Salinité des eaux et béton à Goma
Salinité des eaux et béton à Goma
Directeur :[Link]
François
EPIGRAPHE
Denis Diderot
DEDICACE
A
mes parents KAKOZI SUMAILI Gabriel et FEZA
Valentine
REMERCIEMENTS
Nos grandes reconnaissances s’en vont aux autorités académiques de l’ULPGL, et plus
particulièrement à celles de la Faculté des Sciences et des Technologies Appliquées,
Département de Génie Civil pour leurs efforts fournis tout au long de notre parcours.
Nos sincères remerciements restent méritoires à nos ami(e)s, sœurs, frères, qui nous
ont aidés à atteindre nos objectifs, nous citons entre autre DIANE KAKOZI, OLAF KAKOZI,
DORCAS KAKOZI, MOISE KAKOZI, DANIELLA KAKOZI, ADELE KAKOZI,
BENJAMIN KAKOZI, VANESSA, ELVIRE S, GUELORD B, ZILFA, GUYLAIN, YVES
KAKOZI.
Nous ne saurions terminer sans toutefois remercier tous nos amis qui, sans cesse ont
enduré jusqu’ici dans l’accomplissement de cette lourde tâche.
SIGLES ET ABREVIATIONS
°C : degré Celsius
C : dosage en ciment
cm : centimètre
E : proportion eau
G : proportion gravier
g : gramme
kgf : kilogramme-force
kg : kilogramme
l : litre
mg : milligramme
mm : millimètre
N : Newton
TA : titre alcalimétrique
LISTES DE FIGURES
Tableau III. 2 présente les résultats des analyses chimiques qualitatives des eaux...............................32
Tableau III. 8:Résistance en compression des éprouvettes cylindriques de béton des dimensions 16*32
cm...........................................................................................................................................................35
RESUME
Dans le cadre de ce travail, trois types d’eaux de gâchage ont été utilisées dans la
confection des bétons à savoir : eau du lac, de pluie et distillée pour analyser la salinité des
eaux sur les propriétés du béton. Les bétons d’étude ont été formulés à l’aide la méthode de
BOLOMEY avec du sable et de gravillons de classes respectives 0/4 et 5/15. La résistance à
28 jours des bétons confectionnés à partir de diverses eaux citées ci-dessus a été 16.329 MPa,
19.345MPa et 20.272 MPa respectivement pour l’eau du lac, l’eau de pluie et pour l’eau
distillée. Ces résultats nous ont poussés à conclure que l’eau de pluie est d’usage à cet effet
puisqu’offrant les meilleures résistances en compression étant donné qu’elles ont offert des
résistances qui sont à 90% de celles correspondantes à l’eau distillée.
ABSTRACT
As part of this work, three types of water were used in the manufacture of concrete
namely: lake water, rain water and distilled water to analyze the salinity of water properties of
concrete. The study concretes were formulated with the method of BOLOMEY with sand and
gravel of respective classes 0/4 and 0/5. The 28-day strength of the concrete made from
various waters mentioned above was respectively 16.329 MPa, 19.345MPa, and 20.272MPa.
These results have led us to conclude that rainwater is used for this purpose since it offers the
best compressive strengths since they have resistances that are 90% of those with distilled
water.
SOMMAIRE
EPIGRAPHE...........................................................................................................................................i
DEDICACE............................................................................................................................................ii
REMERCIEMENTS.............................................................................................................................iii
SIGLES ET ABREVIATIONS..............................................................................................................iv
LISTES DE FIGURES...........................................................................................................................v
LISTE DES TABLEAUX.....................................................................................................................vi
RESUME..............................................................................................................................................vii
ABSTRACT........................................................................................................................................viii
SOMMAIRE..........................................................................................................................................ix
INTRODUCTION GENERALE............................................................................................................1
Chapitre premier.....................................................................................................................................3
GENERALITES SUR LE BETON........................................................................................................3
I.1. DEFINITION.........................................................................................................................3
I.2. LES CONSTITUANTS DU BETON.....................................................................................4
I.2.1. Les granulats...................................................................................................................4
I.2.2. Les liants et les adjuvants des bétons [1]........................................................................7
I.2.3. Eau de gâchage pour béton.............................................................................................8
I.3. PROPRIETES DES BETONS..............................................................................................12
I.3.1. Les propriétés du béton frais.........................................................................................12
I.3.2. Les propriétés du béton durci........................................................................................14
I.4. CONCLUSION PARTIELLE..............................................................................................15
Chapitre deuxième................................................................................................................................16
deuxième
MATERIELS ET METHODES D’EXPERIMENTATION.................................................................16
D’EXPERIMENTATION
II.1. INTRODUCTION................................................................................................................16
II.2. ESSAIS EFFECTUES SUR LES MATERIAUX UTILISES...............................................16
II.2.1. Echantillonnage............................................................................................................16
II.2.2. L’eau de gâchage..........................................................................................................16
II.2.3. Le ciment......................................................................................................................17
II.2.4. Le béton frais................................................................................................................18
II.2.5. Le béton durci...............................................................................................................18
INTRODUCTION GENERALE
Bâtir a toujours été l’un des premiers soucis de l’homme et de ses préoccupations
majeurs. A ce jour, la construction connait un grand essor dans la plupart des pays et très
nombreux sont les professionnels qui se livrent à cette activité. Cependant si le métier de
construire a une grande importance pour l’homme, la durée de services des structures en béton
constitue l’une de ses préoccupations essentielles dans la conception, la réalisation ou
l’entretien des ouvrages de génie civil car les ouvrages en béton sont conçus et construits pour
durer.
