0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
27 vues77 pages

Spécifications Tuyauterie TOTAL M&S

Ce document, propriété de TOTAL M&S, définit les exigences minimales pour la conception des systèmes de tuyauterie, en se basant sur la norme ASME B31.3. Il exclut certains équipements comme les pipelines et les chaudières, et ne couvre pas les règles de fabrication et d'installation. La spécification inclut également des documents de référence et des normes applicables.
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
27 vues77 pages

Spécifications Tuyauterie TOTAL M&S

Ce document, propriété de TOTAL M&S, définit les exigences minimales pour la conception des systèmes de tuyauterie, en se basant sur la norme ASME B31.3. Il exclut certains équipements comme les pipelines et les chaudières, et ne couvre pas les règles de fabrication et d'installation. La spécification inclut également des documents de référence et des normes applicables.
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Marketing & Services

SPÉCIFICATION GÉNÉRALE

TUYAUTERIE, ROBINETTERIE, ÉQUIPEMENTS


STATIQUES

GS MS PVV 002

Conception des tuyauteries

01 Jan. 2018 Mise à jour


00 Sep. 2015 Émission originale
Rév. Date Objet de la révision

Entité MS/SMR/SLP/TP Entité MS/SMR/SLP/TP/EM


Propriétaire Gestionnaire

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Ce document est la traduction en Français de la version officielle qui est en anglais.


Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

Sommaire

PREAMBULE 5

1. OBJET 5

2. DOCUMENTS DE REFERENCE 5

2.1 Règles de priorité 8

2.2 Dérogations 8

2.3 Code de construction des tuyauteries 9

2.4 Complément aux codes / normes 9

3. DOMAINE D'APPLICATION 10

4. DEFINITION DES TERMES 10

4.1 Glossaire 11

4.2 Abréviations 12

5. RAPPEL 13

5.1 Pressions et températures à considérer 13


5.1.1 Pressions à considérer 13
5.1.2 Températures à considérer 14

5.2 Codes de construction des tuyauteries 15


5.2.1 Généralités sur les codes de construction des tuyauteries 15
5.2.2 Tuyauterie de procédé ASME B31.3 15

5.3 Analyse de flexibilité 18

5.4 Dilatation thermique des liquides véhiculés 19


5.4.1 Généralités 19
5.4.2 Types de dispositifs de protection contre la dilatation thermique 20

6. CONDITIONS GENERALES DE CONCEPTION 22

6.1 Différents types de sollicitations 22

6.2 Sollicitations simultanées 22

6.3 Pression de calcul 22


6.3.1 Tuyauterie soumise à une pression interne 22
6.3.2 Tuyauterie soumise à une pression externe 25

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 2/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

6.4 Températures de calcul 25


6.4.1 Température maximale de calcul 25
6.4.2 Température minimale de calcul du métal (MDMT) – Température minimale de calcul
(DMT) 26

6.5 Dépassements temporaires des pressions et températures de calcul 27

6.6 Sollicitations autres que celles résultant de la pression et de la température 27


6.6.1 Corrosion, érosion, fatigue 27
6.6.2 Charges et surcharges climatiques 28
6.6.3 Vibrations 28

6.7 Classe de tuyauterie 28


6.7.1 Définition 28
6.7.2 Passage d'une classe de tuyauterie à une autre 29

7. REGLES DE CONCEPTION 32

7.1 Contraintes nominales de calcul 32

7.2 Matériaux et matériels 32

7.3 Dimensionnement 32
7.3.1 Détermination des diamètres de tuyauterie 32
7.3.2 Vitesses maximales admissibles 33
7.3.3 Détermination des épaisseurs minimales 34

7.4 Flexibilité 36
7.4.1 Généralités 36
7.4.2 Règles de conception pour limiter le risque de rupture par fatigue due aux vibrations 36
7.4.3 Réactions sur les équipements 37
7.4.4 Principe de calcul des tuyauteries chaudes 38
7.4.5 Analyse de flexibilité 38

7.5 Soupapes d'expansion thermique 48


7.5.1 Cas général et exceptions admises 48
7.5.2 Conception 49
7.5.3 Dimensionnement 50
7.5.4 Pression de début d'ouverture 50

7.6 Supportage 53
7.6.1 Généralités 53
7.6.2 Identification des supports 54
7.6.3 Supports provisoires 54
7.6.4 Étude du renforcement des tuyauteries 54
7.6.5 Matériaux et soudage des éléments de supportage en contact ou soudés sur une
tuyauterie 55
7.6.6 Conception des supports 55

8. REGLES GENERALES D’INSTALLATION ET D’IMPLANTATION DES


TUYAUTERIES 58

8.1 Disposition des tuyauteries 58

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 3/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

8.1.1 Généralités 58
8.1.2 Tuyauteries aériennes 58
8.1.3 Tuyauteries enterrées 60
8.1.4 Cheminement des tuyauteries et flexibilité 60
8.1.5 Dégagements et accès 61

8.2 Installation de la robinetterie 62


8.2.1 Généralités 62
8.2.2 Vannes 62
8.2.3 Soupapes de sécurité et soupapes d'expansion thermique 63
8.2.4 Isolement 64

8.3 Serrage des brides 66

8.4 Piquages 67

8.5 Installation de l'instrumentation 68


8.5.1 Accessibilité et orientation 68
8.5.2 Autres instruments en ligne 68
8.5.3 Instrumentation sur équipement ou tuyauterie 68

8.6 Purges et évents 69


8.6.1 Généralités 69
8.6.2 Purges et évents pour service normal 69
8.6.3 Purges et évents pour épreuves hydrauliques 69

8.7 Prise d'échantillons 70

8.8 Tuyauteries des équipements statiques 71

8.9 Machines tournantes 72


8.9.1 Pompes 72
8.9.2 Compresseurs 74

8.10 Connexions 75
8.10.1 Brides 75
8.10.2 Connexions soudées 75
8.10.3 Connexions filetées 76
8.10.4 Connexions à emboitement et verrouillage 76

8.11 Conception des tuyauteries en acier galvanisé 76

8.12 Mise à l’équipotentielle des tuyauteries 76

9. TUYAUTERIES, FABRICATION, INSPECTIONS ET INSTALLATION 77

10. DOCUMENTS A FOURNIR 77

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 4/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

Préambule

Excepté l’usage interne, l’application de cette spécification est systématiquement couverte par un
contrat.

1. Objet
La présente Spécification Générale définit les exigences minimales applicables à la conception des
systèmes de tuyauterie (procédés et utilités).
Son périmètre est basé sur la norme ASME B31.3. Les équipements suivants sont spécifiquement
exclus : canalisations de transport sous-marines et terrestres (pipelines), fours et chaudières, tubes,
tuyauteries de chauffage et de ventilation des bâtiments.
Ce document ne traite pas des règles applicables à la fabrication, aux contrôles et à l’installation des
tuyauteries métalliques qui sont l’objet de la Spécification Générale GS MS PVV 003.

2. Documents de référence
Les documents de référence listés ci-dessous font partie intégrante de cette Spécification Générale.
Sauf indication contraire explicite, la version applicable de ces documents, ainsi que celle des
annexes et additifs éventuels, est la dernière révision publiée à la DATE DE PRISE D'EFFET du
CONTRAT.

Normes
Référence Titre

Brides et leurs assemblages - Brides circulaires pour tubes, appareils de


EN 1092-1
robinetterie, raccords et accessoires désignées PN - Partie 1 : brides en acier
Brides circulaires pour tubes, appareils de robinetterie, raccords et accessoires,
EN 1759-1 désignées Class - Brides et leurs assemblages - Partie 1 : brides en acier NPS
½ à 24

EN 10160 Contrôle ultrasonore des produits plats en acier d'épaisseur égale ou supérieure
à 6 mm (méthode par réflexion)
EN 10204 Produits métalliques - Types de documents de contrôle

EN 10253-2 Raccords à souder bout à bout - Partie 2 : aciers non alliés et aciers ferritiques
alliés avec contrôle spécifique

EN 10253-4 Raccords à souder bout-à-bout - Partie 4 : aciers inoxydables austénitiques et


austéno-ferritiques (duplex) avec contrôle spécifique

EN 10269 Aciers et alliages de nickel pour éléments de fixation utilisés à température


élevée et/ou basse température
Brides et leurs assemblages - Joints pour les brides désignées Class.
EN 12560-1 Partie 1 : joints plats non métalliques avec ou sans insert

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 5/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

Référence Titre
Brides et leurs assemblages - Joints pour les brides désignées Class.
EN 12560-2 Partie 2 : joints spiralés pour utilisation avec des brides en acier
Brides et leurs assemblages - Joints pour les brides désignées Class.
EN 12560-5
Partie 5 : joints annulaires métalliques pour utilisation avec des brides en acier
ISO 5199 Spécifications techniques pour pompes centrifuges

ISO 5752 Appareils de robinetterie métalliques utilisés dans les tuyauteries à brides.
Dimensions face-à-face et face-à-axe

Documents professionnels
Référence Titre
API SPEC 5L Line Pipe

API STD 521 Pressure-relieving and Depressuring Systems

API STD 526 Flanged Steel Pressure Relief Valves

API STD 617 Axial and Centrifugal Compressors and Expander-compressors for
Petroleum, Chemical and Gas Industry Services

API STD 618 Reciprocating Compressors for Petroleum, Chemical and Gas Industry
Services
API STD 650 Welded Tanks for Oil Storage

API RP 2003 Protection against ignitions arising out of static, lightning and stray currents

ASTM A 578/A578M Standard specification for straight-beam ultrasonic examination of rolled


steel plates for special applications
Standard specification for alloy-steel and stainless steel bolting for high
ASTM A 193/A193M temperature or high pressure service and other special purpose
applications
Standard specification for carbon and alloy steel nuts for bolts for high
ASTM A 194/A194M
pressure or high temperature service, or both
Standard specification for alloy-steel and stainless steel bolting for low
ASTM A 320/A320M
temperature service
Standard Specification for Forgings, Carbon and Low-alloy Steel, requiring
ASTM A 350 notch toughness testing for Piping Components
Standard Specification for Seamless Carbon Steel Pipe for High-
ASTM A 106
Temperature Service
Standard Specification for Seamless and Welded Austenitic Stainless Steel
ASTM A 312
Pipe
Standard Specification for Electric-Fusion-Welded Austenitic Chromium -
ASTM A 358
Nickel Alloy Steel Pipe for High -Temperature Service
CINI Manual Insulation for industries

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 6/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

Règlements
Référence Titre
Non applicable

Codes
Référence Titre
ASME BPVC
Section, VIII ASME Boiler and Pressure Vessel Code - Division 1
division 1
ASME B1.1 Unified Screw Threads
ASME B1.2 Gages and Gauging for Unified Screw Threads
ASME B1.20.1 Pipe Threads, general purpose (inch)
ASME B16.10 Face to Face and End to End Dimensions of Valves
ASME B16.11 Forged Steel Fittings, Socket-Welding and Threaded
Metallic Gaskets for Pipe Flanges - Ring-Joint, Spiral-Wound, and Jacketed
ASME B16.20
ASME B16.21 Non-metallic Gaskets for Pipe Flanges
ASME B16.24 Bronze pipe Flanges and Flanged Fittings
ASME B16.25 Butt Welding Ends
ASME B16.34 Steel Valves
ASME B16.36 Steel Orifice Flanges
ASME B16.5 Pipe Flanges and Flanged Fittings
ASME B16.9 Factory Made Wrought Steel Butt-welding Fittings
ASME B18.2.1 Square and Hexagonal Bolts and Screws
ASME B18.2.2 Square and Hexagonal Nuts
ASME B31.3 Process Piping
ASME B36.10M Welded and seamless Wrought Steel Pipe
ASME B36.19M Stainless Steel Pipe
NFPA 30 Flammable and Combustible Liquids Code

Spécifications Générales de TOTAL

Référence Titre
GS MS COR 001 Corrosion et protection par peinture des ouvrages métalliques
GS MS ECP 001 Dispositifs de dépressurisation
GS MS INS 001 Instrumentation
GS MS MEC 001 Choix et installation des pompes
GS MS PVV 001 Classes de tuyauterie

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 7/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

GS MS PVV 003 Fabrication et installation des tuyauteries


GS MS PVV 005 Flexibles
GS MS PVV 011 Robinetterie
GS MS STR 001 Structures en acier
STD MS PVV 002 Supports de tuyauteries
STD MS PVV 021 Accessoires de tuyauteries

Autres documents

Référence Titre
Non applicable

2.1 Règles de priorité


Pour toute utilisation de la présente Spécification Générale, les règles de priorité suivantes
s’appliquent :
1. La réglementation et les directives locales
2. La spécification particulière à un projet, lorsqu’elle existe
3. Les codes et spécifications de TOTAL (y compris cette Spécification Générale)
4. Les codes et normes internationales
5. Les autres codes et standards tels que les standards constructeurs
Toute contradiction entre les exigences de ce document et tout autre document pertinent doit faire
l’objet d’une information de TOTAL par l'ENTREPRENEUR. Il appartient aux Sociétés d'Ingénieries,
aux Bureaux d'Études, liés contractuellement avec TOTAL, de vérifier systématiquement que les
réglementations applicables notamment en matière de SÉCURITÉ, QUALITÉ et de respect de
l'ENVIRONNEMENT n’imposent pas des mesures plus restrictives, afin de proposer à TOTAL, par
écrit, des solutions alternatives appropriées. Sauf avis contraire de TOTAL, l’exigence la plus
contraignante suivant l’ordre de priorité défini s’applique.

2.2 Dérogations
Toute dérogation aux prescriptions de la présente spécification générale peut être proposée par
l'ENTREPRENEUR général, l’INGÉNIERIE, le CONSTRUCTEUR, ou l'ENTREPRENEUR, s'il
l'estime en mesure de réduire le coût et/ou le délai d'exécution, en ne mettant en cause ni la sécurité
du personnel ni les exigences de la réglementation (lorsqu'elle est applicable).
Elle doit être présentée à TOTAL, en tant que variante avec les justifications nécessaires et recevoir
l'accord écrit de TOTAL.

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 8/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

2.3 Code de construction des tuyauteries


Toutes les tuyauteries doivent être conçues et fabriquées conformément à un code de construction
reconnu.
Ce code de construction est stipulé dans la spécification particulière du projet le cas échéant.
D’une manière générale et par défaut, le code utilisé sera l'ASME B31-3.

2.4 Complément aux codes / normes


En complément au code de construction choisi au titre du contrat, lorsque des sujets ne sont pas
abordés dans celui-ci, ils seront traités suivant les parties appropriées d’autres codes de
construction reconnus.
De même, lorsque des matériaux ne sont pas définis dans le code de construction retenu, des
normes fiables et reconnues de matériaux peuvent être choisies en accord avec les dispositions du
code retenu et l’Organisme Notifié. Dans tous les cas, l’usage de ces documents doit être soumis à
l’accord écrit de TOTAL.

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 9/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

3. Domaine d'application
Cette spécification s’applique à tous les sites Marketing & Services opérés par TOTAL, à l’exception
des moyens de transport et activités réseau.
Cette spécification s’applique à la conception et à la construction d’installations neuves, et à la
modification d’installations existantes. Dans ce dernier cas, une étude de conception de détail doit
être systématiquement réalisée afin de l'adapter aux spécifications de construction d’origine.
Cette spécification ne s’applique pas aux canalisations inter-sites utilisées pour le transport
d'hydrocarbures liquides ou liquéfiés. Par contre, elle couvre des canalisations de raccordement
entre sites telles que, par exemple, les conduites reliant deux terminaux proches ou une jetée et un
terminal.
Cette spécification ne s’applique pas aux tuyauteries suivantes :
 parties tubulaires des chaudières et échangeurs ;
 tuyauteries cryogéniques pour températures inférieures à - 196 °C ;
 tuyauteries "instruments" (aussi appelées « Tubing ») ;
 tuyauteries en métaux non ferreux sauf accord écrit de la COMPAGNIE après analyse au
cas par cas ;
 tuyauteries en stratifié verre résiné (SVR) ;
 tuyauteries en matières plastiques (PVC, PVC renforcé, polyester, etc.).

4. Définition des termes


La distinction entre les exigences (besoins impératifs) et les recommandations est clairement
exprimée par le choix de verbes appropriés. Leur emploi doit être rigoureux.
Devoir signifie une exigence d’application obligatoire sauf dérogation formelle de la
COMPAGNIE.
Convient de signifie une recommandation. Toute alternative éventuelle devra offrir un
niveau de protection équivalent et être documenté.
Autorisé à/de signifie une autorisation.
Possible de signifie une possibilité matérielle.
COMPAGNIE TOTAL M&S ou toute filiale de TOTAL M&S.
ENTREPRENEUR Toute entité ayant signé un contrat avec la COMPAGNIE pour des
prestations d'ingénierie, d’achat, de construction, et/ou d’installation, pour
tout ou partie d’un projet.
VENDEUR L’entité qui fournit le lot sous-traité par l'ENTREPRENEUR ou par la
COMPAGNIE.
FOURNISSEUR L’entité qui fabrique ou fournit l’équipement, que ce soit un élément seul ou
un package pour le projet.
FABRICANT La personne physique ou morale qui assume la responsabilité de la
conception et de la fabrication de la tuyauterie comme équipement sous
pression placé pour la première fois sur le marché.
Organismes notifiés Les organismes autorisés pour les contrôles, inspections et essais des
équipements de tuyauterie.

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 10/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

4.1 Glossaire
Service Cryogénique Service de tuyauteries ayant une température minimale se service
comprise entre -46°C et -196°C
Pression de calcul La pression de calcul (DP) est la pression utilisée, avec la
température de calcul, pour déterminer l'épaisseur minimale
admissible ou la caractéristique physique de chaque composant,
telle que déterminée par les règles du code de calcul des
équipements sous pression retenu. La pression de calcul est choisie
par l'utilisateur de manière à prévoir une marge suffisante au-
dessus de la pression la plus élevée envisagée dans les conditions
de fonctionnement normal attendues à une température
concomitante et est la pression précisée dans la commande. La
pression de calcul est inférieure ou égale à la MAWP (la pression de
calcul peut être utilisée à la place de la MAWP dans les cas où la
MAWP n'a pas été établie).
Température de calcul Voir MDT
DMT Voir MDMT
MAT La température de service maximale admissible
• est la température à laquelle la pression (de calcul) interne d'un
équipement entraînera la rupture du matériau de l'équipement
en raison d'une résistance réduite à température élevée ;
• est fonction de l'épaisseur de paroi de l'équipement. Il convient
que la MAT soit au moins égale à la température maximale de
calcul (MDT) car l'épaisseur de paroi de l'équipement fabriqué
sera plus forte en raison du matériau disponible sur le marché
ou en magasin, ou d'un arrondi de calcul conservateur.
Maximum Allowable Working Pressure La pression de service maximale admissible (MAWP)
est la pression manométrique maximale admissible au sommet d'un
équipement fabriqué dans sa position normale de fonctionnement à
la température concomitante spécifiée pour cette pression. La
MAWP est la plus basse des valeurs de pression interne ou externe
définies par les règles de conception de l'équipement pour chaque
composant de l'équipement à partir de l'épaisseur nominale du
métal, sans tenir compte de la surépaisseur de corrosion prévue et
des charges autres que la pression. La MAWP sert de base à la
détermination de la pression de début d'ouverture des dispositifs de
sécurité qui protègent l'équipement.
Maximum Operating Pressure La pression maximale de service (MOP) est souvent prise égale à
la pression de service (OP). Dans un système mis en pression par
une pompe, il est possible de prendre la pression maximale de
service égale à la pression correspondant à la hauteur
manométrique totale de la pompe à débit nul plus la pression
correspondant à la hauteur de charge à l'aspiration de la pompe
alors que la pression de service est égale à la pression de
refoulement au débit nominal.
MDT Selon la définition du code ASME B31.3 – « La température de
calcul de chaque composant d'un système de tuyauterie est la
température à laquelle, à la pression concomitante, l'épaisseur ou la
classe nominale de pression la plus grande des composants du
système est requise conformément au § 301.2) »

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 11/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

MDMT La température minimale de calcul du métal (MDMT, également


appelée DMT) est la température la plus basse attendue en
fonctionnement normal ou la température admissible la plus basse
calculée pour chaque composant. Chaque équipement sous
pression conforme au code ASME B31.3 a sa propre MDMT, et
cette température est marquée sur sa plaque signalétique. Sa
définition exacte peut parfois être relativement complexe ; mais pour
faire simple, la MDMT est une température choisie arbitrairement
par l'utilisateur de l'équipement en fonction du type de fluide qui sera
véhiculé par l'équipement et de la plage de température de
fonctionnement de l'équipement.
Operating Pressure La pression de service (OP) est la pression à laquelle le procédé est
exposé en fonctionnement normal, incluant les variations normales
de pression.
Tuyauterie Composants de canalisation destinés au transport des fluides,
lorsqu’ils sont raccordés en vue d’être intégrés dans un système
sous pression. Les tuyauteries comprennent notamment un tuyau
ou un ensemble de tuyaux, le tubage, les accessoires de tuyauterie,
les dispositifs de reprise de dilatation, les flexibles ou, le cas
échéant, d’autres composants résistant à la pression.

