Introduction à la gemmologie moderne
Introduction à la gemmologie moderne
2
INTRODUCTION...........................................................................................................................................3
chapitre 1 : Gemmes dans la nature.........................................................................................................4
1.1 Roches.............................................................................................................................................4
1.2 Roches sédimentaires.....................................................................................................................5
1.3 Roches métamorphiques.................................................................................................................5
1.4 Origine des minéraux.......................................................................................................................6
1.5 Gemmes dans la nature..................................................................................................................6
Chapitre 3 : Cristaux..............................................................................................................................7
2.1 Les éléments de symétrie................................................................................................................7
2.2. Les 7 systèmes cristallins...............................................................................................................7
2.3. Caractéristiques du cristal..............................................................................................................9
Chapitre 3 : Propriétés physiques des minéraux....................................................................................11
3.1 Décolleté ou casse........................................................................................................................11
3.2. Dureté...........................................................................................................................................12
3.3 Densité...........................................................................................................................................13
3.3 Réactions de la matière à la lumière.............................................................................................13
3.3 Couleur..........................................................................................................................................14
[Link] de la lumière ou incendie................................................................................................15
3.5 Pléochroïsme.................................................................................................................................15
[Link]................................................................................................................................16
Chapitre 4 : Les instruments du gemmologue........................................................................................17
4.1 Observation « à l'œil nu »..............................................................................................................17
4.2 Examen minutieux.........................................................................................................................18
4.3 Observations microscopiques.......................................................................................................18
[Link] polariscope...............................................................................................................................19
[Link] réfractomètre............................................................................................................................20
4.6 Le dichroscope..............................................................................................................................23
4.7 Le spectroscope d'absorption........................................................................................................24
4.8 Lampes et filtres ultraviolets..........................................................................................................25
Chapitre 5 : Pierres synthétiques et imitations........................................................................................25
[Link] définitions......................................................................................................................26
[Link] synthétiques......................................................................................................................26
5.3. Imitations......................................................................................................................................31
[Link] des gemmes..............................................................................................................33
Chapitre 6 : Le marché aux gemmes......................................................................................................35
[Link] marché du diamant...................................................................................................................35
6.2. Pierres de bijouterie......................................................................................................................37
6.3. LES MINÉRAUX GEMMES AU CAMEROUN..............................................................................38
RÉFÉRENCES............................................................................................................................................40
ABSTRAIT
La gemmologie est un résumé des principaux concepts de la géologie, de la chimie, de la
cristallographie et de l'optique cristalline qui sont nécessaires à toute personne souhaitant s'initier à
la gemmologie.
La gemmologie, qui a souvent été considérée plus comme un art que comme une science, est
enseignée à des étudiants de tous horizons : bijoutiers, designers, lapidaires et diamantaires, artistes
et de nombreux amateurs de pierres précieuses.
Ces chapitres s'adressent à ceux qui sont particulièrement attirés par le commerce de la pierre. De
même, les principes de base de l'optique ont rendu possibles les méthodes d'identification par
spectrométrie. Ce sont des domaines et des préoccupations de la gemmologie actuelle.
Il y a une description des principales gemmes minérales ou gemmes d'origine organique. Tout au
long de l'ouvrage, un accent particulier est mis sur l'aspect pratique de la gemmologie, et beaucoup
d'accent est mis sur l'identification et l'observation des gemmes.
Un gemmologue doit être capable, grâce à ses connaissances et à l'aide d'appareils, d'identifier de
vraies gemmes et d'en détecter les imitations. C'est cette connaissance particulière et l'utilisation de
ces appareils particuliers qui font l'objet de ce cours. Estimer la valeur des pierres précieuses
nécessite en plus de la connaissance une expérience commerciale nécessaire dans la bijouterie et
dans les métiers de la taille.
INTRODUCTION
La gemmologie est la science des pierres précieuses. Ce que l'on appelle communément « pierre »
fait référence à toute substance inorganique du règne minéral. Une « pierre précieuse » qui est
synonyme de gemme pour nous est une pierre qui intéresse les humains. Plus de 90 % des pierres
précieuses ou des pierres précieuses proviennent de minéraux naturels. Il s'agit d'une très petite
fraction des minéraux existants dans la nature : sur les 4000 espèces minérales connues, seules une
trentaine d'entre elles sont couramment utilisées. Pour qu'une « pierre » soit considérée comme une
gemme, elle doit répondre à trois critères de qualité :
La beauté : cela fascine l'œil de l'observateur soit par une couleur profonde, une brillance
particulière, un effet d'optique particulier, c'est une appréciation subjective qui prend en
compte
-Pour les gemmes transparentes.
- Pour ceux qui sont incolores, cela dépend du feu (ou effet « arc-en-ciel »), de la brillance
(propension à la lumière à se refléter dans la gemme) et de son degré de transparence.
- Pour les pierres translucides, qu'elles soient incolores ou colorées, la couleur et l'aspect
extérieur sont importants. Parmi ces derniers, on prend en compte l'effet d'inclusions particulières,
mais aussi d'effets lumineux tels que l'opalescence, l'iridescence, la chatoyance, l'astérisme etc.
-Pour les minéraux opaques, c'est la capacité à bien refléter leur couleur, à prendre un beau
poli ou d'autres aspects particuliers.
Toutes ces caractéristiques relatives à la beauté sont mises en lumière plus tard par la taille et le
polissage.