Comme cela peut paraître évident, la ville de Goma est dépourvue des matériels
nécessaires de laboratoire de Chimie tels que le spectrophotomètre pouvant faciliter les essais
chimiques, portant sur les teneurs en différents constituants et le contrôle de certaines
réactions chimiques. Nos observations nous ont fait constater qu’à Goma, la plupart
d’ingénieurs ne tiennent pas compte des propriétés chimiques des eaux et pourtant plusieurs
ouvrages de génie civil souffrent de pathologies, en grande partie liés à des processus
chimiques lors du gâchage du béton car les clients l’exigent rarement et le Laboratoire
National des Travaux Publics de l’Office des Routes ne disposant pas des matériels appropriés
pour les essais chimiques. Il en résulte d’excès d’impuretés qui détériore les propriétés du
béton et conduisant dans l’ensemble à l’apparition des désordres dans les ouvrages de génie
civil.
Eu égard à tout ce qui précède, une interrogation vient à l’esprit : l’ingénieur de Goma
a-t-il besoin de quantifier les sels dans les eaux entrant dans la construction ? Est-ce
nécessaire ?
Les ions contenus dans l’eau auraient une influence sur la résistance à la compression
et les autres propriétés du béton.
La méthodologie et les techniques adoptées dans la présente étude sont les suivantes :
Chapitre premier
Dans ce chapitre, il est question de présenter les généralités sur les constituants du
béton. Pour faire une présentation plus parlante, nous intégrerons tout ce qui permet d’avoir
une vue plus large sur le béton et l’eau de gâchage.
I.1. DEFINITION
On appelle béton une pierre artificielle obtenue grâce au durcissement d’un mélange
de liant, d’eau et de granulats choisis de façon rationnelle [1]. Le béton est l’un des matériaux
les plus importants dans tous les domaines de la construction. Ceci s’explique par :
Une bonne connaissance des propriétés des matériaux de construction permet de bien
les utiliser et de construire des ouvrages solides, durables, et économiques. Le béton est un
produit artificiel car il est produit par une technique et non par la nature [2].
Les constituants du béton sont principalement les granulats, le liant (ciment) ; l’eau et
éventuellement les adjuvants.
La plupart des définitions relatives aux granulats sont empruntées du texte de la norme
XP P 18-540 [3]. Un granulat est un ensemble de grains compris entre 0 et 125mm, destiné
notamment à la confection des mortiers, des bétons, des couches de fondation et de base, de
liaison et de roulement des chaussées, des assises et ballasts de voies ferrées, des
remblais[4].Le rôle des granulats dans un mélange de béton est de permettre de produire un
matériau ayant une résistance et une durabilité appropriée avec le moindre coût possible. La
maniabilité (l’ouvrabilité) des bétons dépend grandement des caractéristiques des granulats
dont les principales sont :
Les granulats se différencient par leurs natures, leurs masses volumiques, leurs
origines, leurs formes, leurs répartitions granulométriques.
Ils ne subissent aucun traitement autre que mécanique (réduction des dimensions). On
distingue :
Ils sont issus de dragages en rivière ou d’extraction dans les terrasses alluviales. Ils
nécessitent un lavage pour les débarrasser des argiles et d’autres impuretés. Leur forme est
généralement arrondie. Dans certains cas, on procède au concassage ou au broyage des classes
PAR : Elke TAMONE, Mémoire 2018 4
Influence de la salinité des eaux sur les propriétés physico-mécaniques du béton à Goma
excédentaires soit pour fabriquer des catégories déficitaires dans les matériaux, soit pour
obtenir des matériaux argileux (pour revêtement routiers par exemple).
Granulats de laitier
Le granulat de haut fourneau, refroidi lentement, est proche d’une roche artificielle
cristallisé. Il est traité comme des granulats concassés.
Granulats légers
Ce sont généralement :
Le classement des granulats se fait par criblage. Le sable pauvre en éléments fins de
granularité constante (à l’exemple des sables de certains cours d’eau) subit une correction par
adjonction d’un sable fin, soit naturels à grains ronds, soit de broyage en proportion
convenable dans le but d’obtenir un sable composite de granularité admissible [6].
a. Les liants
Le ciment est un liant hydraulique, c’est-à-dire capable de faire prise dans l’eau. Il se
présente sous l’aspect d’une poudre très fine qui, mélangée avec de l’eau, forme une pate
faisant prise et durcissant progressivement dans le temps. Ce durcissement est dû à
l’hydratation de certains composés minéraux, notamment des silicates et des aluminates de
calcium, la proportion de chaux et de silice réactive devant être au moins de 50% de la masse
du ciment [7].
b. Les adjuvants
Les adjuvants modifient les propriétés des bétons et des mortiers auxquels ils sont
ajoutés. Par exemple, l’emploi des plastifiants-réducteurs d’eau et des supers plastifiants
comme adjuvants facilite la mise en place du béton dans les pièces minces fortement armées,
ainsi que la réalisation des bétons de hautes performances. On en définit les adjuvants
retardateurs de prise ainsi que des accélérateurs de prise [1].
