Annexe 3
Programme d’enseignement du cycle des approfondissements
(cycle 4)
Sommaire
Volet 1 : Les spécificités du cycle des approfondissements (cycle 4)
Volet 2 : Contributions essentielles des différents enseignements
et champs éducatifs au socle commun
Volet 3 : Les enseignements (cycle 4)
Français
Langues vivantes (étrangères ou régionales)
Arts plastiques
Éducation musicale
Histoire des arts
Éducation physique et sportive
Enseignement moral et civique
Histoire et géographie
Physique-Chimie
Sciences de la vie et de la Terre
Technologie
Mathématiques
Éducation aux médias et à l’information
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Volet 1 : Les spécificités du cycle des approfondissements (cycle 4)
Le cycle 3 de la scolarité s’est achevé avec la première année du collège. Les élèves se sont
progressivement habitués à une nouvelle organisation pédagogique et aux nouveaux
rythmes des enseignements, à vivre dans un nouveau cadre qu’ils ont appris à décoder et à
comprendre. Ils continuent de développer des compétences dans les différentes disciplines.
Ces compétences, évaluées régulièrement et en fin de cycle, leur permettront de s’épanouir
personnellement, de poursuivre leurs études et de continuer à se former tout au long de leur
vie, ainsi que de s’insérer dans la société et de participer, comme citoyens, à son évolution.
Toute l’équipe pédagogique et éducative contribue au développement de ces compétences.
Pour mettre en évidence les grands traits qui caractérisent le cycle 4, on peut insister sur
plusieurs aspects qui, bien que déjà présents les années précédentes, n’étaient pas aussi
marqués et systématiques.
- Lors des trois ans de collège du cycle 4, les élèves sont des adolescentes et des
adolescents en pleine évolution physique et psychique. Les activités physiques et
sportives, l’engagement dans la création d’événements culturels favorisent un
développement harmonieux de ces jeunes, dans le plaisir de la pratique. L’élève développe
ses compétences par la confrontation à des tâches plus complexes où il s’agit de réfléchir
davantage que ce soit en termes de connaissances, de savoir-faire ou d’attitudes. Il est
amené à faire des choix, à adopter des procédures adaptées pour résoudre un problème
ou mener à bien un projet. Cela passe par des activités disciplinaires et
interdisciplinaires. Tous les professeurs jouent un rôle moteur dans cette formation, dont
ils sont les garants de la réussite. Pour que l’élève accepte des démarches où il tâtonne,
prend des initiatives, se trompe et recommence, il est indispensable de créer un climat de
confiance, dans lequel on peut questionner sans crainte et où disparaît la peur de mal
faire.
- Dans la même perspective, les élèves sont amenés à passer d’un langage à un autre
puis à choisir le mode de langage adapté à la situation, en utilisant la langue française, les
langues vivantes, l’expression corporelle ou artistique, les langages scientifiques, les
différents moyens de la société d’aujourd’hui (images, sons, supports numériques…).
Nombre des textes et documents qu’ils doivent comprendre ou produire combinent
différents langages. Là encore, l’interdisciplinarité favorise cette souplesse et cette
adaptabilité, à condition qu’elle ne soit pas source de confusion, mais bien plutôt
d’échanges et de confrontation de points de vue différents.
- Dans une société marquée par l’abondance des informations, les élèves apprennent à
devenir des usagers des médias et d’Internet conscients de leurs droits et devoirs et
maîtrisant leur identité numérique, à identifier et évaluer, en faisant preuve d’esprit critique,
les sources d’information à travers la connaissance plus approfondie d’un univers
médiatique et documentaire en constante évolution. Ils utilisent des outils qui leur
permettent d’être efficaces dans leurs recherches. Mieux comprendre la société dans
laquelle ils vivent exige aussi des élèves qu’ils s’inscrivent dans le temps long de l’histoire.
C’est ainsi qu’ils sont davantage confrontés à la dimension historique des savoirs mais
aussi aux défis technologiques, sociétaux et environnementaux du monde d’aujourd’hui. Il
s’agit pour eux de comprendre le monde qui les entoure afin de pouvoir agir de façon
responsable et plus tard à une échelle plus large, en tant que citoyens.
- L’abstraction et la modélisation sont bien plus présentes désormais, ce qui n’empêche
pas de rechercher les chemins concrets qui permettent de les atteindre. Toutes les
disciplines y concourent : il s’agit de former des élèves capables de dépasser le cas
individuel, de savoir disposer d’outils efficaces de modélisation valables pour de multiples
situations et d’en comprendre les limites.
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- La créativité des élèves, qui traverse elle aussi tous les cycles, se déploie au cycle 4 à
travers une grande diversité de supports (notamment technologiques et numériques) et de
dispositifs ou activités tels que le travail de groupes, la démarche de projet, la résolution de
problèmes, la conception d’œuvres personnelles, etc. Chaque élève est incité à proposer
des solutions originales, à mobiliser ses connaissances et compétences pour des
réalisations valorisantes et motivantes.
- La vie au sein de l’établissement et son prolongement en dehors de celui-ci est l'occasion
de développer l'esprit de responsabilité et d'engagement de chacun et celui
d’entreprendre et de coopérer avec les autres. Un climat scolaire propice place l’élève
dans les meilleures conditions pour développer son autonomie et sa capacité à penser par
lui-même. À travers l’enseignement moral et civique et sa participation à la vie du collège, il
est amené à réfléchir de manière plus approfondie à des questions pour lesquelles les
réponses sont souvent complexes, mais en même temps aux valeurs essentielles qui
fondent notre société démocratique.
- Tout au long du cycle 4, les élèves sont amenés à conjuguer d’une part un respect de
normes qui s’inscrivent dans une culture commune, d’autre part une pensée
personnelle en construction, un développement de leurs talents propres, de leurs
aspirations, tout en s’ouvrant aux autres, à la diversité, à la découverte.
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Volet 2 : Contributions essentielles des différents enseignements
et champs éducatifs au socle commun
Ce deuxième volet du programme de cycle 4 présente non pas l'intégralité des apports
possibles de chaque champ disciplinaire ou éducatif, mais sa contribution essentielle et
spécifique à l’acquisition de chacun des cinq domaines du socle commun de
connaissances, de compétences et de culture.
Domaine 1. Les langages pour penser et communiquer
Ce domaine considère les langages moins dans leur usage que dans le principe de leur
acquisition. Il appelle la mise en place de procédures de mémorisation, d'entraînement,
d'automatisation et de réflexion sur les objets qu'il travaille, et au premier chef sur la langue
française. Au cycle 4, l'acquisition de ces quatre opérations mentales est poursuivie mais la
part de réflexion augmente. Il s'agit de s'approprier et maîtriser des codes complexes pour
pratiquer les sciences, comprendre et communiquer à l'écrit, à l'oral, par la création
d'images, de sons ou de gestes.
La rigueur de l'expression, la capacité à en faire preuve pour dialoguer, l'adaptation à une
diversité de situations pour agir ou résoudre un problème sont au cœur du domaine 1.
L'élève passe progressivement de ses intuitions et usages spontanés à des réalisations
réfléchies nécessitant d'organiser et formaliser davantage ses productions en respectant des
règles et des normes qui permettent la compréhension et l'échange. C'est au cycle 4 que
l'élève travaille les codes pour eux-mêmes et réalise qu'il s'agit de systèmes dont la
puissance est infinie et ouvre à la liberté de penser et d'agir.
Comprendre, s’exprimer en utilisant la langue française à l’oral et à l’écrit
L'enseignement du français au cycle 4 vise la compréhension de textes variés, notamment à
travers la perception de leurs implicites ; la réalisation d'écrits divers dans des intentions et
des contextes particuliers ; une expression orale claire et adaptée aux situations de
communication. Il induit aussi une réflexion sur la langue qui permette de reformuler,
transposer, interpréter, créer et communiquer.
Tous les champs disciplinaires concourent à la maîtrise de la langue. L'histoire et la
géographie, les sciences et la technologie forment à l'acquisition de langages spécifiques qui
permettent de comprendre le monde. Les arts développent la compréhension des langages
artistiques et l'aptitude à communiquer sur leur réception. L'enseignement moral et civique
entraîne à l'expression des sentiments moraux et au débat argumenté. L'éducation aux
médias et à l'information aide à maîtriser les systèmes d'information et de communication à
travers lesquels se construisent le rapport aux autres et l'autonomie.
Comprendre, s’exprimer en utilisant une langue étrangère ou régionale
L'enseignement des langues étrangères ou régionales permet d'étendre et de diversifier ses
capacités de compréhension et d’expression écrites et orales dans plusieurs langues ; de
passer d’un mode de communication à un autre ; de recourir à divers moyens langagiers
pour interagir et apprendre ; de réfléchir sur les fonctionnements des langues, leurs
variations internes, leurs proximités et distances.
L'ensemble des disciplines contribue à la lecture, à la compréhension, à l'écriture de
documents en langue étrangère ou régionale qui favorisent l'accès à d'autres contextes
culturels. L’enseignement des langues vivantes fait découvrir à l’élève d’autres manières de
comprendre le monde et d’en appréhender ses problématiques humaines, sociétales,
économiques et environnementales.
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Comprendre, s’exprimer en utilisant les langages mathématiques, scientifiques et
informatiques
Les mathématiques, les sciences et la technologie forment à la lecture, à la compréhension,
à la production de documents scientifiques et techniques variés. Elles aident à passer d’une
forme de langage courant à un langage scientifique ou technique et inversement.
Les mathématiques apprennent à utiliser les nombres pour exprimer quantités et mesures,
se repérer et résoudre des problèmes ; les grandeurs pour modéliser ; les propriétés des
figures usuelles pour résoudre des problèmes, aborder la complexité du monde réel.
Les disciplines scientifiques et technologiques sont toutes concernées par la lecture et
l'exploitation de tableaux de données, le traitement d'informations chiffrées ; par le langage
algébrique pour généraliser des propriétés et résoudre des problèmes. Elles apprennent
aussi à communiquer sur ses démarches, ses résultats, ses choix, à s’exprimer lors d’un
débat scientifique et technique. La lecture, l'interprétation des tableaux, graphiques et
diagrammes nourrissent aussi d'autres champs du savoir.
Comprendre, s’exprimer en utilisant les langages des arts et du corps
Les arts plastiques et l’éducation musicale y contribuent tout particulièrement. Ils apprennent
à manipuler les composantes des langages plastiques dans une visée artistique ; à maîtriser
sa voix parlée et chantée, à moduler son expression, à interpréter un répertoire, à tenir sa
partie dans un collectif ; à expliciter sa perception, ses sensations et sa compréhension des
processus artistiques et à participer au débat lié à la réception des œuvres.
L'éducation physique et sportive apprend à élaborer des systèmes de communication dans
et par l’action, à se doter de langages communs pour pouvoir mettre en œuvre des
techniques efficaces, prendre des décisions, comprendre l’activité des autres dans le
contexte de prestations sportives ou artistiques, individuelles ou collectives.
Domaine 2. Les méthodes et outils pour apprendre
Être élève s'apprend par l'exemple des adultes mais aussi en s'appropriant des règles et des
codes que ce domaine explicite. Son importance est décisive pour la réussite et concerne
tous les champs du savoir. Il s'agit du travail en classe et du travail personnel de l'élève qui
augmente progressivement dans le cycle. Ils permettront l'autonomie nécessaire à des
poursuites d'étude. Il ne s'agit ni d'un enseignement spécifique des méthodes, ni d'un
préalable à l'entrée dans les savoirs : c'est dans le mouvement même des apprentissages
disciplinaires et des divers moments et lieux de la vie scolaire qu'une attention est portée aux
méthodes propres à chaque discipline et à celles qui sont utilisables par toutes. Le monde
contemporain a introduit à l'école les outils numériques qui donnent accès à une information
proliférante dont le traitement constitue une compétence majeure. Le domaine 2 vise un
usage éclairé de ces outils, à des fins de connaissance et pas seulement d'information, pour
former des utilisateurs conscients de leurs potentialités mais aussi des risques qu'ils peuvent
comporter et des responsabilités des utilisateurs. Les salles spécialisées, le CDI, les
environnements numériques de travail sont dédiés à cet effet.