4.2 Abréviations
DMT Design Minimum Temperature / Température minimale de calcul
DP Design Pressure / Pression de Calcul
DT Design Temperature / Température de calcul
DN Diamètre nominal en mm (NPS en pouces)
MOP Maximum Operating Pressure / Pression Maximale de Service
MOT Maximum Operating Temperature / Température Maximale de Service
mOT Minimum Operating Temperature / Température minimale de service
MAWP Maximum Allowable Working Pressure / Pression de Service Maximale
Admissible
MAT Maximum Allowable Temperature / Température de Service Maximale Admissible
MDMT Minimum Design Metal Temperature / Température minimale de calcul du métal
MDT Maximum Design Temperature / Température maximale de calcul
OP Operating Pressure / Pression de Service
PID Piping and Instrumentation Diagram / Schéma de tuyauterie et d'instrumentation
SP Set Pressure / Pression de début d’ouverture
TP Test Pressure / Pression de Test
TRV Thermal Relief Valve / Soupape d'expansion thermique
BEP Boiler External Piping / Tuyauterie externe de chaudière
PEHD Polyéthylène Haute Densité

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 12/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

5. Rappel
Le but de ce chapitre est de rappeler les bases et l’état de l’art du sujet/domaine couvert par le
document, en les vulgarisant si nécessaire.
Les exigences de la COMPAGNIE et/ou comment les points techniques sont traités, sont stipulés
dans les chapitres 6 et suivants de cette Spécification Générale.

5.1 Pressions et températures à considérer

5.1.1 Pressions à considérer


Pour un système de tuyauterie, les pressions à considérer sont :
 la pression de calcul (DP),
 la pression de service maximale admissible (MAWP),
 la pression maximale de service (MOP),
 la pression de service (OP).
Ces pressions sont définies dans le glossaire (voir § 4.1).
SYSTÈME SOUS PRESSION
Conception Exploitation
MAWP
La Pression de Service Maximale Admissible est la pression maximale
que le composant le plus faible peut supporter. Elle est basée sur les
codes de conception et sur un rétrocalcul après fabrication de
l'équipement, de la tuyauterie... Il convient d'indiquer clairement la
MAWP des équipements ou des tuyauteries pour comprendre les
niveaux de pression que l'équipement peut supporter.

Pression de Calcul (DP) Définition de l'ASME VIII, div.1 : “La pression de service maximale
Pression maximale à laquelle le système peut être exposé et admissible d'un équipement est la pression maximale admissible au
utilisée pour régler la pression de début d'ouverture de la sommet de l'équipement dans sa position normale de fonctionnement à
soupape de sûreté qui protège le système. la température concomitante spécifiée pour cette pression.”

Définition de l'ASME B31.3 : “La condition de pression et de Définition de l'API STD 521 : “La pression manométrique maximale
température (minimum et maximum) internes ou externes admissible au sommet d'un équipement fabriqué dans sa position
concomitantes la plus sévère attendue en fonctionnement.” normale de fonctionnement à la température concomitante spécifiée
pour cette pression.”
Définition de l'API STD 521 : “Pression utilisée avec la
température de calcul pour déterminer l'épaisseur minimale
admissible ou la caractéristique physique de chaque composant, MOP
telle que déterminée par les règles du code de conception des
équipements sous pression retenu.” La Pression Maximale de Service qualifie la
résistance des parois d'un cylindre sous pression,
comme une canalisation de transport ou un réservoir de stockage,
et le niveau de pression que les parois du cylindre peuvent
supporter sans danger en fonctionnement normal.
Plage de pression de
de fonctionnement
OP

Définition de l'API STD 521 : “La Pression de Service à laquelle le


procédé est exposé en fonctionnement normal, incluant les variations
de pression normales.”

0 bar relatif

Figure 1 : Pressions à considérer

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 13/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

5.1.2 Températures à considérer


Pour un système de tuyauterie, les températures à considérer sont :
 la température de calcul (DT) ou la température maximale de calcul (MDT),
 la température maximale admissible (MAT),
 la température maximale de service (MOT),
 la température minimale de service (mOT),
 la température minimale de calcul (DMT) ou la température minimale de calcul du métal
(MDMT).
Ces températures sont définies dans le glossaire (voir § 4.1).

TEMPERATURE D'UN SYSTÈME DE TUYAUTERIE


Conception Exploitation

Température Maximale Admissible (MAT)

- est la température pour laquelle la pression interne (de calcul) d'un


équipement entrainera la rupture du matériau de l'équipement, en
raison d'une résistance réduite à température élevée.

- est fonction de l'épaisseur de paroi de l'équipement. La MAT devrait


être au moins égale à la température maximale de calcul (MDT) dans
la mesure où la paroi serait plus épaisse du fait des matériaux
disponibles sur le marché, et d'arrondis conservatifs dans les calculs.

Température de Calcul (DT) ou


Température Maximale de Calcul (MDT)
20°C
- Tel que défini dans l'ASME B31.3 : "La température de calcul de
chaque élément d'un système de tuyauterie est la température à
laquelle, sous une pression associée, l'épaisseur, ou la classe Température Maximale de Service (MOT)
nominale de tuyauterie la plus grande est requise
conformément au § 301.2." L'élément de tuyauterie fonctionnera correctement dans une
plage de température spécifiée, qui varie selon la fonction et le
contexte d'application de l'élément, et comprise entre la
Température Minimale de Service, et la Température Maximale
de Service. Au delà de cette plage de température (pour laquelle
on peut opérer en sécurité), la rupture de lélément est
possible).

Température Minimale de Service (mOT)


Température Minimale de Calcul du Métal (MDMT)
ou Température Minimale de Calcul (DMT)

- Tel que défini dans l'ASME B31.3 : "La température la plus


basse attendue en fonctionnement normal".

Figure 2 : Températures à considérer

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 14/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

5.2 Codes de construction des tuyauteries

5.2.1 Généralités sur les codes de construction des tuyauteries


Le code de construction des tuyauteries le plus utilisé dans l'industrie pétrolière et gazière est le
code ASME B31 "Code for Pressure Piping". La première version du code a été publiée en 1935 par
l'ASA (American Standards Association, qui est devenue depuis l'ANSI, the American National
Standards Institute). L'élaboration du code avait été confiée à l'ASME (American Society of
Mechanical Engineers).
Le champ d'application du code ASME est si vaste qu'il s'est avéré plus pratique de diviser le code
en plusieurs volumes séparés, qui représentent diverses industries. Le code actuel comprend les
volumes suivants :
 B31.1 Power Piping, pour les tuyauteries industrielles sous pression
 B31.3 Process Piping, pour les tuyauteries de procédé
 B31.4 Pipeline Transportation Systems for liquid Hydrocarbons and Other Liquids, pour les
systèmes de transport par conduite d'hydrocarbures et de liquides divers
 B31.5 Refrigeration Piping, pour les tuyauteries de réfrigération
 B31.8 Gas Transmission and Distribution Piping, pour les tuyauteries de transport et de
distribution de gaz
 B31.9 Building Services Piping, pour les systèmes de tuyauterie utilisés dans les bâtiments
 B31.11 Slurry Transportation Piping Systems, pour les systèmes de tuyauterie de transport
de slurry

5.2.2 Tuyauterie de procédé ASME B31.3

[Link] Objet

L'objet de l'ASME B31.3 inclut tous les fluides. Il exclut spécifiquement les équipements suivants :
1. les tuyauteries avec une pression de conception interne comprise entre 0 et 105 kPa
(15 psi) ;
2. les chaudières industrielles et tuyauteries externes associées (BEP) qui doivent être
conformes à l'ASME B31.1 ;
3. les tubes internes des fours de procédé ;
4. les équipements sous pression, échangeurs de chaleur, pompes et compresseurs.

[Link] Fluides véhiculés

L'ASME B31.3 définit plusieurs catégories de fluides :


1. Les fluides de la Catégorie D sont ceux qui répondent à tous les critères suivants :
o fluides non inflammables, non toxiques et non nocifs pour les tissus humains ;
o pression de calcul inférieure à 1 035 kPa (environ 10 bars relatifs ou 150 psig) ;
o température de calcul comprise entre -29 °C et 186 °C (-20 °F and 366 °F).

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 15/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

2. Les fluides de la Catégorie M sont ceux pour lesquels une simple exposition à de très
faibles quantités de fluide peut entraîner des dommages graves irréversibles, même si des
mesures compensatoires immédiates sont prises.
3. Les fluides haute pression sont ceux pour lesquels le maître d'ouvrage a spécifié que les
pressions seront supérieures à celles admises par la classe nominale de pression PN 420
(Class 2 500) de l'ASME B16.5 pour la température de calcul et le groupe de matériaux
spécifiés.
4. Les fluides normaux sont tous les autres fluides qui n'entrent pas dans les catégories ci-
dessus. Ces fluides sont le plus souvent utilisés avec l'ASME B31.3.

[Link] Conditions de conception

Plusieurs paramètres, comme les températures, les pressions et les charges auxquels le système
de tuyauterie peut être exposé, sont utilisés pour la conception des tuyauteries.

[Link] Composants non calorifugés

L'ASME B31.3 décrit la procédure à suivre pour déterminer la température de calcul des tuyauteries
et des composants non calorifugés.

[Link] Critères de conception

Le § 326 de l'ASME B31.3 donne une liste de composants dimensionnés en fonction d'un couple
température/pression particulier donné par une Norme. Cela signifie qu'ils sont conformes aux
pressions et températures de calcul admises par cette Norme.

[Link] Détermination de l'épaisseur d'une tuyauterie droite

Le § 304 de l'ASME B31.3 impose de calculer l'épaisseur de paroi minimale permettant de satisfaire
les conditions de température et de pression de calcul.
Les formules suivantes sont utilisées :

Formule (2) de l'ASME B31.3

Formule (3a) de l'ASME B31.3

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 16/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

Avec :
tm = épaisseur de paroi minimale requise [in ou mm]. Cette épaisseur de paroi minimale
comprend toutes les surépaisseurs d'usinage, de corrosion ou d'érosion à prévoir.
t= épaisseur de calcul de l'équipement sous pression déterminée en utilisant une des
formules (3a) [in ou mm].
c= surépaisseurs d'usinage, de corrosion ou d'érosion [in ou mm]. À noter que dans le cas
où une tolérance de profondeur de filet ou de rainure ne serait pas spécifiée, le code
prévoit qu'une surépaisseur supplémentaire de 0,5 mm (0,02 in) doit être ajoutée à la
profondeur de coupe pour tenir compte de la tolérance non spécifiée.
T= épaisseur de paroi de tuyauterie, mesurée ou minimum selon la spécification d'achat [in
ou mm].
Sauf commande spéciale (dont le coût est généralement prohibitif), les tuyauteries sont
généralement basées sur des schedules (ou épaisseurs de paroi) disponibles dans le
commerce.
tol = tolérance de fabrication pour l'épaisseur de paroi, jusqu'à 12,5 % de l'épaisseur
nominale pour l'acier au carbone et 15 % de l'épaisseur nominale pour l'acier
inoxydable.
₸= épaisseur de paroi de tuyauterie nominale [in ou mm] d'un schedule commercial
standard.
d= diamètre intérieur de tuyauterie [in ou mm]
P= pression manométrique interne de calcul [psig ou kPa (relatif)]. La pression est donnée
ou calculée en utilisant les équations.
D= diamètre extérieur de tuyauterie [in ou mm]. Le diamètre extérieur sera le diamètre
extérieur (OD) d'une tuyauterie disponible dans le commerce.
E= facteur de qualité de la Table A-1A ou A-1B de l'ASME. La Table A-1A ne concerne que
les pièces moulées. La Table A-1B concerne les joints soudés longitudinalement. Le
facteur de qualité est un moyen de passer à une classe nominale de pression inférieure
en fonction du matériau et de la méthode de fabrication. Ainsi, pour une tuyauterie
ASME A106, le facteur de qualité E est de 1,00. Les facteurs de qualité sont appliqués
pour tenir compte des imperfections révélées dans les pièces moulées par des
techniques de contrôle non destructif.
S= contrainte dans le matériau à la température de calcul [psi ou kPa]
W = facteur de résistance du joint soudé. Ce facteur est appliqué pour tenir compte de la
résistance à long terme des joints soudés à des températures élevées. En l'absence de
données spécifiques telles que des résultats d'essai de fluage, W est pris égal à 1,0
pour une température inférieure ou égale à 510 °C (950 °F). W décroît linéairement
jusqu'à 0,5 à 815 °C (1500 °F).
Y = coefficient appliqué pour tenir compte du fluage du matériau. La variation de Y en fonction
de la température permet un comportement de l'équation de calcul d'épaisseur de paroi
similaire à celui de "l'équation de Lamé modifiée" à basse température (avec Y = 0,4) et
à celui d'une équation de rupture en fluage à haute température (avec Y = 0,7).

À noter qu'avec cette formule (3a), le calcul commence par le diamètre extérieur OD de la tuyauterie
(l'ASME B31.3 donne également une formule pour laquelle le paramètre requis est le diamètre
intérieur ID).

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 17/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

5.3 Analyse de flexibilité


Une méthode d'analyse de flexibilité a été établie pour :
 éviter l'écrasement des tuyauteries ;
 prévenir les fuites dues aux fissures de fatigue ;
 prévenir les fuites des joints résultant de forces et moments excessifs ;
 prévenir les défaillances ou anomalies de fonctionnement des équipements attenants
consécutives à des réactions excessives.
Ainsi, pendant une analyse de flexibilité, des calculs sont réalisés pour :
 s'assurer que la flexibilité des lignes est conforme aux normes de conception des
tuyauteries ;
 garantir une bonne résistance des lignes à des contraintes telles que la pression interne, les
surcharges climatiques (vent, neige)... en vérifiant les contraintes et les déplacements
auxquels les lignes sont sujettes ;
 vérifier les sollicitations auxquelles les supports sont soumis afin de fournir un supportage
suffisant pour résister à des charges telles que la pression, le poids, les effets d'un séisme et
le vent ;

Figure 3 : 17 janvier 1994 - Tremblement de terre de Northridge

 vérifier le type des supports et leur mise en œuvre afin de prévoir une flexibilité suffisante
pour reprendre en toute sécurité les efforts résultant des changements de longueur des
lignes dus aux variations de température ;

Rupture

Figure 4 : Rupture due à la variation de la Figure 5 : Changement de longueur d'une ligne


longueur d'une ligne résultant des variations de température

 vérifier les forces et les moments exercés par les lignes sur les tubulures des équipements
et des machines (pompes, réservoirs de stockage...) afin de fournir un supportage et une
flexibilité suffisants pour éviter toutes réactions excessives des tuyauteries pouvant affecter
les équipements et ancrages.

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 18/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

5.4 Dilatation thermique des liquides véhiculés

5.4.1 Généralités
La dilatation thermique d'un liquide est l'augmentation du volume de ce liquide sous l'effet d'une
hausse de température (voir Tableau 1 ci-dessous). Elle peut résulter de différentes causes, les
plus courantes étant les suivantes :
a) tuyauteries ou équipements isolés pendant leur remplissage avec du liquide froid et chauffés
ensuite par traçage, par des résistances chauffantes, par un gain de chaleur ambiante ou
par un feu ;
b) échangeur isolé côté produit froid avec circulation de liquide côté produit chaud ;
c) tuyauteries ou équipements isolés pendant leur remplissage avec du liquide à des
températures proches de la température ambiante et chauffés ensuite par exposition directe
aux rayons du soleil.1

Coefficient de Augmentation de pression interne d'une


dilatation cubique tuyauterie (bar/°C)
Liquide
(% en vol/°C) Acier au carbone Acier inoxydable

Propane 0,306 7,67,0 7,66,9


(3/4’’24’’) (3/4’’24’’)
Butane 0.209 8,37,3 8,27,1
(3/4’’24’’) (3/4’’24’’)
Essence 0,095 13,710,1 13,49,8
(1/2’’24’’) (1/2’’24’’)
Gazole 0,09 13,29,4 12,99,0
(1/2’’24’’) (1/2’’24’’)
Éthanol 0,116

Eau 0,018 3,32,1 3,12,0


(1/2’’24’’) (1/2’’24’’)
Tableau 1 : coefficients de dilatation cubiques standard et augmentation de pression associée

L'augmentation de pression (surpression) due à la dilatation thermique peut endommager les


tuyauteries et les équipements :
 rupture de joint de bride ;
 rupture de joint de compteur ou d'instrument ;
 rupture de joint à rotule de bras de chargement ;
avec des conséquences graves pour la sécurité des personnes, l'intégrité des équipements, la
protection de l'environnement et la prévention des risques industriels.
Les soupapes d'expansion thermique les plus petites disponibles sont normalement suffisantes pour
cette application car le volume supplémentaire résultant de la dilatation thermique est faible (alors
que le niveau de pression atteint si le liquide n'est pas évacué peut être très élevé).

1
Traduction du § 5.14 de l'API STD 521 – 5e édition

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 19/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

5.4.2 Types de dispositifs de protection contre la dilatation thermique

[Link] Soupapes d'expansion thermique

On trouve divers modèles spéciaux de soupapes sur le marché pour les applications de protection
contre la dilatation thermique. Ces soupapes possèdent des orifices de diamètre inférieur
(généralement 0,06 in2) à celui des plus petites des soupapes courantes conformes à
l'API STD 526 (orifice D, diamètre 0,11 in2).
Normalement, elles peuvent évacuer environ 5,5 m3/h (20 gpm) de liquide pour une pression de
ressort de 10 bars relatifs et une viscosité de 1cP, ce qui les rend utiles dans la plupart des cas.

Figure 6 : soupape d'expansion thermique (TRV)

[Link] Clapets anti-retour

Un clapet anti-retour (généralement de type à bille ou à piston et à ressort) est parfois utilisé à la
place d'une soupape d'expansion thermique. Le clapet anti-retour est installé en bipasse et en
circulation inverse d'un robinet d'isolement de la tuyauterie de manière à ce que le fluide bloqué en
aval se dilate, il a un exutoire vers l’amont. Cette configuration est simple et économique mais n'est
pas adaptée aux procédés qui ne permettent pas l'inversion du sens d'écoulement du liquide lorsque
l'écoulement ne devient isolable que dans un sens. Par ailleurs, il est impossible de concevoir un
dispositif de ce type en fonction d'un débit requis.
Le clapet anti-retour peut être installé à l'extérieur du robinet d'isolement, entre la tuyauterie aval et
la tuyauterie amont de ce dernier, ou être directement intégré dans les internes du robinet
d'isolement. Le clapet anti-retour intégré est alors protégé de la chaleur et peut continuer à
fonctionner en cas d'incendie mais présente l'inconvénient de ne pouvoir être contrôlé et testé
qu'après avoir déposé le robinet.

[Link] Accumulateurs à pression

Un accumulateur sous pression de gaz inerte (de type vessie ou piston) est utilisé comme capacité
à la place d'une soupape d'expansion thermique et peut normalement être utilisé sur une ligne de
transfert longue ou lorsque la collecte du produit évacué est un problème. L’accumulateur possède
un réservoir suffisamment grand pour pallier les dilatations dues aux fluctuations de température
ambiante.

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 20/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

Ce dispositif présente l'avantage de confiner et de minimiser le rejet de produits dangereux. Son


inconvénient est qu'il n'est pas conçu pour résister au feu et demande un entretien permanent.

Figure 7 : accumulateurs à vessie

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 21/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

6. Conditions générales de conception

6.1 Différents types de sollicitations


Les sollicitations auxquelles est soumise une tuyauterie peuvent résulter des actions suivantes (liste
non exhaustive) :
 pression interne et pression externe ;
 température ambiante et température de service ;
 pression statique et masse du contenu dans les conditions d’emploi et d'essai ;
 forces et moments de réaction provoqués par les supports, les fixations et les points
d’ancrage ;
 corrosion, érosion, fatigue…
 charges climatiques (vent, neige…) ;
 séismes ;
 actions dynamiques diverses (ouverture de soupape, éclatement de disque de rupture, choc
extérieur) ;
 phénomènes vibratoires (machines tournantes, vitesse du fluide, vent) ;
 mouvements du sol et des bâtiments ;
 onde de pression (coup de bélier).

