Comportement de l'Élasticité Linéaire
Comportement de l'Élasticité Linéaire
20
3- Elasticité Linéaire
Dans le cas d’un comportement linéaire, la relation entre le tenseur de contrainte et de déformation s’exprime par
un tenseur d’ordre 4.
𝜎𝑖𝑗 = 𝐶𝑖𝑗𝑘𝑙 ε𝑘𝑙 (Convention des indices d’Einstein)
21
5
3- Elasticité Linéaire
La symétrie des deux tenseurs (déformation et contraintes) est toujours vérifiée, pour toute classe de matériaux :
𝜎𝑖𝑗 = 𝜎𝑗𝑖 𝑒𝑡 𝜀𝑖𝑗 = 𝜀𝑗𝑖
𝜎𝑖𝑗 = 𝐶𝑖𝑗11 𝜀11 + 𝐶𝑖𝑗22 𝜀22 +𝐶𝑖𝑗33 𝜀33 + 𝐶𝑖𝑗31 𝜀31 + 𝐶𝑖𝑗13 𝜀13 + 𝐶𝑖𝑗21𝜀21 + 𝐶𝑖𝑗12 𝜀12 + 𝐶𝑖𝑗32 𝜀32 + 𝐶𝑖𝑗23 𝜀23
𝜎𝑖𝑗 =𝐶𝑖𝑗11 𝜀11 + 𝐶𝑖𝑗22 𝜀22 +𝐶𝑖𝑗33 𝜀33 + 𝜀12 𝐶𝑖𝑗21 + 𝐶𝑖𝑗12 + 𝜀13 𝐶𝑖𝑗31 + 𝐶𝑖𝑗13 + 𝜀23 𝐶𝑖𝑗32 + 𝐶𝑖𝑗23
1 11 1 11 1 C11 C16 1
C12 C13 C14 C15
2 22 2 22 2 C 21 C 22 C 23 C 24 C 25 C 26 2
C C36
3 = 33 3 = 33 3 = 31 C32 C33 C34 C35 3
4 23 4 2 23 4 C 41 C 42 C 43 C 44 C 45 C 46 4
5 13 5 2 13 5 C51 C52 C53 C54 C55 C56 5
C C66
6 12
2
6 12 6 61 C62 C63 C64 C65 6
Nouvelle forme du modèle de comportement linéaire (valable pour tout matériau élastique linéaire)
Pour identifier le comportement du matériau, il faut identifier (6x6) scalaires par des essais mécaniques.
22
3- Elasticité Linéaire
différentielle suivante :
U = Area
Under Curve
δ𝑊=𝜎𝑖𝑗 𝑑𝜀𝑖𝑗 = 𝜎11 𝑑𝜀11 + 𝜎22 𝑑𝜀22 +𝜎33 𝑑𝜀33 + 2 𝜎12 𝑑𝜀12 + 2 𝜎13 𝑑𝜀13 + 2 𝜎23 𝑑𝜀23
δ𝑊 = 𝜎1 𝑑𝜀1 + 𝜎2 𝑑𝜀2 +𝜎3 𝑑𝜀3 + 𝜎6 𝑑𝜀6 + 𝜎5 𝑑𝜀5 + 𝜎4 𝑑𝜀4
e
ex
Pour que cette forme différentielle soit une forme différentielle exacte, il faut qu’il existe une fonction "f" des
composantes du tenseur de déformation f (𝜀𝑖 ), telle que :
𝜕𝑓
δ𝑊 = 𝑑𝜀 = 𝜎𝑖 𝑑𝜀𝑖
𝜕𝜀𝑖 𝑖
23
6
3- Elasticité Linéaire
𝜕𝑓
δ𝑊 = 𝑑𝜀 = 𝜎𝑖 𝑑𝜀𝑖
𝜕𝜀𝑖 𝑖
Cela permettra de calculer 𝑊 par intégration, cette variation ne sera fonction que des déformations finales et initiales :
𝜕𝑓
𝑊 = න 𝑑𝜀
𝜕𝜀𝑖 𝑖
Dans le cas du comportement élastique, il est important que la variation de l’énergie ne dépend que de l’état initial et
final. Ainsi, si l’état des déformations évolue depuis un état de repos vers un état de déformation suivi d’un retour à l’état
de repos, la variation de l’énergie du volume (dv) sera nulle.
