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Comprendre les infections urinaires et cystites

Les infections urinaires (IU) sont courantes, surtout chez les femmes, et peuvent être simples ou compliquées selon la présence de facteurs de risque. Les cystites, inflammation de la vessie, sont souvent causées par des bactéries comme E. coli et se manifestent par des symptômes tels que des douleurs lors des mictions et des urines troubles. Le diagnostic repose sur des tests urinaires et le traitement inclut des antibiotiques, avec des mesures préventives pour les cas récidivants.

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Comprendre les infections urinaires et cystites

Les infections urinaires (IU) sont courantes, surtout chez les femmes, et peuvent être simples ou compliquées selon la présence de facteurs de risque. Les cystites, inflammation de la vessie, sont souvent causées par des bactéries comme E. coli et se manifestent par des symptômes tels que des douleurs lors des mictions et des urines troubles. Le diagnostic repose sur des tests urinaires et le traitement inclut des antibiotiques, avec des mesures préventives pour les cas récidivants.

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Généralité

Les infections urinaires (IU) sont des infections causées par des germes pathogènes présents dans
l'urine, accompagnées de symptômes compatibles. Elles peuvent affecter les voies urinaires basses
(cystite, urétrite, prostatite, épididymite) ou hautes (pyélonéphrite, pyélite). Les IU sont les infections
bactériennes les plus courantes chez les femmes, avec 50% d'entre elles souffrant d'au moins un
épisode symptomatique au cours de leur vie. Un tiers des femmes ayant eu un premier épisode d'IU
souffriront d'infections urinaires récidivantes. Chez les hommes, les IU surviennent dans 20% des cas.

La distinction entre IU simples et compliquées est importante pour la prise en charge et le traitement.
Les IU simples surviennent chez les femmes pré-ménopausées sans facteurs de risque, tandis que les IU
compliquées sont associées à des conditions physiologiques, pathologiques ou mécaniques, comme le
diabète, l'immunosuppression, la grossesse, les antécédents de pyélite, la présence de sondes urinaires,
les interventions urologiques récentes, les infections acquises à l'hôpital, le sexe masculin, l'âge avancé,
les traitements antibiotiques récents et les infections récidivantes.

Les germes responsables des IU sont principalement des bactéries comme E. coli, Klebsiella spp.,
Proteus spp., et Staphylococcus saprophyticus. Les IU ne sont pas transmissibles par voie sexuelle, bien
que les rapports sexuels puissent favoriser leur survenue.

Le diagnostic des IU repose sur des tests comme la bandelette urinaire, le sédiment urinaire, la culture
d'urine et parfois la coloration de Gram. Le traitement des IU varie selon qu'elles sont simples ou
compliquées, et peut inclure des antibiotiques comme la nitrofurantoïne, la fosfomycine, les quinolones,
et les céphalosporines. Les mesures non médicamenteuses et la prophylaxie antibiotique peuvent être
envisagées en cas d'infections récidivantes.

I. CYSTITES

Introduction
La cystite est une inflammation de la vessie. Il s’agit le plus souvent d’une cystite d’origine infectieuse.
Elle concerne l’appareil urinaire bas (vessie, urètre) et concerne quasiment toujours la femme. Les
autres localisations des infections urinaires sont l’urétrite et la pyélonéphrite.
Définition
Au sein de l’appareil urinaire, la vessie a pour fonction de recueillir, puis de libérer les urines. Elle
fonctionne avec d’autres organes du même système comme les reins, l’urètre et les uretères :

 Les reins permettent d’éliminer les déchets du sang par l’urine.


 Les uretères permettent de faire circuler l’urine jusqu’à la vessie.
 L’urine s’évacue par l’urètre.
L’infection urinaire s’explique lorsque des bactéries ou des agents pathogènes pénètrent de manière
anormale dans l’urètre, puis dans la vessie. L’intrusion bactérienne entraîne ainsi une infection.
NB. Ce n’est pas parce qu’il y a une présence de bactéries dans les urines qu’il y a infection. En effet, le
sujet peut être asymptomatique. Par ailleurs, lorsque l’hôte présente des réactions inflammatoires et
donc, des symptômes, il y a bien une infection.

II. Les différents types de cystites


 La cystite aiguë
La cystite aiguë correspond à l’infection de la vessie qui survient de manière isolée chez une femme
adulte en bonne santé qui est considérée comme non compliquée puisqu’il n’y a pas de comorbidités ou
de facteurs aggravants.

 La cystite compliquée
En cas de comorbidité, d’anomalie anatomique, de ménopause, ou d’autres facteurs aggravants, on
parle de cystite compliquée, chez les hommes comme les femmes.

 La cystite récidivante
La cystite récidivante correspond à une série d’épisodes infectieux qui surviennent plus de 3 fois par an.
Les femmes sont particulièrement touchées par les cystites récidivantes, notamment après les rapports
sexuels.
III. Les Causes de la Cystite
La première cause de la cystite est l’infection par les bactéries.
Les germes les plus souvent retrouvés dans une cystite infectieuse sont :

Escherichia coli ;
Proteus mirabilis ;
Staphylococcus saprophyticus ;
Klebsiella.
De manière générale, du fait de la proximité anatomique, c’est la bactérie Escherichia Coli qui est
responsable de cette infection car elle fait partie de la flore intestinale. Elle serait d’ailleurs responsable
de 75 à 90 % des infections urinaires.

