Faculté des Sciences juridiques et politiques, Université Cheik Anta Diop de Dakar (Sénégal)
Cours de droit des personnes et de la famille
Licence 1-Cohorte B 23/24
Papa Talla FALL
Agrégé des Facultés de droit
Chapitre 2. L’INDIVIDUALISATION DE LA PERSONNE
PHYSIQUE
Puisque tous les êtres humains sont des personnes physiques, il y a lieu de définir des critères de
leur individualisation. Les divers éléments qui permettent d’individualiser la personne dans la
société composent son état. Mais, en vertu du principe d’égalité civile consacré en droit
international et en droit interne, tous les éléments qui permettent d’individualiser la personne
ne sont pas tenus en compte par le droit positif. Ainsi, les discriminations fondées sur la race,
la religion, l’ethnie ou la fortune sont en principe rejetées par le droit.
L’état civil est dès lors l’ensemble des éléments que prend en compte le droit objectif pour
individualiser la personne. Autrement dit, c’est le statut juridique de la personne sur les plans
national, familial et socio-professionnel. L’état civil de la personne présente un certain nombre
de caractères.
D’abord, il est indivisible en ce sens que tous ses éléments composants forment un tout
indissociable.
Ensuite, il est indisponible dans la mesure où c’est la loi qui détermine les modes de
constitution et qui fixe les droits et devoirs dérivant pour une personne de son état. Dès lors,
l’état ne peut pas faire l’objet d’une convention.
Enfin, il est imprescriptible, car il ne peut naître et disparaître qu'avec la personne. Ainsi, une
personne ne peut pas perdre son état par l’expiration d’un délai prolongé.
Sous le bénéfice de ces observations, il importe de dégager les principaux éléments retenus par
le droit positif (droit en vigueur) pour l’identification de la personne (Section 1) avant d’aborder
leur constatation selon les formes légales (Section 2).
SECTION 1. LES PRINCIPAUX ÉLÉMENTS DE L’ÉTAT CIVIL DE LA PERSONNE
La personne physique est individualisée par son nom, son domicile et sa nationalité. Mais, les
principaux éléments d’individualisation de la personne sont le nom qui permet de
la désigner et le domicile qui la situe.
12
Faculté des Sciences juridiques et politiques, Université Cheik Anta Diop de Dakar (Sénégal)
§ 1. LE NOM
Le nom joue un rôle essentiel dans la vie sociale. Néanmoins, le Code de la famille ne le définit
pas. En effet, le législateur sénégalais ne se contente que d'indiquer ses éléments constitutifs. Le
nom ainsi déterminé est légalement protégé.
A. LA DÉTERMINATION DU NOM
Selon l’article 2 du Code de la famille, le nom est composé du nom patronymique et du
prénom à l’exclusion du surnom et du pseudonyme.
Le surnom est l’appellation donnée à la personne par son entourage de manière publique et
constante. Quant au pseudonyme, il est librement choisi par la personne elle-même pour
masquer son identité dans le cadre notamment de l’exercice d’une activité professionnelle,
littéraire ou artistique (un nom d’emprunt).
Le surnom comme le pseudonyme sont des accessoires du nom. En effet, ils permettent de
préciser l’identité d’une personne. Mais, la personne s’identifie officiellement par son ou ses
prénoms et par son nom patronymique.
1. Le nom patronymique
Le nom patronymique est l’appellation attribuée aux membres d’une même famille.
Autrement dit, c'est le nom de famille. On vise le nom patronymique quand on parle du «
nom » tout court. Il est attribué dans les conditions prévues par la loi. On note
différents modes d'acquisition du nom patronymique.
En premier lieu, la filiation peut être à l'origine du nom. En droit sénégalais, les articles
3, 4 et 6 du Code de la famille prévoient l'attribution héréditaire du nom. Ainsi :
L’enfant légitime porte le nom de son père. En cas de désaveu de paternité, il va prendre
le nom de sa mère.