Ce domaine concerne l'apprentissage du travail coopératif et collaboratif sous toutes ses
formes, en classe, dans les projets conduits par les élèves au sein de l'établissement, en
liaison avec les valeurs promues dans le domaine 3 et par l'enseignement moral et civique.
L'ensemble des disciplines concourt à apprendre aux élèves comment on apprend à l'école.
Elles prennent en charge l'apprentissage de la langue scolaire, de la compréhension des
consignes, du lexique, du maniement des usuels, de la prise de notes. Elles aident à
acquérir des stratégies d’écoute, de lecture, d’expression.
L'organisation et l'entraînement, déterminants pour la réussite, se construisent dans la
classe à travers leçons et exercices, mais aussi à l'extérieur, au sein de la vie scolaire et du
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CDI. Chaque discipline y contribue à sa façon : les sciences, dont les mathématiques et la
technologie, par exemple par des exercices d'entraînement et de mémorisation ainsi que par
la confrontation à des tâches complexes, l'éducation physique et sportive par l'entraînement,
les répétitions, la réduction ou l’augmentation de la complexité des tâches, la concentration,
la compréhension de ses erreurs. L’enseignement de l’informatique, dispensé en
mathématiques et en technologie, permet d’approfondir l’usage des outils numériques et
d’apprendre à progresser par essais et erreurs. Le volume des informations auxquelles sont
soumis les élèves exige d'eux des méthodes pour les rechercher et les exploiter
judicieusement. L'ensemble des disciplines propose pour cela des outils, et l'éducation aux
médias et à l'information apprend aussi la maîtrise des environnements numériques de
travail.
La réalisation de projets, au sein des disciplines et entre elles, mobilise des ressources
diverses.
Les projets artistiques exigent notamment le recours à des ressources d’expression
plastique ou musicales, documentaires et culturelles. Les langues peuvent contribuer, de
manière méthodique et planifiée, à des projets et des échanges où s’articulent écriture,
lectures, recherches, communication avec des locuteurs étrangers ou régionaux.
Ces projets développent des compétences de coopération, par exemple lorsqu'il s'agit de
développer avec d’autres son corps ou sa motricité, de concevoir pour un destinataire une
activité multimédia ou de contribuer dans l'établissement à des publications respectueuses
du droit et de l’éthique de l’information.
L'éducation aux médias et à l'information passe d'abord par l'acquisition d'une méthode de
recherche d’informations et de leur exploitation mise en œuvre dans les diverses disciplines.
Elle pousse à s'interroger sur la fiabilité, la pertinence d’une information, à distinguer les
sources selon leur support.
Elle aide à exploiter les outils, les modes d’organisation de l’information et les centres de
ressources accessibles.
Sciences et technologie contribuent de façon majeure à la maîtrise des outils numériques.
Elles enseignent l'exploitation de bases de données, l'organisation et le traitement de
mesures, l’articulation d'aspects numériques et graphiques. Plus spécifiquement, elles
permettent d'analyser ou de simuler un phénomène naturel, de tester des conjectures, de
collecter et mutualiser des informations de terrain ou de laboratoire, d'analyser le niveau de
technicité des objets et systèmes techniques, leurs environnements technologiques.
D'autres disciplines participent à cette éducation, comme le français par son traitement de
différentes sources d'information, numériques ou non, les arts plastiques par leur
identification de la nature de différentes productions numériques artistiques dont ils
expérimentent les incidences sur la conception des formes, l'histoire et la géographie par
leur vocation à traiter les sources ou à présenter, diffuser et créer des représentations
cartographiées.
Domaine 3. La formation de la personne et du citoyen
La formation de la personne et du citoyen relève de tous les enseignements et de
l'enseignement moral et civique. Cette formation requiert une culture générale qui fournit les
connaissances éclairant les choix et l'engagement éthique des personnes. Elle développe le
sens critique, l'ouverture aux autres, le sens des responsabilités individuelles et collectives
en mettant en jeu par le débat, par l'engagement et l'action, les valeurs fondamentales
inscrites dans la République et les diverses déclarations des droits. Elle engage donc tous
les autres domaines du socle : la capacité à exprimer ses émotions et sa pensée, à justifier
ses choix, à s'insérer dans des controverses en respectant les autres ; la capacité à vivre et
travailler dans un collectif et dans la société en général ; les connaissances scientifiques et
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techniques qui permettent d'accéder à la vérité et à la preuve, de la différencier d'une simple
opinion, de comprendre les enjeux éthiques des applications scientifiques et techniques ; le
respect des règles et la possibilité de les modifier ; les savoirs littéraires et historiques
indispensables à la compréhension du sens de la citoyenneté, de la place de l'individu dans
la société et du devoir de défense.
Les disciplines artistiques développent par excellence la sensibilité, mais elles habituent
aussi à respecter le goût des autres, à se situer au-delà des modes et des a priori.
Par la nature des échanges argumentés qu'ils inspirent avec d'autres points de vue, des
enseignements comme le français, l'histoire des arts ou l'histoire et la géographie
développent le vocabulaire des émotions et du jugement, la sensibilité et la pensée,
concernant notamment les questions socialement vives et l'actualité.
Toutes les disciplines et notamment les sciences de la vie et de la Terre, l'enseignement
moral et civique et les divers moments de la vie scolaire contribuent au respect des autres,
au souci d'autrui dans les usages du langage, et à la lutte contre toutes les formes de
discrimination. Les langues vivantes étrangères et régionales ouvrent au respect et au
dialogue des cultures et préparent à la mobilité.
La formation de la personne et du citoyen suppose une connaissance et une compréhension
des règles de droit qui prévalent en société. Par des études de cas concrets, l'histoire, la
géographie et l'enseignement moral et civique habituent à s'approprier les grands principes
de la justice et les règles du fonctionnement social, à distinguer ce qui est objectif de ce qui
est subjectif. L'éducation aux médias et à l’information initie à des notions comme celles
d'identité et de trace numériques dont la maîtrise sous-tend des pratiques responsables
d'information et de communication.
L'enseignement moral et civique initie aux grands principes démocratiques et aux valeurs
portées par les déclarations des droits de l'homme.
Ces règles concernent aussi les pratiques et la vie dans l'établissement, comme dans les
activités physiques, sportives et artistiques : comprendre qu'elles sont source d’inventions
techniques, de liberté, de sécurité permet d’établir des rapports positifs aux autres, en
particulier avec les camarades de l’autre sexe. La vie scolaire est également un moment
privilégié pour apprendre à respecter les règles de vie collective, connaître ses droits et ses
devoirs.
Développer le jugement est un des buts privilégiés du cycle 4. Chaque discipline y concourt
à sa manière en enseignant l’évaluation critique de l'information et des sources d'un objet
médiatique, en apprenant à élaborer des codes pour évaluer une activité physique, à
analyser une information chiffrée, ou encore en formant aux critères du jugement de goût.
Toutes les disciplines visent à étayer et élargir les modes de raisonnement et les
démonstrations. Ainsi, les langues vivantes étrangères et régionales introduisent à d'autres
points de vue et conceptions, aident à prendre de la distance et à réfléchir sur ses propres
habitudes et représentations. L'enseignement moral et civique permet de comprendre la
diversité des sentiments d'appartenance et en quoi la laïcité préserve la liberté de
conscience et l'égalité des citoyens. La culture littéraire nourrit les débats sur les grands
questionnements. Les mathématiques et la culture scientifique et technique aident à
développer l'esprit critique et le goût de la vérité ; celle-ci permet d'évaluer l'impact des
découvertes et innovations sur notre vie, notre vision du monde et notre rapport à
l'environnement. L’éducation aux médias et à l'information oblige à questionner les enjeux
démocratiques liés à l'information journalistique et aux réseaux sociaux.
Les projets interdisciplinaires constituent un cadre privilégié pour la mise en œuvre des
compétences acquises. Ils nécessitent des prises d'initiative qui les mobilisent et les
développent dans l'action. Les disciplines scientifiques et technologiques notamment
peuvent engager dans des démarches de conception, de création de prototypes, dans des
activités manuelles, individuelles ou collectives, des démarches de projet, d'entrepreneuriat.
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Ces initiatives et engagements, la participation à des actions solidaires ou aux instances de
l'établissement et aux heures de vie de classe requièrent un exercice explicite de la
citoyenneté.
Domaine 4. Les systèmes naturels et les systèmes techniques
Le domaine 4 est un lieu privilégié mais non exclusif pour travailler l'histoire des sciences en
liaison avec l'histoire des sociétés humaines. Il permet d'initier aux premiers éléments de
modélisation scientifique et de comprendre la puissance des mathématiques, l'importance de
prendre conscience des ordres de grandeur de l'infiniment grand de l'univers à l'infiniment
petit (de la cellule à l’atome). Les élèves sont amenés à utiliser constamment diverses
échelles et la proportionnalité. Il met en perspective ce qui paraît aller de soi comme la
mesure du temps et de l'espace. Au cycle 4, les élèves prennent conscience des risques,
qu’ils soient naturels ou liés aux activités humaines, et en analysent les causes et
conséquences naturelles et humaines. Ils sont sensibilisés aux problèmes de santé publique
liés aux conduites ou à l'alimentation et trouvent dans l'éducation physique des exemples
concrets de prévention. Ils explorent le monde des objets, leur production, leur design, leur
cycle de vie ; ils en mesurent les usages dans la vie quotidienne.
Les sciences, dont les mathématiques, visent à décrire et expliquer des phénomènes
naturels en réalisant et exploitant des mesures, en mobilisant des connaissances dans les
domaines de la matière, du vivant, de l’énergie et de l’environnement, en anticipant des
effets à partir de causes ou de modèles, en aidant à se repérer dans l'univers en ayant
conscience des échelles et des ordres de grandeur.
La technologie décrit et explique des objets et des systèmes techniques répondant à des
besoins en analysant des usages existants, en modélisant leurs organisations fonctionnelles,
leurs comportements, en caractérisant les flux de données et d’énergie échangés.
L'éducation physique et sportive aide à comprendre les phénomènes qui régissent le
mouvement et l’effort, à identifier l'effet des émotions et de l’effort sur la pensée et l’habileté
gestuelle.
L'éducation aux médias et à l'information fait connaître et maîtriser les évolutions
technologiques récentes des produits médiatiques.
Les sciences aident à se représenter, à modéliser et appréhender la complexité du monde à
l'aide des registres numérique, géométrique, graphique, statistique, symbolique du langage
mathématique. Elles exercent à induire et déduire grâce à la résolution de problèmes, aux
démarches d'essais-erreurs, de conjecture et de validation. Elles contribuent à former le
raisonnement logique par le calcul numérique ou littéral, la géométrie et l'algorithmique. Elles
forment à interpréter des données, à prendre des décisions en les organisant et les
analysant grâce à des outils de représentation. Elles apprennent à expérimenter tout en
respectant les règles de sécurité.
Pour ces démarches d'investigation, l’éducation aux médias et à l'information constitue une
précieuse ressource. Elle aide en effet à distinguer une information scientifique vulgarisée
d’une information pseudo-scientifique grâce au repérage d'indices pertinents et à la
validation des sources. L'histoire et la géographie contribuent également à la démarche de
questionnement en donnant à imaginer des stratégies de sélection des informations reçues
en classe, en les croisant avec ses représentations pour expliquer un événement, une
notion, l’organisation d’un territoire.
La technologie relie les applications technologiques aux savoirs et les progrès
technologiques aux avancées dans les connaissances scientifiques. Elle fait concevoir et
réaliser tout ou partie d’un objet ou d’un système technique en étudiant son processus de
réalisation, en concevant le prototype d'une solution matérielle ou numérique, en cherchant à
améliorer ses performances.
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Les arts contribuent à interpréter le monde, à agir dans la société, à transformer son
environnement selon des logiques de questionnement autant sensibles que rationnelles qui
permettent de répondre à des problèmes complexes par des réalisations plastiques
concrètes ou à expérimenter des matériaux et techniques permettant la réalisation d’un
projet musical au service d’une émotion, d’un point de vue, d’un sens particulier ou d’une
narration.