Durabilité ou inaltérabilité : qui, grâce à sa résistance aux frottements mécaniques et à son
insensibilité aux agents chimiques, garantit sa durabilité dans le temps. La poussière qui
nous entoure contient toujours un peu de quartz. Il est donc impératif qu'une gemme ait une
dureté supérieure à celle de ce minéral.
La rareté qui lui confère la qualité d'un objet convoité, donc cher, et en fait un symbole de
richesse et de puissance.
Alors que la plupart des gemmes proviennent de substances minérales naturelles, il existe également
des gemmes d'origine organique. Il s'agit de :
perles ou nacres issues des sécrétions carbonatées de certains mollusques,
les coraux, qui sont des squelettes d'organismes marins,
ivoire fabriqué à partir de dents de mammifères (éléphant, hippopotame, mammouth...)
L'ambre, qui est une résine fossilisée de conifères
le jais, un charbon végétal très pur,
Copal, une résine de conifère durcie.
Il existe également des produits artificiels, conçus pour imiter les pierres précieuses naturelles :
Verre et matières plastiques : colorés ou non, d'origine minérale ou organique.
Des gemmes synthétiques qui sont de vraies gemmes mais produites par l'homme au lieu de la
nature
Des gemmes artificielles qui n'existent pas dans la nature mais qui sont produites par
l'homme.
Des pierres composées appelées « doublets » ou « triplés ». Il s'agit de collages de véritables
gemmes sur verre afin d'augmenter leur volume et d'obtenir l'apparence d'une pierre naturelle.
1.1 Roches
Les croûtes continentales et océaniques sont formées de roches de composition minéralogique
spécifique. Pour nos besoins, nous dirons qu'une roche est composée de minéraux.
Il existe trois types de roches selon leur milieu d'origine : les roches éruptives (issues du magma),
les roches sédimentaires et les roches métamorphiques ; Ces derniers sont le résultat de la
transformation d'autres roches de la croûte terrestre.
Roches éruptives
Les roches éruptives (aussi appelées « roches magmatiques ») sont produites par la solidification
du magma (ou masse minérale en fusion), qui, venant des profondeurs, s'immisce dans la croûte
terrestre. On peut reconnaître par leur composition minéralogique et leur aspect ou texture :
Les roches profondes se sont consolidées massivement et lentement dans l'épaisseur même
de la croûte terrestre ; Les minéraux qui les composent sont transformés en cristaux bien
formés. On dit que la roche a une texture granuleuse (« granuleuse ») ;
Roches volcaniques qui s'étendent à la surface du sol par les volcans et se consolident
rapidement ; Seuls certains minéraux parviennent à bien se former et le ciment entre ces
minéraux reste vitreux. C'est ce qu'on appelle la texture porphyrique.
Roche métamorphique
Les gemmes peuvent apparaître dans des dépôts d'origine magmatique ou sédimentaire. Ce sont
des minéraux accidentels ou accidentels qui se sont développés en de beaux cristaux. Ces dépôts
sont rares.
Les kimberlites sont des roches basiques des profondeurs du manteau supérieur qui, sous une
pression considérable, ont atteint la surface. Ce sont les seuls gisements primaires exploités pour les
diamants.
Dépôts secondaires
Chapitre 3 : Cristaux
Polyèdre Éléments
Système de cristal fondamental caractéristiques de la Exemple d'un minéral
symétrie
Quadratique ou
tétragonale 1 Axe principal d'ordre 4 zircon
Hexagonal
1 6 Axe principal béryl
Rhomboédrique corindon,
ou trigonal 1 Axe principal à 3 ordres tourmaline,
quartz
chrysobéryl
topaze
Orthorhombic 3 Axes d'ordre 2 péridot
Les cristaux sont analysés à l'aide d'éléments de symétrie. C'est moins immédiat pour les cristaux
qui présentent un développement irrégulier de leurs faces. Mais il est important de savoir que dans
un cristal l'angle entre 2 faces est constant, quel que soit leur développement relatif.
Cristaux violets
Dans la nature, les cristaux se développent souvent en groupes formant des agrégats. Ces
regroupements sont dus à des circonstances fortuites au moment de leur croissance et sont
reconnaissables à leur agencement irrégulier. Quand, en revanche, plusieurs individus (ou cristaux)
sont présentés les uns à côté des autres en obéissance à des lois géométriques très précises, on parle
alors de jumeaux et de cristaux maclés. Le jumeau du diamant, par exemple, provient d'une rotation
de 180° de 2 individus autour d'un plan (plan macle). Il existe également des jumeaux de pénétration
(le jumeau étoile du chrysobéryl, ou le jumeau croisé du staurotidé).
Polymorphisme
Un composé chimique peut cristalliser sous plusieurs formes cristallines en fonction des
conditions de pression et de température auxquelles il est soumis. Le carbone ne cristallise sous
forme de diamants que dans des conditions de pression et de température très élevées qui se
produisent naturellement dans les gisements de kimberlite. Le plus souvent, dans la croûte terrestre,
il cristallise sous forme de graphite.
oto Jo)
Isomorphisme
Lorsque les minéraux ont des compositions chimiques légèrement différentes, mais ont la même
structure cristalline, on parle de minéraux isomorphes. La famille des grenats est une famille de
minéraux isomorphes. C'est également le cas pour les nombreux carbonates, comme les minéraux
ci-dessous. La calcite est du carbonate de calcium ; Dans la Smithsonite, le zinc a remplacé le
calcium et dans la rhodochrosite, le manganèse est présent. Ces différentes compositions chimiques
confèrent également à chaque minéral des propriétés physiques particulières.
