Tristan Fournelle & Finney Bado PHY2215
Bosons …
That’s crazy right ???
Introduction
Au cours des précédentes présentations, nous avons étudié le comportement de systèmes
constitués de particules telles que les photons et les phonons. Ces deux types de particules
appartiennent à une catégorie appelée bosons. Aujourd'hui, nous allons explorer cette
classi cation et chercher à uni er et généraliser les mesures statistiques (fonction de partition ;
distribution) ainsi que les propriétés associées à ces particules.
Intrigue et mise en contexte
Satyendra Nath Bose a développé une nouvelle méthode pour dériver la loi de Planck sur le
rayonnement du corps noir sans recourir aux hypothèses de la physique classique. Il n'a pas
utilisé les équations ou les principes de l'électrodynamique classique, tels que les équations de
Maxwell qui décrivent le comportement des champs électriques et magnétiques. À la place, il
s'est entièrement appuyé sur la mécanique statistique. Autrement dit, il n'a supposé aucune
propriété spéci que des ondes ou des champs électromagnétiques, mais a plutôt obtenu son
résultat en utilisant des arguments purement statistiques sur le comportement des particules
dans un système.
L'idée clé était que les photons sont des particules indiscernables, ce qui signi e que
l'échange de deux photons ne conduit pas à un nouvel état physique. Bose a envoyé son
article à Albert Einstein. En s'appuyant sur les idées de Bose, Einstein a proposé que les
particules avec un spin entier (comme les photons et les atomes d'hélium-4) suivent les
mêmes règles statistiques. Ces particules ont été nommées bosons, en l'honneur de Bose.
Elles ne respectent pas le principe d'exclusion de Pauli. Cependant, la dérivation statistique de
Bose pour les photons (qui sont des bosons de spin 1) a montré que les particules avec un
spin entier peuvent occuper le même état quantique (et ont tendance à le faire à très basse
température). Avant Bose, il était communément admis que les particules (plus précisément,
les fermions) ne pouvaient pas occuper le même état quantique en même temps et étaient
considérées comme distinguables.
Longueur d’onde de De Broglie
Le comportement des bosons est in uencé par la température. Quand on refroidit un
gaz de bosons, leur longueur d’onde de De Broglie devient de plus en plus grande. Si
cette taille devient comparable à la distance entre les particules, leurs effets quantiques
commencent à se faire sentir. Contrairement aux autres particules, les bosons peuvent
alors tous se retrouver dans le même état, ce qui donne lieu à des phénomènes comme
la condensation de Bose-Einstein. Cela n’arrive que lorsque la température est très
basse, et que les particules sont assez proches les unes des autres.
fi
fi
fi
fl
fi
Propriétés des bosons
- Distinction : Les bosons sont des particules indiscernables, ce qui signi e que l'échange de
deux bosons ne conduit pas à un nouvel état physique.
- Symétrie et fonction d'onde: Les bosons possèdent des fonctions d'onde symétriques et
ne respectent pas le principe d'exclusion de Pauli, leur permettant d'occuper le même état
quantique.
- Spin entier: Les bosons ont un spin entier, par exemple, les photons ont un spin de 1 et le
boson de Higgs a un spin de 0.
Fonction de partition
Considérons un système composé de bosons. La fonction de partition associée à l'ensemble
canonique de ce système est dé nie par :
Où la somme s’e ectue sur tous les états accessibles du système. Dans notre cas, en raison
des propriétés des bosons, chaque état r du système est spéci é par la manière dont le
nombre total de particules est distribué parmi les niveaux d’énergie disponibles. Cela revient à
se demander de combien de façons di érentes on peut distribuer r objets parmi n récipients
distincts. L’énergie associée à chaque état r est donc :
(on peut neglige les contenant vide.)
On peut donc exprimer la fonction de partition comme suit :
ff
fi
ff
fi
fi
Où {nk} représente toutes les partitions possibles du système. Le problème avec cette formule est
qu’elle devient dif cile à évaluer lorsque le nombre de particules et d’états d’énergie disponibles
devient considérable.
Pour simpli er, on utilise un ensemble grand canonique, ce qui permet d’alléger l’effet de la
contrainte sur le nombre de particules en laissant cette quantité varier, grâce à l’introduction du
potentiel chimique. En supposant que la série converge, on obtient la fonction de partition pour :
fi
fi
Ces résultats et cette démarche sont tirés des notes de cours de PHY 3214 - Compléments de
mécanique statistique de Pierre Bergeron (2017) (avec des notes supplémentaire a la n du
document pour plus de clareté sur le raisonnement)
A noter qu’on arrive aussi à ce même résultat en multipliant les fonctions de partitions grand-
canoniques pour chaque état tel que vu dans le cours.
fi
Note : Ce résultat n’est valable que pour un potentiel chimique négatif, puisque l’on xe
l’énergie de l’état fondamental à zéro.