Les sciences, dont les mathématiques et la technologie, en liaison avec l'enseignement
moral et civique, font réinvestir des connaissances fondamentales pour comprendre et
adopter un comportement responsable vis-à-vis de l’environnement et des ressources de la
planète, de la santé, des usages des progrès techniques. Elles aident à différencier
responsabilités individuelle et collective dans ces domaines.
L’éducation physique et sportive contribue à la construction des principes de santé par la
pratique physique.
Domaine 5. Les représentations du monde et l'activité humaine
Au cycle 4, les élèves continuent à développer l'esprit critique et le goût de la controverse qui
caractérisera ensuite l'enseignement des lycées. Ils développent une conscience historique
par le travail des traces du passé, des mémoires collectives et individuelles et des œuvres
qu'elles ont produites. Ils commencent à les mettre en relation avec la société où ils vivent et
dont ils doivent sentir l'élargissement aux mondes lointains et à la diversité des cultures et
des croyances. Ils commencent à nourrir leurs propres travaux de citations qu'ils
s'approprient ou détournent pour produire de nouvelles significations. Cet élargissement de
l'expérience du temps et de l'espace permet de travailler sur le développement de
l'information et des médias dans les sociétés humaines, de distinguer le visible et l'invisible,
l'explicite et l'implicite, le réel et la fiction. L'étude des paysages et de l'espace urbain où
vivent aujourd'hui une majorité d'humains ouvre des perspectives pour mieux comprendre
les systèmes complexes des sociétés créées par l'homme contemporain. C'est aussi le
domaine où se développent la créativité et l'imaginaire, les qualités de questionnement et
d'interprétation qui sollicitent l'engagement personnel et le jugement en relation avec le
domaine 3.
L'histoire et la géographie sont, par excellence, les disciplines qui mettent en place des
repères temporels reliant entre eux des acteurs, des événements, des lieux, des œuvres
d’art, des productions humaines ainsi que des repères spatiaux, de l’espace vécu au
découpage du monde. Mais d'autres champs disciplinaires ou éducatifs y contribuent
également, comme l’éducation aux médias et à l'information qui donne à connaître des
éléments de l’histoire de l’écrit et de ses supports.
Il s'agit fondamentalement d'aider les élèves à se construire une culture. Comme en français
où l'on s’approprie une culture littéraire vivante et organisée, ou bien au sein des champs
artistiques et de l'histoire des arts où l'on interroge le rapport de l’œuvre à l’espace et au
temps comme processus de création relié à l’histoire des hommes et des femmes, des idées
et des sociétés, où l'on apprend à connaître par l’expérience sensible et l’étude objective
quelques grandes œuvres du patrimoine. Les sciences et la technologie y contribuent
également en développant une conscience historique de leur développement montrant leurs
évolutions et leurs conséquences sur la société.
Dans leur confrontation aux différentes disciplines et champs éducatifs, les élèves
apprennent aussi à se situer dans le monde social. Ils accèdent, grâce à l'histoire et à la
géographie, à l'organisation politique, géographique et culturelle du monde. Ils commencent
à appréhender, par la formation morale et civique, leurs responsabilités d'homme, de femme
et de citoyen. Ils apprennent aussi à utiliser des outils de communication en opérant
notamment une distinction, absolument nécessaire, entre espace privé et espace public, en
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comprenant que les médias véhiculent des représentations du monde qu'il faut connaître et
reconnaître.
En développant leur culture scientifique et technologique, ils comprennent l'existence de
liens étroits entre les sciences, les technologies et les sociétés, ils apprennent à apprécier et
évaluer les effets et la durabilité des innovations, notamment celles liées au numérique.
S'approprier l'organisation et le fonctionnement des sociétés passe aussi par la
connaissance des processus par lesquels ils se construisent. Les différentes disciplines
apprennent à voir qu'ils procèdent d’expériences humaines diverses. Le français y contribue
en enseignant à reconnaître les aspects symboliques des textes, à les comprendre dans leur
contexte historique et la pluralité de leurs réceptions, à les interpréter et à formuler sur eux
un jugement personnel argumenté. Les langues vivantes étendent la connaissance de la
diversité linguistique et culturelle et celle des enjeux liés à cette pluralité.
Les enseignements artistiques aident à expérimenter et comprendre la spécificité des
productions artistiques considérées comme représentations du monde, interrogations sur
l'être humain, interprétations et propositions.
Se représenter le monde dans sa complexité et ses processus passe par des réalisations de
projets. Ceux-ci peuvent notamment se développer dans le cadre des enseignements
pratiques interdisciplinaires auxquels chaque discipline apporte sa spécificité. L'objectif d'une
production y est toujours présent, qu'il s'agisse de rendre compte de la complexité du monde
par la réalisation de cartes mentales, de schémas, de croquis, d'exercer sa créativité par des
pratiques individuelles ou collectives d'expositions, de théâtre, d'écriture de fiction ou
poétique, ou de réaliser une production médiatique.
Ces initiatives développent la créativité dans la confrontation. La technologie, par exemple,
forme aux compromis nécessaires pour faire évoluer les objets et systèmes techniques
actuels ; l'éducation physique et sportive, par les défis, les épreuves, les rencontres qu'elle
organise, apprend à combiner les ressources que nécessite chaque activité étudiée et à les
mobiliser pour devenir de plus en plus autonome ; les langues vivantes étrangères et
régionales, par la participation à des projets dans des contextes multilingues et
multiculturels, accroissent les capacités de mobilité.
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Volet 3 : les enseignements (cycle 4)
Français
L’enseignement du français joue au cycle 4, comme dans les cycles précédents, un rôle
décisif dans la réussite scolaire, tant pour le perfectionnement des compétences de lecture
et d’expression utilisées dans tous les champs de la connaissance et de la vie sociale que
pour l’acquisition d'une culture littéraire et artistique.
Au cycle 3, les élèves ont développé des capacités à lire, comprendre et interpréter des
documents de natures diverses, dont des textes littéraires. Ils ont enrichi leurs compétences
de communication et d'expression, écrites et orales, dans des situations de plus en plus
complexes, structurant leurs connaissances et élaborant une pensée propre. Ils sont entrés
dans une étude de la langue explicite et réflexive, au service de la compréhension et de
l’expression.
L’enseignement du français au cycle 4 constitue une étape importante dans la construction
d'une pensée autonome appuyée sur un usage correct et précis de la langue française, le
développement de l’esprit critique et de qualités de jugement qui seront nécessaires au
lycée.
Cet enseignement s’organise autour de compétences et de connaissances qu’on peut
distinguer selon trois grandes entrées :
- le développement des compétences d’expression orale et écrite, en réception et en
production ;
- l’approfondissement des compétences linguistiques qui permettent une compréhension
synthétique du système de la langue, par l’étude de sa grammaire, de son orthographe, de
son lexique ainsi que des éléments d’histoire de la langue (en lien avec les langues
anciennes et les langues vivantes étrangères et régionales) ;
- la constitution d’une culture littéraire et artistique commune, faisant dialoguer les œuvres
littéraires du patrimoine national, les œuvres contemporaines, les littératures francophones
et les littératures de langues anciennes et de langues étrangères ou régionales, avec les
autres créations artistiques, notamment les images, fixes et mobiles.
Le professeur de français veille à articuler de façon équilibrée les différentes composantes
de son enseignement, en organisant les activités et les apprentissages de façon cohérente,
autour d’objectifs convergents, par périodes et en construisant sur l’année scolaire une
progression de son enseignement adaptée aux besoins de ses élèves. Ainsi, le travail mené
pour développer les compétences d’expression orale et écrite est effectué, lors de séances
spécifiques, en lien étroit avec la découverte et l’étude de textes littéraires et d’œuvres
artistiques, choisis librement par le professeur pour construire la culture littéraire et artistique
adaptée au cycle 4.
Le travail en français, dans les différents cadres possibles, permet de nombreux et féconds
croisements entre les disciplines. Tant sur le plan culturel que sur le plan linguistique, le
professeur de français veille tout particulièrement à ménager des rapprochements avec les
langues et cultures de l’Antiquité. Il puise aussi librement dans les thématiques d’histoire des
arts pour élaborer des projets et établir des liens entre les arts du langage, les autres arts et
l'histoire. En outre, l’enseignement du français joue un rôle déterminant dans l’éducation aux
médias et à l’information : les ressources du numérique trouvent toute leur place au sein du
cours de français et sont intégrées au travail ordinaire de la classe, de même que la réflexion
sur leurs usages et sur les enjeux qu'ils comportent. Enfin, l’enseignement du français
contribue fortement à la formation civique et morale des élèves, tant par le développement
de compétences à argumenter que par la découverte et l’examen critique des grandes
questions humaines soulevées par les œuvres littéraires.
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Compétences travaillées Domaines du socle
Comprendre et s'exprimer à l'oral
- Comprendre et interpréter des messages et des discours oraux
complexes.
- S’exprimer de façon maîtrisée en s’adressant à un auditoire. 1, 2, 3
- Participer de façon constructive à des échanges oraux.
- Exploiter les ressources expressives et créatives de la parole.
Lire
- Contrôler sa compréhension, devenir un lecteur autonome.
- Lire des textes non littéraires, des images et des documents
composites (y compris numériques). 1, 5
- Lire des œuvres littéraires et fréquenter des œuvres d'art.
- Élaborer une interprétation de textes littéraires.
Écrire
- Exploiter les principales fonctions de l’écrit.
- Adopter des stratégies et des procédures d’écriture efficaces.
- Exploiter des lectures pour enrichir son écrit. 1
- Passer du recours intuitif à l’argumentation à un usage plus
maîtrisé.
Comprendre le fonctionnement de la langue
- Connaître les différences entre l’oral et l'écrit.
- Analyser le fonctionnement de la phrase simple et de la phrase
complexe.
- Consolider l’orthographe lexicale et grammaticale. 1, 2
- Enrichir et structurer le lexique.
- Construire les notions permettant l’analyse et l’élaboration des
textes et des discours.
Acquérir des éléments de culture littéraire et artistique
- Mobiliser des références culturelles pour interpréter les textes
et les créations artistiques et littéraires et pour enrichir son
expression personnelle. 1, 5
- Établir des liens entre des créations littéraires et artistiques
issues de cultures et d’époques diverses.
Langage oral
L’enseignement de l’oral au cycle 4 conduit les élèves à entrer davantage dans les genres
codifiés de l’oral en les pratiquant et en en identifiant les caractéristiques. Des moments
spécifiques lui sont consacrés en lien avec les activités de lecture et d'écriture. Dans le cadre
d’une démarche explicite, les élèves apprennent à tirer profit de l’écoute de discours oraux
élaborés ; ils apprennent à en élaborer eux-mêmes, à s’appuyer efficacement sur une
préparation, à maîtriser leur expression, à apporter leur contribution dans des débats
permettant des discussions réfléchies et structurées.
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Attendus de fin de cycle
- Comprendre et interpréter des discours oraux élaborés (récit, exposé magistral, émission
documentaire, journal d’information, etc.).
- Élaborer et prononcer une intervention orale continue de cinq à dix minutes (présentation
d’une œuvre littéraire ou artistique, exposé des résultats d'une recherche, défense
argumentée d’un point de vue).
- Participer à un débat de manière constructive et en respectant la parole de l'autre.
- Lire un texte à haute voix de manière claire et intelligible ; dire de mémoire un texte
littéraire ; s’engager dans un jeu théâtral.
Comprendre et interpréter des messages et des discours oraux complexes
Compétences et connaissances associées Exemples de situations, d’activités et
d’outils pour l’élève
- Identifier les visées d’un discours oral. - Écoute attentive et active, citation, résumé
et reformulation de propos tenus par
autrui.
- Hiérarchisation des informations d’un
discours, mémorisation des éléments
importants.
- Distinguer explicite et implicite. - Distinction de l’explicite et de l’implicite
dans un discours avec justification.
S’exprimer de façon maîtrisée en s’adressant à un auditoire
Compétences et connaissances associées Exemples de situations, d’activités et
d’outils pour l’élève
- Savoir présenter un compte rendu à l’oral. - Présentation d’une œuvre, d’un auteur.
- Savoir faire partager son point de vue sur - Formulation de réactions après lecture
une lecture, une œuvre, une situation. d’un texte, présentation d’un point de vue.