Si la variation de la densité d’énergie est non nulle, cela signifie que le matériau n’a pas resitué le travail absorbé lors du
chargement (dissipation de l’énergie), dans ce cas, le travail produira une variation permanente de l’énergie interne, cela
se traduit pratiquement par des déformations permanentes (déformation plastique (dislocations), écoulement,
apparition des fissures …).
Pour un matériau parfaitement élastique, le matériau doit reprendre son état initial avant chargement.
24
3- Elasticité Linéaire
Rappel :
𝜕𝜎𝑖 𝜕𝜎𝑗
Pour une forme différentielle à plusieurs variables : =
𝜕𝜀𝑗 𝜕𝜀𝑖
𝜕𝜎𝑖 𝜕𝜎𝑗
Pour un comportement linéaire : 𝜎𝑖 = 𝐶𝑖𝑗 𝜀𝑗 = 𝐶𝑖𝑗 𝑒𝑡 = 𝐶𝑗𝑖
𝜕𝜀𝑗 𝜕𝜀𝑖
La matrice de rigidité est symétrique. Le nombre des inconnues à identifier expérimentalement est 21.
Noter qu’il est possible de vérifier expérimentalement la symétrie de la matrice de rigidité.
25
7
3- Elasticité Linéaire
𝜕𝑓
d𝑊 = 𝑑𝜀 = 𝜎𝑖 𝑑𝜀𝑖
𝜕𝜀𝑖 𝑖
𝜕𝑓
Cas linéaire ⇒ 𝜎𝑖 = 𝐶𝑖𝑗 𝜀𝑗 . Peut-on déduire une fonction (f) telle que = 𝜎𝑖 = 𝐶𝑖𝑗 𝜀𝑗 ?
𝜕𝜀𝑖
1
Pour : 𝑓 = 𝐶𝑖𝑗 𝜀𝑖 𝜀𝑗
2
𝜕𝑓 1 1 1 1 1
= 𝐶11 𝜀1 + 𝐶12 + 𝐶21 𝜀2 + 𝐶13 + 𝐶31 𝜀3 + 𝐶14 + 𝐶41 𝜀4 + 𝐶15 + 𝐶51 𝜀5 + 𝐶16 + 𝐶61 𝜀5
𝜕𝜀1 2 2 2 2 2
𝜕𝑓
= 𝐶11 𝜀1 + 𝐶12 𝜀2 + 𝐶13 𝜀3 + 𝐶14 𝜀4 + 𝐶15 𝜀5 + 𝐶16 𝜀6 = σ1
𝜕𝜀1
26
3- Elasticité Linéaire
𝜕𝑓
De façon plus générale = σ𝑖 ce qui représente une nouvelle forme différentielle de la loi de comportement
𝜕𝜀𝑖
𝜕𝑓 𝐵 𝜕𝑓
δ𝑊 = 𝑑𝜀𝑖 ⇒ 𝑊 𝐴 → 𝐵 = 𝐴 𝑑𝜀𝑖
𝜕𝜀𝑖 𝜕𝜀𝑖
27
8
3- Elasticité Linéaire
28
3- Elasticité Linéaire
Symétrie matériel :
29
9
3- Elasticité Linéaire
30
3- Elasticité Linéaire
Formulation du problème
xx xy xz
Considérant un élément de volume (v) est une base (B0) et une autre (B1) :
xy yy yz
xz yz zz
Dans (B0), soit (σ) un tenseur de chargement appliqué et (ε) le tenseur de
déformation obtenu et (C) la matrice de raideur.
(σ)= [C](ε)
Dans (B1), l’expression du tenseur de contrainte et de déformation (σ’) et (ε’) est
obtenue par changement de base.
(σ’) =[D0-1] (σ) (ε’) =[D0-1] (ε)
xx xy xz
On peut obtenir, par calcul, la matrice (C’) reliant (ε’) et (σ’) et elle constitue la xy yy yz
matrice de raideur dans la nouvelle base. xz yz zz
(σ)= [C](ε) ⇒ [D1-0] (σ’)= [C] [D1-0] (ε’) ⇒ (σ’)= [D0-1][C] [D1-0] (ε’)
⇒ [C’] = [D0-1][C] [D1-0]
Sachant la matrice (C) on peut identifier le comportement dans toute base.
