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Devoir MPSI 3 : Homographies et Suites

Le document présente un devoir de mathématiques sur les homographies et les suites récurrentes, avec des exercices sur la différence symétrique et les applications homographiques. Il inclut des démonstrations et des propriétés des homographies, ainsi que des études de suites définies par récurrence. Des questions sur l'approximation de fonctions par des homographies sont également abordées.

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Le document présente un devoir de mathématiques sur les homographies et les suites récurrentes, avec des exercices sur la différence symétrique et les applications homographiques. Il inclut des démonstrations et des propriétés des homographies, ainsi que des études de suites définies par récurrence. Des questions sur l'approximation de fonctions par des homographies sont également abordées.

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MPSI 3 - Fermat Pour le 6.10.

22
2022-2023

Devoir à la maison n◦ 2
La notation tiendra particuliérement compte de la qualité de la rédaction, la précision des
raisonnements et l’énoncé des formules utilisées.

————————————————————–
Exercice
Soit E un ensemble. On note, pour toutes parties A et B de E : A∆B = (A ∪ B) ∩ (A ∩ B)
où G est le complémentaire de G dans E. A∆B est appelé la différence symétrique de A et B.
1. Déterminer A∆B dans les deux exemples précédents :
(a) E = {1, 2, 3, 4}, A = {1, 2} et B = {1, 3}.
(b) E = R, A =] − ∞; 2] et B = [1; +∞[.
2. Etablir : ∀ A, B ⊂ E, A∆B = (A ∩ B) ∪ (B ∩ A)
3. Montrer que pour tout A, B ⊂ E, 1A∆B = 1A + 1B − 2 · 1A 1B
4. En déduire que ∆ est associative dans P(E) :
∀ (A, B, C) ∈ P(E)3 , (A∆B)∆C = A∆(B∆C)

Problème
az + b
Dans ce problème, nous étions quelques propriétés des homographies z 7→
cz + d
A. A propos des applications homographiques
On note R4 = {(a, b, c, d) ∈ R4 | (c, d) 6= (0, 0)}. Pour tout A ∈ R4 , on considère :
fA : R \ {− dc } −→ R fA : R −→ R
ax + b (pour c 6= 0) ax + b (pour c = 0)
x 7−→ x 7−→
cx + d d
On dit que le 4-uplet A = (a, b, c, d) est normalisé si ad − bc = 1.
On note E = {fA , A ∈ K4 } et E ∗ = {fA , A ∈ K4 et ad − bc 6= 0}
1. Montrer que si ad − bc = 0, alors fA est une application constante. On donnera sa valeur.
On considère maintenant des homographie de E ∗ .

2. A quelle condition (nécessaire et suffisante) sur A = (a, b, c, d) et A0 = (a0 , b0 , c0 , d0 ) a-t-on


fA = fA0
3. On considère maintenant des homographie de E ∗ .

4. Montrer que pour tout f ∈ E ∗ , il existe exactement deux quadruplets A, A0 ∈ K4 , normalisés


tel que f = fA = fA0 .
5. Soient A = (a, b, c, d) et A0 = (a0 , b0 , c0 , d0 ) ∈ R4 . Montrer que
fA0 ◦ fA = fA00
avec A00 = (a0 a + b0 c, a0 b + b0 d, c0 a + d0 c, c0 b + d0 d).
On verifiera que A00 ∈ R4
6. On considère A = (a, b, c, d) ∈ E ∗ , puis A = (d, −b, −c, a). Que vaut fA ◦ fA et fA ◦ fA ?
7. En déduire que toute homographie f de E ∗ est inversible. Comment s’exprime f −1 ?

