies, les TOC… ).
Les ……………………… sont des comportements irrationnels, indépendants de la volonté du sujet aeint, dont il est
conscient et qui le font souffrir. Ne pas confondre avec les psychoses, qui sont des troubles de
la ………………………….. caractérisés par des ……………………… (confusion entre la réalité et l’imagination, comme les
hallucinations).
Le but de la psychanalyse, en tant que …………………………………… qui a pour but de soigner (Freud est au
départ neurologue), est une clarification consciente par le « patient » lui-même (qu’on appelle l’analysant), de
l’origine de son trouble, ce qui l’oblige à sonder et dévoiler son inconscient. Il s’agira donc de parvenir à une
représentation consciente et acceptable du ………………………. ou de la représentation refoulée à l’origine du
trouble. Cee recherche ne peut se faire que par la ……………………………. et grâce à la relation entre le
psychanalyste et l’analysant. C’est la cure analytique.
c. L’inconscient collectif est une autre hypothèse introduite par le psychanalyste Carl Jung (XXe s.). C’est un
réservoir de représentations communes, de modèles issus par exemple des mythes et traditions, que partage un
groupe humain (tribu, société, civilisation…) et qui influencent les comportements individuels.

☞ Exo 8. Compléter le texte avec les mots suivants : thérapie - moyens -


conscient - aention - délires - refoulement - névroses - représentation - déni - désir -
rêves - automatique - mentales - parole - ignorance - psychisme - vigilant - force -
absence - distinctement - personnalité
3. Complément : distinction désir, besoin, pulsion, aspiration.
La libido (du latin « je désire ») et la pulsion sont des concepts centraux pour comprendre la théorie
psychanalytique de l’inconscient.
a. Le désir en général se caractérise d’une part par un sentiment de …………………………, d’autre part par
une …………………………………. pour l’objet dont on manque. Le désir est une PASSION (du nom latin passio qui
traduit le grec pathos, du verbe pati qui signifie « subir, souffrir ») ou, en termes plus contemporains, un AFFECT,
c’est-à-dire que nous le vivons sur le mode de la passivité : nous ne créons pas volontairement, nous ne
choisissons pas nos désirs, ils nous arrivent.
Il s’agit d’une catégorie générale : les pulsions, les besoins, les envies, les aspirations… sont des espèces
particulières de désirs.
b. On peut ensuite distinguer les espèces de désirs que sont les besoins (ou instincts), les pulsions et
les aspirations.
Notions, Repères, Méthodes - page 8/40
Points communs :
Notions
- ce sont des …………………………….. (ils sont ressentis involontairement et passivement par le sujet)
- des mouvements internes au sujet (émotions) qui le poussent à l’extérieur vers un objet (araction) que l’on
cherche à aeindre et à s’approprier (c’est ce qui procure la ………………………………). Émotion vient du latin
emovere qui signifie tirer à l’extérieur, ébranler.
Différences :
- leur nécessité ou leur contingence (▶ Voir Repère 06) : le besoin est …………………………… (ne peut pas ne pas
être satisfait), alors que la pulsion ou l’aspiration sont ……………………………………., car non seulement leur objet
n’est pas déterminé et peut varier, mais il est possible de ne pas les satisfaire.
- leur temporalité : l’aspiration s’éprouve sur le long terme et donne souvent lieu à un projet, contrairement à
la pulsion qui est momentanée et ……………………….., et au besoin qui est ………………………..
- leur intensité : besoins et pulsions sont éprouvés de manière plus intense , voire violente, que les aspirations.
- leur complexité : l’aspiration est plus complexe, car elle demande un plus grand travail d’élaboration par
notre ……………………………….. et notre raison, tandis que nos besoins physiques et nos pulsions sont plus simples
et spontanés.
- leur nature et leur valeur dans notre vie : besoins et pulsions sont de nature plus corporelle et ont de la valeur
pour notre vie au sens ………………………….. du terme, tandis que la réalisation de nos aspirations a de la valeur
dans notre existence (valeur existentielle), qui est la dimension proprement humaine de notre vie, puisque leur
réalisation est généralement ce qui donne du sens à notre ………………………..

☞ Exo 9. Compléter le texte avec les mots suivants : nécessaire - affects -


existence - manque - araction - contingentes - satisfaction - cyclique - imagination -
éphémère - biologique

2 Questions philosophiques
◉ Peut-on reprocher à un être humain d’être inconscient ?
◉ elle conception de l’homme l’hypothèse de l’inconscient
remet-elle en cause ?
◉ Se croire libre, est-ce être inconscient ?
◉ L’inconscient n’est-il qu’un moindre degré de conscience ?
◉ Peut-on connaître l’inconscient ?
◉ L’hypothèse de l’inconscient a-t-elle une valeur scientifique ?

7 LA JUSTICE
1 Définitions
1. La justice

a. Droit.
La justice désigne l’………………………………………. qui est chargée de l’application des lois (▶ Voir infra « Lois »)
au sens juridique dans une société. Concrètement, la justice dans ce premier sens est mise en œuvre dans les
différents tribunaux par les juges, avec la participation des avocats, etc. Il n’y a pas de justice sans ……………… et
sans ………………………….. qui ont parfois force de loi quand il y a un vide juridique (ce sont
les …………………………….).
Parfois il peut y avoir opposition entre ce que dit ou ce qu’impose la loi et ce que me dit ma conscience morale.
Dans ce cas, il y a opposition entre ce qui est légal (conforme au droit) et ce qui me semble légitime (conforme à
la morale). (▶ Voir Repère 19)

b. Morale.
La justice. La justice est une ……………………………… qu’on peut aribuer à certaines actions (une décision
juste) ou une qualité ………………………….. qu’on peut aribuer à certaines personnes (quelqu’un de juste).
Dans la tradition philosophique antique, la justice est l’une des quatre ……………………….. cardinales (qualités
morales essentielles) avec le courage (capacité à luer contre l’adversité ou à prendre des risques mesurés), la
tempérance (maîtrise des passions) et la sagesse (ou prudence = capacité intellectuelle permeant de discerner le
bien, d’évaluer les situations et les conséquences des actions et de choisir les moyens les plus adaptés).
Notions, Repères, Méthodes - page 9/40
Pour PLATON la justice est une force ordonnatrice qui produit l’harmonie des parties dans l’âme de l’individu
Notions
ou dans la cité. ▶ Voir PLATON, Ménon et République.
L’idéal (▶ Voir Repère 15) de perfection humaine et de justice passe par le cumul de ces quatre vertus : la
justice est insuffisante si elle ne repose pas sur la prudence qui permet de bien comprendre la situation, sur la
tempérance qui empêche nos émotions de fausser notre jugement et sur le courage qui permet de passer à
l’action sans se laisser intimider.

Juste/injuste. La personne juste produit des actes ou des situations justes. Lorsqu’on dit qu’une chose est
injuste, on veut dire par là qu’elle n’est pas conforme à l’idée qu’on se fait de la justice. Cela résulte généralement
du sentiment d’une ……………………………………….. DANS L’ATTRIBUTION DE QUELQUE CHOSE À QUELQU’UN.
Par exemple, l’enfant puni pour une bêtise qu’il n’a pas commise éprouve un sentiment d’injustice ou
d’……………………………… . La personne juste se caractérise par sa capacité à évaluer, à juger une situation afin de
prendre une décision et d’agir de la manière la plus adéquate en appliquant un principe de justice.

Principes de justice. Il y a deux grands principes d’aribution ou de répartition considérés comme justes :
l’……………………….. et l’……………………….. . (▶ Voir Repère 16)
Principe de la justice commutative. L’égalité consiste à aribuer la même chose à chacun. Ex. Je coupe un
gâteau en parts égales et je donne une part à chaque convive. C’est ce qu’Aristote appelle l’égalité arithmétique.
Les droits de l’homme reposent sur ce principe : tous les êtres humains ont les mêmes droits humains.
Principe de la justice distributive. L’équité (qu’Aristote appelle égalité géométrique par opposition à l’égalité
arithmétique) consiste à moduler l’aribution en fonction d’un critère, comme le besoin ou encore le mérite. Ex.
Je fais des parts de gâteau de différentes tailles et je les aribue en fonction de la taille de mes convives.

☞ Exo 10. Compléter le texte avec les mots suivants : jugements - morale -
vertu - équité - indignation - institution - égalité - lois - jurisprudences - inadéquation -
qualité
2. La loi (ou les lois)

De manière générale, une loi énonce un rapport constant et ………………………………. entre deux choses.
En physique tel phénomène implique tel autre phénomène. Ex. L’eau bout (phénomène 1) si il fait 100 degrés
celsius (phénomène 2). Dans le code pénal, tel délit implique telle sanction. Ex. Article 621-1 du code pénal
français : le délit d’outrage sexiste est puni d’une amende.
Il faut distinguer différents types de lois.

a. Les « lois ………………………. ou …………………………………. », c’est-à-dire les lois au sens juridique, énoncent
notamment les autorisations, les obligations et les interdictions valables dans une société. Par exemple, la loi
française du 17 mai 2013 autorise le mariage entre personnes de même sexe. Dans une république, les lois sont
supposées avoir pour seul objectif l’intérêt général de la population qui doit les respecter.

b. La « loi ………………………. » désigne ce qui n’est pas forcément écrit dans les lois civiles, mais qui constitue
néanmoins une obligation morale que nous devons suivre. Elle nous est dictée par notre milieu social et/ou par
notre conscience individuelle. Ex. Antigone, quand elle décide d’enterrer son frère Polynice alors que son oncle le
roi Créon l’interdit, agit au nom d’une loi qu’elle juge supérieure à la loi civile. (▶ Voir Repère 19)

c. Les « lois de la ………………………… » permeent de décrire et souvent de prévoir certains phénomènes


naturels. Par exemple, la loi de la chute des corps décrit la vitesse et l’accélération avec lesquelles un objet lâché
chute en direction du centre de la terre.
Une loi de la nature, contrairement aux deux autres types de lois est contraignante (▶ Voir Repère 22) , c’est-à-
dire que les êtres naturels y sont soumis ……………………………………….. (ils ne peuvent pas s’y soustraire ▶ Voir
Repère 06). La force physique est une contrainte.
Par opposition, les lois civiles ou morales, qui émanent de la raison humaine, ne contraignent pas
mais …………………………… les hommes qui s’y soumeent ……………………………………… . (▶ Voir Notion 04)

3. Le droit / les droits

a. Le droit désigne l’ensemble des ……………., instituées par les hommes, qui régissent
leurs ……………………………….. au sein d’une même société. On distingue, à l’intérieur du droit différentes
branches :
- le droit civil définit les rapports entre les individus. Ex. les droits et devoirs des époux sont définis aux articles
Notions, Repères, Méthodes - page 10/40
212 à 226 du code civil
Notions
- le droit pénal définit les délits et les crimes ainsi que les peines qui peuvent être appliquées
- le droit administratif définit les règles de fonctionnement de l’État et des administrations
Sans oublier le code du travail, le code de l’éducation, de l’agriculture ou le code de la route… Toutes les lois du
droit français sont accessibles sur le site internet [Link]

b. Les droits, ce sont nos libertés par oppositions aux devoirs qui sont nos obligations.
On distingue
1° le « droit de » ou « droit-…………………………. » → la liberté de faire quelque chose m’est garantie. Par
exemple, si j’ai le droit d’avorter, cela signifie que personne n’a le droit de m’empêcher d’avorter si je le veux et le
peux (mais c’est à moi de trouver les moyens d’exercer mon droit, en payant les frais par exemple).
2° le « droit à » ou « droit-…………………………. ». → l’obtention de quelque chose ou l’exercice de fait (▶ Voir
Repère 11) d’une liberté m’est garantie. Si j’ai droit à l’avortement, cela signifie que l’État a le devoir de me
donner les moyens d’avorter (remboursement par la sécurité sociale, accès facile aux médicaments ou aux
praticiens…)
3° Enfin on distingue le droit positif du droit ……………………………… . Ne pas confondre avec la loi du plus fort :
le droit naturel, c’est l’ensemble des …………………………….. qui échoient à tout être humain en tant qu’il est un
être humain. Ce sont des droits considérés comme universels, par opposition aux droits positifs qui sont
restreints à un groupe social. La Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 se fonde sur cee idée de
droit naturel.

☞ Exo 11. Compléter le texte avec les mots suivants : lois - nature - civiles -
créance - positives - volontairement - nécessairement - nécessaire - naturel - obligent -
libertés - morale - rapports - liberté

2 Questions philosophiques
◉ Comment savoir ce qui est juste ?
◉ Être juste, est-ce obéir aux lois ?
◉ Faut-il faire régner la justice à tout prix ?
◉ L’exigence de justice est-elle compatible avec
l’existence des inégalités ?
◉ Peut-on demander à la justice qu’elle nous venge ?
◉ Pourquoi devons-nous être justes ?

8 LE LANGAGE

1 Définitions
Étymologie. Du latin LINGUA qui signifie à la fois l’………………….. de la parole (la langue au sens physique), la
langue parlée (le latin, le français…) et le langage comme capacité. L’étymologie produit ici de la confusion, il faut
donc faire un travail de distinction conceptuelle.

1. La langue est un système d’…………………………… et de …………………………………. orale, écrite ou gestuelle,


propre à un groupe humain. Elle est apprise et utilisée par des individus qui en sont les locuteurs, mais reste un
phénomène collectif (fait social) par lequel les êtres humains partagent leurs ………………………… (au sens large).
On distingue les langues ………………………….. (effectivement pratiquées par des groupes humains) et les
langues …………………….. qui ont été produite par une initiative réfléchie. Ex. L’esperanto ou le klingon. Les
langues des signes sont enseignées comme des « reproductions » visuelles des langues orales naturelles. Ex. la LSF
(langue des signes française).