PAR : Elke TAMONE, Mémoire 2018 7
Influence de la salinité des eaux sur les propriétés physico-mécaniques du béton à Goma
L’eau destinée au gâchage du béton doit être propre et ne doit pas contenir
d’impuretés qui pourraient nuire à la qualité du béton, ce qui nécessite une analyse chimique
pour déterminer les impuretés qui s’y trouvent. Ces impuretés sont soit des matières
organiques ou chimiques qui peuvent être actifs vis-à-vis du ciment, des granulats ou des
armatures, soit des particules en suspension qui sont indésirables.
Il faut être attentif au dosage, car un excès d’eau nuit à la durabilité du béton et
diminue la résistance du béton durci. On calcule la quantité d’eau à partir du rapport
E/C (masse de l’eau/masse de ciment) établi expérimentalement.
Les ajouts d’eau non maitrisés (sur chantier ou en centrale à béton) entrainent :
En général, l’aptitude à l’emploi de l’eau pour la production de béton dépend de son origine.
Les types d’eau suivants peuvent être distingués :
a. Eau potable
Selon la norme NF P18-303, cette eau est considérée comme appropriée pour la
fabrication du béton et nécessite aucun essai.
Des bassins munis d’équipement appropriés permettant une répartition uniforme des
matières solides présentes dans l’eau de lavage ;
Des bassins de sédimentation ou d’installation similaires dans la mesure où l’eau reste
dans le bassin assez longtemps pour permettre la décantation des matières solides.
L’eau récupérée des fabrications de l’industrie du béton contient des particules très
fines(ciments, fines sables,…).
Ces différentes eaux doivent obligatoirement subir des analyses concluant à leur non- nocivité
avant tout emploi. La norme autorise l'emploi d'eau de mer dans la confection des bétons qui
ne sont ni armés ni précontraints car il n’y a pas de risque quant à la pérennité de l'ouvrage
seules des efflorescences dues à une migration des sels pouvant apparaître sur les parements.
[11].Nous avons à titre exemple : l’eau du lac
Physiques Temps de Le résultat ne doit pas s’écarter de plus de 25% du temps de prise
et prise obtenu avec des éprouvettes préparées avec de l’eau distillée ou de
mécaniques l’eau dé-ionisée.
Les effets de la présence de ces eaux de gâchage, dans des proportions supérieures aux
limites indiquées ci-dessus dans le tableau I.1, sont rappelés ci-après :
Quand l’une quelconque des limites indiquées sur les contaminations nocives du
tableau I.1 est dépassée, l’eau peut éventuellement utilisée, sous réserve qu’elle satisfasse aux
prescriptions concernant les essais de début et fin de prise et les essais de résistance.
Pour utiliser au mieux le béton, il faut bien connaitre ses propriétés : d’une part à l’état
frais, alors qu’il est plastique et qu’on peut travailler, d’autre part, à l’état durci, alors que sa
forme ne peut plus être modifiée mais que ses caractéristiques continuent à évoluer durant de
nombreux mois, voire des années.
Lorsque la surface des grains est arrondie et lisse, la surface totale et le frottement
entre eux sont plus petits que si la forme est angulaire et la surface rugueuse. C’est pour cela
que le béton frais au gravier et au sable roulé est plus fluide que celui formé de pierres
concassées de sable de forme angulaire. Le choix de la fluidité d’une pâte de béton doit tenir
compte des dimensions et du type de construction, de la simplicité de l’armature et des
méthodes de mise en œuvre [12].
a) Le ressuage
Le béton fraichement malaxé se tasse et une couche d’eau limpide apparait en surface
et s’appelle <<eau de ressuage>>. Le tassement dans le coffrage et une vibration non
homogène risquent de provoquer une fissuration du béton avant même la prise et le
durcissement.
b) La ségrégation
Les granulats placés dans la pâte de ciment sont soumis à leur poids propre, à la
poussée d’Archimède (étant donné que la pâte de ciment est considérée comme un fluide) et
aux forces de liaison (liées à la viscosité de la pâte) de la pâte. Lorsque les forces de liaison
sont faibles (faible viscosité de la pâte), les granulats, plus lourds tendent à descendre et les
bulles d’air, plus légères tendent à remonter vers la surface. Quand le béton est soumis à des
vibrations ou des chocs importants ou répétés, il y a risque de «décohésion" des éléments les
plus gros du mélange. Ainsi, la ségrégation est le phénomène de séparation des éléments les
plus gros du mélange. Ces derniers tendent à descendre.
En effet, une humidité de l’air élevée empêche l’évaporation de l’eau du béton, qui
provoquerait l’arrêt du durcissement tandis que l’élévation de la température accélère le
durcissement.