- Explicitation d’une démarche personnelle.
- Travail sur des enregistrements de
prestations personnelles.
- Savoir utiliser des supports écrits pour - Élaboration de documents destinés à
l’expression orale. faciliter l’exposé.
- Savoir raconter une histoire. - Résumés, narrations orales, entraînement
aux techniques narratives.
- Enrichissement lexical en lien avec les
autres activités menées en lecture,
écriture, étude de la langue.
Participer de façon constructive à des échanges oraux
Compétences et connaissances associées Exemples de situations, d’activités et
d’outils pour l’élève
- Construire des relations avec autrui dans un - Échanges en classe dans des situations
échange, une conversation, une situation de variées.
recherche. - Débats variés (débats interprétatifs,
- Participer à un débat, exprimer une opinion débats littéraires, cercles de lecture, etc.).
argumentée et prendre en compte son - Utilisation de sa connaissance des codes
interlocuteur. de la conversation en situation publique,
- Animer et arbitrer un débat. des usages de la politesse.
- Utilisation de sa connaissance des
techniques argumentatives.
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Exploiter les ressources expressives et créatives de la parole
Compétences et connaissances associées Exemples de situations, d’activités et
d’outils pour l’élève
- Savoir utiliser les ressources de la voix, de la - Lecture à haute voix et mémorisation de
respiration, du regard, de la gestuelle, pour : textes.
o lire ; - Mise en voix et théâtralisation.
o dire de mémoire ; - Exposés, comptes rendus, etc.
o interpréter une scène de théâtre, un - Techniques associant textes, sons et
poème, etc. ; images.
o donner du relief à sa propre parole lors - Usage des technologies numériques pour
d’une prestation orale. enregistrer la voix, pour associer sons,
texte et images.
Lecture et compréhension de l’écrit et de l’image
Au cycle 4 se poursuit le travail amorcé au cycle précédent de construction du sens. Celle-ci
s’opère par l’étude du lexique, de la syntaxe et de la cohérence textuelle, par l’élucidation de
l’implicite et par l’aptitude à se représenter ce qui est écrit. Ce travail se prolonge au cycle 4
en se complexifiant, animé et enrichi par des échanges oraux, des débats interprétatifs, des
écrits de travail et créatifs.
Au cycle 4, les textes à lire sont plus variés, plus longs et plus complexes. Ils incitent à une
approche plus fine des caractéristiques des genres et des registres utilisés pour produire des
effets sur le lecteur. Le travail d’interprétation et d’élaboration d'un jugement argumenté,
progressivement enrichi au cours du cycle, devient une tâche centrale. Les élèves
découvrent des textes et des documents plus difficiles, où l’implicite, la nature des visées, les
références intertextuelles et les contextes culturels doivent être repérés et compris. Comme
au cycle 3, les élèves lisent des textes littéraires ainsi que des textes documentaires, ou
relevant de la littérature d’idées ou de la presse d’information ou scientifique.
Les images fixes ou mobiles constituent une ressource précieuse au cycle 4 : elles
proposent aux élèves des figurations qui facilitent leur perception des textes littéraires ; elles
sont également l’occasion de les confronter à des procédés sémantiques proches de ceux
utilisés pour les textes et de développer des méthodes d’analyse spécifiques pour chacun
d’entre eux ; elles leur donnent accès à une culture complémentaire qui dialogue avec la
culture littéraire et l’enrichit.
Les lectures personnelles ou lectures de plaisir sont encouragées sur le temps scolaire, elles
sont choisies librement : les élèves empruntent régulièrement des livres qui correspondent à
leurs goûts et à leurs projets ; un dispositif est prévu pour rendre compte en classe de ces
lectures personnelles qui constituent également au sein de la famille un objet d’échange.
Attendus de fin de cycle
- Lire et comprendre en autonomie des textes variés, des images et des documents
composites, sur différents supports (papier, numérique).
- Lire, comprendre et interpréter des textes littéraires en fondant l’interprétation sur quelques
outils d’analyse simples.
- Situer les textes littéraires dans leur contexte historique et culturel.
- Lire une œuvre complète et rendre compte oralement de sa lecture.
- Lire et comprendre, pour chaque niveau du cycle, au moins trois œuvres complètes du
patrimoine étudiées en classe, trois œuvres complètes, notamment de littérature de
jeunesse, en lecture cursive, et trois groupements de textes (lecture analytique ou cursive).
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Contrôler sa compréhension, devenir un lecteur autonome
Compétences et connaissances associées Exemples de situations, d’activités et
d’outils pour l’élève
- Vérifier sa compréhension de l’écrit de façon - Séances dédiées à la compréhension de
autonome. l’écrit, en prolongement du travail conduit
au cycle 3 : activités explicites permettant
de construire le sens global, de se doter
d’automatismes quant au repérage des
substituts du nom, d’élucider le sens des
mots en contexte par la relecture, etc.
- Être capable de justifier son interprétation en - Reformulation, paraphrase, etc.
s’appuyant précisément sur le texte.
- Être capable d’adapter sa lecture à l’objectif - Formulation d’hypothèses de lecture et
affiché. recherche d’indices, qui impliquent
différents temps de lecture du texte.
- Savoir choisir un livre adapté à son niveau de - Lectures pour le plaisir, lectures pour
lecture, ses goûts et ses besoins. vérifier une hypothèse, lecture pour
apprendre, etc.
- Fréquentation régulière des bibliothèques
et centres de documentation disponibles
dans l'environnement des élèves :
bibliothèque de la classe, centre de
documentation du collège, bibliothèque ou
médiathèque municipales.
Lire des textes non littéraires, des images et des documents composites (y compris
numériques)
Compétences et connaissances associées Exemples de situations, d’activités et
- Connaître les caractéristiques génériques d’outils pour l’élève
des différents documents étudiés (articles de - Identification de la nature, des sources et
presse d’information et scientifique, essais, des caractéristiques des différents
textes documentaires, schémas, graphiques, documents étudiés.
tableaux, images fixes et mobiles, etc.). - Recherche et mise en relation des
- Savoir décrire et analyser l’image fixe et informations données.
mobile. - Lecture de l’image fixe (peinture,
photographie, arts plastiques, publicité,
etc.) : description et interprétation de
dessins de presse, de caricatures,
d'œuvres d’art, de bandes dessinées, etc.
en relation avec le programme de culture
littéraire et artistique, le programme
d'histoire des arts ou le programme
d’histoire, à l’aide de quelques outils
d’analyse simples.
- Lecture de l’image animée : description et
interprétation d’images empruntées au
cinéma, à la publicité, à l’aide de quelques
outils d’analyse simples.
- Présentation à l’oral d’une œuvre ou d’un
petit corpus.
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Lire des œuvres littéraires et fréquenter des œuvres d’art
Compétences et connaissances associées Exemples de situations, d’activités et
d’outils pour l’élève
- Lire des œuvres appartenant à différents - Écoute de textes littéraires lus ou
genres littéraires. racontés, de différents genres (contes,
- Lire des textes appartenant à différentes romans, nouvelles, théâtre, poésie), en
époques, en lien avec le programme intégralité ou en extraits.
d’histoire. - Lecture cursive de textes littéraires et
d’œuvres de différents genres, adaptés à
l’âge des élèves. Lecture silencieuse,
oralisée, jouée, etc. Lecture amorcée en
classe, accompagnée, etc. Supports
papier ou numériques.
- Lecture associée à l’écriture et à l’oral :
présentations orales, comptes rendus de
lecture sous des formes variées (qui
peuvent être numériques), débats, écrits
de travail (notes, schémas, tableaux, etc.)
et écrits créatifs.
- Être capable de relier œuvre littéraire et - Mise en relation de textes littéraires et
œuvre artistique. d’œuvres artistiques diverses par leur
esthétique, leur contexte de création, leur
thématique, etc.
- Mise en perspective interdisciplinaire,
qui peut aboutir à des créations plastiques,
musicales, théâtrales, etc., mais aussi à
des travaux en histoire ou en sciences par
exemple.
- Visites de musée, d’expositions, y compris
via des sites numériques et rédaction de
comptes rendus.
Élaborer une interprétation de textes littéraires
Compétences et connaissances associées Exemples de situations, d’activités et
d’outils pour l’élève
- Connaître les caractéristiques majeures de - Formulation des impressions de lecture.
l’esthétique des genres. - Activités d’analyse des textes
- Être capable de situer les œuvres lues dans (groupements, extraits d’œuvres
leur époque, leur contexte de création. complètes) : observation de la syntaxe, du
- Avoir des repères d’histoire littéraire et lexique, de quelques procédés stylistiques
culturelle, en lien avec le programme majeurs, de l’énonciation, etc. et
d’histoire. interprétation.
- Percevoir les effets esthétiques et - Mise en voix et théâtralisation.
significatifs de la langue littéraire. - Confrontation d'interprétations divergentes
- Être capable d’en analyser les sources : d’un même texte ou d’un même passage
notions d’analyse littéraire, de procédés et justification des interprétations à partir
stylistiques. d’éléments du texte.
- Formulation de jugements de goût,
révisables lors de la confrontation avec les
pairs ou le professeur.
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Écriture
Au cycle 4, les écrits des élèves s’articulent toujours avec l’étude des œuvres littéraires et
l’enseignement de la grammaire, du vocabulaire et de l’orthographe.
Les élèves explorent les différentes fonctions de l’écrit et apprennent à enrichir leurs
stratégies d’écriture. Grâce à la diversité et à la fréquence des activités d'écriture, ils
apprennent à mettre les ressources de la langue et les acquis de leurs lectures au service
d’une écriture plus maîtrisée.
Il convient d’accorder une place aux activités d’entraînement pour automatiser certaines
dimensions de l’écrit et pour favoriser l’élaboration de stratégies et de démarches variées et
adaptées au contexte.
Il est important d’établir un lien entre l’écriture de textes et l’étude de la langue, de différentes
manières : par anticipation de leçons de langue (écrire avant d’étudier un point de langue),
en prolongement (écrire pour appliquer une leçon), en révision (améliorer son écrit grâce au
savoir acquis en étude de la langue).
La pratique de l’écrit devient ainsi plus réflexive et les élèves acquièrent de l’autonomie dans
l’amélioration de leurs écrits. Ils savent utiliser l’écrit pour travailler et apprendre. Ils
comprennent qu’un écrit n’est jamais spontanément parfait et qu’il doit être repris pour
rechercher la formulation qui convient le mieux, préciser ses intentions et sa pensée, justifier
un point de vue.
Le regard positif de l’enseignant qui encourage l’élève, le caractère motivant des différentes
situations proposées, porteuses de sens, la collaboration entre pairs donnent le plaisir de
l’écriture et aiguisent la curiosité pour la langue et son fonctionnement.
Attendus de fin de cycle
- Communiquer par écrit et sur des supports variés (papier, numérique) un sentiment, un
point de vue, un jugement argumenté en tenant compte du destinataire et en respectant les
principales normes de la langue écrite.
- Formuler par écrit sa réception d’une œuvre littéraire ou artistique.
- Rédiger, en réponse à une consigne d’écriture, un écrit d’invention s’inscrivant dans un
genre littéraire du programme, en s’assurant de sa cohérence et en respectant les
principales normes de la langue écrite.
- Utiliser l’écrit pour réfléchir, se donner des outils de travail.
Exploiter les principales fonctions de l’écrit
Compétences et connaissances associées Exemples de situations, d’activités et
d’outils pour l’élève
- Comprendre le rôle historique et social de - Découverte des différents usages de l’écrit
l’écriture. (sociaux, personnels, littéraires, etc.) :
correspondances des grands auteurs
(courrier privé, lettre d’embauche, affiche
d’exposition, Une de journal, etc.).
- Observation de différences de formulation
en fonction du support (courrier papier /
courrier électronique, etc.).
- Pratique d’écriture sur de nouveaux
supports (tablette, écriture sur l’ordinateur,
etc.) pour en connaître les fonctions et
exploiter leurs potentialités.