2. La parole est l’utilisation …………………………. (▶ Voir Repères 01) de la langue : un individu parle lorsqu’il
utilise les ……………………. (mots) d’une langue en respectant les ……………………… d’organisation de cee langue
(syntaxe) de telle sorte qu’il produit un ……………………… pourvu de sens, compréhensible par un autre locuteur de
cee langue (son interlocuteur).
La parole est …………………………, c’est un fait individuel. Mais c’est grâce à cee utilisation par des individus
que la langue évolue. Les langues qui n’évoluent plus, car plus personne ne les parle, sont couramment appelées
Notions, Repères, Méthodes - page 11/40
langues …………………… .
Notions

3. La linguistique est l’étude du fonctionnement et des fonctions que remplit la ……………….., étant admis que
ces fonctions sont ……………………………. et communes aux diverses langues humaines, qui sont des
cas …………………….. d’actualisation de la capacité universelle au langage que possèdent les êtres humains. (▶ Voir
Repères 03 et 30, ainsi que la théorie des six fonctions du langage de Roman Jakobson)
4. Le langage ne doit pas être confondu avec la langue ou la parole.
- Il s’agit d’une fonction ou ……………………………… innée des êtres humains dont on a identifié des fondements
biologiques dans le cerveau : aire de Broca pour la production de la parole et aire de Wernicke pour sa
compréhension.
- Il permet de produire et d’utiliser un système de ……………………. conventionnels et arbitraires, c’est-à-dire
créés librement et sur la signification desquels les hommes s’accordent (Ex. la substance dont est fait l’océan est
appelée « eau », « water » ou encore « agua »…), par opposition aux signes ………………………………. (Ex. rougir
quand on est gêné.)
5. Les signes sont constitués par l’union d’un SIGNIFIANT (production vocale ou gestuelle…) et d’un
SIGNIFIÉ (idée ou concept). Le signifiant est la face ………………………… du signe, le signifié sa
face …………………………
Les signes ont généralement un RÉFÉRENT, qui est la chose ou la situation réelle à laquelle il se rapporte.
Le linguiste Saussure considère le signe comme arbitraire, car il n’a pas de lien motivé avec le référent,
contrairement au symbole.
6. Un symbole est un objet, une image, un son ou une marque particulière qui …………………………….. quelque
chose d’autre par association (le lion est associé à la force), ressemblance (l’image d’une chaise représente une
chaise), ou par convention (le triangle rouge représente l’interdiction dans notre ………………….. de la route.
En Grèce, un symbole était au sens propre et originel un tesson de poterie cassé en deux morceaux et partagé
entre deux contractants. Pour liquider le contrat, il fallait faire la preuve de sa qualité de contractant (ou d’ayant
droit) en rapprochant les deux morceaux qui devaient s’emboîter parfaitement.
7. L’interprétation est une activité qui consiste à mere au jour un sens ………………… (a) ou à introduire un
sens ………………… (b) dans un discours, dans un texte, dans un comportement, dans une image, dans tout ce que
l’on considère comme un ………………. porteur de sens.
a) dans le premier cas, l’interprétation cherche à …………………………….. le sens du symbole, elle remédie à
l’hermétisme (résistance à la compréhension ) du texte. La traduction, l’explication de texte ou l’exégèse des
textes religieux sont différentes espèces d’interprétation.
b) dans le cas b. , il y a une forme de créativité …………………….., c’est-à dire une production de sens de la
part de l’interprète, qui peut confiner à l’erreur ou à ce qu’on appelle souvent une
« ……………………………………… » : on va au-delà de ce qu’on est en droit de faire dire au texte ou à l’œuvre. Mais
comment définir exactement cee frontière ? Ex. Freud interprétait des œuvres d’artistes qu’il considérait comme
les produits de leur inconscient (▶ Voir Notion 06) que l’on pouvait déchiffrait à travers elles. L’une de ses
analyses la plus célèbre est l’interprétation de La vierge, l’enfant Jésus et Sainte Anne dans Un souvenir d’enfance
de Leonard de Vinci.

☞ Exo 12. Compléter le texte avec les mots suivants : capacité - langue -
naturels - naturelles - caché - organe - règles - clarifier - personnelle - pensées -
surinterprétation - particuliers - nouveau - signes (X2) - physique - mortes - expression -
énoncé - code - artificiel - sémantique - communication - universelles - signifie -
concrète - mentale - symbole

2 Questions philosophiques
◉ Le langage est-il le propre de l’être humain ?
◉ Le langage est-il une invention humaine ?
◉ Peut-on tout dire ?
◉ Peut-on parler pour ne rien dire ?
◉ Notre pensée est-elle prisonnière de la langue
que nous parlons ?
◉ Parler, est-ce renoncer à la violence ?

Triangle sémiotique ▶
Notions, Repères, Méthodes - page 12/40
9 LA LIBERTÉ
1 Définitions
Étymologie. Du latin LIBERTAS qui signifie la condition de l’homme libre par opposition à l’esclave.

1. Anomie (de NOMOS qui signifie en grec ancien « norme », « règle », « loi » et A-
privatif). …………………………….. de règles, de lois ou de contraintes
Concept de la sociologie utilisé par DURKHEIM pour décrire les situations sociales où les lois civiles ou
morales ont perdu leur pouvoir et ne sont plus respectées, notamment lors des phases de mutation sociale rapide.

2. Libre-arbitre. Pouvoir de …………………………… ou de décider. Il repose sur l’exercice du jugement qui


détermine notre ………………………… à agir d’une manière plutôt que d’une autre. Ne pas confondre …………… et
volonté : notre volonté peut choisir de réaliser ou non les désirs qui se présentent à nous.

3. Autonomie (de NOMOS et AUTO- qui signifie soi-même). Fait d’être son propre maître et de se donner à
soi-même sa propre ………………. La volonté n’est alors soumise à aucune autre loi que celle qu’elle se donne à
elle-même. (▶ Voir Notion 04)
Hétéronomie (de HETERO- : autre). Contraire de l’autonomie, la ……………………………. se plie alors à une
loi ………………………………. ou à la volonté de quelqu’un d’autre, comme quand j’obéis à un ordre par exemple.

4. Liberté morale. Pouvoir de ne pas subir la contrainte des ………………………………, des passions, de tout ce
qui ferait de l’homme un simple objet et non un être responsable de lui-même.

5. Liberté politique. (synonyme de DROIT ▶ Voir Notion 07 ). Fait, pour l’homme vivant en société, de jouir
de ……………………… qui lui sont garantis par les lois de la société. Celle-ci veille au respect de ces libertés (grâce à
des institutions comme la police ou la justice).

6. Liberté métaphysique ( du grec META- qui signifie au-delà et PHYSICA qui signifie la nature ▶ Voir
Notion 10) . Pouvoir d’être à soi-même sa propre ……………………. Un tel pouvoir de n’être ……………………………….
par rien d’autre que par soi-même est généralement aribué à Dieu dans les religions monothéistes, ou à la
nature, ou de manière plus problématique à l’homme.
Le …………………………………….. est une conception philosophique qui nie l’existence de ce pouvoir en l’être
humain, considéré alors comme un simple être naturel soumis entièrement aux lois de la nature, comme tous les
autres êtres naturels. SPINOZA : L’homme n’est pas « un empire dans un empire ». (Éthique, XVIIe s.)

☞ Exo 13. Compléter le texte avec les mots suivants : loi - choisir - déterminé -
désirs - déterminisme - droits - absence - extérieure - cause - désir - volonté (X2)

2 Questions philosophiques
◉ Les lois ne sont-elles qu’une entrave à notre liberté ?
◉ La liberté est-elle une illusion ?
◉ Être libre est-ce faire ce que l’on veut ?
◉ Peut-on avoir peur d’être libre ?
◉ S’engager, est-ce renoncer à sa liberté ?
◉ Suffit-il d’avoir le choix pour être libre ?

10 LA NATURE
1 Définitions
Étymologie. Du latin NATURA qui vient du verbe NASCI, « naître ». NATURA traduit le grec PHYSIS, qui
vient du verbe PHYSEIN, « croître ».

1. Ensemble des êtres naturels. Les êtres naturels sont ceux qui ………………………, croissent
et ……………………… au sein d’un tout ………………………….. par des lois qu’on appelle les lois ………………………. .
Notions, Repères, Méthodes - page 13/40
On trouve souvent, notamment dans les textes religieux, mais aussi dans de nombreux textes de philosophie
Notions
l’idée de l’existence d’une hiérarchie entre les êtres naturels, l’être humain se situant généralement en haut de la
pyramide. Ex. La scala naturae issue du christianisme.

2. Principe de production des êtres naturels. Cause qui permet d’expliquer comment les choses viennent à
l’existence et se transforment. Force présente (elle est donc …………………………..) qui joue le même rôle explicatif
que le dieu des religions monothéistes (qui est cependant un créateur …………………………) . (▶ Voir Repère 29)

3. Nature / culture. La nature peut désigner tout ce qui existe ou se produit en dehors de l’………………………..
et de l’histoire humaine.
- La culture désigne alors tout ce qui est ……………………. par l’être humain, formant généralement un tout ou
un système qui distingue les …………………………… humaines entre elles. Ex. La diversité des cultures humaines. Le
propre des objets ou des phénomènes culturels, c’est qu’ils sont parfaitement …………………………., contingents et
arbitraires. Ex. La diversité des langues humaines ou la diversité des techniques (▶ Voir Notion 08.)
- La culture désigne le processus général par lequel les êtres humains particuliers (et l’humanité en général)
transforment par leurs multiples activités (travail, art, langage…) le monde naturel qui les entoure, c’est-à-dire
leur ……………………………… et se transforment aussi ……………………………….
- Les individus peuvent par ailleurs se ……………………………, c’est-à-dire acquérir une culture qui leur est propre.
Ex. apprendre un instrument de musique…

De nombreux penseurs considèrent la culture comme la manifestation d’une liberté que seul l’être humain
possèderait au sein de la nature, justifiant bien souvent sa supposée position dominante au sein de celle-ci.
DESCARTES : Grâce à la science et la technique nous pouvons « nous rendre comme maître et possesseurs de la
nature » (Discours de la Méthode, 1637). (▶ Voir Notion 09 et l’opposition avec le déterminisme de Spinoza.)

> naturel / culturel


> naturel / artificiel (produit de l’art humain) (▶ Voir Notions 01 et 14)

4. La nature de quelque chose. Synonyme de ESSENCE. (▶ Voir Repère 08) Toutes les propriétés ou
les ……………………………. d’un être ou d’un phénomène naturel qui le définissent et lui confèrent
son ……………………………. Ex. La nature de l’homme (ou nature humaine).

☞ Exo 14. Compléter le texte avec les mots suivants : créé - immanente -
environnement - activité - artificiels - transcendant - sociétés - ordonné -
caractéristiques - naissent - eux-mêmes -
périssent - identité - cultiver - physiques

2 Questions philosophiques
◉ Tout ce qui est naturel est-il normal ?
◉ La nature a-elle des droits ?
◉ Pourquoi l’être humain transforme-t-il la nature ?
◉ Se cultiver est-ce renoncer à sa nature ?
◉ Les humains sont-ils des êtres à part dans la nature ?
◉ Les sciences de la nature sont-elles un modèle pour les
sciences humaines ?

Scala naturae (échelle de la nature) ▶

11 LA RAISON

1 Définitions
Étymologie. Du latin RATIO qui signifie à la fois « calcul », « méthode », « faculté de raisonner », « jugement »,
« explication ». On retrouve ce même problème de polysémie en français. RATIO traduit en latin le grec LOGOS,
qui a une signification encore plus large puisqu’il signifie discours, langage, parole (▶ Voir Repère 08) aussi bien
Notions, Repères, Méthodes - page 14/40
que « fondement » ou « raison d’être » d’une chose.
Notions

1. Sens objectif. Synonyme de cause, fondement, principe, motif ou encore justification. C’est la raison d’être
d’une chose, autrement dit le fondement objectif de l’existence de cee chose et donc ce qui permet de
l’expliquer. Ex. La raison (= le ………………….) de ma colère, la raison (= le ………………………) de mon jugement, la
raison (= la …………………….) de la pluie…

2. Sens subjectif. La ……………………………….. intellectuelle qui permet de former des idées et de raisonner,
c’est-à-dire d’enchaîner ces idées avec …………………………. et cohérence pour parvenir à une conclusion valable. Le
syllogisme est un modèle classique de …………………………………. démonstratif. (▶ Voir Méthodes p.39) La raison,
c’est la faculté principalement utilisée par les scientifiques et les philosophes.
La raison peut désigner la partie de l’esprit où s’accomplit la pensée et qui assure la ……………………………… des
choses et la compréhension de l’enchaînement des faits. Elle s’oppose alors à d’autres parties de l’âme comme la
sensibilité ou l’imagination. Dans la philosophie et la science contemporaines, on parlera plutôt
de ……………………. de l’esprit que de ………………………… de l’âme (qui repose sur la croyance en l’existence de cee
dernière).
Elle représente aussi la faculté de bien juger et de ………………………………le vrai du faux en s’appuyant sur des
raisons et des justifications.
Il s’agit toujours d’un mode de connaissance ……………………….;……….., car elle s’appuie sur une réflexion pour
parvenir à la connaisance, par opposition à l’……………………………….. qui est une connaissance immédiate et qui
ne passe par aucun raisonnement. (▶ Voir Repères 18 et 20)
> Lien entre sens 1 et sens 2. Notre raison au sens 2 permet de connaître les choses, c’est-à-dire d’en
expliquer les raisons au sens 1.

3. Raison théorique / raison pratique. Il y a deux grands usages de la raison, qui nous permeent de
distinguer :
- La raison ……………………………….. . J’utilise ma raison pour produire une nouvelle connaissance et
uniquement dans le but de la connaissance. Ex. Je cherche la solution d’un problème mathématique.
> Adjectif correspondant : Rationnel. Se dit de ce qui est conforme à la raison théorique. Ex. Un discours
rationnel est un discours sensé et …………………………… Contraire : ………………………….. Ex. La peur de l’avion est
irrationnelle, puisque les statistiques montrent que c’est le moyen de transport le plus sûr du monde.
En philosophie, la raison essaie de construire des ……………………………….. les plus ……………………………..
possibles afin de fonder une thèse ou une position sur un problème donné. Une position sur un sujet n’a en effet
pas de valeur si elle n’est pas …………………………….. par une argumentation : elle reste alors à l’état de
simple …………………………… sans fondement.
- La raison ………………………………… . J’utilise ma raison pour produire une action, notamment pour produire
une action ……………………………… (bonne action). Je définis grâce à elle l’objectif et les ………………………… de mon
action. Ex. Élaborer une stratégie pour ses révisions de baccalauréat et s’y tenir malgré les tentations.
> Adjectif correspondant : Raisonnable. Se dit de ce qui est conforme à la raison pratique. Ex. Il n’est pas
raisonnable de commencer à réviser son bac la veille de l’épreuve…

4. Entendement. C’est un terme ancien, globalement synonyme de la « raison théorique », que l’on retrouve
dans de nombreux textes de la tradition philosophique. Ex. Enquête sur l’entendement humain est un essai de
David Hume). and un philosophe s’interroge sur l’entendement, il s’interroge sur les
facultés …………………………………….. de l’être humain, c’est-à-dire sur ses capacités à ……………………………. le
monde qui l’entoure.

☞ Exo 15. Compléter le texte avec les mots suivants : moyens - parties -
théorique - raisonnement - fondement - justifiée - discursif - morale - rationnels - faculté
- pratique - motif - discerner - cohérent - opinion - connaître - connaissance - intuition -
logique - arguments - fonctions - cause - irrationnel - cognitives
RODIN Auguste, Le penseur, 1904
2 Questions philosophiques
◉ La raison peut-elle rendre raison de tout ?
◉ Comment peut-on savoir que l’on a raison ?
◉ Suffit-il de bien raisonner pour être raisonnable ?
◉ La raison s’oppose-t-elle à toute forme de croyance ?
◉ La raison s’oppose-t-elle nécessairement aux passions ?
◉ L’irrationalité n’est-elle qu’une faiblesse de l’esprit ?
Notions, Repères, Méthodes - page 15/40
12 LA RELIGION

1 Définitions
1. Religion

Étymologie. Soit du latin RELEGERE , « réunir », « rassembler » ; soit de RELIGARE : « lier », « relier ».
a. Système de
- ……………………………… définissant d'une part les rapports que les hommes ont avec un ou plusieurs
êtres …………………………………… (presque toujours, une ou plusieurs divinités), d'autre part la nature de ces forces.
L’ensemble de ces croyances, considérées par les fidèles comme des vérités, est appelé le …………………………. , qui
a donné l’adjectif « dogmatique », qui désigne celui qui est absolument certain de la vérité de ses croyances,
contrairement au « sceptique », qui lui est dans le doute.
- ………………………………. définissant les rapports que les hommes doivent avoir entre eux, ce qui constitue une
morale
- ………………………………. (notamment rites et cérémonies), ce qui constitue un culte.
Ce système de croyances, de valeurs et de pratiques unit une communauté de ………………;…………. (ceux qui
partagent la même foi).
b. Institution énonçant ce dogme, cee morale et organisant ce culte. Ex. and on parle du catholicisme en
tant qu’institution, cela inclut la hiérarchie catholique (prêtres, évêques…) et toutes les formes d’organisations
qui s’y raachent.
c. Sentiment de crainte et de soumission à l’égard d’une puissance surnaturelle généralement décrite par
des récits traditionnels. Synonyme de ……………………. ou de dévotion (sentiment religieux). Ex. Il est
profondément religieux.
d. Ensemble des croyances à travers lesquelles s’énonce et se vit une foi individuelle.

