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Comprendre les Gaz à Effet de Serre

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Gaz à effet de serre

Gaz à effet de serre


Les Gaz à Effet de Serre (GES) sont des gaz qui absorbent une partie des
rayons solaires en les redistribuant sous la forme de radiations au sein
de l'atmosphère terrestre, phénomène appelé Effet de Serre.
Plus d’une quarantaine de Gaz à Effet de Serre ont été recensés par le
GIEC parmi lesquels six (06) figurent dans le Protocole de Kyoto :
• le Dioxyde de carbone (CO2 )
• le Méthane (CH4)
• le Protoxyde d'azote (N2O)
• les Hydrofluorocarbures (HFC)
• les Perfluorocarbures (PFC)
• l'Hexafluorure de soufre (SF6).
Emissions / Absorption Totales de GES Algérie 2000
2018 2019 Part 2019 (%) évolution 2018-2019 (%) évolution 1990-2019 (%)
1990
Amérique du Nord 5 810 6 330 6 177 16,2 - 2,4 + 6,3
dont Canada 453 593 585 1,5 - 1,4 + 29,0
États-Unis 5 065 5 244 5 107 13,4 - 2,6 + 0,8
Amérique centrale et du Sud 672 1 298 1 291 3,4 - 0,6 + 92,0
dont Brésil 228 480 478 1,3 - 0,4 + 109,6
Europe et ex-URSS 8 490 6 253 6 126 16,1 - 2,0 - 27,8
dont Russie 2 394 1 806 1 792 4,7 - 0,8 - 25,1
UE à 27 3 821 3 061 2 939 7,7 - 4,0 - 23,1
Allemagne 1 018 751 703 1,8 - 6,5 - 31,0
Espagne 230 272 259 0,7 - 4,6 + 12,6
France 390 329 322 0,8 - 2,0 - 17,3
Italie 430 341 332 0,9 - 2,8 - 22,9
Pologne 371 332 318 0,8 - 4,4 - 14,5
Royaume-Uni 588 374 365 1,0 - 2,3 - 37,9
Afrique subsaharienne 479 843 856 2,3 + 1,5 + 78,8
Moyen-Orient et Afrique du Nord 1 057 3 167 3 246 8,5 + 2,5 + 207,0
dont Arabie saoudite 173 605 615 1,6 + 1,5 + 255,2
Asie 5 237 17 983 18 468 48,6 + 2,7 +252,6
dont Chine 2 405 11 157 11 535 30,3 + 3,4 + 379,7
Corée du Sud 271 673 652 1,7 - 3,2 + 140,9
Inde 600 2 557 2 597 6,8 + 1,6 + 333,0
Japon 1 149 1 179 1 154 3,0 - 2,1 + 0,4
Evolution de la concentration de quelques gaz
Projections des concentrations de CO2
• Les différents gaz à effet de serre se distinguent entre autres par la
quantité d’énergie qu’ils sont capables d’absorber et par leur durée de vie
dans l’atmosphère. L’équivalent CO2 est une unité créée par le GIEC pour
comparer les impacts de ces différents GES en matière de réchauffement
climatique et pouvoir cumuler leurs émissions. Il s’agit d’un outil simplifié
qui permet d’identifier des actions prioritaires pour lutter contre le
réchauffement climatique et qui est notamment nécessaire pour mettre en
place des « marchés carbone ».
• Concrètement, l’équivalent CO2 consiste à attribuer pour une période de
temps donnée un «potentiel de réchauffement global» (PRG) différent
pour chaque gaz par rapport au CO2 qui sert d’étalon (et dont le PRG est
donc fixé à 1).
• Par exemple, le GIEC considère qu’une tonne de méthane (CH4) a un
pouvoir de réchauffement global 28 fois plus élevé en moyenne
qu’une tonne de CO2 sur une période de temps de 100 ans. Ainsi,
chaque tonne de méthane est comptabilisée comme 28 tonnes
d’équivalent CO2 dans les bilans des émissions de GES.
• Une des complexités de cet équivalent provient du fait que les
différents GES ont des effets différents dans le temps. Leur PRG doit
donc toujours être apprécié par rapport à une échelle de temps
donnée : une tonne de méthane a un PRG de 28 sur une échelle de
100 ans mais de 84 sur une échelle de 20 ans, compte tenu de sa plus
courte durée de vie estimée dans l’atmosphère par rapport au CO2.
Lorsque l’échelle de temps considérée n’est pas précisée dans les
bilans d’émissions, elle est fixée « par défaut » à 100 ans.
• Le pouvoir de réchauffement global, provenant des six substances à effet
de serre direct est calculé au moyen des PRG respectifs de chacune des
substances exprimé en équivalent CO2 (Eq.CO2). Les valeurs de PRG
déterminées par le Groupe Intergouvernemental d’Experts sur le Climat
(GIEC) et retenues pour les inventaires d’émission correspondent aux
valeurs définies par la CCNUCC, à savoir :
• PRG (CO2) = 1 par définition/référence
• PRG (CH4) = 28
• PRG (N2O) = 310
• PRG (SF6) = 23900
• PRG (HFC) = varie entre 140 et 11700
• PRG (PFC) = varie entre 6500 et 9200
Le PRG de ces deux dernières substances dépend du type de molécule
considérée
• Selon les estimations, les activités humaines ont provoqué un
réchauffement planétaire d’environ 1,1°C au-dessus des niveaux
préindustriels, avec une fourchette probable allant de 0,9 °C à 1,3 °C.
• Il est probable que le réchauffement planétaire atteindra 1,5 °C
jusqu’au 2050 s’il continue d’augmenter au rythme actuel.
Un réchauffement supérieur à la moyenne annuelle mondiale est
constaté dans de nombreuses régions continentales et pendant de
nombreuses saisons, notamment dans l’Arctique où l’on a relevé des
valeurs deux à trois fois plus élevées que la moyenne planétaire. Le
réchauffement est généralement plus marqué sur les continents que
sur les océans.
Une évolution de l’intensité et de la fréquence de certains phénomènes
climatiques et météorologiques extrêmes a été détectée sur des
périodes pendant lesquelles le réchauffement planétaire a augmenté
d’environ 0,5°C.
Les risques futurs liés au climat dépendent du rythme, de l’intensité
maximale et de la durée du réchauffement. Globalement, ils sont plus
importants si le réchauffement planétaire dépasse 1,5 °C avant de
revenir ultérieurement à ce niveau d’ici à 2100 que s’il se stabilise
progressivement à 1,5 °C, notamment si le pic de température est élevé
(par exemple aux alentours de 2°C). Certains impacts peuvent être de
longue durée ou irréversibles, tels que la perte de certains
écosystèmes.

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