Chapitre 3 : Propriétés physiques des minéraux
Chaque espèce minérale possède des propriétés bien spécifiques, qui, comme leur habitus,
constituent leur identité. Vous pouvez gratter, fracturer, brûler ou simplement observer un minéral,
et à chaque manipulation ou observation,
L'identification d'un minéral n'est pas si simple. Pour analyser les propriétés physiques des
minéraux, les minéralogistes utilisent des expériences de laboratoire et des équipements de haute
précision qui nécessitent une manipulation délicate. Cependant, il existe des moyens d'identification
rapides qui fournissent des informations suffisantes et permettent d'identifier la substance. Le
gemmologue utilise ces méthodes afin de déterminer les diamants bruts.
Les minéraux ont leurs propres caractéristiques, qui reflètent l'arrangement des atomes dans leur
structure cristalline. Ils déterminent des propriétés invariables pour chaque espèce minérale. Il s'agit
de :
- décolleté ou absence de décolleté
- la cassure, c'est-à-dire l'apparition de la cassure
- Dureté
- Densité
- Caractères optiques :
- isotropie ou anisotropie
- le(s) indice(s) de réfraction (s) dont dépend la luminosité
- absorption ou diffusion, responsable de la coloration
- Le pléochroïsme témoin des variations de couleurs
- La dispersion ou le feu de la pierre
3.2. Dureté
Le minéralogiste définit la dureté d'une substance comme la résistance que la cohésion de ses
molécules oppose à la destruction de sa structure. En pratique, il s'agit de la résistance offerte par un
minéral lorsque vous essayez de le rayer.
Pour déterminer la dureté d'un minéral, 10 minéraux de référence ont été définis, avec une dureté
allant de 1 à 10. Cette échelle de dureté est appelée « échelle de Mohs ». Ils sont classés de telle
sorte que chaque minéral raye celui qui le précède et est barré par celui qui le suit.
Échelle de Mohs
1. talc 6. orthose
2. gypse 7. quartz
3. calcite 8. topaze
4. Fluorite 9. corindon
Quelques conseils :
-L'ongle gratte les minéraux d'une dureté inférieure à 2.
-Un canif raye tous les minéraux d'une dureté inférieure à 4.
-Rayures en acier trempé 5- dureté minéraux
-Le verre raye les minéraux d'une dureté inférieure à 7.
3.3 Densité
La densité d'un minéral est relative à la nature des atomes qui le composent
d'une part, et d'autre part à l'agencement plus ou moins compact des atomes
dans la structure cristalline. C'est donc, au même titre que la casse, le clivage
ou la dureté, une caractéristique inhérente aux espèces minérales. Un quartz
pur aura toujours une densité de 2,65.
La gemme est pesée à l'air, puis elle est pesée immergée dans de l'eau
distillée. La différence entre le poids dans l'air et le poids dans l'eau est
appelée « la poussée » (flèche vers le haut) et cette poussée est égale au poids
de l'eau contenue dans un volume égal à celui de la gemme.
Nous calculons la masse volumique par la formule :
densité =
3.3 Réactions de la matière à la lumière
Lorsque la lumière est transmise à travers un corps ou est réfléchie par ce corps, elle réagit en
fonction de la composition chimique et de la structure cristalline ou même de l'absence de structure
cristalline de ce corps. Des phénomènes optiques ont été observés depuis l'Antiquité, mais ce n'est
que tardivement, au XVIIIe siècle, que les naturalistes ont réussi à définir les propriétés optiques de
la matière, et ce n'est qu'à l'aube du XXe siècle qu'une explication scientifique de la lumière a été
formulée. La construction des dispositifs d'identification utilisés en gemmologie est basée sur des
principes physiques tels que la réfraction, la réflexion et la polarisation de la lumière ainsi que
l'absorption et la diffusion et autres... C'est à travers ces appareils que le gemmologue observe les
caractéristiques optiques des gemmes et effectue des mesures. Et aussi, n'est-ce pas le jeu de la
lumière qui fait la beauté des pierres précieuses ?
3.3 Couleur
Dans le paragraphe précédent, nous avons étudié les effets de la lumière qui ont leur origine dans
l'arrangement cristallographique de la matière ; nous avons trouvé une explication de certains
phénomènes de l'optique cristalline tels que la polarisation, la réfraction et la réflexion de la lumière.
Le matériau produit encore d'autres effets, qui sont cette fois causés par la nature des éléments
chimiques qui composent le minéral ou le verre. En termes physiques, il s'agit d'effets liés à
l'absorption et à la diffusion de la lumière par la matière. La couleur trahit l'absorption de la lumière.
Les effets de fluorescence, qui contribuent à la coloration, sont dus à la diffusion de la lumière par le
minéral. Ces phénomènes se produisent au niveau des atomes qui composent le minéral, et même au
niveau de leur enveloppe électronique. Ces phénomènes physiques ont ouvert le domaine de la
spectroscopie, qui fut à l'origine de dispositifs utiles à l'identification des gemmes. Dans ce
domaine, nous nous limiterons à l'étude du spectroscope d'absorption, qui est un moyen
d'identification classique. Il existe d'autres appareils de spectroscopie ou de spectrométrie
(infrarouge, ultraviolet, rayons X, microspectrométrie Raman, etc.) utilisés dans des laboratoires
spécialisés.