La matrice (C’) est différente de (C) dans le cas des matériaux anisotropes.
Dans le cas particulier où le matériau conserve sa raideur même après changement d’orientation, on peut écrire que :
[C’] = [C]
Cette équation permet d’obtenir des indications supplémentaires sur la matrice de raideur.
31
10
3- Elasticité Linéaire
Considérant une base B= 𝑒1 , 𝑒2 , 𝑒3 est une nouvelle base B’= 𝑒′1 , 𝑒′2 , 𝑒′3 , telle que :
Sachant l’expression de 𝑒′1 dans la base B’, la multiplication par (A) permet de connaitre son expression dans (B).
Sachant l’expression (σ) d’un tenseur d’ordre 2 dans la base (B), il est possible de retrouver son expression (σ’)
dans la base (B’) :
[σ‘]=AT [σ] A
32
3- Elasticité Linéaire
Changement de base par rotation autour de l’axe (z) cos − sin 0 cos sin 0
[ A] = sin cos
0 [ A ] = − sin
−1
cos 0
[σ‘]= AT [σ] A 0 0 1 0 0 1
x ' x ' x ' y ' x ' z ' cos sin 0 xx xy xz cos − sin 0
x ' y ' y ' y ' y ' z ' = − sin cos 0 xy yy yz sin cos 0
x ' z ' y ' z ' z ' z ' 0 0 1 xz yz zz 0 0 1
33
11
3- Elasticité Linéaire
34
3- Elasticité Linéaire
35
12
Comportement Elastique linéaire
36
3- Elasticité Linéaire
C11 C12 C13 0 0 C16
C C26
21 C22 C23 0 0
Si on conserve le même comportement par une rotation autour de (e1) on déduit : C C32 C33 0 0 C36
[C ] = 31
0 0 0 C44 C45 0
0 0 0 C54 C55 0
C61 C62 C63 0 0 C66
37
13
3- Elasticité Linéaire
38
3- Elasticité Linéaire
Si le comportement est invariant par rotations de (K/2) On dit que la symétrie et quadratique.
39
14
3- Elasticité Linéaire
Exemple :
40
3- Elasticité Linéaire
Si le matériau est invariant par une Rotation de 90° autour de (e3) et (e2) :
41
15
3- Elasticité Linéaire
Exemple :
42
3- Elasticité Linéaire
1 − − 0 0 0
σ𝑥𝑥 σ𝑦𝑦 σ E E E
ε𝑥𝑥 = −υ − υ 𝑧𝑧
𝐸 𝐸 𝐸 − 1 − 0
σ𝑥𝑥 σ σ𝑧𝑧 1 0 0 1
ε𝑦𝑦 = − υ +
𝑦𝑦
−υ E E E
𝐸 𝐸 𝐸 2
σ𝑥𝑥 σ𝑦𝑦 σ𝑧𝑧 − − 1 2
ε𝑧𝑧 = − υ − υ + 3 0 0 0
E E E 3
𝐸 𝐸 𝐸 =
τyz 4 4
γ𝑦𝑧 = 2ε𝑦𝑧 =
𝐺
0 0 0 1G 0 0
τxz 5 5
γ𝑥𝑧 = 2ε𝑥𝑧 =
𝐺 0
τxy 6 0 0 0 0 1G 6
γ𝑥𝑦 = 2ε𝑥𝑦 =
𝐺
0 0 0 0 0 1 G
43
16
3- Elasticité Linéaire
44
3- Elasticité Linéaire
45
17
3- Elasticité Linéaire
xx 0 0 c ² xx − sc xx 0
Rotation du repère par 45° autour de (Z) : [ ] = 0 0 0 [ 45 ] = − sc xx s ² xx 0
0 0 0 0 0 0
c s 0 xx 0 0 c −s 0
[C ]−1 = − s c 0 [ ] = 0 yy 0 [C ] = s c 0
0 0 1 0 0 zz 0 0 1
c ² xx + s ² yy − sc xx + cs yy 0
[ 45 ] = − sc xx + cs yy s ² xx + c ² yy 0
0 0 zz
xy xx −
xx
−
xx
=−
xx
Sachant que 2 xy = − xx + yy = −
2G E E 2G
G
E
G= Pour un matériau solide υ -1
2(1 + )
46
3- Elasticité Linéaire
1 1 − − 0 0 0
1
2 2
− 1 − 0 0 0
3 1 − − 1 0 0 0 3
=
4 E 0 0 0 2(1 + ) 0 0 4
2(1 + )
5 5
0 0 0 0 0
0 0 0 0 0 2(1 + )
6 6
47
18
3- Elasticité Linéaire
48
49
19
4- Critère de plasticité et limite élastique
50
Dans le cas des matériaux isotropes, est si un état de chargement suivant une direction est capable d’atteindre la
limite élastique. L’application de ce même état de chargement suivant une autre direction doit être capable
d’atteindre la même limite.