L’enfant naturel porte le nom de sa mère, mais s’il est reconnu par son père, il prend le
nom de celui-ci.
Quant à l’enfant adoptif, il faut opérer une distinction selon que l’adoption est plénière
ou limitée.
Si l’adoption est plénière, l’enfant prend le nom de l’adoptant et, en cas d’adoption par
deux époux, le nom du mari. Toutefois, les enfants du mari adoptés par la femme gardent
leur nom de famille.
13
Faculté des Sciences juridiques et politiques, Université Cheik Anta Diop de Dakar (Sénégal)
Si l’adoption est limitée, l’enfant porte le nom de l’adoptant qu’il ajoute à son propre nom
de famille. Néanmoins, l’intérêt de l’enfant peut amener le juge à autoriser qu’il porte
uniquement le nom de l’adoptant.
En deuxième lieu, l’acquisition du nom peut se faire par voie administrative. En effet,
l’enfant dont la filiation est inconnue (enfant trouvé) porte le nom que lui attribue l’officier
de l’état civil.
En dernier lieu, l’acquisition du nom peut être la conséquence du mariage de la
femme. Même si elle conserve son nom de jeune fille, la femme mariée acquiert le droit
d’user du nom du mari pendant le mariage et durant tout le temps qu’elle restera
veuve. Elle peut également continuer à porter le nom du mari après le divorce si celui-ci
ne s’y oppose expressément d’après l’article 176 du Code de la famille.
Sauf à la suite d’une modification de son état, la personne ne peut changer de nom
que sur décret du président de la République.
La personne qui veut changer de nom doit introduire une demande publiée au Journal
officiel. Et, pendant le délai d’un an à partir de cette publication, toute personne justifiant
d’un intérêt légitime pourra faire opposition au changement de nom. Le décret autorisant
le changement de nom est publié au Journal officiel.
2. Le prénom
Les prénoms sont librement choisis lors de la déclaration de naissance de l’enfant
à l’officier de l’état civil. Toutefois, ils ne peuvent être modifiés que par jugement
du tribunal d’instance.
En dehors de l’hypothèse d’une adoption dans laquelle il intervient sur la seule demande
de l’adoptant, le changement de prénom doit être justifié par un intérêt légitime.
B. LA PROTECTION DU NOM
Par sa nature juridique, le nom a besoin d’une certaine protection.
1. La nature du nom
La nature juridique du nom a fait l’objet d’une controverse doctrinale.
Une première thèse conçoit le nom comme une simple institution de police assurant
l’immatriculation des personnes. Une telle conception permet d’expliquer le principe de
l’immutabilité du nom, mais elle ne rend pas compte de l’attachement de la personne à son
patronyme.
14
Faculté des Sciences juridiques et politiques, Université Cheik Anta Diop de Dakar (Sénégal)
Une deuxième thèse voudrait que le nom fasse l’objet d’un droit de propriété. Si cette thèse a
le mérite d’expliquer les sentiments profonds qui lient la personne à son nom, elle présente la
limite de méconnaître le principe de l’incessibilité du droit au nom (NB : toutefois, le nom
patronymique utilisé comme nom commercial peut faire l’objet d’une cession parce que détaché
de la personne qui le porte).
Une troisième thèse considère le droit au nom comme un droit de la personnalité, au même titre
que le droit à l’image ou le droit à la vie privée. C’est sans doute la conception du droit
sénégalais (Voir l’intitulé de l’art. 11 du Code de la famille relatif à la protection du nom).
Cette dernière thèse est également aujourd’hui l’opinion défendue par la majorité des auteurs.
2. La protection proprement dite du droit au nom
La protection du nom peut prendre deux formes : soit une action en réclamation ou en
interdiction, soit sous la forme d’une action en responsabilité. C’est ce qui résulte de l’article
11 du Code de la famille.