Toute matière a la propriété de refléter une couleur. La profondeur de la couleur est importante en
gemmologie. N'est-ce pas par la couleur que l'on attribue une valeur à une gemme ? Une gemme
très colorée, par exemple un rubis caractérisé par un rouge profond sera plus estimé qu'un rubis
pâle ou un saphir rose. Il faut remonter à la composition atomique de la matière pour comprendre le
phénomène de coloration.
.
La couleur des gemmes
[Link]
On peut dire que la luminescence est l'inverse de l'absorption. Ainsi, au lieu
d'une « disparition » des zones de coloration, il y a « production » de
couleurs. La diffusion est une émission diffuse (non directionnelle) de
lumière. Lorsque les électrons sont soumis à une énergie supérieure au spectre
visible, par exemple à la lumière noire (rayons ultraviolets) ou aux rayons X,
ces électrons relativement libres vont absorber de l'énergie puis la « libérer »
en la libérant sous forme d'ondes de plus longue (et moins énergétique). Il y a
alors une émission de photons. Cela produira un flux d'ondes, qui, si elles sont
d'une longueur correspondant au spectre visible, se traduira par une couleur.
C'est ce qu'on appelle plus précisément la fluorescence.
L'iridescence, qui est le pointillisme coloré bien connu de l'opale, est une illustration du
phénomène de diffraction. Il en résulte la production de couleurs pures causées par la
réflexion et l'interférence de la lumière blanche sur de petites sphères de silice d'un diamètre
de 30 à 60 (disposées en parfait alignement. Lorsque notre regard fixe une tache d'opale sous
différents angles, nous remarquons que toutes les couleurs de l'arc-en-ciel apparaissent en
alternance ! Illuminer une opale d'une lumière monochromatique annule l'iridescence !
La labradorescence et l'adularescence des feldspaths sont également produites par la
di#raction. La lumière est réfléchie sur le bord de bandes très fines
Ce chapitre résume les informations pratiques que l'on peut tirer de l'utilisation d'appareils
gemmologiques « classiques » tels que les loupes, les microscopes, les polarcopes, les
réfractomètres, les dichroscopes et les spectroscopes. Les principes physiques qui sous-tendent la
construction de ces appareils comprennent :
4.1 Observation « à l'œil nu »
C'est le premier réflexe que nous avons tous lorsque nous recevons une gemme à analyser ! Au
premier coup d'œil, vous pouvez vous faire une idée d'une gemme, de son apparence, de sa qualité,
mais attention aux idées reçues ! Dans de nombreux cas, il faudra passer par toutes les étapes de
détermination avant de donner un nom à la gemme.
L'observation des couleurs de la gemme peut se faire sous un éclairage différent plus ou moins
prononcé, en lumière naturelle ou artificielle. La lumière électrique peut déformer la couleur. Les
gemmes, comme l'alexandrite (chrysobéryl), présentent des couleurs différentes sous différents
éclairages (lumière du jour, lampe à incandescence, etc.).
Sparkle : Pour une gemme transparente ou opaque, il s'agit de déterminer la propension à la
réflexion de la lumière dans la gemme. La luminosité est proportionnelle à l'indice de
réfraction15. Cela dépend aussi de la qualité du polissage de la pierre. Cependant, afin de
déterminer l'indice de réfraction... Seul le réfractomètre donne une mesure précise, et cette
mesure est essentielle pour l'identification de la gemme
Feu : ou effet « arc-en-ciel » produit par une gemme transparente. Le feu peut être affecté
par la couleur de la gemme (si elle est colorée), sa clarté et la qualité de sa taille (le facettage
ou le volume de la pierre taillée).
Réflexions sur des pierres translucides à opaques : il s'agit de déterminer la qualité de
l'astérisme, de la chatoyance, de l'opalescence, de l'iridescence, de la labradorescence et de
l'adularescence, etc. L'intensité de ces reflets est souvent déformée lorsqu'on l'expose à la
lumière artificielle ! Profitez-en à la lumière naturelle !
4.2 Examen minutieux
C'est l'instrument le plus simple, le plus utilisé et le plus facilement transportable. Composée d'une
- Biréfringence : une forte biréfringence est détectée dans la gemme lorsque, lorsque la gemme
est observée à travers la table, une double image est perçue, par exemple le doublement des
bords de la culasse,
- les clivages et leur aspect irisé, les ruptures possibles,
- inclusions caractéristiques. (Les proportions d'inclusions ou d'impuretés déterminent la qualité
et la valeur d'un diamant !)
- les plans de collage en doublets,
- toute trace visible de contrefaçon9 (par exemple, traces de colorant pour les cabochons).
4.3 Observations microscopiques
Composé de lentilles plus performantes qu'une loupe, le microscope permet évidemment un
meilleur grossissement de l'objet. Mais l'observation ne se fait qu'à la lumière électrique, ce qui peut
donner une fausse idée de la couleur de la gemme.
Il s'agit ici de l'utilisation de jumelles adaptées à l'étude des pierres précieuses et équipées d'un
éclairage approprié.
En comparaison, le microscope polarisant des minéralogistes10 permet de déterminer avec
précision les caractéristiques optiques des minéraux.
Les diamantaires utilisent une loupe à grossissement 10x pour évaluer la pureté d'une pierre.
[Link] polariscope
Basé sur le principe de la polarisation de la lumière, ce dispositif permet de déterminer le
caractère anisotrope ou isotrope d'une gemme transparente à translucide. Il s'agit d'une première
analyse optique de la gemme. Le polariscope se compose de 2 filtres polaroid « croisés » entre
lesquels est placée la gemme qui est éclairée artificiellement. Le retournement de la gemme sur elle-
même permet d'observer des di#érents d'illumination19.