Ainsi l’application d’un tenseur de contrainte produisant un état limite, va générer la même conséquence quel que
soit son orientation. Sachant les invariants de ce torseur, il sera possible de résumer ce tenseur par ses invariants
qui peuvent être utilisés pour construire la fonction (f1) et le critère de plasticité.
f1(J2, J3) = K
51
20
4- Critère de plasticité et limite élastique
Dans le cas des matériaux fragiles sujets au clivage (qu’ils soient polycristallins ou non), le critère de la
contrainte normale maximale exprime que la plasticité se produit lorsque la composante normale du vecteur
contrainte sur une facette dépasse une valeur critique σ0. La facette qui se rompt est donc celle qui est soumise
à la contrainte normale maximale.
52
Critère de Tresca
Tresca considère que la plan soumis à la contrainte de cisaillement maximal sera le plan présentant le premier signe
d’une déformation permanente.
En exprimant, le tenseur de contrainte dans la base principale, le critère s’exprime par :
21
4- Critère de plasticité et limite élastique
1 1
W= ( S : S ) + ( D : D ) = WH + WD WH : Densité d’énergie de déformation associée à un changement de volume.
2 2
1 1
WH = ( S : S ) WD = ( D : D ) WD : Densité d’énergie de déformation de distorsion sans changement de volume.
2 2
54
Pour un matériau élastique, isotrope et linéaire, en exploitant l’expression du tenseur de contrainte dans la base
principale :
1 211 − 22 − 33 2 22 − 11 − 33 2 33 − 22 − 11
2 2 2
WD = + +
4G 3 3 3
En considérant que l’apparition de la plasticité est conditionnée par le dépassement de l’énergie de distorsion d’un
seuil spécifique. Ce seuil peut être calculé en considérant un chargement uniaxial produisant la plasticité lorsque la
contrainte σ11=Re.
1 2 Re Re Re
2
(1 + )
2 2
1
WDc = + + = ( Re )2 = ( Re )2
4G 3 3 3 6G 3E
1/2
( 1 − 2 )2 + ( 1 − 3 )2 + ( 2 − 3 ) 2 = D : D
1 3
Re =
2 2
55
22
4- Critère de plasticité et limite élastique
1/2
( 1 − 2 )2 + ( 1 − 3 )2 + ( 2 − 3 ) 2 = D : D
1 3
Re =
2 2
Applications
75 90 0
σ 𝑨 = 90 0 0 MPa
0 0 0
57
23
4- Critère de plasticité et limite élastique
Courbe intrinsèque :
On appelle courbe intrinsèque d’un matériau isotrope, les courbes sur le plan de Mohr, définissant le domaine où le
matériau présente un écoulement permanent.
Matériau sensible à
la contrainte normale
Matériaux sensibles à la
contrainte de cisaillement
58
Dans le cas des matériaux polycristallins dont la plasticité se manifeste sous la forme de glissement des plans
d’atomes. Le critère de Tresca postule que la plasticité apparaitra au niveau du plan présentant une contrainte de
cisaillement dépassant le seuil limite (Re/2).
Dans le cas des matériaux granulés (béton, sable…), l’apparition de la déformation permanente dépend de la
contrainte de cisaillement maximale induite qui ne doit pas dépasser un seuil, cependant on constate que la
contrainte normale sur le même plan peut augmenter ou réduire la résistance au glissement.
Ainsi, pour chaque contrainte normale sur un plan, on peut mesurer la contrainte de cisaillement induisant une
déformation permanente, graphiquement la courbe intrinsèque correspondante est une droite faisant un angle φ avec
l’horizontale et plus ouvert du côté des compressions σ<0.