2. Foi

Étymologie. Du latin FIDES qui signifie la confiance.


Croyance profonde concernant des enjeux majeurs de l’existence humaine :
- le rapport aux autres (« avoir foi en quelqu’un »)
- le rapport à Dieu et au salut de l’âme après la mort.
On oppose souvent la foi et la ……………………………. : la foi est fondée sur une ………………………. subjective
généralement vécue sur le mode de la ………………………………., c’est-à-dire d’une vérité qui se montre à l’esprit
sans aucune sorte d’intermédiaire dans une expérience subjective intime. ▶ Voir Repères 18 et 20.

3. Dieu

a. Religions. Être ………………………. et ……………………………., parfois personnel, souvent cause du monde et/ou
des règles morales. Il peut être …………………………….., c’est-à-dire appartenant au monde, comme dans les
religions polythéistes, ou …………………………………………., c’est-à-dire hors du monde dont il est le créateur, comme
dans les religions monothéistes. ▶ Voir Repère 29.
b. Philosophie. En philosophie, idée d’un être …………………………., en soi et par soi, généralement caractérisé
par la perfection. Il est principe d’être et de connaissance. (▶ Voir Repère 01)

4. Religieux, théiste, déiste, athée et agnostique. Le ……………………………….. appartient à une religion


instituée. Le ………………………………… croit en un dieu transcendant et créateur (religions monthéistes).
Le …………………………. admet l’existence d’un dieu créateur du monde naturel tout en rejetant les religions
révélées, le déisme est une « religion naturelle ». L’………………………….. nie l’existence de dieu et agit comme si
Dieu n’existait pas. L’………………………. est étymologiquement celui qui « ne sait pas », il refuse donc de se
prononcer sur l’existence ou la non existence de dieu.

☞ Exo 16. Compléter le texte avec les mots suivants : transcendant - règles -
piété - religieux - immanent - agnostique - intuition - fidèles - surnaturels - pratiques -
déiste - dogme - athée - surnaturel - croyances - puissant - théiste - absolu - révélation -
raison

Notions, Repères, Méthodes - page 16/40


2 Questions philosophiques
Notions

◉ À quoi tient la force des religions ?


◉ La religion unit-elle ou sépare-t-elle les hommes ?
◉ L’humanité peut-elle se concevoir sans religion ?
◉ Les croyances religieuses sont-elles irrationnelles ?
◉ N’y a-t-il de foi que religieuse ?
◉ La science peut-elle se substituer à la religion ?

13 LA SCIENCE
1 Définitions
Étymologie. Du latin SCIRE qui signifie « savoir ». Traduit le grec ÉPISTÉMÉ et parfois LOGOS, raison pour
laquelle beaucoup de noms de sciences contiennent ce radical comme la biologie, la neurologie, la sociologie. (▶
Voir Notions 08 et 11)

1. Général : la science, synonyme de savoir. Tout savoir ……………………………………. au sens large. S’oppose à
- l’………………………….. qui est absence de connaissance
- l’………………………….. (DOXA en grec ancien) qui est prétention à la connaissance, sans fondement
- l’…………………………. (TECHNÈ en grenc ancien) qui est un savoir-faire reposant soit sur l’apprentissage, soit
sur le génie.
2. Sciences formelles et sciences expérimentales. (▶ Voir Repère 12)
Les sciences …………………………………… explorent déductivement, c’est-à-dire en utilisant
la ……………………………………., des systèmes axiomatiques, c’est-à-dire des ensembles de propositions
fondamentales et indémontrables, comme par exemple les axiomes de la géométrie euclidienne. Elles ne
recourent pas à l’………………………………., car leurs objets sont de purs objets de ………………………….. (idées pures).
Les sciences formelles regroupent les ……………………………………. , la logique et l’informatique théorique. (▶ Voir
Notion 11)
Les sciences ……………………………………. explorent des domaines d’objets extérieurs à la pure pensée, accessibles
par l’…………………………………, le mode de connaissance du monde qui passe par l’intermédiaire de la sensation.
Leur …………………………. repose sur
- l’émission d’une ………………………………….. explicative (cause/loi) d’un fait observable problématique
- la mise en place d’un ……………………………….. expérimental (expérience au sens de
l’………………………………………. scientifique) qui a pour but de vérifier ou falsifier l’hypothèse.
- la ……………………………………. (confirmation) ou non de l’hypothèse de départ sur la base des observations
expérimentales, c’est la …………………………………. de l’expérience.
Ces sciences produisent des théories, généralement constituées d’un ensemble de ……………. explicatives
permeant de faire des …………………………….. justes concernant les phénomènes du monde physique et
éventuellement de les utiliser pour la production d’objets techniques (voir distinction suivante).
3. Sciences pures (ou fondamentales) et sciences appliquées. Les sciences pures élaborent des théories
dans le seul but d’élargir la connaissance dans leur domaine propre (but ……………………………..) et
indépendamment de leurs conséquences pratiques. Les sciences appliquées (autrement appelées aujourd’hui
sciences de l’……………………………) sont des connaissances permeant de réaliser des
objectifs ……………………………… , plus particulièrement la réalisation d’objets ……………………………… et
l’innovation technologique, ou encore la préservation de la santé dans le cas de la médecine. (▶ Voir Notion 14 et
Repère 28)

☞ Exo 17. Compléter le texte avec les mots suivants : art - mathématiques -
expérimentation - expérience (X2) - expérimentales - ingénieur - pratiques -
démonstration - ignorance - conclusion - protocole - techniques - lois - prévisions -
pensée - théorique - validation - formelles - hypothèse - opinion - méthode - méthodique
4. Sciences de la nature et sciences humaines.
Les sciences de la nature (…………………………, biologie, géologie…) explorent le monde physique au sens large,
c’est-à-dire tout le domaine des êtres naturels, y compris l’être …………………………. dans sa dimension purement
physique. L’astronomie, la physique, la géologie, la biologie… sont des sciences de la nature. (▶ Voir Notion 10)
Les sciences de l’homme (ou sciences ………………………….) sont un regroupement de disciplines anciennes
(histoire, grammaire,…) ou récentes comme la géographie, la psychologie, l’économie, la sociologie, l’ethonologie
Notions, Repères, Méthodes - page 17/40
ou encore la linguistique. Elle explorent les conduites, les productions et les phénomènes proprement humains,
Notions
elles cherchent en général à en ………………………………………. le sens plutôt que d’en ………………………………….. la
cause. (▶ Voir Repère 10)
La philosophie a été récemment classée dans cee catégorie des sciences humaines, alors que dans un passé
pas si lointain, la philosophie était quasi-synonyme de science (voir sens large n°1). Ex. L’ouvrage majeur du
physicien Newton s’intitule « Principes mathématiques de la philosophie naturelle ».
5. Scientificité. alité de ce qui est ………………………… aux exigences d’objectivité de la science, c’est-à-dire
d’un savoir démontrable et/ou vérifiable. On reproche souvent aux sciences humaines un défaut de scientificité,
en raison de :
- leur objet, l’être humain, qui est un sujet complexe et difficilement ……………………………. en raison de son
apparente liberté
- leur manque d’……………………………………. (même si une science naturelle comme la météorologie pose
également des problèmes d’exactitude)
- la ………………………………… de leurs méthodes et la part plus ou moins grande de mathématisation ou de
recours à l’expérimentation.
6. Esprit scientifique, positivisme, scientisme.
L’esprit scientifique est une aitude …………………………….. qui récuse toute idée reçue ou tradition pour s’en
remere à l’expérimentation, au calcul ou à la démonstration rationnelle.
Le positivisme est une conception selon laquelle n’ont de valeur du point de vue de la vérité que les
connaissances obtenues sur la base des ………………….. perceptibles. Il refuse donc tout ……………………
métaphysique. (▶ Voir Notion 12) Ce qui est ………………………….. en effet, c’est ce qui a une existence réelle,
effective par opposition avec les objets de conjecture et de ……………………………………, comme l’idée de dieu par
exemple.
Ne pas confondre avec le scientisme qui est une forme d’idôlatrie de la science. Pour les scientistes, seules les
sciences sont capables de vérité et ils leur donnent généralement un pouvoir ……………………….. de dire la vérité
dans des domaines inadaptés comme la religion, l’éthique ou la politique.

☞ Exo 18. Compléter le texte avec les mots suivants : prévisible - critique -
dogme - physique - spéculation - humaines - humain - diversité - faits - abusif -
comprendre - exactitude - conforme - expliquer - positif
Marie et Pierre Curie ▶
2 Questions philosophiques
◉ À quelles conditions une démarche est-elle scientifique ?
◉ Faut-il dire la science ou les sciences ?
◉ Faut-il aendre de la science qu’elle ait réponse à tout ?
◉ N’y a-t-il de connaissances que scientifiques ?
◉ De quoi la science nous libère-t-elle ?
◉ Les sciences de l’homme sont-elles vraiment des sciences ?

14 LA TECHNIQUE
1 Définitions
Étymologie. Du grec ancien TECHNÈ qui signifie « activité productrice », « savoir-faire ». (▶ Voir Notion 01)

1. Une technique. Ensemble de ………………………………… mis en œuvre pour obtenir un ………………………….


prédéterminé en …………………………… (idée, projet). Il s’agit donc d’un savoir-faire permeant
la …………………………… d’une idée. (▶ Voir Repère 15) Ex. La technique de la dissertation, la technique du saut en
hauteur, la technique de la poterie (technique ……………………………….), la technique de la production automobile
(technique ………………………………………..).
Une technique est …………………………………… (elle n’est pas naturelle), …………………………. (elle n’est pas
innée), ………………………………………… car elle peut-être énoncée sous la forme de ……………………. à appliquer (ce
qui la distingue du …………………. qui ne s’explique et ne s’apprend pas)

2. La technique. Capacité, dont on se demande si elle est proprement humaine, d’inventer et d’utiliser des
techniques au sens 1. Capacité productrice, ce qui renvoie au sens originel de TECHNÈ. Au cours de l’histoire de
l’humanité, l’exercice de cee capacité a permis de constituer une sorte de ……………………………….. technique qui
Notions, Repères, Méthodes - page 18/40
est sujet à transmission, développement et amélioration. C’est en ce sens que l’on peut parler du …………………….
technique.

3. Objet technique. Objet ……………………………. produit par l’humain grâce à une technique. Ex. Un urinoire
est un objet technique, même si Marcel Duchamp en a fait une œuvre d’art (La fontaine, 1917).

4. Technologie. La technologie est l’application, dans un but pratique ou productif, des dernières
connaissances ………………………………………… d’une époque. Ex. Les chercheurs en médecine inventent le vaccin
contre le SARS-CoV-2, les ingénieurs en biotechnologies définissent le plan de production industriel de ce vaccin.
Ce qui est une technologie à une époque ne le sera donc plus ultérieurement. Ex. La machine à vapeur relevait
de la technologie au XIXe siècle, mais ce n’est plus le cas aujourd’hui.

5. Technophilie et technophobie. Le technophile a …………………… en la technique et en sa capacité à faire


progresser l’homme, à augmenter sa puissance et son contrôle de la nature, à solutionner les problèmes qu’elle
cause elle-même. Ex. Réduire les émissions de gaz à effet de faire en développant des techniques d’exploitation
des énergies renouvelables. Au contraire le technophobe se ……………………….. de la technique, dénonce les effets
nuisibles de son développement et prone la modération dans son utilisation.

☞ Exo 19. Compléter le texte avec les mots suivants : foi - génie - résultat -
industrielle - progrès - méfie - pensée - artisanale - utile - règles - culturelle - procédés -
patrimoine - transmissible - acquise - réalisation - scientifiques
2 Questions philosophiques
◉ Doit-on avoir peur de la technique ?
◉ La technique nous déshumanise-t-elle ?
◉ Peut-on maîtriser le développement technique ?
◉ Un savoir-faire est-il un véritable savoir ?
◉ L’activité artistique peut-elle se passer de la technique ?
◉ La technique est-elle le propre de l’homme ? DUCHAMP Marcel, Fountain, 1917
(Photographie d'Albert SIEGFRIED)

15 LE TEMPS
1 Définitions
Étymologie. Soit du latin TEMPUS qui signifie « division du temps », « période »

1. Temps objectif. Dimension de l’univers caractérisée à la fois par la ……………………………. et


la ………………………………, ce qui est paradoxal (voir le fameux paradoxe d’Achille et de la tortue). Le temps est par
essence lié au mouvement et au …………………………………………. Ce qui ne change pas n’a ni début ni fin et se situe
donc en dehors du temps. Or toutes les choses de la nature sont soumises au mouvement, elles naissent et
périssent, elles « font leur …………………… », plus ou moins long. (▶ Voir Notion 10)
Le temps objectif est ……………………………….., on le qualifie d’ailleurs souvent aussi de « temps des physiciens »
ou de « temps des horloges ».
Le temps d’une chose ou d’un événement, autrement dit sa ………………………. ou sa période, est en effet
la ………………………….. de son mouvement, qui se situe dans l’intervalle entre son début et sa fin. La mesure de ce
mouvement s’effectue grâce à la comparaison avec un mouvement observable, …………………………, répétitif et
aisément …………………………………… c’est pourquoi le mouvement …………………………………. des astres, qui
correspond bien à ces critères, a universellement été utilisé par les humains comme ……………………….. du temps.
Ex. Le …………….. est la mesure du mouvement de rotation de la terre autour d’elle-même, l’……………….. est la
mesure de la rotation de la terre autour du soleil, l’heure est 1/24e de jour… Pour calculer ma durée
(mon……………..), je compare la durée qui sépare ma naissance et mon existence actuelle avec le nombre de
rotation de la terre autour du soleil qui ont eu lieu durant la même période.

2. Temps subjectif. On parle aussi de « temps vécu » par un être conscient. C’est cee fois la dimension
intérieure de notre ……………………………………….. ( ) , dans laquelle se succèdent nos perceptions, nos émotions,
tous nos états de conscience. C’est le temps qui passe, plus ou moins vite selon qu’on s’ennuie ou que nous
sommes passionnés par une activité. Notre conscience est un trait d’union entre différents moments du temps.
Notions, Repères, Méthodes - page 19/40
Elle se …………………………….. dans le présent, mais aussi dans le futur et dans le passé et elle crée
un …………………………… entre ces différents moments du temps.

3. Passé, présent, futur, éternité.


Le passé c’est ce qui a été ………………. Le présent, ce qui est ………………………………….. réel. Le futur, c’est ce qui
sera réel. Le problème, c’est que selon de telles définitions, non seulement ni les événements passés, ni les
événements futurs n’existent réellement, mais le présent, qui est une limite entre ces deux « riens », est lui aussi
impossible à fixer, car il passe sans cesse d’une dimension à l’autre.
L’…………………………. constitue l’exact opposé du triptyque temporel précédent. Ce qui est éternel EST, c’est-à-
dire, est ………………………….., sans début, sans fin et sans …………………………….., donc hors du temps. Le problème,
c’est qu’il semble que nous ne faisons l’expérience de rien qui aurait ce caractère de stabilité.