Pour des rapports E/C<0.4,la résistance à la compression est majorée de 38%, lorsque
le béton est fabriqué avec des granulats concassés que ceux roulés et pour des rapports
E/C=0.65 la résistance ne varie pas[12].
Lorsque l’eau est en excès, celle qui n’entre pas en réaction chimique avec le ciment
(eau libre) s’évapore du béton en y formant des pores dont la présence réduit la compacité, et
par conséquent, diminue la résistance du béton. La réduction de l’eau par contre rend le béton
frais difficilement maniable, avec toutes les autres conséquences qui en découlent.
Chapitre deuxième
II.1. INTRODUCTION
Dans ce chapitre, il est question de présenter les différentes méthodes ayant conduit
aux résultats recherchés, ainsi que les matériels utilisés pour leur réalisation, tant à partir de la
documentation que sur le terrain et en laboratoire.
Avant de formuler les bétons ou les mortiers, il a été primordial de caractériser les
matériaux qui entrent dans la composition des bétons dans la ville de Goma.
II.2.1. Echantillonnage
Principe de l’échantillonnage
Un échantillon d’eau d’au moins 5l doit être prélevé. L’échantillon doit être clairement
identifié et représentatif. L’échantillon doit être conservé dans un récipient propre et fermé de
façon étanche, préalablement rincé avec de l’eau provenant de la même origine. L’eau doit
être soumise aux analyses dans les deux semaines suivant l’échantillonnage.
L’eau utilisable pour la fabrication du béton doit être conforme à la norme NF P 1008.
Il s’agit des eaux du lac Kivu et de pluie. Ces eaux nécessitent les essais d’analyse car elles
contiennent des impuretés et se caractérisent par des propriétés physico-chimiques nécessitant
la vérification pour la confection du béton. C’est donc sur ces eaux que nos essais ont été
effectués.
La teneur en sulfates de l’eau, mesurée selon la norme ISO 9280 [14].Cet essai a pour
objet de déterminer le pourcentage des sulfates contenus dans l’eau ; ces sulfates sont dans
l’eau sous formes des ions sulfates¿ ¿. Cet essai est réalisé à l’aide du spectrophotomètre.
II.2.3. Le ciment
Le ciment utilisé dans la confection des différents bétons a été conforme aux normes
NF P 15-301 [15] et EN 197-1 [16]. Il s’agit du ciment portland de classe CEM II/B 32.5 dont
le ciment Hima. Ce dernier a fait l’objet de l’essai de début de prise et fin de prise, de
consistance normale.
a. Essai de consistance
Cet essai est réalisé à l’aide de l’appareil de Vicat équipé d’une sonde de diamètre de
10mm, selon la norme EN 196-3[6].
b. Essai de prise
Il est nécessaire de connaitre le début et la fin de prise des liants hydrauliques afin de
pouvoir évaluer le temps disponible pour la mise en place correcte du béton.
Les essais de prise se font à l’appareil de Vicat équipé d’une aiguille de diamètre
10mm, suivant la norme EN 196-3[6].
Le but est de déterminer le temps de début de prise, qui correspond au moment où l’on
observe une augmentation de la viscosité, ou raidissement de la pâte, et la fin de prise qui est
le moment où la pâte cesse d’être déformable et se transforme en matériau rigide.
L’essai réalisé sur le béton durci dans cette étude est la mesure de la résistance à la
compression.
La détermination de la résistance à la compression simple des bétons s’est faite sur des
éprouvettes cylindriques. L’essai est réalisé conformément à la norme NF EN 12390-3[18].
La presse utilisée est électrique à doubles manomètres et grands plateaux. Les résultats
sont obtenus à l’aide de la relation II.1
F
RC j= (MPa) (II.1)
A
N
Où RC j est la résistance à la compression à j jours en MPaou 2
mm
F est la valeur de la charge de rupture en kgf
A est la section de l’éprouvette cylindrique enmm 2
Les granulats ayant intervenu dans la formulation des échantillons de bétons sont des
concassés obtenus à partir de la roche naturelle basalte d’origine locale extraite de carrière de
l’aéroport de Goma. Les essais effectués sur les granulats se sont résumés en l’analyse
granulométriques, la détermination de masse volumique apparente, de la masse volumique
absolue et l’équivalent de sable.
Les masses des différents refus cumulés ont été rapportées à la masse initiale du
matériau et ont été exprimées en pourcentage. De ces valeurs, les pourcentages des tamisâts
cumulés ont été déterminés. Ces derniers ont été utilisés pour le traçage de la courbe
granulométrique, sur un graphique comportant en ordonnée le pourcentage des tamisâts
cumulés et les dimensions des mailles D en abscisse.