En tant qu’élément de la personnalité, le droit au nom est protégé par une action en
réclamation ou en interdiction. Nul ne pouvant perdre son nom par un non-usage
prolongé, l’action en réclamation donne à la personne la faculté de demander en justice à
recouvrer le droit de porter ce nom à tout moment. Quant à l’action en interdiction, elle permet
à la personne de s’opposer judiciairement à l’usage par un tiers de son nom patronymique. Une
telle action en justice ne suppose pas la preuve d’un préjudice.
Le nom fait également l’objet d’une protection par une action en responsabilité civile. En
effet, l’usage abusif du nom et de tous les autres éléments d’identification de la personne expose
son auteur à une condamnation à réparation du préjudice résultant de cette atteinte.
Exemple : l’utilisation abusive du nom d’autrui dans un film. Peu importe que l’abus résulte
d’une intention malveillante ou d’une faute non intentionnelle. Il suffit que le demandeur
prouve l’existence d’un risque de confusion préjudiciable découlant de l’utilisation de son nom
pour désigner un personnage de fiction ou un produit quelconque.
§ 2 LE DOMICILE
Le domicile est un moyen d'individualisation de la personne, comme le nom. C'est un lieu où
la personne est rattachée juridiquement. Le domicile est une notion de droit à distinguer de
la résidence et de l’habitation.
En premier lieu, le domicile se distingue de la résidence qui est le lieu où la personne
physique vit effectivement et habituellement. La résidence est une notion de fait. Dans la
15
Faculté des Sciences juridiques et politiques, Université Cheik Anta Diop de Dakar (Sénégal)
pratique, domicile et résidence sont souvent confondus. Mais, la personne peut avoir une
résidence principale et des résidences secondaires. Parfois, le législateur met sur un pied
d’égalité le domicile et la résidence, notamment pour l’accomplissement de certains actes
(exemples des articles 121, 272, 294 et 297 du Code de la famille). Parfois même, la résidence
peut l’emporter sur le domicile (exemple de l’article 205 du Code de la famille relatif à
l’exercice de l’action en désaveu de paternité).
En second lieu, le domicile est différent de l'habitation, lieu où une personne physique peut
séjourner pour un temps bref (exemple une chambre d'hôtel).
Le domicile ainsi cerné est nécessaire pour individualiser la personne. Il est utile pour
l'application de certaines règles de procédure ou pour détermination de la loi applicable en droit
international privé.
A. LA DÉTERMINATION DU DOMICILE
En principe, il est possible pour toute personne de décider librement de son domicile. Mais, il
est des cas dans lesquels, c'est la loi qui désigne le domicile de certaines personnes.
1. La détermination volontaire du domicile
Le domicile est le lieu où la personne a son principal établissement, conformément à l'article
12 du Code de la famille. La Cour suprême du Sénégal a défini le principal établissement
comme étant le lieu où la personne exerce des activités professionnelles, vit la majeure partie
de l’année et paie ses impôts (C.S., 17 mars 1971, Époux Walthert, EDJA n° 15 du 25 mai
1990). Ainsi, le domicile est l’endroit que la personne considère comme le principal lieu
de ses centres d’intérêt. Sa détermination est une question de fait laissée à la libre appréciation
des juges du fond.
La Cour suprême a ainsi rejeté un pourvoi formé contre une décision d'une juridiction qui a
choisi comme domicile d'une femme mariée, non pas le lieu de résidence conjugale, mais celui
où elle passe la majeure partie de son temps. Selon la décision attaquée, la femme exerçait sa
profession et louait un appartement dans cette ville depuis 2012. (CS, arrêt n° 78 du 5 juillet
2017).
2. La détermination du domicile par la loi
Certaines personnes ont un domicile légal, c'est-à-dire établi par la loi. La loi impose ce
domicile, tantôt en raison de l’existence d’un lien de subordination de la personne
vis-à-vis d’autrui, tantôt, en raison de l’exercice de certaines professions. Dans le
16
Faculté des Sciences juridiques et politiques, Université Cheik Anta Diop de Dakar (Sénégal)
premier cas, on retrouve le mineur non émancipé et le majeur en tutelle domiciliés
respectivement chez la personne qui exerce sur lui le droit de garde et chez son tuteur.
