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Définition du choc obstructif

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Choc

Par Levi D. Procter , MD, Virginia Commonwealth University School of Medicine


Dernière révision totale nov. 2020| Dernière modification du contenu nov. 2020

Le choc est une maladie potentiellement fatale dans laquelle l’irrigation sanguine des organes est faible,
ce qui diminue l’apport d’oxygène et provoque des lésions organiques et parfois le décès. La pression
artérielle est généralement faible.

(Voir aussi Hypotension artérielle.)


Le choc a plusieurs causes : Un volume sanguin faible, un pompage cardiaque inadéquat ou un
élargissement (dilation) excessif des vaisseaux sanguins.
Quand le choc est causé par un volume sanguin faible ou un pompage inadéquat du cœur, le
patient peut se sentir léthargique, somnolent ou confus, sa peau devient froide et moite, et
souvent bleuâtre et pâle.
Quand le choc résulte d’une dilatation excessive des vaisseaux sanguins, la peau peut être
chaude et rouge, et le pouls peut être fort et vigoureux (capricant) plutôt que faible.
Les personnes en état de choc doivent rester au chaud et être positionnées de façon à surélever
leurs jambes.
Des liquides intraveineux, de l’oxygène et parfois des médicaments sont administrés pour aider
à rétablir la pression artérielle.
Aux États-Unis, les services d’urgence des hôpitaux reçoivent chaque année plus de 1 million de cas
d’état de choc. Une personne entre en état de choc quand sa pression artérielle devient si basse que
les cellules de son corps ne reçoivent pas suffisamment de sang et manquent donc d’oxygène. Par
conséquent, les cellules de nombreux organes, dont le cerveau, les reins, le foie et le cœur, cessent de
fonctionner normalement. Si le flux sanguin (la perfusion) vers ces cellules n’est pas rapidement
rétabli, elles sont irréversiblement endommagées et meurent. Si un nombre suffisant de cellules
meurent ou sont endommagées, la défaillance de l’organe qui les contient et la mort du patient sont
possibles.
Le syndrome de défaillance multiviscérale (SDMV) est l’insuffisance de deux organes ou plus. Ce
diagnostic comporte un risque significatif de décès. Les personnes en état de choc nécessitent un
traitement urgent immédiat et sont généralement soignées en unité de soins intensifs à l’hôpital.
Bien qu’une hypotension artérielle soit généralement la cause du choc, la tension artérielle peut ne
pas être basse au cours des premiers stades du choc. De plus, la tension artérielle peut être basse
chez des personnes qui ne sont pas en état de choc.
Le trouble médical qu’est l’état de choc n’a rien à voir avec le « choc » que les gens subissent avec un
stress émotionnel soudain.

Causes du choc
Le choc a plusieurs causes :
Volume de sang faible (choc hypovolémique)
Pompage inadéquat du cœur (choc cardiogénique)
Élargissement excessif des vaisseaux sanguins (choc distributif)

Choc hypovolémique
L’hypotension artérielle entraîne l’entrée dans le cœur d’une quantité de sang inférieure à la normale
à h b tt t di t é t tité d éj té l t
à chaque battement cardiaque et, par conséquent, une quantité de sang éjectée vers le corps et ses
cellules insuffisante.
Le volume de sang peut être faible pour les raisons suivantes :
Saignement grave
Perte excessive de liquides corporels
Apport inadéquat de liquides (moins fréquemment)
Du sang peut être rapidement perdu pour les raisons suivantes
Saignement externe, suite à un accident par exemple
Un saignement interne, causé par exemple par un ulcère gastrique ou intestinal (saignement
gastro-intestinal), la rupture d’un vaisseau ou une grossesse extra-utérine rompue (grossesse qui
a lieu en dehors de l’utérus)
Une perte excessive de liquides corporels autres que du sang peut être due aux facteurs suivants
Brûlures majeures
Inflammation du pancréas (pancréatite)
Perforation de la paroi intestinale
Diarrhée ou vomissements sévères
Certains troubles rénaux
Utilisation excessive de diurétiques, qui augmentent le débit urinaire
Diabète non traité
L’apport hydrique peut être inadéquat quand une incapacité physique (comme une maladie articulaire
grave) ou une incapacité mentale (comme la maladie d’Alzheimer) peut empêcher une personne
d’ingérer suffisamment de liquides, même quand elle a soif.
Choc cardiogénique
Une contractilité cardiaque inadéquate peut également entraîner le pompage d’une quantité de sang
inférieure à la normale avec chaque battement de cœur. Les causes les plus fréquentes d’un pompage
inadéquat sont les suivantes
Complications d’une crise cardiaque
Un caillot sanguin dans les poumons (embolie pulmonaire).
Dysfonctionnement soudain d’une valvule cardiaque (en particulier une valvule artificielle)
Une anomalie du rythme cardiaque (arythmie)
Infections du muscle cardiaque (myocardite) ou des valvules cardiaques (endocardite)
Incapacité de remplissage du cœur en raison d’une accumulation soudaine de liquide dans le sac
qui entoure le cœur (tamponnade cardiaque)
Autres maladies qui touchent la structure du cœur, par exemple rupture d’une paroi du cœur
(rupture du myocarde)