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- Utiliser l’écrit pour penser et pour - Élaboration de listes, essais de
apprendre : formulation, schémas, dessins.
o Recourir régulièrement aux écrits de L’écriture doit servir à différents moments
travail et aux écrits réflexifs : des séances et surtout aux différentes
Écrits de travail : pour préparer des étapes des apprentissages :
travaux, donner forme à une réflexion, - Prise de notes sur différents supports et
classer, résumer, etc. comparaison de différentes prises de notes.
Écrits réflexifs : pour expliquer une - Création d’outils de travail (brouillon,
démarche, justifier une réponse, un schémas, etc.).
propos. - Rédaction fréquente et régulière d’écrits
dans tous les domaines du français
o Connaître les techniques et les usages de
(langue, écriture, étude de texte,
la prise de notes.
vocabulaire, etc.).
- Entraînement régulier en proposant des
consignes qui développent l’autonomie et
l’imagination.
- En fin de séance (quelle que soit la nature
de la séance : vocabulaire, étude de texte
ou grammaire, etc.), élaboration par les
élèves d’une synthèse rédigée à partir des
notes du cours, synthèse qui pourra
éventuellement servir de point de départ
pour la leçon « leçon ».
- Rédaction de textes de différentes natures
après avoir étudié les spécificités des
textes littéraires, de presse, des textes
scientifiques, etc. Mise en lien avec les
différents enseignements disciplinaires.
Adopter des stratégies et des procédures d'écriture efficaces
Compétences et connaissances associées Exemples de situations, d’activités et
d’outils pour l’élève
- Acquérir et mettre en œuvre une - Pratique régulière et diversifiée de
démarche d’écriture (qui doit devenir l’écriture, notamment sous une forme
progressivement autonome). numérique, en proposant des consignes
o Prendre en compte le destinataire, les visées qui développent l’imagination.
du texte, les caractéristiques de son genre - Alternance d’écrits courts et d’écrits
et le support d'écriture dès la préparation de longs : invention, argumentation, imitation,
l'écrit et jusqu'à la relecture ultime. etc. :
o Mettre en œuvre des stratégies permettant o avec changements de destinataire, de
de trouver des idées ou des éléments du situation d’énonciation, de visée, de
texte à écrire. tonalité, etc. ;
o Organiser l’écrit en fonction des règles o avec travail explicite du brouillon ;
propres au genre du texte à rédiger et à verbalisation des intentions d’écriture,
son support : connaissance des élaboration d’un « plan de travail »
caractéristiques des genres littéraires pour préalable à l’écriture, utilisation de
composer librement des écrits, en intégrant schémas, etc.
éventuellement différents supports. - Rituels d’écriture.
o Respecter les normes de l’écrit dès la - Situations d’écriture en prolongement
première phase d’écriture (brouillon) : de leçons de grammaire et de
normes qui assurent l’unité et la cohérence vocabulaire.
du texte, mais aussi normes linguistiques. - Écrits de travail et réflexifs.
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- Vérifier et améliorer la qualité de son - Utilisation des surlignages, encadrements,
texte (être capable de mettre à distance fléchages, marques de catégories afin de
son texte pour l’évaluer et le faire faciliter la révision.
évoluer), en cours d’écriture, lors de la - Élaboration collective de grilles
relecture et a posteriori. typologiques d’erreurs.
o Être conscient de ses fragilités et - Séances (collectives, individuelles) de
apprendre à identifier des zones remédiation, d’amélioration des textes,
d’erreurs possibles de manière autonome avec ou sans l’outil numérique.
afin de faciliter la révision. - Utilisation de dictionnaires, d’outils de
vérification, de logiciels, de traitements de
texte.
- Relecture à voix haute d’un texte par son
auteur ou par un pair.
- Comparaison avec d’autres textes rédigés
en réponse à une même consigne.
o Prendre en compte les normes de l’écrit - Séances d’écriture explicitement liées à
pour réviser son texte : cohérence, des activités de grammaire et de
cohésion (syntaxe, énonciation, éléments vocabulaire : à partir des textes d’élèves
sémantiques qui assurent l’unité du texte) (relecture ciblée sur des points
et normes linguistiques. d'orthographe ou de grammaire, etc.) ou à
o Savoir recourir à la modalisation. partir de textes supports à réécritures,
transformations, etc. (accords du verbe
avec le sujet, morphologie verbale en
fonction des temps, accords au sein du
groupe nominal, etc.).
- Usage des indices qui signalent le doute
ou la certitude de la part de l’énonciateur
(usage modal du conditionnel, verbes
modaux : devoir, pouvoir, etc. adverbes de
modalisation, etc.).
- En lien avec la lecture : valorisation des
écrits, lecture orale, publication respectant
les codes de mise en page.
Exploiter des lectures pour enrichir son écrit
Compétences et connaissances associées Exemples de situations, d’activités et
d’outils pour l’élève
- Connaître les principaux genres littéraires et - Mise en relation des séances de lecture et
leurs caractéristiques. d’écriture par un apport de textes-
- Être capable de transférer dans ses propres supports, de réserves lexicales,
écrits le lexique, les tournures syntaxiques d’éléments déclencheurs (mots, phrases,
découverts lors de lectures. etc.), de ressources diverses pour enrichir
- Utiliser des outils d’analyse des textes. son écrit (création de banques de textes,
- Être capable d’adapter sa lecture à l’objectif d’expressions et de mots afin d’aider à
affiché. mieux évoquer l’univers imaginé, créer des
- Savoir choisir un livre adapté à son niveau effets).
de lecture, à ses goûts et à ses besoins. - Utilisation de textes ou fragments de
textes variés en lien avec le sujet
d’écriture : transformation, imitation,
détournement de textes, etc.
- Invention, création, à partir de textes-
supports : imitation, transposition, jeux
poétiques, etc.
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Passer du recours intuitif à l’argumentation à un usage plus maîtrisé
Compétences et connaissances associées Exemples de situations, d’activités et
d’outils pour l’élève
- Connaître les principales fonctions et - Rédaction de textes explicatifs pour faire
caractéristiques des discours argumentatifs. comprendre un phénomène, pour faire
- Repérer et identifier des procédés destinés à partager une démarche de résolution de
étayer une argumentation (organisation du problème, de justifications, de textes
propos, choix des exemples, modalisation). argumentatifs pour faire adopter un point
- Être capable de structurer clairement un de vue.
texte argumentatif et de l’illustrer. - Réécriture de textes issus de la littérature
ou de la presse afin de modifier leur
orientation argumentative.
- Rédaction de textes défendant une opinion
en réponse à un texte argumentant en
faveur d'un point de vue différent.
- Travail sur les difficultés des élèves à
justifier, à argumenter, à comparer, etc. :
classement, hiérarchisation, usage de
connecteurs, recours pertinent à
l’exemple, à sa culture personnelle, etc.
Étude de la langue (grammaire, orthographe, lexique)
Le cycle 3 a donné la priorité aux notions permettant l’acquisition de l’orthographe, la
compréhension des principaux constituants de la phrase et l’enrichissement du lexique. Il a
proposé une étude de la langue dans le contexte de son usage en lecture et en écriture.
Le cycle 4 poursuit ces apprentissages, approfondit les notions et règles déjà étudiées et fait
découvrir de nouvelles notions et d'autres aspects du fonctionnement de la langue. Il entend
également permettre aux élèves de comprendre le fonctionnement global de la langue et
l'organisation de son système. Dans cet objectif, le choix a été fait de fonder le programme
sur des notions centrales dont l'étude est progressivement approfondie au cours du cycle.
Les exercices et entraînements d’orthographe, de grammaire et de vocabulaire, sollicitant
mémorisation et réflexion, donnent lieu à des séances spécifiques, en résonance avec
l’écriture, l’oral et la lecture structurées autour des problématiques indiquées en « culture
littéraire et artistique ». S’agissant de l’étude la langue, au cycle 4, la connaissance de la
terminologie des éléments de la phrase et du texte est mise au service de la compréhension
du système de la langue.
L’organisation de cet enseignement se développe selon les perspectives suivantes :
La grammaire est au service des compétences de lecture et d'écriture nécessaires
pour s'approprier le sens des textes et mener des analyses littéraires étayées. Ces
compétences sont également mobilisées en rédaction.
Les notions concernant la cohérence et la cohésion des textes (respect de la syntaxe, de
l’énonciation, des éléments sémantiques qui assurent l’unité du texte) sont étudiées en
contexte, lors de la lecture et de l’écriture. Le lexique est l’objet d’une attention constante et
d’apprentissages structurés et progressifs. La progression prend appui sur les écrits des
élèves.
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La grammaire est au service de l’orthographe.
Le travail du cycle 3 se poursuit dans le but de construire une relation plus exigeante à la
norme, en continuant à se fixer de grandes priorités en fonction des régularités
orthographiques auxquelles il faut s'entraîner et qu'il convient de s’approprier par automatisme.
La grammaire est au service de la réflexion sur la langue.
L’objectif n'est pas la mémorisation de règles ou d'étiquettes grammaticales pour elles-mêmes,
mais bien l’apprentissage de ce qui permet de comprendre la phrase, les liens entre les mots et
les groupes de mots, et ainsi de réfléchir au bon usage de la langue et de l’orthographe. Les
élèves perçoivent la langue comme un système organisé et régulé par des normes, qui
évoluent historiquement et varient selon les situations, les régions et les milieux sociologiques,
mais présentent une cohérence et une rigueur dont ils prennent peu à peu conscience. Ils en
examinent le fonctionnement et en appréhendent l'organisation, dans le prolongement de ce
qui a été commencé au cycle 3, en mettant plus particulièrement en évidence les notions et les
mécanismes qui concernent l’orthographe. Au cycle 4, c’est la syntaxe qui fait l’objet d'une
étude plus systématique et c’est dans la perspective de leur fonctionnement syntaxique que
sont étudiées les classes de mots et leurs relations. Pour parvenir à une compréhension et une
vision d’ensemble du système de la langue, des séances spécifiques doivent être consacrées
à la structuration des connaissances acquises lors des activités de langage oral, de lecture et
d’écriture. L’étude de la langue construit et entretient ainsi une vigilance grammaticale et
orthographique ; l’observation de la langue a des retombées sur les activités d’oral, de lecture
et d’écriture en permettant une utilisation consciente des moyens de la langue.
La terminologie qui figure à la suite du programme est celle qui doit être connue des élèves.
Attendus de fin de cycle
- Mobiliser les connaissances orthographiques, syntaxiques et lexicales en expression écrite
et orale ainsi qu’en révision de texte, dans des contextes variés.
- Être capable d’analyser les principaux constituants d’une phrase simple et complexe.
- Être capable d’orthographier les mots d’usage courant, de conjuguer correctement les
verbes, de pratiquer les accords dans le groupe nominal.
Connaître les différences entre l'oral et l'écrit
Compétences et connaissances associées Exemples de situations, d’activités et
d’outils pour l’élève
Aspects syntaxiques - Recueil et transcription de corpus oraux,
- Comprendre que la syntaxe de l’oral est comparaison avec des corpus écrits.
différente de celle de l’écrit. - Transposition de l’oral vers l’écrit, par
- Être capable de transposer des énoncés exemple à l'occasion de la mise par écrit
oraux à l’écrit et inversement. de propos recueillis à l'oral ; comparaison
- Être capable d’insérer dans un texte des des choix effectués pour transposer
paroles rapportées : discours direct, indirect, l’énoncé initial ; analyse des changements
indirect libre. apportés.
Formes orales et formes graphiques - Préparation de la lecture à haute voix par
- Connaître les incidences de l’écrit sur l'oral un repérage des groupes syntaxiques ;
(liaison) et de l’oral sur l’écrit (élision). distinction des signes de ponctuation selon
leur fonction.
Aspects lexicaux - Repérage des paroles rapportées dans un
- Mesurer les écarts de niveau de langue entre texte ; exercices de réécriture en faisant
l’oral et l’écrit. varier la façon de rapporter les paroles et
- Être capable de recourir, dans le cadre de analyse des effets produits en contexte.
l’oral scolaire, à des éléments lexicaux de - Recueil de corpus oraux autour d'actes de
niveau soutenu. parole (demander, refuser, s’excuser,
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etc.), comparaison des différentes façons
de dire, comparaison avec des corpus
écrits.
- Activités orales qui font appel au lexique
appris.
