Indicateurs Commune 1 Commune 2 Commune 3 Commune 4 Préfecture
3,6826446
Taille Moyenne par ménage 3,791878173 3,689655172 3,89385475 2,96428571
3
71739,628
Revenu Moyen par Ménage 57700,5736 88843,77241 58712,9944 102898,679
1
Revenu Moyen 32,199114
77,24307042 166,063126 84,2367208 413,247705
par Individu 9
Dépense Moyenne 54188,374
44498,07976 68344,78621 42889,1397 76555,8929
Par ménage 7
Ratio des dépenses
par rapport au 0,7712 0,7693 0,7305 0,7440 0,7553
revenu
Nombre moyen de personne
ayant été malade dans le 3,6826446
3,791878173 3,689655172 3,89385475 2,96428571
ménage au cours des 3 3
derniers mois
Proportion de ménage dirigé
- - - - -
par une femme
Proportion de ménage ayant 0,0834829
0,045515395 0,13271028 0,06312769 0,14859438
accès à l'eau potable 4
Proportion de ménage ayant 0,1584380
0,152610442 0,198130841 0,10903874 0,22891566
accès à l'électricité 6
Proportion de ménage ayant 0,1552962
0,145917001 0,205607477 0,11190818 0,19678715
accès à un sanitaire adéquat 3
Proportion de ménage ayant
0,0789946
des engagements envers sa 0,060240964 0,194392523 0,02725968 0,03212851
1
banque
Proportion de ménage 0,0727109
0,068273092 0,112149533 0,02008608 0,14859438
possédant une voiture 5
DESCRIPTION ANALYTIQUE DES COMMUNES
Commune 1
La Commune 1 se caractérise par une taille moyenne des ménages de 3,79 personnes, ce qui
témoigne d’un noyau familial relativement étendu. Le revenu moyen par ménage y est de 57 700
FCFA, soit un niveau relativement bas comparé aux autres communes, et le revenu moyen par
individu s’élève à seulement 77 FCFA. Cette faiblesse des revenus se reflète dans une dépense
moyenne par ménage de 44 498 FCFA, bien que le ratio dépenses/revenus (0,7712) indique une forte
propension à la consommation. Les conditions de vie y apparaissent particulièrement précaires :
seuls 4,5 % des ménages ont accès à l’eau potable, 15 % à l’électricité et 14,6 % à un sanitaire
adéquat. De surcroît, l’accès aux services bancaires est limité, avec seulement 6 % des ménages
ayant des engagements financiers. Moins de 7 % des ménages possèdent une voiture, soulignant un
faible niveau d’équipement et de mobilité.
Commune 2
La Commune 2 présente un profil économique et social sensiblement plus favorable. La taille
moyenne des ménages (3,69) est comparable à celle de la Commune 1, mais le revenu moyen par
ménage y atteint 88 843 FCFA, avec un revenu par individu de 166 FCFA, soit plus du double de celui
observé en Commune 1. Les dépenses moyennes par ménage sont également plus élevées (68 344
FCFA), pour un ratio dépenses/revenus stable (0,7693).
Les conditions d’accès aux services de base sont significativement meilleures : 13,3 % des ménages
ont accès à l’eau potable, 19,8 % à l’électricité et 20,6 % à des sanitaires adéquats. Par ailleurs, près
de 20 % des ménages entretiennent des relations bancaires, et plus de 11 % possèdent une voiture,
témoignant d’un certain confort matériel.
Commune 3
Avec une taille moyenne de ménage de 3,89, la Commune 3 est celle qui présente les ménages les
plus larges. Le revenu moyen par ménage y est de 58 712 FCFA, proche de celui de la Commune 1, et
le revenu moyen par individu est de 84 FCFA. Les dépenses sont modérées (42 889 FCFA), et le ratio
dépenses/revenus est de 0,7305, le plus faible parmi les communes, ce qui suggère une certaine
capacité d’épargne ou une limitation des dépenses de consommation. Les indicateurs d’accès aux
services de base restent faibles : 6,3 % pour l’eau potable, 10,9 % pour l’électricité, et 11,2 % pour les
sanitaires adéquats. Seuls 2 % des ménages possèdent une voiture, et moins de 3 % ont des
engagements auprès des banques, ce qui reflète un faible niveau d’inclusion financière et de
mobilité.