☞ Exo 20. Compléter le texte avec les mots suivants : stable - conscience -
mesure - continuum - continuité - année - réel - mesurable - divisible - variation - jour -
régulier - changement - durée - actuellement - temps - étalon - cyclique - projee - âge -
succession - éternité La persistance de la mémoire ▶
Salvador DALI, 1931
2 Questions philosophiques
◉ Est-il possible de vivre au présent ?
◉ Est-il possible d’échapper au temps ?
◉ Faut-il se soucier du passé ?
◉ Peut-on prévoir l’avenir ?
◉ Le passé a-t-il plus de réalité que le futur ?
◉ Suis-je ce que mon passé a fait de moi ?

16 LE TRAVAIL
1 Définitions
Étymologie présumée et controversée. Du latin TRIPALIUM qui désigne un instrument de contention
composé de trois pieux utilisé dans les fermes pour la délivrance des animaux.

1. Effort physique et/ou intellectuel ayant pour ………………………………….. une production ……………………….
Il est généralement lié à la satisfaction d’un besoin, ce qui explique qu’il est souvent considéré comme
une ……………………………….. . Ex. L’expression « un gagne-pain » désigne un travail « alimentaire » qui permet de
subvenir à ses besoins. (▶ Voir Repère 22)
Le travail ………………………….. une matière extérieure, comme dans la production de bien matériel, ou bien le
travailleur lui-même, comme le musicien qui fait des gammes pour améliorer sa maîtrise instrumentale.
Le travail est donc toujours essentiellement un ……………………. en vue d’autre chose et non une …………………….
en soi.

2. Produit du travail au sens 1. Ex. C’est un excellent travail !

3. Économie. Activité professionnelle socialement organisée et ………………………………… Dans le cadre d’une


division ………………………. du travail, celui-ci est souvent ……………………………. : le travailleur vend, contre une
somme d’argent, sa force de travail à un employeur qui lui assigne une ………………… précise dans le processus de
production. Le produit de son travail ne lui appartient donc pas, ce qui a fait dire à Karl Marx, économiste du
XIXe s., que dans ce cadre le travail est « aliéné ».

4. Travail/loisir. En temps qu’activité utilitaire et contrainte, le travail s’oppose au ……………………………. ou au


jeu, activités qui sont recherchées pour ……………………….. , car elle sont souvent source de ………………………. et
sont librement ………………………….. « Loisir » vient en effet du latin LICERE, « être permis ». Le loisir, c’est la
possibilité d’occuper comme on le souhaite son temps ……………… Dans le monde grec ancien, les hommes libres
étaient justement ceux qui étaient libérés de la contrainte du travail grâce à l’………………………………. Ils pouvaient
donc s’adonner à des activités « nobles » comme la participation à la vie politique et la SCHOLÈ, d’où vient le
mot ……………………., qui signifie le temps libre occupé à l’étude, loin des préoccupations sociales
ou ………………………………………

Notions, Repères, Méthodes - page 20/40


☞ Exo 21. Compléter le texte avec les mots suivants : transforme - salarié -
esclavage - moyen - loisir - réglementée - tâche - plaisir - finalité - libre - elles-mêmes -
pragmatiques - nécessité - sociale - choisies - fin - école - utile
2 Questions philosophiques
◉ e gagne-t-on à travailler ?
◉ Le travail n’est-il qu’une contrainte ?
◉ De quoi le travail nous libère-t-il ?
◉ Travailler moins, est-ce vivre mieux ?
◉ Tout travail a-t-il un sens ?
◉ Faut-il opposer le travail au loisir ? CHAPLIN Charlie, Les temps modernes, 1936

17 LA VÉRITÉ
1 Définitions
Étymologie. Du latin VERITAS.

1. Vérité/réalité. La vérité est l’adéquation, autrement dit la ……………………………….. entre la pensée et


la ………………………………… . Ex. Mon affirmation « La neige est blanche » est ………………. dans la mesure où le fait
est établi (par l’expérience en l’occurrence) que la neige est blanche. Dans l’usage courant, on utilise souvent
l’adjectif « vrai » au lieu de « réel » pour qualifier une chose ou un fait et non une pensée, ce qui est imprécis et
facteur de confusion.
Selon ce premier sens, il faut donc bien distinguer le vrai et le ………….. .
> La vérité, c’est la qualité d’un jugement de ……………….., pensé ou énoncé. Ex. « La neige est blanche » est un
jugement de fait qui est soit ………………………., soit faux tant qu’il n’est pas ………………………….., c’est-à-dire
comparé avec les faits réels, qu’on appelle les vérificateurs.
> La réalité (on peut dire aussi l’effectivité), c’est la qualité des choses, des événements ou des situations qui
ont effectivement lieu dans le monde réel. Ex. Le fait que la neige observée dans le monde soit blanche.
Le vrai s’oppose donc au …………………, le réel s’oppose à l’irréel (ce qui n’existe pas) ou au ……………….., à
l’…………………………… (ce qui est un produit de la pensée ou de l’imagination sans référent dans la réalité).

2. Vrai, authentique. Vrai, au sens d’authentique, se dit de ce qui n’a pas subi d’…………………………….
volontaire ou artificielle. Le faux, c’est alors au contraire ce qui a subi ce type d’altération. C’est
un …………………………………….. qui cherche à se faire passer pour authentique ou naturel. Ex. Une vraie blonde /
des faux ongles / un professeur qui demande à un élève « C’est vraiment vous qui avez écrit cela ? ».

3. Vrai/logique. and je suis convaincue par un raisonnement, je peux m’exclamer « C’est vrai ! » qui signifie
en réalité « C’est ……………………………………. ». Dans ce cas la raison n’est pas en accord avec le …………….., mais
elle est en accord avec ………………………… , car le raisonnement est correctement mené selon
les …………………………. de la logique. Mais qu’un raisonnement soit logique n’implique pas qu’il est vrai. (▶ Voir
Méthodes IV)

̓4. Certitude, erreur et mensonge. La certitude, c’est le sentiment que j’éprouve quand je …………………
détenir la vérité. Cependant, je peux être certain d’avoir raison, tout en ayant tort ! Le sentiment contraire est
le ……………………….. et je peux parfaitement douter alors que j’ai raison. Il faut donc bien distinguer
le ……………………….. que nous éprouvons d’avoir ou non raison et le ………………… d’avoir effectivement raison. (▶
Voir Repère 07)
Je commets une erreur quand j’affirme une proposition que je crois ………………………, mais qui est
objectivement …………………………………….. (après un mauvais …………………………………… en mathématique ou
parce que ma proposition ne correspond pas à la ………………………………….. dans le cas d’un fait). Une erreur est
une ………………………. fausse. Ce n’est pas une faute morale, on ne peut pas me la reprocher au contraire du
mensonge.
Le déni est un type particulier d’erreur : je suis dans le déni quand je ………………………. d’admere une vérité
en dépit des preuves qui me sont proposées, en général pour des motifs ………………………………. (orgueil,
souffrance que provoquerait la vérité…).
Un mensonge est une déclaration considérée (à tort ou à raison) comme …………………………… par celui qui
l’énonce, et qui a pour but de …………………………………………. le destinataire de l’information.
Notions, Repères, Méthodes - page 21/40
On peut mentir tout en disant la ……………………… Supposons par exemple qu’un élève A décide de ne pas aller
en cours car il préfère s’amuser. Il demande à un élève B de dire à leurs professeurs qu’il est malade. Supposons
qu’entre-temps, A tombe effectivement malade, mais que B l’ignore. Si B dit à ses professeurs que A est malade, il
dira la vérité (ce qu’il dit correspond à la ………………………), mais il mentira également : il dira quelque chose qu’il
pense faux dans l’……………………………….. de tromper ses professeurs. Moralement, le fait que A soit effectivement
malade ne change rien à ce mensonge.

☞ Exo 22 Compléter le texte avec les mots suivants : vérité - altération - calcul
- fait (X2) - refuse - fausse (X2) - faux - réalité (X3) - logique - crois - passionnels -
réel (X2) - intention - fictif - illusoire - doute - vraie (X2) - vrai - artifice - sentiment -
elle-même - correspondance - croyance - vérifié - règles - tromper
5. Vérité, objectivité, intersubjectivité.
La vérité au sens classique (sens 1) de l’adéquation entre la pensée et le réel est …………………………………
puisque le critère de la vérité repose sur la comparaison entre ce qui est dit et l’objet dont on parle.
Cee ……………………… se fait généralement par l’………………………………, mais elle peut aussi passer par le calcul
ou le raisonnement.
Le problème, c’est que la réalité nous est donnée à travers le prisme de notre appareil ………………………………,
dont on sait qu’il n’est pas le même que celui d’autres animaux, comme par exemple la chauve-souris. Notre
réalité n’est pas la même que celle de la chauve-souris. La réalité, c’est le monde tel qu’il nous apparaît, alors que
le réel c’est le monde tel qu’il est « en soi », c’est-à-dire en dehors de la perception que nous en avons. Et ce réel,
nous n’y avons pas accès. Aussi serait-il plus prudent de dire que la vérité est plutôt ………………………………. : est
vrai ce qui est susceptible de fonder un ……………………. entre des sujets qui perçoivent le monde de la même
manière, parce que leur ……………………………… fonctionne de la même manière.
6. Subjectivité et relativisme.
Mais de la même manière que la réalité pour la chauve-souris n’est pas la même que pour l’être humain,
qu’est-ce qui nous assure que nous percevons bien la même chose que notre voisin quand nous employons les
mêmes mots ? Ceci amène certaines personnes à être ………………………………………….., c’est-à-dire à
faire …………………………………. aussi bien les connaissances que les valeurs des individus de leur
perception ………………………………. du monde. Autrement dit « À chacun sa vérité ». La vérité serait alors
purement subjective, ce qui est ……………………………………….. : en fait, il n’y aurait pas de vérité du tout, mais
seulement des …………………………., des croyances, des avis, des points de vue, des goûts ou des sentiments
particuliers. La vérité implique en effet l’universalité : elle doit être ………………………………… à plusieurs esprits,
sinon le …………………………… ou la science ne sont pas possibles.
7. Dogmatisme et scepticisme. Nous cherchons la vérité, ce qui signifie qu’elle n’est pas facile, voire
impossible à aeindre. (▶ Voir Repère 17) Le ……………………………… considère que la vérité absolue est accessible,
contrairement au ……………………………….. (SKEPTIKOS en grec ancien signifie « qui doute ») qui doute de la
capacité de l’être humain à aeindre la vérité. Le dogmatique a des certitudes et affirme des vérités, alors que le
sceptique se contente généralement d’adhérer à l’opinion la plus ……………………………… .
8. Pragmatisme. Conception selon laquelle le …………………………… de la vérité d’une proposition, c’est
son ……………………………………… : si une théorie permet de faire des prévisions justes, si on peut s’appuyer sur elle
pour produire une ……………………………… utile, alors cee théorie est vraie, même si elle est imparfaite ou
partielle. Ex. La théorie de la relativité d’Einstein permet d’expliquer plus de phénomènes que la théorie de la
gravitation universelle de Newton, mais cee dernière est plus simple et plus facile à utiliser dans la majeure
partie des applications pratiques de la physique, ce qui suffit à la valider.

☞ Exo 23. Compléter le texte avec les mots suivants : efficacité - relativistes -
contradictoire - dogmatique - intersubjective - probable - vérification - dépendre -
subjective - opinions - perceptif - objective - technologie - critère - commune - sceptique
- expérience - esprit - savoir
2 Questions philosophiques
◀ BEN (Benjamin
◉ À quoi peut-on reconnaître la vérité ? VAUTIER), Je cherche la
◉ Être certain est-ce être dans le vrai ? vérité, 2001
◉ Faut-il toujours chercher la vérité ?
◉ La pluralité des opinions est-elle un obstacle à la vérité ?
◉ Doit-on toujours dire la vérité ?
Notions, Repères, Méthodes - page 22/40
PHILOSOPHIE
Repères

LEs REPÈRES
terminales générales

1 ABSOLU / RELATIF
☞ Absolu
1. Ce qui est indépendant de toute condition de temps, de lieu, ce qui ne dépend pas de la situation, ce qui est
valable en tout temps et en tout lieu. Synonyme de « inconditionnel ».
2. Ce qui est sans limite.
3. Ce dont l’existence ne dépend de rien d’autre.
4. Ce qui est complet, achevé. Ce à quoi rien ne manque.
☞ Relatif
1. Ce qui dépend de la situation, ce qui peut changer en fonction du temps, du lieu, des circonstances.
2. Ce qui comporte des restrictions, des limites.
☞ Exo 24. Compléter en utilisant les repères.
Pour Immanuel Kant, c’est un devoir ………………………. de ne pas mentir, il est impératif de dire la vérité en
toute circonstance. Pour Benjamin Constant au contraire, dire la vérité est un devoir …………………….., car dans
certaines situations exceptionnelles nous avons le droit de mentir par humanité.
Le professeur espérait un calme …………………….. afin de commencer le cours, il n’obtiendra qu’un
calme ………………….., en raison de quelques bavards récalcitrants.

2 ABSTRAIT / CONCRET
☞Abstrait
1. Ce qui est construit par la pensée, par opposition à ce qui est immédiatement donné par les sens.
2. Idée générale, par opposition au cas particulier : l’abstraction permet de saisir des caractéristiques
communes à plusieurs êtres concrets. (▶ Voir Repères 05 et 30)
☞ Concret
1. Ce qui peut être immédiatement perçu par les sens, dans l’expérience.
2. Une idée peut devenir concrète quand elle se réalise et donne naissance à des situations ou à des objets
particuliers. Le processus permeant de passer de l’abstrait au concret est la concrétisation.
☞ Exo 25. Compléter en utilisant les repères.
Le concept de « nombre pair », comme tous les concepts mathématiques, est …………………………., car il est
construit par la seule pensée. Spinoza a dit : « Le concept de chien n’aboie pas », ce qui signifie que la définition
du chien est une idée ………………………. qui correspond à tous les chiens ………………………, sans être elle-même un
chien (qui aboie). J’ai le projet de partir à l’étranger, mais rien de …………………….. pour l’instant.

3 EN ACTE / EN PUISSANCE
☞ En acte
Ce qui est en acte, c’est ce qui est réalisé, achevé, accompli. Le passage de la puissance à l’acte, c’est
l’actualisation ou encore la réalisation. (▶ Voir Repère 15)
☞ En puissance
Ce qui est en puissance, c’est ce qui n’est pas encore réalisé, ce qui n’est encore qu’une potentialité.
☞ Exo 26. Compléter en utilisant les repères.
Le tétard est en ………………………………. une grenouille. Un élève de terminale est un bachelier
en ………………………………., mais il doit travailler et réussir ses épreuves pour le devenir en ………………… .