6.2 Sollicitations simultanées


Une tuyauterie et son supportage (voir § 7.6 ci-après) doivent être étudiés en tenant compte des
différentes sollicitations auxquelles ils seront soumis et de leur simultanéité probable.
En ce qui concerne le calcul des épaisseurs (voir § 7.3 ci-après) et la détermination de la classe
nominale de pression, les conditions simultanées de pression et de température à considérer sont
celles qui conduisent aux épaisseurs et à la classe nominale les plus grandes.

6.3 Pression de calcul

6.3.1 Tuyauterie soumise à une pression interne

[Link] Pression de calcul

La pression de calcul, compte tenu de tous les cas de marche prévus, doit être au moins égale à la
pression maximale susceptible d’être atteinte en service (également appelée pression maximale de
service, MOP).

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 22/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

[Link] Pression Maximale de Service

[Link].1 Généralités
La pression maximale de service (MOP) est déterminée :
 par la pression de début d'ouverture (SP) d'une soupape de sécurité lorsqu'elle existe
(voir § [Link].2 ci-après),
 ou par la pression maximale de refoulement/pression à débit nul d'une pompe (en considérant
la pression maximale d'aspiration) (voir § [Link].3 ci-après),
 ou par la pression maximale de refoulement d'un compresseur (en considérant la pression
maximale d'aspiration).

La pression maximale de service (MOP) en tout point du circuit ne doit pas dépasser la pression de
service maximale admissible (MAWP) résultant de la plus basse des pressions suivantes :
 la pression de calcul de l'élément/appareil le plus faible,
 la pression d'essai,
 la MOP au cours des 5 années précédant la date concernée, sauf si des essais en pression
ont été régulièrement effectués à une pression supérieure à la MOP.

[Link].2 Circuit comportant un dispositif de dépressurisation

Pour un circuit protégé contre les excès de pression par un dispositif de décompression, la pression
de service maximale ne doit pas dépasser la pression de début d'ouverture du dispositif. Par
ailleurs, la pression maximale de service (MOP) doit également tenir compte :
 de la pression différentielle générée par la hauteur statique maximale de fluide en fonction de
la position du dispositif dans le circuit,
 et de la perte de charge générée par le fluide entre le point considéré et le dispositif de
dépressurisation

Exemple :
C D

appareil
Liquid à
pressure
pression de
equipment
liquide

B
A

La pression maximale de service de la tuyauterie en aval de la vanne de régulation (PA) est égale à :
la pression de début d’ouverture de la soupape de sécurité de l’appareil en aval (PD);
 la pression correspondant à la hauteur de liquide entre B et C;
 la perte de charge dans la tuyauterie entre A et D pour le débit correspondant au
débit de dimensionnement de la soupape.

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 23/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

[Link].3 Circuit au refoulement d’une pompe centrifuge


Dans le cas d’une pompe centrifuge ne comportant pas de soupape de sécurité sur la tuyauterie de
refoulement, la pression maximale de service doit être prise égale, sauf exception motivée à
soumettre à l’accord écrit de la COMPAGNIE, à la plus grande des pressions obtenues
en ajoutant à la pression maximale d’aspiration (qui correspond par exemple, si la tuyauterie
d'aspiration de la pompe est reliée à un réservoir ou un appareil, à la hauteur statique
maximale du réservoir atmosphérique ou à la pression de début d’ouverture des soupapes
de sécurité équipant l’appareil) :
 soit :
 120 % de la hauteur manométrique totale de la pompe dans les conditions
de service et en tenant compte des phases transitoires (démarrage,
recirculation, arrêts normaux et d’urgence),
 soit la hauteur manométrique totale à débit nul.

Cette règle pouvant entraîner le passage d’une classe nominale de pression à une classe nominale
supérieure, cette pression peut être limitée avec l’accord écrit de la COMPAGNIE :
 par une soupape de sécurité installée sur la tuyauterie de refoulement de la pompe ;
 par la considération d’une pression de calcul prise égale à la plus grande des pressions
suivantes :
− pression normale d’aspiration plus hauteur manométrique totale à débit nul,
− pression maximale d’aspiration plus hauteur manométrique totale normale de la pompe.

Les règles ci-avant s’appliquent à la pompe équipée de son (ou de ses) impulseur(s). Une
vérification doit être faite en prenant l'hypothèse que la pompe est équipée d’un (ou plusieurs)
impulseur(s) de diamètre maximal, en tenant compte également de la possibilité de variations
temporaires acceptables des pressions et températures (voir § 6.5 ci-après). Le résultat de cette
vérification doit être porté à la connaissance de la COMPAGNIE, le choix final de la pression de
calcul devant en découler.
Dans certains cas (par ex. arrêt d’un chargement par fermeture du robinet au poste de chargement),
des dispositions doivent être prises pour éviter les coups de bélier et une montée en pression
incontrôlée dans la tuyauterie concernée (fermeture progressive du robinet, installation
d’amortisseurs de pulsations…).

Il doit être aussi tenu compte :


 de l’utilisation éventuelle d’une pompe de secours commune à deux services et dont la
hauteur manométrique totale doit être au moins égale à la plus grande des hauteurs
manométriques totales des pompes normales ;
 du cas éventuel où le produit pompé peut être plus dense qu’en régime de fonctionnement
normal (recirculation avec un produit plus lourd que la charge normale par exemple).

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 24/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

[Link].4 Circuit avec un équipement permettant le passage d’une tuyauterie à une classe
nominale de pression inférieure
Ce cas qui peut impliquer, en aval de l'équipement, des dépassements temporaires de la pression
de calcul objet du § 6.5 ci-après, est traité dans l'alinéa "Remarque" du § 6.7.2.

6.3.2 Tuyauterie soumise à une pression externe

[Link] Tuyauterie sous vide

Dans ce cas, la pression absolue interne est inférieure à la pression atmosphérique.


Les tuyauteries de diamètre ≤ 24’’ devant fonctionner sous vide, même partiel, doivent être vérifiées
au vide absolu. En outre, le FABRICANT ou l'INGÉNIERIE doit calculer leur tenue à la pression
interne minimale de 250 kPa eff. (2,5 bars eff.).
Pour les tuyauteries de diamètre > 24’’, on pourra, après accord de la COMPAGNIE, calculer la
tuyauterie pour résister à une pression égale au vide partiel effectivement attendu.

[Link] Tuyauterie à double enveloppe

La tuyauterie intérieure doit être vérifiée aux conditions de pression de la double enveloppe. De
même, l’intégrité de l’enveloppe extérieure doit être vérifiée pour tenir compte de la rupture
accidentelle de la tuyauterie intérieure.

6.4 Températures de calcul

6.4.1 Température maximale de calcul

[Link] Tuyauterie non tracée ou sans double enveloppe pour fluide chauffant

La température maximale de calcul (MDT) doit être supérieure de 20 °C 2 à la température


maximale de service (MOT) (température du fluide du réseau de tuyauterie) correspondant aux
conditions simultanées de pression et de température définies dans le § 6.2 ci-avant.

[Link] Tuyauterie tracée ou à double enveloppe pour fluide chauffant

Dans le cas d’une tuyauterie tracée ou à double enveloppe pour fluide chauffant, la température
maximale de calcul (MDT) doit être supérieure de 20 °C à la température maximale du fluide
chauffant si cette dernière est supérieure à la température maximale du fluide contenu dans la
tuyauterie. Si le traceur est électrique, la température maximale de calcul (MDT) doit être supérieure
de 20 °C à la température susceptible d'être atteinte par le ruban chauffant (là encore, les
sollicitations simultanées mentionnées dans le § 6.2 doivent être envisagées).

2
Si la marge de 20 °C entraîne le passage d’une tuyauterie à une classe nominale supérieure, elle peut être réduite
à la demande du FABRICANT ou de l'INGÉNIERIE, après accord de TOTAL.

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 25/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

[Link] Tuyauterie pouvant être soumise occasionnellement à une température supérieure à


la température maximale de calcul déterminée comme indiqué ci-avant

Certaines tuyauteries peuvent être soumises à des opérations particulières (désaérage et dégazage
à la vapeur, chasses à la vapeur, recirculation de produits chauds, régénération de catalyseurs,
décokage des fours...) qui peuvent aboutir à la détermination de conditions de calcul plus sévères
que celles correspondant aux conditions normales de fonctionnement si les critères mentionnés
dans le § 6.5 ci-après ne sont pas respectés.

[Link] Circuit avec un équipement permettant le passage d'une classe nominale de pression
(série) à une classe nominale inférieure

Ce cas, qui peut impliquer, en aval de l'équipement, des dépassements temporaires de la


température maximale de calcul objet du 6.5 ci-après, est traité dans l'alinéa "Remarque" du
§ 6.7.2.

6.4.2 Température minimale de calcul du métal (MDMT) – Température minimale de calcul


(DMT)

[Link] Généralités

La température minimale de calcul du métal (MDMT) ne doit pas être confondue ni prise
systématiquement égale à la valeur de température minimum climatique du site considéré.

[Link] Choix de la MDMT

a) Valeur à considérer

Sauf exceptions décrites ci-après, la MDMT doit être prise égale à -10 °C pour les tuyauteries
neuves.

Cette valeur doit être définie au cas par cas pour les tuyauteries fonctionnant ou pouvant fonctionner
à des températures inférieures à -10 °C (procédé particulier, ligne de GPL à -45 °C par exemple,
lignes d’échappement de soupape...).
De même, pour les cas de redémarrage d’unités à des températures climatiques inférieures à
-10 °C, on déterminera avec précaution la MDMT des tuyauteries pouvant être soumises
brusquement à des sollicitations (principalement des pressions) lorsqu'il n'est pas possible
d'augmenter progressivement la température.

b) Conséquence

À des températures climatiques inférieures à -10 °C, ce choix de MDMT à -10 °C impose :
 un démarrage avec une augmentation progressive de la température avant l’application de
toute autre sollicitation ;
 de ne pas réaliser d’épreuve hydraulique ou tout autre essai de résistance et de n’appliquer
aucun type de contrainte mécanique sans prendre toutes les précautions nécessaires et
sans être en parfait accord avec l'organisme notifié de son choix.

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 26/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

Le respect de ces règles et de celles définies dans l'ASME B31.3 (ou autre code de construction
retenu) et le choix du matériau approprié permettent de prévenir le risque de rupture fragile de
l’équipement.

6.5 Dépassements temporaires des pressions et températures de calcul


Dans certains cas, les tuyauteries peuvent être soumises à des conditions de services
occasionnelles différentes des conditions normales (décokage à la vapeur, régénération de
catalyseur, dégazage à la vapeur, forces dynamiques dues aux chocs comme un coup de bélier, le
fonctionnement d'une soupape, etc.).
La pression et/ou la température de service peuvent excéder temporairement les valeurs "normales"
de calcul, à condition que l'on vérifie si les critères définis par le code de construction retenu et la
réglementation locale applicable sont respectés.
Lorsqu'aucun code de construction n'est retenu, il convient de vérifier que :
 la température théorique de service moyenne3 par année de fonctionnement n'excède pas la
température de calcul (dans le cas d'un fonctionnement intermittent, la base de calcul doit
être une période de 12 mois de fonctionnement) ;
 la contrainte dans l'épaisseur de la tuyauterie, due à la pression, n'excède pas la contrainte
admissible à la température réellement atteinte de :
− 15 % si la durée de chaque dépassement n'excède pas 48 heures et si le total
annuel des dépassements est inférieur à 600 heures ou 10 % du temps de service
de la tuyauterie si ce temps est inférieur à 600 heures,
− 20 % si la durée de chaque dépassement n'excède pas 8 heures et si le total annuel
des dépassements est inférieur à 60 heures.

Dans le cas où, dans la même année, plusieurs dépassements interviennent, avec h1 le total
d’heures des dépassements d’une durée comprise entre 8 et 48 heures, et h2 le total d’heures des
dépassements d’une durée au plus égal à 8 heures :

la relation doit être satisfaite.


Dans ce cas, la majoration de contrainte dans la partie de l'épaisseur associée à la pression ne doit
pas excéder 15 %.
Aucune majoration de contrainte n'est admise dans les autres parties de l'épaisseur totale.

6.6 Sollicitations autres que celles résultant de la pression et de la température

6.6.1 Corrosion, érosion, fatigue


Conformément à la réglementation en vigueur et aux différents codes de construction, les modes de
dégradation potentiels qui résultent de l’action d’un milieu et de conditions de service sur un
matériau donné doivent être pris en compte.

3
Valeur théorique de la température du fluide prévue pour le fonctionnement normal de l'installation dans une
situation donnée. Cette valeur, qui correspond à une "consigne", doit se situer dans une plage de températures
admissibles (maximum et minimum) pour l'installation en fonctionnement dans la situation considérée.

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 27/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

6.6.2 Charges et surcharges climatiques


Il convient de s’assurer que les charges et les surcharges climatiques (vent, neige, séisme) à
considérer sont bien prises en compte telles que définies dans les spécifications applicables et dans
le ou les codes de construction retenus.

6.6.3 Vibrations
Dans le cas de tuyauteries associées à une machine tournante pouvant engendrer des vibrations, le
FABRICANT ou l'INGÉNIERIE doit justifier de la prise en compte de ces phénomènes tels que
définis dans le code de construction retenu et dans la présente spécification.

6.7 Classe de tuyauterie


Les tuyauteries doivent être réalisées conformément aux classes de tuyauterie définies dans la
Spécification Générale GS MS PVV 001 de TOTAL ou dans celles qui sont applicables au projet.

6.7.1 Définition
Les classes de tuyauterie sont un regroupement de divers matériels compatibles entre eux,
permettant d’en réduire la disparité tout en conservant les caractéristiques mécaniques requises.
Elles permettent la réalisation de réseaux complets de tuyauteries homogènes.

Lors du choix d’une classe de tuyauterie, d'autres facteurs doivent être pris en compte, tels que la
nature des fluides, les dangers qu’ils présentent, la réglementation à laquelle ils sont soumis ainsi
que les éventuelles incompatibilités envers d’autres produits ou certains matériaux.
Chaque classe définit notamment :
 les matériaux de base ;
 les couples de pression/température maximum admissibles ;
 la classe nominale de pression (PN de l'ISO, classe ou série) ;
 la surépaisseur de corrosion.

Pour chaque famille de composants, elle donne notamment :


 la désignation du matériel à employer et sa norme de référence ;
 les épaisseurs minimales du matériel à installer en regard de chaque diamètre ;
 le matériau et sa norme de référence ;
 les diamètres à utiliser ;
 la norme de référence pour le dimensionnement ;
 les standards et spécifications de TOTAL à considérer.

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 28/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

6.7.2 Passage d'une classe de tuyauterie à une autre

[Link] Exemples

Le passage d'une classe de tuyauterie à une autre peut avoir lieu, par exemple, dans les cas
suivants, dans les conditions de la remarque figurant à la fin du présent paragraphe :
 en aval d'un réfrigérant, la réduction de la température pouvant permettre l'utilisation d'une
classe moins sévère qu'en amont (si l'équipement comporte un bipasse avec robinet, le
robinet doit être de la classe la plus sévère) ;

RÉFRIGÉRANT Piping category


Classe less moins
de tuyauterie
COOLER
sévère
severe thanqu'en amont
upstream

 en aval d'un échangeur réchauffeur ou d'un four, l'augmentation de température pouvant


nécessiter l'utilisation d'une classe plus sévère qu'en amont (si l'équipement comporte un
bipasse avec robinet, le robinet doit être de la classe la plus sévère) ;

ÉCHANGEUR Classe
Piping de tuyauterie
category more plus
EXCHANGER
RÉCHAUFFEUR sévère
severe thanqu'en amont
upstream

 en aval d'une vanne de régulation sans bipasse ou, dans le cas d'une vanne de régulation
avec robinets d'isolement et éventuellement bipasse, en aval du robinet d'isolement aval et
du robinet de bipasse s'il existe, sous réserve que dans les deux cas il n'y ait plus de robinet
en aval, la réduction de pression pouvant permettre l'utilisation d'une classe moins sévère ;

Classe de tuyauterie
Piping category less moins
sévère
severe thanqu'en amont
upstream

 en aval d'une vanne de régulation, dans le cas d'une détente avec vaporisation et sous
refroidissement nécessitant un changement de matériau ;
 en aval d'un robinet, si le circuit correspondant comporte un dispositif de protection contre
les surpressions ;
 en aval d'un robinet en limite d'installation, sur la ligne d'un produit autre que du résidu
(résidu atmosphérique, résidu sous vide...), dans le cas où il est prévu de raccorder cette

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 29/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

ligne à un réseau complexe existant, de classe moins sévère que celle de la ligne dans le
périmètre de l'installation. La solution à retenir (installation d'une soupape de sécurité par
exemple) doit être soumise à l'accord écrit de la COMPAGNIE. Pour les résidus, la classe de
la ligne de coulage du produit doit correspondre au moins à la série nominale "CLASS 300" ;
 en aval d'une machine (pompe, compresseur, turbine à vapeur...).

Remarque :

Si les conditions normales de fonctionnement en aval d'un équipement permettent l'utilisation d'une
classe moins sévère que celle utilisée en amont (cas d'un réfrigérant côté produit chaud par
exemple), des situations occasionnelles peuvent entraîner des dépassements temporaires de la
pression et/ou de la température de calcul considérées en aval de cet équipement : l'ouverture du
bipasse (s'il existe) d'un réfrigérant côté produit chaud, l'interruption de la circulation du produit froid
dans un réfrigérant…
Trois cas peuvent se présenter :
 les critères mentionnés dans le § 6.5 ci-avant sont respectés : la pression et/ou la
température de calcul considérées ainsi que la classe prévue en aval de l'équipement sont
acceptables ;
 ces critères ne sont pas respectés, mais le couple pression/température résultant de la
situation occasionnelle est compatible avec la classe prévue en aval de l'équipement : la
pression et la température de calcul en aval de l'équipement doivent être celles
correspondant à cette situation occasionnelle (voir § 6.3 et § 6.4 ci-avant) et la classe prévue
en aval de l'équipement est acceptable ;
 ces critères ne sont pas respectés et le couple pression/température résultant de la situation
occasionnelle n'est pas compatible avec la classe prévue en aval de l'équipement, ce qui
n'est pas acceptable : la classe prévue en aval de l'équipement doit être remplacée par une
classe plus sévère (normalement celle utilisée en amont).

[Link] Modalités de passage d'une classe de tuyauterie à une autre

Le passage se faisant en général au droit du joint à brides d'un échangeur ou d'un réfrigérant, la
première bride de la tuyauterie aval doit être de la même classe que la bride de l'équipement, mais
son matériau constitutif doit être celui correspondant à la classe de la tuyauterie en aval. Le joint
correspondant doit être conforme aux prescriptions de la classe de la tuyauterie aval.

Brides de of
Flanges même
the Moins
Less sévère
severe
sameclasse
class

Réfrigérant
Cooler

Matériau according
Material conforme auxto
prescriptions
downstream de piping
la classe
de la tuyauterie
class aval
stipulations

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 30/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

Lorsque le passage se fait au droit d'un robinet, le robinet doit correspondre à la classe la plus
sévère et les joints en amont et en aval du robinet doivent être conformes aux prescriptions des
classes de tuyauterie respectivement en amont et en aval du robinet.
En cas d'isolement par deux robinets en série (cf. schémas ci-après), les deux robinets et les
accessoires (y compris les joints) entre les deux robinets doivent correspondre à la classe la plus
sévère.

Classe de tuyauterie
Piping category
Classe de tuyauterie
Piping category moinsless
sévère
severe
plus sévère
more severe

Classe Piping
de tuyauterie
category
Classe de tuyauterie plusmore
sévère
Piping category severe
moins sévère
less severe

Moins
Less sévère
severe
Brides de of
Flanges même
the
sameclasse
class

Matériau according
Material conforme aux to
prescriptions
downstream de piping
la classe
de la tuyauterie
class aval
stipulations

En aucun cas, le passage d’une classe de tuyauterie à une classe "moins sévère"
(changement de métallurgie, diminution d’épaisseur...) ne doit entraîner une augmentation
significative des mécanismes d’endommagement et notamment des vitesses de corrosion ou
l'apparition de nouveaux modes d'endommagement. Les choix doivent être réalisés pour
garantir et maîtriser la durée de vie globale prévue pour les installations.

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 31/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

7. Règles de conception

7.1 Contraintes nominales de calcul


Les modes de détermination des contraintes nominales de calcul à partir des caractéristiques de
résistance mécanique qui caractérisent les matériaux sont définis dans le code de construction
retenu.