Dans le second cas, on retrouve les fonctionnaires inamovibles, notamment les
magistrats du siège domiciliés légalement au lieu où ils exercent leur profession.
En conclusion, il est important de noter que depuis la loi n° 89-01 du 17 janvier 1989, qui
a supprimé le 3e alinéa de l’article 13 du Code de la famille, la femme mariée n’a plus de
domicile légal. La résidence conjugale ne doit donc pas être confondue avec le domicile
de la femme mariée (Voir arrêt n° 78 de la Cour suprême, mentionné plus haut).
B. LES CARACTÈRES DU DOMICILE
Le domicile comporte un certain nombre de caractères.
Il a d'abord un caractère nécessaire. Le domicile est une institution de police qui permet de
localiser la personne dans l'espace. S'il ne peut pas être établi avec certitude, la loi fait produire
à la résidence actuelle ou, à défaut, à l’habitation les mêmes effets que le domicile (art. 14 CF).
Ensuite, le domicile est fixe. Mais, il est possible de le changer en transférant sa résidence à un
autre lieu.
Enfin, le domicile est un lieu unique. L'unicité du domicile de la personne physique est due
au fait qu'il est le lieu du principal établissement. Cependant, il y a des atténuations à cette
règle :
• L’élection de domicile (article 15 CF) qui permet, par contrat, de convenir d’un lieu qui
produira les effets du domicile ou certains d’entre eux. Le domicile élu peut aussi être
obligatoire (exemple, article 4 dernier alinéa de l’Acte uniforme portant
organisation des procédures simplifiées de recouvrement et des voies d’exécution).
• Le domicile apparent qui est dû à une erreur des tiers. Par application de la théorie de
l’apparence, la jurisprudence fait souvent produire à une simple résidence les effets du
domicile ;
• Le domicile professionnel distinct que semble admettre l’article 12 alinéa 1ᵉʳ in fine du
Code de la famille.
SECTION 2. LA CONSTATATION DE L’ÉTAT LA PERSONNE
L'état civil de la personne dépend des événements qui modifient sa situation familiale :
naissance, mariage, décès, etc.
17
Faculté des Sciences juridiques et politiques, Université Cheik Anta Diop de Dakar (Sénégal)
De tels événements sont constatés et enregistrés dans les registres de l'état civil. En outre, dans
certaines hypothèses, la constatation de l’état de la personne passe par l’exercice de certaines
actions en justice : il s’agit des actions d’état.
A. LES ACTES DE L’ÉTAT CIVIL
Les actes de l’état civil font l’objet de trois types de registres (naissances, mariages et décès)
comportant chacun trois volets. Les actes principaux (actes originaires) peuvent être complétés
ultérieurement par des mentions adventices, c’est-à-dire mentions en marge de l’acte.
Le déclarant reçoit le volet n° 1. En cas de mariage, un livret de famille est remis à l'époux. Si
le livret de famille est tenu régulièrement, il a la même force probante que les actes de l'état
civil.
Ces précisions étant faites, il est important d'étudier l'établissement et les fonctions des actes de
l'état civil.
1. L’établissement des actes d’état civil
L'établissement des actes de l'état civil requiert une collaboration entre autorités publiques et
particuliers. Les particuliers sont les déclarants (par exemple, un parent du nouveau-né ou de la
personne décédée) ou comparants (par exemple, les futurs époux) et éventuellement leurs
témoins (en cas de mariage ou lorsqu'une naissance ou un décès n’a pas été constaté(e) par un
médecin).