4 ANALYSE / SYNTHÈSE
☞ Analyse
1. Décomposition d’un tout en ses parties. Elle va du complexe au simple.
2. Travail de clarification et de précision.
☞ Synthèse
1. Recomposition du tout à partir de ses parties. Elle va du plus simple au plus complexe.
Notions, Repères, Méthodes - page 23/40
2. Résumé rapportant les points principaux d’une théorie, d’un courant de pensée, d’une démarche ou d’un
Repères
débat.
☞ Exo 27. Compléter le texte suivant.
Pour bien comprendre le sujet de dissertation, il faut en faire …………………………… . La meilleure manière
d’étudier son cours, c’est d’en faire une fiche de …………………………. . L’erreur classique dans une explication de
texte, c’est d’en faire une ……………………….., au lieu d’une …………………………

5 CONCEPT / IMAGE / MÉTAPHORE


☞ Concept
1. Mot qui désigne une multiplicité d’individus.
2. Idée abstraite et générale qui forme une catégorie nécessaire à la connaissance. On peut en énoncer les
caractéristiques, c’est-à dire en produire la définition. Le concept, c’est ce dont on possède une idée claire et
distincte, contrairement à la notion qui est une forme de connaissance élémentaire encore confuse.
☞ Image
1. Représentation matérielle ou mentale d’une chose perceptible en son absence qui en reproduit l’apparence
de manière plus ou moins fidèle. Elle peut être visuelle, mais également auditive.
2. Simulacre, apparence trompeuse. Fiction produite par l’imagination. (▶ Voir Repère 15)
3. Représentation concrète d’une chose abstraite. (▶ Voir Repère 02)
☞ Métaphore
Figure de style fondée sur l’analogie (▶ Voir Repère 27), définie par Aristote comme « transport à une chose
d’un nom qui en signifie une autre ». En d’autres termes, dans une métaphore les mots ou les images utilisées
subissent une modification de leur sens premier (sens liéral) pour signifier autre chose (sens figuré), avec
laquelle ils entretiennent un rapport d’analogie.
☞ Exo 28. Compléter le texte suivant.
La philosophie ne correspond pas à …………………………………. que je m’en faisais. Dans le dictionnaire, on
trouve la définition …………………………………………. de chien. and je dis de deux personnes, que l’une est le
« toutou » de l’autre, j’utilise …………………………………………………….. . Pour Spinoza, le ………………………………. de
chien n’aboie pas. Marx dit de la religion qu’elle est « l’opium du peuple » :
c’est ………………………………………………………………… .

6 CONTINGENT / NÉCESSAIRE
☞ Contingent
Non nécessaire. Est contingent ce qui pourrait être différent, ce qui, dit Aristote, pourrait être ou ne pas être.
elque chose est contingent quand son contraire est possible. (▶ Voir Repère 17)
☞ Nécessaire
Caractère de ce qui ne peut pas ne pas être ou ne peut pas être autrement qu’il n’est. Ce dont le contraire est
impossible. On distingue :
1. la nécessité logique : ce qui découle des seules règles du raisonnement (de la logique)
2. la nécessité physique : ce qui découle d’une loi de la nature vérifiée expérimentalement.
☞ Exo 29. Compléter en utilisant les repères.
Il est …………………………………….. que l’eau gèle à 0 degrés. Mario porte un T-shirt rouge,
c’est ……………………………………. car il pourrait tout aussi bien porter un T-shirt bleu. Il
est …………………………………….. que Mario soit plus petit que Marie si Marie est plus grande que Myriam, qui elle
est plus grande que Mario.

7 CROIRE / SAVOIR
☞ Croire
Tenir pour vraie une proposition, y donner son assentiment sans néanmoins avoir la preuve de sa vérité. Il
s’agit d’une opinion. La croyance peut être vraie ou fausse. Elle s’accompagne souvent d’un sentiment
d’incertitude et on n y adhère alors parce qu’elle nous semble probable. (▶ Voir Notion 17 et Repère 31)
☞ Savoir
Tenir pour vraie une proposition (y donner son assentiment) avec la certitude objective de sa vérité. Cee
certitude est liée à des procédures de validation (expérience, raisonnement…). Le savoir est nécessairement vrai (▶
Voir Repère 31). Savoir, c’est savoir pourquoi on sait : c’est pouvoir justifier et transmere son savoir.
☞ Exo 30. Compléter en utilisant les repères.
Notions, Repères, Méthodes - page 24/40
Il ne suffit pas d’être certain pour ……………………………. . Il faut une preuve de la vérité de ce que l’on avance.
Sans preuve, on ne peut que ………………………………. . L’ignorant ……………….. qu’il ne sait pas. Les pseudo-savants
croient ………………………., alors qu’ils ne ………………………. pas et que leur …………………………….. est en réalité
fausse.

8 ESSENTIEL / ACCIDENTEL
☞ Essentiel
Ce qui constitue la réalité permanente de quelque chose par opposition aux modifications superficielles et
accidentelles. Ce qui est essentiel appartient à l’essence d’une chose de manière nécessaire (ne peut pas ne pas
être). (▶ Voir Repère 06)
☞ Accidentel
1. i arrive par hasard et aurait pu ne pas arriver.
2. Ce qui, dans un être, peut être modifié ou supprimé sans changer la nature ou l’essence de cet être, c’est-à-
dire sans que cee chose cesse d’être ce qu’elle est. Ce qui est accidentel est contingent. (▶ Voir Repère 06)
☞ Exo 31. Compléter en utilisant les repères.
Je suis un être humain, c’est une de mes caractéristiques …………………………………… . Aujourd’hui je porte une
chemise bleue, ce n’est pas une caractéristique …………………………………… mais …………………………………….. .

9 EXEMPLE / PREUVE
☞ Exemple
1. Exemple. Cas particulier qu’on évoque pour illustrer et étayer une affirmation générale. Un bon exemple doit
toujours être représentatif, autrement dit, il doit bien représenter tous les autres cas particuliers qui tombent
sous la même catégorie générale. Un seul exemple ne peut pas être une preuve de vérité, même si il est souvent
utilisé comme tel de manière rhétorique pour emporter l’adhésion d’un auditoire. (▶ Voir Repère 25)
2. Contre-exemple. Il permet de réfuter une thèse à laquelle on s’oppose : il suffit en effet d’un seul contre-
exemple pour invalider une affirmation universelle. Aention : si cee affirmation n’est que générale, un contre-
exemple est insuffisant. (▶ Voir Repère 30)
☞ Preuve
Fait, témoignage ou raisonnement susceptible d’établir de manière irréfutable la vérité ou la réalité d’une
hypothèse. S’oppose à l’indice qui indique une possibilité et renforce sa probabilité, mais ne la prouve pas. ▶ Voir
Repère 31.
☞ Exo 32. Compléter en utilisant les repères.
En mathématique, le calcul permeant de vérifier l’exactitude du résultat d’une opération en faisant
l’opération inverse, s’appelle …………………………………. . Les nombres impairs sont des nombres qui ont 1 pour
reste quand on les divise par 2 : 3, 5, 7, 19 ou 10827 en sont des …………………………………….. . J’ai vu un mouton
gris à Ouessant : ce ………………………………………….. me permet de réfuter ton affirmation selon laquelle « Tous les
moutons sont blancs ». Ce n’est pas parce qu’il existe quelques cas de personnes aux yeux vairons que tu
détiens ………………………………… que les êtres humains n’ont pas en général les yeux de la même couleur.

10 EXPLIQUER / COMPRENDRE
☞ Expliquer
1. Rendre intelligible ce qui est obscur. Clarifier.
2. Démarche analytique : décomposer un phénomène pour le rendre intelligible, notamment en recherchant et
en montrant sa cause. L’explication serait plutôt du côté des sciences naturelles qui rendent compte des
phénomènes par leurs causes.
☞ Comprendre
1. Acte de l’esprit qui s’approprie, qui assimile une connaissance.
2. Par opposition à l’explication qui recherche les causes, la compréhension est la recherche des raisons des
motifs et du sens d’un phénomène pour un sujet. La compréhension serait plutôt du côté des sciences humaines
qui cherchent à rendre compte du sens d’un fait humain, social, historique ou psychologique… (▶ Voir Repère 25)
☞ Exo 33. Compléter en utilisant les repères.
Tu ne ………………………………….. pas ma décision . Je t’………………………. afin que tu ………………………………….. .
Galilée a découvert la loi qui ………………………….. la chute des corps. Un historien cherche
à …………………………………… le sens des événements historiques.

Notions, Repères, Méthodes - page 25/40


11 EN FAIT / EN DROIT
☞ En fait (ou « de fait », traduit le latin « de facto »)
Ce qui se passe effectivement, ce qui est effectivement le cas.
☞ En droit (traduit le latin « de jure »)
Ce qui devrait être théoriquement le cas, conformément à une loi civile ou morale, ou encore à une norme.
Il y a malheureusement souvent une opposition entre le droit et le fait, entre ce qui devrait être le cas et ce qui
est effectivement le cas.
☞ Exo 34. Compléter en utilisant les repères.
…………………………….. les élèves ne devraient pas bavarder, mais ……………………………. ils bavardent
souvent. …………………………… on constate des inégalités salariales entre hommes et femmes de même niveau
d’étude et/ou d’expérience, alors que ………………………… ils devraient toucher le même salaire.

12 FORMEL / MATÉRIEL
☞ Formel
1. Ce qui relève de la forme, par opposition au contenu ou à la matière.
2. Ce qui relève de la théorie ou de l’abstraction
☞ Matériel
1. Ce qui relève de la matière, c’est-à-dire de la substance dont les choses ou les objets sont faits.
2. Ce qui relève des faits et des choses concrètes.
☞ Exo 35. Compléter en utilisant les repères.
En mathématiques, les démonstrations sont des preuves ………………………… de ce qu’on affirme. L’inspecteur
de police cherche les preuves ……………………………… de ce meurtre. La caractéristique ………………………. de cee
statue est d’être en marbre. Cee dissertation est bonne d’un point de vue …………………… mais elle est
malheureusement hors sujet.

13 GENRE / ESPÈCE / INDIVIDU


☞ Genre
1. Logique. Catégorie générale comprenant plusieurs espèces dans son extension.
2. Biologie. Subdivision de la famille, elle-même subdivisée en espèces.
☞ Espèce
1. Logique. Subdivision du genre. Le passage du genre à l’espèce se fait par ajout d’une différence dite
spécifique.
2. Biologie. À partir de Buffon, l’espèce est définie comme l’ensemble des individus dont le croisement donne
un produit fécond.
☞ Individu
1. Élément distinct et indivisible de la réalité, qui, contrairement au genre ou à l’espèce, ne contient pas
plusieurs êtres dans son extension.
2. Tout être concret ayant une existence distincte et identifiable, qui jouit d’une certaine autonomie et d’une
certaine permanence dans le temps.
☞ Exo 36. Compléter en utilisant les repères.
La physique est …………………………………….. de science, c’est la science de la nature. Les félins constituent une
famille qui comprend trois ………………………….. (félinés, pantherinés, acinonychinés). Myriam, Marie et Mario
sont des …………………………. appartenant à l’……………………… de primates Homo sapiens. Le triangle est
un ………………………………. qui comprend les triangles rectangles, isocèles et quelconques.

14 HYPOTHÈSE / CONSÉQUENCE / CONCLUSION


☞ Hypothèse
1. Proposition (ou ensemble de propositions) avancée provisoirement comme explication de certains faits et qui
doit être ultérieurement contrôlée par la déduction ou par l’expérience.
2. Proposition admise indépendamment de sa valeur de vérité, et à partir de laquelle on déduit un ensemble
donné de propositions.
☞ Conséquence
Notions, Repères, Méthodes - page 26/40
1. Logique. Suite logique d’une ou de plusieurs propositions qui en sont le principe.
Repères
2. Concret. Synonyme d’effet. Événement qui s’ensuit d’un autre événement.
☞ Conclusion
1. Conséquence finale d’un raisonnement à laquelle on aboutit par déduction.
2. Dans une démarche expérimentale, proposition finale consistant à valider ou non une hypothèse de départ
selon qu’elle a été ou non confirmée par l’expérimentation.
☞ Exo 37. Compléter en utilisant les repères.
Dans un raisonnement par l’absurde, on admet au départ …………………………………… inverse de celle que l’on
veut prouver, afin de montrer que les ………………………………… de cee ……………………………………… sont
impossibles, ainsi on aboutit à la ………………………………………… que …………………………………….. de départ est
fausse et que sa contradictoire est vraie. (▶ Voir Méthode IV p.40)

15 IDÉAL / RÉEL
☞ Idéal
1. Ce qui n’existe que dans la pensée, l’imagination ou le langage.
2. Ce qui est parfait et peut servir de norme ou de modèle pour une réalisation concrète.
☞ Réel
Est réel ce qui existe en acte ou effectivement, par opposition à :
1. ce qui n’existe pas, le néant, le non-être
2. ce qui n’existe que dans la pensée, l’imagination ou le langage;
3. ce qui n’est qu’apparent et illusoire;
4. ce qui n’est que possible.
☞ Exo 38. Compléter en utilisant les repères.
L’homme …………………. n’existe pas. Platon a inventé une cité …………………… Grâce aux jeux vidéos, il
s’échappe de la vie …………………. .

16 IDENTITÉ / ÉGALITÉ / DIFFÉRENCE


☞ Identité
1. Identité absolue (ou numérique). Ce qui est identique absolument forme un seul et même être.
2. Identité sous un certain rapport (relative). Fait, pour plusieurs êtres, de partager des caractères communs et
d’appartenir à une même espèce, catégorie ou groupe social. (▶ Voir Repère 1)
3. Identité personnelle. Fait pour un sujet conscient de se reconnaître comme une seule et même personne, ce
qui fonde notamment la responsabilité de ses actes.
☞ Égalité
1. Au sens logique et mathématique, la relation d’égalité est une identité au sens 1.
2. Politique. L’égalité sociale présuppose au contraire la différence des individus qui sont déclarés égaux en
droits malgré leurs différences individuelles.
3. Principe de justice qui consiste à donner à chacun la même chose. Se distingue de l’équité qui consiste à
moduler la répartition en fonction d’un critère (mérite, taille, besoin… ▶ Voir Notion 7)
☞ Différence
1. Rapport entre des objets non identiques, soit absolument, soit d’un certain point de vue.
2. Ce qui permet de distinguer deux choses.
☞ Exo 39. Compléter en utilisant les repères.
Montaigne a dit « Il y a plus de …………………………………… d’homme à homme que d’homme à bête. » Il y
a …………………………………….. entre l’Étoile du soir et l’Étoile du matin : il s’agit du même astre, Vénus. La
révolution française a consacré le principe de l’…………………… en droits de tous les citoyens français.

17 POSSIBLE / IMPOSSIBLE
☞ Possible
1. Ce qui n’est pas, mais pourrait cependant être, contrairement à l’impossible (qui ne peut pas être) et au
nécessaire. (qui ne peut pas ne pas être). (▶ Voir Repère 06)
2. Logique. Ce qui n’implique pas contradiction.
3. Ce qui est moralement, juridiquement, ou socialement admissible. Ce qui est permis.
☞ Impossible
Contraire de possible selon les trois sens ci-dessus.
Notions, Repères, Méthodes - page 27/40
☞ Exo 40. Compléter en utilisant les repères.
Il est …………………………….. qu’un triangle ait quatre angles. Il est …………………………………. de sortir du lycée
entre midi et deux. Il est à la fois ………………………………… et ………………………………………. de tricher à un devoir.

18 INTUITIF / DISCURSIF
☞ Intuitif
L’intuition peut être sensible ou intellectuelle : simple réceptivité de ce qui nous est donné par les sens, ou
vision directe de l’esprit. La connaissance intuitive désigne une forme de connaissance immédiate, qui ne passe
pas par le langage ou le raisonnement.
☞ Discursif
La connaissance discursive passe par l’intermédiaire du langage, des concepts, du discours (logos). La
connaissance rationnelle est discursive.
☞ Exo 41. Compléter en utilisant les repères.
La démonstration en mathématique est un mode de connaissance …………………………. . J’ai immédiatement su
qu’il cachait quelque chose, c’était ………………………….. .

19 LÉGAL / LÉGITIME
☞ Légal
Ce qui est conforme au droit positif (ensemble des lois civiles instituées dans une société).
☞ Légitime
Ce qui est conforme à la loi morale, à la justice comme valeur morale fondamentale.
☞ Exo 42. Compléter en utilisant les repères.
Ce qui est ………………………… peut être considéré comme illégitime, comme les lois anti-juives sous le régime
de Vichy. Ce qui est …………………………… peut être illégal, par exemple la Résistance, sous l’Occupation.