7.2 Matériaux et matériels


Le choix du matériau doit se faire en tenant compte :
 de la résistance aux produits véhiculés (compatibilité) ;
 des conditions de service maximum, en particulier des températures et pressions de service
minimales et maximales admissibles ;
 des recommandations, interdictions ou obligations réglementaires applicables ;
 des contrôles et exigences supplémentaires (classes de construction) liées en particulier au
fluide et/ou à la corrosion ;
 des conditions particulières d’ambiance extérieure (embrun, atmosphère agressive) ;
 des conditions d'installation (tuyauteries enterrées ou aériennes) ;
 des couples de matériaux envisagés.
Tous les matériaux employés doivent être conformes à des normes admises par la réglementation
applicable et le code de construction retenu.
Concernant les fontes, seules les fontes ductiles sont utilisables et après accord de la COMPAGNIE.
Le choix des nuances de matériau et des matériels doit se faire conformément à la Spécification
Générale GS MS PVV 001 de TOTAL.
L'emploi de flexibles doit être limité au strict minimum (aux cas où l'emploi d'une tuyauterie rigide
n'est pas possible), conformément à la Spécification Générale GS MS PVV 005 de TOTAL.

7.3 Dimensionnement

7.3.1 Détermination des diamètres de tuyauterie


Les diamètres nominaux de tuyauterie doivent être choisis dans des séries standard : ½", ¾", 1",
1"½, 2", 3", 4", 6", 8", 10", 12", 14", 16", 18", 20" et 24" (NPS).
Les tuyauteries de diamètre 1/2" (DN 15) ne doivent pas être utilisées sauf :
 en aval des robinets d’isolement installés sur les lignes de procédé sur lesquelles sont
connectées les tuyauteries d'instrumentation ;
 pour les prises d’impulsion des brides à orifices ;
 pour les piquages sur les collecteurs d’air instrumentation ;
 pour les lignes de traçage ;
 pour les tuyauteries auxiliaires des machines.

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 32/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

Le diamètre nominal minimal des tuyauteries pour les évents, purges et TRVs doit être de 3/4" (DN
20).
Les tuyauteries « Process » véhiculant des fluides très dangereux (nocifs, toxiques et/ou hautement
inflammables) doivent être de diamètre  1" (DN 25) sauf pour les les évents, purges et TRVs. Les
tuyauteries « Process » véhiculant des fluides dangereux (combustibles ou inflammables) doivent
être de diamètre  3/4" (DN 20).
Le diamètre des tuyauteries "utilités" ne doit pas être inférieur à 3/4" (DN 20), sauf accord explicite de
la COMPAGNIE.
Les diamètres nominaux de tuyauterie 1"¼, 3"½, 5" et 22" ne doivent pas être utilisés. Les
équipements fournis avec des connexions de ces diamètres doivent être ramenés au diamètre
standard le plus proche au moyen d'une réduction adaptée. Les douilles ne doivent pas être
utilisées. Le diamètre nominal de tuyauterie 2"½ ne doit être utilisé que pour les tuyauteries d'eau
incendie.
Le diamètre d'une tuyauterie doit être déterminé à partir des vitesses linéaires admises pour le fluide
concerné (les valeurs maximales admissibles de ces vitesses sont données dans le § 7.3.2) et en
prenant en compte l'aspect économique. Les coûts doivent être minimisés et le choix entre une
tuyauterie de plus grand diamètre avec des pertes de charge moins importantes et une tuyauterie de
plus petit diamètre avec des pertes de charges plus importantes doit être dicté par l'optimum
économique (avec prise en compte du coût total de possession : matériels, installation,
équipements, énergie, exploitation, maintenance pendant la durée de vie prévue / temps de retour
sur investissement). Comme les fluides pseudoplastiques (par exemple certains émulseurs) n'ont
pas de viscosité fixe, la viscosité utilisée dans le calcul de la perte de charge (en particulier pour la
ligne d'aspiration de la pompe) doit tenir compte de la température et du taux de cisaillement. Le
taux de cisaillement est calculé en utilisant la formule suivante:

Avec:
D taux de cisaillement en 1/s
V debit volumique du fluide en m3/s
r rayon interne de la tuyauterie d’aspiration en m

7.3.2 Vitesses maximales admissibles


Les vitesses maximales admissibles pour les liquides véhiculés par les tuyauteries doivent être les
suivantes :
 0,6 m/s dans la conduite d'aspiration pour les émulseurs pseudo-plastiques avec une
viscosité dépendant de l'état du mouvement (fluide non newtonien).
 1 m/s lors du remplissage d'un réservoir/capacité vide. Il convient de limiter la vitesse du
liquide à la foi dans la ligne de remplissage et à sa sortie à environ 1 m/s (3 ft/s) jusqu'à ce
que la ligne de remplissage soit submergée de deux diamètres de tuyauterie ou de 61 cm (2
ft) de liquide, la plus basse de ces deux hauteurs de liquide étant retenue. Dans le cas d'un
réservoir à toit flottant (interne ou externe), la limite de vitesse du liquide d'1 m/s (3 ft/s) doit
être respectée jusqu'à ce que le toit flotte effectivement sur la surface libre du produit…4.
 1 m/s lors du remplissage d'un camion citerne jusqu’à ce que la sortie soit submergée, puis
0,5/d m/s (d=diamètre intérieur de la tuyauterie en mètres) ou la vitesse maximale dans les

4
Traduction du 4.5.2.b de l’API RP 2003 v2015

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 33/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

lignes véhiculant les hydrocarbures telle que definie ci-après, la plus petite de ces deux
valeurs étant retenue.
 1 m/s lors du remplissage d'un wagon citerne jusqu’à ce que la sortie soit submergée, puis
0,8/d m/s (d=diamètre intérieur de la tuyauterie en mètres) ou la vitesse maximale dans les
lignes véhiculant les hydrocarbures telle que definie ci-après, la plus petite de ces deux
valeurs étant retenue.
 2 m/s à l'aspiration d'une pompe ;
 5 m/s pour les lignes véhiculant des hydrocarbures de conductivité au plus égale à 50 pS/m
(tel que le Jet A-1) ;
 7 m/s pour les lignes véhiculant des hydrocarbures de conductivité supérieure à 50 pS/m
(6 m/s recommandée).

Pour le Jet A-1, un temps de relaxation d'au moins 30 secondes doit être considéré entre le moment
où le carburant sort d'un filtre et le moment où il entre dans un réservoir de stockage ou dans la
cuve d'un camion-citerne.

Les vitesses maximales admissibles pour les gaz véhiculés par les tuyauteries doivent être les
suivantes :
 10 m/s à l'aspiration d'un compresseur ;
 15 m/s au refoulement d'un compresseur.

7.3.3 Détermination des épaisseurs minimales

[Link] Éléments soumis à une pression interne

[Link].1 Formules utilisées


Les règles à appliquer sont celles du code retenu.
Sauf spécification contraire, l'ASME B31.3. est le code de construction des tuyauteries de
référence.

[Link].2 Surépaisseurs de corrosion


Les surépaisseurs de corrosion à adopter doivent être définies en fonction de la durée de vie
demandée pour les tuyauteries en tenant compte de la nature des fluides véhiculés. Elles sont
indiquées pour chacune des classes de tuyauterie définies dans la Spécification Générale
GS MS PVV 001 de TOTAL.

[Link].2.1 Aciers au carbone


Pour les fluides neutres, non agressifs, non corrosifs, non érosifs dans leurs conditions normales de
fonctionnement, la surépaisseur de corrosion est généralement de 1,5 mm.
Exemple : produits pétroliers et produits chimiques entraînant une diminution d’épaisseur de 0,10 à
0,20 mm/an.

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 34/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

Pour les hydrocarbures lourds (susceptibles de devoir être chauffés par traçage) et l'eau, la
surépaisseur de corrosion est généralement prise égale à 3 mm car les tuyauteries sont plus
sujettes à la corrosion.
Pour les fluides corrosifs, érosifs, corrosifs en présence d’humidité et nocifs biologiquement dans les
conditions normales de fonctionnement, la surépaisseur de corrosion est généralement de 3 à 6 mm
ou fait l’objet d’une justification particulière.

[Link].2.2 Aciers inoxydables


Pour les matériaux inoxydables, conformément à l'ASME B36.19M, la surépaisseur de corrosion
peut être égale à 0 dans les cas suivants :
 le matériau a été choisi pour des raisons de propreté ;
 le matériau n’est jamais corrodé ou érodé par le fluide en contact ni par l’ambiance
extérieure ;
 le matériau a été choisi après essais en laboratoire et n’est pas corrodé dans les conditions
de service maximum, les causes de corrosion en cas de conditions de fonctionnement
anormales pouvant être écartées. Ce choix doit être validé par la COMPAGNIE.

[Link].2.3 Fontes ductiles


Les tuyauteries en fonte ductile ne sont utilisées que pour transporter de l'eau et sont reconnues
pour leur résistance à la corrosion. Pour les fontes ductiles, la surépaisseur de corrosion est donc
prise égale à 0.

[Link].2.4 Polymères
Pour les polymères, la surépaisseur de corrosion est prise égale à 0 en supposant que le fluide
véhiculé et le polymère choisi sont parfaitement compatibles.

[Link].3 Surépaisseurs supplémentaires pour tubes à extrémités filetées


Pour les tubes à extrémités filetées, les surépaisseurs supplémentaires sont les suivantes :
 1,5 mm pour les tubes de diamètres 1/2" et 3/4" (DN 15 et 20).
 2 mm pour les tubes de diamètres 1" et 1"½ (DN 25 et 40).

[Link].4 Épaisseurs des tubes et raccords à adopter


L'épaisseur des tubes et raccords doit être définie en considérant, pour la classe concernée, les
facteurs suivants :
 la nuance d’acier préconisée et les caractéristiques mécaniques garanties par la norme du
produit ;
 le couple température/pression de service maximale admissible et normalisé, entraînant le
plus petit rapport contrainte/pression de calcul (donc la plus forte épaisseur) ;
 l’épaisseur minimale nécessaire (voir [Link].1 ci-avant) ;
 la tolérance en moins sur l’épaisseur, définie par la norme concernée ;

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 35/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

 les épaisseurs préférentielles figurant dans la norme considérée ;


 l’adéquation des raccordements de chaque composant.

[Link].5 Éléments soumis à une pression externe


Les règles à appliquer pour vérifier les effets de la pression externe sont celles du code retenu.
Lorsque le refroidissement du fluide peut réduire la pression interne à une valeur inférieure à celle
de la pression atmosphérique, la tuyauterie qui est alors sous vide partiel doit pouvoir supporter une
pression externe égale au plus à la pression atmosphérique, soit 0,1 MPa (1 bar).

[Link].6 Coefficient de joint des tubes et raccords soudés


Le coefficient de joint des tubes et raccords soudés longitudinalement par fusion 5 doit être  0,85.
L'emploi du soudage sans fusion6 n'est admis dans la fabrication de tubes et raccords tubulaires que
pour les seules classes de tuyauterie où ce procédé est explicitement mentionné (voir Spécification
Générale GS MS PVV 001 de TOTAL) et à condition que l'usine de production soit agréée par la
COMPAGNIE.

7.4 Flexibilité

7.4.1 Généralités
Des lyres de dilatation doivent être prévues partout où cela est nécessaire et possible. Elles doivent
être étudiées et installées si nécessaire avec une précontrainte à froid égale à la moitié de la
dilatation prévue entre deux points fixes successifs, hors déformation plastique. Le cas échéant,
une demande écrite devra être adressée à la COMPAGNIE pour accord.
L’utilisation de compensateurs de dilatation, qui ne sont admis que lorsque leur emploi est
inévitable, doit être formellement justifiée et soumise à l’accord préalable écrit de la COMPAGNIE.
Dans ce cas, des dispositifs d’ancrage et de guidage appropriés doivent être prévus. Le système de
tuyauterie doit être capable de supporter les efforts engendrés lors des épreuves hydrauliques.
Les lyres de dilatation doivent être installées conformément aux recommandations du code de calcul
choisi. La mise en précontrainte à froid ne peut être employée qu’après analyse complète des efforts
en jeu et doit dans tous les cas être soumise à l’accord préalable écrit de la COMPAGNIE.

7.4.2 Règles de conception pour limiter le risque de rupture par fatigue due aux vibrations
Afin de réduire les risques de rupture par fatigue dus aux vibrations en service sur les lignes
principales, l’INGÉNIERIE portera une attention particulière aux points suivants :

5
Les tuyauteries soudées en utilisant un des procédés suivants sont considérées comme des tuyauteries soudées
par fusion : soudage à l'arc, soudage au gaz, soudage sous laitier électroconducteur.
6
Les tuyauteries soudées par résistance sans métal d'apport ne sont pas considérées comme des tuyauteries
soudées par fusion.

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 36/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

 les tuyauteries en amont et en aval des dispositifs qui peuvent engendrer des vibrations
excessives (soupapes antibélier, soupapes d'étranglement...) doivent comprendre une
longueur droite de chaque côté du dispositif d'au moins deux diamètres ou 600 mm, la plus
grande de ces longueurs étant retenue ;
 des supports doivent être installés de chaque côté et au plus près de ce dispositif ;
 une distance minimale de 10 diamètres doit être imposée entre deux coudes ;
 les grandes longueurs droites sur les lignes susceptibles de vibrer doivent être évitées ;
 les supports doivent être installés au plus près des changements de direction (latéraux ou
verticaux), tout en tenant compte des impératifs de flexibilité ;
 l’usage de pendards et de coudes doit être réduit au maximum.

En ce qui concerne les piquages, l’INGÉNIERIE droit tenir compte des principes et règles suivants
pour les mêmes raisons :
 la longueur des parties non supportées doit être limitée autant que possible ;
 le poids des robinets et instruments non supportés doit être limité (par ex. en utilisant des
robinets allégés du type double block and bleed) ;
 le diamètre des piquages doit être maximisé ;
 les goussets de renfort doivent être placés (lorsque le diamètre de la ligne principale le
permet) dans les deux plans perpendiculaires à l’axe du piquage ;
 l'utilisation de raccords forgés en une pièce (type nipolet) plutôt qu’un assemblage type
weldolet + manchette doit être privilégiée ;
 l'utilisation des raccords vissés doit être interdite.

7.4.3 Réactions sur les équipements


Les équipements à soumettre à une analyse de flexibilité sont les appareils à pression, les
réservoirs de stockage, les fours et chaudières, toutes les machines tournantes (notamment les
pompes) et la robinetterie spéciale.
Les forces et moments exercés par les tuyauteries sur les tubulures des équipements doivent rester
inférieurs aux forces et moments admissibles par ces tubulures, dans toutes les conditions de
fonctionnement prévues.
Les forces et moments maximaux admissibles sur les tubulures des pompes sont donnés par le
FABRICANT ou la norme de construction/calcul (ISO 5199, API STD 650…). Pour les réservoirs de
stockage, la valeur des forces et moments maximaux admissibles sur les tubulures des
équipements est donnée par le FABRICANT.
L'INGÉNIERIE (ou le FABRICANT) doit demander aux constructeurs des équipements de préciser
les forces et moments maximaux admissibles par les tubulures de raccordement.
L'INGÉNIERIE (ou le FABRICANT) doit fournir les notes de calculs des efforts et moments exercés
par les tuyauteries sur les tubulures des principaux équipements, dans toutes les conditions de
fonctionnement prévues, et préciser sur les plans isométriques concernés les efforts et moments
correspondant aux diverses conditions de fonctionnement.
Les forces et moments ainsi calculés ne doivent pas dépasser les valeurs spécifiées par les
fabricants des équipements et/ou les spécifications applicables aux appareils concernés.

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 37/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

7.4.4 Principe de calcul des tuyauteries chaudes


Le calcul d’une tuyauterie chaude doit inclure notamment la détermination, en divers points indiqués
ci-après, des efforts, des moments de flexion, des contraintes avec indication de la contrainte
nominale de calcul (voir § 7.1 ci-avant), des déplacements en translation et des déplacements en
rotation résultant du passage de la tuyauterie d’une situation à une autre.
Les situations à prévoir sont au minimum les suivantes :
 tuyauterie à froid à vide sans précontrainte ;
 tuyauterie à froid à vide avec précontrainte ;
 tuyauterie pour chacune des situations de service incluant notamment celle pour laquelle la
pression est maximale et celle pour laquelle la température est maximale.
Pour chaque point concerné, les efforts, moments de flexion, déplacements en rotation et
déplacements en translation doivent être donnés par leurs composantes suivant 3 axes de référence
perpendiculaires.
Quand le point concerné correspond à un support qui permet à la tuyauterie un ou plusieurs degrés
de liberté, les valeurs maximales des composantes en translation et rotation permises par le support
doivent être précisées de façon à vérifier que les valeurs correspondantes calculées pour les
différentes situations sont toujours largement inférieures aux valeurs maximales précitées.
Les points d’un système de tuyauterie, pour lesquels le calcul ci-avant doit être effectué, sont
notamment ceux correspondant :
 au raccordement de la tuyauterie sur un équipement (appareil à pression, machine…)
(voir § 7.4.3 ci-avant) ;
 au point de départ d’une dérivation ;
 aux supports et ancrages ;
 aux emplacements des lyres de dilatation.
Parmi ces tuyauteries doivent figurer notamment les tuyauteries pouvant être soumises
occasionnellement ou accidentellement à des températures plus élevées que les températures
normales de service.

7.4.5 Analyse de flexibilité

[Link] Lignes à calculer et définition du niveau de calcul

Le niveau de l'analyse de flexibilité définit l'étendue de l'analyse. Il est déterminé en fonction des
conditions de fonctionnement de la tuyauterie, de son diamètre et de l'équipement sur lequel elle est
raccordée le cas échéant.
 Niveau 1 : ce niveau consiste à réaliser une inspection visuelle de la ligne - il n'est applicable
qu'aux tuyauteries similaires.
 Niveau 2 (niveau simplifié) : l'analyse peut être manuelle ; les résultats sont présentés dans
une note de calcul (voir § [Link]).
 Niveau 3 : ce niveau consiste à réaliser une analyse détaillée avec des logiciels de calcul de
contraintes ; les résultats sont présentés dans une note de calcul (voir § [Link]).

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 38/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

Le tableau ci-après donne les différents systèmes de tuyauterie à analyser et le niveau d’analyse
correspondant.

Diamètre nominal
Type d'équipement connecté à la Niveau requis pour l'analyse
de tuyauterie
tuyauterie des contraintes
(pouces)
-46 °C à 100 °C à
Température de la tuyauterie >200 °C
100 °C 200 °C

Tuyauterie connectée à un équipement


2 ≤ NPS ≤ 3 1 1 3
Appareils 4 ≤ NPS ≤ 14 1 2 3
16 ≤ NPS ≤ 24 3 3 3
2 ≤ NPS ≤ 6 1 1 3
Réservoirs
8 ≤ NPS ≤ 24 2 3 3
2 ≤ NPS ≤ 3 2 3 3
Pompes
4 ≤ NPS ≤ 24 3 3 3

Tuyauterie non connectée à un équipement


2 ≤ NPS ≤ 6 1 1 3
En acier au carbone ou acier au
8 ≤ NPS ≤ 14 1 2 3
carbone basse température
16 ≤ NPS ≤ 24 2 3 3
2 ≤ NPS ≤ 6 1 2 3
Acier inoxydable 8 ≤ NPS ≤ 14 2 3 3
16 ≤ NPS ≤ 24 3 3 3

Tuyauterie de soupape de sécurité

Soupape de sécurité ouverte à 2 ≤ NPS ≤ 3 2 2 3


l'atmosphère 4 ≤ NPS ≤ 24 3 3 3
2 ≤ NPS ≤ 3 1 1 3
Soupape de sécurité collectée
4 ≤ NPS ≤ 24 2 3 3

Tuyauteries diverses
Tuyauterie critique selon l'analyse des
NPS ≥ 2 3 3 3
risques
Tuyauterie avec compensateur de
dilatation ou pouvant subir un coup de NPS ≥ 2 3 3 3
bélier
Tableau 2 : niveau requis d'analyse des contraintes

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 39/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

[Link] Codes applicables

L'analyse de flexibilité doit être conforme aux codes de construction des tuyauteries retenus
(ASME B31.3 ou équivalent).

[Link] Logiciel de calcul

Le Niveau 3 d'analyse des contraintes sera élaboré avec des logiciels reconnus et approuvés par la
COMPAGNIE (CAESAR II par ex. ou équivalent).

[Link] Conditions d'analyse

Lorsque le calcul de flexibilité d’une tuyauterie doit être effectué, il doit tenir compte de la variation
de température la plus grande à laquelle peut être soumise la tuyauterie dans les diverses
circonstances connues ou raisonnablement prévisibles :
 fonctionnement ;
 mise en service ;
 arrêt normal ;
 arrêt d’urgence ;
 conditions anormales :
- maintien d’un réchauffage (traçage) avec interruption de circulation de produit ;
- coupure de l'alimentation en produit pétrolier...
La température de service correspondante peut être supérieure à la température de calcul
(voir § 6.5 ci-avant) (cas d’une tuyauterie de produit pétrolier fonctionnant normalement à
température ambiante et véhiculant occasionnellement de la vapeur pendant une opération de
désaérage ou de dégazage à la vapeur ou de chasse à la vapeur, par exemple). Si cette
température est supérieure à la température de calcul, elle doit être précisée sur la liste des lignes
ayant fait l’objet d’un calcul de flexibilité.