B. Suite récurrente définie à partir d’une homographie


Dans cette partie, on considère une homographie fA de E ∗ .
On définit alors la suite (un ) par récurrence (si possible) :
aun + b
u0 ∈ C pour tout n ∈ N, un+1 =
cun + d
si il existe n ∈ N tel que cun + d = 0, alors on dit que la suite est mal définie.
On note pA , l’application polynomiale : pA : x 7→ cx2 + (d − a)x − b
1. On suppose que pA = c(x − α)(x − β), avec α 6= β
(a) Montrer que α et β sont différents de ac .
(b) Montrer que si u0 = α, ou u0 = β, alors (un ) n’est pas mal définie et est en fait une suite
constante.
(c) On suppose donc que u0 ∈ / {α, β}. Montrer alors que pour tout n ∈ N, un 6= α.
un − β cα + d
(d) On considère alors vn = et q = .
un − α cβ + d
On supposera que pour tout n ∈ N, cun + d 6= 0.
(sinon, on arrête l’étude de la suite à l’étape n0 − 1 tel que cun0 + d = 0).
Montrer que pour tout n ∈ N, vn+1 = qvn
(e) En déduire que (un ) est bien définie et une expression explicite de un en fonction de n (et
α, β et q).
(f) Selon la valeur de q, quelle est la limite de (un ) ?
2. On suppose que pA = c(x − α)2
(a) Montrer que si u0 = α, alors (un ) est bien définie et est en fait une suite constante.
(b) On suppose donc que u0 ∈ / {α}. Montrer alors que pour tout n ∈ N, un 6= α.
1 cα + d
(c) On considère alors vn = et r = c .
un − α ad − bc
On supposera que pour tout n ∈ N, cun + d 6= 0.
(sinon, on arrête l’étude de la suite à l’étape n0 − 1 tel que cun0 + d = 0).
Montrer que pour tout n ∈ N, vn+1 = vn + r
(d) En déduire que (un ) est bien définie et une expression explicite de un en fonction de n (et
α, β et r).
(e) Quelle est la limite de (un ) ?

B. Etude des homographies, comme fonctions de R sur R


On cherche dans cette partie à approcher les fonctions numériques par des homographies.
On considère dans toute cette partie :
— A = (a, b, c, d) ∈ R4 tel que ad − bc = 1.
— on suppose que c > 0 !
1. Faire une étude complète de la fonction fA (ensemble de définition, variations, limites et asymp-
totes).
Pour la représentation graphique, on prendra c = 12 = −a et b = d = −1.
2. Approximation en 0. On considère une fonction f de classe C 2 sur R.
On note ϕ : x 7→ (cx + d)f (x) − (ax + b), on suppose toujours ad − bc 6= 0.
(a) Quelle relation nécessaire et suffisante (R1 ) faut-il supposer sur a, b, c, d (en fonction de f )
pour que ϕ(0) = 0
(b) Quelle relation nécessaire et suffisante (R2 ) faut-il supposer sur a, b, c, d (en fonction de f )
pour que ϕ0 (0) = 0
(c) Quelle relation nécessaire et suffisante (R3 ) faut-il supposer sur a, b, c, d (en fonction de f )
pour que ϕ00 (0) = 0
(d) Montrer que si f 0 (0) = 0, alors pour que (R1 ) et (R2 ) soient vérifiées, on doit avoir ad − bc =
0.
(e) On suppose que f 0 (0) > 0. Exprimer la solutions (a, b, c, d) de (R1 , R2 , R3 ) vérifiant ad−bc =
1 et c > 0.
(f) Soit X > 0. On suppose qu’il existe M ∈ R tel que pour x ∈] − X, X[, |ϕ(3) (x)| 6 M .
On suppose également que −d c ∈]
/ − X, X[.
x3 M x3
Montrer que pour tout x ∈] − X, X[, fA (x) − M 6 cx+d 6 f (x) 6 fA (x) + 6 cx+d
3. Application :
(a) Trouver A = (a, b, c, d) normalisé tel que fA approche au mieux la fonction exp en 0.
On admet que dans ce cas et pour X = 1, on trouve pour tout x ∈] − 1, 1[, |ϕ(3) (x)| 6 e.
(b) En déduire que |4 ln 2 − e| 6 6e − 16

3 + 8 ln 2 .
(On remarquera que 6e − 16 3 + 8 ln 2 ≈ 0, 095.)
4. Approximation en x0 .
En faisant le changement de variable y = x − x0 , montrer que l’on peut exploiter la méthode
précédente (question 3) pour obtenir une approximation de f en x0 par une fonction homogra-
phique.

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