∑
MF= Refus cumulés en % des tamis (0,16 - 0,315 - 0,63 - 1,25 - 2,5 - 5 mm) (II.2)
D60
C u= (II.3)
D10
C z =¿ ¿(II.4)
Elle est déterminée selon la norme NF P 18-555[20] pour les sables. L’essai consiste
à remplir un récipient vide de volume v du matériau sec sans tasser et peser ensuite cette
quantité M, pour en déduire la masse volumique selon la formule II.5qui suit :
M 3
ρapp = g/cm (II.5)
V
Elle est déterminée selon la norme NF P 18-554[21] pour les graviers et NF P 18-
555[20] pour les sables. La méthode utilisée est celle de l’éprouvette graduée. Il s’agit de
mesurer la masse par unité de volume de matière pleine sans aucun vide entre les grains en
versant une quantité connue de granulat dans une quantité d’eau. La différence de volume
rapportée à la masse du matériau donne la masse volumique absolue. La masse volumique est
calculée selon la formule II.6 qui suit :
(II.6)
ρ M
|¿|= ¿
V 2−¿ V g /cm 3 ¿
1
L’essai d’équivalent est déterminé selon la norme XP P 18-597[22], cet essai permet
de déterminer le degré de propreté du sable. La valeur de l’équivalent de sable est déterminée
à l’aide de la formule II.7 :
Les résultats de l’essai d’équivalent sable sont interprétés suivant le tableau II.2.
Valeur Es Conclusion
Les méthodes de formulation sont très nombreuses puisque les paramètres à prendre
en compte dans l’étude de la composition du béton sont aussi nombreuses. Ces paramètres
sont en effet : les données du projet (caractéristiques mécaniques, dimensions de l’ouvrage,
ferraillage, etc.), les données du chantier (matériels de mise en œuvre, conditions climatiques,
etc.), les données liées aux propriétés du béton (maniabilité, compacité, durabilité, aspect,
etc.). Les méthodes les plus utilisées dans la formulation sont : la méthode de Bolomey,
d’Abrams, de Faury, de Valette, de Joisel, de Dreux-Gorisse, etc. Nous avons utilisé la
méthode de Bolomey dans le cadre de ce travail.
La figure II. 1 présente l’exemple d’une courbe de mélange régit par la relation II. 1
avec A et D des constantes. L’équation est sous la forme d’une droite y = a + b x d’équation
II. 8, passant par les points d (0, A) et P (D, 100) dont la courbe optimale est illustrée à la
figure II. 2.
(II.8)
P= A +(100−A )
√ d
D
Béton armé 10 12 à 14
Béton coulé 12 14 à 16
1. Cas du ciment :
(II.9)
masseduciment
C %= ∗100
massetotaledes é lementssecs
Une méthode graphique nommée « méthode de Josiel » est appliquée. Cette dernière
est universelle, applicable à toutes les courbes optimales et tous les modes de graduation des
axes.
La méthode de Josiel repose sur le tracé d’une parallèle à l’axe des coordonnées prenant
successivement les 3 cas :
a. Juxtaposition des deux courbes : la verticale ici est l’ordonnée correspondant à d2d3.
Cette verticale coupe la courbe optimale en un point M qui reporté en N sur l’échelle
des ordonnées détermine deux segments :
- Le segment ON : pourcentage des granulats d1d2 ou pourcentage des composants de
dimension inferieure à d2.
- Le segment N100 : c’est le pourcentage des granulats d3d4, ou pourcentage de tout ce
qui est supérieur à d2.
b. Superposition partielle des deux courbes : pour ce cas, la verticale est placée à
l’abscisse « d0 » telle que pour cette dimension de tamis le pourcentage de tamisât du
gros élément soit égal au pourcentage de refus du plus petit (ab = cd). M et N ont la
même signification que précédemment.
Et la construction est la même que précédemment et la figure II. 6 sert de base à cet effet.
Constituant % 20 23 26 29 32 35 38 39 40 41
0.080 0.160 0.315 0.63 1.25 2.5 5.0 6.3 8 10
Ciment 13.9 15.9 15.9 15.9 15.9 15.9 15.9 15.9 15.9 15.9 15.9
Sable 39.1 0.9 3.9 11.1 23.4 35.2 39.1 39.1 39.1 39.1
Gravillon 45 2.2 4.5 9 18.0
Totaux 100.0 15.9 15.7 19.8 27.5 39.3 51.1 57.5 59.5 64.0 73.0
Constituant % 42 43 44 45 46 47 48 49 50
12.5 16 20 25 31.5 40 50 63 80
Ciment 15.9 15.9 15.9 15.9
Sable 39.1 39.1 39.1 39.1
Gravillon 45 31.5 42.1 45.0
Totaux 100.0 86.5 97.7 100.0
On ne s’est préoccupé que des éléments secs ; mais le béton contient aussi de l’eau, il
nous faut alors déterminer cette quantité.
Il n’existe pas de méthode rigoureuse pour cette détermination ; il est donc nécessaire
de faire un calcul en fonction des relations empiriques :
(II.11)
K∗poidsdes é lé mentssecs ≥ 0. 16
E 2=
1 .17∗√3 0 . 16∗D '
S’il s’agit de passoire au lieu de tamis le coefficient 1.17 serait remplacé par 1.
La quantité de l’eau doit être exprimée en pourcentage comme pour le ciment et les
granulats, par rapport au total des éléments secs.
(II. 12)
E 1+ E 2
E= ×100
massedes é l é mentssecs
Le rapport E/C est important dans la composition du béton ; cette valeur doit se
rapprocher le plus de 0.5.