[Link].1 Pression et température de calcul


Sauf spécification contraire de la COMPAGNIE, la pression de calcul et la température associée à
considérer sont celles indiquées dans la classe de tuyauterie applicable pour les tuyauteries neuves.
Dans le cas de tuyauteries existantes, la pression de calcul à considérer peut être inférieure à celle
indiquée dans la classe de tuyauterie, dans la limite de la pression de service susceptible d'être
atteinte dans les conditions de fonctionnement les plus contraignantes (pression de refoulement
maximum d'une pompe/compresseur (tout en prenant en compte la pression maximale d’aspiration),
pression de début d'ouverture des soupapes de sécurité...).

[Link].2 Vent, neige et séisme


Les conditions de vent, de neige et de séisme dépendent des conditions du site et de la
règlementation locale en vigueur.

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 40/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

[Link].3 Épreuve hydraulique


La pression d'épreuve hydraulique à prendre en compte doit être conforme aux codes de
construction des tuyauteries retenus (ASME B31.3 ou équivalent). Se référer également à la
Spécification Générale GS MS PVV 003.

[Link].4 Frottement
Le coefficient de frottement pris en compte dans le calcul est égal à 0,3 dans le cas de frottement
acier sur acier.

[Link].5 Cas de charge


En général, les cas de charge suivants doivent être considérés :

Cas de charge Description

1 Épreuve hydraulique Charges pendant l'épreuve hydraulique


2 Charges statiques Charges dues au poids mort + pression
3 Charges de fonctionnement
4 Charges thermiques Charges thermiques
Charges climatiques (vent, neige,
5 Charges dynamiques
séisme...)

L'INGÉNIERIE doit s'assurer de la pertinence des cas de charge étudiés. Si d'autres cas de charge
sont nécessaires, il convient de les soumettre à l'accord de la COMPAGNIE.

[Link] Formalisation de l'analyse des contraintes

Les résultats de l'analyse des contraintes doivent être formulés en accord avec les dispositions
suivantes :
 pour l'analyse de Niveau 1, aucune formalisation des résultats n'est requise ;

 pour les analyses de Niveau 2 et de Niveau 3, les résultats d'analyse remis par
l'INGÉNIERIE à la COMPAGNIE doivent être formalisés dans une note de calcul.
Contenu des notes de calcul
Les notes de calcul doivent rassembler, au minimum, les informations suivantes :
 Objet
 Documents de référence
 Description des lignes
 Caractéristiques mécaniques des lignes
 Description des équipements connectés
 Conditions d'analyse

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 41/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

 Propriétés mécaniques du sol


 Cas de charge
 Symbolisation des supports
 Conclusions
 Annexe A : plans isométriques de calcul
 Annexe B : synthèse des contraintes
 Annexe C : forces et moments calculés
 Annexe D : propriétés des éléments
 Annexe E : vérification des forces exercées sur les tubulures des équipements et des
machines

[Link].1 Objet
Rappel du contexte de l'analyse ou description du projet et repère de ligne.
Le code de calcul utilisé est <Indiquer la norme et la révision>.

[Link].2 Documents de référence

Type Titre Référence Révision

[Link].3 Description des lignes


Cette analyse concerne les lignes suivantes :
Repère NPS Classe Origine Destination PID Fluide État

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 42/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

[Link].4 Caractéristiques mécaniques des lignes

Épaisseur Contrainte
Classe Diamètre Surépaisseur admissible Module
de
Repère de Matériau Nominal de corrosion Classe/série d'élasticité
tuyauterie (MPa)
tuyauterie (MPa)
In mm Sch mm ( mm ) Sc S h

[Link].5 Description des équipements connectés


< Description des équipements connectés >

[Link].6 Conditions d'analyse


Code de calcul : <Nom> <Année>
Logiciel de calcul : CAESAR II <version>
Température utilisée pour le calcul
Masse Coeff.
Pression Température
Calorifuge Neige Glace volumique du de dilat.
Classe de (bar relatif) (°C)
fluide therm.
Repère
tuyauterie
Masse
Ép. Service Calcul
Calcul Épreuve Service Calcul vol. (kg/m) (kg/m) (mm/m)
(mm) (kg/m³) (kg/m³)
(kg/m³)

[Link].7 Propriétés mécaniques du sol


< Indication des propriétés du sol utilisées pour le calcul >.

[Link].8 Cas de charge


Cas de charge à considérer (voir § [Link].5).
Analyse des contraintes et charges simultanées :
Contrainte Contrainte
Cas de charge Description Nœud maximale maximale
calculée (MPa) admissible (MPa)

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 43/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

[Link].9 Symbolisation des supports


Tableau de correspondance entre les symboles de supports utilisés par le logiciel de calcul et les
plans isométriques correspondants.

<Logiciel> Type de support Isométrique

<Symbolisation du support dans <Description du support> <Symbolisation du support sur


le logiciel> l'isométrique>

[Link].10 Conclusions
< Conclusions de l'analyse des contraintes >.

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 44/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

[Link].11 Annexe A : Isométriques de calcul


Tous les isométriques de référence et les isométriques modélisés dans l'applicatif doivent être
inclus.
Exemple :

Pompe d'aspiration DN 200, type à aspiration


axiale

Pompe de refoulement DN 150, type à aspiration


verticale

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 45/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

[Link].12 Annexe B : synthèse des contraintes


Pour chaque cas de charge, présentation des nœuds pour lesquels la contrainte est maximale.
Exemple :

CODE STRESS CHECK PASSED : LOADCASE 3 (SUS) W+P1+F1

Highest Stresses: (MPa)


CodeStress Ratio (%): 56.6 @Node 1140
Code Stress: 54.8 Allowable: 96.9
Axial Stress: 6.5 @Node 2230
Bending Stress: 50.5 @Node 1140
Torsion Stress: 6.8 @Node 1998
Hoop Stress: 12.7 @Node 998
3D Max Intensity: 54.8 @Node 1140

[Link].13 Annexe C : forces et moments calculés


Pour chaque cas de charge, présentation des résultats de calcul nœud par nœud (forces, moments
et déplacements).
Exemple :

LOAD CASE DEFINITION KEY

CASE 2 (OPE) W+D1+T1+P1+F1


CASE 3 (SUS) W+P1+F1

NODE Load FX N FY N FZ N MX N.m MY N.m MZ N.m DX mm DY mm DZ mm

Case

10 Rigid ANC

2(OPE) 195 -128 -2431 2579 -223 254 -1.500 -2.000 6.780

3(SUS) 8 8 -810 230 -137 3 0.000 0.000 -0.000

MAX 195/L2 -128/L2 -2431/L2 2579/L2 -223/L2 254/L2 -1.500/L2 -2.000/L2 6.780/L2

11 Displ. Reaction

2(OPE) 195 -128 -2431 2579 -223 254 -1.500 -2.000 6.780

3(SUS) 8 8 -810 230 -137 3 0.000 0.000 -0.000

MAX 195/L2 -128/L2 -2431/L2 2579/L2 -223/L2 254/L2 -1.500/L2 -2.000/L2 6.780/L2

40 Rigid +Z

2(OPE) 0 0 0 0 0 0 -1.463 -13.105 6.475

3(SUS) -49 1 -1477 0 0 0 -0.000 0.000 -0.000

MAX -49/L3 1/L3 -1477/L3 -1.463/L2 -13.105/L2 6.475/L2

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 46/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

[Link].14 Annexe D : propriétés des éléments (écho d'entrée)


Présentation de toutes les propriétés des nœuds utilisés dans le logiciel de calcul.
Exemple :

CAESAR II Ver.5.10.03, (Build XXXX) APR X,20XX 15:58:26 Page 2


Jobname: XXXX

PIPE DATA
-----------------------------------------------------------------------------
-----------------------------------------------------------------------------
From 10 REP 12 To 20 DY= -1.050 m DZ= .005 m
PIPE
Dia= 168.275 mm Wall= 18.263 mm Insul= 180.000 mm Cor= .0000 mm
GENERAL
T1= 577 C P1= 4.0000 bars PHyd= 9.2000 bars Mat= (191)A335 P91
E= 213,376 MPa EH1= 145,537 MPa EH2= 213,376 MPa EH3= 213,376 MPa
EH4= 213,376 MPa EH5= 213,376 MPa EH6= 213,376 MPa EH7= 213,376 MPa
EH8= 213,376 MPa EH9= 213,376 MPa v = .300 Density= 7,639.6523 kg/m3
Insul= 150.0000 kg/m3 Fluid= 100.0000000 kg/m3
RESTRAINTS
Node 10 ANC Cnode 11
DISPLACEMENTS
Node Annexe
[Link].15 11 DX1=
E -1.500 mm DY1=
: vérification des-2.000
forcesmmexercées
DZ1= 6.780 mm tubulures
sur les RX1= .000des équipements et
des machines
RY1= .000 RZ1= .000
SIF's &: vérification
Exemple TEE's des charges exercées sur une pompe en fonction de sa norme de calcul
Node 20 Bonney Forge Latrolt
ALLOWABLE STRESSES
B31.1 (2004) Sc= 168 MPa Sh1= 86 MPa Sh2= 168 MPa Sh3= 168 MPa
Sh4= 168 MPa Sh5= 168 MPa Sh6= 168 MPa Sh7= 168 MPa Sh8= 168 MPa
Sh9= 168 MPa Sy= 414 MPa
-----------------------------------------------------------------------------

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 47/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

7.5 Soupapes d'expansion thermique

7.5.1 Cas général et exceptions admises


L'utilisation de soupapes d'expansion thermique doit être considérée sur les tuyauteries de transport
de fluides qui peuvent être chauffées par traçage, exposition aux rayons du soleil, etc., avec pour
conséquences l'augmentation de la température du liquide véhiculé et sa dilatation (ainsi que la forte
augmentation consécutive de la pression due à “l'incompressibilité” du liquide).
L'INGÉNIERIE doit définir le type, le nombre et l'emplacement des soupapes d'expansion thermique.
Les soupapes d'expansion thermique doivent être clairement repérées sur les P&ID avec indication
de la pression de début d'ouverture.
Les soupapes de sécurité sont décrites dans la Spécification Générale GS MS ECP 001 de TOTAL.
Lorsque le système à considérer pour une protection contre la dilatation thermique n'est constitué
que de tuyauteries (ne comprend pas d'appareils à pression ou d'échangeurs de chaleur), une
soupape d'expansion thermique peut ne pas être requise pour protéger la tuyauterie de la dilatation
thermique si :
a) la tuyauterie contient en permanence une poche de vapeur qui ne se condense pas, de
manière qu'elle ne puisse jamais se remplir de liquide ;
ATTENTION - Les petites poches de vapeur ou de gaz peuvent disparaître au chauffage par
compression et/ou solubilisation. Par contre les mélanges à plusieurs composants avec une
plage d'ébullition étendue peuvent faire qu'une quantité de vapeur suffisante soit toujours
présente pour éviter que la poche ne se remplisse entièrement de liquide. Il convient
d'estimer le changement de volume du liquide véhiculé par les tuyauteries chauffées par les
rayons du soleil, le traçage électrique, la température ambiante ou la chaleur dégagée par
une autre source de chaleur pour déterminer si le volume de la poche de vapeur est suffisant
pour autoriser la dilatation du liquide.
ou
b) la tuyauterie est utilisée en continu (et non en discontinu ou semi-continu) et drainée après
avoir été isolée dans le cadre de procédures ou de permis parfaitement supervisés ;
ou
c) la température du fluide est supérieure à la température maximale attendue d'une exposition
directe aux rayons du soleil [en général d'environ 60 à 70 °C (environ 140 à 160 °F)] et il
n'existe aucune autre source de chaleur telle que le traçage électrique (à noter que le feu
n'est généralement pas considéré lors de l'évaluation des besoins de protection contre les
surpressions des tuyauteries) ;
ou
d) l'augmentation de pression estimée à partir de la dilatation thermique est dans les limites de
calcul de l'équipement ou de la tuyauterie.7
Il convient de n'accorder aucun crédit à un retour de fluide à travers un clapet anti-retour ou un
robinet d'isolement fermé (on suppose qu’ils sont étanches).
De plus, pour les applications pratiques, certaines exceptions peuvent être faites pour les cas décrits
ci-après :
 Longueur : l'installation d'une soupape d'expansion thermique (TRV) dédiée pour une courte
longueur de tuyauterie isolable au voisinage d'un autre tronçon de tuyauterie isolable peut
être évitée si le robinet d'isolement commun est verrouillé en position ouverte : dans ce cas,
une seule TRV suffirait à protéger l'ensemble.

7
Traduction du § 5.14.4 de l'API STD 521 – 5e édition

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 48/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

D'une manière générale, une soupape d'expansion thermique n'est pas utile pour une
longueur de tuyauterie isolable au plus égale à 1 m dans le cas de fluides dangereux et à
20 m dans le cas de fluides non dangereux.
Cependant, pour les services cryogéniques (GNL par exemple), il convient que toutes
les longueurs de tuyauterie isolables soient équipées d'une TRV (seuls les
assemblages à brides n'ont pas besoin de TRV).
 Diamètre : pour les tuyauteries de petit diamètre (au plus égal à 1"½), il n'est pas jugé utile
d'installer une soupape d'expansion thermique.
 Température de service : les tuyauteries utilisées à température de service élevée, une fois
isolées, auraient plutôt tendance à se refroidir ou à conserver leur température ; une
protection contre la dilatation thermique n'est donc pas nécessaire. Il est possible de déroger
à cette règle dans le cas de tuyauteries utilisées à des températures intermédiaires et
chauffées par traçage électrique.

Les principaux éléments à protéger contre les surpressions dues à la dilatation thermique sont :
 les tuyauteries et la robinetterie (avec chambre morte) ;
 les pompes ;
 les bras de chargement ;
 les instruments de mesure ;
 les appareils ;
 les échangeurs de chaleur.

7.5.2 Conception
Les soupapes d'expansion thermique sont calculées conformément à la norme du FABRICANT.
Des soupapes sans bague de réglage doivent être utilisées dans les applications de protection
contre la dilatation thermique des liquides véhiculés.
Les marquages doivent être apposés directement sur la soupape ou sur une plaque fixée
solidement sur la soupape. Ils doivent être réalisés de manière à ce qu'ils ne puissent pas être
effacés en service. Les marquages doivent inclure, au minimum, les informations suivantes :
 repère de la soupape (tag) ;
 nom du vendeur ;
 numéro de conception ou de type (numéro de modèle) du vendeur ;
 dimension nominale (en mm) ;
 pression de début d'ouverture (en kg/cm²g) ;
 orifice (lettres de désignation standard) ;
 contre-pression (constante ou variable) ;
 année de fabrication ;
 nom du client (utilisateur final) et numéro de code du client.
Bien que le produit évacué soit généralement recueilli dans un collecteur spécifique séparé ou dans
le circuit protégé lui-même via un dispositif en cascade (voir Figure 8), la TRV peut être autorisée à
évacuer le produit directement à l'atmosphère lorsque le fluide véhiculé est du GPL, du GNL ou de
l'eau.

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 49/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

7.5.3 Dimensionnement
Le débit requis pour l'évacuation du fluide n'est pas facile à déterminer. Dans la mesure où chaque
application est destinée à évacuer un liquide, le débit requis est faible ; il est donc raisonnable de
spécifier un dispositif surdimensionné. Une soupape de dimension DN 20 × DN 25 (NPS ¾ ×
NPS 1) est couramment utilisée.8 Quoiqu’il en soit, la dimension des entrée/sortie d’une TRV doit
être au moins DN 20 (NPS ¾).
Il est possible d'utiliser des soupapes de sécurité avec un orifice de 0,06 in2 comme TRV pour toute
la longueur du système protégé (qui comprend tout le système amont utilisé pour l'évacuation en
cascade des TRV).
S'il existe des raisons de penser que ce dimensionnement est inadapté ou que le liquide évacué
peut se détendre ou former des solides en passant à travers la soupape, les calculs de débit telles
qu’expliquées dans dans la GS MS ECP 001 suivant l'API STD 521 doivent être mis en œuvre.
Le STD MS PVV 021 donne les préconisations d'installation pour les TRV.

7.5.4 Pression de début d'ouverture

[Link] Règles générales

Pour bien choisir la pression de début d'ouverture des soupapes, une étude de la pression de calcul
de tous les composants du système isolé doit être réalisée. La pression de début d'ouverture de la
soupape ne doit jamais être supérieure à la pression maximale admise par le composant le plus
faible du système protégé, c.-à-d. la MAWP. Cependant, il convient que la pression de début
d'ouverture de la soupape soit suffisamment élevée pour que la soupape ne s'ouvre que dans les
conditions de dilatation thermique du liquide. Si les TRV évacuent dans un système clos, les effets
de la contre-pression doivent être considérés pour établir la pression du ressort requise.

Pour les TRV qui évacuent dans la partie amont du système, au final, l'excédent de produit est dirigé
vers le réservoir de stockage de produit. Cependant, pour le Jet A-1, il convient que l'excédent de
produit soit évacué vers un réservoir collecteur de drains spécifique pour éviter toute contamination
du réservoir de stockage de Jet A-1 par des bactéries (car du Jet A-1 précédemment évacué
pourrait rester piégé au point bas de la sortie de la TRV et ne pas être évacué) (voir sorties TRV2 et
TRV3 dans la Figure 8).

[Link] Pression de ressort recommandée pour les soupapes d'expansion thermique


installées dans un terminal

D'une manière générale, pour les soupapes d'expansion thermique installées en circulation inverse
(entrée côté aval du robinet d'isolement et sortie côté amont du robinet d'isolement), la pression du
ressort doit être d'au moins :
 0,5 bar pour les TRV en bipasse des éléments de tuyauteries (soupapes, clapets anti-
retour…) ;
 1,5 bars + Pà débit nul pour les TRV placées entre la tuyauterie de refoulement et la tuyauterie
d'aspiration d'une pompe.

8
Traduction du 5.14.2 de l’API STD 521 – 5ème Edition

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 50/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

Pour les TRVs installées dans le sens du fluide (entrée en amont de la vanne de sectionnement et
refoulement en aval de la vanne de sectionnement), la pression de tarage du ressort doit être
supérieure à la pression de service maximale de la ligne (pour au moins l’une des TRVs lorsque
plusieurs TRVs sont installées sur la même ligne).
Pour les TRVs installées en cascade, la pression de début d'ouverture de chaque TRV doit être
calculée dans le cadre d'une étude de protection contre les surpressions et choisie de manière à ce
que la pression amont ne dépasse jamais la pression de calcul de l'équipement le plus faible. Si des
pressions de calcul sont dépassées, une des modifications suivantes doit être mise en œuvre :
 réduction du nombre de TRVs (soupapes cadenassées ouvertes...) ;
 diminution de la pression de début d'ouverture de certaines TRVs (en reduisant leur pression
de ressort) ;
 évacuation vers un collecteur de la tuyauterie de refoulement de certaines TRVs

Pour les TRV evacuant directement à l’atmosphere, la pression de ressort est la pression de début
d’ouverture et doit être :
 ≤ à la pression de calcul de la tuyauterie (DP)
 > à la pression de Maximale de service (MOP) (de plus, quand la MOP découle de la
pression à débit nul de la pompe, la pression de ressort doit être supérieure d’au moins
quelques bar de cette pression à débit nul de la pompe).