Pourquoi : Un potentiel chimique μ négatif signi e qu’ajouter des particules au système
diminue l’énergie totale, ce qui peut sembler contre-intuitif. On a dit précédemment que le
potentiel chimique doit être interprété comme le coût énergétique d’ajouter une particule
supplémentaire, à entropie et volume constants.
Cette contrainte mathématique est nécessaire pour que le résultat soit valide, et elle s’explique
par les propriétés uniques des particules bosoniques :
- À basse température, les effets quantiques deviennent dominants, et une grande fraction des
particules tend à se condenser, se superposer ou se chevaucher dans les états d’énergie les plus
bas, en partageant leurs états quantiques. C’est une des raisons pour lesquelles l’ensemble grand
canonique peut poser problème : il peut donner l’impression que le nombre de particules n’est
pas conservé au sens classique, en raison des effets quantiques.
- Ce comportement collectif réduit l’énergie du système jusqu’à atteindre son état le plus stable
un peu comme si on optimisait l’espace en rangeant tout dans des tiroirs. En se superposant, les
particules permettent au système d’adopter un état qui minimise l’énergie globale : c’est ce qu’on
appelle l’état fondamental. Cela conduit à des phénomènes comme la supraconductivité et la
super uidité (à garder pour plus tard dans la présentation …).
- À haute température, la densité de particules est relativement faible, et les bosons se
comportent alors comme des particules classiques.
On peu donc déduire que le nombre de particule est :
ou le terme ⟨nr ⟩ représente le nombre moyen de particule , distribution de Bose-Einstein.
Ce résultat a la même forme que la fonction de partition des phonons et des photons étudiée
précédemment. Cela s’explique par le fait que les phonons et les photons sont des bosons.
fl
fi
fi
Gaz de bosons ideal
Puisque les systèmes réels peuvent souvent être approximés comme des gaz, il est pertinent
d’étudier le comportement statistique d’un gaz bosonique. Considérons donc un gaz de Bose et
son nombre de particules.
À partir de nos résultats précédents, nous avons obtenu que :
Les systèmes quantiques possèdent des niveaux d’énergie discrets. Cependant, lorsque le
système devient plus grand — soit par une augmentation de son volume, soit par une
augmentation du nombre de particules — deux phénomènes se produisent :
1. L’écart entre deux niveaux d’énergie adjacents devient extrêmement faible.
2. Un grand nombre d’états se retrouvent concentrés dans une plage d’énergie très étroite,
au point de sembler presque continus.
Lorsque le système est suf samment grand, les niveaux d’énergie deviennent si densément
espacés qu’on peut les considérer comme quasi continus. Cela permet de remplacer les sommes
sur les états par des intégrales, en utilisant la densité d’états, comme expliqué dans la section
(3.2.) de Tong
On passe alors de cette expression :
fi
A celle ci :
On obtient , de façon implicite l’equation d’état d’un gas de boson ideal. Pour une expression
plus explicite il convient de résoudre l’intégrale de l’énergie ce qui laisse a desirer ….
Conclusion
L’étude des bosons nous montre que la physique quantique permet des comportements très
différents de ceux qu’on observe en physique classique. Le fait que plusieurs particules puissent
partager le même état quantique conduit à des phénomènes collectifs surprenants, comme la
condensation de Bose-Einstein.
On voit également que grâce à l’ensemble grand canonique et à la densité d’états, on peut étudier
ces systèmes même quand ils sont très grands, ce qui simpli e les calculs. Cela prouve que,
paradoxalement, plus un système est complexe, plus il devient prévisible à grande échelle.
La portée de ces résultats est large : Comprendre le comportement des bosons est essentiel, non
seulement pour expliquer des phénomènes physiques, mais aussi pour développer de nouvelles
technologies.
fi
Propriétés et résultats utiles
[Link]ÉE DE LA CONTRAINTE SUR N
En levant la contrainte sur N on peut réécrire la partition
avec
Comme
Car sans la contrainte la somme est étendue à toutes les repartitions peut importe le nombre
totale de particule. Cette dernière inclu tous les N, donc on a plus besoin de separement faire
la somme sur N.
[Link]É EXPONENTIELLE
L’exponentielle d’une somme devient le produit d’une exponentielle :
D’ou
[Link] DOUBLE SOMME SUR DES VARIABLES INDÉPENDANTES
Plus généralement :
Si
Alors
Ce qui nous permet de généraliser que :
4.SÉRIE GÉOMÉTRIQUE INFINIE
pour , 0 < x < 1