Commune 4
La Commune 4 se distingue nettement par sa situation économique privilégiée. Elle enregistre la plus
faible taille moyenne des ménages (2,96) mais le revenu moyen le plus élevé : 102 899 FCFA par
ménage, soit un revenu par individu atteignant 413 FCFA – un niveau très supérieur à celui des autres
communes. Les dépenses moyennes (76 556 FCFA) sont également les plus importantes, bien que le
ratio dépenses/revenus (0,744) demeure équilibré. L’accès aux infrastructures de base est le plus
développé : 14,8 % des ménages ont accès à l’eau potable, 22,9 % à l’électricité, et 19,7 % à des
sanitaires adéquats. Environ 14,9 % des ménages possèdent une voiture et 3,2 % sont engagés dans
des relations bancaires, ce dernier chiffre pouvant traduire une moindre dépendance au crédit.
Conclusion
L’analyse des quatre communes révèle une grande disparité socio-économique. Tandis que les
Communes 2 et 4 affichent des indicateurs de bien-être et d’infrastructures plus élevés, les
Communes 1 et 3, quant à elles, présentent des signes évidents de précarité. La taille des ménages,
les revenus, les niveaux de dépenses, l’accès aux services essentiels ainsi que l’équipement des
ménages traduisent des dynamiques locales contrastées, appelant des interventions publiques
différenciées et ciblées.
RECOMMANDATIONS VISANT A FAVORISER UN DEVELOPPEMENT HARMONIEUX ET INCLUSIF DE LA
PREFECTURE
1. Renforcement des infrastructures de base
Il est impératif de prioriser l’extension des réseaux d’eau potable, d’électricité et d’assainissement
dans les communes les plus défavorisées, notamment les Communes 1 et 3. L’accès limité à ces
services essentiels constitue un frein majeur à la dignité et à la santé des populations. Une stratégie
progressive, fondée sur des partenariats public-privé et un financement communautaire encadré,
permettrait d’améliorer durablement les conditions de vie.
2. Promotion de l’inclusion financière
L’accès aux services bancaires reste largement insuffisant, particulièrement dans les Communes 3 et
4. Il conviendrait de déployer des dispositifs de microfinance de proximité, couplés à des campagnes
d’éducation financière, afin de renforcer la capacité des ménages à épargner, investir ou amortir les
chocs économiques. La mise en place de guichets mobiles ou digitaux adaptés aux zones peu
desservies serait une solution pragmatique et moderne.
3. Soutien ciblé aux ménages vulnérables
Les données montrent des revenus moyens très faibles par individu dans certaines zones,
notamment la préfecture dans son ensemble. Un dispositif de transferts monétaires conditionnels,
accompagné de programmes de formation (alphabétisation, compétences artisanales,
agroalimentaire), permettrait de briser les cycles de pauvreté tout en stimulant la demande locale.
4. Développement de l’économie locale et de l’emploi
La préfecture gagnerait à favoriser la création d’activités génératrices de revenus adaptées aux
spécificités locales. Cela pourrait se traduire par :
la valorisation des produits agricoles ou artisanaux via des coopératives,
la promotion de l’entrepreneuriat féminin et jeune,
la mise en place d’incubateurs ruraux dans les communes les plus dynamiques.
L’objectif est de construire une économie territoriale résiliente, ancrée dans le tissu local.
5. Amélioration de l’accès à la santé et à la prévention
Le nombre moyen de personnes malades dans les ménages reste élevé. Cela appelle un
renforcement des structures de santé de proximité, mais également une politique active de
prévention, notamment en matière d’hygiène, de nutrition et de santé maternelle. Une approche
communautaire, impliquant des agents relais formés localement, renforcerait la cohésion sociale et
la confiance dans les institutions sanitaires.
6. Aménagement équilibré du territoire
Enfin, il importe de veiller à une répartition équitable des investissements publics entre les
communes. La Commune 4, bien que favorisée économiquement, ne doit pas devenir un pôle
exclusif au détriment des autres. Un schéma d’aménagement concerté, intégrant les collectivités
locales, la société civile et les populations, est essentiel pour garantir une vision partagée du
développement.