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 51/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

TRV TRV TRV


1 2 3

Recommandation
Recommendation
pour
forle Jet
Jet A-1
A-1

TRV TRV TRV


TRV 4 est optionnelle si la
6 5 4 vanne d’aspiration est
cadenassée ouverte, ET la
distance entre le clapet
refoulement de la pompe et la
vanne de refoulement est
inférieure à 1mètre

TRV
8

TRV TRV
7 9

Figure 8 : Dispositifs de protection contre les surpressions dues à la dilatation des hydrocarbures
liquides
Pression de ressort
Repère Description (pression différentielle)

TRV 1 TRV de ligne d'entrée de collecteur 1,5 bar + MOP

TRV 2 TRV de ligne d'entrée de réservoir 1,5 bar

TRV de ligne de sortie de réservoir (les réservoirs connectés à une


TRV 3 0,5 bar
même ligne de sortie ont la même élévation)
TRV de ligne de refoulement de pompe (en aval du clapet anti-
TRV 4 1,5 bars + Pà débit nul
retour et en amont du robinet d'isolement)
TRV de ligne de refoulement de pompe (en aval du robinet
TRV 5 1,5 bars + Pà débit nul
d'isolement)

TRV 6 TRV de clapet anti-retour de ligne 0,5 bar

TRV de tuyauterie isolée (section entre 2 robinets d'isolement non


TRV 7 0,5 bar
verrouillés en position ouverte)

TRV 8 TRV de bras de chargement en dôme/dispositif de mesure 0,5 bar

TRV 9 TRV de bras de chargement source/dispositif de mesure 0,5 bar

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 52/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

7.6 Supportage

7.6.1 Généralités
Les supports doivent être conformes aux exigences de la GS MS STR 001.
Toutes les tuyauteries doivent être supportées, guidées et ancrées en tenant compte de leur flèche
ainsi que des mouvements différentiels générés par l'équipement et des contraintes, efforts et
moments qui s'exercent sur l'équipement. Les supports doivent être installés de manière à prévenir
les effets des vibrations.
Des choix technologiques ont été faits par TOTAL à travers la définition des plans standards
regroupés dans le standard de conception STD MS PVV 002. Cependant, ces plans standards ne
sont que des schémas de principe et ils ne dégagent en aucun cas l'INGÉNIERIE de sa
responsabilité d'étudier et de calculer les éléments finis.
Il reste de la compétence de l'INGÉNIERIE de déterminer le dimensionnement des supports en
fonction des conditions de service et d’environnement.
Les configurations suivantes sont interdites :
 les supports sur les raccords ;
 les supports de tuyauterie repris sur des assemblages à brides ;
 les systèmes d’anti-soulèvement de lignes ;
 le supportage d’une tuyauterie par une autre tuyauterie.

Les supports dans les coudes ne sont autorisés que dans des cas exceptionnels et doivent dans
tous les cas faire l’objet d’un accord écrit de la COMPAGNIE.
Les espacements recommandés entre supports sont présentés dans le Engineering Handbook
(GM MS ENG 001 – PVV 002) et précisés sur les documents fournis par le FABRICANT. L'analyse
de flexibilité réalisée par le FABRICANT doit vérifier les espacements entre supports et les types de
supports.
Sauf indication différente sur les documents de conception, les supports pour les lignes d’un
diamètre nominal ≤ DN 40 (1"½), ainsi que les supports supplémentaires nécessaires pour tous les
diamètres, sont définis et installés sur le chantier par le FABRICANT, après approbation de la
COMPAGNIE.
Les zones de fortes concentrations de charges (robinets, soupapes, filtres, instruments montés sur
tuyauteries…) doivent être spécialement étudiées.
Les lignes procédés de diamètre nominal supérieur ou égal à DN 50 (NPS 2) et toutes les lignes
procédés ou utilités calorifugées doivent être systématiquement posées sur patins. Des étriers
peuvent être utilisés dans les conditions définies dans le § [Link].

La longueur des patins doit être d'au moins 300 mm. Elle doit cependant être compatible avec :
 les déplacements attendus de la tuyauterie ;
 la conception du support sur lequel les patins sont posés (la longueur des patins fixes et des
patins avec guide transversal posés sur bloc béton doit être d'au moins 500 mm) ;
 l’environnement immédiat.

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 53/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

Excepté dans le cas des ancrages, tous les patins doivent reposer sur un fer rond de 20 mm de
diamètre soudé à la structure ou scellé dans les massifs de fondation en béton (voir
STD MS CIV 121 lorsque des blocs en béton préfabriqués sont utilisés).
Dans le cas d’une tuyauterie avec changement de diamètre, la hauteur des patins doit être égale à
celle du tronçon de tuyauterie de plus grand diamètre.
Les supports doivent être protégés par un revêtement conformément à la Spécification Générale
GS MS COR 001 de TOTAL.
Toute dérogation doit être soumise à l’accord préalable de la COMPAGNIE.

7.6.2 Identification des supports

Chaque support doit être identifié par une référence à un type de support standard défini dans le
standard de conception STD MS PVV 002.

7.6.3 Supports provisoires

Si des skids sont utilisés, des supports provisoires doivent être fournis pour maintenir les tuyauteries
en place sur les skids pendant le transport et la manutention.

7.6.4 Étude du renforcement des tuyauteries


Le renforcement des tuyauteries doit être prévu aux points de supportage selon les règles suivantes
:
 lignes horizontales pour les DN ≥ 250 (NPS ≥ 10) ;
 lignes verticales pour les DN ≥ 100 (NPS ≥ 4) ;
 lignes reliées aux machines tournantes (vibrations) quel que soit le diamètre.

Les fourrures ou coquilles de renfort doivent :


 avoir une épaisseur au moins égale à l’épaisseur de la tuyauterie ;
 avoir une longueur au moins égale à 300 mm (égale à la longueur du patin) ;
 recouvrir un tiers de la circonférence de la tuyauterie ;
 avoir systématiquement un trou d’évent (non obturé) en partie basse, rempli de graisse pour
les températures de service inférieures à 300 °C ;
 être soudées en continu sur la tuyauterie.

Le berceau-support peut comporter un ou plusieurs anneaux de renfort si nécessaire, afin de répartir


les efforts sur la circonférence de la tuyauterie.

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 54/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

7.6.5 Matériaux et soudage des éléments de supportage en contact ou soudés sur une
tuyauterie
Toutes les parties d’éléments de supportage en contact ou soudées directement sur la tuyauterie ou
sujettes au gradient de température doivent avoir la même métallurgie que la ligne supportée. Un
certificat matière de type 3.1 doit être fourni conformément à la norme EN 10204.
Tous les éléments soudés directement sur des tuyauteries dont la classe impose un Traitement
Thermique Après Soudage doivent impérativement être soudés avant le TTAS au stade de
préfabrication.
Les soudures des éléments de supportage sur la tuyauterie doivent être continues (pas de soudure
de pointage ou discontinue).

7.6.6 Conception des supports

[Link] Étriers

Les étriers ne peuvent être utilisés que pour les lignes non calorifugées dans les conditions
suivantes (voir standard de conception STD MS PVV 002 de TOTAL) :
 pour les lignes procédés, le diamètre nominal de la ligne est inférieur à 50 mm (2’’) (avec
extension aux diamètres nominaux inférieurs ou égaux à 100 mm (4’’) lorsque les risques de
corrosion imposent une mise sous abri ou lorsque la ligne est en acier galvanisé au bain ou
en acier inoxydable) ;
 pour les lignes utilités, le diamètre nominal de la ligne est inférieur ou égal à 400 mm (16’’) ;
 toutes les lignes de tuyauteries et toutes les nuances d’acier sont acceptables ;
 les racks de tuyauteries sont sous abri (l'utilisation d'étriers sur des racks hors abri est
interdite) ;
 les étriers sont dans la même nuance de matière que la tuyauterie ;
 pour les tuyauteries en acier galvanisé, une bande élastomère est insérée entre les étriers et
la tuyauterie (et également entre la tuyauterie et la charpente métallique lorsque cette
dernière n'est pas en acier galvanisé) ;
 pour les tuyauteries en acier inoxydable, une cale en acier inoxydable de 5 mm d'épaisseur
est insérée entre la tuyauterie et la charpente métallique.

[Link] Tiges de suspension

Pour des raisons de sécurité (risque d’incendie), les supports de type pendard ne doivent être
utilisés que lorsque tout autre type de supportage ne peut être mis en œuvre. En particulier, un patin
doit toujours être préféré à une suspension par collier et pendard afin de limiter les risques de
corrosion.
D’autre part, les supports de type pendard ne doivent pas être utilisés avec des tuyauteries
calorifugées (sauf cas exceptionnel soumis à l’accord écrit de la COMPAGNIE).
Dans tous les cas, l’utilisation de pendards est soumise à l’accord de la COMPAGNIE.
Sauf accord de le COMPAGNIE, les éléments de pendards doivent être des produits manufacturés.

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 55/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

En général, dans le cas de supportage d’une ligne par pendards, il est nécessaire de prévoir des
guides longitudinaux à intervalles réguliers pour reprendre les efforts dus au vent et éviter les
vibrations dans la tuyauterie.
L’angle avec la verticale des tiges de suspension des supports de tuyauteries sujettes à des
déplacements dans un plan horizontal ne doit jamais excéder 3,5°.
La fixation des tiges de suspension par rotules n'est pas autorisée en raison du risque de blocage
des rotules.
Les systèmes de fixation des pendards (associés ou non à des supports à ressort) aux charpentes
et aux tuyauteries doivent comporter des articulations (par anneaux) et ne pas gêner les
déplacements des tuyauteries, de façon à ne pas engendrer de réactions pouvant affecter la bonne
tenue en service de ces systèmes de fixation. Il est possible d'utiliser des articulations par double
anneau sur les tiges de suspension (voir standard de conception STD MS PVV 002 de TOTAL).

[Link] Colliers sur patins / colliers sur chandelles

Les colliers sur patins ne doivent être utilisés que lorsque les patins ne peuvent pas être soudés
directement sur la tuyauterie (par ex. pour la reprise des supports d'une tuyauterie existante en acier
au carbone, pour le soudage sur site d'une tuyauterie en acier galvanisé ou en acier inoxydable).
La matière des colliers doit être identique à celle de la tuyauterie. Cependant, lorsque c'est
impossible (par ex. tuyauterie en acier au carbone, disponibilité des colliers du commerce ou rapport
coût-efficacité) et une différence de matière subsiste entre colliers et tuyauterie, une bande en
élastomère doit être insérée entre les colliers et la tuyauterie. (voir standard de conception
STD MS PVV 002 de TOTAL).
Les colliers sur chandelle ne doivent être utilisés que dans des cas exceptionnels et exclusivement
pour des tuyauteries de diamètre nominal au plus égal à DN 150 (6’’). Les goussets supports
doivent être utilisés en priorité. Les goussets doivent être installés sur une structure à définir (voir
standard de conception STD MS PVV 002 de TOTAL).

[Link] Supports à ressort

L'INGÉNIERIE doit préciser sur les plans isométriques concernés les différentes valeurs de réglage
des supports à ressort y figurant (réglage au montage avant mise en service/tuyauterie vide, valeur
à vérifier après une mise en service...), les efforts correspondants exercés sur les tuyauteries et les
précautions éventuelles à prendre lors des épreuves hydrauliques (blocage...).

[Link] Supports glissants pour tuyauteries à l’exclusion des tuyauteries chaudes


calorifugées véhiculant des fluides à une température maximale de service supérieure ou
égale à 250 °C

Les supports glissants doivent être conçus et installés pour éviter tout désengagement en
fonctionnement normal. La longueur minimale de la portée glissante doit être au moins égale à trois
fois la valeur du déplacement maximal de la tuyauterie au point considéré (déplacement à
déterminer par le FABRICANT ou par l’INGÉNIERIE).
Nota : le coefficient de frottement pris en compte dans le calcul des efforts ne doit pas être inférieur
à 0,35 dans le cas de frottement acier sur acier.

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 56/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

Pour les nappes de tuyauteries surélevées ou des nappes de tuyauteries au sol, l'utilisation de fers
ronds en acier est fortement recommandée pour les supports en charpente métallique et obligatoire
pour les supports en béton (l'utilisation de tubes étant quant à elle interdite) (voir standard de
conception STD MS PVV 002 de TOTAL).

[Link] Supports de tuyauteries chaudes calorifugées véhiculant des fluides à une


température maximale de service supérieure ou égale à 250 °C

Le supportage doit être conçu de manière à minimiser les pertes thermiques.


On utilise souvent dans ce cas des patins avec rupture de pont thermique réalisée au moyen d’un
joint isolant noyé dans le calorifuge de la tuyauterie.
Dans le cas d’une tuyauterie suspendue (cas rare), le pendard doit comporter un joint isolant de
conception semblable à celui précité.

[Link] Supports de tuyauteries froides calorifugées (yc cryogéniques)

Les supports de tuyauteries doivent être installés conformément aux standards du bailleur de
licence, s’il y en a un. Sinon, le supportage doit être conçu conformément aux préconisations du
Manuel CINI en utilisant des berceaux-supports en mousse rigide de polyisocyanurate ou de
polyuréthane haute densité associés à des colliers, platines et patins en acier.

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 57/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

8. Règles générales d’installation et d’implantation des tuyauteries

8.1 Disposition des tuyauteries

8.1.1 Généralités

La disposition et le cheminement des tuyauteries et la disposition de l'équipement doivent :


 être réalisées conformément aux codes, aux normes, aux spécifications et à la
réglementation locale (le cas échéant) ;
 minimiser la longueur de tuyauterie et faciliter son supportage (pour réduire les coûts) ;
 faciliter :
- l'accès à l'équipement et son utilisation ;
- l'inspection et la maintenance des équipements et des tuyauteries ;
 prendre en compte les dimensions d’un jeu de brides ou d’un robinet sur une des
tuyauteries. À cet égard, les écartements entre tuyauteries disposées en nappe dans des
racks doivent toujours être suffisants (les écartements recommendés entre tuyauteries en
fonction des types de brides à installer sont présentés dans le Engineering Handbook
(GM MS ENG 001 – PVV 003).
Le cheminement d'une tuyauterie doit tenir compte du mouvement de la tuyauterie et du mouvement
possible de l'équipement auquel la tuyauterie est raccordée ou qui lui sert de support.
La tuyauterie ne doit pas toucher d'autres tuyauteries, structures, câbles électriques ou conduits, ou
instruments.
L'étude du supportage doit tenir compte des éléments suivants :
 autres tuyauteries ;
 chemins de câbles ;
 goulottes instrumentation.
Toutes les tuyauteries entrant ou sortant d'un site ou d'une unité doivent pouvoir être isolées au droit
de cette limite (limite du périmètre du site ou de l'unité) par un robinet ou un obturateur réversible ou
la combinaison des deux, dans des conditions d’accessibilité définies au début de chaque projet.

8.1.2 Tuyauteries aériennes

Les tuyauteries aériennes doivent être disposées en nappes. Elles doivent cheminer sur des racks
ou des supports. Le nombre d'étages des racks et des supports doit être limité à 2 (une disposition à
plus de 2 étages doit être soumise à l’accord écrit de la COMPAGNIE).
Il est également recommandé de regrouper les tuyauteries qui suivent le même cheminement et de
placer les tuyauteries de plus grand diamètre en bordure de la nappe. Les tuyauteries utilités doivent
être placées au centre de la nappe sur les racks et supports à un seul étage, ou à l'étage supérieur
sur les racks et supports à deux étages.
Sauf cas particuliers (tuyauteries calorifugées par exemple), tous les changements de direction des
tuyauteries doivent nécessairement s'accompagner d'un changement de niveau pour éviter toute
interférence lors de l'installation de tuyauteries supplémentaires. Une distance suffisante doit être
prévue entre les nappes de tuyauteries parallèles superposées pour permettre ces changements de
direction.

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 58/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

Dans le cas d'une canalisation de gaz horizontale, les piquages doivent être installés en génératrice
supérieure de la canalisation.
Dans le cas de nappes au sol, telles que celles qui traversent le parc de stockage, les routes qui
croisent des lignes doivent les traverser sur des ponts. Le passage de lyres de dilatation par-dessus
les routes est interdit.
Dans tous les cas, pour les tuyauteries placées peu au-dessus du sol, une distance minimale de 0,3
m doit être respectée entre le sol et la tuyauterie afin de permettre son inspection. Ainsi, par
exemple, les fondations d'un compresseur ou d'une pompe doivent être de hauteur suffisante pour
permettre l'installation des tuyauteries au-dessus du sol et ainsi leur inspection.
Tous les nouveaux racks et supports de tuyauteries doivent être dimensionnés en prévoyant une
réserve de capacité supplémentaire de 25 % pour permettre toute extension ultérieure.
D'une manière générale, toutes les tuyauteries, quels que soient les fluides véhiculés, doivent être
vidangeables à froid comme à chaud. Les parties horizontales doivent être en légère pente pour être
auto-drainantes et éviter ainsi l'accumulation de dépôts (et la corrosion sous dépôts).
Une pente minimale doit être prévue sur les lignes pour permettre leur vidange. Les points bas sont
évités en utilisant les pentes minimales proposées ci-après, qui tiennent compte de la valeur de la
flèche.

Diamètre nominal NPS (in) Pente minimale proposée (mm/m)


NPS < 1 5 (en dessous de 100 °C) ; 6 (au-
dessus de 100 °C)
NPS = 1 4
1 ½ ≤ NPS ≤ 4 3
NPS ≥ 6 2

Les installations de tuyauteries doivent être étudiées de façon à limiter le nombre de points hauts et
bas induisant des poches de gaz ou de liquide. Les lyres de dilatation doivent être placées à
l'horizontale.
Les parties en "U" non drainables des tuyauteries doivent être équipées d'une purge au point le plus
bas.
Un robinet d'isolement muni d'un bouchon vissé ou raccordé à une tuyauterie évacuant vers un
collecteur, selon la nature des effluents à purger, doit être utilisé à cette fin. Le robinet de purge peut
être équipé d'un cadenas lorsqu'on a des raisons de penser qu'il peut être volé ou qu'il peut
représenter une source de danger supplémentaire.
La tuyauterie doit être munie à son point le plus haut d'un évent qui évacue à l'atmosphère. Cet
évent, même s'il est muni d'un robinet d'arrêt, doit être équipé d'un bouchon vissé soudé. Le robinet
de purge peut être équipé d'un cadenas lorsqu'on a des raisons de penser qu'il peut être volé ou
qu'il peut représenter une source de danger supplémentaire.
Lorsque la sécurité du personnel l’exige, les tuyauteries non calorifugées de température supérieure
à 65 °C et celles pouvant atteindre une température inférieure ou égale à -40 °C, doivent être
munies d’une protection mécanique (grillage, métal déployé...). L'emploi de calorifuges dits de
"protection du personnel" doit être évité en raison du risque de corrosion.

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 59/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

8.1.3 Tuyauteries enterrées

Les tuyauteries véhiculant des utilités comme l'eau de refroidissement, l'eau incendie, le
prémélange, l'eau huileuse ... peuvent être enterrées.
Les tuyauteries en acier inoxydable ne doivent pas être enterrées.
Les tuyauteries enterrées en acier au carbone non allié véhiculant des hydrocarbures ou autres
produits inflammables, toxiques ou nocifs pour l'environnement ne sont pas autorisées sauf pour les
canalisations de raccordement entre sites comme, par exemple, les conduites reliant deux
terminaux proches ou une jetée et un terminal. Toutes les tuyauteries enterrées transportant des
hydrocarbures doivent être adaptées au passage des racleurs.

Pour les tuyauteries d'eau (eau huileuse, eau de chauffage, eau potable ou eau incendie) et de
prémélange enterrées, l'emploi de brides doit être limité autant que possible (limité aux robinets).
Lorsqu'elles sont employées, les brides doivent être placées dans une chambre. Tous les autres
types de raccords, coudes et tés compris, doivent être soudés.
Le réseau de tuyauteries de prémélange en fonte ductile enterrées doit être constitué par
assemblage à emboitement et verrouillage avec inserts.

Les tuyauteries enterrées en acier au carbone doivent être protégées contre la corrosion externe
par :
 un revêtement extérieur en PEHD appliqué en usine pour les tuyauteries sur site et entre
sites ;
 une protection cathodique pour les tuyauteries entre sites (en option pour les tuyauteries sur
site).
Aucune tuyauterie ne doit être installée dans un caniveau où il y a des risques d’écoulement de
liquides corrosifs.

8.1.4 Cheminement des tuyauteries et flexibilité

La disposition des tuyauteries doit autoriser une flexibilité suffisante pour éviter d'exercer des
contraintes qui seraient supérieures aux valeurs maximales admissibles sur les tuyauteries et les
équipements sur lesquels elles sont connectées. Il existe différents moyens pour augmenter la
flexibilité des tuyauteries :
 créer des changements de direction ;
 remplacer des équipements ;
 installer des lyres de dilatation ;
 installer des soufflets de dilatation ;
 installer des flexibles ;
 installer des joints de dilatation (cette solution peut être utilisée, avec l'accord préalable de la
COMPAGNIE, lorsque toutes les autres solutions ne peuvent être mises en œuvre).
Les soufflets de dilatation, les joints de dilatation et les flexibles ne doivent en aucun cas devenir la
règle pour résoudre les problèmes liés à la dilatation thermique, aux vibrations ou aux mouvements
relatifs : leur emploi est strictement limité et doit faire l’objet d’un accord spécifique de la
COMPAGNIE.

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 60/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

8.1.5 Dégagements et accès

Les tuyauteries doivent être disposées de telle manière qu’elles laissent libre accès aux engins de
levage. Aucun point de l’installation n'est, en principe, entièrement clos et inaccessible. Les
tuyauteries ne doivent en aucun cas gêner la circulation normale ou barrer les dégagements et
issues de secours.