La règle générale dit que si une pierre s'allume tous les 90° de sa rotation, la pierre est anisotrope, si,
au contraire, elle reste toujours « off », elle est isotrope.
[Link] réfractomètre
Préalablement... Mettez une goutte de liquide réfractomètre sur le verre et placez la gemme lavée
et séchée de manière à ce qu'un film de liquide se répande entre la gemme et le verre du
réfractomètre.
Exemples de quartz dont la table est orientée en tenant compte de l'axe optique (AO)
Orientation par rapport à l'axe optique : il existe deux indices ayant au moins la même valeur sur la
mesure de l'une des positions de la rotation de la gemme. Recherchez les grands et les petits indices
comme précédemment et déterminez le signe optique (c'est le cas théorique que nous avons étudié
pour la calcite).
Lorsque la table est perpendiculaire à l'AO, il est impossible de dire si le cristal est positif ou négatif.
Lire les indices et calculer la biréfringence.
Dans le cas général, 2 indices variables sont mesurés sur une demi-rotation ou une rotation
complète de la gemme. Les 2 indices correspondant aux extrêmes de la mesure sont enregistrés et
permettent de calculer la biréfringence. Avec le résultat de ses mesures, le spécialiste déterminera
également un indice moyen et attribuera un signe optique au cristal. Si l'indice moyen est proche du
petit indice, on dit que le cristal est positif (« biaxe + ») et sinon, il est négatif (« biaxe -« ).
Tableau d'identification
(pour 12 espèces minérales)
Indice Système de
de erreur Espèces minérales biréfringence cristal de densité
réfractio caractères
n optiques
LES GRENATS :
+.020
1.74 -.010 grossulaire isotrope, cubique 3.61
+.009
1.762 - 1.770 à .005 CORINDON 0.008 - 0.010 uniaxe, rhomboédrique 4.0
+.005
1.762 - 1.770 à .002 CORINDON 0.008 uniaxe, rhomboédrique 4.0
synthétique
+.004
1.746 - 1.755 à .006 CHRYSOBÉRYL 0.008 - 0.010 BIAXIS+, 3.73
orthorhombique
+.01
1.718 -.03 SPINELLE isotrope, cubique 2.6
+.017
1.728 à .008 SPINAL, synthétique isotrope, cubique 3.64
+.011
1.624 - 1.644 à .009 TOURMALINE 0.018 - 0.040 uniaxial -, 3.06
rhomboédrique
+.020
1.45 à .080 OPALE isotrope, amorphe 2.15
4.6 Le dichroscope
Le dichroscope est constitué d'un rhomboèdre de calcite. Grâce à la forte biréfringence de ce
minéral, la couleur de chacun des 2 rayons polarisés d'une pierre anisotrope peut être observée
séparément. À l'aide de cet appareil, le pléochroïsme est décrit en comparant instantanément les
couleurs transmises par chacun des rayons polarisés d'une gemme transparente. Comme l'indice de
réfraction, le pléochroïsme est une caractéristique optique inhérente aux espèces minérales. Il peut
être fort (la différence de couleur est forte), moyen ou faible (variation de couleur faible ou
extrêmement faible). Les spécialistes notent les couleurs observées.
Il n'est pas nécessaire de faire une observation au dichroscope :
- lorsque la pierre est isotrope (une seule couleur est observable) ;
- lorsque la pierre est incolore.
Prudent! Observée dans la direction d'un axe optique, une gemme anisotrope n'aura qu'une
seule couleur ! Il est donc essentiel de reprendre ce constat sous différentes orientations de la
gemme.
Pour un observateur attentif, une observation au dichroscope permet de savoir si une pierre est
isotrope (pas de différence de coloration) ou anisotrope et même, si elle est uniaxiale (dichroïsme ou
2 couleurs différentes observables dans une direction perpendiculaire à l'axe optique) ou biaxiale
(trichroïsme ou 3 couleurs différentes observables 2 par 2 dans des directions perpendiculaires
choisies en fonction des propriétés optiques et cristallographiques de la gemme)
• il doit être capable de fabriquer un seul cristal de taille appréciable afin qu'il puisse être
taillé plus tard ;
• le cristal doit correspondre aux critères de beauté (pureté parfaite) de la pierre naturelle ;
• Le cristal doit être aussi homogène que possible (pas ou peu de variations de couleur).
Le procédé dit de « fusion sèche » permet, à partir d'un bain d'oxydes fondus, la cristallisation de
la gemme. La matière fondue contient proportionnellement les constituants chimiques du cristal. Un
élément chromatophore sous la forme d'un oxyde est ajouté dans des proportions infimes : Cr2O3
pour la coloration rouge du rubis, TiO2 & Fe2O3 pour la teinte bleue du saphir, nickel pour obtenir
la couleur jaune ou vanadium pour produire un corindon violet à mauve qui imite l'alexandrite, etc.
Deux procédés sont couramment utilisés : d'une part, la torche de Verneuil et d'autre part, la
méthode Czochralski.
Le processus de Verneuil
- spinelle, dont la composition chimique est légèrement différente de celle du spinelle naturel ;
- rutile : TiO2, avec un indice de réfraction et une biréfringence très élevés ; sa dispersion est
environ 6 fois supérieure à celle du diamant, qui produit un feu très intense, sa dureté est de 6.