L’essai de gâchée, fournit une valeur plus précise. Il s’agit d’introduire dans une
bétonnière des quantités de constituants secs proportionnelles à ceux calculés, après leur
PAR : Elke TAMONE, Mémoire 2018 28
Influence de la salinité des eaux sur les propriétés physico-mécaniques du béton à Goma
mélange à sec, on ajoute l’eau progressivement jusqu’à ce que la consistance voulue soit
obtenue.
La quantité d’eau qui y correspond est multipliée par le facteur de réduction pour
déterminer la quantité d’eau gâchage pour 1m3.
(II. 13)
'
quantité réelle d eau gachage
E(%)= ×100
masse des éléments secs
Le calcul du poids des éléments secs s’effectue en supposant connue la densité apparente du
béton.
Cette méthode donne des bétons riches en éléments fins, donc maniable, susceptibles de rester
bruts de décoffrage.
Les éprouvettes cylindriques de dimension 16×32 cm ont été utilisées. Les éprouvettes
couvertes laissées à l’air libre sont démoulées après 24 heures et immergées sous l’eau à
température ambiante. Au total 6 éprouvettes ont été confectionnées en utilisant l’eau à
soumettre à l’essai.
Les résultats doivent être comparés aux résultats d’essais sur des échantillons
similaires réalisés avec de l’eau distillée ou dé-ionisée.
Ce deuxième chapitre présente les méthodes qui ont été utilisés pour caractériser les
matériaux utilisés, ainsi que les méthodes ayant servi à la formulation, à la confection des
Chapitre troisième
Ce chapitre présente les résultats des essais auxquels ont été soumis les différents
matériaux entrant dans la formulation des bétons ainsi que les diverses formulations des
bétons issus de différentes eaux, leurs analyses ainsi que leurs comparaisons aux exigences de
normes considérées. Les essais ont été effectués au laboratoire de l’ULPGL sauf ceux portant
sur les analyses chimiques qualitatives qui ont été effectués au Centre de Recherche en
Hydrobiologie CRH/UVIRA.
Co m p o s i ti o n g r a n u l o m é t r i q u e s a b l e c o n c a s s é
100
90
80
70
60
50
Tamisats (%)
40
30
20
10
0
... ... 25 ... 0.2 .25 0... 0.4 0.5 0... 0.8 1 25 1.
6 2 5
2. 3.1
5 4 5
6.
3
000 000 0.1 000 0 00 00 1.
0 00 000 000 000 000
00 00 00 00 00
800 100 160 315 630
0 0 . . .
0. 0. 0 0 0 Tamis (mm)
[Link] de finesse
La valeur du module de finesse de ce sable est de 2.76, (valeur comprise entre 2,2 et
2,8) ce qui atteste ainsi que sa granulométrie est convenable pour la confection des bétons.
[Link] volumiques
Le tableau III.1 présente les masses volumiques absolues et apparentes du sable et des
gravillons
La lecture du tableau III.1 révèle que la masse volumique absolue du sable concassé et
des graviers concassés sont respectivement de 2.61 g/cm3 et 2.59 g/cm3 tandis que leurs
masses volumiques apparentes sont respectivement de 1.67 et 1.35 g/cm3. Ainsi, les granulats
répondent à la condition de la méthode de BOLOMEY selon laquelle la masse volumique
absolue doit être comprise entre 2.5 et 2.7 g/cm3.
[Link]é de propreté
La fiche d’équivalent de sable en annexe atteste que celui-ci est de 90.1%. Par
conséquent, ce sable est très propre et convient à la formulation des bétons.
Le tableau III. 2 présente les résultats des analyses chimiques qualitatives des eaux.
La lecture du tableau III.2 montre qu’il n’y a pas de teneur en zinc, une forte
proportion en chlorures entre 1000 et 4500mg/l ; par conséquent ces eaux sont destinées à la
construction de béton non armé. Les valeurs limites des teneurs en d’autres constituants sont
comprises entre 0 et 0,008 mg/l et ne satisfont pas aux prescriptions concernant l’eau de
gâchage selon la norme NF P EN 1008 [8].
Vu le résultat trouvé sur l’analyse chimique qualitative des eaux ; ces eaux peuvent
être éventuellement utilisées, sous réserve qu’elles satisfassent aux prescriptions concernant
les essais de début et fin de prise et les essais de résistance.
Les tableaux III. 3, III. 4 et III. 5 reprennent les résultats des essais sur les ciments.
[Link] de consistance
A la lecture du tableau III.3, l’eau du lac requiert plus d’eau par rapport aux deux
autres pour avoir la même pâte.
[Link] de prise
Le tableau III.4 présente les temps de début et de fin de prise du ciment utilisé sur des
différentes eaux obtenus sur des pâtes à consistance normale.
La lecture du tableau III.4 montre que l’eau distillée connait un début de prise rapide
(2h50min) que les autres et que le résultat trouvé sur l’eau du lac et de pluie ne s’écarte pas
trop de plus de 25% du temps de prise obtenu avec des éprouvettes préparées avec de l’eau
distillée.
Le tableau III.6 présente les dosages en divers éléments entre autre le ciment, le sable,
le gravier ainsi que l’eau obtenue à partir de la méthode de Bolomey.
