Basic science Traction et suspension
INTRODUCTION
■ La traction applique une force contre résistance afin de vaincre les forces de déformation
au site d’une fracture par le taxis ostéoligamentaire
■ Elle peut être installée temporairement ou définitivement jusqu’à la consolidation
■ Intérêt de l’étude :
■ La bonne prescription et la bonne mise en place de la traction
■ A une place importante dans l’arsenal d’immobilisation en traumato-orthopédie
PRINCIPES
1. LES BUTS DE LA TRACTION :
■ Analgésie et réduction du spasme musculaire
■ Maintien d’une fracture ou luxation en position réduite
2. LES MÉTHODES D’APPLICATION DE LA TRACTION :
■ La traction cutanée :
■ En tirant sur des bandes collées sur la peau
■ La force de traction est transmise par les parties molles à l’os
■ Doit être appliquée en aval du site de la fracture
■ Avantages :
■ Facilité d’installation
■ Inconvénients :
■ Adhérence insécure avec risque de décollement
■ Ne peut tolérer une traction supérieure à 6.7 kg
■ Contrôle mal les rotations
■ Complications cutanées à type d’allergie ou escarres
■ Compression nerveuse [SPE particulièrement]
■ Contre-indications :
■ Lésions cutanées et dermatites
■ Troubles vasculaires, varices, AOMI
■ Force de traction nécessaire supérieure à 5gk
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■ La traction squelettique :
■ En tirant sur une broche fichée dans l’os
■ Le point d’entrée doit être loin d’un trajet vasculo-nerveux et de l’éventuelle voie
d’abord
■ Avantages :
■ Supporte une force de traction plus importante
■ Contrôle mieux les rotations
■ Inconvénients :
■ Plus invasive que la traction collée
■ Risque d’infection ostéo-articulaire
■ Risque de lésion vasculo-nerveuse au moment d’introduction
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3. LES ELEMENTS DE LA TRACTION
■ Le matériel de la traction squelettique :
■ Les broches :
■ Le clou de Steinman :
■ Ce sont des broches d’acier inoxydable rigide de gros diamètre 4 à 6 mm
■ Elles répartissent et tolèrent mieux les contraintes
■ Le clou de Denham :
■ Identique au clou de Steinman fileté à sa partie moyenne
■ Caractérisé par une meilleure tenue à l’os
■ Indiqué dans les zones spongieuses [calcanéus] ou porotique
■ La broche de Kirschner :
■ De faible diamètre 18 à 22 / 10ème de mm
■ Elles peuvent cisailler l’os à la manière d’un fil à couper le beurre
■ Indiquée particulièrement au membre supérieur
■ L’étrier :
■ Il assure le raccordement entre la broche et le poids
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■ Le matériel de la traction collée :
■ Les bandes, peuvent être adhésive ou non si la peau est allergique ou atrophique
■ Des kits de traction sont aussi commercialisés
■ Le poids de la force de la traction :
■ Elle dépend de :
■ La fracture
■ De la qualité de l’os et de la peau
■ De la corpulence du patient
■ Habituellement elle est de 1/10ème au 1/7ème du poids du corps
■ La contre-traction :
■ Pour que la force de traction soit efficace il lui faut une force opposée sous la forme
d’une contre-traction
■ Elle peut se faire globalement de deux manières :
■ Par la pesanteur : c’est la traction glissante
■ Le poids du membre est exploité comme une force de direction inverse à la traction
■ Soit en soulevant le membre ou en inclinant le plan du lit
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■ Par un contre-appui : c’est la traction fixée
■ Une partie du corps en amont du foyer de fracture est utilisé pour fixer un dispositif
de contre-traction
LA POSE D’UNE TRACTION COLLÉE
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1. LA TECHNIQUE DE POSE :
■ Préparation de la peau :
■ Rasage, lavage et séchage
■ Application des bandes :
■ Protection des reliefs osseux par de la ouate
■ Collage des bandes adhésives
■ Etablissement du système de suspension :
■ Rattacher les bandes à une corde passée sur une platine
■ Passer la corde sur la poulie et y rattacher le poids
2. LES TYPES D’INSTALLATION :
■ Au membre supérieur :
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■ La traction de Dunlop :
■ Indiquée dans les fractures supra-condyliennes de l’enfant avec compromis vasculaire
■ Au membre inférieur :
■ Principalement indiquée dans les fractures du fémur comme méthode d’immobilisation
temporaire
■ Différentes méthodes d’installation :