Concernant l'autorité publique, il s'agit en principe d'un officier de l'état civil. Au Sénégal, il y
a des centres principaux et des centres secondaires (voir articles 31 et 32 du Code de la
famille). Dans les centres principaux, les fonctions d’officier d’état civil sont exercées dans les
communes par le maire, un adjoint, un conseiller municipal ou un fonctionnaire spécialement
désigné à cet effet. Dans les sous-préfectures, ces fonctions sont exercées par les sous-préfets
ou par une personne qui peut lire et écrire le français. Quant aux officiers des centres
secondaires nommés par le préfet, ils peuvent accomplir tous les actes de l’état civil sauf la
célébration d’un mariage.
Il est exceptionnellement possible que des autorités judiciaires interviennent pour
l'établissement ou la modification de l'état civil.
Si un acte d'état civil n'a pas été dressé dans le délai prévu par la loi (plus d'un an après
l'événement pour les actes de naissance et de décès et plus de six mois après la célébration d'un
mariage coutumier), un juge est en principe nécessaire pour permettre à l'officier de l'état civil
cet acte. La décision du juge est appelée jugement d’autorisation d’inscription.
18
Faculté des Sciences juridiques et politiques, Université Cheik Anta Diop de Dakar (Sénégal)
Contrairement à une idée assez répandue au Sénégal, un tel jugement n’a pas pour
objet la création d’un état nouveau (par exemple, la modification de la date de naissance). Les
personnes qui recourent au jugement d'autorisation d'inscription (ancien jugement supplétif)
pour se créer un nouvel état doivent savoir qu'elles accomplissent un acte frauduleux. En effet,
un certificat de non-inscription de l’événement à déclarer doit être joint à la requête à présenter
au tribunal compétent.
Il est possible de corriger l'acte déjà dressé par un officier de l'état civil si celui-ci présente une
irrégularité. Il y a lieu de distinguer entre la rectification d’office et la rectification
contentieuse.
La rectification d'office est nécessaire en cas d'erreurs ou d'omissions purement matérielles
dans la rédaction de l'acte (exemple une erreur d'orthographe). Il appartient au juge du tribunal
d'instance ou au procureur de la République de donner l'autorisation au dépositaire des registres
d'y procéder.
La rectification contentieuse a, quant elle, un objet plus grave. Son but est de mettre en
harmonie l’acte et la réalité. C’est le juge qui l’ordonne à la requête du procureur de la
République ou de toute personne intéressée. La décision du juge est mentionnée en marge du
registre.
2. Les fonctions des actes d’état civil
Les actes de l'état civil sont des actes authentiques qui permettent d'identifier la personne.
L'article 29 du Code de la famille dispose que la production d'un acte d'état civil est nécessaire
pour prouver l'état civil de la personne. Les dépositaires des registres sont tenus de délivrer des
copies aux intéressés, aux tiers (dans certaines conditions) et aux administrations. Les
énonciations qui font l’objet de contrôle par l’officier de l’état civil ne peuvent être contestées
que par la procédure spéciale d’inscription de faux : identité des parties, date de l’acte,
consentement des futurs époux, etc.
Les énonciations faites sans vérification peuvent être combattues par la preuve contraire :
naissance ou décès déclaré(e), etc.
Afin de garantir la fiabilité des actes de l'état civil, le législateur organise la sanction des fausses
déclarations et met en place un système de contrôle de la tenue des actes par le juge et le
procureur de la République (voir les articles 35 et 36 du Code de la famille).
B. LES ACTIONS D’ÉTAT
Les actions d’état peuvent être classées en deux catégories :
19
Faculté des Sciences juridiques et politiques, Université Cheik Anta Diop de Dakar (Sénégal)
· Les actions constitutives d’état qui tendent à créer un état nouveau, exemple de
l’action en divorce.
· Les actions déclaratives d’état dont l’objet est la constatation d’un état
préexistant. Ces actions prennent soit la forme d’une action en contestation d’état (par exemple,
l’action en désaveu de paternité) soit d’une action en réclamation d’état (notamment, l’action
en réclamation du nom patronymique). Au Sénégal, cette seconde catégorie d’actions est portée
devant le tribunal de grande instance.
20