Analyser le fonctionnement de la phrase simple et de la phrase complexe
Compétences et connaissances associées Exemples de situations, d’activités et
d’outils pour l’élève
Fonctionnement de la phrase simple - Repérage des liens sujet – verbe, jeux de
- Distinguer les principaux constituants de la suppression, déplacement, etc.
phrase et les hiérarchiser. - Réflexion sur le sens apporté par les
- Identifier et analyser les constituants de la compléments circonstanciels :
phrase simple. suppression, déplacement, remplacement,
etc.
o Être capable de reconnaître le sujet même
- Activités d’écriture sur les expansions du
dans les cas complexes (sujet éloigné).
nom.
o Approfondir la connaissance du COD et du
- Articulation d'activités de raisonnement et
COI.
d'activités visant l'automatisation des
o Identifier les compléments circonstanciels
procédures.
(NB : temps, lieu et cause abordés au
- Utilisation du TNI (tableau numérique
cycle 3).
interactif) ou du traitement de texte pour
- Analyser la phrase à la forme impersonnelle. mettre en œuvre des manipulations
- Élargir ses connaissances des fonctions syntaxiques.
grammaticales : - Activités d’expansion / réduction de
o Identifier l’attribut du COD. phrases : exercices d’entraînement,
o Identifier les expansions du nom déjà d’automatisation, écriture, etc.
abordées au cycle 3 (épithète, complément - Activités de manipulation pour déterminer
du nom). les niveaux de dépendance entre les
o Identifier l’apposition propositions.
- Identifier les classes de mots. - Analyse propositionnelle de la phrase
o Identifier les classes de mots abordées aux
(identification des propositions) de la
cycles précédents ainsi que les groupes de phrase.
mots : nom, verbe, adjectif et ses degrés - Observation des effets produits par des
(comparatif et superlatif), article défini, changements dans la ponctuation ;
article indéfini, déterminant possessif, repérage des possibilités de choix et des
déterminant démonstratif, pronom contraintes en matière de ponctuation.
personnel sujet et objet, adverbe,
préposition, conjonction de coordination et
de subordination, groupe nominal.
o Différencier déterminant (article défini,
indéfini, partitif, déterminant possessif,
interrogatif, indéfini, exclamatif, numéral),
adjectif et ses degrés (comparatif et
superlatif) et pronom (personnel, possessif,
démonstratif, indéfini, interrogatif, relatif,
adverbial).
- Identifier les types (déclaratif, interrogatif,
impératif) et les formes (négative, passive,
exclamative, impersonnelle) de phrase.
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Fonctionnement de la phrase complexe
- Distinguer phrase simple / complexe.
- Identifier les constituants de la phrase
complexe (par analogie avec les constituants
de la phrase simple).
- Connaître les notions de juxtaposition,
coordination, subordination.
- Analyser les positions des propositions
subordonnées (conjonctive, interrogative
indirecte, relative, infinitive, participiale) et
leurs relations avec les autres constituants
de la phrase.
- Comprendre la fonction grammaticale des
propositions subordonnées dans la phrase.
- Comprendre le fonctionnement de la
proposition subordonnée relative et identifier
la fonction du pronom relatif dans la
subordonnée.
Rôle de la ponctuation
- Analyser le rôle syntaxique des signes de
ponctuation et utiliser ces signes à bon
escient.
Consolider l’orthographe lexicale et grammaticale
Compétences et connaissances associées Exemples de situations, d’activités et
d’outils pour l’élève
- Connaître le fonctionnement des chaînes - Discussions sur les marques
d'accord. grammaticales à partir de dictées, en
o Maîtriser l’accord dans le groupe nominal classe entière ou en groupes ; réécritures ;
complexe (avec plusieurs noms, plusieurs tests de jugement orthographique et tout
adjectifs, une relative, des déterminants exercice favorisant la réflexion des élèves
comme tout, chaque, leur, etc.). (interroger les régularités et les erreurs
o Maîtriser l’accord du participe passé avec possibles).
être (à rapprocher de l’adjectif) et avec - Matérialisation des chaînes d'accord.
avoir (cas du COD antéposé) cas simples. - Justification des choix (à l'oral ou à l'écrit).
o Maîtriser l’accord de l’adjectif et du - Analyse de textes d'élèves et tout exercice
participe passé mis en apposition. permettant à l'élève de faire émerger des
o Maîtriser l’accord du verbe dans les cas points de vigilance.
complexes (sujet éloigné du verbe, avec - Élaboration de grilles typologiques
plusieurs noms, avec plusieurs personnes, d’erreurs.
pronom relatif, collectif ou distributif,
indiquant une quantité, présence d'un
pronom ou d'un autre groupe syntaxique
entre le donneur d'accord et le verbe…).
- Maîtriser la morphologie verbale écrite en - Observation et tri de formes verbales pour
appui sur les régularités et la décomposition en faire émerger les régularités.
du verbe (radical, terminaison qui comporte - Écriture exposée à des contraintes.
les marques de mode / temps, marques de - Repérage et classement de formes de
personne pour les modes personnels). participe passé.
o Connaître les verbes pronominaux. - Exercices de formation du passif ;
o Identifier les principaux temps et modes transformations de phrases actif-passif.
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(personnels et non personnels). - Entraînement à la mémorisation des
o Former les temps simples : systématiser formes verbales.
les règles de construction des formes
verbales aux différents temps simples
(temps de l’indicatif, impératif présent,
subjonctif présent, conditionnel présent) à
partir de la connaissance des bases
verbales.
o Construire les temps composés ; connaître
les formes du participe passé des verbes
(é, i, u et formes avec consonne finale).
o Construire le passif et analyser ses effets
de sens.
- Mémoriser le présent, l’imparfait, le futur, le
passé simple, le passé composé, le plus-
que-parfait, le futur antérieur et le passé
antérieur de l’indicatif, le présent et le passé
du conditionnel, l'impératif présent, le
présent, le passé, l’imparfait et le plus-que-
parfait du subjonctif à toutes les personnes
pour :
o être et avoir ;
o les verbes des trois groupes ;
o les verbes irréguliers du 3e groupe : faire,
aller, dire, venir, pouvoir, voir, vouloir,
prendre, savoir, falloir, valoir.
- Mettre en évidence le lien entre le temps - En contexte (de lecture ou d'écriture), mise
employé et le sens. en évidence des valeurs des temps et des
o Être initié à la valeur des temps à partir verbes et sensibilisation aux effets produits
d'observations et de comparaisons : (la terminologie concernant l'aspect n'a
opposition entre temps simples et temps pas à être apprise par les élèves).
composés (non accompli/accompli); - Réécriture de textes ou d'énoncés en
opposition entre temps qui embrassent ou changeant les temps, discussion pour
non l’action dans sa totalité (borné/non déterminer ce qui est acceptable ou non et
borné : elle lut une page/elle lisait une pour apprécier les effets produits.
page). - Comparaison d'énoncés pour réfléchir sur
o Observer l’incidence de la valeur des les valeurs modales (je promets qu'il ne
temps sur leurs emplois (premier plan/ viendra pas/je préfère qu'il ne vienne pas/
arrière-plan). je promets de venir).
o Connaître les principaux emplois des - Utilisation de listes de fréquence.
différents modes. - Affichage mural, copie dans carnets de
- Mémoriser l’orthographe des affixes lexique, répertoires, réutilisation rapide et
(préfixes, suffixes) et de leur effet éventuel régulière.
sur le radical. - Exercices d’automatisation, de
- Utiliser sa connaissance de l’étymologie pour substitution.
orthographier les mots ayant la même racine. - Écriture avec contraintes lexicales.
- Mémoriser l’orthographe du lexique appris.
- Observer la formation, les analogies, les
régularités et construire des réflexes
orthographiques.
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Enrichir et structurer le lexique
Compétences et connaissances associées Exemples de situations, d’activités et
d’outils pour l’élève
- Enrichir son lexique par les lectures, en L'étude des mots se fait en contexte
lien avec les entrées du programme de (compréhension et expression) et hors
culture littéraire et artistique, par l’écriture, contexte (activités spécifiques sur le lexique
par les diverses activités conduites dans et la morphologie).
toutes les disciplines. - Constitution de répertoires
- Enrichir son lexique par l’usage du interdisciplinaires.
dictionnaire ou autres outils en version - Analyse du sens des mots grâce à
papier ou numérique. l’étymologie et compréhension de leur
- Savoir réutiliser à bon escient, à l’écrit et sens en utilisant le dictionnaire.
à l’oral, le lexique appris. - Observation, manipulation des formes,
- Observer la formation des mots : dérivation classements, organisation des savoirs
et composition, étymologie et néologie, lexicaux (établissement de collections,
locutions, graphie des mots, notamment à etc.) et recontextualisation.
partir d'éléments latins et grecs ou empruntés - Constitution de familles de mots à partir de
aux langues étrangères ; mettre en évidence racines latines courantes ; quelques
les changements de catégorie syntaxique exemples de racines grecques
induits par la dérivation (déménager / appartenant au vocabulaire savant et
déménagement ; beau / beauté, etc.) et de scientifique, en lien avec les différentes
leurs incidences orthographiques. disciplines.
- Connaître le sens des préfixes et suffixes - Textes à choix multiples ; justifications
les plus fréquents et de certaines racines explicites et commentées.
latines et grecques. - Manipulations syntaxiques pour mettre en
- Mettre en réseau des mots (groupements évidence les constructions verbales.
par champ lexical, par famille de mots et par - Utilisation d'articles de dictionnaires pour
champ sémantique) et maîtriser leur relier sens et construction et étudier la
classement par degré d'intensité et de polysémie verbale (Pierre lave une pomme
généralité. - Pierre se lave les mains).
- Analyser le sens des mots : polysémie et - Réemploi des verbes lors de l’écriture
synonymie, antonymie et homonymie, (écriture à contraintes).
nuances et glissements de sens, locutions,
construction des verbes et variations de sens,
dénotation, connotation et niveaux de langue.
- Utiliser différents types de dictionnaires
et d’outils numériques.
Construire les notions permettant l’analyse et l’élaboration des textes et des discours
Compétences et connaissances associées Exemples de situations, d’activités et
d’outils pour l’élève
- Observer les variations de la langue en - Travail sur corpus : comparaison
fonction des enjeux de la communication. d’énoncés écrits et oraux créés par le
o Repérer ce qui détermine un niveau de professeur, écrits d'élèves (révision-
langue (situation de communication, enjeu, correction collective), extraits littéraires,
etc.), et ce qui le caractérise (organisation documents, activités orales (jeux de rôle,
du propos, lexique, syntaxe) à partir de etc.).
quelques exemples contrastés. - Écriture de textes pour des destinataires
o Observer la variation à travers le repérage variés.
de différentes manières d'exprimer une - Travail sur des textes lacunaires (littéraires
même idée ou une idée nouvelle : évolution ou non) pour problématiser en réception
du sens des mots selon les époques, l'étude de l'élément linguistique visé.
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néologie, emprunts ; variation en fonction
du lieu, du contexte, du moyen de
communication.
- Prendre en compte les caractéristiques - Travail sur les expressions orales et
des textes lus ou à rédiger. écrites des élèves : projection de textes et
o Identifier et interpréter les éléments de la révision-correction collective ; usage des
situation d'énonciation : qui parle à qui ? outils numériques.
où ? quand ? (marques de personne, de - Écriture de textes longs impliquant
lieu et de temps) ; prendre en compte la plusieurs voix narratives ou plusieurs
situation d'énonciation dans l’écriture ; situations d'énonciation imbriquées.
repérer et savoir utiliser les phénomènes - Réécriture de textes pour introduire
d'accord en relation avec l'énonciation (je, certains effets argumentatifs : expression
tu). du doute, de la certitude, etc.
o Reconnaître et utiliser les paroles - Exercices de variation et de substitution :
rapportées, directement ou indirectement. repérage des substituts nominaux et
o Identifier et utiliser des marques pronoms de reprise ; procédés de
d'organisation du texte (mise en page, désignation et de caractérisation, rôle des
typographie, ponctuation, connecteurs). déterminants ; transfert de ces notions
o Reconnaître des formes actives/passives dans l’expression écrite ou orale.
et leurs valeurs sémantiques ; connaître les - Verbalisation des inférences à partir des
permutations pour marquer l'insistance ou indications chronologiques, spatiales,
l’emphase ; savoir recourir aux logiques.
présentatifs ; valeur sémantique de la - Repérage des temps verbaux et
phrase impersonnelle. identification du système des temps
utilisés ; réécriture de textes avec
changement de temps.