Le tableau III.6 montre que le résultat de dosages obtenus sur le sable soit 1219 kg/ m3,
sur le gravier soit 436 kg/m3 et sur les eaux soit 249 kg/m3
b. Ouvrabilité du béton
A partir du tableau III.7, on constate que les bétons formulés avec l’eau du lac et l’eau
de pluie ont un affaissement compris entre 0 et 4 cm et par conséquent sont des bétons fermes
destinés aux bétons de propreté, fondations non armées, voiries.
c. Resistance en compression
Au regard des différents résultats qu’a offert ce chapitre, il ressort également que la
résistance des bétons est aussi influencée par les ions contenues dans les eaux utilisées étant
donné que l’eau distillée (sans ions) offre des bétons des résistances plus élevées que l’eau de
pluie et du lac.
CONCLUSION GENERALE
Le présent travail s’est articulé sur l’analyse de la salinité des différentes eaux utilisées
en ville de Goma dans la confection du béton en vue de leur meilleur usage dans la
construction des ouvrages de génie civil. Pour arriver aux résultats recherchés, les différentes
eaux à l’instar de l’eau du lac et de pluie ont été soumises aux essais de caractérisation
chimique et physique. Ceux-ci ont révélé que ces différentes eaux sont conformes à la norme
NF P EN 1008 [8].
L’étude chimique qualitative de l’eau a montré que nous avons une forte teneur en
chlorure de 2130 mg/l et de 3725.5mg/l respectivement pour les eaux du lac et les eaux de
pluie. Cette forte teneur en chlorure peut interagir avec le ciment et compromettre la durabilité
du béton et présente des effets néfastes sur les armatures provoquant l’éclatement du béton.
Les autres constituants ont une teneur comprise entre 0 et 0.008mg/l. Précisons que la teneur
en zinc est presque inexistante.
Etant donné le résultat basé sur l’analyse qualitative des eaux, nous avons été obligés
de faire les essais concernant le temps de début et de fin de prise ainsi que les essais de
résistance en compression du béton. Ces essais nous ont ramené à constater que les eaux de
lac et de pluie satisfont aux exigences du temps de début te de fin de prise c'est-à-dire qu’ils
ne s’écartent pas de 25% du temps effectué par l’eau distillée.
Les éprouvettes cylindriques de béton de dimension 16*32cm préparées avec les eaux
du lac, de pluie et distillée ont été confectionnées par la méthode de Bolomey et écrasées
après 28 jours d’immersion dans l’eau. Les résultats obtenus ont prouvé qu’avec le dosage
que nous avons pris en compte dans le cadre de ce travail, les bétons confectionnés ont offert
une résistance de16.329 MPa, 19.345MPa et 20.272MParespectivement pour l’eau du lac,
l’eau de pluie et pour l’eau distillée.
Partant de cette observation, nous constatons que des bétons fabriqués à base de l’eau
du lac offrent des résistances qui sont inferieures à 90% de celles préparées avec l’eau
distillée. Cette eau est donc rejetée et ne peut pas être utilisée comme gâchée dans la
confection des bétons.
Les bétons confectionnés à base de l’eau de pluie ont offert des résistances sont à 90%
de celles correspondantes à l’eau distillée.
Respecter l’usage des eaux dans la construction des ouvrages de génie civil
tout en évitant l’utilisation de l’eau du lac dans la confection du béton et en
utilisant l’eau de pluie pour des bétons fermes et non plastiques ;
Etre attentif au dosage, car un excès d’eau nuit à la durabilité du béton et
diminue la résistance du béton.
La présente étude s’est étendue juste sur le béton dosé à 350 kg/m3 et à l’utilisation de
l’eau de pluie et du lac.
Nous ne pouvons pas prétendre étudier ou terminer tous les aspects liés à l’influence
de la salinité des eaux sur les propriétés physico-mécaniques du béton à Goma. Des études
futures pourraient s’intéresser aux mêmes études que le présent travail mais en envisageant
l’utilisation de l’eau potable de la REGIDESCO.
BIBLIOGRAPHIE
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[Link]/0/64/77/39/201306/ob_93
-la-technologie-du-bé[Link]
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806p ;
13. ISO 9297, Qualité de l’eau-Dosages en chlorures-Titrage au nitrate d’argent avec du
chromate comme indicateur(Méthode de Mohr);
14. ISO 9280,Qualité de l’eau-Dosages en sulfates-Méthode gravimétrique au chlorures
de baryum;
15. Norme Française P 15-301, Liants hydrauliques-Définitions, classification et
spécifications des ciments, AFNOR, 1994 ;
16. Norme Française EN 197-1, Ciment-Partie 1 : composition, spécifications et critères
de conformité des ciments courants, AFNOR, 2001
17. Norme Française EN 12390-3 : Essai pour béton durci Partie 3 : Resistance à la
compression des éprouvettes
18. Norme Française P 18-451, Béton frais essai d’affaissement au cône, Béton et
constituants du béton, T2 ciment et chaux, recueil de normes françaises AFNOR,
1990 ;
19. Norme Française P 18-560, Granulats-Analyse granulométrique par tamisage,
AFNOR, 1990 ;
20. Norme Française P 18-555, Granulats-Mesures des masses volumiques, de la porosité,
du coefficient d’absorption et de la teneur en eau du sable, AFNOR, 1990
21. Norme Française P 18-554, Granulats-Mesures des masses volumiques, de la porosité,
du coefficient d’absorption et de la teneur en eau des gravillons et cailloux, AFNOR,
1990
22. Norme Française XP P 18-597, Granulats-Détermination de la propreté des sables :
équivalent de sable à 10 % de fines, AFNOR, 1990 ;
23. GHOMARI Fouad, cours de matériaux de construction, Faculté de technologie,
département de génie civil, université ABOUBEKR BELKAID, 55p ;
ANNEXES
Co m p o s i ti o n g r a n u l o m é t r i q u e s a b l e c o n c a s s é
100
90
80
70
60
50
Tamisats (%)
40
30
20
10
0
08 .01 125 .16 2
0. 0.2 00
5 5
0.