- la fabulite ou titanate de strontium (SrTiO3), un minéral artificiel (qui n'a jamais été trouvé
dans la nature), dont l'indice est proche de celui du diamant, et qui a un pouvoir dispersif 4
fois plus important et donc un feu très intense ; Sa dureté n'est que de 5,5.
Par observation microscopique, les rubis et saphirs synthétiques de Verneuil sont définitivement
reconnaissables lorsqu'ils ont des courbes de croissance qui suivent la forme incurvée de la boule et
éventuellement des bulles. Les lignes de croissance sont beaucoup moins visibles dans les spinelles,
mais parfois des inclusions « en forme de virgule » sont parfois observées, ce qui témoigne du
processus de cristallisation.
DJEVA SA à Monthey, en Suisse, est spécialisée dans la fabrication de pierres synthétiques à
l'aide de torches Verneuil. Cette technique a été développée industriellement par son fondateur, H.
Djevahirdjan.
Le processus de Czochralski
La méthode hydrothermale
La cristallisation est induite dans une solution aqueuse, sursaturée et surchauffée dans un
autoclave (récipient hermétiquement fermé) qui produit un environnement de vapeur. Cette situation
n'est pas sans rappeler celles qui sont à l'origine de la minéralisation dans certains gisements
filoniens. Les composants chimiques se déposent progressivement sur les germes lors d'un
refroidissement contrôlé. Toute la méthode est gardée secrète : le conditionnement de la pression,
les gradients thermiques, la composition chimique exacte ainsi que les dopants (additifs chimiques
qui favorisent certaines formes de cristallisation).
On obtient des émeraudes qui cristallisent à partir de la réaction de différents composants ou
cristal de roche cristallisé, d'améthyste ou de quartz citrine à partir d'un transport de silice dans
l'autoclave.
La méthode de l'écoulement
Une coulée est un simulacre de magma. Cette méthode est également appelée « procédé du bain
fondu ». Ce procédé permet l'ajout de matière pendant le fonctionnement du système. On y produit
des rubis et des saphirs, dont certains sont appelés RAMAURA, ainsi que des émeraudes et des
alexandrites.
Procédés spéciaux
Récemment, aux Etats-Unis, la société BELT a mis au point un procédé de synthèse de diamant
appelé Chemical Vapor Deposit (CVD). Il permet, à l'aide d'un flux métallique dans un système
fermé et contrôlé, la croissance de diamants incolores. À l'heure actuelle, le poids de ces diamants
ne dépasse pas 1 ct, et leur identification ne peut être effectuée que par des techniques coûteuses
dans des laboratoires spécialisés.
La croissance de beaux et gros cristaux nécessite une grande habileté. Il peut également être
réalisé en utilisant plusieurs procédés de synthèse successifs. Pour les diamants en particulier, les
fabricants utilisent les germes produits par fusion à sec dans des autoclaves sous très haute pression
et haute impération avant de les placer dans un système BELT.
Identification des pierres synthétiques - les indices les plus courants
Pour distinguer les gemmes naturelles de leurs délinquants synthétiques, il faut d'abord observer
attentivement les inclusions. Les mesures habituelles des indices de réfraction et de la densité
peuvent fournir une indication supplémentaire pour des cas spécifiques, tels que les spinelles de
Verneuil ou éventuellement les émeraudes hydrothermales. Il en va de même pour les observations
au polariscope comme l'anisotropie anormale observée sur les spinelles de Verneuil.
Les gemmes synthétiques peuvent être apparues accidentellement des inclusions minérales.
Parfois, ces inclusions trompeuses donnent un aspect « naturel » à la gemme.
Quelques tests moins fiables fournissent également des conseils :
- tests de fluorescence : les synthétiques réagissent plus intensément à la lumière UV ;
- des spectres d'absorption qui montrent certaines raies d'absorption sur le spectroscope.
Prudent! Ces tests ne sont pas univoques : dans la mesure où ils sont positifs, ils peuvent
confirmer l'origine naturelle ou synthétique de la gemme ; les tests nuls n'ont aucune validité. Il est
donc important d'effectuer plusieurs tests avant de prendre une décision.
D'une manière générale, il faut noter que les synthétises sont généralement plus pures que les
pierres naturelles et que certaines ont des couleurs vives et particulières. Ces indications ne peuvent
qu'éveiller des soupçons et n'ont aucune validité scientifique. .
Il est actuellement difficile de distinguer les émeraudes naturelles des émeraudes synthétiques. En
effet, le béryl est un minéral complexe dont la synthèse est longue et délicate... Les indices de
réfraction et les densités ont des valeurs très similaires. Il est préférable de se référer aux inclusions :
les inclusions triphasées, les cristaux négatifs ou divers minéraux naturels dont les célèbres jardins
ou les gelées sont inclus dans les émeraudes naturelles. Dans les émeraudes de synthèse, on peut
observer des voiles constitués de très petites inclusions liquides (résidus de flux) et de quelques
petits cristaux ; Elles sont généralement plus pures que les émeraudes naturelles.
Identification des pierres synthétiques par observation
Autres Indice de
gemme Inclusions observations et réfractio
pierres naturelles n et
densité
diamant synthétique Présence possible de La fluorescence (UV) des comme les
métaux (provenant du cours synthétiques est plus naturels
Utilisé en joaillerie
d'eau.) Cuboctaèdre prononcée. Certains
depuis les années
Croissance Particulière diamants naturels sont
1980.