Terminologie utilisée
- Nature (ou classe grammaticale) / fonction
- Nom (nom propre, nom commun) / groupe nominal / verbe / déterminant (article défini,
article indéfini, article partitif, déterminant possessif, déterminant démonstratif, déterminant
numéral, déterminant indéfini, déterminant exclamatif, déterminant interrogatif) / adjectif /
pronom (pronom personnel, pronom démonstratif, pronom possessif, pronom indéfini,
pronom interrogatif, pronom relatif) / adverbe / conjonction (conjonction de subordination,
conjonction de coordination) / préposition / interjection
- Sujet du verbe / COD / COI / attribut du sujet / attribut du COD / complément
circonstanciel / complément du nom / épithète / apposition
- Verbe : groupes - radical - marque du temps - marque de personne / terminaison /mode /
aspect
- Mode indicatif, temps simples : présent, imparfait, passé simple, futur ; temps composés :
passé composé, plus-que-parfait, passé antérieur, futur antérieur // mode conditionnel
présent, passé // mode subjonctif, présent, passé, imparfait, plus-que-parfait // mode
impératif, présent // modes non personnels : infinitif, participe présent, participe passé
- Forme active / forme passive / forme impersonnelle / forme négative / forme exclamative
- Phrase simple / phrase complexe / phrase verbale / phrase non verbale
- Voix active, voix passive, voix pronominale
- Proposition : indépendante / principale / subordonnée
- Proposition subordonnée conjonctive, interrogative indirecte, relative, infinitive, participiale
- Coordination / juxtaposition / subordination
- Discours direct / indirect / indirect libre
- Champ lexical, famille de mots, champ sémantique, niveau de langue
- Mot dérivé, mot composé, locution
- Radical, préfixe, suffixe, synonyme, antonyme, homonyme, polysémie
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Culture littéraire et artistique
L’acquisition d’une culture littéraire et artistique est l’une des finalités majeures de
l’enseignement du français. Elle suppose que les élèves prennent goût à la lecture et
puissent s’y engager personnellement ; qu’ils soient, à cette fin, encouragés à lire de
nombreux livres ; qu’ils puissent acquérir des connaissances leur permettant de s’approprier
cette culture et de l’organiser, d’affiner leur compréhension des œuvres et des textes, et d’en
approfondir l’interprétation.
Au cycle 4, le travail en français, dans ses différentes composantes, est organisé à partir de
quatre grandes entrées, « Se chercher, se construire », « Vivre en société, participer à la
société », « Regarder le monde, inventer des mondes », « Agir sur le monde », qui font
chacune l’objet d’un questionnement spécifique par année. Le travail autour de ces
différentes entrées s’appuie sur un corpus, comme il est indiqué ici, mais ne se limite pas à
l’étude de textes ; il comprend aussi les activités d’écriture, d’oral et de travail sur la langue.
Toutes les composantes du français sont concernées. Les questionnements obligatoires
sont complétés par des questionnements complémentaires au choix du professeur.
Ces entrées et questionnements mettent en lumière les finalités de l’enseignement ; ils
présentent la lecture et la littérature comme des ouvertures sur le monde qui nous entoure,
proposent des réponses aux questions que se pose l’être humain et permettent d’aborder les
enjeux proprement littéraires, spécifiques au français.
À travers ces questionnements, l’élève est conduit à s’approprier les textes, à les considérer
non comme une fin en soi mais comme une invitation à la réflexion. Chaque questionnement
est accompagné de précisions sur les enjeux littéraires et de formation personnelle, et
d’indications de corpus mentionnant des points de passage obligés et des possibilités, non
limitatives, d’étude. Ces indications permettent d’orienter la mise en œuvre et de ménager
dans la programmation annuelle des professeurs un équilibre entre les genres et les formes
littéraires ; elles définissent des points de passage obligés nécessaires à la construction
d’une culture commune et proposent des ouvertures vers l’éducation aux médias et vers
d’autres formes d’expression artistique (particulièrement des œuvres picturales et
cinématographiques) ; elles invitent à explorer tel ou tel genre, tel ou tel mouvement littéraire
et artistique, telle ou telle notion et établissent des liens avec la programmation en histoire :
certains questionnements sont en effet propices à un travail commun entre différentes
disciplines, notamment dans le cadre d’un enseignement pratique interdisciplinaire.
À tous les niveaux du cycle 4, les questionnements sont abordés selon l’ordre choisi par le
professeur : chaque questionnement peut être abordé à plusieurs reprises, à des moments
différents de l’année scolaire, selon une problématisation ou des priorités différentes ; le
professeur peut aussi croiser deux questionnements à un même moment de l’année.
Cinquième
Enjeux littéraires et de formation
Indications de corpus
personnelle
Se chercher, se construire
Le voyage et l’aventure : pourquoi aller On étudie :
vers l’inconnu ? - en lien avec la programmation annuelle en
- découvrir diverses formes de récits histoire (thème 3 : « Transformations de
d’aventures, fictifs ou non, des journaux l’Europe et ouverture sur le monde aux
d’explorateurs et des textes célébrant les XVIe et XVIIe siècles »), des extraits
voyages ; d’œuvres évoquant les grandes
- comprendre les raisons qui poussent à découvertes (récits contemporains ou
vouloir découvrir l’autre et l’ailleurs, et postérieurs à cette époque, non fictifs ou
s’interroger sur les valeurs mises en jeu dans fictifs permettant d’évoquer la nouvelle
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ces projets et ces rencontres ; place de l’homme dans l’univers, l’évolution
- s’interroger sur le sens des représentations du rapport au monde et à l’altérité, etc.).
qui sont données des voyages et de ce qu’ils On peut aussi étudier sous forme d’un
font découvrir. groupement de textes des poèmes évoquant
les voyages et la séduction de l’ailleurs ou
un roman d’aventures.
Vivre en société, participer à la société
Avec autrui : familles, amis, réseaux On étudie :
- découvrir diverses formes, dramatiques et - une comédie du XVIIe siècle (lecture
narratives, de la représentation des relations intégrale).
avec autrui ; On peut aussi étudier sous forme d’un
- comprendre la complexité de ces relations, groupement de textes des extraits de récits
des attachements et des tensions qui sont d’enfance et d’adolescence, fictifs ou non.
figurés dans les textes, en mesurer les
Ce questionnement peut également être
enjeux ;
l’occasion d’exploiter des documents et
- s’interroger sur le sens et les difficultés de la
créations issus des médias.
conquête de l’autonomie au sein du groupe
ou contre lui.
Regarder le monde, inventer des mondes
Imaginer des univers nouveaux On étudie :
- découvrir des textes et des images relevant - un conte merveilleux (lecture intégrale).
de différents genres et proposant la On peut aussi étudier des extraits d’utopies
représentation de mondes imaginaires, ou de romans d’anticipation, ou encore un
merveilleux ou utopiques ou des récits groupement de poèmes ou de récits
d’anticipation exprimant les interrogations, proposant une reconfiguration poétique de la
les angoisses et les espoirs de l’humanité, y réalité.
compris en matière d’environnement ;
On peut exploiter des images fixes ou des
- être capable de percevoir la cohérence de
extraits de films créant des univers
ces univers imaginaires ;
imaginaires.
- apprécier le pouvoir de reconfiguration de
l’imagination et s’interroger sur ce que ces
textes et images apportent à notre
perception de la réalité.
Agir sur le monde
Héros / héroïnes et héroïsmes On étudie :
- découvrir des œuvres et des textes relevant - en lien avec la programmation annuelle en
de l’épopée et du roman, et proposant une histoire (thème 2 : « Société, Église et
représentation du héros / de l’héroïne et de pouvoir politique dans l’occident féodal
ses actions ; (XIe-XVe siècles) »), des extraits d’œuvres
- comprendre le caractère d’exemplarité qui de l’époque médiévale, chansons de geste
s’attache à la geste du héros / de l’héroïne et ou romans de chevalerie
la relation entre la singularité du personnage et
et la dimension collective des valeurs mises - des extraits d’œuvres épiques, de
en jeu ; l’Antiquité au XXIe siècle.
- s’interroger sur la diversité des figures de
On peut aussi exploiter des extraits de
héros / d’héroïnes et sur le sens de l’intérêt
bandes dessinées ainsi que des films ou
qu’elles suscitent ;
extraits de films mettant en scène des
- interroger les alliances ou oppositions de la
figures de héros / d’héroïnes.
nature et du héros dans des romans ou des
épopées.
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Questionnements complémentaires (un au moins par année, au choix)
L’être humain est-il maître de la nature ? On peut étudier ou exploiter :
- interroger le rapport de l’être humain à la - en lien avec la programmation annuelle en
nature à partir de textes et d’images histoire et en géographie, des descriptions
empruntés aux représentations de la nature réalistes ou poétiques, des enluminures,
et de sa domestication à diverses époques, des œuvres gravées ou peintes
en relation avec l’histoire des arts, et saisir témoignant de l’art de discipliner la nature
e
les retournements amorcés au XIX siècle et du Moyen Âge à l’époque classique, ou
prolongés à notre époque ; d’en rêver les beautés réelles ou
- comprendre et anticiper les responsabilités imaginaires ;
humaines actuelles en matière de - des récits d’anticipation, des témoignages
changement climatique, de dégradation de photographiques sur l’évolution des
l’environnement, de biodiversité… paysages et des modes de vie.
Questionnement libre
Quatrième
Enjeux littéraires et de formation
Indications de corpus
personnelle
Se chercher, se construire
Dire l’amour On étudie :
- découvrir des poèmes de différentes - un ensemble de poèmes d’amour, de
époques exprimant les variations du discours l’Antiquité à nos jours.
amoureux ; On peut aussi étudier une tragédie du XVIIe
- comprendre les nuances du sentiment siècle, une comédie du XVIIIe siècle ou un
amoureux et quelques-unes des raisons qui drame du XIXe siècle, ou encore des extraits
en font un thème majeur de l’expression de nouvelles, de romans et de films
littéraire et artistique ; présentant l’analyse du sentiment
- s’interroger sur le rôle des images et des amoureux.
références dans la poésie amoureuse.
Vivre en société, participer à la société
Individu et société : confrontations de On étudie :
valeurs ? - une tragédie ou une tragicomédie du XVIIe
- découvrir, à travers des textes relevant des siècle (lecture intégrale), ou une comédie
genres dramatique et romanesque, la du XVIIIe siècle (lecture intégrale).
confrontation des valeurs portées par les - On peut aussi étudier sous forme d’un
personnages ; groupement de textes des extraits de
- comprendre que la structure et le dynamisme romans ou de nouvelles des XVIIIe, XIXe,
de l’action dramatique, ou romanesque, ont XXe et XXIe siècles.
partie liée avec les conflits, et saisir quels
sont les intérêts et les valeurs qu’ils mettent
en jeu ;
- s’interroger sur les conciliations possibles ou
non entre les systèmes de valeurs mis en
jeu.
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Regarder le monde, inventer des mondes
La fiction pour interroger le réel On étudie :
- découvrir des œuvres et des textes narratifs - en lien avec la programmation annuelle en
relevant de l’esthétique réaliste ou histoire (thèmes 2 et 3 : « L’Europe et le
naturaliste ; monde au XIXe siècle » et « Société,
- comprendre quelles sont les ambitions du culture et politique dans la France du XIXe
roman réaliste ou naturaliste au XIXe siècle siècle »), un roman ou des nouvelles
en matière de représentation de la société ; réalistes ou naturalistes (lecture intégrale).
- comprendre comment le récit fantastique, On peut également s’appuyer sur une
tout en s’inscrivant dans cette esthétique, adaptation cinématographique ou
interroge le statut et les limites du réel ; télévisuelle d’un roman ou d’une nouvelle
- s’interroger sur la manière dont les réaliste ou naturaliste (étude intégrale ou
personnages sont représentés et sur leur groupement d’extraits).
rôle dans la représentation de la réalité. et
- une nouvelle fantastique (lecture
intégrale).