20 MÉDIAT / IMMÉDIAT
☞ Médiat
Ce qui n’est aeint qu’indirectement, à l’aide d’un intermédiaire (le medium).
☞ Immédiat
Ce qui est aeint directement, sans intermédiaire.
☞ Exo 43. Compléter en utilisant les repères.
Les médias nous apportent une connaissance …………………………. du monde, alors que l’expérience nous en
apporte une connaissance …………………………….. La connaissance intuitive est …………………….., la connaissance
rationnelle est ……………………… .

21 OBJECTIF / SUBJECTIF / INTERSUBJECTIF


☞ Objectif
Un jugement est objectif quand ce qu’il énonce d’un objet ( au sens large : chose, fait, personne…) ne dépend
aucunement des opinions, des émotions ou des croyances d’un sujet qui le perçoit.
☞ Subjectif
i est propre à un sujet déterminé, qui ne vaut que pour lui seul. Un jugement est subjectif quand ce qu’il
énonce ne correspond pas à l’objet, mais à une disposition particulière du sujet qui le perçoit. Synonyme de
« partialité».
☞ Intersubjectif
1. i concerne les relations de personne à personne où la subjectivité de chacun (opinions, émotions,
croyances…) est engagée.
2. i relève de la subjectivité collective (croyances, sentiments, stéréotypes, idéologie, etc.). En ce sens, il y a
une forme d’accord universel des esprits.
☞ Exo 44. Compléter en utilisant les repères.
« Le pain est composé de mie et de croûte », c’est un jugement ……………………………. . « Le pain est lourd à
digérer », c’est un jugement ………………………………………….. . Le dialogue ………………………………… est souvent
nécessaire dans la recherche de la vérité.

Notions, Repères, Méthodes - page 28/40


22 OBLIGATION / CONTRAINTE
☞ Obligation
1. Obligation juridique. Fait d’être lié, souvent par un contrat, à une autre personne ou à la société, et d’avoir à
faire ou ne pas faire quelque chose.
2. Par extension, objet précis du contrat : obligation de travailler, de payer une dee…
3. Obligation morale : caractère impératif de la loi morale qu’il importe de respecter pour un sujet individuel
ou un groupe social. Synonyme de DEVOIR. (▶ Voir Notion 04)
☞ Contrainte
1. Necessité imposée par les lois physiques.
2. Violence exercée contre quelqu’un, qui entrave sa liberté d’action et ne lui laisse pas le choix.
☞ Exo 45. Compléter en utilisant les repères.
M’alimenter est une …………………………. à laquelle je ne peux pas échapper. Ne pas utiliser mon téléphone en
classe est une …………………………….. que beaucoup d’élèves ne respectent pas.

23 ORIGINE / FONDEMENT
☞ Origine
1. Ce qui est premier dans l’ordre chronologique, ce qui est au commencement, à la source d’un processus.
2. Ce qui explique l’existence d’un phénomène, sa cause.
☞ Fondement
Le fondement est ce sur quoi un édifice repose. Par analogie, c’est ce sur quoi une connaissance, une théorie
repose. Le fondement est ce qui est premier dans l’ordre logique ou ce qui est la raison d’être d’un phénomène, sa
justification.
☞ Exo 46. Compléter en utilisant les repères.
L’………………………….. des espèces de Darwin explique les causes de l’évolution des espèces. Dans son Discours
sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes, Rousseau montre que l’inégalité sociale est un
fait dont on peut retracer l’…………………………….., mais qu’elle n’est pas justifiée par la nature humaine : elle n’a
pas de réel ………………………… et pourrait ne pas exister.

24 PERSUADER / CONVAINCRE
☞ Persuader
Persuader, c’est produire de la croyance et provoquer l’adhésion de son interlocuteur ou de son auditoire, en
utilisant ses émotions plutôt que sa raison. C’est l’effet du discours plutôt que sa vérité qui importe. (▶ Voir
Repère 07)
☞ Convaincre
Convaincre, c’est produire un savoir. Il s’agit d’obtenir l’assentiment de son auditoire sur la base de preuves
rationnelles. Ce qui importe, c’est la rigueur et l’exactitude de l’argumentation qui permet de fonder solidement
le savoir.
☞ Exo 47. Compléter en utilisant les repères.
L’avocat utilise la rhétorique pour émouvoir le jury et le ………………………………. de l’innocence de son client. Le
médecin cherche à ………………………………… son patient de se faire vacciner, en utilisant des arguments
scientifiques.

25 PRINCIPE / CAUSE / FIN


☞ Principe (du latin « princeps », qui est premier)
1. Origine ou raison d’être d’une chose, d’un phénomène.
2. En logique, proposition d’où découle nécessairement une autre proposition.
3. Première vérité d’une science qui doit être posée au départ.
4. Règle morale, maxime (du latin maximus, le plus grand).
☞ Cause
1. Dans un rapport de causalité, la cause est ce qui produit l’effet. C’est la cause efficiente.
2. Raison d’être d’une chose, d’un phénomène : c’est ce qui les rend intelligibles.

Notions, Repères, Méthodes - page 29/40


3. Principe de causalité : a. Tout phénomène déterminé a une cause déterminée. b. Une même cause produit les
mêmes effets.
☞ Fin
1. Le terme, la limite, par opposition au commencement.
2. Le but, l’objectif, par opposition au moyen, c’est-à-dire ce par quoi j’aeins une fin.
Par analogie avec cee idée de but, la fin de quelque chose serait sa raison d’être, le but de son existence, ce en
vue de quoi elle aurait été créée.
☞ Exo 48. Compléter en utilisant les repères.
Le feu est ……………………….. de la brûlure. Comme le disait Machiavel, « La ……………….. justifie les moyens ». Il
pourrait s’en tirer en ne disant pas la vérité, mais il a pour ………………………………. de ne pas mentir. Le
déterminisme, c’est l’idée selon laquelle tout obéit au principe de causalité et qu’il n’y a donc pas de liberté. La
sonnerie sonne la ………….. du cours . Le finalisme, c’est l’idée que « la nature ne fait rien en vain », que tout a été
créé en vue d’une ……………….., que tout est planifié.

26 PUBLIC / PRIVÉ
☞ Public
1. Ce qui est accessible à tous. Ce qui appartient à tous.
2. Tous ceux qui assistent à un spectacle.
☞ Privé
Ce qui appartient à un ou à quelques individus, ce à quoi lui ou eux seuls a/ont accès.
☞ Exo 49. Compléter en utilisant les repères.
La Poste a été privatisée : avant c’était une entreprise …………………… qui appartenait à l’État, maintenant, c’est
une entreprise …………………….. qui appartient majoritairement à des actionnaires ………………. . Il est souvent
difficile pour des personnalités …………………………….. de protéger leur vie ………………………. .

27 RESSEMBLANCE / ANALOGIE
☞ Ressemblance
Similitude entre deux choses. Il y a des degrés dans la similitude : du vague air de famille jusqu’à l’identité
parfaite (s’il n’y a pas du tout de dissemblance entre deux objets, en effet on aboutit à l’identité)
☞ Analogie
Identité du rapport qui unit deux à deux les termes de plusieurs couples. A est à B ce que C est à D.
☞ Exo 50. Compléter en utilisant les repères.
Des jumeaux ont beaucoup de …………………………………………….. On peut établir
une ………………………………………. entre la respiration du poisson et celle de l’être humain : les branchies sont au
poisson ce que les poumons sont aux humains.

28 THÉORIE / PRATIQUE
☞ Théorie (du grec « théoria », la contemplation)
Ensemble de notions, d’idées, de concepts abstraits appliqués à un domaine particulier et permeant d’en
donner une explication.
L’expression « en théorie » désigne ce qui est établi par la pensée et seulement par la pensée.
☞ Pratique
Relatif à l’action, qu’elle soit action de production, morale ou politique.
L’expression « en pratique » désigne quelque chose qui est établi dans les faits, par l’action.
☞ Exo 51. Compléter en utilisant les repères.
En ……………………………, la paix est l’état auquel tous les hommes devraient aspirer, mais
en …………………………….., il est parfois difficile, pour diverses raisons de ne pas faire la guerre. Il connaît bien
la ………………………., mais il manque clairement de …………………………….. .

29 TRANSCENDANT / IMMANENT
☞ Transcendant
1. Supérieur et séparé.
Notions, Repères, Méthodes - page 30/40
2. i vient d’en haut.
Repères

☞ Immanent
1. Intérieur
2. i vient de l’intérieur.
☞ Exo 52. Compléter en utilisant les repères.
Le dieu des religions monothéistes est …………………………………… : il se situe en dehors du monde créé dont il
est le créateur. Le dieu de Spinoza est ……………………………………. : il est en fait identique à la nature.

30 UNIVERSEL / GÉNÉRAL / PARTICULIER / SINGULIER


☞ Universel
1. i concerne l’univers tout entier.
2. i concerne tous les éléments d’une catégorie. i ne souffre aucune exception..
☞ Général
1. i s’applique à la majeure partie des individus d’une catégorie.
2. Par abus de langage, synonyme d’universel.
☞ Particulier
1. i appartient à une classe restreinte d’individus.
2. i appartient en propre à un individu (dans ce cas, synonyme de « singulier »)
☞ Singulier
1. Ce qui est unique.
2. Ce qui est propre à un individu.
☞ Exo 53. Compléter en utilisant les repères.
Chaque élève de cee classe est un être ………………………………. « Tous les hommes sont mortels » est une
proposition ………………………………………… . « Les humains sont bipèdes » est une affirmation ………………………….. .
Il prend son opinion ………………………………. pour une vérité universelle.

31 VRAI / PROBABLE / CERTAIN


☞ Vrai
1. i s’accorde avec son objet, avec la réalité
2. i satisfait aux lois de l’esprit. (▶ Voir Notion 17)
☞ Probable
1. Dont la vérité a plus de raisons d’être confirmée que d’être infirmée.
2. i peut être approuvé, qui n’a rien d’absurde ou de contraire à l’autorité.
3. Mathématiques. i peut être mesuré par un indice de probabilité.
☞ Certain
1. i ne fait pas de doute, qui est conforme aux critères de la vérité.
2. i ne doute pas, qui a le sentiment d’être dans le vrai.
☞ Exo 54. Compléter en utilisant les repères.
Il est extrêmement …………………………… que le soleil va se lever demain matin, nous pouvons en
être ……………………….. même si il faudra aendre qu’il soit effectivement levé pour pouvoir affirmer que cela
est ………………… , c’est-à-dire conforme à la réalité.

Notions, Repères, Méthodes - page 31/40


MÉTHODES I
Méthodes

LEs CINQ CLÉS POUR RÉUSSIR


terminales générales

☞ C comme... CULTURE GÉNÉRALE


La philosophie n’a pas de domaine d’étude limité contrairement à la plupart des disciplines : on peut en effet
philosopher sur tout ! L’art, les sciences, l’action, la politique, l’existence
humaine…
Donc il faut utiliser votre culture générale existante et l’augmenter
progressivement…
C’est le rôle du travail sur les EXEMPLES qui ne doit surtout pas être
négligé.
> Pour chaque notion du programme, faites-vous votre recueil
d’exemples : fouillez dans vos « vieux cours » de liérature, de sciences,
d’arts plastiques, fouillez dans l’actualité, dans votre culture (cinéma,
séries…) et utilisez les exemples travaillés en classe, votre professeure les a
choisis car ils sont représentatifs.

☞ C comme... CULTURE PHILOSOPHIQUE


La plupart des élèves de terminale arrivent relativement « vierges » en termes de culture philosophique.
Elle s’acquiert grâce au travail en cours de philosophie et à des lectures personnelles.
> Comme dans toutes les autres diciplines, il faut acquérir un LEXIQUE spécifique qui permet de comprendre
les textes et de produire vos propres essais philosophiques (dissertations).
> Il faut également porter une aention particulière aux textes des auteurs que vous devrez utiliser dans vos
travaux en tant que RÉFÉRENCES. Certains seront travaillés en COURS, mais vous pouvez aussi consulter votre
MANUEL qui est en fait une anthologie de textes philosophiques.

☞ C comme... CONSTRUCTION LOGIQUE


Même si les ouvrages de philosophie sont écrits en prose, même si certains philosophes sont aussi de grands
écrivains, la philosophie a pour but la recherche de la vérité et passe par le RAISONNEMENT : elle se situe donc
du côté des sciences, non de la liérature qui est un art et repose sur l’exercice de l’imagination.
Dans vos dissertations notamment, votre correcteur sera très aentif à la construction logique et à la
cohérence de votre ARGUMENTATION.
> L’écriture « inspirée », au fil de la plume et sans réf lexion préalable est à proscrire, surtout quand on est
débutant.
> Au contraire le travail de préparation au brouillon est déterminant : prendre du temps pour recueillir vos
idées, les classer et les organiser, c’est ce qui fera en grande partie la qualité de votre travail.

☞ C comme... COMPRÉHENSION
Dans une dissertation il faut mobiliser des références, donc des textes que l’on doit comprendre dans leur
globalité. En explication de texte, il faut montrer qu’on a compris un texte dans le détail et que l’on a un esprit
d’analyse. (▶ Voir Repère 04)

☞ C comme... CONFIANCE
Les élèves sont souvent désarçonné·e·s par la philosophie pour plusieurs raisons : nouveauté de la matière,
abstraction et difficulté de certains textes, méthodes pour les épreuves du bac à assimiler en très peu de temps,
programme très très large, premières notes décevantes…
> Garder confiance en soi : pour beaucoup d’élèves il y a un temps d’adaptation et plusieurs mois
d’assimilation nécessaires, mais le travail et le sérieux payent toujours !
> Avoir confiance en ceux qui s’y connaissent le mieux, qui ont fait plusieurs années d’études de philosophie,
qui corrigent des centaines de copies tous les ans et qui savent donc ce qui est aendu et comment on l’acquiert.
Vous devinez de qui il s’agit…
> Éviter d’accorder trop d’aention à ce que racontent le cousin, le voisin ou le copain qui détient les recees
miracles pour faire une problématique ou un plan qui marche à tous les coups, ou encore qui a eu une super note
(d’après ce qu’il dit) au bac en y a allant « au talent », ou alors qui connait quelqu’un qui a un cousin qui…

Notions, Repères, Méthodes - page 32/40


MÉTHODES II
Méthodes

MÉTHODE DE LA DISSERTATION
terminales générales

1 LA DISSERTATION ET SES CRITÈRES DE RÉUSSITE


☞ La dissertation, c’est...
Un essai de réflexion philosophique, se présentant sous la forme d’une argumentation structurée, ordonnée
et cohérente, ayant pour objectif d’apporter une réponse au sujet donné, en passant par la résolution des
problèmes que pose le sujet à la réflexion.

☞ Les quatres critères évalués, qui font la qualité de la dissertation


1. La méthode : respect de la forme de l’exercice, effort d’application des techniques propres à l’exercice…
2. La pertinence par rapport au sujet : la problèmatique cerne bien les problèmes posés par le sujet, tous les
élements de l’argumentation servent à répondre au sujet, tous les aspects essentiels du sujet sont traités
3. La mobilisation des connaissances philosophiques : maîtrise du lexique technique philosophique (notions,
repères) et utilisation de références philosophiques
4. Richesse de l’argumentation : des exemples pertinents sont utilisés, la culture générale est mobilisée,
l’argumentation est riche et complexe, il y a un bon engagement dans la réflexion.