Stries de croissance aux développés en
angles caractéristiques, fluorescence bleue.
parfois v i s i s i b l e s o u s La plupart des naturels sont
c e r t a i n s éclairage. caractérisés par la bande de
4 150
qui n'est pas vue dans les
diamants synthétiques
Rubis de Verneuil bulles et surtout courbes Comparer avec les stries comme les
Saphir Verneuil
Imitations de diamants
Pour imiter les diamants, des pierres précieuses artificielles (que l'on ne trouve pas dans la nature)
sont substituées. Actuellement, la zircone cubique et la moissanite sont les plus utilisées.
Les pierres précieuses naturelles « imitent » également les diamants tels que le zircon (ZrSiO4), le
quartz, la topaze incolore et autres.
Identification
Pour identifier les délinquants diamantaires, une mesure de la densité et de l'indice de réfraction
est effectuée. Cependant, l'indice de réfraction des gemmes artificielles est trop élevé pour être
mesuré à l'aide d'un réfractomètre conventionnel. Un « gemmètre » est également possible pour
évaluer le feu à l'œil nu, ce qui nécessite une certaine pratique, ou pour estimer les dimensions de la
taille : la présence d'une « fenêtre » peut faire naître des soupçons sur l'origine artificielle du
délinquant.
Les diamants sont rapidement reconnaissables à leur réaction au « stylo thermique ». Un test
favorable ne distingue pas un diamant naturel d'un diamant synthétique et les pierres artificielles, en
particulier les carbures, peuvent être tout aussi réactives au stylo thermique !
Lunettes
Les verres sont fabriqués à partir de silice et d'oxydes de sodium ou de potassium ; Dans le passé,
des sables riches en feldspath étaient utilisés. De la chaux (CaO) est ajoutée à cette composition
pour produire des verres de calcium (verres Crown), ou de l'oxyde de plomb pour les verres au
plomb (verres à silex) ou de l'acide borique pour les verres au bore.
Sous la loupe :
- les verres ont toujours une pause conchoïdale ;
- leur aspect : traces de moulures ou de stries de drainage visibles à l'extérieur ;
- présence de bulles et de stries incurvées à l'intérieur du verre ;
- Leur dureté étant inférieure à 7, ils sont souvent rayés voire givrés par l'usure.
Les verres sont de mauvais conducteurs de chaleur, ce qui signifie qu'ils ont tendance à chauffer
facilement# ; En tenant le verre dans la paume de la paume pendant un moment, il prend rapidement
de la chaleur.
Matière plastique
- revêtements avec de la peinture (Engl : teinture) ou divers papiers : les strass sont du verre dont la
tête cylindrique recouverte de papier ou de peinture argentée imite l'éclat du diamant ; La culasse
de certains diamants de mauvaise qualité est recouverte d'une peinture bleutée afin d'enlever leur
teinte jaunâtre naturelle.
- traitements de surface (revêtement) : il s'agit d'une recristallisation artificielle du même minéral
en poudre à la surface de la pierre taillée pour améliorer sa couleur : émeraudes Lechleitner14 ;
Les rubis ou saphirs traités sont produits en chauffant des corindons enveloppés dans de la poudre
d'alumine (avec l'ajout d'un élément chromatophore) et serrés dans une feuille d'aluminium à très
haute température.
- Procédés de chauffage : Il s'agit de procédés frauduleux courants tels que les améthystes
chauffées pour faire une citrine brunâtre, les aigues-marines ou les topazes bleues chauffées pour
rehausser la teinte bleue. Les saphirs australiens sont chauffés pour éclaircir leur teinte, et les
saphirs sri-lankais pour les assombrir ; les couleurs ainsi obtenues ne résistent pas toujours aux
rayons UV ; En exposant ces gemmes à la lumière, certains des effets de coloration disparaissent
avec le temps.
- pierres irradiées (par rayons X, faisceaux d'électrons, neutrons ou autres rayonnements) :
diamants, pour obtenir une couleur fade bleutée ; topazes ou aigues-marines pour améliorer leur
teinte.
- Huilage : Les émeraudes sont huilées pour cacher les fissures internes de la gemme ; c'est un
processus très courant qui est généralement accepté sauf pour les émeraudes qui sont passées à
travers une huile verte afin d'accentuer leur couleur verte naturelle .
- diverses garnitures ; Il s'agit d'introduire du verre ou une résine synthétique dans les crevasses de
la gemme à chaud et de masquer les vides et, si ces matériaux sont colorés, d'améliorer la couleur
de la gemme ; Les rubis peuvent être infiltrés avec du verre teinté et les émeraudes avec des
polymères.
Parmi les contrefaçons les plus courantes : les turquoises fabriquées à partir d'une poudre du même
minéral agglomérée et compressée dans un bain de colle ; La calcédoine peut être teinte, par
exemple en bleu pour imiter le lapis. De nombreux cabochons sont également cirés ou vernis afin
d'améliorer leur qualité, mais aussi de les protéger.
Les perles sont décolorées en les trempant dans du peroxyde d'hydrogène ; Les pierres ternes sont
noircies pour obtenir des perles noires par un procédé de chau#age dans du nitrate d'argent.
Diverses améliorations (remplissage, peinture) sont fréquentes pour les jades (néphrite ou jadéite).
Les cabochons sont recouverts de résine ou de polystyrène pour masquer les vides. Ce dernier
matériau, réactif aux rayons infrarouges, est ainsi identifiable. Actuellement, tous les jades sont
cirés, ce qui leur donne un aspect brillant. Pour des raisons commerciales, il est interdit de colorer le
plâtre.