[Link] Dégagements verticaux minimaux pour assurer la liberté de déplacement

 Des grues mobiles : 6m


 Sur les routes principales : 4,5 m
 Sur les voies ferrées (non électrifiées) 5m
 Au-dessus des passerelles de circulation : 2,1 m
 Sous les tuyauteries : 2,1 m
 Des engins de levage mobiles dans les zones en exploitation : 2,4 m

[Link] Dégagements sous les tuyauteries sur les supports au sol

Lorsque des tuyauteries sont posées en nappes au sol, la base des tuyauteries doit se trouver au
moins 0,3 m au-dessus du sol.

[Link] Dégagements horizontaux minimaux pour assurer la liberté de déplacement

 Des engins de maintenance mobiles : 3m


 Entre ballons horizontaux : 0,75 m
 Entre échangeurs de chaleur à faisceaux tubulaires, non jumelés : 0,75 m
 Entre échangeurs de chaleur à faisceaux tubulaires jumelés : 0,45 m
 Entre l'accotement d'une route et la projection verticale d'un équipement, ou
de l'extrémité d'une plate-forme, d'un élément de structure ou d'une
tuyauterie : 0,5 m
 Entre deux tuyauteries, ou entre une tuyauterie et un élément de structure
(notamment des brides calorifugées et/ou toute couverture ignifuge
protégeant l'élément de structure) 0,025 m

Les dégagements à respecter pour les passerelles de circulation, les plates-formes, les escaliers et
les échelles sont définis dans la Spécification Générale GS MS STR 001 de TOTAL.

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 61/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

8.2 Installation de la robinetterie

8.2.1 Généralités
La robinetterie doit être installée conformément à la Spécification Générale GS MS PVV 011 de
TOTAL.
Les piquages équipés d’un robinet doivent être le plus courts possible compte tenu des distances
minimum à respecter entre soudures.
Si des robinets se trouvent sur deux canalisations adjacentes, ils doivent être décalés de façon à ce
qu’il y ait un espace libre d’au moins 100 mm. Pour les tuyauteries calorifugées, les presses étoupes
des robinets doivent toujours être situés hors calorifuge.
Des monorails ou des bossoirs doivent être employés pour la manutention des robinetteries, des
vannes de régulation et des soupapes de sécurité de grandes dimensions aux endroits auxquels
une grue mobile ou un chariot élévateur ne peut accéder.
Deux robinets d'arrêt doivent être prévus aux extrémités des tuyauteries évacuant à l'atmosphère
(tels que évents, purges, prises d'échantillonnage) lorsqu'il existe un risque de gel dû à la
vaporisation de produits légers (propane et plus légers).

8.2.2 Vannes

[Link] Vannes manœuvrées fréquemment

Les vannes doivent être placées de manière à être facilement accessibles à partir d'un plancher,
d'une plate-forme ou d'une échelle fixe, pour les besoins de l'exploitation et de la maintenance.

[Link] Vannes manœuvrées peu fréquemment

Les vannes manœuvrées peu fréquemment et dont le volant de manœuvre se trouve à plus de
2,1 m de hauteur doivent être équipés d'un volant à chaîne. Les chaînes doivent pendre environ 1 m
au-dessus du plan de manœuvre et ne doivent pas obstruer le passage.
Cependant, les vannes filetées ne doivent jamais être équipées de volants à chaîne.
Les vannes qui ne seront manœuvrées que lors de l'arrêt de l'installation et dont la hauteur du
centre du volant au-dessus du plan de manœuvre ne dépasse pas 4 m doivent être accessibles au
moyen d'une échelle mobile. Au-delà de 4 m, des moyens d'accès permanents (plates-formes,
échelles fixes...) doivent être fournis.

[Link] Règles spécifiques aux différents types de robinets

Les clapets anti-retour à battant doivent être montés en position horizontale. Ils peuvent être
montés verticalement avec fluide ascendant au refoulement des pompes.
Les robinets papillons doivent être du type à brides ou à oreilles filetées conformément à la classe
de tuyauterie concernée. Ils devront de plus être toujours démontables même en cas de blocage en
position ouverte. Une manchette de démontage pourra être utilisée si nécessaire.

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 62/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

Les robinets/clapets anti-retour de type "sandwich" ne sont acceptables que sur des services eau,
air et azote.
Les vannes de régulation doivent être positionnées de telle sorte qu’elles soient facilement
accessibles ou démontables, de préférence à partir du sol ou du plancher. Les vannes de régulation
et leurs bipasses devant être installés en position élevée, doivent être facilement accessibles à partir
des plates-formes ou des passerelles de circulation.

[Link] Orientation des volants de manœuvre

L'ordre de préférence pour l'orientation des volants de manœuvre est la suivante :


 à la verticale, tige de manœuvre vers le haut ;
 à l'horizontale ;
 à 45°, tige de manœuvre vers le haut.

Les vannes manœuvrées manuellement au moyen d'un levier et munies d’un dispositif de
verrouillage doivent être installées à l'horizontale, tige de manœuvre à la verticale, pour éviter tout
mouvement du levier dû à la gravité. Sauf cas particuliers, les vannes ne doivent pas être installées
avec la tige au-dessous de l’horizontale (pour les robinets vannes des lignes de torche, lorsqu’ils
existent, l'orientation de la tige doit être à la verticale, vers le bas). La hauteur du centre horizontal
du volant des vannes manœuvrées à partir d’une plate-forme ne doit pas dépasser 1,80 m.
Les robinets à chapeau rehaussé sur des services liquides cryogéniques ne doivent pas être
installés avec la rehausse inclinée de plus de 30° par rapport à la verticale pour éviter le gel de la
garniture d'étanchéité.

[Link] Robinets de réglage de débit (robinets à soupape)

Il est recommandé de limiter l'emploi de robinets de réglage de débit (robinets à soupape) aux
seules tuyauteries de diamètre inférieur ou égal à 6".

[Link] Manœuvre par rallonge de tige

Les robinets non accessibles à partir d’un plancher donné peuvent être manœuvrés depuis le
plancher supérieur à l’aide d’une rallonge de tige.
Les rehausses de corps/chapeau doivent être utilisées pour des températures de service inférieures
à -30 °C.

8.2.3 Soupapes de sécurité et soupapes d'expansion thermique

Les soupapes de sécurité et les soupapes d'expansion thermique doivent être installées à la
verticale et au plus près de l'équipement ou de la tuyauterie à protéger. Si, pour des questions
d’installation (accessibilité par exemple), la tuyauterie d’admission des soupapes de sécurité doit
être plus plus longue que la normale, la perte de charge dans le tronçon de tuyauterie
correspondant doit être vérifiée.
La tuyauterie d'échappement à l’atmosphère, lorsqu'elle est utilisée, doit être calculée en fonction de
la nature et de la température de la substance évacuée à l'atmosphère et de manière à garantir la

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 63/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

sécurité du personnel. Cependant, l'échappement ne doit jamais se trouver à une hauteur inférieure
à 2 m au-dessus des plates-formes avoisinantes existantes (un orifice de 6 mm de diamètre doit être
percé au point bas de la tuyauterie d'échappement pour éviter la corrosion/l'accumulation d'eau sauf
si elle est équipée d’une chaussette).
Si l'échappement d’une soupape de sécurité est relié à un réseau de torche, la soupape doit sera
installée à un niveau plus élevé que le collecteur de torche et n’aura pas de poches. Si la soupape
de sécurité doit être installée au-dessous du collecteur de torche, la tuyauterie d'échappement doit
être tracée et munie d'un robinet de purge, et doit toujours faire l'objet d'une étude spécifique par
l'INGÉNIERIE. Dans le cas où les soupapes de sécurité échappent dans un collecteur de torche,
elles doivent être associées à un robinet d'arrêt installé en aval. Ce robinet d’isolement doit être
cadenassé ouvert, et sa fermeture doit être suivie afin d’empecher l’isolement complet de
l’équipement/tuyauterie à protéger pendant qu’il est en service.
Une attention particulière doit être portée aux fixations des soupapes de sécurité pour éviter les
risques de sollicitations anormales et de vibrations du corps de la soupape. Le dispositif de
supportage ne doit pas entraver la maintenance ou le démontage de la soupape de sécurité.
Les soupapes de sécurité ne doivent être soumises à aucune charge par les tuyauteries sur
lesquelles elles sont connectées.
Lorsque le service nécessite que la soupape de sécurité soit visitée en cours de marche, deux
soupapes doivent être prévues avec un robinet d'isolement (ou robinet de substitution) entre
l'appareil et chaque soupape. Un dispositif de verrouillage doit alors interdire l’isolement complet de
l’appareil par rapport à la soupape qui reste en service. Les robinets d'isolement à l'entrée et à la
sortie des soupapes d'expansion thermique doivent être verrouillés en position ouverte (avec un
cadenas).

8.2.4 Isolement

Tous les équipements sont en général isolés par des obturateurs réversibles, des obturateurs
simples ou des brides pleines (lorsque l'isolement est mis en œuvre pour la maintenance) installés à
une distance minimale de l'équipement et facilement accessibles, sauf pour les PSV qui nécessitent
une manchette.
Les obturateurs simples, brides pleines ou obturateurs réversibles doivent être installés comme
indiqué sur les P&ID. Un dégagement suffisant doit être prévu pour manœuvrer les obturateurs
réversibles.

Un obturateur réversible permanent et un obturateur simple ou entretoise peuvent être installés en


fonction des critères de classe et de diamètre suivants :

Classe Pas de dispositif Obturateurs Entretoise ou


d'isolement positif réversibles obturateur simple
permanents
150# ∅  8" 8" < ∅  14" ∅ > 14"
300# ∅  6" 6" < ∅  10" ∅ > 10"
600# ∅  4" 4" < ∅  8" ∅ > 8"
Tableau 3 : installation d'un obturateur réversible permanent et d'un obturateur simple ou
entretoise

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 64/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

La nécessité d'installer un double isolement dépend de la nature du fluide et de la pression (DP).


Pour l'isolement des instruments, équipements, vannes de régulation, PSVs ne déchargeant pas à
l’atmosphère... ou tronçons de tuyauterie démontables ou ouverts en exploitation, il peut être
demandé d'utiliser un dispositif de type double isolement et purge intermédiaire (double block and
bleed). La fonction de double isolement et purge peut être assurée par un simple robinet de type
double block and bleed ou par deux robinets d'isolement et un robinet de purge placé entre les
deux. Pour les lignes d'évent et de purge, la nécessité d’un double isolement n’implique pas la mise
en place d’une purge intermédiaire.

Le Tableau 4 résume les exigences à respecter.

Services imposant un double isolement indépendamment de la pression

Nombre de
Service Dispositif d'isolement robinets
d'isolement
GPL Event ou purge : 1 = robinet à boisseau
sphérique – 2 = robinet à soupape
2
Process : Robinets selon classe de
tuyauterie
Cryogénique (GNL) Event ou purge : 1 = robinet-vanne à
coin – 2 = robinet à soupape
2
Process : Robinets selon classe de
tuyauterie

Services imposant un double isolement en fonction de la pression

Nombre de
Classe / PN Service robinets
d'isolement

Tous services sauf ceux identifiés dans


< 600# / PN 100 1
la partie précédente du tableau

 Hydrocarbure liquide ou gazeux


 Vapeur
2
 Hydrogène
600# / PN 100  Alcool

 Eau
 Azote 1
 Air

> 600# / PN 100 Tous 2

Tableau 4 : règles applicables à l'emploi d'un double isolement

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 65/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

Le deuxième organe d'isolement doit normalement être du même type que le premier, sauf pour les
services GPL et cryogéniques qui emploient un robinet à soupape comme deuxième organe
d'isolement. Les robinets à soupape manuels de dépressurisation, de vidange ou d'échantillonnage
qui peuvent induire un givrage en exploitation doivent être placés au moins 500 m en aval d'un
robinet d'isolement mais à une distance maximale telle que l'opérateur puisse manœuvrer les
robinets simultanément.
Chaque piquage / embranchement (process ou utilité) des lignes principales doit être munie de
vannes d'isolement dédiées (à proximité de la ligne principale) pour permettre la maintenance de
branches de système distincts sans incidence sur l'installation dans son ensemble. Toute exception
doit être portée à l'attention de TOTAL pour approbation.

8.3 Serrage des brides


Les assemblages boulonnés munis de joints d'étanchéité sont les éléments les plus faibles d'un
système de tuyauterie. L'application d'une précharge adaptée est donc essentielle pour la sécurité et
la fiabilité d'un assemblage. La précharge dans les boulons (ou tiges filetées+écrou) est produite
lors de l'assemblage et l'effort de serrage est développé entre les pièces constituant l'assemblage.
Par conséquent, le comportement général de l'assemblage dépend de l'effort de serrage développé
initialement. Par ailleurs, il est possible qu'une précharge excessive comprime le joint d'étanchéité et
que celui-ci ne puisse pas reprendre ses propriétés initiales. La contrainte maximale de contact du
joint dépend de l'application, de la taille et du type du joint. Elle est généralement fournie par le
FABRICANT et doit être respectée pour éviter d'endommager le joint. Cependant, elle doit être
suffisamment élevée pour éviter une fuite au niveau du joint.
Les joints sans amiante ne sont pas assez résistants pour subir une surcharge. Par conséquent, lors
du serrage des boulons (ou tiges filetées+écrou) sur une bride munie de tout type de joint sans
butée métallique (comme un joint plat), une clé à chocs ne doit jamais être utilisée. Le contrôle
précis du couple de serrage à appliquer est très important.. Le couple doit être précisément appliqué
au moyen d'une clé dynamométrique ou de tout autre outil de serrage contrôlé. Il convient que ce
dispositif soit, dans la mesure du possible, régulièrement étalonné.
L'ordre dans lequel les boulons ou les écrous des tiges filetées sont serrés influe fortement sur la
répartition des contraintes dans les joints. Il est possible qu'un mauvais serrage des boulons modifie
le parallélisme de la bride. Bien qu'un joint soit généralement calculé pour compenser une
déformation mineure de ce type, le défaut de parallélisme doit être limité pour éviter toute fuite. Par
conséquent, les écrous des tiges filetées doivent être serrés selon une procédure particulière :
1. Serrage manuel des écrous sur les tiges filetées ; cela permet de vérifier si les filets sont en
bon état. Si le serrage n'est pas possible, un filet est endommagé.
2. Serrage de l'ensemble au moyen d'une clé dynamométrique (ou de tout autre outil de
serrage contrôlé) en cinq passes de serrage dans l'ordre de serrage en étoile indiqué ci-
dessous pour chaque passe.

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 66/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

1 5 9 5 5 9
1 13
1 3
16 3
8 3
88 holes
trous positioned
distants 8 16 distants 11
trous positioned 12 7
16 holes 12holes
12 trouspositioned
distants
de 45°
45° apart de 22,5°
22,5° apart 7 de apart
30°
12 8 30°
11
4 7
4 15
4 2
14 2
6 2 6 10 10 6

13 5 1 9 17 5
1 17 13
24
12 9
16 21
20 3 8 3
2424
holes
trouspositioned
8 2020 trous distants
holes positioned 15 20 distants 11
de 18° de apart
15° 15°
16
18° apart 7 12 19
4 4 7
19
22 15
10 11
14 23
18 2 6 18 10 2
6 14

Figure 9 : séquences de serrage en étoile

La procédure suivante doit être suivie :


Passe n° 1 :D'abord, serrer légèrement les écrous à la main dans l'ordre de serrage en étoile défini
pour cette passe, puis les serrer uniformément à la main.
Passe n° 2 :avec une clé dynamométrique, serrer les écrous une première fois à 30 % du couple
total dans l'ordre de serrage en étoile défini pour cette passe. Vérifier que la bride
appuie uniformément sur le joint.
Passe n° 3 :serrer les écrous à 60 % du couple total dans l'ordre de serrage en étoile défini pour
cette passe.
Passe n° 4 :serrer les écrous au couple maximum dans l'ordre de serrage en étoile défini pour cette
passe.
Passe n° 5 :serrer les écrous des tiges filetées adjacentes au couple maximum dans le sens horaire.
Après les cinq passes, il peut s'avérer utile de répéter la passe n° 5 jusqu'à l'arrêt de la rotation de
l'écrou.
Chaque assemblage boulonné devrait être étiqueté avec le nom de l'ENTREPRENEUR et de la
personne qui a réalisé le serrage.

8.4 Piquages
La robinetterie doit être installée conformément à la Spécification Générale GS MS PVV 001 de
TOTAL.
Les piquages sur coude peuvent être autorisés sur des tuyauteries véhiculant des fluides non
dangereux (eau, air, azote) à des températures comprises entre la température ambiante et 100 °C,
après accord de la COMPAGNIE.
Pour les piquages de diamètre nominal DN 20 (NPS 3/4) ou DN 25 (NPS 1), les piquages séparés
doivent être préférés à un piquage commun de DN 20 (NPS 3/4) ou DN 25 (NPS 1) supportant
plusieurs départs, et ce pour éviter un porte à faux important.

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 67/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

Les piquages sur collecteurs d’air et de vapeur doivent être installés en génératrice supérieure.
Les piquages pour instrument sur tuyauterie et sur appareil doivent être mis en œuvre en accord
avec la Spécification Générale GS MS INS 001 de TOTAL. La limite de fourniture du métier
tuyauterie (services et équipement) inclut le premier robinet d’isolement sur le procédé.
Les piquages pour prise de pression sur les tuyauteries doivent être de diamètre nominal DN 20
(NPS 3/4) ou DN 25 (NPS 1) avec un robinet d’isolement (voir Spécification Générale
GS MS INS 001 de TOTAL).
Si des raccords de type “OLET” sont employés, la rainure doit être entièrement soudée.

8.5 Installation de l'instrumentation

8.5.1 Accessibilité et orientation

Les instruments doivent être implantés et orientés de manière à être directement accessibles et
lisibles à partir des échelles fixes et des plates-formes existantes ou depuis le plancher.
L’emplacement et l'orientation de l’évent du robinet et des accessoires intégrés au collecteur doivent
être choisis de manière à ce que l'évacuation à l’atmosphère du dispositif ne présente aucun risque
pour l'opérateur.

8.5.2 Autres instruments en ligne

L'installation d'autres instruments sur les lignes (vannes de régulation, prises de température et de
pression, brides à orifices...) doit se faire en suivant les recommandations du FABRICANT et les
préconisations de la Spécification Générale GS MS INS 001 de TOTAL.

8.5.3 Instrumentation sur équipement ou tuyauterie

Sauf indication contraire, les piquages pour instrument sur appareil et sur échangeur doivent être de
diamètre au moins égal à 2" (sur appareils à pression uniquement).
Les piquages pour instrument sur équipement ou sur tuyauterie nécessitant un dispositif simple ou
double isolement et purge doivent être constitués d'un collecteur ou d'un ensemble robinet intégré.
Les robinets d'isolement doivent être de type à boisseau sphérique, à corps à deux ou trois parties
boulonnées. Le robinet de purge doit être de type à pointeau, à chapeau boulonné.
Le côté de ce robinet d'isolement (ou de ces robinets d'isolement) qui est raccordé à la tuyauterie ou
l'appareil à pression doit être soudé ou muni d'une bride (ou fileté sauf pour les services GNL, mais
avec une passe de soudure d'étanchéité finale pour les services GPL), tandis que le côté qui est
raccordé à l'instrument peut être muni d'une bride ou d'un trou taraudé NPT de 1/2" de diamètre
selon le type de piquage pour instrument.

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 68/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

8.6 Purges et évents

8.6.1 Généralités

Tous les circuits de tuyauterie doivent pouvoir être purgés ou éventés, que ce soit pour réaliser les
épreuves hydrauliques ou pour des raisons procédés. Dans tous les cas, ces points singuliers qui
sont souvent source de problèmes de corrosion doivent être repérés soigneusement sur les plans
isométriques.
Dans le cas de tuyauteries calorifugées, un marquage doit être effectué sur le calorifuge au droit des
purges et évents non visibles.
La distance entre la partie inférieure d'un bouchon de purge, d'un robinet de purge ou d'un filtre
(temporaire ou permanent) et un élément du système de tuyauterie, le sol ou un plancher doit être
d'au moins 150 mm. Cette distance doit être augmentée à 250 mm pour un sol non fini.
En règle générale, les systèmes de tuyauterie raclable «process» ne sont pas équipés de purges
et/ou d'évents supplémentaires car l'opération de vidange et de ventilation est exclusivement
effectuée par des équipements spécialisés, comme les stations de lancement et de réception de
racleur.