2 LES ÈTAPES DE LA DISSERTATION

1. L’ANALYSE DU SUJET
Type de tâche : travail préparatoire au brouillon
Ceci est une suggestion pour la construction de la Forme : privilégier la carte mentale
CARTE MENTALE. Elle permet d’organiser les idées Temps : 30 min sur les 4 heures de l'épreuve.
qui apparaissent en générale de manière désordonnée. Objectifs : conceptualisation des notions,
Sur une feuille, format paysage, on écrit le sujet en distinctions conceptuelles, problématisation,
gros au milieu (pour ne jamais le perdre de vue et recherche d'exemples et de références…
éviter le hors-sujet), puis on partage l’espace de la
feuille en quatre parties. Exemple.

2. LA PROBLÉMATIQUE
PROBLÉMATISER, c’est le nerf de la guerre dans une dissertation. La problématique (ou plus simplement les
problèmes posés par le sujet) justifie :
- la diversité des réponses possibles au sujet
- la difficulté à trancher entre ces diverses positions qui ont toutes un fondement rationnel
- la nécessité d’argumenter ces réponses pour décider laquelle est la plus pertinente à nos yeux.

LA PROBLÉMATIQUE, qu’on énonce dans l’INTRODUCTION du devoir, explicite, c’est-à-dire énonce


clairement, les PROBLÈMES ou les contradictions que pose le sujet. La plupart des élèves ont des difficultés à
élaborer la problématique, c’est normal et il n’existe aucune recee miracle. Voici cependant quelques « trucs ».

Notions, Repères, Méthodes - page 33/40


1. BIEN ANALYSER TOUS LES TERMES DU SUJET
Méthodes
- Faire aention aux notions implicites : dans un sujet comme « Sommes-nous esclaves de la technique ? » , la
notion de liberté est « cachée » sous la notion d’esclave…
- Faire aention aux petits mots comme « ne…que » « tous », « toujours », « nécessairement »… Beaucoup de
traitements hors-sujet reposent sur la transformation du sujet par omission de ces petits mots.

2. REPÉRER LES POLYSÉMIES


Certaines notions sont très polysémiques (liberté, raison…) : la réponse au sujet sera différente en fonction du
sens du mot choisi. Une grosse partie du travail philosophique consiste à clarifier le sens des mots que l’on
emploie afin d’éviter les équivoques.
Sur le sujet « Peut-on être heureux sans être libre ? », où « être heureux » et « être libre » sont polysémiques,
voici deux réponses « non » qui pourtant sont opposées entre elles, parce qu’elles n’accordent pas le même sens à
« être heureux » et « être libre » :
A. Si être heureux, c’est satisfaire tous ses désirs et qu’être libre, c’est n’être soumis à aucune contrainte, alors
non on ne peut pas être heureux sans être libres.
B. Si être heureux, c’est ne pas être troublé et que la liberté, c’est la maîtrise de soi et l’autonomie, alors non,
on ne peut pas être heureux sans être libre.

3. METTRE EN ÉVIDENCE LES PRÉSUPPOSÉS DU SUJET


Sur le sujet « Peut-on reprocher à l’art d’être inutile ? », l’une des idées présupposée par la formulation, c’est
que l’inutilité est blâmable ou mauvaise. Mais tout ce qui est inutile est-il sans valeur ou mauvais ? C’est le
premier problème posé par ce sujet, le second problème étant de déterminer si l’art est réellement inutile…

4. PROLONGER LE SUJET POUR METTRE EN ÉVIDENCE LES ALTERNATIVES POSSIBLES


Exemple sur le sujet « Faut-il satisfaire tous ses désirs pour être heureux ? »
→ Faut-il satisfaire tous ses désirs ou faut-il sélectionner les désirs afin de satisfaire ceux qui sont essentiels et
réprimer ceux qui sont nuisibles, ou bien faut-il radicalement changer de perspective : ne pas chercher ce qui
nous manque, mais profiter de ce que l’on a… ?

5. PRATIQUER L’IRONIE SOCRATIQUE


Partir de l’opinion qui paraît la plus évidente ou la plus partagée (ou d’une opinion quelconque), développer les
arguments en faveur de cee position, puis produire des objections : ces objections permeent de mere le doigt
sur les problèmes posés par le sujet que vous n’aurez plus qu’à clarifier.
Cela permet en outre de produire un plan « dialectique ». (▶ Voir plus loin, 2.4.D)

6. FAIRE ATTENTION AUX FORMULATIONS CLASSIQUES


A. PEUT-ON. Deux sens possibles (pensez en anglais à la distinction entre CAN et MAY)
1. Est-il possible (matériellement, logiquement), avons nous la capacité de … ?
2. A-t-on le droit (moralement, légalement)… ?
« Peut-on tricher à un devoir de philosophie ? » Oui, c’est matériellement possible en cherchant un corrigé sur
internet. Mais non, on ne peut pas : on n’a pas le droit ni moral, ni règlementaire de le faire.
B. SUFFIT-IL ou FAUT-IL. Ces formulations questionnent le rapport de conditionnement entre deux
événements. Reformulation de cee forme de sujet → X est-il une condition SUFFISANTE ET/OU NÉCESSAIRE
de Y ?
Ex. Soit l’événement AVOIR SON BAC. On s’interroge sur les conditions pour que cet événement se produise.
a. « Se présenter à toutes les épreuves du bac » : condition NÉCESSAIRE, je ne peux pas ne pas la réaliser. « Il
faut se présenter aux épreuves du bac pour avoir son bac. » Mais ce n’est PAS SUFFISANT !
b. « Avoir 10 de moyenne ou plus à l’écrit » : condition SUFFISANTE. « Il suffit d’avoir 10 de moyenne à l’écrit
pour avoir le bac » Mais ce n’est PAS NÉCESSAIRE, des élèves ont le bac sans remplir cee condition.
c. « Avoir au moins 10 de moyenne à l’issue de toutes les épreuves, oral de rarapage compris » : cee
condition est À LA FOIS NÉCESSAIRE ET SUFFISANTE. « Il faut et il suffit d’avoir au moins 10 de moyenne à
l’issue de toutes les épreuves, oral compris pour avoir le bac ».
d. « Avoir bien révisé » : ce n’est qu’un facteur positif, mais ce n’est NI NÉCESSAIRE NI SUFFISANT. En effet
vous pouvez ne pas réaliser cee condition et avoir le bac, mais vous pouvez aussi bien réaliser cee condition et
malheureusement rater votre bac.

3. L’INTRODUCTION - ASPP Type de tâche : travail préparatoire au brouillon


Forme : rédaction complète au brouillon
L’introduction est un moment essentiel de votre Temps : 10/15 min sur les 4 heures de l'épreuve.
devoir. Votre correcteur aura dès l’introduction une Objectif : Préparer le moment le plus important
bonne idée de la pertinence de votre traitement du de votre devoir.
Notions, Repères, Méthodes - page 34/40
sujet et de l’état de vos connaissances. C’est le moment où vous énoncez la problématique, où vous résumez votre
Méthodes
plan. Les défauts de construction seront généralement déjà perceptibles. Soigner son introduction, c’est soigner
tout son devoir !
Voici la composition classique de l’introduction (ASPP).
♠ A comme AMORCE du sujet
Le but de l’AMORCE est d’amener le sujet en montrant pourquoi la question posée se pose. On va
généralement partir d’une SIT UATION PARADOXALE. Petit truc pour énoncer un paradoxe : Utiliser l’expression
« D’un côté…….. Mais d’un autre côté » ou toute autre forme d’expression d’opposition comme « À première
vue… pourtant… » etc.
À EVITER en amorce : la liste de définitions, la citation ou encore l’amorce qui traine en longueur.
♠ S comme SUJET
On pose le sujet en l’énonçant tel quel sans le transformer.
♠ P comme PROBLÉMATIQUE
Voir la section consacré à la problématisation.
♠ P comme PLAN
Vous devez brièvement indiquer les THÈSES, c’est-à-dire les différentes RÉPONSES POSSIBLES au sujet que
vous allez étudier. Idéalement en philosophie, on aend trois parties. Si vous choisissez un plan en deux parties,
on aendra une argumentation beaucoup plus riche de chaque partie. atre parties sont envisageables, cinq,
c’est trop.

☞ Exo 55. Dans cet exemple d’introduction sur le sujet «Le bonheur est-il un
idéal inaccessible», séparez les différentes phases de l’introduction (ASPP).
D’un côté, il semble que nous cherchions tous à être heureux et à réaliser nos rêves. D’un autre côté, il est rare
de rencontrer des êtres humains pleinement et durablement heureux. Et même ceux qui ont réalisé leurs rêves
n’en sont pas toujours pour autant heureux. Le bonheur est-il un idéal inaccessible ? En effet, un idéal n’existe
que dans la pensée, il est souvent produit par l’imagination. Le problème qui se pose est donc de savoir si cet
idéal est réalisable et si oui, comment ? S’il n’est pas réalisable, est-ce parce que nous sommes trompés par notre
imagination ou par notre conception du bonheur ? Faut-il dès lors agir sur la représentation que nous nous
faisons de notre bonheur pour le rendre accessible ? Ou bien abandonner nos idéaux en cherchant plutôt à bien
vivre au présent ? Dans un premier temps nous verrons que le bonheur est bien un idéal, fruit de notre
imagination et que ses caractéristiques le rendent inaccessible. Dans un second temps, nous verrons qu’adopter
une conception réaliste du bonheur le rend plus accessible. Enfin nous verrons qu’abandonner cee quête du
bonheur, soit en sachant profiter de ce que l’on possède réellement, soit en se concentrant sur l’action bonne,
peut nous permere de bien vivre au présent.
Type de tâche : travail préparatoire au brouillon
Forme : rédaction sous forme de liste et de notes
4. LE PLAN DÉTAILLÉ Temps : 30/40 min sur les 4 heures de l'épreuve.
Objectifs : Construire l'argumentation, ordonner
A. UN PLAN PAR THÈSES
les idées de la carte mentale, équilibrer les
arguments, les exemples et les références.
Comme pour la problématisation, il n’y a pas de
recee magique pour produire le plan. Cependant, une chose est sûre, votre plan doit être un PLAN PAR
THÈSES : chaque partie du développement correspond à l’argumentation d’une thèse, c’est-à-dire d’une réponse
au sujet. Sans thèse, il n’y a tout simplement pas d’argumentation et il ne peut y avoir qu’un enchaînement
désordonné d’idées.

Aention : on parle souvent du PLAN « THÈSE/ANTITHÈSE/SYNTHÈSE » (oui/non/?… aussi connu sous le


nom de plan dialectique) comme étant LE PLAN à adopter. C’est beaucoup plus compliqué que cela.
> D’abord parce que tous les sujets ne se présentent pas sous la forme d’une question fermée. Ex. « e gagne-
t-on à travailler ? », « e doit-on à l’État ? »… on ne peut pas répondre à ces questions par oui ou non.
> Ensuite parce que OUI ou NON, sur des questions complexes, cela ne veut pas dire grand chose. Il faut
toujours PRÉCISER sous la forme d’une phrase complète sa thèse. Deux doctrines opposées peuvent répondre
également NON à une même question, mais pour des raisons différentes, ce qui aboutit à deux thèses différentes.
Un stoïcien ou un épicurien répondront tous les deux NON à la question « Faut-il satisfaire tous ses désirs pour
être heureux ? », cependant leurs doctrines sont opposées. (▶ Voir l’exemple en 2.2.2 page 34)

Ce qu’il faut absolument éviter, c’est le PLAN THÉMATIQUE. Exemple sur le sujet précédent : I. Le désir II. Le
bonheur III. Le rapport entre la satisfaction des désirs et le bonheur. Ce plan est le meilleur moyen de faire du
hors-sujet car seule la dernière partie argumentera une réponse à la question.

Notions, Repères, Méthodes - page 35/40


B. LA PARTIE IDÉALE se compose ainsi :
Méthodes

1. Une mini introduction qui énonce clairement la THÈSE argumentée dans la partie
2. Le ou les ARGUMENTS qui justifient cee thèse
3. Le ou les EXEMPLES concrets qui illustrent les arguments.
4. La ou les RÉFÉRENCES philosophiques qui appuient l’argumentation.
5. Une mini-conclusion qui CRITIQUE, c’est-à-dire montre les limites de la thèse défendue. Ce qui permet de
passer à la THÈSE SUIVANTE.

C. ORDRE DES THÈSES. Logiquement vous partirez de la thèse que vous estimez être LA PLUS FAIBLE pour
finir sur la thèse qui vous semble LA PLUS FORTE.

D. COMMENT ENCHAÎNER LES PARTIES ?

Pour pouvoir passer d’une thèse à l’autre logiquement, il faut montrer les limites de la thèse que l’on vient
d’argumenter afin de passer à une autre thèse. Mais il faut faire la différence entre une thèse qui s’OPPOSE à une
autre et une thèse qui en COMPLÈTE une autre. Cela nous donne deux types d’enchaînements de parties.

1. L’ENCHAÎNEMENT DIALECTIQUE (ou par OPPOSITION DE THÈSES)


Sur le sujet « Faut-il satisfaire tous ses désirs pour être heureux ? », voici un exemple d’enchaînement
dialectique des positions.
1. Oui, il faut satisfaire tous ses désirs pour être heureux
→ PB : MAIS il semble impossible de satisfaire tous ses désirs (pour de multiples raisons…)
2. Non, il ne faut pas satisfaire tous ses désirs pour être heureux, mais satisfaire ceux qui sont essentiels
→ PB : MAIS les desirs, même essentiels, ne peuvent être satisfaits une fois pour toute et en même temps.
3. Non, il ne faut pas chercher le bonheur dans la satisfaction des désirs, mais dans la jouissance de ce que
nous possédons déjà.

2. L’ENCHAÎNEMENT PROGRESSIF (par THÈSES COMPLÉMENTAIRES)


En général, la thèse complémentaire va dans le sens de la première, mais ajoute un aspect manqué par la thèse
précédente. En conclusion, la réponse sera franchement « oui » ou franchement « non », mais ce sera un oui ou un
non riche, complexe et nuancé.
Sur le sujet « L’art change-t-il la vie ? », voici un exemple d’enchaînement progressif des positions.
1. Oui, l’art change la vie en ajoutant une dimension esthétique, la beauté, à la dimension utilitaire de notre
existence. Il nous permet d’apprendre à contempler le monde et à nous soustraire aux impératifs de la vie
quotidienne.
→ PB: MAIS, c’est oublier que l’art transforme le monde et nous transforme. Il ne faut pas réduire l’art aux
beaux-arts, car à l’origine il n’y avait pas de distinction entre les techniques et les beaux-arts.
2. Oui, l’art change la vie : il transforme le monde parce que, d’une part, l’art est une activité de production
grâce à laquelle nous pouvons améliorer nos conditions de vie et que, d’autre part, les beaux-arts sont aussi
utilisés par les artistes engagés pour influencer la vie politique.
→ PB : MAIS l’art ne fait pas que transformer le monde, il transforme aussi l’artiste et le spectateur.
3. Oui l’art change la vie, car l’art semble être le seul moyen d’exprimer ou de révéler certaines vérités, en
permeant à un sujet singulier enfermé en lui-même de s’extérioriser et de se rendre accessible et
compréhensible à lui, comme aux autres.