« Il n'y a rien de plus arbitraire que le prix d'une gemme ! » Ce sont des mots que l'on entend
souvent de la part des clients non connaisseurs. Cependant, dans son ensemble, le marché des
gemmes n'a rien à envier à aucun autre marché d'une part, et, d'autre part, ses acteurs respectent une
éthique rigoureuse.
Il est vrai que la valeur d'une pierre précieuse fluctue : elle dépend de ses qualités intrinsèques, à
savoir sa beauté et sa rareté. A cela s'ajoute son attractivité ainsi que la mode, qui sont des critères
de l'ordre des sentiments humains. Les critères de « beauté » et de « rareté » se retrouvent dans
toutes les étapes de la commercialisation des gemmes, de leur vente à la mine jusqu'aux étals des
marchands.
Diamants taillés
Les diamants polis sont évalués selon quatre grades appelés « 4C ». Seul un professionnel agréé
peut estimer un diamant. Dans le métier, on parle de classement des diamants.
« 4C » signifie :
- « clarté » ou pureté
- « couleur » ou la couleur ou l'absence de couleur pour les diamants incolores
- « coupe » ou taille
- « carat » ou le poids de la gemme.
- Pureté : pour les diamants de plus de 0,20 ct, le diamantaire estime leur degré de pureté en se
référant à une échelle. Voici la nomenclature :
if sans défaut
interne aucun Pas de défauts internes dans la loupe 10x
défaut
inclusions
si Petites inclusions
petites inclusions Petites inclusions détectables à la loupe 10x
P1 1ère plongée
baptême de Inclusions immédiatement détectables avec une loupe 10x
plongée
- Couleur : Les diamants incolores de plus de 0,20 ct sont classés en fonction de leur couleur ou de
l'absence de couleur ; il s'agit d'une échelle extrêmement subtile et seuls les professionnels sont
capables de juger de la couleur d'un diamant.
Il existe une ancienne nomenclature qui est encore utilisée en bijouterie : un diamant River est de
grade D ou E, Top Wesselton = F ou G, Wesselton = H, Top Crystal = I ou J, Crystal = K. Cette
échelle dite « scandinave » est utile pour estimer la coloration des petits diamants de moins de 0,20
ct.
- La taille : il s'agit de la forme de la taille, de la régularité des facettes, de la qualité du polissage et
de la proportion de la gemme. La forme la plus courante est le brillant, une taille ronde à 57
facettes (32 sur la couronne, 24 sur la culasse en plus du haut)
D'autres tailles incluent rond 8/8 ou royal à 144 facettes, navette, poire, ovale ou rectangulaire ou
carré.
Un acheteur qui souhaite acquérir un diamant peut se référer à ces échelles, par exemple, en
demandant une qualité Dif ou Hif ou Ksi2 etc. En principe, les prix sont fixés en fonction de
tableaux qui font référence à ces 4 critères de qualité.
6.2. Pierres de bijouterie
Pour les « pierres de couleur », le haut de gamme comprend des pierres précieuses comme le
rubis, l'émeraude et le saphir et quelques raretés comme l'alexandrite prisée pour ses changements
de couleur du rouge au vert, la tourmaline « paraïba » pour sa couleur verte exceptionnelle, ou
encore des minéraux extrêmement rares, dont la qualité de gemme en fait des curiosités comme la
taffeite...
Le marché des pierres de couleur est fortement influencé par l'offre et la demande et les prix
fluctuent d'une année à l'autre. Il faut rappeler que le prix des pierres de couleur dépend d'une part
des critères de beauté et de rareté, et d'autre part de la mode et de la demande du moment.
Le tableau ci-dessus présente les prix relatifs moyens à Genève de 1995 à 2006. À l'apogée des
années 1970 à 1980, un rubis de la meilleure qualité de 5 à 10 carats valait deux fois plus qu'un
diamant incolore de la meilleure qualité et du même poids.
Le Cameroun possède divers minéraux de pierres précieuses, notamment des saphirs, des rubis, des
diamants et d'autres pierres précieuses. Ces minéraux se trouvent dans différentes régions du pays,
avec des gisements notables dans la région d'Adamawa pour les saphirs et les diamants, et dans la
région du sud-ouest pour les saphirs et autres minéraux liés aux pierres précieuses.
Minéraux et lieux spécifiques des gemmes :
Saphirs : Les saphirs se trouvent dans la région d'Adamawa, en particulier dans la région de Mayo
Kewol, ainsi que dans la région du sud-ouest, y compris la région occidentale de Mamfe.
Rubis :Les rubis sont associés aux saphirs dans la région d'Adamawa, y compris la région de Mayo
Kewol.
Diamants :Des gisements de diamants se trouvent dans la région d'Adamawa.
Autres pierres précieuses :
La région de Mayo Kewol, dans la région d'Adamawa, abrite également d'autres pierres précieuses
comme la topaze, le béryl, le zircon, la monazite et la cassitérite.
Quartz : De grandes veines de quartz ont été rencontrées dans la région de Supe au sud-ouest du
Cameroun. Le terme « saphir » dans le contexte du Cameroun fait souvent référence à la variété de
corindon, qui peut être de différentes couleurs, notamment le bleu, le gris et le vert.
RÉFÉRENCES
Gübelin, Eduard J. et John I. Koivula : Photoatlas des inclusions dans les pierres précieuses. Édition
ABC Zürich, 1992.