Matondo Nlandu Sephora
L3A comptabilité et finance
Travail pratique de l'audit comptable
Question n°1
Vous êtes auditeur junior dans un cabinet. Lors d'une mission, vous constatez que le
dossier courant de travail date de trois ans. Les rapprochements bancaires sont
incomplets et aucune feuille d'observation n'a été remplie, malgré la présence de
plusieurs anomalies comptables.
A. Quelles sont les erreurs constatées dans la gestion du dossier de travail ?
B. Quels risques cela fait-il courir à la mission d’audit ?
C. Que pouvez-vous faire en tant qu’auditeur junior dans une telle situation ?
Question n°2
À la fin de la mission, vous demandez à la direction de signer une lettre de déclaration,
mais celle-ci refuse, en arguant que tous les éléments ont déjà été discutés oralement.
A. Pourquoi cette lettre est-elle essentielle dans un audit ?
B. Quelles peuvent être les conséquences du refus de la direction ?
C. Quelle attitude l’auditeur doit-il adopter face à ce refus ?
Reponse n°1
A. Erreurs constatées dans la gestion du dossier de travail :
- Utilisation d’un dossier vieux de trois ans : dossier non actualisé
- Rapprochements bancaires incomplets
- Absence de feuilles d’observation malgré la présence d’anomalies
- Manque de traçabilité et de documentation des travaux réalisés
- Défaut de mise à jour et de conformité aux normes d’audit
B. Risques pour la mission d’audit :
- Remise en cause de la fiabilité et de la qualité des travaux d’audit
- Opinion biaisée ou non fondée de l’auditeur
- Risque de responsabilité professionnelle en cas de fraude non détectée
- Réputation du cabinet impactée
- Manque d’éléments probants pour justifier l’opinion émise
C. Ce que peut faire l’auditeur junior :
- Alerter son supérieur hiérarchique immédiatement
- Proposer une mise à jour complète du dossier courant
- Compléter les rapprochements et initier les feuilles d’observation
- S’assurer que les anomalies soient remontées et analysées
- Respecter les normes d’audit même en tant que junior
Reponse n°2
A. Importance de la lettre de déclaration :
- Confirme que la direction assume la responsabilité des informations fournies
- Constitue un élément probant essentiel pour l’auditeur
- Protège l’auditeur contre d’éventuelles déclarations contradictoires ultérieures
- Permet de formaliser les engagements de la direction
B. Conséquences du refus de la direction :
- Suspicion d’une volonté de dissimulation ou de manque de transparence
- Limitation de l’étendue de l’audit
- Impact sur l’opinion de l’auditeur (émission d’une opinion avec réserve, refus
d’exprimer une opinion, etc.)
C. Attitude à adopter par l’auditeur :
- Expliquer à la direction l’importance juridique et professionnelle du document
- Consigner par écrit le refus la documentation d’audit
- En informer son superviseur et la direction du cabinet
- Adapter l’opinion du rapport d’audit en conséquence.