EPREUVE : ECONOMIE
NB : Le candidat traitera l’un des deux sujets au choix.
Consigne : Lisez attentivement le texte suivant et exécutez les tâches.
SUJET N°1
Texte :
Document 1 :
Les nouvelles technologies ont révolutionné le secteur financier. C’est connu. Mais les
banques béninoises n’ont pas été du reste. Usage de cartes à puce, relevé de compte
électronique, services de banque via internet, le paysage bancaire béninois s’est profondément
transformé ces dernières années, renforçant l’accès des populations aux services bancaires.
«Notre pays est caractérisé par un faible taux de bancarisation. Nous avons compris que la
meilleure manière d’accélérer cette bancarisation, c’est d’utiliser les TIC», commente un
banquier béninois qui a requis l’anonymat.
En 2010, le taux de bancarisation était estimé à 3,4%, soit un guichet pour 33 325
habitants, selon les chiffres de la BCEAO, largement en deçà de la moyenne au niveau de
l’UEMOA qui se situait autour de 9%. Dans le même temps, la France table sur un taux de
bancarisation de 99%, la Tunisie 60% et le Maroc 40%. Pour renforcer le taux de pénétration
bancaire, l’usage des applications TIC était donc le bienvenu. Même si on est encore loin des
objectifs de 20% de taux de bancarisation fixés, l’usage des guichets automatiques ou encore
le e-money n’est plus un secret pour de nombreux béninois. Avec l’avènement des cartes à
puce, beaucoup de clients des banques ont perdu le chemin des guichets traditionnels. Je
préfère vraiment le guichet automatique. Il me permet d’éviter les longues files dans les
banques et surtout de faire une panoplie d’opérations par moi-même, comme le retrait, la
situation de mon compte et même le transfert », soutient Aliou, un transporteur croisé devant
un GAB d’une banque à Cotonou. De jour ordinaire ou férié comme de nuit, les banques offrent
désormais la possibilité aux béninois de faire des opérations à tout instant, faisant ainsi un saut
qualitatif dans la modernité. Dans certaines pharmacies de la place, plus besoin d’avoir
forcément des espèces pour payer ses médicaments. Une carte bancaire peut faire l’affaire.
Tout comme dans certaines stations-services et supermarchés où l’achat de carburant et des
produits s’opère à la carte.
Gnona FANGBEDJI in "La Nation Magazine" N°001
Document 2 :
La transformation numérique fait partie des facteurs qui forgeront l’avenir du secteur
bancaire africain, au même titre que l’évolution démographique, les nouvelles exigences des
clients et la consolidation industrielle. Bien que les espèces demeurent le moyen de paiement
le plus utilisé, les services numériques progressent considérablement. La pénétration
importante du téléphone mobile, qui devrait atteindre 85% d’ici à 2020 (pour 498 millions de
smartphones) permet aux banques d’accéder à des millions de nouveaux clients, tandis que le
rythme d’innovation des start-up spécialisées dans la fintech ne fléchit pas.
Le nombre élevé de non-bancarisé et de clients bénéficiant de services insuffisants,
associé à des économies en croissance et à la hausse de la demande en matière de services
financiers plus sophistiqués, est l’occasion pour l’industrie bancaire africaine de proposer de
nouvelles solutions d’accès aux services financiers, en plus des agences et des réseaux de GAB.
La numérisation a également le potentiel d’atténuer certains des principaux problèmes
économiques et structurels. Les encaissements numériques, pour les règlements de factures
d’eau, d’électricité et de téléphone, par exemple, contribueront à lier l’intérêt des entreprises
au confort des particuliers.
Si ces avantages se concrétisent, aider les clients à adopter les nouvelles technologies
et créer un cadre réglementaire favorable seront tout aussi important que les solutions
elles-mêmes.
Ces avancées présentent plusieurs écueils : il faut, en particulier, améliorer les
connaissances financières, aligner les réglementations sur l’innovation, et assurer la sécurité
de toutes les transactions numériques, malgré l’augmentation des menaces liées à la
cybersécurité. Néanmoins, l’adoption rapide des porte-monnaie électroniques indique que les
consommateurs africains acceptent mieux les technologies numériques que les occidentaux.
Elles constituent donc une arme essentielle dans l’arsenal de la banque pour conserver son
avantage concurrentiel.
Adé AYEYEMI in "Africain Banker" Novembre-Décembre-Janvier 2018
Tâche :
I- Compréhension du texte
1) Donnez l’idée générale du texte.
2) Expliquez les mots et expressions suivants tirées du texte.
- Le taux de bancarisation,
- Le e-money,
- L’industrie bancaire africain,
- Les technologies numériques.
3) Expliquez comment le téléphone peut permettre aux banques d’accéder à de nouveaux
clients.
4) Précisez ce que représentent les cartes à puce pour la monnaie scripturale.
II- Maîtrise des connaissances
5) Dites pourquoi l’Economie entretient des relations avec la sociologie.
6) Donnez le comportement des agents économiques en période :
- D’inflation ?
- De déflation ?
7) Définissez les mots et expressions suivants :
- Socialisation
- Acculturation
8) Expliquez pourquoi, en tant qu’indicateur de croissance économique, le produit intérieur
brut (PIB) a des limites.
III- Mini dissertation
Exposez les conséquences de la transformation numérique du système bancaire
béninois.
SUJET N°2
Analysez le rôle du crédit dans une économie et particulièrement dans l’économie
béninoise.
Fin