Choc distributif
Une dilatation excessive des vaisseaux sanguins (vasodilatation) augmente la capacité des vaisseaux
sanguins et diminue la pression artérielle. Ceci peut diminuer le flux sanguin et l’apport d’oxygène aux
organes.
Les vaisseaux sanguins peuvent être excessivement dilatés pour les raisons suivantes
Une réaction allergique grave (anaphylaxie ou choc anaphylactique)
Une infection bactérienne grave (le choc causé par ce type d’infection est appelé choc septique)
Un surdosage de médicaments ou de poisons qui dilatent les vaisseaux sanguins
Des lésions de la moelle épinière et rarement du cerveau (choc neurogène)
Certaines maladies endocriniennes telles que la maladie d’Addison
Les mécanismes responsables de la vasodilatation varient selon la cause incriminée. Par exemple, une
lésion de la moelle épinière interrompt les nerfs entre le cerveau et les vaisseaux sanguins qui
provoquent normalement une contraction des vaisseaux sanguins ; les poisons ou toxines libérés par
des bactéries peuvent directement entraîner une dilatation des vaisseaux sanguins.

Symptômes du choc
Les symptômes de l’état de choc sont similaires en cas d’hypovolémie ou de pompage cardiaque
inadéquat.
Le trouble peut commencer par une léthargie, une somnolence et une confusion.
La peau devient froide et moite et souvent bleuâtre et pâle.
Sous la pression du doigt, elle reprend sa couleur normale plus lentement que d’habitude.
Les vaisseaux sanguins peuvent devenir plus visibles et prendre l’aspect d’un réseau de lignes
bleuâtres sous la peau.
Le pouls est faible et rapide, sauf si l’état de choc est provoqué par une bradycardie.
La personne ne peut généralement pas se redresser sans avoir une sensation d’étourdissement
ou sans s’évanouir.
La respiration est rapide, mais la respiration et le pouls peuvent ralentir si la mort est
imminente.
La pression artérielle diminue au point de devenir difficilement mesurable par un tensiomètre.
Les mictions diminuent puis finissent par disparaître
Finalement, la personne peut tomber dans le coma et décéder.
Si l’état de choc est lié à une vasodilatation excessive, les symptômes sont légèrement différents. La
peau peut être chaude et rouge, et le pouls peut être fort et vigoureux (capricant) plutôt que faible,
surtout au début. Cependant, dans un second temps, l’état de choc dû à une dilatation excessive des
vaisseaux sanguins se traduit également par une peau froide et moite et une léthargie.
Dans les phases initiales du choc, surtout en cas de choc septique, de nombreux symptômes peuvent
être absents ou passer inaperçus s’ils ne sont pas recherchés de façon spécifique. Chez les personnes
âgées, une confusion peut être le seul symptôme. La production d’urine peut être diminuée (car
l’apport de sang aux reins est réduit), et des déchets peuvent s’accumulent dans le sang. La tension
artérielle peut être basse.

Diagnostic du choc
Analyses de sang
Les autres examens dépendent de la cause probable.
Le diagnostic du choc est basé principalement sur les preuves de lésions organiques découvertes lors
de l’évaluation du médecin. Par exemple :
Le niveau de conscience peut être réduit
La production d’urine peut être absente
Les doigts ou les orteils peuvent être bleutés
Les personnes peuvent aussi montrer des signes de tentatives de compensation du faible volume de
sang ou de signes de pompage inadéquat du cœur. Par exemple, les battements de cœur peuvent
être rapides la respiration peut être rapide ou la transpiration peut être abondante
être rapides, la respiration peut être rapide ou la transpiration peut être abondante.
Des analyses de sang peuvent aider au diagnostic, mais aucun signe seul n’est diagnostique, et les
médecins évaluent chacun d’eux par sa tendance (c’est-à-dire aggravation ou amélioration) et à la
lumière de l’état général de la personne.
Une analyse de sang (le taux de lactate) mesure la quantité de déchets de l’activité cellulaire dans le
sang. Un taux de lactate sanguin élevé suggère au médecin que les organes ne reçoivent pas
suffisamment d’oxygène et de sang et que la personne peut être en état de choc.
Les analyses de sang montrant une numération des globules blancs élevée ou basse ou la présence
de bactéries ou d’autres micro-organismes dans le sang peuvent aider à déterminer qu’une infection
est présente et pourrait provoquer un choc septique.
Les analyses de sang peuvent aussi indiquer des lésions d’organes spécifiques. Par exemple, un taux
élevé de créatinine peut indiquer que les reins sont endommagés, et un taux élevé de troponine (un
biomarqueur cardiaque) peut indiquer que le cœur est endommagé.
D’autres examens sont effectués en fonction de la cause probable du choc. Par exemple, les médecins
pratiquent des cultures de sang et d’autres fluides corporels s’ils suspectent une infection grave. Ils
peuvent réaliser une électrocardiographie et d’autres examens d’imagerie cardiaque si la personne
présente des signes de problèmes cardiaques.