Type de tâche : travail préparatoire au brouillon


5. LA CONCLUSION Forme : rédaction complète au brouillon
Temps : 10/15 min sur les 4 heures de l'épreuve.
La conclusion a deux objectifs : faire la synthèse (▶
Objectif : Faire le bilan de la réflexion, répondre
Voir Repère 04) de l’ensemble de l’argumentation et
au sujet.
donner la réponse finale au sujet à laquelle aboutit le
développement. On peut éventuellement ouvrir la réf lexion en faisant émerger un nouveau problème, mais il ne
faut surtout pas se forcer à trouver une ouverture artificielle ou, pire, garder un problème pour la fin qui aurait dû
appartenir à la problématique et être traité pendant le devoir.

Type de tâche : copie finale


6. LA RÉDACTION Forme : rédaction complète du devoir
Recopiez votre introduction, rédigez vos parties, Temps : 2h15 sur les 4 heures de l'épreuve.
recopiez la conclusion et surtout… RELISEZ-VOUS ! Objectif : Produire un devoir clair, lisible,
Le mieux est de relire au fur et à mesure, quand syntaxiquement et orthographiquement correct,
vous avez fini un paragraphe. respectant la forme aendue.
Notions, Repères, Méthodes - page 36/40
MÉTHODES III
Méthodes

MÉTHODE DE L'explication de texte


terminales générales

1 L'EXPLICATION ET SES CRITÈRES DE RÉUSSITE


☞ L’explication de texte, c’est...
Un exercice de compréhension (▶ Voir Repère 10) , où on porte toute son aention à l’extrait d’une grande
œuvre de la tradition philosophique. Il faut mere sa pensée au service de l’auteur pour déployer et analyser
précisement toutes les idées contenues dans son texte. L’explication de texte permet de montrer qu’on a
compris, mais aussi de faire comprendre à autrui la thèse et l’argumentation du texte.

☞ Les quatres critères évalués, qui font la qualité de l’explication


1. La méthode : respect de la forme de l’exercice, application des techniques propres à l’exercice…
2. La compréhension globale : le problème philosophique central, la thèse (ou idée principale) du texte et la
logique générale de l’argumentation sont cernés.
3. La compréhension fine : chaque argument est clarifié et expliqué de la manière la plus détaillée possible.
4. Enjeux du texte et discussion : le texte est discuté, replacé dans un cadre de réflexion plus général (enjeux
d’actualité, opposition à d’autres auteurs…).

2 LES ÉTAPES DE L'EXPLICATION DE TEXTE

1. LA LECTURE DU TEXTE Type de tâche : travail préparatoire au brouillon


Forme : lecture et appropriation du texte
Temps : 30 min sur les 4 heures de l'épreuve.
PRENEZ VOTRE TEMPS. La lecture du texte,
Objectif : Faire une série de répérages qui
c’est un peu comme un mille-feuille : vous devez relire
aideront à la compréhension. Matériel requis :
plusieurs fois le texte et à chaque couche, votre
crayon gris, feutres ou crayons de couleurs
activité de lecture sera différente.

● 1ère couche : la lecture simple


Lire deux ou trois fois le texte en entier, assez rapidement. Faites le vide dans votre esprit et lisez le texte sans
a priori. et sans vous arrêter aux difficultés. Ne vous fiez pas au titre de l’œuvre ou à l’auteur sur lequel vous
aurez peut-être déjà des connaissances. À la fin de cee lecture demandez vous : De quoi parle le texte
(THÈME) ? elle est l’idée principale de l’auteur (THÈSE) ? Commencez le TPTE sur votre feuille de brouillon.
▶ Voir plus loin 2.2.

● 2ème couche : la lecture-repérage


Avec vos stylos, fluos etc., appropriez-vous le texte : soulignez les concepts principaux, entourez les
connecteurs logiques, repérez les répétitions, les champs lexicaux, les oppositions… et enfin séparez les étapes
de l’argumentation. N’hésitez pas à employer un code-couleur et à écrire quelques annotations dans la marge
du texte.

● 3ème couche : la lecture-questionnante


La consigne au baccalauréat est la suivante : La connaissance de la doctrine de l’auteur n’est pas requise. Il
faut et il suffit que le candidat rende compte, par l’explication précise du texte, du problème dont il est question.
C’est tout. Pas de questions, rien pour vous guider…
Il faut donc que vous fassiez les questions et les réponses. Examinez chaque phrase, demandez-vous quelles
difficultés de compréhension mériteraient que l’on pose une question à leur sujet. Imaginez que vous êtes un
professeur qui prépare une interrogation et notez ces questions sur votre brouillon. Définitions, logique, valeur
d’un exemple, d’une métaphore ou d’une analogie… C’est en répondant à ces questions que vous construirez
une explication riche et détaillée de votre texte.

2. L’INTRODUCTION - TPTE

● T comme THÈME = les notions dont parle le texte, qui porte nécessairement sur une ou plusieurs notions
du programme. D’autres notions secondaires peuvent aussi être repérées.
Notions, Repères, Méthodes - page 37/40
Méthodes

● P comme PROBLÈME = le texte répond Type de tâche : travail préparatoire au brouillon


généralement à un problème philosophique classique Forme : Notes puis rédaction complète au
qui porte sur le thème repéré. Formulez le problème brouillon
sous la forme d’une ou de plusieurs questions qui Temps : 15 min sur les 4 heures de l'épreuve.
meent en lien les notions du thème. Le problème Objectif : Compréhension globale du texte.
doit correspondre à l’ensemble du texte : ni trop précis,
ni trop large, il ne correspond quasiment jamais aux questions parfois présentes dans le texte !

● T comme THÈSE de l’auteur = la réponse de l’auteur au problème.


Problème et thèse vont de paire. Si vous avez plus de facilité à déterminer la thèse de l’auteur, formulez votre
problème comme la question correspondant à la thèse et inversement, si vous avez défini le problème, posez la
thèse comme une réponse à cee question.

● E comme ÉTAPES DE L’ARGUMENTATION = découpage logique du texte


Il est important de résumer le contenu (l’idée/l’argument) de chacune des grandes parties du texte et de
montrer sa fonction (son utilité) dans l’argumentation de l’auteur. (▶ Voir Méthodes IV, 2.1. page 40)

3. LE PLAN DÉTAILLÉ
Type de tâche : travail préparatoire au brouillon
L’explication de texte est LINÉAIRE : c’est-à-dire
Forme : Notes
que vous expliquez ligne après ligne. Ainsi les étapes
Temps : 45 min sur les 4 heures de l'épreuve.
de l’argumentation du texte seront les étapes de votre
Objectif : Compréhension fine du texte.
développement. Voici un canevas de partie.

Partie I : TITRE DE LA PARTIE (première étape de l’argumentation de l’auteur)


- Meez en valeur la logique de l’argumentation (rôle de cee partie)
- Utilisez les repérages que vous avez effectués au moment de la lecture.
- Procédez par questions et réponses avec le texte pour créer du dynamisme.
- N’oubliez pas de définir les concepts importants (notions et repères, termes difficiles ou équivoques…).
- Utilisez des exemples pour éclairer des passages très abstraits.
- Ne multipliez pas des analyses peu pertinentes pour la compréhension du texte (analyses stylistiques…)
- En cas de doute ou de difficulté, ne faites pas l’impasse, posez la difficulté sous forme d’une question et
émeez prudemment une hypothèse pour répondre (On peut penser que…).
Finissez par une mini-conclusion/transition avec la partie suivante (sous forme de question par exemple).

4. LA CONCLUSION
● Résumé rapide de l’argumentation et de la thèse Type de tâche : travail préparatoire au brouillon
● Discussion du texte : Forme : Notes puis rédaction complète au
- montrer l’originalité, la force, mais aussi les brouillon
limites de cee thèse (on peut éventuellement faire Temps : 15 min sur les 4 heures de l'épreuve.
intervenir d’autres auteurs qui ont une position Objectifs : Bilan et enjeux du texte
différente sur le même problème…)
- montrer l’actualité de cee thèse : faire le lien avec l’actualité surtout si le texte est un peu ancien,
montrer pourquoi les problèmes qui se posaient à cet auteur se posent toujours et éventuellement ouvrir.

5. LA RÉDACTION Type de tâche : copie finale


Forme : Rédaction complète du devoir
Recopiez votre introduction, rédigez vos parties,
Temps : 2h15 sur les 4 heures de l'épreuve.
recopiez la conclusion et surtout… RELISEZ-VOUS !
Objectifs : Produire un devoir clair, lisible,
Le mieux est de relire au fur et à mesure, quand
syntaxiquement et orthographiquement correct,
vous avez fini un paragraphe.
respectant la forme aendue.
Prenez garde à ne jamais tomber dans les pièges
suivants :
● RECOPIER le texte sans l’expliquer
● PARAPHRASER le texte, c’est-à-dire se contenter d’utiliser des synonymes pour reformuler les phrases du
texte. Cela ne clarifie pas le texte, au contraire : un synonyme n’a généralement pas le même sens que le terme
original, vous risquez donc de perdre le sens du texte et de tomber dans le faux-sens ou pire, le contresens.
● Utiliser le texte comme PRÉTEXTE pour exposer vos propres idées et disserter en oubliant le texte.
Notions, Repères, Méthodes - page 38/40
Méthodes
MÉTHODES IV

Raisonnements, arguments, logique


terminales générales

1 LES RAISONNEMENTS (et leurs failles possibles)


On distingue plusieurs types de raisonnements traditionnellement employés dans une argumentation. Repérer
le type de raisonnement utilisé dans un texte permet de mieux comprendre la stratégie argumentative de
l’auteur. Mais cela permet aussi de mieux construire ses propres argumentations, dans une dissertation par
exemple. Enfin cela permet de repérer les erreurs (volontaires ou non) dans un raisonnement apparemment
correct. L’ERREUR de raisonnement INVOLONTAIRE est appelée PARALOGISME. L’ERREUR de raisonnement
VOLONTAIRE, dont le but est d’induire autrui en erreur, est appelée SOPHISME. (▶ Voir Repère 24)
☛ Préalable : Maîtriser le repère 30 UNIVERSEL/GÉNÉRAL/PARTICULIER/SINGULIER

1. Le raisonnement inductif 2. Le raisonnement déductif


Il part d’observations particulières pour aboutir à Il part d’une idée générale pour en déduire des
une conclusion de portée universelle ou générale. propositions particulières.

La conclusion de ce raisonnement est une règle La conclusion consiste à appliquer la règle


générale élaborée à partir de l'observation des cas générale à un cas particulier. On dit aussi
particuliers. « subsumer le cas particulier sous la règle générale ».

Aention : La conclusion n’est ici valable que si Aention : La conclusion n’est ici valable que si,
l’énumération est EXHAUSTIVE. Si je n’ai pas constaté premièrement, la règle générale est vraie (ici je crois
la blancheur de tous les haricots de la boîte, je ne peux l’étiquee de la boîte) et deuxièmement si le cas
pas tirer une conclusion universelle. Je peux particulier fait bien partie de la catégorie à laquelle la
éventuellement énoncer une conclusion générale pour règle générale s’applique (ici la règle générale ne
la majeure partie des haricots : « La plupart des s’applique pas à tous les haricots, mais seulement à
haricots sont blancs ». Dans la vie courante, la plupart ceux qui viennent de cee boîte).
des inductions sont hâtives et conduisent à des
généralisations abusives.

☛ LE SYLLOGISME est un raisonnement classique qui procède par déduction.


Pour Aristote, toute démonstration est nécessairement un syllogisme. L’exemple classique de syllogisme est le
suivant :

Un syllogisme valide tire une conclusion vraie (c) à partir de deux premisses (a et b), c’est-à-dire de deux
propositions que l’on sait être vraies (ou que l’on admet comme vraies) et qui ont un rapport entre elles.
Aention : un syllogisme peut être LOGIQUE sans être pour autant VRAI ! Voici un raisonnement parfaitement
LOGIQUE mais parfaitement FAUX : Tous les oiseaux sont des insectes. Or tous les insectes sont des poissons.
Donc tous les oiseaux sont des poissons. En effet, ici les premisses sont fausses, par conséquent la conclusion
n'est pas nécessairement vraie.

Notions, Repères, Méthodes - page 39/40


3. Le raisonnement par analogie
Méthodes

Il procède par comparaison. Ce type de raisonnement est assez faible du point de vue rationnel - un célèbre
adage dit que « Comparaison n’est pas raison », mais il a un fort pouvoir PERSUASIF (▶ Voir Repère 24). Le risque,
c’est toujours de comparer ce qui n’est finalement pas comparable.
Il est beaucoup utilisé dans les textes philosophiques qui traitent de questions métaphysiques (qui dépassent
les limites de notre expérience), relatives à l’âme ou à la liberté. On fait alors une comparaison entre l’abstrait et
le concret. On trouve chez Descartes, dans les Méditations métaphysiques VI, la comparaison classique du pilote
de bateau qui permet d’éclairer les rapports entre l’âme et le corps, Descartes s’opposant à l’idée que l’âme serait
au corps ce que le pilote est au navire.

4. Le raisonnement critique
Il consiste non à prouver directement sa propre thèse, mais à contester la thèse adverse et à contre-
argumenter. Le raisonnement par l’absurde est un type particulier de raisonnement critique. Il montre que les
conséquences d’une idée sont absurdes afin de la réfuter.

☛ Tartempion dit que tous les moutons sont blancs.


- De deux choses l’une : soit tous les moutons sont blancs (A), soit tous les moutons ne sont pas blancs.
(non-A) (ALTERNATIVE)
Admeons que tous les moutons sont blancs. (HYPOTHÈSE). Si c’est le cas, alors il n’existe aucun
mouton d’une autre couleur. (CONSEQUENCE NÉCESSAIRE).
- Or dans le champ à côté de chez moi, il y a un mouton brun. (FAIT CONTRADICTOIRE).
☛ Donc tous les moutons ne sont pas blancs, L’hypothèse de Tartempion est fausse.

Aention : le raisonnement par l’absurde ne peut servir qu’à prouver une thèse CONTRADICTOIRE et non
une thèse CONTRAIRE (oui, c’est subtil la logique…). Dans l’exemple précédent, la thèse contradictoire est « Tous
les moutons ne sont pas blancs » (ou sous une forme affirmative, « Certains moutons sont non-blancs). Par
contre, il y a plusieurs thèses contraires possibles : « Aucun mouton n’est blanc », « Tous les moutons sont noirs »,
« Tous les moutons sont jaunes »…
CONTRADICTOIRES = les deux thèses ne peuvent pas êtres toutes les deux fausses en même temps, si l’une
est vraie alors l’autre est fausse (et inversement)
CONTRAIRES = les deux thèses ne peuvent pas être vraies en même temps, mais par contre elles peuvent être
fausses toutes les deux. « Tous les moutons sont blancs » et « Tous les moutons sont jaunes » sont fausses.

2 ARGUMENTS ET CONNECTEURS LOGIQUES


1. FONCTIONS POSSIBLES DES ARGUMENTS
- constat empirique (description d’une situation concrète, d’un fait)
- énoncé d’un problème, d’un paradoxe (incompatibilité entre deux idées, ou entre une idée et un fait…)
- définition d’un concept
- distinction conceptuelle (différence entre concepts proches) ou opposition conceptuelle (contraires)
- affirmation d’une thèse (affirmation d’une idée)
- développement d’une thèse (explicitation, clarification…)
- argument en faveur d’une thèse / ou objection à une thèse
- énoncé d’un principe (idée « point de départ », postulat) ou d’une conséquence (idée dérivée)
- exemple (qui illustre le propos) / ou référence à un autre auteur
- énoncé d’une comparaison ou d’une analogie

2. CONNECTEURS LOGIQUES

Notions, Repères, Méthodes - page 40/40

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