IV. Facteurs de risque


1. Le sexe
Les femmes sont bien plus en proie que les hommes aux problèmes de cystites et d’infections urinaires.
La cause est organique puisque chez les femmes, l’urètre n’est pas longue. Cela favorise la colonisation
de la vessie par voie ascendante, notamment durant les rapports sexuels.

2.L’âge
Chez les personnes de plus de 75 ans, les tissus vésicaux ne sont plus aussi solides, les mictions sont
également plus difficiles. Il y a donc plus de risques de développer des cystites.

[Link] ménopause
Les femmes ménopausées, à partir de 40 ans environ, sont bien plus sujettes aux cystites que les
femmes plus jeunes. Et pour cause, les hormones sexuelles féminines permettent de protéger la vessie
des intrusions pathogènes. Or, avec la ménopause, l’organisme produit moins d’hormones sexuelles
féminines, ce qui favorise les infections. De même, les tissus s’atrophient et se relâchent au niveau de
l’urètre, de la muqueuse vaginale et du périnée. Ainsi, les germes franchissent plus facilement les tissus
et ils peuvent se développer dans des conditions extrêmement favorables.

4.L’activité sexuelle
De manière générale, les rapports sexuels favorisent les infections urinaires chez les femmes, du fait de
la taille de leur urètre, beaucoup moins longue que chez les hommes.

[Link] grossesse
Durant la grossesse, les modifications hormonales ainsi que la compression de la vessie favorisent la
mauvaise évacuation de la vessie. Moins les urines sont évacuées, plus l’environnement de la vessie est
propice à au développement des bactéries, ce qui favorise l’infection urinaire.

6.L’utilisation de certains contraceptifs


Les spermicides augmentent le risque de cystite.

Physiopathologie

Il s’agit le plus souvent d’une colonisation de la vessie par des bactéries d’origine intestinale dont la plus
fréquente est l’Escherichia coli. Ces bactéries sont présentes au niveau de la marge anale et de la vulve
et remontent parfois à travers le méat urinaire le long de l’urètre pour coloniser la vessie.
NB. Tout facteur qui rend l’évacuation des urines de la vessie plus difficile peut favoriser la survenue
d’une cystite, car les bactéries se multiplient plus facilement dans les urines non évacuées de9 la vessie.

V. Les Symptômes de la Cystite

Les symptômes communs de la cystite apparaissent de manière plus ou moins brutale :


 Une sensation de brûlure ou des douleurs durant les mictions.
 Une sensation de poids dans le bas du ventre.
 Des besoins pressants d’uriner.
 L’impression de ne pas pouvoir se retenir.
 Des besoins d’uriner régulièrement, de manière spontanée et très pressante, sans pouvoir
évacuer beaucoup de liquide (pollakiurie).
 Des urines troubles qui dégagent des odeurs inhabituelles.

VI. Diagnostique la Cystite


 Examen physique
Dans la plupart des cas, le simple examen physique et l’interrogation sur les symptômes du
patient permettent au médecin de réaliser un diagnostic. En effet, si la liste des symptômes est
complète ou partielle, le généraliste pourra prescrire un traitement adapté. Cependant, il est
parfois nécessaire de faire des tests plus poussés pour identifier la bactérie.

 Tests de laboratoire
L’examen cytobactériologique des urines, l’ECBU, est pratiqué en laboratoire. Ce test a pour but
d’identifier la bactérie responsable de l’infection urinaire afin d’établir le meilleur traitement
antibiotique possible. Dans les cas les plus courant, le diagnostic ne sera toutefois confirmé que
par la réalisation d'une simple "bandelette urinaire" qui permet de détecter des signes indirects
de l'infections.

 Autres examens
Il est également possible de réaliser d’autres examens médicaux comme l’échographie
abdomino-pelvienne qui permet de visualiser tout l’appareil urinaire et de confirmer, ou non, la
présence d’une anomalie.

Traitement

Le traitement de la cystite repose sur les antibiotiques et sur les antalgiques antispasmodiques.

En l’absence de facteurs de risque particuliers, devant une cystite aigue simple non récidivante
de la femme jeune le traitement peut être administré en une dose unique (« traitement minute
»). Dans les autres cas le traitement peut se poursuivre pendant 3 ou 7 jours.

Les familles d’antibiotiques les plus couremment utilisées :

Fosfomycine ;
Amoxicilline ;
Nitrofurantoïne ;
Sulfaméthoxazole associé au triméthoprime ;
Quinolones ou fluoroquinolones.

Au traitement médicamenteux s’ajoute la prise d’eau ou de boissons abondantes, supérieure à 2


litres par jour.

Les symptômes doivent régresser 24 à 48h après le début du traitement. Si ce n’est pas le cas, le
médecin va probablement prescrire si cela n’a pas encore été fait un ECBU (examen cyto-
bactériologique des urines) avec antibiogramme et adapter le traitement.

Monuril (Fosfomycine

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