Agir sur le monde
Informer, s’informer, déformer ? On étudie :
- découvrir des articles, des reportages, des - des textes et documents issus de la
images d’information sur des supports et presse et des médias (journaux, revues,
dans des formats variés, se rapportant à un enregistrements radio ou télévisés, médias
même événement, à une question de société numériques). Le travail peut se faire en
ou à une thématique commune ; lien avec la Semaine de la presse et des
- comprendre l’importance de la vérification et médias, comme préparation ou dans le
du recoupement des sources, la différence prolongement de cet événement. Des
entre fait brut et information, les effets de la articles ou écrits publiés sur les réseaux
rédaction, de la citation réduite et du sociaux à propos du réchauffement
montage ; climatique pourront faire ici l’objet d’un
- s’interroger sur les évolutions éditoriales de décryptage et d’une analyse.
l’information. On peut également exploiter des textes et
documents conçus à des fins de
propagande ou témoignant de la
manipulation de l’information.
On peut aussi étudier des extraits de
romans, de nouvelles ou de films des XIXe,
XXe et XXIe siècles traitant du monde de la
presse et du journalisme.
Questionnements complémentaires (un au moins par année, au choix)
La ville, lieu de tous les possibles ? On peut étudier ou exploiter :
- montrer comment la ville inspire les écrivains - des descriptions et récits extraits des
- poètes, auteurs de romans policiers, grands grands romans du XIXe siècle à nos jours
romanciers des XIXe et XXe siècles, etc. - et présentant des représentations
les artistes qui la représentent dans sa contrastées du milieu urbain ;
diversité, sa complexité et ses - des textes proposant une vision singulière
contradictions ; et poétique de la ville.
- s’interroger sur les ambivalences des On peut aussi étudier l’importance de la ville
représentations du milieu urbain : lieu dans le roman policier et dans le roman
d’évasion, de liberté, de rencontres, de d’anticipation.
découvertes, mais aussi lieu de « perdition »,
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de solitude, de désillusion, de peurs ou On peut également exploiter des extraits de
d’utopies ; films, de BD, des portfolios
- réfléchir aux conséquences à venir du photographiques…
développement des mégalopoles.
Questionnement libre
Troisième
Enjeux littéraires et de formation
Indications de corpus
personnelle
Se chercher, se construire
Se raconter, se représenter On étudie :
- découvrir différentes formes de l’écriture de - un livre relevant de l’autobiographie ou du
soi et de l’autoportrait ; roman autobiographique (lecture intégrale)
- comprendre les raisons et le sens de ou
l’entreprise qui consiste à se raconter ou à - des extraits d’œuvres de différents siècles
se représenter ; et genres, relevant de diverses formes du
- percevoir l’effort de saisie de soi et de récit de soi et de l’autoportrait : essai,
recherche de la vérité ; mémoires, autobiographie, roman
- s’interroger sur les raisons et les effets de la autobiographique, journaux et
composition du récit ou du portrait de soi. correspondances intimes, etc.
Le groupement peut intégrer des exemples
majeurs de l’autoportrait ou de
l’autobiographie dans d’autres arts
(peinture, photographie ou images
animées - vidéo ou cinéma).
Vivre en société, participer à la société
Dénoncer les travers de la société On étudie :
- découvrir des œuvres, des textes et des - des œuvres ou textes de l’Antiquité à nos
images à visée satirique, relevant de jours, relevant de différents genres ou
différents arts, genres et formes ; formes littéraires (particulièrement poésie
- comprendre les raisons, les visées et les satirique, roman, fable, conte
modalités de la satire, les effets d’ironie, de philosophique ou drolatique, pamphlet)
grossissement, de rabaissement ou de et
déplacement dont elle joue, savoir en - des dessins de presse ou affiches,
apprécier le sel et en saisir la portée et les caricatures, albums de bande dessinée.
limites ;
On peut aussi exploiter des extraits de
- s’interroger sur la dimension morale et
spectacles, d’émissions radiophoniques ou
sociale du comique satirique.
télévisées, ou de créations numériques à
caractère satirique.
Regarder le monde, inventer des mondes
Visions poétiques du monde On étudie :
- découvrir des œuvres et des textes relevant - des poèmes ou des textes de prose
principalement de la poésie, du romantisme poétique, du romantisme à nos jours, pour
à nos jours ; faire comprendre la diversité des visions
- comprendre que la poésie joue de toutes les du monde et leur inscription dans des
ressources de la langue pour célébrer et esthétiques différentes ; le groupement
intensifier notre présence au monde, et pour peut intégrer des exemples majeurs de
en interroger le sens ; paysages en peinture.
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- percevoir le rôle central du rapport à la
nature dans cette célébration du « chant du
monde » ;
- cultiver la sensibilité à la beauté des textes
poétiques et s’interroger sur le rapport au
monde qu’ils invitent le lecteur à éprouver
par l’expérience de leur lecture.
Agir sur le monde
Agir dans la cité : individu et pouvoir On étudie :
- découvrir des œuvres et textes du XXe siècle - en lien avec la programmation annuelle en
appartenant à des genres divers liées à des histoire (étude du XXe siècle, thème 1 :
bouleversements historiques majeurs ; « L’Europe, un théâtre majeur des guerres
- comprendre en quoi les textes littéraires totales »), une œuvre ou la partie
dépassent le statut de document historique significative d’une œuvre portant un regard
et pourquoi ils visent au-delà du témoignage sur l’histoire du siècle – guerres
et de la simple efficacité rhétorique ; mondiales, société de l’entre-deux-
- s’interroger sur les notions d’engagement et guerres, régimes fascistes et totalitaires
de résistance, et sur le rapport à l’histoire qui (lecture intégrale).
caractérise les œuvres et textes étudiés. On peut aussi étudier des extraits d’autres
œuvres, appartenant à divers genres
littéraires, ainsi que des œuvres picturales
ou des extraits d’œuvres
cinématographiques.
Questionnements complémentaires (un au moins par année, au choix)
Progrès et rêves scientifiques On peut étudier des romans et des
- s’interroger sur l’idée du progrès scientifique nouvelles de science-fiction et des récits
notamment au XIXe siècle, tantôt exalté et d’anticipation. On peut aussi avoir recours à
mythifié, tantôt objet de répulsion ou de des textes et documents issus de la presse
désillusion ; et des médias (articles de journaux ou de
- poser la question des rapports entre les revues, enregistrements radio ou télévisés,
sciences et la littérature, notamment à médias numériques).
travers des œuvres mettant en scène la
figure du savant, créateur génial et
bienfaiteur, ou figure malfaisante et
diabolique ;
- interroger l’ambition de l’art à penser,
imaginer voire anticiper le progrès
scientifique et technologique ;
- étudier les récits d’anticipation, utopies ou
dystopies, comme expression des
interrogations, des angoisses et des espoirs
de l’humanité, y compris en matière
d’environnement.
Questionnement libre
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Croisements entre enseignements
Ces croisements, qui contribuent à une formation cohérente de l’élève, favorisent les
approches disciplinaires décloisonnées et la prise en charge de la formation morale et
civique par toutes les disciplines.
Le français et les langues anciennes
L’enseignement du français rencontre à tout moment les langues anciennes ; elles
permettent de découvrir des systèmes graphiques et syntaxiques différents ; elles suscitent
la réflexion sur l’histoire de la langue ; elles contribuent à l’acquisition du vocabulaire et
éclairent le sens des mots ; elles ouvrent les horizons et les références culturelles qui n’ont
jamais cessé de nourrir la création littéraire, artistique et scientifique.
Elles sont donc au carrefour de l’enseignement de la langue française et des langues
romanes, du programme d’histoire, de l’histoire des arts (peinture, sculpture, architecture, art
lyrique, théâtre, etc.) et des enseignements artistiques. Elles proposent de nombreuses
pistes de lecture, notamment autour de l’étude des mythes, des croyances et des héros. Les
élèves peuvent également examiner les résonances ou les écarts entre les œuvres antiques
et les œuvres modernes et contemporaines ; ils peuvent constituer des collections d’œuvres,
s’en inspirer pour des réécritures personnelles ou pour l’étude de transpositions modernes
des vieux mythes (théâtre, cinéma, roman, poésie, etc.) ; ils peuvent aussi explorer le
patrimoine archéologique local.
Le français et les langues vivantes étrangères ou régionales
La comparaison entre les différentes langues apprises par les élèves et le français est riche
d’enseignements pour les élèves. Elle favorise la réflexion sur la cohérence des systèmes
linguistiques, leurs parentés ou leurs différences, leurs relations.
Ces comparaisons peuvent porter sur les ressemblances et différences syntaxiques et
lexicales ; elles permettent d’identifier des fonds communs aux différentes familles de
langues, d’explorer les parentés pour enrichir le sens des mots ou de réaliser qu’il existe des
visions du monde propres à chaque langue. L’étude de quelques exemples d’emprunts ou
d’exportations du vocabulaire, anciens ou récents, montre aux élèves que les langues sont
des objets vivants et en continuelle mutation.
On gagnera aussi à examiner de manière comparative comment chaque langue construit
son système verbal et temporel, et exprime les relations logiques. Ce sera également
l’occasion d’harmoniser autant que possible l’usage des terminologies grammaticales.
La comparaison d’œuvres littéraires issues de différentes cultures est également très riche.
La lecture en français d’œuvres des patrimoines régional, européen et mondial, notamment
celles qui ont fortement influencé la littérature nationale, peut donner lieu à des travaux
communs, à la lecture d’extraits en langue originale, à la compréhension des contextes
culturels qui ont fait naître ces œuvres. Ces travaux, portant aussi sur les littératures
francophones, montrent aux élèves qu’il existe des formes multiples d’expression française
qui enrichissent par la création les pratiques du français.
Le français, l’histoire et l’enseignement moral et civique
Sans se limiter à une adéquation chronologique entre l’étude des textes et l’étude des
périodes historiques, la déclinaison des entrées de lecture en questionnements plus précis à
chaque niveau du cycle permet des travaux communs ou coordonnés entre français et
histoire. Au-delà des points de passages obligatoires du programme, le professeur de
français apporte une contribution essentielle à la construction des compétences signalées
dans le programme d’histoire, notamment en ce qui concerne l’identification et l’analyse de
documents historiques.
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De multiples réalisations peuvent donner un sens concret aux récits de voyage des
explorateurs à toutes les époques, aux contes orientaux et à leurs avatars orientalistes pour
témoigner du rapport aux autres cultures, à la mise en scène des sociétés du Moyen Âge,
aux divertissements royaux à Versailles, aux modèles héroïques exaltés par la Révolution
française, ou encore à la poésie engagée pendant la Seconde Guerre mondiale.
Les questions du programme de l’enseignement moral et civique se prêtent à l’organisation
de recherches et de débats qui constituent des entraînements efficaces à la construction des
compétences argumentatives.
Le français et les arts
Le programme d’histoire des arts propose de nombreux points d’articulation entre les
littératures, les arts plastiques et visuels, la musique, l’architecture, le spectacle vivant ou le
cinéma. Les élèves sont sensibilisés aux continuités et aux ruptures, aux façons dont les
artistes s’approprient, détournent ou transforment les œuvres et les visions du monde qui les
ont précédés, créent ainsi des mouvements et des écoles témoins de leur temps. Ils peuvent
également étudier les modes de citations, les formes de métissage et d’hybridations propres
au monde d’aujourd’hui et à l’art contemporain. Il est aussi possible d’établir des liens avec
la géographie en travaillant sur l’architecture, l’urbanisme et l’évolution des paysages (réels
et imaginaires) ou sur les utopies spatiales.
Le champ spécifique de l’analyse de l’image est partagé entre plusieurs disciplines qui
gagnent à coordonner les études de leurs corpus et l’appropriation du vocabulaire de
l’analyse.
Le français et les autres champs du savoir
Le français contribue au développement des qualités d’expression dans toutes les
disciplines, y compris scientifiques. On veille à développer, avec le CDI et le professeur
documentaliste, les compétences essentielles – et présentes désormais à tous les niveaux
de la formation – au traitement de l’information, à la connaissance et à l’usage des médias.
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