■ Attelle de Thomas :
■ Utilise un cadre métallique autour du membre à travers lequel se fait la traction
■ Traction collée longitudinale de Bucks :
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■ Traction de Hamilton-russel :
■ Adjonction d’un hamac à la traction collée de Bucks
■ Traction de Bryant/Gallow’s :
■ Traction aux zéniths des membres inférieures
■ Indiquée dans les fractures de fémurs avant 2 ans
LA POSE D’UNE TRACTION SQUELETTIQUE
1. LA TECHNIQUE DE POSE :
■ Préparation :
■ Asepsie et rasage
■ Introduction de la broche :
■ Repérage du point d’entrée de la broche
■ Incision cutanée de 5 mm
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■ Avancée de la broche par une perceuse lente jusqu’à ce qu’elle soulève la peau opposée
■ Incision du point de sortie
■ Contrôle clinique de la position osseuse et extra-articulaire de la broche
■ Contrôle scopique
■ Après :
■ Mettre des capuchons protecteurs sur les extrémités pointues de la broche
■ Pansement sur les ouvertures cutanées
2. LES TYPES DE TRACTION SQUELETTIQUE :
■ Au membre inférieur :
■ Fémorale supérieure :
■ Point d’entrée : 2.5 cm au-dessous de la pointe du grand trochanter an milieu
■ Technique :
■ De dehors en dedans
■ Neutralisé l’antéversion du col par la
rotation interne de la hanche
■ S’orienter vers l’EIAS opposée
■ Avancer de 5 cm le long du col
■ Indication :
■ Dans le cadre d’une traction
vectorielle en association avec une
traction axiale distal
■ Pour lutter contre une luxation
centrale de la tête fémorale
■ Trans-condylienne fémorale :
■ Point d’entrée :
■ 4 cm en arrière et 4 cm au-dessus du pôle supérieur de la patella [dans l’EMC]
■ Pratiquement : le long du bord antérieur de la fibula et au niveau du pôle
supérieure de la patella
■ Technique : De dedans en dehors pour éviter l’artère fémorale
■ Indication :
■ Fracture-luxation du cotyle
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■ Fracture du fémur
■ NB :
■ Evite la mise en tension de l’appareil capsulo-ligamentaire du genou
■ Mais expose à la raideur du fait de la fibrose de l’appareil extenseur changer après
semaines en traction trans-tibiale
■ Trans-tibial supérieure :
■ Point d’entrée : 2 cm en arrière et 2 cm au-dessous de la TTA
■ Technique : de dehors en dedans pour éviter le nerf fibulaire commun
■ Indication :
■ Fracture-luxation du cotyle
■ Fracture du fémur
■ Trans-tibial distale :
■ Point d’entrée : 5 cm au-dessus de l’interligne talo-crurale au milieu de la face
antéro-médiale
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■ Technique : de dedans en dehors
■ Indication :
■ Fracture-luxation du genou
■ Fracture du tibia
■ Trans-calcanéenne :
■ Point d’entrée : 4 cm au-dessous et en arrière de la malléole médiale
■ Technique : de dedans en dehors pour éviter le pédicule tibial postérieur
■ Indication :
■ fracture-luxation de la cheville
■ fracture du tibia distal
■ Au membre supérieur :
■ Trans-olécranienne :
■ Point d’entrée : 3 cm au-dessous de la pointe de l’olécrane et 1 cm en arrière de la
crête
■ Technique : de dedans en dehors pour éviter le nerf ulnaire
■ Indication : fracture de la palette humérale
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■ Trans-métacarpienne :
■ Point d’entrée : 2.5 cm au-dessus de la tête du 2ème métacarpien
■ Technique : du 2ème vers le 3ème métacarpien et perpendiculaire à l’axe du radius
■ Indication : fracture du radius distal
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3. LES TYPES D’INSTALLATION :
■ Différents dispositifs existent pour l’élaboration d’un système de traction-suspension
efficace
■ Sans suspension :
■ Sur attelle de Boppe-Braun
■ Sur un simple coussin
■ Avec suspension :
■ Type Merle d’Aubigné :
■ Une attelle en U avec un hamac sur lequel reposera le mollet est tendue sur une
broche de traction trans-tibiale
■ Type 90-90 :
■ Met la cuisse à la verticale annulant l’effet
déformant de la pesanteur
■ Type Fisk :
■ Traction suspension sur une attelle de Thomas
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LA SURVEILLANCE D’UN PATIENT SOUS TRACTION
■ Etat cutanée
■ Etat vasculo-nerveux
■ Complications de décubitus
■ Le bon positionnement
■ Le décollement des bandes adhésive
■ L’efficacité de la traction et de la contre-traction
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