4 5
0. 00
1
0.
8 1 25 1.
6 2 5
2. 3.1
5 4 5
6.
3
0. 0 0. 0 0 0 1.
0 0
00 00
000 000
00 00
3 15 .63
0. 0
Tamis (mm)
C OM P OS I T I ON GR A N U L OM E T R I QU E GR A V I E R
C ON C A S S E
100
90
80
70
60
TAMISATS (%)
50
40
30
20
10
0
4 5 6.3 8 10 12.5 16 20
TAMIS (mm)
N° Désignation I II III
1 Masse échantillon avant essai (g) 300 300 300
2 Volume d’eau initial (cm3) 200 200 200
3 Volume final (cm3) 315 315 315
4 Masse spécifique (g/cm3) 2.61 2.61 2.61
5 Moyenne 2.61
N° Désignation I II III
1 Masse échantillon avant essai (g) 300 300 300
2 Volume d’eau initial (cm3) 200 200 200
3 Volume final (cm3) 316 316 316
4 Masse spécifique (g/cm3) 2.59 2.59 2.59
5 Moyenne 2.59
N° Désignation I II III
1 Masse échantillon (g) 333.4 333.4 333.4
2 Volume (cm3) 200 200 200
3 Masse spécifique (g/cm3) 1.67 1.67 1.67
4 Moyenne 1.67
N° Désignation I II III
1 Masse échantillon (g) 270.1 270.1 270.1
2 Volume (cm3) 200 200 200
3 Masse spécifique (g/cm3) 1.35 1.35 1.35
4 Moyenne 1.35
9. Equivalent de sable
Temps de versement 10h 15’
Début agitation
Fin agitation 10h 25’
Temps de lecture 10h 25’ 30’’
10h 46’
Mesures
H1 (cm) 11.2
H2 (cm) 10.2
ES (%) 90.1
'
H 2 (cm) 9.8
ES (%) 87.5
Masse volumique
1. Dosage en ciment
Pour 1 m3 de béton on a :
Dosage
C %= ∗100
Masse totale des éléments secs
350
C %= ∗100 = 15.9 %
2 200
2. Dosage en eau
a. D < 0.16 mm
Ciment : 350 kg
Sable fin : la courbe d’AG indique qu’il y a 8 % de 2 200 donc 176 kg
Le total est 526 kg (350 + 176)
Le total à mouiller est 121 kg (526 * 0.23)
b. D > 0.16 mm
K = 0.1 ; d1 = 0.16 mm ; d2 = 20 mm
Poids total des éléments secs : 2 200 kg
Dont inférieurs à 0.16 : 526 kg
Restent supérieurs ou égaux à 0.16 mm : 1 674 kg (2 200 - 526)
0.1∗1674
Donc eau= = 97 kg
1.17∗√3 0.16∗20
Soit au total 218 kg (121 + 97)
3. Pourcentage eau
218
E %= ∗100 = 9.9 %
2200
Composants en valeur
Composition en poids
Composants en poids
Masse volumique du
Volume apparent
Masse volumique
Masse volumique
Composition en
Composants
Poids en %
apparente
absolue
absolue
béton
1 2 3 4 5 6 7 8 9
(2/3) (Σ2/Σ4) (2/Σ2) (5*6) (7/8)
C 15.9 2.916 5.46 14.47 333.22 1 333.22
S 62.1 2.6 23.88 56.49 1300.51 1.67 778.75
G 22 2.59 8.49 2.30 20.02 460.8 1.35 341.33
E 9.9 1 9.9 9.02 207.62 1 207.62
TOTAUX 109.9 47.74 100 2302.14
Composants en valeur
Composition en poids
Composants en poids
Masse volumique du
Volume apparent
Masse volumique
Masse volumique
Composition en
Composants
Poids en %
apparente
absolue
absolue
béton
1 2 3 4 5 6 7 8 9
(2/3) (Σ2/Σ4) (2/Σ2) (5*6) (7/8)
C 16.58 2.916 5.68 14.73 350 1 350
S 61.42 2.6 23.62 54.57 1219 1.67 730
G 22 2.59 8.49 2.24 19.55 436 1.35 324
E 12.55 1 12.55 11.15 249 1 249
TOTAUX 112.5 50.35 100 2254
5