59
24
4- Critère de plasticité et limite élastique
60
Critère de plasticité des composites : Critère basé sur le déviateur de l’énergie de déformation :
Dans le cas des matériaux métalliques classiques, l’expression du critère de plasticité basée sur l’énergie de
déformation s’exprime sous la forme suivante :
( 11 − 22 )2 + ( 11 − 33 )2 + ( 22 − 33 ) 2 + 6 ( )
1
Re = 2
12 + 2
23 + 2
31
2
1
Pour un état plan de contrainte : Re = 2 112 + 2 222 − 2 22 11+ 6 2
12 = 112 + 222 − 22 11+ 3 2
12
2
61
25
4- Critère de plasticité et limite élastique
A ( 11 ) + B ( 22 ) + C 11 22 + D ( 12 ) = 1
2 2 2
62
63
26
4- Critère de plasticité et limite élastique
A ( 11 ) + B ( 22 ) + C 11 22 + D ( 12 ) = 1
2 2 2
F1 :
Résistance à
Sous chargement de traction longitudinal et à l’initiation de l’endommagement : la traction
𝜎11 = 𝐹1 / 𝜎22 = 0 / 𝜎12 = 0 ⇒ 𝐴 = 1/ 𝐹1 ² longitudinale
64
A ( 11 ) + B ( 22 ) + C 11 22 + D ( 12 ) = 1
2 2 2
Le paramètre (C) prend en considération l’interaction entre les deux contraintes (σ11 et σ22). Il sera possible
d’identifier ce paramètre par un essai de traction bi-axial qui doit annuler la contrainte de cisaillement (σ12).
Pour cela il faudra imposer le chargement suivant : σ11= σ22= σF avec σF ≠0. dans ce cas σ12=0.
Dans le cas général, et sous chargement bi-axial, l’endommagement est observé lorsque σF =𝐹2 (direction la plus
faible), ainsi :
F2 2 F2 2 F2 2 1 2
+ + C F2 F2 =1 ⇒ + C F2 F2 =0 ⇒ C= -
F1 F2 F1 F1
27
4- Critère de plasticité et limite élastique
Pour tenir compte du mode de chargement en traction ou compression, il est possible d’utiliser les contraintes
limites en traction et en compression en fonction du signe de chargement :
2 2 2
11 22 11 22 12
+ − + =1
F1 F2 F1 ² F12
66
Application :
2 2 2
11 22 11 22 12 2 2
x c ² xs ²
2
x ²c ² s ² x sc
2 2 2
c ² s ² c ² s ² sc 1
+ − + =1 + − + =1 + − + =
F1 F2 F1 ² F12 F1 F2 F1 ² F12 x
1 2
F F F1 ² F12
Pour des matériaux composites présentant une résistante longitudinale très importante par rapport à la résistance au
cisaillement : 2 2 2
c ² s ² sc 1
+ + =
1 2 12
F F F x
67
28
4- Critère de plasticité et limite élastique
68
Pour un chargement de cisaillement, la contrainte de cisaillement limite n’est pas influencée par
le sens (positif ou négatif).
Ainsi, sous un chargement spécifique induisant l’endommagement. L’application du même état
de chargement en inversant le sens du cisaillement induira une initiation de l’endommagement :
69
29
4- Critère de plasticité et limite élastique
L’avantage de cette formulation est que le critère d’endommagement prendra en considération la nature du
chargement ( Traction ou compression).
Sous chargement de traction produisant l’endommagement : σ1=F1t , σ2=0 , τ6=0 f1 F1t + f11 F1t ² = 1
Sous chargement de compression produisant l’endommagement : σ1=-F1c , σ2=0 , τ6=0 − f1 F1c + f11 F1c ² = 1
Il sera possible donc de déduire les deux constantes : Similairement pour la direction transversale :
70
Pour identifier la composante f12, il sera nécessaire de mener un chargement bi-axial tel que : σ1=σ2 , τ6=0
A l’endommagement : F12=σ1=σ2 f1 F12 + f 2 F12 + f11 F12 ² + f 22 F12 ² + 2 f12 F12 F12 = 1
71
30
4- Critère de plasticité et limite élastique
Remarque : il sera possible d’éviter le test bi-axial en utilisant un essai uni-axial à 45°
72
31