Conclusion
Un développement harmonieux de la préfecture ne saurait se limiter à des actions ponctuelles. Il
requiert une approche globale, solidaire et territorialisée, dans laquelle chaque commune, malgré
ses disparités, est reconnue comme actrice de son propre progrès. En investissant dans l’humain, en
valorisant les potentiels locaux et en réduisant les inégalités structurelles, la préfecture pourra
amorcer une trajectoire de croissance durable et inclusive.
PLAN DE DEVELOPPEMENT BUDGETISE DES COMMUNES DE LA PREFECTURE (HORIZON 3 ANS)
Objectif général :
Assurer un développement équitable, durable et humain des communes de la préfecture à travers la
réduction des inégalités sociales, l'amélioration des conditions de vie et la stimulation de l’économie
locale.
AXE 1 – ACCES AUX SERVICES SOCIAUX DE BASE
(eau potable, électricité, assainissement)
Activités principales Communes ciblées Coût estimé (en FCFA)
Réalisation de forages équipés de pompes solaires 1, 3 90 000 000
Extension du réseau électrique basse tension 1, 3 130 000 000
Construction de latrines communautaires hygiéniques 1, 2, 3 60 000 000
Subvention partielle à l’accès domestique à
1, 2, 3 40 000 000
l’eau/électricité
Sous-total Axe 1 : 320 000 000 FCFA
AXE 2 – ÉDUCATION FINANCIERE ET INCLUSION BANCAIRE
Activités principales Communes ciblées Coût estimé (en FCFA)
Campagnes de sensibilisation et formations pratiques 1, 3, 4 25 000 000
Appui à la création de coopératives d’épargne/crédit 2, 3 20 000 000
Déploiement de points mobiles ou digitaux de services 2, 3, 4 30 000 000
Sous-total Axe 2 : 75 000 000 FCFA
AXE 3 – PROMOTION DE LA SANTE COMMUNAUTAIRE
Communes Coût estimé (en
Activités principales
ciblées FCFA)
Création ou rénovation de postes de santé 1, 3 100 000 000
Formation de relais communautaires pour la santé
Toutes 20 000 000
préventive
Campagnes de vaccination et d’hygiène publique Toutes 30 000 000
Sous-total Axe 3 : 150 000 000 FCFA
AXE 4 – APPUI A L’ECONOMIE LOCALE ET AUX JEUNES
Communes Coût estimé (en
Activités principales
ciblées FCFA)
Financement de projets jeunes (fonds d’amorçage) Toutes 100 000 000
Mise en place de centres d’incubation rurale 2, 4 80 000 000
Formation professionnelle (agriculture, artisanat,
Toutes 60 000 000
numérique)
Sous-total Axe 4 : 240 000 000 FCFA
AXE 5 – AMENAGEMENT ET GOUVERNANCE TERRITORIALE
Communes Coût estimé (en
Activités principales
ciblées FCFA)
Élaboration participative de plans communaux de
Toutes 15 000 000
développement
Renforcement des capacités des élus et comités locaux Toutes 10 000 000
Suivi participatif et évaluation citoyenne des projets locaux Toutes 10 000 000
Sous-total Axe 5 : 35 000 000 FCFA
RESUME BUDGETAIRE GLOBAL (3 ANS)
Axe d’intervention Montant total (FCFA)
Accès aux services de base 320 000 000
Inclusion financière 75 000 000
Axe d’intervention Montant total (FCFA)
Santé communautaire 150 000 000
Économie locale et emploi 240 000 000
Aménagement et gouvernance 35 000 000
Total global prévisionnel 820 000 000 FCFA
SOURCES DE FINANCEMENT ENVISAGEES
Budget de la préfecture et des communes (contribution locale)
Appui de l’État central (fonds de développement local)
Partenaires techniques et financiers (ONG, bailleurs internationaux)
Mobilisation citoyenne et diaspora (mécénat solidaire)
CONCLUSION
Ce plan budgétisé, réaliste et ambitieux, offre une feuille de route claire pour construire une
préfecture plus solidaire, plus juste et plus dynamique. Il repose sur le principe fondamental de
l’équité territoriale, en ciblant les zones les plus vulnérables, tout en stimulant les potentiels
existants. Sa réussite dépendra d’une gouvernance participative, d’un suivi rigoureux et de l’adhésion
pleine des communautés.