8.6.2 Purges et évents pour service normal

Les purges et évents nécessaires pour un service normal doivent être représentés et dimensionnés
sur les P&ID.
Ils doivent inclure les robinets obturés par des bouchons filetés (sans soudure d'étanchéité) ou des
brides pleines, conformément à la spécification des classes de matériau de tuyauterie (voir
Spécification Générale GS MS PVV 001 de TOTAL).

8.6.3 Purges et évents pour épreuves hydrauliques

Les purges et évents nécessaires pour les épreuves hydrauliques doivent être prévus aux points
hauts et bas des tuyauteries. Ces purges et évents ne doivent être indiqués que sur les plans
isométriques des tuyauteries.
Pour toutes les tuyauteries de diamètre nominal DN ≥ 80 (NPS 3), des purges et évents doivent être
prévus pour les épreuves hydrauliques.
Lorsque les purges et/ou évents nécessaires au procédé et qui pourraient être utilisées pour les
épreuves hydrauliques n'existent pas, de nouveaux éléments doivent être créés. Ils sont alors
réalisés à l’aide d’un demi-manchon taraudé NPT, obturé par un bouchon mâle vissé. Une soudure
d’étanchéité doit être réalisée après épreuve.
Sauf spécifications contraires sur les schémas, les purges et évents doivent être de diamètre
nominal DN 20 (NPS 3/4) a minima.
Le nombre de points de purges et d'évents doit être le plus bas possible dans la mesure où ces
éléments constituent des points singuliers, sources potentielles de corrosion externe et/ou interne et
de fuite.
Dans le cas de tuyauteries calorifugées, les évents doivent, dans la mesure du possible, être
confinés dans le calorifuge de manière à éviter toute infiltration d’eau et/ou présence de point froid.

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 69/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

8.7 Prise d'échantillons

[Link] Moyens de prise d'échantillons

Les points de prise d'échantillons sont nécessaires pour contrôler la qualité du produit. Il est
fortement recommandé d'utiliser des robinets/dispositifs de prise d'échantillons de préférence aux
simples prises d'échantillons pour éviter tout contact entre l'opérateur et le produit (ou ses vapeurs).
Des robinets de prise d'échantillons de type à piston doivent être utilisés pour les lignes véhiculant
des hydrocarbures.
Pour les lignes hors pression ou les produits chauds, l'emploi de robinets de prise d'échantillons
placés dans des chambres est autorisé. Si nécessaire, les dispositifs de prises d’échantillons
doivent comporter des réfrigérants étudiés pour des pressions et températures égales à celles de la
ligne sur laquelle ils sont connectés.
Pour les produits très visqueux ou figeant à la température ambiante, la tuyauterie doit être tracée
ou à double enveloppe.
Dans des cas exceptionnels, la prise d'échantillons peut être basée sur le simple remplissage d'un
récipient. Les points de prise d'échantillons doivent être équipés d'un robinet d'arrêt. La distance
entre les deux robinets doit être minimale.
Les robinets de prise d'échantillons sont décrits dans la Spécification Générale GS MS INS 011 de
TOTAL.

[Link] Accessibilité

Les robinets de prise d'échantillons ou les prises d'échantillons doivent être installés comme indiqué
sur les P&ID. Les points de prise d'échantillons doivent être situés dans un endroit facilement
accessible du sol ou d’une plate-forme desservie par un escalier. Afin de réduire les risques de
projection de produit, l’élévation des prises d’échantillons doit être inférieure à 1 mètre par rapport
au sol ou à la plate-forme.

[Link] Implantation

Les points de prise d'échantillons ne doivent jamais être placés directement sur une pompe ni sur un
appareil susceptible de vibrer.
Sur les tuyauteries horizontales, les robinets de prise d'échantillons ou les prises d'échantillons
doivent être placés sur le côté de la tuyauterie et jamais sur un bras mort. Sur le refoulement des
pompes, en particulier, les robinets de prise d'échantillons ou les prises d'échantillons doivent être
placés sur la longueur de tuyauterie commune à la pompe en service et à la pompe de secours.

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 70/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

8.8 Tuyauteries des équipements statiques


Les tuyauteries doivent être étudiées de façon à permettre l’accès et la maintenance de tous les
appareils ainsi que leur démontage et remontage, en particulier pour les têtes et faisceaux tubulaires
d’échangeurs.
Les forces et moments exercés par les tuyauteries sur les tubulures des équipements doivent
satisfaire les exigences du § 7.4.
Les tuyauteries se raccordant sur un appareil fragile (acier verré, graphite, plastique...) doivent être
montées sur des supports réglables et indépendants de la bride de l’appareil de telle manière
qu’aucun effort excessif ne soit transmis à cet appareil.
Il doit en être de même pour la robinetterie lourde montée directement sur les piquages.
Si l’on prévoit des déplacements de l’appareil, même faibles, la tuyauterie doit être solidaire des
mouvements de l’appareil et doit être flexible avant la création d'un point fixe.
Lorsque des tassements de sol sous les appareils sont prévisibles, la flexibilité de la tuyauterie doit
être contrôlée pour s'assurer qu'elle est suffisante.
Le tracé des tuyauteries connectées à un équipement posé sur une cellule de charge doit être tel
que les charges résultantes des tuyauteries supportées par l'équipement demeurent plus ou moins
constantes dans tous les cas de marche.
Les robinets d’isolement de pied et/ou robinets d'isolement sur la phase liquide des réservoirs de
stockage et des capacités contenant des fluides dangereux doivent toujours être montés
directement sur les tubulures des réservoirs. Toutes les tubulures de fond de réservoir doivent être
munies d'un robinet d'isolement.
Les tuyauteries de fond de réservoir contenant des fluides dangereux (à définir en liaison avec la
COMPAGNIE) doivent être équipées d'au moins deux robinets d’isolement (un sur le côté du
réservoir et l'autre en dehors de la cuvette de rétention). Un des robinets doit être commandé à
distance depuis un point situé en dehors de la zone immédiate des réservoirs en cas d'accident. Il
est fortement recommandé de placer ce robinet commandé à distance sur le côté du réservoir.
Les tuyauteries d'entrée et de sortie des échangeurs doivent comporter, sauf dans le cas de
rebouilleurs, des robinets d'isolement facilement accessibles.
Les échangeurs doivent par ailleurs être équipés de robinets et de bipasses lorsqu'il est demandé
de pouvoir isoler un de ces échangeurs pour visite, nettoyage ou réparation.
Dans la mesure du possible, la robinetterie d’isolement doit être placée au plus près de l’appareil.
L’installation de robinetterie à l’intérieur des jupes support des appareils n’est pas autorisée.
Les tuyauteries véhiculant des fluides inflammables ou dangereux et se raccordant sur un appareil
nécessitant un nettoyage fréquent par une personne pénétrant à l’intérieur, doivent pouvoir recevoir
un obturateur simple ou réversible de pose facile, à placer entre l’appareil et le robinet ou, entre les
deux robinets s’ils sont associés à un piquage témoin de décompression.
Quand la tuyauterie de tête ou de fond d'un appareil (réacteur, colonne, ballon) est raccordée sur un
piquage à bride de gros diamètre servant également de trou d'homme, la tuyauterie concernée doit
être équipée d'un coude à brides destiné à faciliter le démontage pour accéder au trou d'homme. Ce
coude est muni d'une oreille de manutention.

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 71/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

8.9 Machines tournantes

8.9.1 Pompes

[Link] Implantation

Les pompes doivent être implantées suivant les exigences du procédé, et aussi près que possible
de l'équipement concerné, de manière à disposer d'un circuit d'aspiration le plus court possible.
Cependant, les lignes d'aspiration et de refoulement doivent être calculées avec des changements
de direction suffisants pour tenir compte des impératifs de flexibilité au montage et en exploitation
(serrage des brides, dilatation des lignes...).

[Link] Supportage des tuyauteries

Les tuyauteries connectées aux machines (pompes, compresseurs, turbines...) doivent être
parfaitement supportées, de façon à ce qu’aucun effort supérieur aux valeurs admissibles définies
par les codes ne s'exerce sur les tubulures des machines.
Le FABRICANT doit réaliser une étude spécifique et la remettre à l'ingénierie ou au tuyauteur pour
prise en compte des éventuels aménagements nécessaires.

[Link] Réactions admissibles sur les tubulures

La valeur des réactions admissibles sur les tubulures des machines doit être explicitée au plus tôt
par le FABRICANT de chaque machine.
Le tracé des tuyauteries doit être étudié pour que les efforts soient inférieurs aux valeurs
admissibles indiquées par le FABRICANT de chaque machine.
Le FABRICANT, en l'absence de prescriptions de sa part, doit donner un accord engageant sa
responsabilité sur les valeurs préconisées dans le code ou le standard de référence considéré.
Aucune prétension à froid n’est admise sur les tuyauteries connectées sur les tubulures des
machines (hors compensateurs de dilatation).
Dans le cas de pompes associées à une pompe de secours, lorsque des dilatations différentielles
sont possibles, le tracé des tuyauteries d’aspiration et de refoulement doit être étudié pour que les
efforts et moments qui s’exercent sur les brides des pompes soient inférieurs aux valeurs
admissibles définies par le code de référence et/ou le FABRICANT de la pompe.

[Link] Aspiration

Les lignes d'aspiration doivent être étudiées pour éviter tout point bas ou poche d'air entre
l'équipement et la bride à l'aspiration de la pompe. Si une réduction de section horizontale doit être
employée à l'entrée de la pompe, elle doit être excentrique, être installée directement sur la bride à
l'aspiration de la pompe et être positionnée de telle sorte que la génératrice supérieure de la
tuyauterie reste sur un même plan horizontal. Dans ce cas, une purge doit être prévue en point bas
de la ligne. Il est recommandé d'installer une tuyauterie droite de longueur égale à au moins dix fois
son diamètre immédiatement en amont de la bride à l'aspiration de la pompe (ou en amont de la
réduction excentrique, si elle existe) (voir Spécification Générale GS MS MEC 001) de TOTAL.
Un filtre provisoire ou permanent doit être installé à l’aspiration, entre le robinet d'isolement et la
tubulure d'aspiration de la pompe. Dans le cas d’un filtre permanent, il est recommandé de prévoir
un indicateur de ΔP.

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 72/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

Dans le cas d’un filtre provisoire, une pièce intercalaire doit être prévue pour permettre l’installation
du filtre provisoire (au moment du premier démarrage ou après la visite annuelle). L’encombrement
de la pièce intercalaire et celui du filtre devront être identiques, de façon à ne pas imposer d’efforts à
froid sur la tuyauterie lors des montages et démontages.

[Link] Refoulement

Le robinet et le clapet anti-retour placés sur la ligne de refoulement doivent, en général, avoir un
diamètre nominal égal à celui de la bride de refoulement de la pompe.
Toutefois, lorsque la différence de diamètre nominal entre la ligne de refoulement et la bride de
refoulement de la pompe est d'au moins deux diamètres, un robinet et un clapet anti-retour de
diamètre nominal intermédiaire doivent être employés.
Exemples :
Robinet et clapet anti-
Ligne de refoulement Bride de refoulement retour
Ø 6" Ø 4" Ø 4"
Ø 8" Ø 4" Ø 6"
Tableau 5 : diamètre intermédiaire des robinets et clapets anti-retour sur la ligne de refoulement
Sur les lignes de refoulement des pompes, des prises de pression doivent être installées en amont
des premiers robinets ou des clapets anti-retour.

[Link] Orientation des robinets

Les robinets à l'aspiration et au refoulement doivent être installés aussi près que possible des
tubulures de la pompe.
Les volants de manœuvre de ces robinets doivent être orientés, autant que possible, dans le
périmètre de la pompe, de manière à laisser un dégagement maximum autour de la pompe et à
pouvoir manœuvrer les volants avec un minimum de mouvement.

[Link] Tuyauteries

Les tuyauteries doivent être disposées de manière à éviter toute interférence lors de la dépose de la
pompe, lorsque les robinets à l'aspiration et au refoulement sont laissés en place (une attention
particulière doit être portée au robinet de la ligne de dérivation ou de la ligne de recirculation
(lorsqu'un organe de contrôle de recirculation automatique est employé)).
Dans les installations où il existe un risque de gel, les tuyauteries de deux pompes installées en
secours l'une de l'autre doivent être telles qu'il y ait le minimum de partie "morte". Une purge doit
être installée.
Les tuyauteries de pompes fonctionnant en parallèle doivent être, dans la mesure du possible,
rigoureusement symétriques par rapport à l'axe des deux tubulures d'aspiration ou de refoulement.
Toutes les tuyauteries se trouvant au voisinage des machines doivent être disposées de façon à
réserver un espace suffisant pour permettre le démontage des internes des machines et leur
inspection, sans démonter les tuyauteries.
Il est possible d'installer des compensateurs de dilatation, après accord de la COMPAGNIE, pour la
connexion des machines sur les services fluides non dangereux dans les cas suivants :
 connexions sur machines induisant des vibrations et montées sur massif de fondation
indépendant ou sur amortisseurs,

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 73/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

 lorsque les efforts sur les tubulures de la machine ne peuvent pas être limités à des valeurs
inférieures ou égales à celles indiquées par le FABRICANT,
 dans certains cas pour éviter la transmission du bruit.
L'installation de compensateurs de dilatation doit faire l'objet d'une étude spécifique détaillée.

8.9.2 Compresseurs

Sur les compresseurs, la disposition et les supports des tuyauteries doivent être étudiés de manière
à éviter toute interférence avec les opérations d'exploitation et de maintenance.

[Link] Tuyauteries des compresseurs

Les tuyauteries d'aspiration et de refoulement des compresseurs doivent être étudiées de façon à
éviter la transmission des pulsations ou vibrations engendrées par les machines ou l'écoulement du
fluide.
Les lignes d'aspiration et de refoulement doivent être calculées avec des changements de direction
suffisants pour tenir compte des impératifs de flexibilité au montage et en exploitation (serrage des
brides, dilatation des lignes...).
Un filtre provisoire doit être installé à l’aspiration de chaque circuit de compression. Il doit être étudié
et fourni par le FABRICANT du compresseur.
Pour tout compresseur véhiculant des gaz inflammables ou toxiques, les compensateurs de
dilatation doivent être interdits à l'aspiration et au refoulement, sauf accord de la COMPAGNIE.

[Link] Compresseur centrifuge

Les efforts et moments appliqués sur les tubulures d'aspiration et de refoulement doivent être
conformes aux exigences du FABRICANT de la machine et de l'API STD 617.

[Link] Compresseur alternatif

Le tracé des tuyauteries d'aspiration et de refoulement doit être le plus direct possible (nombre de
coudes minimum) et le plus rigide possible (supports élastiques à éviter, points fixes chaque fois que
possible, pendards interdits).
Les points fixes sur les charpentes doivent être étudiés de façon à éviter la transmission à celles-ci
des pulsations engendrées par la machine (points fixes positionnés sur poutre d'inertie suffisante,
interposition de cales néoprène...).
Toute la boulonnerie montée sur les supports doit être prévue avec frein d'écrou.
Dès que le tracé définitif des tuyauteries est connu, un exemplaire des plans isométriques doit être
envoyé au FABRICANT de la machine pour calcul des régimes vibratoires et vérification des
niveaux vibratoires conformément à l'API STD 618 (et ajout éventuel d'orifices calibrés).

[Link] Installation des ballons séparateurs

Le tracé des tuyauteries d'aspiration entre les ballons séparateurs, s'ils existent, et le compresseur
doit être le plus direct possible. Les points bas doivent être minimisés et équipés d'un système de
purge accessible.

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 74/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

Les purges des séparateurs des divers étages des compresseurs multi-étagés ne doivent pas être
reliées entre elles.
Pour la collecte des purges, chaque purge doit être équipée d'un clapet anti-retour, sauf si les
pressions du réseau de purge sont toujours inférieures aux pressions des lignes purgées (cas de
collecte à pression atmosphérique).

[Link] Équipements particuliers

Des obturateurs de pose facile doivent être prévus sur les tuyauteries d'aspiration et de refoulement
pour la réparation, l'entretien ou l'inspection des machines sur les services gaz inflammables ou
toxiques.
Ils doivent être situés entre les robinets d’isolement et le compresseur, au plus près des robinets.
De plus, un piquage témoin avec robinet et bouchon doit être prévu entre le robinet d’isolement et
l’obturateur.
Un clapet anti-retour doit être installé au refoulement de chaque circuit de compression.
Des purges doivent être prévues aux points bas des tuyauteries. Sur les services avec gaz humide
dont le condensat peut être dangereux ou nocif, les purges doivent être reliées à un ballon de
récupération.

8.10 Connexions

8.10.1 Brides
Le nombre de brides en ligne sur les tuyauteries doit être minimisé.
Des connexions à brides doivent être prévues dans les cas suivants :
 lorsqu’un démontage pour entretien, visite ou nettoyage est nécessaire, notamment dans le
cas de tuyauteries véhiculant des produits chargés ;
 au point de connexion sur les appareils, équipements principaux ou skids et au point de
connexion sur les éléments de tuyauteries à démonter pour l’entretien (la plupart des
robinets, clapets anti-retour, vannes de régulation, collecteurs, bipasses, manchettes...) ;
 au point de connexion d’un élément de tuyauterie aérienne sur un élément de tuyauterie
enterrée, à une distance minimale de 150 mm au-dessus du sol fini ;
 pour permettre le démontage des tuyauteries en caniveaux ;
 pour connecter deux tuyauteries de spécifications différentes.
Les tuyauteries véhiculant des hydrocarbures avec liaison par bride doivent cheminer au-dessus
d'ouvrages de rétention capables de contenir un déversement ou une fuite.

8.10.2 Connexions soudées


Pour les connexions à emboîtement, les tuyauteries doivent être suffisamment flexibles ou doivent
être équipées de manchons avec un changement de direction pour permettre le montage et le
démontage du joint.

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 75/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

8.10.3 Connexions filetées


Les connexions filetées ne doivent pas être utilisées lorsqu'il existe un risque élevé :
 d'érosion ;
 de corrosion ;
 de choc ;
 de vibration ;
 et sur les circuits vapeur de pression supérieure ou égale à 4 bars.
Les connexions filetées sont interdites sur les services GNL. Sur les services GPL, les connexions
filetées sur les tuyauteries ne sont pas autorisées mais sont admises pour l’instrumentation en aval
d’un robinet d’isolement bridé ou soudé à condition de réaliser un cordon de soudure d'étanchéité.
L'utilisation de connexions filetées doit être réduite au minimum et doit être limitée aux diamètres
nominaux de NPS ¾ à NPS 1½ inclus.
Lorsque le matériau utilisé impose un traitement thermique des soudures, il est possible de réaliser
les connexions tube/robinetterie de diamètre nominal DN ≤ 40 (NPS ≤ 1½) par filetage et cordon de
soudure d’étanchéité avec métal d’apport hétérogène, sans traitement thermique. Les cordons de
soudure doivent être réalisés avec soin sur les filetages et les filets doivent être complètement
fondus et recouverts par la soudure. Le profil final de l’assemblage doit être soigné de manière à
éviter les risques d'amorce de fissuration.

8.10.4 Connexions à emboitement et verrouillage


L'emploi de joints à emboitement et verrouillage doit être limité aux services eau
incendie/prémélange.

8.11 Conception des tuyauteries en acier galvanisé


Les tuyauteries en acier galvanisé de diamètre nominal supérieur à DN 80 (NPS 3) doivent disposer
de jeux de bride de démontage de telle sorte que chaque tronçon soit compatible avec la dimension
maximale des bacs de galvanisation, à savoir :
 longueur : 12,0 m
 largeur : 1,2 m
 profondeur : 2,5 m

8.12 Mise à l’équipotentielle des tuyauteries


La continuité électrique des lignes doit être assurée par pontage des assemblages à brides et des
robinets. La tresse de pontage ne doit pas être peinte et doit être en contact avec une partie
métallique non peinte des brides.
L'emploi de tresses de pontage n'est obligatoire que sur les tuyauteries véhiculant ou susceptibles
de véhiculer des gaz inflammables et des liquides inflammables tels que définis dans le code
NFPA 30 (avec un point éclair inférieur à 37,8 °C, comme l'essence automobile et l'essence
aviation, le pétrole brut, l'éthanol, le GPL, le GNL...).

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 76/77
Spécification Générale Date d'effet : 01/2018

Marketing & Services GS MS PVV 002 Rév. 01

9. Tuyauteries, fabrication, inspections et installation


Voir la Spécification Générale GS MS PVV 003 de TOTAL.

10. Documents à fournir


Voir la Spécification Générale GS MS PVV 003 de TOTAL.

Ce document est la propriété de TOTAL M&S. Il ne peut être conservé, reproduit ou transmis à des tiers sans l'autorisation écrite préalable de TOTAL M&S.

Page 77/77

Vous aimerez peut-être aussi