Pronostic de l’état de choc


Lorsqu’il n’est pas traité, l’état de choc est généralement mortel. Si l’état de choc est traité, le pronostic
dépend :
De la cause de l’état de choc
Des autres troubles présentés par la personne
De la présence et de la sévérité d’une éventuelle défaillance d’organe
De la durée écoulée avant le début du traitement
Du type de traitement administré
Le syndrome de défaillance multiviscérale comporte un risque significatif de décès. Le risque de décès
augmente à mesure que le nombre d’organes atteints augmente. Quel que soit le traitement, la
probabilité de décès dû au choc après une crise cardiaque massive ou à un choc septique est élevée,
en particulier chez les personnes âgées.

Traitement du choc
Demander de l’aide et arrêter toute hémorragie
Liquides par voie intraveineuse (IV) et/ou transfusions sanguines
Parfois médicaments pour aider à augmenter la pression artérielle
Autres mesures en fonction de la cause

Traitement initial
Le plus important est de demander de l’aide et d’arrêter tout saignement majeur. Ensuite, la personne
peut rester allongée et doit se tenir au chaud, avec les jambes surélevées.
À son arrivée, le personnel médical d’urgence peut administrer de l’oxygène à l’aide d’un masque ou
insérer une sonde respiratoire. Des liquides peuvent être administrés dans une veine (voie
intraveineuse) à un rythme rapide et en grande quantité pour augmenter la pression artérielle.
À l’arrivée au service des urgences, la personne peut recevoir une transfusion sanguine si l’état de
choc est provoqué par un saignement. La compatibilité des groupes sanguins est généralement
vérifiée avant une transfusion, mais en cas d’urgence, le temps peut manquer et un sang de type O
négatif peut être donné à n’importe qui.
Si le choc est causé par une infection grave, les médecins administrent des fluides et des antibiotiques
par voie intraveineuse. Si le choc est causé par une crise cardiaque ou un autre problème cardiaque,
d’autres procédures ou interventions chirurgicales peuvent être nécessaires.
Pour certains types de choc, des médicaments peuvent être administrés par voie intraveineuse pour
augmenter la pression artérielle. Cependant, les médecins utilisent des médicaments pendant la plus
courte durée possible parce qu’ils peuvent réduire le flux sanguin à d’autres tissus dans l’organisme
ou provoquer des problèmes du rythme cardiaque. Des médicaments peuvent augmenter la tension
artérielle en
Contractant les vaisseaux sanguins, ce qui se produit par exemple lorsque les médecins
administrent de l’adrénaline (utilisée en cas d’anaphylaxie) ou de la noradrénaline (parfois
utilisée chez les personnes atteintes d’autres formes de choc)
Augmentant la capacité du cœur à pomper le sang, ce qui se produit par exemple lorsque les
médecins administrent de la dobutamine ou de la milrinone

Traitement de la cause
Les liquides administrés par voie intraveineuse, les transfusions de sang et les médicaments peuvent
ne pas être suffisants pour contrecarrer le choc si l’hémorragie ou les pertes liquidiennes continuent,
ou si l’état de choc est déclenché par une crise cardiaque, une infection ou par un autre problème non
lié au volume sanguin. Le traitement de la cause du choc est vital.
Si l’état de choc est provoqué par une contractilité cardiaque insuffisante, la fonction cardiaque doit
être améliorée. En plus des liquides et des médicaments, d’autres traitements incluent l’angioplastie
coronaire transluminale percutanée (ACTP) ou un pontage de l’artère coronaire si la cause est une
crise cardiaque. Une chirurgie peut aussi être nécessaire si la cause est une valvule cardiaque
endommagée ou une rupture de la paroi du cœur. Le liquide est excès qui comprime le cœur, une
maladie appelée tamponnade cardiaque, peut être retiré avec une aiguille ou par une chirurgie.
Lorsque le choc est provoqué par une infection (comme dans le cas d’une septicémie), le traitement
de l’infection consiste à utiliser des antibiotiques et à éliminer la source de l’infection. Lorsque le choc
est provoqué par un saignement, une intervention chirurgicale peut être nécessaire pour arrêter le
saignement. Si le choc est provoqué par une maladie endocrinienne (comme la maladie d’Addison) ou
une anaphylaxie, il peut être nécessaire d’administrer un corticostéroïde.

© 2022 Merck Sharp & Dohme Corp., une filiale de Merck & Co., Inc., Kenilworth, NJ, États-Unis

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